14-Navires légers (11) avisos-coloniaux classe Bougainville (10)

Le Lapérouse

-Le Lapérouse est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) à Bordeaux le 7 juin 1940 lancé le 14 septembre 1940 et mis en service  le 8 janvier 1942.

Armé à Lorient (où il est arrivé le 14 septembre 1941), l’aviso colonial quitte le Morbihan le 9 septembre 1942 pour rallier Cayenne où il arrive le 19 septembre après dix jours de mer.

Dans la seule colonie française d’Amérique du Sud, l’aviso colonial aura pour mission d’y faire respecter notre souveraineté et de montrer le pavillon dans l’Atlantique Sud.

Comme ses autres sister-ships, il va effectuer des exercices avec des navires français de passage dans la région. C’est ainsi que du 10 au 17 mars 1944, il manoeuvre avec la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier) venue de Brest en compagnie du pétrolier Var. Les quatre navires venus de Brest effectuent une escale à Cayenne du 18 au 21 mars avant de quitter la colonie française pour poursuivrent leurs exercices.

Du 12 au 19 mars 1945, il effectue un exercice commun avec le croiseur léger Primauguet navire-amiral des FNFA.

Le 30 mars, le Lapérouse quitte Cayenne pour rallier Fort de France le 6 avril 1945 afin de subir son premier grand carénage. Il est mis au bassin du 8 avril au 12 juin 1945 pour remise en état et modernisation de ses capacités militaires selon des travaux identiques à ceux menés sur ses sister-ships.
Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 22 juin, effectuant ses essais du 23 au 25 juin puis sa remise en condition  du 27 juin au 12 juillet. Il quitte la Martinique le 13 juillet pour rallier Cayenne le 21 juillet 1945.

Du 26 au 29 novembre 1946, l’aviso Lapérouse effectue un exercice commun avec le croiseur-école Jeanne d’Arc et le destroyer brésilien Jurua.

Du 17 au 22 avril 1948, il effectue un exercice commun avec les croiseurs légers Gloire et Montcalm.

Le Lapérouse quitte Cayenne le 26 avril pour rallier Fort de France le 3 mai 1948. Il est mis au bassin du 5 mai au 15 août pour remise en état complète. Armé pour essais le 21 août, il sort pour essais les 22 et 23 août puis effectue sa remise en condition du 24 août au 4 septembre 1948 date de son retour à Cayenne.

Apprenant le début des combats en Norvège et au Danemark, il reprend aussitôt la mer pour patrouiller, guidé par le Loire 130 en attendant l’arrivée de moyens aériens supplémentaires pour renforcer la surveillance de l’Atlantique Sud.

Classe Bougainville CT

Caractéristiques Techniques de la classe Bougainville

Déplacement : standard 1969 tW 2126 tonnes en charge normale 2600 tonnes à pleine charge

Dimensions : longueur hors tout 103.70m entre perpendiculaires 98m largeur 12.70m tirant d’eau 4.50m

Propulsion : deux diesels Sulzer deux temps (Dumont d’Urville Savorgnan de Braa D’Iberville) ou Burmeister & Wain quatre temps (les autres) développant 3200ch et entrainant 2 hélices

Performances : vitesse maximale 15.5 noeuds rayon d’action 13000 miles nautiques à 8.5 noeuds 7600 miles nautiques à 14 noeuds

Electronique : projet d’embarquer un radar de navigation et un Asdic non réalisés avant guerre

Installations d’hydraviation : une grue et un emplacement pour un hydravion type Potez 452 ou Gourdou-Lesseure GL.832HY. Les hydravions ont été mis à terre en 1943/44 lors des grands carénages

Armement : trois canons de 138mm modèle 1927 sous masque (deux avant et un arrière), quatre canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples (ou en affûts doubles modèle 1933) et six mitrailleuses de 13.2mm en affûts doubles et jusqu’à 50 mines

En 1948, les Bougainville dispose toujours de trois canons de 138mm mais leur DCA à été nettement renforcée avec quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts doubles

Equipage : 13 officiers 21officiers-mariniers et 89 quartiers-maitres et matelots

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14-Navires légers (10) avisos-coloniaux classe Bougainville (9)

Le Beautemps-Beaupré

Le Beautemps-Beaupré en achèvement à flot

Le Beautemps-Beaupré en achèvement à flot

-Le Beautemps-Beaupré est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) à Bordeaux le 3 mai 1938 lancé le 20 juin 1939 et mis en service le 14 juillet 1940.

Officiellement classé aviso-hydrographe, il va être basé à Brest où la réorganisation de septembre 1940 l’affecte au groupement de soutien de la Flotte de l’Atlantique.

En temps de paix, il va service de navire hydrographe dans l’Atlantique et dans la Manche alors qu’en temps de guerre, il va service de patrouilleur et d’escorteur.

Du 5 janvier au 15 mars 1943, l’aviso-hydrographe est échoué au bassin Tourville de l’Arsenal de Brest pour subir son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 25 mars, sortant pour essais du 26 au 28 mars puis pour remise en condition du 30 mars au 15 avril 1943.

Le Beautemps-Beaupré va aussi assurer une autre mission, celle d’escorteur pour sous-marins lors de leur transit entre leur chantier constructeur, leur port d’armement _Cherbourg_ et leur base opérationnelle _Brest_ .

Le 6 octobre 1943, l’aviso quitte Cherbourg en compagnie du sous-marin La Martinique avec qui il rallie Brest.  Cinq mois plus tard, il récidive, escortant les sous-marins Ile de France et Ile de Ré de Nantes à Cherbourg (14-15 mars 1944) puis après une mission hydrographique en Manche et en mer du Nord retrouvant Cherbourg le 12 août 1944 pour prendre en charge les deux sous-marins sus-nommés pour les escorter de Cherbourg à Brest (13 août).

Le 15 avril 1945, le Beautemps-Beaupré quitte Brest pour un exercice commun avec les torpilleurs d’escadre Frondeur et Fougueux et les aviso-dragueurs L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse (3ème DEL).

Après une école à feux du 15 au 22 avril, les sept navires font escale à Lorient du 23 au 27 avril avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 avril au 8 mai 1945, les navires se ravitaillent à Lorient le 9 mai avant d’enchainer par un entrainement à la défense des convois, les aviso-dragueurs protégeant le Beautemps-Beaupré contre les torpilleurs d’escadre et ce du 10 au 17 mai. Après un nouveau ravitaillement à Lorient le 18 mai, les sept  navires effectuent un exercice de synthèse du 19 au 26 mai, rentrant à Brest le lendemain 27 mai 1945.

Du 10 janvier au 11 mars 1946, il est échoué au bassin Tourville pour un nouveau grand carénage, sortant pour essais les 15 et 16 mars avant remise en condition du 18 au 24 mars. Du 25 mars au 4 avril 1946, le Beautemps-Beaupré sort avec le torpilleur léger Le Kabyle pour un entrainement au combat antisurface qui participe à sa remise en condition.

Le 10 août, l’aviso colonial Beautemps-Beaupré sort en compagnie du Frondeur pour un entrainement de six semaines. Après une école à feux du 10 au 18 août, les deux navires font escale à Lorient du 19 au 24 août avant un entrainement au combat antisurface du 25 août au 2 septembre et une escale à Saint-Nazaire du 3 au 7 septembre.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 17 septembre, les deux navires rallient Lorient pour ravitaillement et pour préparer un exercice de raid amphibie.

Le Beautemps-Beaupré embarque à Lorient une compagnie de fusiliers marins pour un raid amphibie contre Noirmoutier défendu par une compagnie du 601ème Groupe d’Infanterie de l’Air normalement basé à Reims.

