14-Navires légers (21) avisos-dragueurs coloniaux classe Chamois (6)

L’Heureuse

-L’Heureuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de La Loire (ACL) à Saint Nazaire le 10 décembre 1940 lancé le 13 mai 1942 et mis en service le 8 septembre 1943.

Affecté à Djibouti, il quitte son port d’armement _Lorient_ le 15 septembre 1943, se ravitaille à Casablanca le 20 septembre avant de pénétrer en Méditerranée, faisant escale à Bizerte du 25 au 28 septembre puis à Alexandrie du 2 au 5 octobre. Il franchit le canal de Suez les 6 et 7 octobre avant de rallier Djibouti le 17 octobre 1943.

Son arrivée permet l’activation de la 9ème DEL qu’il compose avec La Généreuse en attendant l’arrivée d’Alfred de Courcy et de La Victorieuse.

Le 20 septembre 1946, l’aviso-dragueur quitte Djibouti pour rallier Diego-Suarez où il arrive le 28 septembre pour subir un grand carénage. Il est échoué dans le bassin n°1 du 2 octobre au 17 novembre 1946 pour une remise en état complète.

Armé pour essais le 28 novembre, il est sort pour essais le 29 et le 30 puis pour remise en condition du 2 au 14 décembre. Il quitte Diego-Suarez le 16 décembre et rallie Djibouti le 23 décembre 1946.

Le 5 septembre 1948, il venait d’appareiller pour un exercice de dragage de mines en compagnie de La Victorieuse et de l’Alfred de Courcy. Cet exercice est annulé et les trois aviso-dragueurs doivent se préparer à des missions de guerre notamment l’escorte de convois.

La Rieuse

-La Rieuse est  mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 4 janvier 1941 lancé le 7 juillet 1942 et mis en service le 15 décembre 1943.

Armé à Lorient, le vingt-deuxième aviso-dragueur colonial de classe Chamois quitte le Morbihan le 22 décembre et rallie Dakar le 31 décembre à l’aube, intégrant la 10ème DEL déjà composée de ses sister-ships Amiral Duperré et La Précieuse. La division atteindra son format définitif en février 1945 avec l’arrivée dans la capitale de l’AOF de l’Amiral Gourdon.

Comme les autres DEL, la 10ème va effectuer des missions de surveillance, de dragage de mines et d’escorte notamment contre les sous-marins ennemis qui pourraient s’en prendre aux convois Dakar-Casablanca-Brest ou aux convois reliant la Guyane et les Antilles à l’Afrique ou à la Méditerranée.

Du 2 janvier au 16 février 1946, l’aviso-dragueur La Rieuse est échoué dans le bassin n°1 du port de Dakar pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 28 février, effectuant ses essais officiels les 1er et 2 mars puis sa remise en condition du 4 au 18 mars 1946.

Le 5 septembre 1948, il était à la mer pour entrainement mais rentre aussitôt à Dakar pour ravitailler et se préparer à de véritables missions de guerre.

L’Alfred de Courcy

-L’Alfred de Courcy est  mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nanzaire  le 4 janvier 1941 lancé le 7 juillet 1942 et mis en service le 15 décembre 1943.

Affecté à Djibouti, il quitte Lorient son port d’armement le 20 décembre 1943, fait escale à Casablanca du 24 au 26 décembre, à Bizerte du 29 décembre 1943 au 1er janvier 1944 puis à Alexandrie du 5 au 7 janvier. Il franchit le canal de Suez les 8 et 9 janvier pour rallier Djibouti où il arrive le 17 janvier 1944 après presque un mois de mer.

Son arrivée permet à la 9ème DEL d’atteindre quasiment son format définitif à quatre navires, les deux  autres étant les aviso-dragueurs La Généreuse et L’Heureuse, l’arrivée de La Victorieuse étant iminente.

Le 21 décembre 1946, l’Alfred de Courcy quitte Djibouti pour rallier Diego-Suarez le 29 décembre 1946 afin de subir son premier grand carénage.

Il est échoué au bassin n°1 du 2 janvier au 6 février 1947. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 20 février, sortant pour essais le 21 et le 22 puis pour remise en condition du 24 février au 4 mars. Il quitte Madagascar le 6 mars pour rallier Djibouti le 15 mars 1947.

Le 5 septembre 1948, il venait d’appareiller pour un exercice de dragage de mines en compagnie de La Victorieuse et de L’Heureuse. Cet exercice est annulé et les trois aviso-dragueurs doivent se préparer à des missions de guerre notamment l’escorte de convois.

L’Amiral Gourdon

-L’Amiral Gourdon est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer le 20 septembre 1942 lancé le 12 mars 1944 et mis en service le 31 janvier 1945.

Affecté à Dakar au sein de la 10ème DEL, il quitte Toulon le 4 février 1945, se ravitaille à Casablanca les 10 et 11 février avant de rallier la capitale de l’AOF le 16 février 1945, retrouvant au sein de cette division, ses sister-ships Amiral Duperré La Rieuse et La Précieuse.

Comme les autres DEL, la 10ème va effectuer des missions de surveillance, de dragage de mines et d’escorte notamment contre les sous-marins ennemis qui pourraient s’en prendre aux convois Dakar-Casablanca-Brest ou aux convois reliant la Guyane et les Antilles à l’Afrique ou à la Méditerranée.

Du 16 mars au 30 avril 1948, il est échoué au bassin n°1 du port de Dakar pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 16 mai, effectuant ses essais réglementaires les 17 et 18 mai puis sa remise en condition du 20 mai au 3 juin 1948.

Le 5 septembre 1948, il était à la mer pour entrainement mais rentre aussitôt à Dakar pour ravitailler et se préparer à de véritables missions de guerre.

Classe Chamois

Caractéristiques Techniques des aviso-dragueurs de classe Chamois

Déplacement : standard 647 tW aux essais 777 tonnes pleine charge 840 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 78.30m entre perpendiculaires 73.80m largeur au fort 8.68m tirant d’eau : 2,959m à l’arrière aux essais

Propulsion : deux moteurs diesel Sulzer de 2000ch chacun entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20 noeuds autonomie 10000 miles nautiques à 4 noeuds 4000 miles nautiques à 9 noeuds

Electronique : un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée

Armement : deux canons de 100mm modèle 1932 en une pseudo-tourelle modèle 1937 à l’arrière, 8 mitrailleuses de 13.2mm en un affût quadruple  à l’avant et deux affûts doubles latéraux derrière le bloc passerelle remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles.

Les aviso-dragueurs L’Ambitieuse, La Malicieuse,  La Sérieuse, L’Enseigne Bisson, La Généreuse, La Précieuse, La Victorieuse, L’Amiral Duperré, L’Heureuse, La Rieuse, Alfred de Courcy et Amiral Gourdon disposaient dès l’origine de canons de 37mm, leurs prédecesseurs les recevant au cours de grands carénages ou d’immobilisation pour entretien ou réparations

Ils disposent également d’un grenadeur de sillage et de deux (Gazelle et Laotien) ou quatre mortiers avec seize grenades. Une torpille remorquée Ginocchio et un filet indicateur devaient être embarqués mais ils ne l’ont jamais été.  

Equipage : 8 officiers, 17 officiers mariniers et 76 quartiers maitres et matelots soit 101 personnes.

14-Navires légers (18) avisos-coloniaux classe Chamois (3)

L’Enseigne Ballande

-L’Enseigne Ballande est mis sur cale le 20 décembre 1939 aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) de Port de Bouc lancé le 7 mars 1941 et mis en service le 13 juin 1942 à Toulon.

Le nouvel aviso-dragueur colonial est rattaché à la Flotte de l’Atlantique, plus précisément le groupement de surveillance avec Casablanca pour port d’attache.

En cas de conflit, il devra assurer l’escorte de convois entre l’Afrique du Nord et la Métropole mais également traquer les mines et les sous-marins ennemis. Il quitte Toulon le 14 juin 1942 et rallie directement Casablanca où il arrive le 19 juin 1942 à l’aube.

La mise en service de son sister-ship La Trompeuse le 15 décembre 1943 permet l’activation de la 7ème DEL qui n’atteindra son format définitif qu’avec la mise en service de L’Ambitieuse et de La Sérieuse respectivement en juillet 1943 et juillet 1944.

Le 25 juin 1945, il quitte Casablanca pour rallier Brest le 29 juin dans la soirée afin de subir son premier grand carénage. Il est ainsi échoué dans le bassin Tourville du 1er juin au 12 juillet 1945 pour remise en état complète et modernisation de sa DCA (canons de 37mm en remplacement des mitrailleuses de 13.2mm).

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 23 juillet, effectuant ses essais officiels du 24 au 26  puis sa remise en condition du 28 juillet au 7 août 1945, date à laquelle il rentre à Casablanca pour reprendre son service opérationnel.

Le 15 juillet 1948, il quitte à nouveau Casablanca pour Brest afin de subir son deuxième grand carénage. Il est échoué au bassin Tourville du 21 juillet au 30 août, subissant une remise en état complète.

Armé pour essais le 9 septembre, sa remise en condition et ses essais sont précipités en raison de la guerre et c’est en escorte d’un convoi Brest-Casablanca que l’Enseigne Ballande quitte Brest le 16 septembre pour rallier le Maroc.

La Joyeuse

-La Joyeuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) sis à Port de Bouc le 5 mars 1941 (en même temps que La Trompeuse) lancé le 13 septembre 1942 et mis en service le 15 décembre 1943.

Affecté à Bizerte, il quitte Toulon le 16 décembre 1943 et rallie notre grand port militaire de Tunisie le 21 décembre à l’aube.

Il y retrouve La Malicieuse sur place depuis juillet ce qui permet l’activation de la 8ème DEL qui atteindra son format définitif avec la mise en service de La Furieuse prévue en septembre 1944 et celle de l’Enseigne Bisson prévue pour juin ou juillet 1945.

Comme ses compères de la 5ème DEL, les aviso-dragueurs de la 8ème DEL vont assurer des missions de patrouille, d’escorte et de dragage des mines.

Du 5 janvier au 21 février 1947, il est immobilisé au bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Armé pour essais le 3 mars, il sort pour essais du 4 au 6 mars puis pour remise en condition du 8 au 20 mars 1947.

