11-Torpilleurs d’escadre (38)

L’Opiniâtre

En construction à Bordeaux, l'Aventurier à gauche et à droite l'Opiniâtre

En construction à Bordeaux, l’Aventurier à gauche et à droite l’Opiniâtre

-L’Opiniâtre est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 1er août 1939 et lancé le 8 novembre 1940 avant de subir une période d’achèvement à flot jusqu’en mai 1941.

Le 17 mai 1941, l’Opiniâtre quitte Bordeaux pour rallier son port d’armement, Lorient où il est rejoint le 7 juin par son compère l’Aventurier construit dans le même chantier.

Le torpilleur d’escadre L’Opiniâtre est officiellement admis au service actif le 19 décembre 1941.

Le lendemain 20 décembre, l’Opiniâtre et l’Aventurier quittent Lorient pour rallier dans la journée Brest où ils retrouvent le Jean Bart qui après sa traversée de longue durée subissait une période de travaux.

La première sortie avec le Jean Bart à lieu du 20 janvier au 8 février 1942 permettant aux deux torpilleurs de prendre leurs marques.

Le Jean Bart étant indisponible du 24 juin au 15 juillet 1942, les deux torpilleurs d’escadre sont eux aussi indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage, cette indisponibilité étant mise à profit pour moderniser la DCA avec six canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

L’Opiniâtre et l’Aventurier sortent pour essais du 16 au 21 juillet puis pour remise en condition du 24 juillet au 12 août en compagnie du cuirassé dont ils assurent la protection antiaérienne, antisurface et anti-sous-marine.

Du 20 octobre au 4 novembre 1942, l’Opiniâtre et l’Aventurier accompagnent le Jean Bart dans un exercice bilatéral franco-britannique.

Après une période d’entretien à flot du 4 au 15 février 1943, les torpilleurs d’escadre l’Opiniâtre et l’Aventurier vont participer à une croisière en Amérique Centrale en compagnie du cuirassé Jean Bart, une croisière semblable à celle menée un an plus tôt par la DNF par le cuirassé Richelieu.

Cette croisière voit le cuirassé et les torpilleurs accompagnés par le pétrolier Var quitter Brest le 20 février et faire successivement escale à Jacksonville, à La Havane, à Kingston, à Veracruz (Mexique), à Colon (Panama), à Fort de France avant de rentrer à Brest le 16 avril 1943.

Le Jean Bart subissant un petit carénage du 4 juillet au 20 décembre 1943, les deux torpilleurs d’escadre vont sortir seuls pour entrainement.

L’Opiniâtre est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 4 au 25 juillet, sortant pour essais du 26 au 29 juillet puis pour remise en condition du 31 juillet au 14 août. Il participe ensuite aux essais (17 au 20 août) et pour remise en condition (22 août au 5 septembre) de l’Aventurier.

Le 12 septembre 1943, l’Opiniâtre et l’Aventurier quittent Brest pour entrainement, effectuant une école à feux du 12 au 20 septembre, faisant escale à Cherbourg du 21 au 25 septembre avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 septembre au 3 octobre et une escale au Havre du 4 au 8 octobre.

Après un entrainement au combat antisurface du 9 au 15 octobre, les deux torpilleurs font escale à Dunkerque du 16 au 19 octobre avant un entrainement anti-sous-marin contre le sous-marin Antiope  du 20 au 30 octobre, les deux torpilleurs faisant escale à Rouen du 31 octobre au 4 novembre, rentrant à Brest le lendemain.

Les deux torpilleurs d’escadre sortent à nouveau pour entrainement à partir du 14 novembre, effectuant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 14 au 21 novembre, faisant escale à Nantes du 22 au 26 novembre avant un entrainement au combat antisurface du 27 novembre au 4 décembre et une escale à La Pallice du 5 au 10 décembre. Les deux torpilleurs d’escadre effectuent une école à feux du 11 au 17 décembre avant de rentrer à Brest le 18.

Après une période d’entretien à flot du 19 au 27 décembre et des essais du 28 décembre au 1er janvier, l’Opiniâtre et l’Aventurier sortent pour les essais du Jean Bart du 3 au 10 janvier puis pour sa remise en condition, d’abord dans le golfe de Gascogne du 11 au 21 janvier puis à Rufisque du 28 janvier au 10 février, le Jean Bart et ses deux torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le 17 février 1944.