L’aviso escorté par le torpilleur force la passe du port de Noirmoutier et débarque ses fusiliers-marins qui vont s’emparer de l’île après une longue résistance des fantassins de l’air, rapidement débordé par la puissance de feu de l’aviso et du torpilleur. Après une escale à La Pallice du 19 au 24 septembre, le torpilleur d’escadre et l’aviso rentrent à Brest le lendemain.

Du 15 au 27 mars 1947, le Beautemps-Beaupré sort pour un entrainement commun avec le croiseur léger Georges Leygues, les deux navires se livrant à une série de joutes, l’aviso jouant soit un
cargo rapide à protéger ou un raider à détruire.

Les deux navires font escale à Saint-Malo du 28 mars au 2 avril avant un nouvel exercice avec école à feu du 3 au 12 avril, les deux navires rentrant à Brest le 14 avril 1947.

Le 1er septembre 1948, le Beautemps-Beaupré cesse d’être un navire hydrographe pour redevenir un aviso comme les autres. Il reste stationné à Brest mais se tient prêt à mener des missions de combat.

14-Navires légers (6) avisos-coloniaux classe Bougainville (5)

Le Rigault de Genouilly

Le Rigault de Genouilly

Le Rigault de Genouilly

-Le Rigaux de Genouilly est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux le 7 juillet 1931 lancé le 18 septembre 1932 et admis au service actif le 14 mars 1934.

Comme nombre de ses sister-ships, le Rigault de Genouilly est affecté en Extrême Orient au sein de la Division Navale d’Extrême Orient à partie de novembre 1934, étant affecté tantôt en Indochine tantôt en Chine.

Après une affectation à Nouméa de novembre 1937 à novembre 1938, il retrouve l’Indochine et la Chine jusqu’en novembre 1939 date à laquelle il est détaché à Madagascar pour assurer la surveillance d’une zone où pourraient opérer des raiders allemands.

La grande réorganisation de septembre 1940 l’affecte aux Forces Navales Françaises du Pacifique (FNFP) avec Nouméa comme port d’attache. Avant de rallier sa nouvelle affectation, il subit un grand carénage à Diego-Suarez.

Échoué au bassin du 15 septembre au 5 novembre 1940, il subit une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 17 novembre, exécutant ses essais officiels du 18 au 20  puis sa remise en condition du 22 novembre au 2 décembre 1940.

Il quitte Madagascar le lendemain 3 décembre 1940, traverse l’Océan Indien direction Singapour où il fait escale du 13 au 15 décembre. Reprenant la mer, il fait escale à Darwin du 22 au 26 décembre puis à Brisbane du 30 décembre 1940 au 2 janvier 1941 avant de rallier Nouméa le 7 janvier 1941.

Sur place, l’aviso colonial va effectuer des missions de présence et de maintien de l’ordre. Il est également un formidable ambassadeur de la France dans ses contrées lointaines et devient un invité régulier des ports australiens et néo-zélandais.

Le 12 mai 1942, le patrouilleur La Poursuivante arrive à Nouméa. Cet ancien torpilleur de classe Melpomène transformé en patrouilleur va relayer l’action de l’aviso colonial même si son rayon d’action limité est un défaut que l’on ne réussira jamais à corriger. Le Rigault de Genouilly participe aux essais du 28 au 31 mai puis à sa remise en condition du 2 au 16 juin 1942.

Les installations d’entretien à Nouméa étant limités, c’est en Australie que l’aviso colonial va subir ses grands carénages, plus précisément à l’Arsenal de Cockatoo à Sydney. C’était également un moyen de renforcer les liens entre la France et l’Australie.

Le premier de ce grand carénage à lieu du 15 janvier au 30 mars 1944 pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires. Il perd ses installations d’hydraviation et reçoit des pièces de DCA modernes (quatre canons de 37mm et six canons de 25mm en affûts doubles). Armé pour essais le 5 avril 1944, il sort pour essais du 6 au 8 avril puis pour remise en condition du 10 au 24 avril, l’aviso colonial rentrant à Nouméa le 1er mai 1944.

Le second à lieu du 15 avril au 24 juin 1947 pour une remise en état complète sans modernisation des capacités militaires. Armé pour essais le 1er juillet, il sort pour essais les 2 et 3 juillet puis pour remise en condition du 5 au 19 juillet, ralliant Nouméa le 26 juillet 1947.

Quand la guerre éclate en Europe, le Rigault de Genouilly continue à vaquer à ses occupations à savoir patrouiller autour du Caillou.

14-Navires légers (2) avisos coloniaux classe Bougainville (1)

B-Avisos coloniaux classe Bougainville

Montrez le pavillon aux quatre coins de l’Empire

Notre marine ressort du premier conflit mondial épuisée. Tout est à refaire, il faut restaurer des infrastructures, une flotte et des équipages. La priorité est donnée à la reconstruction d’unités légères type croiseurs, contre-torpilleurs, torpilleurs et sous-marins.

La police dans l’Empire Colonial à également besoin de navires modernes spécialement adaptés, des navires appelés «avisos pour campagnes lointaines» bien vite rebaptisés «avisos coloniaux» baptisés du nom de grands explorateurs. La vitesse étant sacrifiée, les avisos coloniaux sont propulsés par des moteurs diesels, une première pour des navires de ce tonnage ce qui leur donne une vitesse faible (19 nœuds) mais un appréciable rayon d’action (13000 miles nautiques à 8.5 nœuds).

Dix unités au total vont être construites. Les deux premiers sont financés par la tranche 1927, les deux suivant à la tranche 1929, deux à la tranche 1930, un à la tranche 1931, deux à la tranche 1937 et le dixième à la tranche 1938bis. Tous affectés dans l’empire sauf une unité déployée à Brest comme navire hydrographique.

Etudiés par l’ingénieur Antoine, le chef de la Section des petits bâtiments du Service Technique des Constructions Navales (STCN), les avisos coloniaux sont des navires de 2000 tW, des navires élégants, élégance liée aux passavents qui prolongent la teugue.

Navires de présence, la vitesse est sacrifiée au profit de l’autonomie d’où le choix d’une propulsion diesel. Bien armés, ils reçoivent des installations pour la mise en oeuvre d’un hydravion mais cette capacité vue comme un progrès se révéléra difficile à mettre en oeuvre.

Le Bougainville

Le Bougainville

Le Bougainville

-Le Bougainville est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) à Bordeaux le 25 novembre 1929 lancé le 21 avril 1931et admis au service actif le 15 février 1933.

A sa mise en service, le premier aviso-colonial est affecté en Indochine au sein des Forces Navales  en Extrême Orient (FNEO) mais en 1934/35 il est détaché dans l’Océan Indien (Station Navale de l’Océan Indien SNOI) avant de rallier la Division Navale du Levant en 1935/36.

De retour en Indochine en 1936/37, il passe deux ans au sein de la SNOI jusqu’en septembre 1939 quand il rallie les Antilles pour intégrer le dispositif allié des West Indies avec pour port d’attache Fort de France.

Il devient en septembre 1940 le navire-amiral des Forces Navales Françaises aux Antilles (FNFA), une force de souveraineté ayant pour mission la protection des Antilles françaises.

Depuis la station navale de Fort de France, il rayonnait dans toutes les Caraïbes à la fois pour des missions de souveraineté mais également des missions de représentation dans les ports étrangers de la région.

Du 14 mai au 2 août 1941, il est échoué au bassin à Fort de France pour un premier grand carénage destiné à le remettre totalement en état. Il était prévu de moderniser la DCA et de débarquer les installations d’hydraviation mais ces travaux sont reportés sine die. Le Potez 452 est de toute façon de moins en moins souvent embarqué (il est remplacé courant 1943 par un Loie 130C non rembarquable).

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 17 août, sortant pour essais les 17 et 18  avant remise en condition du 19 au 31 août 1941.

Le 1er mai 1942, le patrouilleur (ex-torpilleur) Baliste arrive à Fort de France pour renforcer les moyens des FNFA.