Quand éclate la guerre le 5 septembre 1948, les aviso-dragueurs de la 8ème DEL sont à la mer pour exercice. Ils rentrent à Bizerte pour se préparer à leurs missions de guerre : escorte et dragage de mines.

La Trompeuse

-La Trompeuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) sis à Port de Bouc le 5 mars 1941 (en même temps que La Joyeuse) lancé le 13 septembre 1942 et mis en service le 15 décembre 1943.

Il est affecté à la 7ème DEL en compagnie de L’Enseigne Ballande et de L’Ambitieuse qui n’atteindra son format définitif qu’avec la mise en service de La Sérieuse en juillet 1944.

En cas de conflit, il devra assurer l’escorte de convois entre l’Afrique du Nord et la métropole mais également traquer les mines et les sous-marins ennemis.
Du 2 août au 10 septembre 1946, il est échoué au bassin Tourville à Brest pour son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 25 septembre 1946, sortant pour ses essais officiels du 26 au 28 septembre puis pour remise en condition du 30 septembre au 14 octobre, date à laquelle il rallie Casablanca.

Le 5 septembre 1948, il venait d’appareiller de Casablanca en escorte d’un convoi de transport de troupes entre Casablanca et Brest.

La Furieuse

-La Furieuse est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer le 2 octobre 1942 lancé le 12 décembre 1943 et mis en service le 12 septembre 1944.

Il quitte Toulon le 14 septembre 1944 et rallie Bizerte le 18 septembre où il intègre la 8ème DEL déjà composée des avisos La Malicieuse et La Joyeuse (en attendant l’Enseigne Bisson dont la mise en service est prévue pour juin ou juillet 1945).

Comme ses compères de la 5ème DEL, les aviso-dragueurs de la 8ème DEL vont assurer des missions de patrouille, d’escorte et de dragage des mines.

Du 19 octobre au 25 novembre 1947, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 7 décembre 1947, sortant pour ses essais du 8 au 10 décembre puis pour remise en condition du 12 au 22 décembre 1947.

Quand éclate la guerre le 5 septembre 1948, les aviso-dragueurs de la 8ème DEL sont à la mer pour exercice. Ils rentrent à Bizerte pour se préparer à leurs missions de guerre : escorte et dragage de mines.

13-Sous-marins (31) sous-marins classe Jean Autric

K-Sous-marins classe Autric (Rolland Morillot mod.)

La tranche 1947 autorise la construction de quatre nouveaux sous-marins de grande patrouille inspirés des Rolland Morillot mais qui tirent la leçon de l’utilisation des 1800 tonnes dont les premiers ont déjà 4-5 années de service actif.

L’architecture générale reste la même mais le kiosque est redessiné pour améliorer son hydrodynamisme. Les optiques et l’appareillage d’écoute est modifié.

Au niveau de l’armement, il conserve le dispositif de tubes lance-torpilles imaginé pour La Martinique et les sous-marins suivants mais au niveau de l’artillerie, le canon de 100mm est remplacé par un canon de 130mm et l’affût double de 25mm par un affût double de 37mm.

Les quatre sous-marins sont baptisés du noms de sous-marins allemands récupérés après le premier conflit mondial qui portaient des noms de marins français morts durant la «der des ders».

-Le Jean Autric est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) sur leur site du Havre le 4 juin 1947 et lancé le 12 septembre 1948 pour une mis en service prévue en septembre/octobre 1949.

-Le Jean Corre est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 4 octobre 1947 pour un lancement prévu en décembre 1948 et une mise en service prévue en octobre 1949

-Le René Audry est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 4 octobre 1947 pour un lancement prévu en décembre 1948 et une mise en service prévue en octobre 1949

-Le Trinité Schillemans est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon le 8 décembre 1947 pour un lancement le 14 janvier 1949 et une mise en service en janvier/février 1950

Caractéristiques Techniques de la classe Autric

Déplacement : surface 1900 tW en plongée 2507 tW

Dimensions : longueur 102.80m largeur 8.44m Tirant d’eau 5.4m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer de 6500ch et deux moteurs électriques de 1300ch deux hélices

Performances : vitesse maximale 21 noeuds en surface 9.5 noeuds en plongée Rayon d’action 4000 miles nautiques à 12 noeuds Immersion : 100m

Armement : un canon de 130mm modèle 1932 avec 150 obus, un affût double de 37mm, 13 tubes lance-torpilles de 550mm (4 tubes à l’étrave et trois plate-formes orientables triples)

Equipage : 75 officiers et marins

13-Sous-marins (10) sous-marins classe Pascal (6)

Le Tonnant

Le Tonnant en achèvement à flot à La Seyne sur Mer

Le Tonnant en achèvement à flot à La Seyne sur Mer

-Le Tonnant est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) à La Seyne sur Mer le 10 janvier 1931 lancé le 15 décembre 1934 et mis en service le 1er juin 1937.

Le Tonnant l’un des quatre submersibles de la 1ère DSM (3ème escadrille 1ère FSM 2ème Escadre Flotte de la Méditerranée) subit un grand carénage en compagnie de son compère Conquérant, les deux «1500 tonnes» étant échoués au bassin n°4 du Castigneau pour une remise en état complète du 5 août au 10 novembre 1940.

Les deux submersibles sont armés pour essais le 21 novembre, effectuant leurs essais réglementaires du 22 au 24  puis sortant pour remise en condition du 26 novembre au 5 décembre 1940, se préparant alors à repartir en patrouille ce que le Conquérant fait le 15 décembre 1940.

Le 22 septembre 1942, la rade de Toulon s’anime quand appareillent successivement les torpilleurs légers de la 1ère DT, le pétrolier Elorn, les contre-torpilleurs de la 5ème DCT  et donc la 1ère DSM pour une importante phase d’entraînement jusqu’au 6 novembre.

Du 1er Décembre 1943 au 7 février 1944, les sous-marins Le Tonnant et Le Conquérant subissent un grand carénage dans le même bassin qu’en 1940, les deux sous-marins subissant une remise en état complète et une modernisation de leurs capacités militaires (appareil d’écoute, tubes lance-torpilles de 400mm débarqués et DCA renforcée).

Armés pour essais le 15 février, les deux submersibles exécutent leurs essais réglementaires du 16 au 18  puis sortent pour remise en condition du 20 février au 2 mars, date à laquelle rentrés à Toulon, ils préparent une nouvelle patrouille.

Du 6 au 13 juin 1944, Le Tonnant participe à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre L’Inconstant et Lancier,  les trois navires faisant escale à Calvi du 14 au 19 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain, le sous-marin se ravitaillant pour repartir dans la foulée en patrouille.

Du 1er au 13 juillet 1945, Le Tonnant participe à l’exercice ASM «Némo» en compagnie de son compère Le Glorieux, des sous-marins de la 3ème DSM la Réunion et Le Crozet et des sous-marins Antigone et Aurore de la 13ème DSM, les six sous-marins ayant des plastron et des prédateurs de luxe en l’occurence le cuirassé Provence, le porte-avions Joffre, leurs torpilleurs d’escorte Mameluk Casque L’Inconstant et Lancier sans oublier le PRE La Saône auxquels s’ajoutent les avions et les hydravions embarqués ainsi que l’aviation basée à terre.

Du 17 au 27 mars 1946, Le Tonnant et Le Conquérant participent à un entrainement ASM avec les contre-torpilleurs Bruix D’Assas et La Tour d’Auvergne de la 1ère DCT. Six mois plus tard, les même sous-marins servant cette fois de plastron aux contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et ce du 9 au 17 septembre 1946.

Du 23 février au 30 Mai 1947, Le Tonnant et Le Conquérant sont échoués sur le slipway du Mourillon pour un grand carénage destiné à prolonger de trois à quatre ans leur carrière opérationnelle soit jusqu’en 1950.

Totalement remis en état, les deux submersibles sont armés pour essais le 10 juin, exécutant leurs essais réglementaires du 11 au 13 puis leur remise en condition du 15 au 25 juin 1947, ralliant Toulon dans la foulée pour préparer une nouvelle patrouille.

Du 25 octobre au 2 novembre 1948, Le Tonnant effectue un entrainement ASM avec les torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque.

Quand éclate le second conflit mondial, Le Tonnant rentrait d’une patrouille au large de la Sicile. A l’annonce des bombardements sur la Norvège, le sous-marin se ravitaille en vivres, carburant et munitions, procède à une relève d’une partie de l’équipage et reprend la mer pour prendre position en compagnie du Conquérant au large de Nice au cas où………. .

L’Agosta

L'Agosta

L’Agosta

-L’Agosta (Q-178) est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 2 février 1931 lancé le 30 avril 1934 et mis en service le 1er février 1937.

Le premier sous-marin de la tranche 1930 forme en septembre 1939 la 8ème Division de Sous-Marins en compagnie de ses sister-ships Bévéziers Ouessant et Sidi-Ferruch, division de la 4ème Escadrille, composante sous-marine de la 1ère Escadre.

Du 14 mai au 20 août, l’Agosta est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Ouessant pour un grand carénage destiné à une remise en état complète après un long déploiement aux Antilles durant la guerre de Pologne et prolongé jusqu’au printemps 1940.

Armés pour essais le 1er septembre, les deux submersibles sortent pour leurs essais réglementaires du 2 au 4 septembre puis pour leur remise en condition du 6 au 20 septembre, date à laquelle ils rentrent à Brest pour préparer leur future patrouille.

Du 27 novembre au 2 décembre 1942, l’Agosta sert de plastron pour l’entrainement ASM du  cuirassé Jean Bart et de ses torpilleurs d’escorte L’Opiniâtre et L’Aventurier. Le sous-marin à pour cible le cuirassé mais doit échapper aux torpilleurs _l’un généralement assurant la protection rapprochée du cuirassé et l’autre servant de voltigeur_ et aux hydravions du cuirassé.

Du 2 Septembre au 7 novembre 1943, l’Agosta et l’Ouessant sont échoués dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage combinant remise en état complète (moteurs, auxiliaires, coque, hélices…….) et modernisation avec le débarquement des deux tubes de 400mm, le renforcement de la DCA (un affût double de 25mm) et la modernisation de l’appareillage d’écoute et des optiques.

Armés pour essais le 15 novembre, ils exécutent leurs essais officiels du 16 au 18  et pour remise en condition du 20 novembre au 2 décembre 1943, date à laquelle ils rallient Brest pour préparer leur future patrouille de guerre.