Du 3 au 20 mai 1944, l’Opiniâtre et l’Aventurier participent avec le cuirassé Jean Bart et la 1ère DCT à un exercice bilatéral franco-britannique baptisé «Entente Cordiale» en compagnie du porte-avions HMS Illustrious, du cuirassé HMS Lion, du croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X, les navires français formant la force Y. La Force Y rentre à Brest le 30 mai 1944.

Alors que le Jean Bart est indisponible pour entretien à flot (1er juin au 5 juillet), les torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 juin, sortant pour essais et remise en condition du 23 juin au 3 juillet. Ils participent ensuite aux essais du 6 au 10 juillet puis à la remise en condition du 15 juillet au 2 août du cuirassé Jean Bart.

Le 3 août, les deux torpilleurs d’escadre et le cuirassé quittent Brest pour une école à feu à Rufisque, arrivant à Dakar le 8 août. L’école à feu à lieu du 10 au 27 août avant une nouvelle escale à Dakar du 28 août au 1er septembre.

Après un nouvel exercice de combat du 2 au 10 septembre, il quitte l’Afrique noire, faisant escale à Casablanca du 14 au 19 septembre, à Lisbonne du 21 au 25 septembre, à Bordeaux du 27 au 30 septembre, rentrant à Brest le lendemain 1er octobre 1944.

L’Opiniâtre débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin n°4 du Salou du 20 février au 30 mars 1945 pour une remise en état complète et une modernisation notamment de l’électronique et de la DCA.

Il reçoit un Asdic plus perfectionné, un radar de veille combinée, un radar de conduite de tir et un radar de navigation ainsi qu’une DCA plus fournie avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Armé pour essais le 12 avril 1945, il sort pour ses essais du 13 au 16 avril puis pour remise en condition du 18 avril au 3 mai, rentrant à Brest le lendemain 4 mai 1945.

L’Opiniâtre sort à nouveau pour une école à feux du 9 au 15 mai avant de participer aux essais (18 au 21 mai) et à la remise en condition (23 mai au 6 juin) de l’Aventurier, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 7 juin 1945.

Alors que le Jean Bart est toujours immobilisé pour son grand carénage, les deux torpilleurs d’escadre quittent Brest le 14 juin pour entrainement, effectuant une école à feux du 14 au 22 juin avant une escale à Lorient du 23 au 28 juin avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 29 juin au 7 juillet et une escale à La Rochelle du 8 au 15 juillet. Après un entrainement au combat antisurface du 16 au 25 juillet, il rentre à Brest le 26 juillet 1945.

L’Opiniâtre est indisponible pour permissions de l’équipage du 27 juillet au 17 août, sortant pour essais du 18 au 21 août et pour remise en condition du 23 août au 6 septembre. Il participe ensuite aux essais (8 au 11 septembre) et à la remise en condition (13 au 30 septembre) de l’Aventurier, les deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Biaritz du 1er au 4 octobre, à Bordeaux du 5 au 10 octobre, à La Pallice du 11 au 15 octobre, à Saint-Nazaire du 16 au 21 octobre, à Concarneau du 22 au 27 octobre avant de rentrer à Brest le lendemain 28 octobre 1945.

L’Opiniâtre et l’Aventurier quittent à nouveau Brest pour entrainement à partir du 7 novembre, effectuant une école à feux du 7 au 17 novembre avant une escale à Lorient du 18 au 24 novembre , un entrainement au combat antisurface du 25 novembre au 4 décembre, une escale à Saint-Nazaire du 5 au 8 décembre avant un entrainement à la défense antiaérienne à la mer du 9 au 19 novembre,  et une escale à Quimper du 20 au 23 décembre, rentrant le lendemain à Brest.

L’Opiniâtre et l’Aventurier participent ensuite aux essais du Jean Bart du 5 au 12 janvier puis à sa remise en condition  dans le Golfe de Gascogne du 14 au 31 janvier 1946.

Du 12 avril au 12 mai 1946, les deux torpilleurs d’escadre accompagnent le Jean Bart pour une école à feux à Rufisque du 24 avril au 5 mai, cette école qui devait commencer le 17 avril est retardée par des émeutes à Dakar, émeutes réprimées en partie par la compagnie de débarquement du cuirassé qui est mise à terre du 17 au 23 avril pour soutenir la police locale.

L’Opiniâtre et l’Aventurier sont indisponibles du 15 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet avant de reprendre l’entrainement du 18 juillet au 3 août en compagnie du cuirassé Jean Bart.