L’aviso colonial Bougainville participe également à des exercices avec des navires venus de métropole. Par exemple du 19 au 24 janvier 1944, l’aviso colonial effectue un exercice bilatéral avec le contre-torpilleur Desaix qui effectuait sa traversée de longue durée avant son affectation en Méditerranée.

Le 9 février 1944, le Bougainville et le pétrolier Loing accueillent à Fort de France les contre-torpilleurs Milan Epervier et Vautour de la 6ème DCT accompagnés du pétrolier Var, les quatre navires venant de Brest.

Après un entrainement de base du 11 au 15 février, l’aviso colonial et la 6ème DCT subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 16 au 23 février, faisant ensuite escale à Pointe à Pitre du 24 au 27 février.

Ils enchainent par un exercice de protection, les trois contre-torpilleurs devant protéger le Loing et le Var contre le Bougainville qui symbolisait un croiseur auxiliaire allemand et ce du 28 février au 4 mars 1944. La 6ème DCT et le Var quittent Fort de France le 5 mars pour Cayenne (Guyane).

Le 26 mai 1944, le croiseur léger Primauguet devient navire-amiral des Forces Navales Françaises aux Antilles (FNFA) avec Fort de France comme port d’attache remplaçant le Bougainville. L’aviso colonial participe à la remise en condition du Primauguet du 9 au 25 juin, faisant escale à Pointe à Pitre du 26 au 30 juin 1944.

L’exercice de défense aérienne à la mer exécuté du 1er au 8 juillet 1944 permet au Bougainville d’étrenner sa nouvelle DCA. Aux quatre canons de 37mm modèle 1925 et aux six mitrailleuses de 13.2mm en trois affûts doubles, le Bougainville à préféré quatre canons de 37mm modèle 1941 en deux affûts doubles et six canons de 25mm modèle 1939-40 en trois affûts doubles.

Après une nouvelle escale à Pointe à Pitre du 9 au 12 juillet, les deux navires rentrent le lendemain à Fort de France. Le 14 juillet 1944, une mini-revue navale est organisée au large de Fort de France avec le croiseur léger, l’aviso colonial et le pétrolier qui dans la foulée prend la mer pour le Texas afin de charger du mazout.

Le Bougainville est mis au bassin du 15 juillet au 5 août 1944 pour un nouveau grand carénage qui voit le navire être totalement remis en état (changement des hélices notamment), les installations d’hydraviation débarquées et la DCA installée précédemment revue et corrigée notamment au niveau de l’emplacement des pièces.
Armé pour essais le 20 août 1944, le Bougainville effectue ses essais officiels du 21 au 23 août puis sa remise en condition du 25 août au 8 septembre 1944, faisant escale à Miami du 9 au 12 septembre et à La Havane du 14 au 20 septembre avant de rentrer à Fort de France le 22 septembre 1944.

Du 11 au 30 janvier 1945, le Bougainville participe à un entrainement avec le croiseur léger  puis participe à la remise en condition du Primauguet du 21 juillet au 3 août, les deux navires faisant ensuite escale à Oranjestad (Aruba) du 4 au 8 août, à Wilhelmstad (Curacao) du 9 au 14 août, à Caracas (Venezuela) du 16 au 19 août avant de rentrer à Fort de France le 22 août 1945.

Le Bougainville subit un nouveau grand carénage à Fort de France, étant échoué du 1er juillet au 15 septembre 1947. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 1er octobre, effectuant ses essais officiels du 2 au 4 octobre avant remise en condition du 6 au 20 octobre 1947.

Le 21 décembre 1947, le cuirassé Gascogne et ses torpilleurs d’escorte Durandal et Dague arrivent à Fort de France, faisant escale cinq jours avant un exercice avec l’aviso colonial du 27 décembre 1947 au 2 janvier 1948.

Le 2 mars 1948 arrivent à Fort de France les croiseurs légers Gloire et Montcalm venus de Brest qui font escale jusqu’au 8 mars avant de reprendre la mer pour exercices de surveillance, de manoeuvre aviation, de bombardement littoral et d’escorte/attaque de convois en compagnie de l’aviso-colonial Bougainville qui joue alternativement le rôle d’un cargo rapide à  protéger ou d’un croiseur auxiliaire. Les croiseurs légers font escale à Fort de France du 24 au 27 mars 1948 avant de quitter la Martinique.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, le Bougainville est à la mer. Il reçoit l’ordre d’augmenter sa vigilance contre de possibles raiders allemands dans les Caraïbes et dans l’Atlantique en liaison notamment avec le Lapérouse basé à Cayenne en attendant le croiseur léger Jeanne d’Arc.

11-Torpilleurs d’escadre (39)

L’Aventurier

En construction à Bordeaux, l'Aventurier à gauche et à droite l'Opiniâtre

En construction à Bordeaux, l’Aventurier à gauche et à droite l’Opiniâtre

-L’Aventurier est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 4 août 1939 et lancé le 23 janvier 1941 pour une période d’achèvement à flot. 

Le 6 juin 1941, il quitte son chantier constructeur pour rallier son port d’armement, Lorient où il retrouve l’Opiniâtre.

Le torpilleur d’escadre L’Aventurier est officiellement admis au service actif le 19 décembre 1941.

Le lendemain 20 décembre, l’Aventurier et l’Opiniâtre quittent Lorient pour rallier dans la journée Brest où ils retrouvent le Jean Bart qui après sa traversée de longue durée subissait une période de travaux. La première sortie avec le Jean Bart à lieu du 20 janvier au 8 février 1942 permettant aux deux torpilleurs de prendre leurs marques.

Le Jean Bart étant indisponible du 24 juin au 15 juillet 1942, les deux torpilleurs d’escadre sont eux aussi indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage, cette indisponibilité étant mise à profit pour moderniser la DCA avec six canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

L’Aventurier et L’Opiniâtre sortent pour essais du 16 au 21 juillet puis pour remise en condition du 24 juillet au 12 août en compagnie du cuirassé dont ils assurent la protection antiaérienne, antisurface et anti-sous-marine.

Du 20 octobre au 4 novembre 1942, l’Aventurier et l’Opiniâtre accompagnent le Jean Bart dans un exercice bilatéral franco-britannique.

Après une période d’entretien à flot du 4 au 15 février 1943, les torpilleurs d’escadre l’Aventurier et l’Opiniâtre vont participer à une croisière en Amérique Centrale en compagnie du cuirassé Jean Bart, une croisière semblable à celle menée un an plus tôt par la DNF menée par le cuirassé Richelieu.

Cette croisière voit le cuirassé et les torpilleurs accompagné par le pétrolier Var quitter Brest le 20 février et faire successivement escale à Jacksonville, à La Havane, à Kingston, à Veracruz (Mexique), à Colon (Panama), à Fort de France avant de rentrer à Brest le 16 avril 1943.

Le Jean Bart subissant un petit carénage du 4 juillet au 20 décembre 1943, les deux torpilleurs d’escadre vont sortir seuls pour entrainement.

L’Aventurier sort pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 7 au 17 juillet puis après ravitaillement à Brest le 18 juillet un entrainement au combat antisurface du 19 au 25 juillet, date de son retour à Brest.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juillet au 16 août 1943, sortant pour essais du 17 au 20 août et pour remise en condition du 22 août au 5 septembre en compagnie de l’Opiniâtre.

L’Aventurier et l’Opiniâtre sortent ensuite pour entrainement du 12 septembre au 30 octobre, les deux torpilleurs faisant escale à Rouen du 31 octobre au 4 novembre, rentrant à Brest le lendemain.

Les deux torpilleurs d’escadre sortent à nouveau pour entrainement du 14 novembre au 17 décembre avant de rentrer à Brest le 18.