Le 5 janvier 1945, les sous-marin Agosta et Béveziers quittent Brest en compagnie du ravitailleur Jules Verne, du pétrolier ravitailleur La Seine et des contre-torpilleurs Vautour Milan et Epervier de la 6ème DCT.

Alors que les sous-marins et le ravitailleur vont mouiller dans l’estuaire de la Loire, les trois contre-torpilleurs vont assurer l’escorte du PRE qui simule un convoi entre Brest et Casablanca. Du 6 au 11 janvier, les deux sous-marins vont tenter d’intercepter le convoi, pourchassé par deux contre-torpilleurs, le troisième assurant l’escorte rapproché du pétrolier qui parvient à arriver avec ses contre-torpilleurs à Casablanca le 13 janvier 1945.

Les deux sous-marins effectuent un entrainement en duo du 18 au 25 janvier, se ravitaillant à Casablanca le 26 janvier avant de rallier les autres navires engagés dans cet exercice pour une escale commune à Bordeaux du 1er au 7 février, tous les navires rentrant à Brest le lendemain 8 février 1945.

Le 8 juin 1945, la 8ème DSM au complet appareille pour Dakar où elle arrive le 13 juin 1945 en vue de participer à un exercice ASM contre les contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut de la 5ème DCT. Les deux divisions s’affrontent du 15 au 27 juin puis rentrent ensemble à Brest le 12 juillet, les contre-torpilleurs ne passant que quelques heures à Brest pour se ravitailler avant de rentrer à Toulon.
Du 23 octobre au 4 novembre 1945, l’Agosta entraine le contre-torpilleur Guépard à la lutte ASM en mer d’Iroise.

Du 8 Décembre 1946 au 13 février 1947, les sous-marins Agosta et Ouessant sont échoués au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage destiné à les remettre totalement en état.

Ils sont armés pour essais le 21 février, exécutant leurs essais réglementaires du 22 au 24  puis leur remise en condition opérationnelle du 26 février au 6 mars, date de leur retour à Brest pour préparer leur nouvelle patrouille.

Le 8 février 1948, l’Agosta quitte Brest pour Dakar où il arrive le 14 février afin de participer à un entrainement ASM contre les contre-torpilleurs de la 11ème DCT (Mogador Volta Hoche) venue de Bizerte et ce du 18 au 23 février.

L’Agosta effectue une période d’entretien à flot à Dakar jusqu’au 3 mars 1948, quittant l’AOF le 5 mars en compagnie de la 11ème DCT pour rallier Brest où ils arrivent le 15 mars 1948.

Le 25 août 1948, la 8ème DSM quitte Brest pour rallier Dakar afin d’être prête en cas d’éclatement du conflit. Les quatre submersibles arrivent à Dakar en compagnie du Jules Verne le 2 septembre 1948, le ravitailleur débarquant du matériel pour renforcer la base sous-marine de Dakar avant de revenir à Brest en solitaire.

L’Agosta est le premier à appareiller pour une patrouille opérationnelle dans l’Atlantique Sud le 5 septembre 1948 avec pour mission de traquer les raiders allemands qu’il s’agisse de navires de guerre et de croiseurs auxiliaires.

Le Bévéziers

Le Bévéziers à la mer

Le Bévéziers à la mer

-Le Bévéziers est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 4 janvier 1932 lancé le 14 octobre 1935 et mis en service le 4 juin 1937.

Le deuxième sous-marin de la tranche 1930 forme en septembre 1939 la 8ème Division de Sous-Marins en compagnie de ses sister-ships Agosta Ouessant et Sidi-Ferruch, division de la 4ème Escadrille, composante sous-marine de la 1ère Escadre.

La réorganisation de septembre 1940 ne change pas grand chose pour la situation du Bévéziers qui reste intégré à la 8ème DSM qui désormais dépend de la 5ème Escadre, la composante sous-marine de la Flotte de l’Atlantique.

Du 21 septembre au 30 décembre 1940, il est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie de son compère Sidi-Ferruch pour une remise en état complète.

Les deux sous-marins sont armés pour essais le 7 janvier 1941, exécutant leurs essais réglementaires du 8 au 10 et pour remise en condition du 12 au 26 janvier 1941, date de leur retour à Brest pour préparer leur future patrouille opérationnelle

Du 26 novembre 1943 au 2 janvier 1944, les sous-marins Béveziers et Sidi-Ferruch sont échoués au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage combinant remise en état complète (moteurs, auxiliaires, coque, hélices…….) et modernisation avec le débarquement des deux tubes de 400mm, le renforcement de la DCA (un affût double de 25mm) et la modernisation de l’appareillage d’écoute et des optiques.

Armés pour essais le 10 janvier, le Béveziers et le Sidi-Ferruch exécutent leurs essais officiels du 11 au 13 et pour remise en condition du 15 au 29 janvier 1944, ralliant Brest le lendemain pour préparer leurs futures patrouilles opérationnelles.

Du 15 au 22 mai 1944, les sous-marins Bévéziers et Ouessant participent à un entrainement ASM avec les contre-torpilleurs de la 3ème DCT.

Le 5 janvier 1945, les sous-marin Béveziers et Agosta quittent Brest en compagnie du ravitailleur Jules Verne, du pétrolier ravitailleur La Seine et des contre-torpilleurs Vautour Milan et Epervier de la 6ème DCT.

Alors que les sous-marins et le ravitailleur vont mouiller dans l’estuaire de la Loire, les trois contre-torpilleurs vont assurer l’escorte du PRE qui simule un convoi entre Brest et Casablanca.

Du 6 au 11 janvier, les deux sous-marins vont tenter d’intercepter le convoi, pourchassé par deux contre-torpilleurs, le troisième assurant l’escorte rapproché du pétrolier qui parvient à arriver avec ses contre-torpilleurs à Casablanca le 13 janvier 1945.

Les deux sous-marins effectuent un entrainement en duo du 18 au 25 janvier, se ravitaillant à Casablanca le 26 janvier avant de rallier les autres navires engagés dans cet exercice pour une escale commune à Bordeaux du 1er au 7 février, tous les navires rentrant à Brest le lendemain.

Le 8 juin 1945, la 8ème DSM au complet appareille pour Dakar où elle arrive le 13 juin 1945 en vue de participer à un exercice ASM contre les contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut de la 5ème DCT. Les deux divisions s’affrontent du 15 au 27 juin puis rentrent ensemble à Brest le 12 juillet, les contre-torpilleurs ne passant que quelques heures à Brest pour se ravitailler avant de rentrer à Toulon.

Du 1er au 9 février 1947, le sous-marin Béveziers participe à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Milan et Epervier de la 6ème DCT.

Du 14 février au 21 mai 1947, les sous-marins Béveziers et Sidi-Ferruch sont échoués au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour une remise en état complète.

Les deux submersibles sont armés pour essais le 1er juin, exécutant leurs essais officiels du 2 au 4  et pour remise en condition du 6 au 20 juin, date de leur retour à Brest pour préparer leurs futures patrouilles.

Du 5 au 13 décembre 1947, les sous-marins Béveziers et Sidi-Ferruch participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 6ème DCT (Milan Epervier Vautour).

Le 25 août 1948, la 8ème DSM quitte Brest pour rallier Dakar afin d’être prête en cas d’éclatement du conflit. Les quatre submersibles arrivent à Dakar en compagnie du Jules Verne le 2 septembre 1948, le ravitailleur débarquant du matériel pour renforcer la base sous-marine de Dakar avant de revenir à Brest en solitaire. Le Béveziers appareille ainsi pour sa première patrouille de guerre le 9 septembre 1948.

L’Ouessant
-L’Ouessant est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 30 janvier 1932 lancé le 30 novembre 1936 et mis en service le 1er janvier 1939.

Le troisième sous-marin de la tranche 1930 forme en septembre 1939 la 8ème Division de Sous-Marins en compagnie de ses sister-ships Bévéziers Agosta et Sidi-Ferruch, division de la 4ème Escadrille, composante sous-marine de la 1ère Escadre.

Du 14 mai au 20 août, l’Ouessant est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie de l’Agosta pour un grand carénage destiné à une remise en état complète après un long déploiement aux Antilles durant la guerre de Pologne et prolongé jusqu’au printemps 1940.

Armés pour essais le 1er septembre, les deux submersibles sortent pour leurs essais réglementaires du 2 au 4 septembre puis pour leur remise en condition du 6 au 20 septembre, date à laquelle ils rentrent à Brest pour préparer leur future patrouille.

Du 2 Septembre au 7 novembre 1943, le Ouessant et l’Agosta sont échoués dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage combinant remise en état complète et modernisation.

Armés pour essais le 15 novembre, ils exécutent leurs essais officiels du 16 au 18  et leur remise en condition du 20 novembre au 2 décembre 1943, date à laquelle ils rallient Brest pour préparer leurs futures missions

Du 15 au 22 mai 1944, les sous-marins Ouessant et Bévéziers participent à un exercice ASM avec les contre-torpilleurs de la 3ème DCT (Tigre Panthère et Lynx).

Du 28 janvier au 4 février 1945, l’Ouessant et son compère Sidi-Ferruch participent à l’entrainement ASM  avec les contre-torpilleurs Tigre Panthère et Lynx (3ème DCT).

Le 8 juin 1945, la 8ème DSM au complet appareille pour Dakar où elle arrive le 13 juin 1945 en vue de participer à un exercice ASM contre les contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut de la 5ème DCT. Les deux divisions s’affrontent du 15 au 27 juin puis rentrent ensemble à Brest le 12 juillet, les contre-torpilleurs ne passant que quelques heures à Brest pour se ravitailler avant de rentrer à Toulon.

Du 24 juillet au 4 août 1946, le Ouessant sert de plastron pour un exercice ASM au profit du cuirassé Clemenceau accompagné de ses torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde et du pétrolier ravitailleur Liamone.

Du 8 Décembre 1946 au 13 février 1947, les sous-marins Ouessant et Agosta sont échoués au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage destiné à les remettre totalement en état.

Ils sont armés pour essais le 21 février, exécutant leurs essais réglementaires du 22 au 24 puis leur remise en condition opérationnelle du 26 février au 6 mars, date de leur retour à Brest pour préparer leur prochaine patrouille.