Les torpilleurs d’escadre l’Opiniâtre et l’Aventurier accompagnent le cuirassé Jean Bart pour entrainement d’abord au large de Dakar du 3 au 12 septembre avant l’exercice «Tricolor» du 30 septembre au 15 octobre en compagnie de la marine brésilienne. Les trois navires après un crochet par l’Argentine puis par le Portugal rentrent à Brest le 15 novembre 1946.

Le cuirassé Jean Bart étant en petit carénage du 15 décembre 1946 au 24 mars 1947, les deux torpilleurs d’escadre se retrouvent sans navire à protéger.

L’Opiniâtre et l’Aventurier subissent une période d’entretien à flot du 15 décembre 1946 au 3 janvier 1947, sortant pour essais du 4 au 7 janvier puis pour remise en condition du 9 au 24 janvier, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 25 janvier 1947.

Les deux torpilleurs d’escadre quittent Brest le 2 février, exécutant une école à feux du 2 au 8 février avant une escale à Lorient du 9 au 12 février, un entrainement au combat antisurface du 13 au 21 février, une escale à La Pallice du 22 au 26 février, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 février au 7 mars, une escale à Biaritz du 8 au 11 mars et un exercice de synthèse du 12 au 21 mars, rentrant à Brest le lendemain.

Ils participent aux essais et à la remise en condition du Jean Bart du 27 mars au 15 avril avant une école à feu à Rufisque du 20 avril au 5 mai 1947, les trois navires rentrant à Brest le 10 mai 1947.

Du 1er au 21 juin, les torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier participent au sein de la force G à l’exercice «Entente Cordiale». Les navires français rentrant à Brest le 17 juillet 1947.

L’Opiniâtre et l’Aventurier est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juillet au 21 août 1947 en compagnie du Jean Bart avec lequel ils sortent pour essais du 22 au 25 août avant de reprendre l’entrainement à partir du 29 août au 5 septembre 1947.

Suite à une poussée de tension entre la France et l’Italie, le Jean Bart est déployé avec ses torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier en Méditerranée à partir du 25 septembre, ce déploiement temporaire, devenant définitif à partir du 2 décembre 1947 quand le Jean Bart est redéployé à Mers-El-Kébir comme navire-amiral de la 4ème Escadre.

Le 8 mars 1948, les deux torpilleurs d’escadre quittent Mers-el-Kébir en compagnie du Jean Bart, les trois navires devant subir un carénage, petit pour le cuirassé et grand pour les deux torpilleurs.

L’Opiniâtre est ainsi échoué au bassin Vauban (n°6) du 10 mars au 20 avril 1948 pour une remise en état complète. Armé pour essais le 1er mai 1948, il sort pour essais du 2 au 5 mai puis pour remise en condition du 7 au 22 mai, faisant escale à Nice du 23 au 26 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 27 mai 1948.

Il participe ensuite aux essais du 3 au 6 juin et à la remise en condition de l’Aventurier du 8 au 18 juin, les deux torpilleurs d’escadre quittant le même jour Toulon en compagnie du cuirassé Jean Bart pour une école à feux à Rufisque du 4 au 12 juillet, les trois navires rentrant à Mers-El-Kébir le 17 juillet 1948.

Jusqu’au 5 septembre 1948, l’Opiniâtre va sortir en compagnie du Jean Bart tout comme son compère l’Aventurier.

11-Torpilleurs d’escadre (12)

Le Typhon

Le torpilleur d'escadre Typhon

Le torpilleur d’escadre Typhon

-Le Typhon est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde sis à Bordeaux en septembre 1923 lancé le 22 mai 1925 et armé pour essais le 20 janvier 1927.

Il entre en armement définitif le 15 février 1928, la clôture est prononcée le 27 juin 1928 et le Typhon admis au service actif le 22 octobre 1928.

A son admission au service actif, le Typhon est affecté à la 3ème escadrille de la 1ère flottille en compagnie des torpilleurs Tornade Trombe et Tramontane.

Le 1er novembre 1930, la flottille de torpilleurs de la 1ère escadre est réorganisée. Un groupe de complément est créé avec deux divisions dont la 3ème DT composée des Tramontane Trombe Typhon et Tornade.

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons de flottille et de divisions. Cela ne change rien pour la Typhon qui reste dans le groupe de complément de la 1ère flottille de torpilleurs (Escadre de la Méditerranée).