Après une période d’entretien à flot du 19 au 27 décembre et des essais du 28 décembre au 1er janvier, l’Aventurier et l’Opiniâtre sortent pour les essais du Jean Bart du 3 au 10 janvier puis pour sa remise en condition, d’abord dans le golfe de Gascogne du 11 au 21 janvier puis à Rufisque du 28 janvier au 10 février, le Jean Bart et ses deux torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le 17 février 1944.

Du 3 au 20 mai 1944, l’Aventurier et l’Opiniâtre participent avec le cuirassé Jean Bart et la 1ère DCT à un exercice bilatéral franco-britannique baptisé «Entente Cordiale» en compagnie du porte-avions HMS Illustrious, du cuirassé HMS Lion, du croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X, les navires français formant la force Y. La Force Y rentre à Brest le 30 mai 1944.

Alors que le Jean Bart est indisponible pour entretien à flot (1er juin au 5 juillet), ses torpilleurs d’escadre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 juin, sortant pour essais et remise en condition du 23 juin au 3 juillet. Ils participent ensuite aux essais (6 au 10 juillet) et à la remise en condition (15 juillet au 2 août) du cuirassé Jean Bart.

Le 3 août, les deux torpilleurs d’escadre et le cuirassé quittent Brest pour une école à feu à Rufisque, arrivant à Dakar le 8 août. L’école à feu à lieu du 10 au 27 août avant une nouvelle escale à Dakar du 28 août au 1er septembre.

Après un nouvel exercice de combat du 2 au 10 septembre, ils quittent l’Afrique noire, faisant escale à Casablanca du 14 au 19 septembre, à Lisbonne du 21 au 25 septembre, à Bordeaux du 27 au 30 septembre, rentrant à Brest le lendemain.

L’Aventurier sort pour entrainement à partir du 24 février, exécutant une école à feux du 24 février au 4 mars avant une escale à La Pallice du 5 au 10 mars, un entrainement au combat antisurface du 11 au 18 mars, une escale à Saint-Nazaire du 19 au 22 mars avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 23 au 29 mars, date de son retour à Brest.

Débarquant ses munitions et vidangeant ses soutes, l’Aventurier est échoué au bassin 4 de l’Arsenal de Brest du 31 mars au 5 mai pour remise en état complète et une modernisation notamment de l’électronique et de la DCA.

Il reçoit un Asdic plus perfectionné, un radar de veille combinée, un radar de conduite de tir et un radar de navigation ainsi qu’une DCA plus fournie avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Armé pour essais le 17 mai, il sort pour essais du 18 au 21 mai puis pour remise en condition du 23 mai au 6 juin en compagnie de l’Opiniâtre,  les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 7 juin 1945.

L’Aventurier et l’Opiniâtre sortent pour entrainement du 14 juin au 25 juillet, rentrant à Brest le lendemain. L’Aventurier sort ensuite seul pour entrainement, effectuant une école à feux du 30 juillet au 7 août, faisant escale à Lorient du 8 au 10 août avant un entrainement au combat antisurface du 11 au 16 août, rentrant dans la journée à Brest.

L’Aventurier est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 août au 7 septembre, sortant pour essais (8 au 11 septembre) et remise en condition (23 août au 6 septembre) en compagnie de l’Opiniâtre, les deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Biaritz du 1er au 4 octobre, à Bordeaux du 5 au 10 octobre, à La Pallice du 11 au 15 octobre, à Saint-Nazaire du 16 au 21 octobre, à Concarneau du 22 au 27 octobre avant de rentrer à Brest le lendemain 28 octobre 1945.

Après un entrainement commun du 7 novembre au 24 décembre 1945, l’Aventurier et l’Opiniâtre participent ensuite aux essais du Jean Bart du 5 au 12 janvier puis à sa remise en condition  dans le Golfe de Gascogne du 14 au 31 janvier 1946.

Du 12 avril au 12 mai 1946, les deux torpilleurs d’escadre accompagnent le Jean Bart pour une école à feux à Rufisque du 24 avril au 5 mai, cette école qui devait commencer le 17 avril est retardée par des émeutes à Dakar, émeutes réprimées en partie par la compagnie de débarquement du cuirassé qui est mise à terre du 17 au 23 avril pour soutenir la police locale.

L’Aventurier et l’Opiniâtre sont indisponibles du 15 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet avant de reprendre l’entrainement du 18 juillet au 3 août en compagnie du cuirassé Jean Bart.

Les torpilleurs d’escadre l’Aventurier et l’Opiniâtre accompagnent le cuirassé Jean Bart pour entrainement d’abord au large de Dakar du 3 au 12 septembre avant l’exercice «Tricolor» du 30 septembre au 15 octobre en compagnie de la marine brésilienne. Les trois navires après un crochet par l’Argentine puis par le Portugal rentrent à Brest le 15 novembre 1946.

Le cuirassé Jean Bart étant en petit carénage du 15 décembre 1946 au 24 mars 1947, les deux torpilleurs d’escadre se retrouvent sans navire à protéger.

L’Aventurier et l’Opiniâtre subissent une période d’entretien à flot du 15 décembre 1946 au 3 janvier 1947, sortant pour essais du 4 au 7 janvier puis pour remise en condition du 9 au 24 janvier, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 25 janvier 1947.

Après un entrainement avec son compère l’Opiniâtre du 2 février au 22 mars, l’Aventurier participe aux essais et à la remise en condition du Jean Bart du 27 mars au 15 avril avant une école à feu à Rufisque du 20 avril au 5 mai 1947, les trois navires rentrant à Brest le 10 mai 1947.

Du 1er au 21 juin, les torpilleurs d’escadre L’Aventurier et l’Opiniâtre participent avec le cuirassé Jean Bart au sein de la force G à l’exercice «Entente Cordiale». Les navires français rentrant à Brest le 17 juillet 1947.

L’Aventurier et l’Opiniâtre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juillet au 21 août 1947 en compagnie du Jean Bart avec lequel ils sortent pour essais du 22 au 25 août avant de reprendre l’entrainement à partir du 29 août au 5 septembre 1947.

Suite à une poussée de tension entre la France et l’Italie, le Jean Bart est déployé avec ses torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier en Méditerranée à partir du 25 septembre, ce déploiement temporaire, devenant définitif à partir du 2 décembre 1947 quand le Jean Bart est redéployé à Mers-El-Kébir comme navire-amiral de la 4ème Escadre.

Alors que le Jean Bart et l’Opiniâtre sont en carénage, l’Aventurier redéployé temporairement à Toulon sort pour une école à feux du 15 au 23 mars, faisant escale à Bastia du 24 au 27 mars avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 mars au 4 avril. Il fait escale à Nice du 5 au 10 avril avant un entrainement au combat antisurface du 11 au 19 avril, rentrant le lendemain à Toulon.

L’Aventurier subit alors un grand carénage, étant échoué au bassin Vauban (n°6) du 21 avril au 27 mai avant une période de travaux à flot. Il sort ensuite pour essais du 3 au 6 juin et pour remise en condition du 8 au 18 juin en compagnie de l’Opiniâtre, les deux torpilleurs d’escadre quittant le même jour Toulon en compagnie du cuirassé Jean Bart pour une école à feux à Rufisque du 4 au 12 juillet, les trois navires rentrant à Mers-El-Kébir le 17 juillet 1948.

Jusqu’en septembre 1948, les deux torpilleurs d’escadre sortent avec le Jean Bart au large de Mers-El-Kébir, passant au régime de guerre à partir du 22 août 1948.

L’Aventurier

 

-L’Aventurier est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 4 août 1939 et lancé le 23 janvier 1941 pour une période d’achèvement à flot.

 

Le 6 juin 1941, il quitte son chantier constructeur pour rallier son port d’armement, Lorient où il retrouve l’Opiniâtre.

 

Le torpilleur d’escadre L’Aventurier est officiellement admis au service actif le 19 décembre 1941.