Le 25 août 1948, la 8ème DSM quitte Brest pour rallier Dakar afin d’être prête en cas d’éclatement du conflit. Les quatre submersibles arrivent à Dakar en compagnie du Jules Verne le 2 septembre 1948, le ravitailleur débarquant du matériel pour renforcer la base sous-marine de Dakar avant de revenir à Brest en solitaire.
L’Ouessant reste au port pour quelques travaux suite à des avaries lors de la traversée, n’appareillant pour sa première patrouille que le 15 septembre 1948 direction le Golfe de Guinée où un croiseur auxiliaire allemand le Thor s’était signalé en détruisant un pétrolier canadien et un petit caboteur français.

13-Sous-marins (8) sous-marins classe Pascal (4)

Le Persée

Le Persée

Le Persée

-Le Persée (Q-154) est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 14 avril 1929 lancé le 23 mai 1931 et mis en service le 10 juin 1934.

Quand débute la guerre de Pologne en septembre 1939, le sous-marin Persée appartient à la 2ème DSM en compagnie de ses sister-ships Casabianca Achille et Sfax. Comme ses compères, le Persée dépend donc de la 4ème ESM, la composante sous-marine de la 1ère Escadre.

Durant ce court conflit (1er septembre-15 décembre 1939), le Persée va essentiellement patrouiller en mer du Nord, pistant navires de commerce et navires de guerre allemands.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à sa situation, le Persée appartenant toujours à la 2ème DSM même si la 4ème ESM est devenue 5ème Escadre, cette escadre regroupant tous les sous-marins de la Flotte de l’Atlantique y compris le croiseur sous-marin Surcouf.

Du 1er janvier au 4 mars 1941, Le Persée est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage destiné à une remise en état complète et une modernisation succincte notamment de son appareillage d’écoute et du débarquement de ses tubes de 400mm.

Il sort pour essais du 20 au 22 mars puis pour remise en condition du 24 mars au 7 avril 1941, ralliant Brest le 10 avril pour préparer une nouvelle patrouille opérationnelle.

Du 16 au 24 mai 1942, le Persée participe avec son compère Casabianca à un entrainement ASM au profit des torpilleurs d’escadre Brestois Foudroyant Boulonnais (5ème DTE), les sous-marins et les torpilleurs se livrant une guerre sans merci.

Du 1er janvier au 15 mars 1944, Le Persée est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg où il subit une remise en état complète et une modernisation de ses capacités avec notamment une DCA correcte composée d’un affût double de 25mm bien plus efficace que ces devanciers.

Il sort pour essais du 24 au 26 mars puis pour remise en condition du 28 mars au 10 avril, ralliant Brest le lendemain 11 avril 1944 pour préparer une nouvelle patrouille opérationnel ayant les côtes danoises comme objectif.

Le 30 septembre 1944 à l’aube, les sous-marins Persée Achille et Casabianca quittent Brest en compagnie du ravitailleur de sous-marins Jules Verne pour un exercice au large de Dakar.

Le 5 octobre à la hauteur du cap Bojador, les sous-marins et le ravitailleur prennent contact avec les contre-torpilleurs Marceau Desaix Kleber de la 12ème DCT venus de Toulon en compagnie du ravitailleur rapide l’Adour. Les navires de cette petite escadre arrivent tous à Dakar le 9 octobre 1944.

Les sous-marins vont s’entrainer de leur côté du 13 octobre au 5 novembre avec des duels entre sous-marins, un entrainement à la protection de convois _convoi représenté par le Jules Verne_ et des écoles à feux.

Après une semaine d’entretien à flot auprès du «Jules», les trois sous-marins de la 2ème DSM effectuent un entrainement commun avec la 12ème DCT du 12 au 18 novembre qui est suivit d’un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre. Le Jules Verne et la 2ème DSM quittent Dakar le 2 décembre pour rallier Brest le 9 décembre 1944 à l’aube.

Du 12 au 20 mars 1945, Le Persée et l’Achille participent à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre L’Adroit Le Fougueux et Le Frondeur de la 2ème DTE.

Du 8 au 17 juillet 1945, Le Persée participe à un nouvel entrainement ASM. En compagnie de son sister-ship Casabianca, il sert de plastron aux contre-torpilleurs Guépard Lion et Bison de la 1ère DCT, l’une des divisions du groupement des contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère.

Le 21 août 1945, Le Centaure est officiellement affecté à la 2ème DSM après la dissolution de la 4ème DSM, remplaçant l’Achille désarmé au mois de mai. En janvier 1946, l’affectation de l’Espoir (après dissolution de la 5ème DSM) porte le nombre de sous-marins à cinq avec le Casabianca Sfax Le Centaure le Persée et donc L’Espoir.

Cette situation est provisoire puisque le 5 juin 1946, le Persée est mis en position de complément après une avarie au  niveau de ses moteurs diesels. Jugeant peu économique de le réparer, l’amirauté décide de le désarmer le 25 juin 1946.

Condamné le 7 juillet sous le numéro Q-154, il est mouillé à Landevennec du 8 juillet 1946 au 15 septembre 1947 quand il est vendu à la démolition à un chantier de démolition dieppois qui le remorque en Normandie le 7 octobre et procède immédiatement à son démantèlement.

Le Protée
-Le Protée (Q-155) est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer le 4 octobre 1928 lancé le 31 juillet 1930 et mis en service le 1er novembre 1932.

Intégré à la 3ème DSM (3ème escadrille, 1ère flottille, 2ème Escadre), le Protée passe la guerre de Pologne à patrouiller en Méditerranée occidentale notamment pour anticiper une possible entrée en guerre de l’Italie qui ne se produisit pas, le régime mussolinien préférant rester neutre.

Du 14 mars au 21 juin 1940, le Protée est échoué en compagnie de l’Actéon dans le bassin n°3 du Missiessy pour un grand carénage limité à une remise en état complète.

Le Protée et l’Actéon sortent pour essais du 1er au 3 juillet et pour remise en condition du 5 au 15 juillet, les deux submersibles reprenant alors leur cycle opérationnel en Méditerranée.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour le Protée qui reste au sein de la 3ème DSM, division qui appartient toujours à la 3ème Escadrille de la 1ère Flottille, la 1ère FSM étant la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 12 au 26 janvier 1943, le croiseur lourd Duquesne manoeuvre au large de Toulon, effectuant différents exercices comme la défense aérienne à la mer, des écoles à feux mais également du combat antisurface au cours duquel il sert de navire de commandement au profit des sous-marins  Protée et Fresnel qui ensuite vont se retourner contre le croiseur de 1ère classe, utilisant le sister-ship du Tourville comme cible, une cible mouvante et rebelle qui utilise notamment son détachement aviation composé de deux Loire 130.

Du 7 août au 12 octobre 1943, le Protée est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son compère Actéon pour un grand carénage qui associe une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires (débarquement des tubes lance-torpilles de 400mm, modernisation de l’appareil d’écoute, remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm).

Ils sortent pour essais du 19 au 21 octobre et pour remise en condition du 23 octobre au 3 novembre, reprenant leur cycle opérationnel le 10 novembre 1943.

Du 2 au 12 mars 1944, le Protée accompagné de l’Achéron participe à un entrainement combiné avec l’aviation basée à terre et le croiseur lourd Henri IV. Alors que le croiseur lourd s’entraine à la surveillance, au commandement de l’aviation et à la défense aérienne à la mer en protégeant l’Elorn, les deux sous-marins se poursuivent mutuellement avant d’être placés sous le commandement du croiseur lourd chargé de les diriger en direction d’une flotte ennemie  cherchant à quitter le Golfe de Gênes pour gagner l’ouest de la Méditerranée.  Tous les navires rentrent à Toulon le 13 mars 1945 à l’aube.

La 3ème DSM est dissoute en mai 1945 et l’Achéron va rester hors rang, effectuant patrouilles et exercices d’entrainement jusqu’au 4 février 1946 date à laquelle il est mis en position de complément.

Officiellement désarmé le 21 février 1946, il est condamné sous le numéro de Q-155 le 7 mars 1946, date à laquelle il est remorqué au Bregaillon, étant confié aux bons soins du DNM, étant encore mouillé dans ce cimetière naval le 5 septembre 1948.

Le Pégase
-Le Pégase (Q-156) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire le 29 septembre 1928 lancé le 28 juillet 1930 et mis en service le 19 juin 1932.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Pégase est l’un des trois sous-marins de la 5ème DSM, les autres submersibles étant ses sister-ships L’Espoir et Monge. Durant ce cours conflit, le Pégase effectue l’essentiel de ses patrouilles dans le bassin occidental de la Méditerranée pour des patrouilles et des missions spéciales.

Du 24 au 27 mai 1940, le Pégase participe avec ses compères L’Espoir et Monge à un exercice commun avec les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul) qui servent de but rapide aux submersibles qui rentrent dans la foulée à Toulon pendant que les trois contre-torpilleurs continuent leur entrainement.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Pégase qui reste intégré à la 5ème DSM, à la 3ème escadrille et donc à la 1ère FSM, composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 16 août au 20 novembre 1940, Le Pégase est échoué au bassin n°2 du Missiessy pour un grand carénage destiné à le remettre complètement en état. Il sort pour essais du 1er au 3 décembre puis pour remise en condition du 5 au 20 décembre 1940, reprenant son cycle opérationnel à partir du 26 décembre quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

Du 15 au 22 février 1943, il participe à l’entrainement ASM du contre-torpilleur Lion. Il subit ensuite un nouveau grand carénage du 11 décembre 1943 au 15 mars 1944, étant échoué au bassin Vauban n°7 pour remise en état et modernisation de ses capacités militaires (détection, DCA…..).

Placé en position de complément le 8 janvier 1946, Le Pégase est désarmé le 22 janvier 1946 et condamné le 1er février sous le numéro Q-156, étant remorqué le surlendemain au DNM du Bregaillon.

L’Espoir

Sous-marins Le Phenix et L'Espoir à quai compagnie d'un troisième 1500 tonnes à Saïgon

Sous-marins Le Phenix et L’Espoir à quai compagnie d’un troisième 1500 tonnes à Saïgon

-L’Espoir est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 1er août 1929 lancé le 18 juillet 1931 et mis en service le 1er février 1934.