En août 1936, les groupes de complément sont supprimés et le Typhon est envoyé dans l’Atlantique formant la 7ème DT avec L’Alcyon et La Tornade. Il participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne notamment le contrôle naval (mars-septembre 1937).

En juillet 1938, la 7ème DT accompagnée de la 5ème DT escortent le yacht du roi et de la reine d’Angleterre en visite en France, mouillant à cette occasion à Boulogne, Cherbourg et Calais.

Deux mois plus tard, en septembre 1938, la 7ème DT (Typhon Tornade Tramontane qui à remplacé l’Alcyon le 1er septembre) au complet est affectée à l’escadre d’instruction de Méditerranée.

Quand éclate la guerre de Pologne, Le Typhon est intégré à la 7ème DT au sein de la 2ème escadre de la Flotte de la Méditerranée. Comme ses compères Tornade et Tramontane, le torpilleur Typhon va effectuer de nombreuses missions d’escorte jusqu’à la fin du conflit en décembre 1939.

Le 4 janvier 1940, le torpilleur Typhon appareille de Toulon en compagnie de ses sister-ships Tornade et Tramontane pour un entrainement de division du 4 au 25 janvier, se ravitaillant à Toulon le 26 janvier avant d’aller mouiller aux salins d’Hyères. Ils y retrouvent la 13ème DT le 30 janvier pour un entrainement commun du 31 janvier au 18 février, mouillant aux salins d’Hyères du 19 au 25 février avant de rentrer le lendemain 26 février à Toulon.

Le 5 mars 1940, la 7ème DT sort de Toulon pour un nouvel entrainement de division entre la Provence et la Corse, entrainement qui occupe la division du 5 mars au 2 avril, faisant escale à Porticcio du 3 au 10 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain 11 avril 1940.

Le 16 avril 1940, le Typhon, la Tornade et la Tramontane quittent Toulon en compagnie du cuirassé  Provence pour un exercice commun. Après une école à feux du 16 au 23 avril, les trois torpilleurs se ravitaillent à Toulon le 24 avril avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 25 avril au 7 mai, les quatre navires faisant escale à Ajaccio du 8 au 12 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 13 mai 1940.

La 7ème DT effectue un entrainement de division, sortant de Toulon le 18 mai pour une école à feux jusqu’au 27 mai, faisant escale à Cannes du 28 au 31 mai avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 1er au 10 juin, rentrant à Toulon le lendemain 11 juin 1940.

Le Typhon sort pour entrainement du 17 au 26 juin, faisant escale à Porto-Ota du 27 au 30 juin avant de participer aux essais (4 au 7 juillet) et à la remise en condition (9 au 24 juillet) de son compère Tornade qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale.

Le Typhon est à son tour indisponible du 26 juillet au 16 août, sortant pour essais du 17 au 20 août et pour remise en condition du 22 août au 8 septembre, à chaque fois en compagnie des torpilleurs d’escadre Tornade et Tramontane, les trois torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 9 septembre 1940.

La grande réorganisation de septembre 1940 ne change pas grand chose à la situation opérationnelle du Typhon qui reste intégré à la 7ème DT, division intégrée à la 1ère flottille qui dépend elle même du groupement de ligne de la 2ème Escadre, escadre basée à Toulon.

Le 15 septembre 1940, le Typhon, la Tramontane et la Tornade (Al) quittent Toulon pour un entrainement de division de trois semaines  jusqu’au 6 octobre. La 7ème DT sort à nouveau pour entrainement de division du 13 au 31 octobre, du 8 au 22 novembre et du 7 au 21 décembre, passant la fin de l’année civile à quai.

Le Typhon sort pour la première fois de l’année 1941 pour un nouvel entrainement de division en compagnie de ses compères Tramontane et Tornade et ce du 8 janvier au 8 février, rentrant à Toulon le lendemain 9 février.

Le 22 février 1941, les torpilleurs de la 1ère FT quittent Toulon sauf La Palme en grand carénage soit un total de sept torpilleurs en l’occurence ceux de la 3ème DT et ceux de la 7ème Division de Torpilleurs (Tramontane Typhon Tornade) pour un exercice commun avec les cuirassés de la 5ème DL, les vénérables Provence et Lorraine. Cet exercice se déroule jusqu’au 8 mars avec des écoles à feux, des lancements de torpilles, des manoeuvres anti-surfaces.