 

Le lendemain 20 décembre, l’Aventurier et l’Opiniâtre quittent Lorient pour rallier dans la journée Brest où ils retrouvent le Jean Bart qui après sa traversée de longue durée subissait une période de travaux. La première sortie avec le Jean Bart à lieu du 20 janvier au 8 février 1942 permettant aux deux torpilleurs de prendre leurs marques.

 

Le Jean Bart étant indisponible du 24 juin au 15 juillet 1942, les deux torpilleurs d’escadre sont eux aussi indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage, cette indisponibilité étant mise à profit pour moderniser la DCA avec six canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

 

L’Aventurier et L’Opiniâtre sortent pour essais du 16 au 21 juillet puis pour remise en condition du 24 juillet au 12 août en compagnie du cuirassé dont ils assurent la protection antiaérienne, antisurface et anti-sous-marine.

Du 20 octobre au 4 novembre 1942, l’Aventurier et l’Opiniâtre accompagnent le Jean Bart dans un exercice bilatéral franco-britannique.

 

Après une période d’entretien à flot du 4 au 15 février 1943, les torpilleurs d’escadre l’Aventurier et l’Opiniâtre vont participer à une croisière en Amérique Centrale en compagnie du cuirassé Jean Bart, une croisière semblable à celle menée un an plus tôt par la DNF menée par le cuirassé Richelieu.

 

Cette croisière voit le cuirassé et les torpilleurs accompagné par le pétrolier Var quitter Brest le 20 février et faire successivement escale à Jacksonville, à La Havane, à Kingston, à Veracruz (Mexique), à Colon (Panama), à Fort de France avant de rentrer à Brest le 16 avril 1943.

 

Le Jean Bart subissant un petit carénage du 4 juillet au 20 décembre 1943, les deux torpilleurs d’escadre vont sortir seuls pour entrainement.

 

L’Aventurier sort pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 7 au 17 juillet puis après ravitaillement à Brest le 18 juillet un entrainement au combat antisurface du 19 au 25 juillet, date de son retour à Brest.

 

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juillet au 16 août 1943, sortant pour essais du 17 au 20 août et pour remise en condition du 22 août au 5 septembre en compagnie de l’Opiniâtre.

 

L’Aventurier et l’Opiniâtre sortent ensuite pour entrainement du 12 septembre au 30 octobre, les deux torpilleurs faisant escale à Rouen du 31 octobre au 4 novembre, rentrant à Brest le lendemain.

 

Les deux torpilleurs d’escadre sortent à nouveau pour entrainement du 14 novembre au 17 décembre avant de rentrer à Brest le 18.

 

Après une période d’entretien à flot du 19 au 27 décembre et des essais du 28 décembre au 1er janvier, l’Aventurier et l’Opiniâtre sortent pour les essais du Jean Bart du 3 au 10 janvier puis pour sa remise en condition, d’abord dans le golfe de Gascogne du 11 au 21 janvier puis à Rufisque du 28 janvier au 10 février, le Jean Bart et ses deux torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le 17 février 1944.

 

Du 3 au 20 mai 1944, l’Aventurier et l’Opiniâtre participent avec le cuirassé Jean Bart et la 1ère DCT à un exercice bilatéral franco-britannique baptisé «Entente Cordiale» en compagnie du porte-avions HMS Illustrious, du cuirassé HMS Lion, du croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X, les navires français formant la force Y. La Force Y rentre à Brest le 30 mai 1944.

 

Alors que le Jean Bart est indisponible pour entretien à flot (1er juin au 5 juillet), ses torpilleurs d’escadre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 juin, sortant pour essais et remise en condition du 23 juin au 3 juillet. Ils participent ensuite aux essais (6 au 10 juillet) et à la remise en condition (15 juillet au 2 août) du cuirassé Jean Bart.

 

Le 3 août, les deux torpilleurs d’escadre et le cuirassé quittent Brest pour une école à feu à Rufisque, arrivant à Dakar le 8 août. L’Ecole à feu à lieu du 10 au 27 août avant une nouvelle escale à Dakar du 28 août au 1er septembre.

 

 

 

Après un nouvel exercice de combat du 2 au 10 septembre, ils quittent l’Afrique noire, faisant escale à Casablanca du 14 au 19 septembre, à Lisbonne du 21 au 25 septembre, à Bordeaux du 27 au 30 septembre, rentrant à Brest le lendemain.

 

L’Aventurier sort pour entrainement à partir du 24 février, exécutant une école à feux du 24 février au 4 mars avant une escale à La Pallice du 5 au 10 mars, un entrainement au combat antisurface du 11 au 18 mars, une escale à Saint Nazaire du 19 au 22 mars avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 23 au 29 mars, date de son retour à Brest.

 

Débarquant ses munitions et vidangeant ses soutes, l’Aventurier est échoué au bassin 4 de l’Arsenal de Brest du 31 mars au 5 mai pour remise en état complète et une modernisation notamment de l’électronique et de la DCA.

 

Il reçoit un Asdic plus perfectionné, un radar de veille combinée, un radar de conduite de tir et un radar de navigation ainsi qu’une DCA plus fournie avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

 

Armé pour essais le 17 mai, il sort pour essais du 18 au 21 mai puis pour remise en condition du 23 mai au 6 juin en compagnie de l’Opiniâtre, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 7 juin 1945.

 

L’Aventurier et l’Opiniâtre sortent pour entrainement du 14 juin au 25 juillet, rentrant à Brest le lendemain. L’Aventurier sort ensuite seul pour entrainement, effectuant une école à feux du 30 juillet au 7 août, faisant escale à Lorient du 8 au 10 août avant un entrainement au combat antisurface du 11 au 16 août, rentrant dans la journée à Brest.

 

L’Aventurier est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 août au 7 septembre, sortant pour essais (8 au 11 septembre) et remise en condition (23 août au 6 septembre) en compagnie de l’Opiniâtre, les deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Biaritz du 1er au 4 octobre, à Bordeaux du 5 au 10 octobre, à La Pallice du 11 au 15 octobre, à Saint Nazaire du 16 au 21 octobre, à Concarneau du 22 au 27 octobre avant de rentrer à Brest le lendemain 28 octobre 1945.

 

Après un entrainement commun du 7 novembre au 24 décembre 1945, l’Aventurier et l’Opiniâtre participent ensuite aux essais du Jean Bart du 5 au 12 janvier puis à sa remise en condition dans le Golfe de Gascogne du 14 au 31 janvier 1946.

 

Du 12 avril au 12 mai 1946, les deux torpilleurs d’escadre accompagnent le Jean Bart pour une école à feux à Rufisque du 24 avril au 5 mai, cette école qui devait commencer le 17 avril est retardée par des émeutes à Dakar, émeutes réprimées en partie par la compagnie de débarquement du cuirassé qui est mise à terre du 17 au 23 avril pour soutenir la police locale.

 

L’Aventurier et l’Opiniâtre sont indisponibles du 15 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet avant de reprendre l’entrainement du 18 juillet au 3 août en compagnie du cuirassé Jean Bart.

 

Les torpilleurs d’escadre l’Aventurier et l’Opiniâtre accompagnent le cuirassé Jean Bart pour entrainement d’abord au large de Dakar du 3 au 12 septembre avant l’exercice «Tricolor» du 30 septembre au 15 octobre en compagnie de la marine brésilienne. Les trois navires après un crochet par l’Argentine puis par le Portugal rentrent à Brest le 15 novembre 1946.

 

Le cuirassé Jean Bart étant en petit carénage du 15 décembre 1946 au 24 mars 1947, les deux torpilleurs d’escadre se retrouvent sans navire à protéger.

 

L’Aventurier et l’Opiniâtre subissent une période d’entretien à flot du 15 décembre 1946 au 3 janvier 1947, sortant pour essais du 4 au 7 janvier puis pour remise en condition du 9 au 24 janvier, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 25 janvier 1947.