Il forme donc la 5ème DSM en compagnie de ses sister-ships Pégase et Monge, division qui dépend de la 3ème escadrille, escadrille placée sous le commandement de la 1ère flottille de sous-marins, la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 24 au 27 mai, la 5ème DSM au complet manoeuvre contre les contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul), les contre-torpilleurs servant de buts rapides aux submersibles.
Du 21 novembre 1940 au 25 février 1941, le sous-marin L’Espoir est échoué dans le bassin n°2 du Missiessy pour un grand carénage limité à une remise en état complète.

Armé pour essais le 5 mars 1941, il sort pour essais du 6 au 8 mars puis pour remise en condition du 10 au 20 mars, reprenant son cycle opérationnel le 27 mars quand il appareille pour une nouvelle patrouille direction la Sicile.

Du 15 au 22 février 1943, il sert de plastron pour entrainer le sous-marin Guépard à la lutte ASM, le submersible se servant du contre-torpilleur comme but rapide pour parfaire son entrainement à la lutte antisurface.

Du 16 mars au 20 juin 1944, il est immobilisé au bassin Vauban n°7 pour un nouveau grand carénage qui double la remise en état d’une véritable modernisation concernant aussi bien l’appareille d’écoute que l’armement.

Armé pour essais le 1er juillet 1944, il sort pour ses essais réglementaires du 2 au 4 juillet puis pour remise en condition du 6 au 20 juillet 1944. Il reprend son cycle opérationnel à partir du 27 juillet quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

Du 25 août au 7 septembre 1945, le sous-marin L’Espoir participe avec les sous-marins Le Héros (1ère DSM) et Crozet (3ème DSM) à un entrainement commun avec le croiseur lourd Algérie.

Le 22 janvier 1946, le sous-marin Pégase est désarmé ce qui entraine la dissolution de la 5ème DSM, laissant L’Espoir orphelin.

Décision est alors prise de le redéployer le sous-marin à Brest et de l’intégrer à la 2ème DSM. Il quitte Toulon le 1er février 1946, fait escale à Casablanca du 5 au 9 février avant de rallier Brest le 15 février 1946. Cela porte la 2ème DSM à l’effectif de cinq sous-marins soit les Casabianca Sfax Le Centaure le Persée et L’Espoir. Cette situation est cependant provisoire, le désarmement du Persée étant prévu  à l’été.

Du 4 mars au 10 juin 1947, le sous-marin L’Espoir est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un nouveau grand carénage.

Armé pour essais le 20 juin, il sort pour ses essais réglementaires du 21 au 23 juin puis pour sa remise en condition du 25 juin au 5 juillet, ralliant Brest le lendemain pour préparer une nouvelle patrouille.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, l’Espoir étant en escale à Chatham après une patrouille de quinze jours et s’apprêtait à rentrer à Brest.

Le déclenchement du conflit bouleverse ce programme et le «1500 tonnes» rallie Dunkerque pour charger torpilles, vivres et carburant avant de reprendre la mer direction la Norvège pour tenter de s’opposer à l’invasion allemande.

13-Sous-marins (6) sous-marins classe Pascal (2)

L’Archimède

Le sous-marin Archimède

Le sous-marin Archimède

-L’Archimède (Q-142) est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 1er août 1927 lancé le 6 septembre 1930 et mis en service le 22 décembre 1932.

Durant la guerre de Pologne, l’Archimède est l’un des quatre sous-marins de la 6ème DSM, cette division de la 4ème Escadrille dépendant de la 1ère Escadre à été particulièrement chargé de missions de surveillance en mer du Nord notamment au large des ports allemands de la mer du Nord ainsi que des détroits danois.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour l’Archimède qui reste intégré à la 6ème DSM qui dépend néanmoins désormais de la 5ème Escadre qui regroupe tous les sous-marins de la Flotte de l’Atlantique.

Du 5 au 20 décembre 1941, il est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Poncelet, les deux sous-marins subissant une remise en état et une modernisation de ses capacités militaires : débarquement de ses tubes lance-torpilles de 400mm, remplacement de la DCA légère d’origine par un affût double de 25mm.

Ils sortent pour essais du 21 au 23 décembre et pour remise en condition du 26 décembre 1941 au 9 janvier 1942, les deux sous-marins ralliant Brest le 10 janvier, reprenant leur cycle opérationnel le 15.

Du 1er au 6 mai 1942, il participe à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre Cyclone Mistral Siroco de la 6ème DTE en compagnie de son compère Pasteur.

Du 1er au 27 juin 1943, l’Archimède est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Poncelet pour un petit carénage destiné à lui permettre de tenir jusqu’à son désarmement prévu pour l’été ou l’automne 1944.

Les deux sous-marins sortent pour essais du 5 au 7 juillet 1943 puis pour remise en condition du 9 au 23 juillet 1943, reprennant leur cycle opérationnel à partir du 1er août.

Du 16 au 22 mars, le sous-marin Archimède participe à l’entrainement ASM d’un autre vétéran dont le désarmement est proche, le contre-torpilleur Jaguar.

A l’issue d’une ultime patrouille en mer du Nord, l’Archimède est mis en position de complément le 24 juin 1944. Désarmé officiellement le 8 juillet 1944, il reste mouillé dans la rade abri jusqu’au 15 septembre 1944 quand condamné et retrouvant son numéro constructeur (Q-142), il est remorqué à Landevennec où il reste jusqu’au 18 mars 1947, date à laquelle il est coulé comme cible au large d’Ouessant par l’aviation navale.

Le Fresnel

Le Fresnel à Saint-Nazaire le 30 novembre 1929

Le Fresnel à Saint-Nazaire le 30 novembre 1929

-Le Fresnel (Q-143) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët le 7 juillet 1927 lancé le 8 juin 1929 et mis en service le 22 février 1932.

Le déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939 trouve le sous-marin Fresnel endivisionné au sein de la 3ème DSM en compagnie de ses sister-ships Acheron Acteon et Protée, l’une des quatre divisions de la 3ème escadrille de sous-marins, escadrille dépendant de la 1ère flottille de sous-marins (1ère FSM), elle même place sous le commandement de la 2ème Escadre.

Durant ce conflit, le Fresnel va patrouiller en Méditerranée, se préparant si nécessaire à torpiller cargos et navires de guerre italiens au cas où l’Italie entrerait en guerre aux côtés de l’Allemagne mais ce cas de figure ne se produisit pas comme chacun le sait.

A la différence des DSM «brestoises», la 3ème DSM et donc le Fresnel ne connaissent aucun changement institutionnel à l’occasion de la réorganisation de septembre 1940, la 1ère FSM restant la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 7 janvier au 13 mars 1940, le Fresnel est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son sister-ship Acheron pour une remise en état complète à défaut d’une véritable modernisation de leurs capacités militaires.

Le Fresnel et l’Acheron sortent pour essais du 20 au 22 mars puis pour remise en condition du 24 mars au 2 avril, reprenant leur cycle opérationnel à partir du 10 avril 1940.

Du 12 au 26 janvier 1943, le croiseur lourd Duquesne manoeuvre au large de Toulon, effectuant différents exercices comme la défense aérienne à la mer, des écoles à feux mais également du combat antisurface au cours duquel il sert de navire de commandement au profit des sous-marins Fresnel et Protée qui ensuite vont se retourner contre le croiseur de 1ère classe, utilisant le sister-ship du Tourville comme cible, une cible mouvante et rebelle qui utilise notamment son détachement aviation composé de deux Loire 130.

Du 2 avril au 10 juin 1943, le Fresnel est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son compère Acheron, les deux submersibles subissant une remise en état complète et une modernisation de leurs capacités militaires avec un nouvel appareil d’écoute, le débarquement des tubes lance-torpilles de 400mm et le remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm.

Ils sortent pour essais du 20 au 22 juin puis pour remise en condition du 24 juin au 7 juillet 1943, reprenant dès le 15 juillet leur cycle opérationnel, le Fresnel appareillant pour une nouvelle patrouille et l’Acheron se préparant à le faire avec quelques jours de décalage.

Du 6 au 15 décembre 1944, les sous-marins Fresnel et Acheron participent à un exercice ASM au profit du cuirassé Clemenceau et de ses torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde. Le cuirassé sert ainsi de cible aux submersibles qui doivent néanmoins composer avec les torpilleurs d’escadre et les hydravions Dewoitine HD-731 du cuirassé.

Revenu d’une ultime patrouille, le Fresnel est mis en position de complément le 7 mars 1945 puis désarmé le 22 mars suivant. Condamné le 14 mai 1945 sous le numéro Q-143, il est remorqué au DNM au Bregaillon où il retrouve le Monge.  Il était toujours le 5 septembre 1948.

Le Monge
-Le Monge (Q-144) est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne sur Mer le 15 septembre 1927 lancé le 25 juin 1929 et mis en service le 19 juin 1932.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Monge est l’un des trois sous-marins de la 5ème DSM, les autres submersibles étant ses sister-ships L’Espoir et Pégase. Durant ce cours conflit, le Monge effectue l’essentiel de ses patrouilles dans le bassin occidental de la Méditerranée pour des patrouilles et des missions spéciales.

Du 24 au 27 mai 1940, le Monge participe avec ses compères L’Espoir et Pégase à un exercice commun avec les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul) qui servent de but rapide aux submersibles qui rentrent dans la foulée à Toulon pendant que les trois contre-torpilleurs continuent leur entrainement.

Du 8 juin au 15 août 1940, le Monge est échoué au bassin n°2 du Missiessy pour un grand carénage, une remise en état complète sans réelle modernisation de ses capacités militaires. Il sort pour essais du 23 au 25 août puis pour remise en condition du 27 août au 4 septembre 1940, reprenant son cycle opérationnel à partir du 10 septembre quand il appareille pour une nouvelle patrouille.
Du 5 septembre au 10 décembre 1943, il est échoué au bassin Vauban n°7 en compagnie du croiseur de bataille Dunkerque (les deux navires sont cependant séparés par une porte intermédiaire) pour remise en état et modernisation succincte, son désarmement étant prévu pour l’été 1944.

Le Monge sort pour essais du 20 au 23 décembre puis pour remise en condition du 25 décembre 1943 au 2 janvier 1944, reprenant son cycle opérationnel le 7 janvier, jour de son appareillage pour une nouvelle patrouille.