Les trois torpilleurs de la 7ème DT sortent pour un nouvel entrainement à partir du 15 mars en compagnie des deux torpilleurs de la 3ème DT. Les deux divisions effectuent une école à feux du 15 au 22 mars avant de se ravitailler à Toulon le 23 mars puis d’aller mouiller aux Salins d’Hyères du 24 mars au 1er avril, sortant pour un entrainement antisurface du 2 au 12 avril, date à laquelle les cinq torpilleurs rentrent à Toulon.

Le Typhon sort pour une école à feux du 20 avril au 2 mai, faisant escale à l’Ile-Rousse du 3 au 8 mai avant un nouvel entrainement du 9 au 16 mai, mouillant aux salins d’Hyères du 17 au 24 mai, rentrant à Toulon le lendemain 25 mai.

Le 3 juin, le Typhon débarque ses munitions après avoir vidangé ses soutes puis est échoué dans le bassin Vauban n°6 le 4 juin pour presque six semaines au sec avec comme pour ses compères de la 7ème DTE, une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires (DCA, installation d’un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée ).

Armé pour essais le 18 juillet, il sort pour essais du 19 au 23 juillet, se ravitaille à Toulon le 24 juillet puis ressort pour remise en condition du 25 juillet au 12 août, à chaque fois en compagnie de son compère Tornade.

Après une école à feux commune du 15 au 25 août, les torpilleurs Typhon et Tornade vont mouiller aux Salins d’Hyères où ils sont rejoint le 2 septembre par La Tramontane qui venait d’achever son grand carénage.

Les trois torpilleurs sortent pour les essais du dernier torpilleur nommé du 2 au 5 septembre, se ravitaillent à Toulon le 6 septembre avant un stage de remise en condition du 7 au 21 septembre, date à laquelle la 7ème DTE rentre au complet à Toulon. Du 21 au 29 septembre 1941,la 7ème DTE effectue un entrainement ASM avec les sous-marins Redoutable et Vengeur de la 7ème DSM

Le 8 novembre 1941, la 1ère flottille de torpilleurs appareille pour un entrainement commun dans le Golfe du Lion en compagnie des cuirassés Provence et Lorraine, entrainement composé d’écoles à feux, de lancements de torpilles, d’entrainement à la défense aérienne à la mer, de combat antisurface. Les huit torpilleurs et les deux cuirassés rentrent à Toulon le 24 novembre.

Le 1er décembre 1941, le Typhon et ses compères Tramontane et Tornade quittent Toulon pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion jusqu’au 15 janvier 1942, date à laquelle les trois torpilleurs rentrent à Toulon pour entretien et permissions de l’équipage et ce jusqu’à la fin du mois.

Après une sortie d’essais et d’entrainement du 1er au 8 février, la Typhon, la Tramontane et la Tornade se ravitaillent à Toulon le 9 février puis mettent cap sur Mers-el-Kébir où ils arrivent le lendemain 10 février pour participer à un entrainement commun avec les divisions de torpilleurs d’escadre de la 3ème FTE en l’occurence les 8ème DTE (Le Bordelais La Trombe L’Alcyon) et 9ème DTE (Basque et Forbin).

Quand la 7ème DTE arrive en Algérie, si la 8ème DTE est au complet, la 9ème DTE est réduite au seul Basque, son compère le Le Forbin étant en grand carénage à Toulon. Cet exercice commun à lieu du 12 février au 8 mai, cet exercice étant doublé par les remises en condition des torpilleurs d’escadre Forbin et Basque qui avaient subit un grand carénage.

Les huit torpilleurs font escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, effectuant le 22 mai une parade navale avant de se séparer, la 7ème DTE rentrant à Toulon, les 8ème et 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

La 7ème DTE sort à nouveau pour entrainement, effectuant une école à feux du 30 mai au 4 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 5 au 12 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 13 juin 1942.

Après une école à feux du 17 au 22 juin et un entrainement au combat antisurface du 24 juin au 2 juillet, le torpilleur d’escadre Typhon participe aux essais (5 au 8 juillet) et à la remise en condition (10 au 25 juillet) du Tornade qui venait de connaître sa période d’indisponibilité estivale pour entretien et permissions de l’équipage.