 

Après un entrainement avec son compère l’Opiniâtre du 2 février au 22 mars, l’Aventurier participe aux essais et à la remise en condition du Jean Bart du 27 mars au 15 avril avant une école à feu à Rufisque du 20 avril au 5 mai 1947, les trois navires rentrant à Brest le 10 mai 1947.

 

Du 1er au 21 juin, les torpilleurs d’escadre L’Aventurier et l’Opiniâtre participent avec le cuirassé Jean Bart au sein de la force G à l’exercice «Entente Cordiale». Les navires français rentrant à Brest le 17 juillet 1947.

 

L’Aventurier et l’Opiniâtre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juillet au 21 août 1947 en compagnie du Jean Bart avec lequel ils sortent pour essais du 22 au 25 août avant de reprendre l’entrainement à partir du 29 août au 5 septembre 1947.

 

Suite à une poussée de tension entre la France et l’Italie, le Jean Bart est déployé avec ses torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier en Méditerranée à partir du 25 septembre, ce déploiement temporaire, devenant définitif à partir du 2 décembre 1947 quand le Jean Bart est redéployé à Mers-El-Kébir comme navire-amiral de la 4ème Escadre.

 

Alors que le Jean Bart et l’Opiniâtre sont en carénage, l’Aventurier redéployé temporairement à Toulon sort pour une école à feux du 15 au 23 mars, faisant escale à Bastia du 24 au 27 mars avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 mars au 4 avril. Il fait escale à Nice du 5 au 10 avril avant un entrainement au combat antisurface du 11 au 19 avril, rentrant le lendemain à Toulon.

 

L’Aventurier subit alors un grand carénage, étant échoué au bassin Vauban (n°6) du 21 avril au 27 mai avant une période de travaux à flot. Il sort ensuite pour essais du 3 au 6 juin et pour remise en condition du 8 au 18 juin en compagnie de l’Opiniâtre, les deux torpilleurs d’escadre quittant le même jour Toulon en compagnie du cuirassé Jean Bart pour une école à feux à Rufisque du 4 au 12 juillet, les trois navires rentrant à Mers-El-Kébir le 17 juillet 1948.

 

Jusqu’en septembre 1948, les deux torpilleurs d’escadre sortent avec le Jean Bart au large de Mers-El-Kébir, passant au régime de guerre à partir du 22 août 1948.

11-Torpilleurs d’escadre (33)

Le Lansquenet

Le torpilleur Lansquenet en 1940

Le torpilleur Lansquenet en 1940

-Le Lansquenet est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 17 décembre 1936 et lancé 20 mai 1939 avant de subir une période d’achèvement à flot qui se termine le 15 mars 1940 quand il quitte Bordeaux pour rallier Lorient son port d’armement où il retrouve son sister-ship Fleuret avec lequel il va escorter le croiseur de bataille de Strasbourg.

Le torpilleur d’escadre Lansquenet est officiellement admis au service actif le 6 août 1940.

Le Lansquenet et le Fleuret quittent Lorient le 7 août 1940, les deux torpilleurs faisant escale à Lisbonne du 10 au 13 août puis à Casablanca du 15 au 18 avant de rallier Toulon le 22 août 1940.

Le lendemain, les deux torpilleurs sortent pour la première fois en mer en compagnie de leur protégé, le croiseur de bataille Strasbourg, les trois navires étant en mer du 23 août au 7 septembre, faisant escale à Marseille du 8 au 12 septembre avant de rallier Toulon le lendemain 13 septembre 1940.

Du 20 mars au 4 mai 1941, le Strasbourg est immobilisé pour un petit carénage. Le Lansquenet sort en compagnie du Fleuret pour entrainement du 21 mars au 2 avril, du 9 au 17 avril et du 20 au 28 avril, rentrant le lendemain 29 avril 1941 à Toulon.

Le Lansquenet sort pour une école à feux du 5 au 12 mai, participant ensuite à la remise en condition du Fleuret du 16 au 21 mai 1941, date à laquelle les deux torpilleurs rentrent à Toulon. Le Lansquenet et le Fleuret participent ensuite aux essais (23 au 30 mai) et à la remise en condition du Strasbourg  (4 au 12 juin) avant de reprendre une activité classique, suivant comme son ombre le croiseur de bataille.

Comme le Strasbourg, Le Lansquenet et le Fleuret sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 12 août, sortant ensuite en compagnie du Strasbourg pour essais (13 au 18 août) et pour remise en condition (20 août au 2 septembre), remise en condition suivit d’un entrainement à Rufisque du 16 septembre au 4 octobre, les trois navires étant de retour à Toulon le 22 octobre 1941.

Le Strasbourg subissant un petit carénage du 17 décembre 1941 au 12 mai 1942, les torpilleurs Fleuret et Lansquenet vont continuer leur entrainement seul après une période de travaux à flot du 18 décembre 1941 au 4 janvier 1942.

Les deux torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 5 au 8 janvier puis pour remise en condition du 10 au 25 janvier, mouillant aux salins d’Hyères du 26 au 31 janvier avant de rentrer à Toulon le lendemain 1er février 1942.

Le Lansquenet et le Fleuret sort successivement pour entrainement du 8 février au 18 mars puis du 27 mars au 4 mai, les deux torpilleurs d’escadre  faisant escale à Alger du 5 au 8 mai et à Oran du 9 au 14 mai avant de rentrer à Toulon le 15 mai 1942.

Le Fleuret et le Lansquenet participent ensuite aux essais (13 au 20 mai 4 au 12 juin) et à la remise en condition (17 juin au 4 juillet) du Strasbourg, les trois navires effectuant un entrainement au large de Dakar du 4 août au 4 septembre, quittant Dakar le 11 septembre pour rentrer à Toulon le 22 septembre 1942.

Du 3 mars au 12 avril 1943, le Strasbourg est indisponible suite à une avarie. Les Lansquenet et Fleuret sortent pour entrainement du 8 mars au 1er avril,, faisant escale à Sète du 2 au 6 avril avant de rentrer à Toulon le 7 avril 1943.

Le Lansquenet et le Fleuret participe aux essais du Strasbourg du 14 au 19 avril avant une remise en condition au large des côtes orientales de la Corse du 21 avril au 5 mai, les trois navires mouillant à Porto-Vecchio du 6 au 11 mai avant de rentrer à  Toulon le 13 mai 1943. Du 2 juin au 27 juillet, les trois navires s’entrainent au large de Dakar, rentrant à Toulon le 14 août.

Le Lansquenet effectue une école à feux du 21 au 30 août, rentrant à Toulon le lendemain avant de connaître sa période d’indisponibilité estivale du 3 au 21 septembre 1943.

Il sort ensuite pour essais et remise en condition du 22 septembre au 8 octobre en compagnie du Fleuret, le Strasbourg victime d’une avarie devant rentrer réparer à Toulon du 25 au 30 septembre pendant que les deux torpilleurs continuaient l’entrainement de leur côté avant d’être rejoints par le Strasbourg le 1er octobre.

Le Strasbourg victime d’un échouage à Dakar le 17 juin 1944 va rester immobilisé pour réparations jusqu’au 15 août 1945 à Bizerte. Le Lansquenet et le Fleuret vont accompagner le croiseur de bataille jusqu’à Bizerte le 2 août 1944 avant de rentrer à Toulon le 5 août 1944 pour subir un grand carénage.

Le Lansquenet sort pour entrainement du 12 au 22 août, faisant escale à Nice du 23 au 27 août avant de rallier Toulon le lendemain 28 août 1944.