Rentré à Toulon le 17 juin 1944, il est placé en position de complément le lendemain 18 juin 1944 et mouillé dans la Darse Vieille jusqu’au 7 juillet 1944 jour de son désarmement. Il est condamné le 17 septembre 1944 sous le numéro Q-144 et remorqué au DNM au Bregaillon, amarré à un coffre qu’il va partager avec son sister-ship Fresnel.

L’Achille
-L’Achille est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 1er septembre 1928 lancé le 28 mai 1930 et mis en service le 29 juin 1933.

Quand éclate la guerre de Pologne, l’Achille est intégré à la 2ème DSM, division composée également de ses sister-ships Persée Sfax et Casabianca, la dite division appartenant à la 4ème escadrille de sous-marins qui dépend de la 1ère Escadre (Flotte de l’Atlantique).

Du 7 mai au 11 août 1940, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Pasteur de la 6ème DSM pour une remise en état complète. Les deux sous-marins sortent pour essais du 20 au 22 août puis pour remise en condition du 24 août au 2 septembre, ralliant Brest le lendemain  pour préparer une nouvelle patrouille.

La réorganisation de septembre 1940 ne change (presque) rien à la situation de l’Achille qui reste intégré à la 2ème DSM, la division dépendant désormais non plus de la 4ème Escadrille mais de la 5ème Escadre, la composante sous-marine de la Flotte de l’Atlantique.

Du 6 au 10 février 1942, l’Achille accompagné de son sister-ship Sfax participent à l’entrainement ASM de la 2ème DTE (Fougueux Frondeur L’Adroit), les sous-marins servant de proies au profit des torpilleurs qui eux même servent de buts rapides aux submersibles.

Du 15 septembre au 30 décembre 1943, l’Achille est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage consistant en une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires : suppression des tubes lance-torpilles de 400mm, modernisation de l’appareil d’écoute, remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm.

Il sort pour essais du 5 au 7 janvier 1944 puis pour remise en condition du 9 au 20 janvier, ralliant Brest le 21 janvier, l’Achille reprenant son cycle opérationnel à partir du 25 janvier quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

Du 7 au 17 mars 1944, l’Achille participe en compagnie du Casabianca (appartenant à la 2ème DSM comme lui), de l’Argo et du Centaure de la 4ème DSM à l’exercice Mandragore qui voit les contre-torpilleurs de la 3ème DCT (Tigre Lynx Panthère) protéger un convoi composé de deux cargos et d’un pétrolier.

Cet exercice mené dans un triangle Brest-Hendaye-Saint-Nazaire voit les sous-marins assaillirent le convoi chacun à tour de rôle (on est encore loin de l’idée d’une attaque en meute), actions contrées par les contre-torpilleurs mais également par l’aviation, les sous-marins bénéficiant de l’appui des hydravions pour repérer le convoi.

A noter que du 27 juillet au 4 août 1944, le sous-marin Achille à participé à l’entrainement ASM du contre-torpilleur Chacal de la 1ère DCT (également composée du Jaguar et du Léopard).

Le 30 septembre 1944 à l’aube, les sous-marins Casabianca Achille et Persée quittent Brest en compagnie du ravitailleur de sous-marins Jules Verne pour un exercice au large de Dakar.

Le 5 octobre à la hauteur du cap Bojador, les sous-marins et le ravitailleur prennent contact avec les contre-torpilleurs Marceau Desaix Kleber de la 12ème DCT venus de Toulon en compagnie du ravitailleur rapide l’Adour. Les navires de cette petite escadre arrivent tous à Dakar le 9 octobre 1944.

Les sous-marins vont s’entrainer de leur côté du 13 octobre au 5 novembre avec des duels entre sous-marins, un entrainement à la protection de convois _convoi représenté par le Jules Verne_ et des écoles à feux.

Après une semaine d’entretien à flot auprès du «Jules», les trois sous-marins de la 2ème DSM effectuent un entrainement commun avec la 12ème DCT du 12 au 18 novembre qui est suivit d’un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre. Le Jules Verne et la 2ème DSM quittent Dakar le 2 décembre pour rallier Brest le 9 décembre 1944 à l’aube.

Du 12 au 20 mars 1945, l’Achille accompagné par le Persée effectue un entrainement ASM en compagnie des torpilleurs d’escadre Frondeur Fougueux et L’Adroit de la 2ème DT.

Placé en position de complément le 14 mai 1945, le sous-marin Achille est officiellement désarmé le 4 juin 1945, condamné le 12 juin sous le numéro Q-147 et remorqué à Landevennec le 15 juin 1945, l’ex-Achille étant toujours mouillé au DNA en septembre 1948.

13-Sous-marins (3) Classe Requin (2)

Le Dauphin

Le Dauphin

Le Dauphin

-Le Dauphin est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 11 décembre 1922 lancé le 2 avril 1925 et mis en service le 22 novembre 1927

Comme les autres submersibles de classe Requin, le Dauphin subit une refonte au milieu des années trente pour résoudre les problèmes techniques les plus criants. Il est ainsi refondu aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du 28 janvier 1936 au 9 mars 1938.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Dauphin est intégré à la 10ème DSM en compagnie de ses sister-ships Phoque et Espadon, division intégrée à la 3ème FSM qui dépend de la 4ème Escadre Légère. Il subit ensuite un petit carénage du 16 décembre 1939 au 15 janvier 1940, sortant pour essais du 16 au 18 janvier puis pour remise en condition du 20 janvier au 3 février 1940.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour le Dauphin qui reste intégré à la 10ème DSM, division de la 3ème FSM qui dépend de la 6ème Escadre Légère.

Après de nombreuses patrouilles en Méditerranée, le Dauphin est mis en position de complément le 15 février 1942 et désarmé officiellement le 20 mars 1942. Condamné le 1er avril 1942, il est vendu à la démolition le 15 septembre 1944 et démantelé par un chantier de démolition navale implanté à Tunis.

Le Caïman

-Le Caïman est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 11 août 1924 lancé le 3 février 1927 et mis en service le 7 février 1928.

Refondu aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët du 24 février 1936 au 26 novembre 1937, le Caïman appartient durant la guerre de Pologne à la 9ème DSM, division de sous-marins de la 3ème flottille qui dépend de la 4ème Escadre Légère.

Du 22 mai au 22 août 1940, il est immobilisé sur le dock flottant pour subir un grand carénage, sortant pour essais du 23 au 25 août et pour remise en condition du 27 août au 10 septembre 1940.

La réorganisation de septembre 1940 maintient le Caïman au sein de la 9ème DSM, division qui dépend toujours de la 3ème FSM, la 4ème Escadre Légère étant devenue la 6ème Escadre Légère.

Comme ses congénères, le Caïman multiplie les patrouilles en Méditerranée orientale, surveillant notamment le Dodécanèse italien (il fait alors escale à Beyrouth et à Chypre) mais poussant parfois jusqu’en Adriatique pour surveiller notamment les ports de Bari et de Venise.

Le 21 mars 1942, le Morse est mis en position de complément entrainant la dissolution de la 9ème DSM, le Caïman effectuant encore deux patrouilles avant d’être à son tour mis en position de complément le 4 juin 1942.

Un passage au bassin (dans une forme du port de Bizerte) du 5 au 12 juin révélant son bon état matériel, il est décidé de l’utiliser en Méditerranée comme sous-marin d’entrainement.

Il quitte ainsi la Tunisie le 1er juillet pour rallier Toulon le 3 juillet 1942.

Il va servir de sous-marin d’entrainement jusqu’au 14 mars 1947 quand il est désarmé suite à une avarie de diesel. Condamné le 5 mai, il aurait du être vendu à la démolition mais il est finalement utilisé comme cible lors d’exercice de grenadage et de lancement de torpilles du 16 au 25 mai 1948.

Le Phoque
-Le Phoque est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 21 mai 1924 lancé le 16 mars 1926 et mis en service le 7 mai 1928.

Comme les autres submersibles de cette classe, le Phoque subit une refonte, refonte confiée aux Ateliers et Chantiers de La Loire de Saint-Nazaire qui exécutent les travaux 25 novembre 1935 au 8 février 1938.

Durant la guerre de Pologne, l’avant-dernier submersible de classe Requin est affecté à la 10ème DSM en compagnie du Dauphin et de l’Espadon.

Après un petit carénage du 18 février au 14 mars 1940, le Phoque reprend ses patrouilles en Méditerranée, se focalisant notamment sur la surveillance du détroit de Sicile.

Le Phoque est mis en position de complément le 21 mars 1942 ce qui entraine la dissolution de la 10ème DSM. Il passe sur le dock flottant du 16 au 23 juillet révèle un état matériel satisfaisant et il va servir de sous-marin d’entrainement à Toulon, le Phoque ralliant le Var le 4 août 1942.

Mis à nouveau en position de complément le 14 juin 1945, il est mouillé au Dépôt Naval de la Méditerranée au Bregaillon jusqu’au 15 septembre 1947 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de la Ciotat du 21 septembre au 30 octobre 1947.

L’Espadon

Lancement du sous-marin L'Espadon

Lancement du sous-marin L’Espadon

-L’Espadon est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 1er octobre 1923 lancé le 28 mai 1926 et mis en service le 16 décembre 1927.

L’Espadon est refondu aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer du 2 janvier 1936 au 9 mars 1938. Intégré à la 10ème DSM, il participe durant la guerre de Pologne à de nombreuses patrouilles en Méditerranée orientale et en Adriatique.

Il subit un petit carénage du 16 janvier au 17 février 1940, sortant pour essais du 18 au 20 février et pour remise en condition du 22 février au 7 mars 1940, reprenant alors son cycle de patrouilles.

L’Espadon est mis en position de complément le 4 mai 1942 puis passe sur le dock flottant du 24 au 30 juin.

Son état matériel ne justifiant pas une réutilisation, l’Espadon est officiellement désarmé le 2 juillet 1942 et condamné le 12 juillet 1942. Il est mouillé sur le lac de Bizerte jusqu’au 15 mai 1947 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de démolition naval implanté à Arzew.