Il est ensuite indisponible du 27 juillet au 17 août 1942, sortant pour essais du 18 au 20 août, se ravitaillant à Toulon avant de rallier le 21 août aux salins d’Hyères ses compères Tornade et Tramontane pour sa remise en condition. Les trois torpilleurs d’escadre sont à la mer du 22 août au 5 septembre, faisant escale à La Ciotat du 6 au 9 septembre avant de rentrer le lendemain 10 septembre 1942 à Toulon.

Les torpilleurs Typhon et Tramontane sortent pour entrainement du 15 au 27 septembre, effectuant plusieurs écoles à feux, des lancement de torpilles, des grenadages et des tirs sur cibles remorquées par des avions de l’armée de l’air et de l’aéronavale. Après une escale à Sète du 28 septembre au 3 octobre, les deux torpilleurs de la 7ème DTE rentrent à Toulon le lendemain 4 octobre 1942. Le Typhon et la Tramontane participe ensuite aux essais (8 au 11 octobre) et à la remise en condition (13 au 21 octobre) de la Tornade.

La Tornade et ses deux compères de la 7ème Division de Torpilleurs d’Escadre sortent le 28 octobre pour le dernier entrainement de division de l’année et ce du 28 octobre au 21 décembre, cet entrainement étant marqué par des escales à Port-Vendres et à Villefranche.

Après une période d’entretien à flot du 22 décembre 1942 au 10 janvier 1943, les trois torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 11 au 14 janvier et pour remise en condition du 16 au 30 janvier 1943.

Le 8 février, la 7ème DTE appareille en compagnie de la 1ère DTE (Le Mars La Palme) et du Fortuné _placé hors rang_ , direction Mers-El-Kébir où ils arrivent le 9 février pour un exercice commun avec les 8ème et 9ème DTE, exercice qui occupe les torpilleurs du 10 février au 3 mars 1943, les onze torpilleurs engagés faisant une escale commune en baie d’Ajaccio du 4 au 7 mars avant de rentrer dans leurs ports respectifs le 8 mars 1943.

La 7ème DTE sort du 13 au 21 mars, une sortie particulière puisque c’est la dernière de la division dans ce format, La Tramontane étant mise en position de complément le lendemain 22 mars 1943, prélude à son désarmement.

Les torpilleurs Typhon et Tornade effectuent un entrainement de division à partir du 30 mars quand ils quittent Toulon pour une école à feux du 30 mars au 5 avril, se ravitaillant à Toulon le 6 avril avant d’effectuer un entrainement à la défense aérienne du 7 au 15 avril, faisant escale à Nice du 16 au 20 avril avant de reprendre la mer pour un entrainement au combat antisurface du 21 au 29 avril, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 30 avril 1943.

Le 7 mai 1943, la 7ème DTE appareille en compagnie du cuirassé Lorraine pour un entrainement commun du 7 mai au 2 juin, date à laquelle les trois navires rentrent à Toulon.

Après une ultime sortie à la mer en compagnie du Typhon du 8 au 13 juin, le torpilleur Tornade est placé en position de complément le 14 juin 1943, entrainant la dissolution de la 7ème DTE.

Le Typhon se retrouve donc hors rang, sortant en solitaire pour entrainement du 20 juin au 2 juillet avant d’être indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 24 juillet, sortant pour essais du 25 au 28 juillet puis pour remise en condition du 30 juillet au 15 août.

Le Typhon effectue une école à feux du 22 août au 2 septembre, faisant escale à Alger du 3 au 9 septembre puis à Tunis du 11 au 15 septembre, rentrant à Toulon le 17 septembre au matin.

Le 25 septembre, il aurait du appareiller pour un nouvel entrainement quand il est victime d’une grave avarie de propulsion. L’inspection réalisée quelques heures plus tard après qu’un incendie eut été maitrisé confirme que l’état du Typhon nécessiterait d’importantes réparations, peu rentables d’autant que son désarmement approche.

Sommairement réparé, le Typhon est mis en position de complément le 15 octobre puis remorqué dans la Darse Neuve où il prend sur coffre la place de la Tramontane. Il passe ensuite au bassin (Vauban n°6) du 2 au 12 novembre 1943 pour préparer activement son désarmement.

Le torpilleur d’escadre Typhon est officiellement désarmé le 13 novembre 1943 et condamné le 14 novembre 1943 sous le numéro Q-12. C’était le dernier Bourrasque en service.

Il est remorqué au cimetière naval du Bregaillon le 15 novembre 1943 et y était toujours en septembre 1948.