Il subit ensuite à son tour un grand carénage en étant échoué dans le bassin Vauban n°6 du 9 septembre au 12 octobre pour une remise en état complète et une modernisation de l’électronique et de la DCA, cette dernière étant portée à dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Après une période de travaux à flot, le Lansquenet est armé pour essais le 26 octobre 1944, sortant du 27 au 30 octobre pour ses essais puis du 1er au 15 novembre pour sa remise en condition,les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 16 au 20 novembre, à Bastia du 21 au 25 novembre, à Porto-Vecchio du 26 au 30 novembre, à Tunis du 2 au 7 décembre, à Sfax du 10 au 14 décembre, à Beyrouth du 18 au 21 décembre, à Bizerte du 24 au 27 décembre avant de rentrer à Toulon le 30 décembre 1944.

Le Lansquenet et le Fleuret quittent Toulon le 10 janvier 1945 pour un entrainement commun avec la 1ère DT jusqu’au 8 février, les six navires rentrant le lendemain à Toulon. Les Lansquenet et Fleuret sont à nouveau à la mer pour un entrainement en duo du 21 février au 5 avril 1945

Le 15 avril 1945, les deux torpilleurs d’escadre auraient du appareiller pour un entrainement de division mais le Fleuret est victime d’une avarie, laissant seul le Lansquenet sortir pour une école à feux du 15 au 23 avril, faisant escale à La Ciotat du 24 au 28 avril avant un entrainement au combat antisurface du 29 avril au 4 mai, rentrant le lendemain 5 mai 1945. Il participe ensuite aux essais (6 au 9 mai) et à la remise en condition (11 au 25 mai) du Fleuret.

Le 3 juin 1945, le Lansquenet et le Fleuret sortent à nouveau pour entrainement, entrainement qui occupe les deux torpilleurs jusqu’au 21 juillet, date du retour des deux navires à Toulon.

Le Lansquenet sort à nouveau pour une école à feux du 25 juillet au 5 août, rentrant à Toulon le lendemain 6 août. Il est ensuite indisponible du 12 août au 2 septembre, sortant pour essais (3 au 6 septembre) et remise en condition (8 au 15 septembre) à chaque fois en compagnie du Lansquenet.

Le 17 septembre 1945, les deux torpilleurs quittent Toulon pour rallier Bizerte et retrouver le Strasbourg avec lequel ils sortent pour essais du 22 au 27 septembre avant de reprendre l’entrainement par un exercice majeur.

En effet du 30 septembre au 15 octobre 1945, le croiseur de bataille Strasbourg s’entraine avec son sister-ship Dunkerque, les quatre torpilleurs d’escadre Le Hardi L’Epée Fleuret et Lansquenet, la 6ème DC (De Grasse Chateaurenault Guichen) et de la 2ème DCT composé des modernes et puissants Bayard Du Guesclin Turenne.

Après une escale à Mers-El-Kébir du 16 au 20 octobre, les deux croiseurs de bataille, les quatre torpilleurs d’escadre, les deux croiseurs De Grasse et Guichen et les trois contre-torpilleurs gagnent Dakar le 25 octobre pour une école à feu à Rufisque du 26 octobre au 12 novembre, rentrant tous à Toulon le 19 novembre 1945.

Le 17 août 1946, le croiseur de bataille Strasbourg appareille de Mers-El-Kebir pour une tournée dans les Caraïbes en compagnie de ses torpilleurs d’escadre Le Fleuret et Lansquenet et du pétrolier-ravitailleur La Baïse.

La jonction avec les croiseurs Suffren et Chateaurenault venus de Toulon se fait le 19 août au large de l’Espagne, la petite escadre manœuvrant ensemble avant de faire une première escale à Casablanca le 24 août avant de traverser d’une traite l’Atlantique, arrivant à Fort de France le 2 septembre 1946.

Il fait escale à Pointe à Pitre du 7 au 12 septembre, Kingston (Jamaïque) du 14 au 17 septembre, Veracruz (Mexique) du 19 au 22 septembre, La Nouvelle Orléans du 25 au 28 septembre, Miami du 30 septembre au 3 octobre 1946 avant de traverser l’Atlantique faisant escale à Dakar le 7 octobre 1946 avant de rentrer à Mers-El-Kebir le 12 octobre 1946 et d’être indisponible jusqu’au 5 décembre. Les trois navires sortent pour essais du 7 au 12 décembre suivit d’une remise en condition du 14 au 26 décembre 1946.

Alors que le Fleuret est en grand carénage, Le Lansquenet sort pour entrainement du 7 au 17 juillet, faisant escale à Alger du 18 au 23 juillet avant une école à feux du 24 au 30 juillet, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 31 juillet.

Il subit un grand carénage du 7 août au 4 septembre 1947, sortant pour essais les 5 et 6 septembre avant d’effectuer sa remise en condition du 8 au 12 septembre, le Lansquenet ralliant Bizerte le 14 septembre pour participer en compagnie du Fleuret aux essais du Strasbourg du 15 au 22 septembre puis à sa remise en condition du 27 septembre au 27 octobre en compagnie du Dunkerque et des croiseurs légers de la 8ème DC.

Jusqu’au 5 septembre 1948, le Fleuret et le Lansquenet vont suivre le Strasbourg et le jour où éclate le second conflit mondial, les deux torpilleurs sont à quai à Mers-El-Kébir en compagnie de leur protégé.

11-Torpilleurs d’escadre (30)

L’Épée

Le torpilleur d'escadre L’Épée à la mer

Le torpilleur d’escadre L’Épée à la mer

-L’Épée est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 15 octobre 1936 lancé le 26 octobre 1938 et mis en service le 5 juillet 1940 à Lorient.

Le 6 juillet 1940, l’Epée quitte Lorient en compagnie du Le Hardi, font escale à Casablanca du 9 au 12 juillet avant de rallier Toulon le 16 juillet 1940. L’Epée et le Hardi vont assurer la protection du croiseur de bataille Dunkerque, le fleuron de la 2ème Escadre.

Le Dunkerque étant en travaux à Bizerte, les deux torpilleurs d’escadre rallient la Tunisie à la fin du mois d’août pour retrouver leur protégé.

Du 14 mai au 4 septembre 1941, le Dunkerque étant immobilisé pour carénage, les torpilleurs L’Epée et Le Hardi sortent pour entrainement du 17 mai au 2 juin et du 9 au 21 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 22 juin.

Alors que le Le Hardi est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, L’Epée sort pour une école à feux du 29 juin au 8 juillet, faisant escale à Marseille du 9 au 12 juillet, rentrant à Toulon le lendemain 13 juillet. Il est ensuite indisponible du 14 juillet au 4 août sortant pour essais (6 au 9 août) et pour remise en condition (11 au 26 août) en compagnie du Le Hardi.

Ils participent ensuite aux essais et à la remise en condition du Dunkerque qui est armé pour essais le 25 septembre 1941. Le croiseur de bataille sort pour essais du 26 au 30 septembre et pour du 3 au 10 octobre avant remise en condition au large de Toulon du 12 au 25 octobre.

Les torpilleurs d’escadre L’Epée et Le Hardi quittent Toulon en compagnie du Dunkerque le 27 octobre, faisant escale à Casablanca du 1er au 3 novembre avant de rallier Dakar le 7 novembre pour une école à feux à Rufisque du 8 au 18 novembre, les trois navires quittant Dakar le 20 novembre, se ravitaillent à Casablanca le 24 novembre avant de rentrer à Toulon le 30 novembre 1941.

Après un entrainement et une croisière en Espagne et au Portugal en compagnie du Dunkerque, les deux torpilleurs vont effectuer une croisière en Amérique du Nord, quittant Brest le 27 février 1942 et rentrant à Toulon le 19 avril 1942.

Comme le croiseur de bataille, les deux torpilleurs d’escadre sont indisponibles jusqu’au 21 mai 1942, cette indisponibilité étant l’occasion d’une modernisation de la DCA. Les deux canons de 37mm modèle 1925 et les quatre mitrailleuses de 13.2mm sont remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples. Un radar de navigation est également installé. Ils participent ensuite aux essais et à la remise en condition du Dunkerque.