Le Marsouin  à Cherbourg en 1925

Le Marsouin à Cherbourg en 1925

Caractéristiques Techniques de la classe Requin

Déplacement : en surface 974 tW en plongée 1441 tW

Dimensions : longueur 78.25m largeur 6.84m tirant d’eau 5.1m

Propulsion : deux moteurs diesels Schneider ou Sulzer de 1450ch chacun et deux moteurs électriques de 900ch deux hélices

Performances : vitesse maximale en surface 16 noeuds vitesse maximale en plongée 10 noeuds

Distance franchissable : 6650 miles nautiques à 10 noeuds en surface 105 miles nautiques à 5 noeuds en plongée

Immersion : 80m

Endurance : 30 jours

Armement : un canon de 100mm modèle 1925 et deux mitrailleuses de 8mm remplacées ensuite par deux mitrailleuses de 13.2mm; dix tubes lance-torpilles de 550mm (4 tubes à l’étrave, 2 à l’arrière et deux plate-formes orientables doubles)

Equipage : 14 officiers et 36 officiers mariniers et matelots

13-Sous-marins (2) Classe Requin (1)

A-Sous-marins de grande patrouille de classe Requin (projet C4)

Genèse

Après plusieurs années de réflexion, de «digestion» des leçons du premier conflit mondial, le projet de sous-marin de grande patrouille arrive à maturité au printemps 1920 et est définitivement adopté le 30 juin 1920, définissant un sous-marin de 1100 tonnes, dix tubes lance-torpilles et un canon de 100mm.

Neuf sous-marins de grande patrouille de «1100 tonnes» vont ainsi être construits, six financés à la tranche 1922 (Requin Souffleur Morse Narval Marsouin Dauphin) et trois au contingent 1923 (Caïman Phoque Espadon).

Le Requin

Le sous-marin Requin

Le sous-marin Requin

-Le Requin (numéro constructeur : Q-115) est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 14 juin 1922 lancé le 19 juillet 1924 et mis en service le 28 mai 1926.

Effectuant toute sa carrière en Méditerranée, le premier sous-marin «moderne» de notre marine connait un certain nombre de problèmes techniques qui nécessitent une importante refonte, exécutée aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer du 20 février 1936 au 6 janvier 1938.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Requin appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Marsouin et Narval, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.
Le Requin subit un grand carénage à Bizerte du 20 octobre au 10 décembre 1940, sortant pour essais du 11 au 13 décembre puis pour remise en condition du 15 au 30 décembre.

Il reprend ensuite ses patrouilles au large des côtes italiennes et libyennes, surveillant le trafic commercial italien mais également les manoeuvres de la Regia Marina en surface et en plongée, devant jouer avec l’agressivité des patrouilleurs italiens, plusieurs abordages sont évités de justesse contre les navires italiens chargés de protéger Tarente et Benghazi.

Le Requin est mis en position de complément le 5 juin 1942 et mouillé dans le lac de Bizerte en attendant qu’une décision soit prise. Il passe sur le dock flottant pour sous-marins pour inspection du 15 au 20 juillet 1942, inspection qui révèle un état matériel médiocre.

Le Requin est officiellement désarmé le 22 juillet 1942 et condamné le 4 août 1942, retrouvant son numéro constructeur soit le Q-115.

Le Souffleur

Sous-marins Requin et Souffleur lors de la revue navale de Cherbourg en 1925

Sous-marins Requin et Souffleur lors de la revue navale de Cherbourg en 1925

-Le Souffleur est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 2 octobre 1922 lancé le 1er novembre 1924 et mis en service le 10 août 1926.

Effectuant toute sa carrière en Méditerranée, le premier sous-marin «moderne» de notre marine connait un certain nombre de problèmes techniques qui nécessitent une importante refonte, exécutée aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint-Nazaire du 28 octobre 1935 au 26 novembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Souffleur appartient à la 9ème DSM composée également des sous-marins Caïman et Morse, division de la 3ème flottille intégrée à la 4ème Escadre Légère.

Du 15 mars au 21 mai 1940, il subit à Bizerte un grand carénage sur le dock flottant, sortant pour essais du 22 au 25 mai et pour remise en condition du 27 mai au 10 juin 1940, reprenant ensuite ses patrouilles.

La réorganisation de septembre 1940 ne change pas la situation du Souffleur (mis à part le fait que la 4ème EL est devenue la 6ème EL) qui multiplie les patrouilles avec une préférence pour le Golfe de Syrte même si parfois certaines patrouilles le conduisit jusqu’au Dodécanèse voir en Adriatique, des escales de ravitaillement discrètes ayant eu lieu à Kotor.

Le Souffleur est mis en position de complément le 14 mars 1942 et mouillé sur le lac de Bizerte en attendant qu’une décision soit prise. Il passe sur le dock-flottant du 5 au 15 juin pour inspection, inspection qui montre un bon état matériel.

Il est décidé de l’utiliser comme sous-marin expérimental au profit du GASM à Toulon. Il garde son nom et passe sur le dock flottant du 21 au 30 juillet, le sous-marin ne conservant que deux tubes lance-torpilles à l’avant et deux à l’arrière.

Il sort pour essais du 1er au 4 août puis pour remise en condition du 6 au 13 août, arrivant à Toulon le lendemain 14 août 1942. Rattaché au GASM, il va être utilisé pour des tests de moteurs, d’armement, de  systèmes «électroniques»………. .

Utilisé intensivement, il est victime d’une grave avarie de moteur le 14 juin 1946. Il est désarmé le lendemain  puis condamné le 27 juin 1946 sous le numéro Q-116.

Mouillé au cimetière naval du Bregaillon, il est vendu à la démolition à un chantier de La Ciotat le 4 septembre 1946, remorqué le 10 septembre et démantelé entre le 11 septembre et le 20 octobre 1946.

Le Morse

-Le Morse est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 12 février 1923 lancé le 11 novembre 1925 et mis en service le 10 février 1928.

Comme ses sister-ships, le Morse va subir une refonte aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët du 15 novembre 1935 au 26 novembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le sous-marin Morse appartient à la 9ème DSM en compagnie de ses sister-ships Caïman et Souffleur, division de la 3ème Flottille de Sous-Marins, la composante sous-marin de la 4ème Escadre Légère, devenue 6ème EL en septembre 1940.

Du 23 août au 19 octobre 1940, il est immobilisé sur le dock flottant pour le dernier grand carénage de sa carrière, sortant pour essais du 21 au 23 octobre et pour remise en condition du 25 octobre au 8 novembre 1940.

Il va comme ses compères de la 9ème DSM mener d’incessantes patrouilles ayant pour principales zones de patrouilles le canal d’Otrante, le golfe de Syrte, le golfe de Tarente, les ports de Sicile.

Le Morse est mis en position de complément le 21 mars 1942 ce qui entraine la dissolution de la 9ème DSM. Il passe sur le dock flottant du 15 au 22 mai pour inspection, inspection qui révèle un état matériel très détérioré en raison notamment d’un échouage à proximité des côtes libyennes.

Le sous-marin Morse est officiellement désarmé le 24 mai 1942 et condamné le 4 juin 1942 redevenant le Q-117. Mouillé sur le lac de Bizerte, il y reste jusqu’au 17 septembre 1945 quand il est remorqué en haute mer pour servir de cible à l’aéronavale, la coque de l’ancien sous-marin encaissant deux torpilles et quatre bombes avant de couler.

Le Narval

Le Narval à la mer

Le Narval à la mer

-Le Narval est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 19 mars 1923 lancé le 9 mai 1925 et mis en service le 23 juillet 1926.

Comme ses huit sister-ships, il est refondu aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes du 22 novembre 1935 au 8 février 1938.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Narval appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Marsouin et Requin, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.
Après avoir enchainé les patrouilles en Méditerranée orientale et en Adriatique _allant jusqu’à Venise_ , le Narval subit un grand carénage sur le dock  flottant de Bizerte du 6 mars au 15 juin 1941, sortant pour essais du 16 au 18 juin puis pour remise en condition du 20 juin au 3 juillet 1941.

Le Narval est mis en position de complément le 15 juin 1942 ce qui entraine la dissolution de la 11ème DSM, laissant le Marsouin hors rang.

Il passe sur le dock flottant pour inspection du 15 au 22 août, inspection qui révèle un bon état matériel. Il est décidé de le confier au GASM comme sous-marin d’essais et d’expérimentation. Il subit pour cela des travaux du 5 au 15 septembre 1942, sortant pour essais du 16 au 18 septembre puis pour remise en condition du 20 septembre au 4 octobre, date à laquelle il rallie Toulon.

Il va être utilisé en compagnie du Souffleur pour tester des armes, des systèmes mais également de nouvelles tactiques et jusqu’au 15 juin 1948 quand la mise en service du Roquebert entraine son désarmement. Mouillé au cimetière naval de Bregaillon (DNM), l’ancien Narval est toujours présent en septembre 1948, le début de la guerre retardant sa vente à la démolition.

Le Marsouin

Le Marsouin à quai

Le Marsouin à quai

-Le Marsouin est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 4 novembre 1922 lancé le 17 décembre 1924 et mis en service le 7 septembre 1927.

Comme ses huit sister-ships, il subit au milieu des années trente une refonte pour résoudre les faiblesses les plus criantes de ces sous-marins. Il est ainsi en travaux aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes du 3 février 1936 au 4 décembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Marsouin appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Narval et Requin, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.

Le Marsouin subit un grand carénage sur le dock flottant de Bizerte du 11 décembre 1940 au 5 mars 1941, sortant pour essais du 6 au 9 mars avant remise en condition du 11 au 26 mars 1941.

Il reprend ensuite ses nombreuses patrouilles, ayant le Golfe de Tarente, le canal d’Otrante et l’Adriatique.

Le 15 juin 1942, le Narval est mis en position de complément, laissant le Marsouin hors rang au sein de la 3ème flottille.

Suite à une avarie mécanique, le Marsouin est mis en position de complément le 15 août 1942 et mouillé dans le lac de Bizerte. Il passe sur le dock flottant du 16 au 20 septembre et l’inspection montre un état matériel très dégradé.

Le Marsouin est officiellement désarmé le 21 septembre 1942 et condamné le 1er octobre, retrouvant son numéro constructeur le Q-119. Il est mouillé dans le lac de Bizerte jusqu’au 15 septembre 1943 quand il est pris en remorque pour rallier Toulon mais une voie d’eau entraine le naufrage du Q-119 au large du cap Corse.