Le 4 avril 1943, les deux torpilleurs quittent Toulon en compagnie de leur protégé et du croiseur léger De Grasse pour une mission de relations publiques à Dunkerque du 2 au 10 mai avant une croisière dans les îles britanniques (15 mai au 2 juin), rentrant à Toulon le 28 juin 1943.

Alors que le Dunkerque est en grand carénage, les Le Hardi et L’Epée sortent pour un dernier entrainement avant de deux aussi subir le premier grand carénage, effectuant une école à feux du 5 au 12 juillet puis après ravitaillement à Toulon le 13 juillet, subissent un entrainement défense aérienne à la mer du 14 au 20 juillet 1943, rentrant à Toulon le lendemain.

Alors que le Le Hardi est indisponible pour grand carénage, le torpilleur d’escadre L’Epée sort pour une école à feux du 30 juillet au 5 août, faisant escale à Menton du 6 au 9 août puis à Monaco du 11 au 15 août, effectuant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 16 au 23 août, mouillant aux salins d’Hyères du 24 au 31 août avant de rallier Toulon le lendemain 1er septembre 1943.

Du 6 septembre au 21 octobre 1943, le torpilleur L’Epée est échoué au bassin Vauban n°6 pour son premier grand carénage, consacré à des travaux de remise en état et de modernisation avec notamment l’installation d’une suite électronique (un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée).

Armé pour essais le 5 novembre, l’Epée sort pour essais (6 au 9 novembre) et pour remise en condition (12 au 26 novembre) en compagnie de son sister-ship Le Hardi, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le 27 novembre 1943.

Le 4 décembre 1943, L’Epée et Le Hardi  appareillent de Toulon pour entrainement. Après une école à feux du 4 au 11 décembre, les deux torpilleurs d’escadre se ravitaillent à Toulon le 12 décembre avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 13 au 20 décembre, les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 21 au 26 décembre, reprenant la pour mer pour une nouvelle phase d’entrainement, les deux torpilleurs étant à Porto-Vecchio du 30 décembre au 3 janvier 1943.

Les deux torpilleurs d’escadre rallient Casablanca le 8 janvier 1944 pour une croisière en Afrique du Nord. Les deux torpilleurs sont à Casablanca du 8 au 12 janvier, à Oran du 15 au 18 janvier, à Alger du 19 au 22 janvier, à Bizerte du 24 au 27 janvier, à Tunis du 28 janvier au 1er février et à Sfax du 3 au 7 février.

L’Epée et le Hardi traversent ensuite la Méditerranée, faisant escale à Héraklion du 10 au 15 février, au Pirée du 17 au 20 février, à Istanbul du 23 au 26 février, à Antalya du 28 février au 2 mars, à Beyrouth du 5 au 10 mars, à Haïfa du 13 au 17 mars, à Alexandrie du 19 au 23 mars, à Bizerte du 27 au 30 mars avant de rallier Toulon le 3 avril 1944.

Après une période d’entretien à flot du 4 au 24 avril, les deux torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 25 au 28 avril puis pour remise en condition du 30 avril au 15 mai, L’Epée et Le Hardi faisant escale à Sète du 16 au 19 mai, à Marseille du 20 au 25 mai, à La Ciotat du 26 au 30 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 31 mai 1944.

Après une école à feux du 5 au 12 juin, l’Epée et Le Hardi vont participer aux essais à la mer ( 17 au 28 juin, du 2 au 8 juillet et du 13 au 18 juillet 1944) et à la remise en condition du Dunkerque, d’abord en Méditerranée du 22 juillet au 4 août puis au large de Dakar du 21 août au 30 septembre, les trois navires rentrant à Toulon le 15 octobre 1944.

Les deux torpilleurs d’escadre vont continuer à suivre le croiseur de bataille comme son ombre avec comme événement saillant notamment un entrainement au large de Dakar du 11 mai au 16 juillet  1945, les trois navires rentrant à Toulon le 29 juillet 1945.

Le 4 mars 1946, la décision est prise de redéployer la 1ère DL à Mers-El-Kébir. Le 12 mars 1946, les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg appareillent de Toulon pour rallier leur nouvelle base nord-africaine en compagnie donc du Le Hardi de L’Epée, du Lansquenet et du Fleuret.

La petite escadre fait escale à Ajaccio du 13 au 15 mars avant de reprendre la mer le lendemain 16 mars dans la soirée pour arriver à Mers-El-Kébir le 17 mars 1946.

A cinquante miles nautique de Mers-El-Kébir, quatre Dewoitine D-520 de la 14C et deux CAO-700M de la 22E prennent contact avec les deux croiseurs de bataille et les quatre torpilleurs et assurent leur couverture aérienne jusqu’à leur arrivée à Mers-El-Kébir.

Comme en 1943, le Dunkerque va subir un grand carénage et comme lors de la première fois, ses deux torpilleurs d’escorte vont également subir une remise en état complète mais également une modernisation. Cette solution à en effet été jugé préférable à changer les escorteurs d’affectation.

Le 3 septembre 1946, le Dunkerque quitte l’Afrique du Nord pour son nouveau grand carénage, arrivant à Toulon le 5 septembre à l’aube. Il débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban n°7 le 8 septembre.
Le Hardi et l’Epée arrivent ensemble à Toulon en compagnie du Dunkerque. Si le premier va subir un grand carénage, le second va s’entrainer depuis le grand port varois.

L’Epée sort pour une école à feux du 15 au 22 septembre, faisant escale à Marseille du 23 au 27 septembre puis enchainant par un entrainement au combat antisurface du 28 septembre au 3 octobre, un ravitaillement à Toulon le 4 octobre avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 5 au 13 octobre, le torpilleur mouillant aux salins d’Hyères du 14 au 21 octobre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Après une ultime sortie d’entrainement du 27 octobre au 3 novembre 1947, l’Epée débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban (n°6) du 6 novembre 1946 au 2 janvier 1947.

Armé pour essais le 17 janvier 1947, il sort pour ses essais officiels du 18 au 21 janvier et pour sa remise en condition du 23 janvier au 8 février, à chaque fois en compagnie du Hardi, les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 9 au 12 février, à Bastia du 13 au 18 février, à Porto-Vecchio du 19 au 23 février, à Bonifaccio du 24 au 27 février, à Ajaccio du 1er au 5 mars avant de rentrer à Toulon le 7 mars 1947.

Le 15 mars 1947, L’Epée et Le Hardi quittent Toulon pour entrainement alors que leur protégé est toujours échoué pour son grand carénage, entrainement qui occupe les deux navires du 15 mars au 30 avril 1947.

L’Epée sort pour entrainement du 7 au 18 mai, faisant escale à l’Ile Rousse du 19 au 23 mai avant de rentrer à Toulon le 25 mai. Il sort ensuite pour les essais (3 au 6 juin) et pour la remise en condition (8 au 22 juin) du Le Hardi, les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 23 au 27 juin et à Marseille du 29 juin au 3 juillet, rentrant le lendemain à Toulon.

L’Epée et Le Hardi participent ensuite aux essais (5 au 11 juillet) et à la remise en condition du croiseur de bataille Dunkerque, d’abord au large de Toulon du 13 au 31 juillet puis au large de Dakar du 16 août au 4 septembre, les trois navires quittant Dakar le 8 septembre, faisant escale à Casablanca du 12 au 17 septembre avant de rallier Mers-El-Kébir le 21 septembre 1947, plus d’un an après l’avoir quitté.

Les deux torpilleurs vont reprendre leur routine habituelle, en suivant le Dunkerque dans ses nombreux exercices et manoeuvre ainsi que dans ses périodes d’indisponibilité comme du 28 octobre au 14 novembre 1947 ou du 11 juin au 5 juillet 1948.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, les torpilleurs Le Hardi et L’Epée sont à quai à Mers-El-Kébir