12-Torpilleurs légers (37)

L’Algérien

-Le Torpilleur léger L’Algérien  est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) sur leur site du Havre le 8 février 1946 lancé le 14 juin 1947 et mis en service le 15 mars 1948.

En attendant la mise en service du Sénégalais, l’Algérien est placé hors-rang sous l’autorité de la 3ème Escadre Légère.

L’Algérien quitte Lorient le 16 mars pour un entraînement dans le Golfe de Gascogne. Après une école à feux du 16 au 23 mars, il fait escale à Bordeaux du 24 au 29 mars avant un entraînement à la défense aérienne à la mer du 30 mars au 8 avril, une escale à Royan du 9 au 14 avril et un entraînement au combat antisurface du 15 au 22 avril, rentrant à Lorient le lendemain.

Le 1er mai 1948, l’Algérien quitte Lorient pour un nouvel entraînement. Après une école à feux du 1er au 10 mai et une escale à Saint Malo du 11 au 16 mai, il effectue un entraînement à la défense aérienne à la mer du 17 au 25 mai. Il fait escale à Cherbourg du 26 au 30 mai avant un entraînement au combat antisurface du 31 mai au 9 juin, date de son retour à Lorient.

Le 14 juin 1948, le torpilleur léger Le Sénégalais est officiellement admis au service actif, permettant l’activation de la 6ème DT. Affecté à  la 3ème Escadre Légère et basée à Lorient, elle doit si nécessaire contrer une éventuelle action de la marine espagnole dans le Golfe de Gascogne.

Le 16 juin 1948, la 6ème DT appareille pour son premier entraînement de division qui s’achève le 12 juillet, date du retour de la division à Lorient.

Le 10 juillet 1948, L’Arabe est officiellement admis au service actif, rejoignant la 6ème DT et rejoint cinq jours plus tard par Le Marocain, permettant à la 6ème DT d’atteindre son format définitif.

La 6ème DT quitte Lorient le 16 juillet pour entraînement de division qui commence par une école à feux du 16 au 23 juillet, la division faisant escale à Cherbourg du 24 au 27 juillet avant un entraînement à la défense aérienne à la mer du 28 juillet au 5 août, un ravitaillement à Lorient le 6, l’entraînement se terminant par une série de joutes antisurfaces du 7 au 21 août, l’Equipe Bleue (L’Algérien et l’Arabe) s’opposant à l’Equipe Rouge (Le Sénégalais et Le Marocain).

Rentrés à Lorient le 22 août, les quatre torpilleurs légers passent à l’effectif de guerre le 23 août 1948 et sortent pour amariner les réservistes et les rappelés du 24 août au 1er septembre, rentrant à Lorient le 2 septembre et se tenant prête à reprendre la mer en cas de menace dans le Golfe de Gascogne.

12-Torpilleurs légers (28)

Le Catalan

Le drapeau de la Catalogne

Le drapeau de la Catalogne

-Le Catalan est mis sur cale aux  Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) à la Seyne sur Mer le 13 septembre 1942 lancé le 10 mars 1944 et mis en service le 5 septembre 1945

Le Catalan et son compère Le Béarnais ont quitté Lorient et la métropole avant même leur admission au service actif officielle qui à comme souvent été retardé par des tracasseries administratives de bureaucrates zélés.

Ils appareillent ainsi du port morbihanais le 15 juillet 1945 et rallient l’Indochine le 16 octobre, prenant contact au large de Saïgon avec Le Duquesne et ses sister-ships Savoyard et Niçois, le croiseur lourd et la 7ème DT rentrant à Cam-Ranh le 18 octobre 1945.

Les deux nouveaux venus passent au bassin du 18 au 22 octobre pour inspection et travaux sur les œuvres vives, effectuant une courte sortie d’entraînement le 23 octobre pour vérifier que l’appareil évaporatoire et l’appareil propulsif n’ont pas trop souffert de la longue traversée.

Après un entraînement avec les croiseurs Duquesne et Duguay Trouin du 25 au 29 octobre, Le Catalan sort pour un entraînement de division du 6 novembre au 21 décembre 1945, restant à quai pour la fin de l’année civile.

Après un entraînement divisionnaire allégé du 2 au 23 janvier, Le Catalan effectue du 28 janvier au 12 février un entraînement commun avec le Niçois et les croiseurs Duquesne et Duguay-Trouin sans oublier la participation de l’armée de l’air. Il enchaine ensuite par deux entraînements de division : le premier du 21 février au 3 avril et le second du 11 avril au 27 mai 1946.  

Le Catalan sort pour un entraînement en solitaire du 4 au 12 juin avant de participer en compagnie du Niçois aux essais (18 au 20 juin) et à la remise en condition (22 juin au 7 juillet) du Savoyard avec lequel il participe aux essais (10 au 12 juillet) et à la remise en condition (14 au 28 juillet) du Béarnais.

Le Catalan est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 août, sortant pour essais du 23 au 25 août et pour remise en condition du 27 août au 9 septembre, à chaque fois en compagnie des autres torpilleurs de la division qui fait escale à  Haïphong du 10 au 15 septembre avant de rallier Cam-Ranh le lendemain.

Le Catalan enchaine ensuite par un entraînement de division du 23 septembre au 18 décembre 1946, entraînement marqué notamment par un exercice avec le croiseur lourd Saint Louis du 1er au 6 octobre et une série de joutes antisurface entre l’Équipe Bleue (Savoyard et Béarnais) et l’équipe Rouge (Niçois Catalan)

Après un entraînement de division du 6 janvier au 18 février en compagnie du Niçois et du Béarnais, Le Catalan participe avec ses deux compères disponibles de la 7ème DT aux essais (26 au 28 février) et à la remise en condition (1er au 10 mars) du Niçois qui redevient alors navire-amiral de la 7ème DT.

Après un entraînement commun de la 7ème DT avec le croiseur lourd Tourville du 12 mars au 4 avril, Le Catalan sort pour entraînement de division en compagnie du Savoyard et du Béarnais du 12 avril au 28 mai avant de participer _toujours en compagnie des deux autres navires disponibles_ aux essais (26 au 28 mai) et à la remise en condition (30 mai au 13 juin) du Niçois à l’issue de son grand carénage.

Le Catalan sort pour entraînement du 20 juin au 3 juillet, participant ensuite en compagnie du Niçois aux essais (6 au 8 juillet) et à la remise en condition (10 au 25 juillet) du Savoyard.

Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juillet au 17 août, il sort pour essais du 18 au 20 août et pour remise en condition du 22 août au 5 septembre, à chaque fois en compagnie de ses trois compères de la 7ème DT.

La division ainsi reconstituée faisant escale à Haïphong du 6 au 9 septembre, à Hong Kong du 11 au 15 septembre, à Manille du 17 au 22 septembre, à Saïgon du 25 au 30 septembre avant de rentrer à Cam-Ranh le 1er octobre 1947. Le Catalan termine l’année par un entraînement de vision exécuté du 8 octobre au 23 décembre 1947.

Après un entraînement de division au complet du 4 janvier au 2 mars 1948, Le Catalan participe à un entraînement de division sans Le Béarnais alors en grand carénage et ce du 7 mars au 14 avril 1948.

Le Catalan subit alors un grand carénage, étant échoué du 16 avril au 30 mai 1948 pour remise en état et modernisation de l’électronique. Armé pour essais le 6 juin, il sort pour essais du 7 au 9 juin et pour remise en condition du 11 au 25 juin à chaque fois en compagnie de ses trois compères de la 7ème DT avec qui il rentre à Cam-Ranh le lendemain.

Les torpilleurs légers Catalan et Béarnais sortent pour un entraînement commun du 2 au 15 juillet avant de participer aux essais (17 au 19 juillet) et à la remise en condition (21 juillet au 5 août) du Savoyard.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 7ème DT participent ensuite aux essais (8 au 10 août) et pour remise en condition (12 au 26 août) du Niçois, les quatre torpilleurs rentrant le lendemain 27 août 1948 à Cam-Ranh.

Quand éclate la guerre en Europe le 5 septembre 1948, la 7ème DT était à quai même si elle se préparait à sortir pour un entraînement de division.

Schéma des Le Fier avec en rouge les canons de 37mm antiaériens (quatre affûts doubles)

Schéma des Le Fier avec en rouge les canons de 37mm antiaériens (quatre affûts doubles)

Caractéristiques Techniques de la classe Le Fier

Déplacement : Washington 1010 tW en charge normale 1106 tonnes en surcharge de temps de guerre 1376 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 95.40m longueur entre perpendiculaires 90.00m largeur 9.40m tirant d’eau réel 3.196m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages (Rateau pour les ACB, Parson pour les ACL et les FCM) alimentées en vapeur par trois chaudières développant à la PMN (Puissance Maximale Normale) 28000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 34 noeuds distance franchissable : 2500 miles nautiques à 15 noeuds

Électronique : installation au cours des grands carénages (d’origine pour Les Niçois Savoyard Catalan et Béarnais) d’un Asdic, d’un radar de navigation et d’un radar de veille combinée

Armement :

(Prévu à l’origine) :  quatre canons de 100mm modèle 1932 en deux pseudo-tourelles modèle 1937 installées à l’arrière; huit mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 en quatre affûts doubles, deux affûts doubles lance-torpilles Schneider 1300-1160, une torpille remorquée Ginocchio, un grenadeur de sillage et deux mortiers Thornycroft.

(A leur admission au service actif) :  

-Quatre canons de 100mm modèle 1932 en deux pseudo-tourelles modèle 1937 installées à l’arrière

-Les Le Fier L’Entreprenant Le Farouche et L’Agile disposaient de huit mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 en quatre affûts doubles alors que leurs sister-ships disposaient de huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples,

-Deux affûts doubles lance-torpilles

-deux grenadeurs de sillage

(En septembre 1948)

-Quatre canons de 100mm modèle 1932 en deux pseudo-tourelles modèle 1937 installées à l’arrière

-Huit canons Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943 (un à l’avant, deux à l’arrière de la cheminée n°2 et un juste derrière la tourelle II de 100mm)

-Deux affûts doubles lance-torpilles

-deux grenadeurs de sillage

Equipage : 136 officiers et marins (un officier supérieur commandant, six officiers subalternes, un premier maitre, quatre maitres, seize seconds-maitres et cent-huit quartiers-maitres et matelots