Mitteleuropa Balkans (48) Bulgarie (12)

Patrouilleurs-dragueurs

Chasseurs de sous-marins classe Belomorets

Suite au traité de Neuilly-sur-Seine, la marine bulgare fût obligée de réduire ses moyens et passa d’une petite marine de combat à une simple force de garde-côtes avec des patrouilleurs puisque ne l’oublions pas que les torpilleurs de classe Druzki furent privés de leurs tubes lance-torpilles ne les retrouvant qu’à la fin des années trente.

Un chasseur de sous-marins

En 1921 la marine bulgare achera à la marine française deux chasseurs de sous-marins construits en 1917 aux Etats-Unis. Ces navires furent baptisés Belomorets et Chernomorets.

Il s’agissait de navires de 77 tonnes (87 à pleine charge) disposant d’un armement composé d’un canon de 75mm et d’un canon de 47mm auxquels on pouvait associer deux mitrailleuses de 7.92mm.

Ces navires étaient toujours en service en septembre 1939 mais en septembre 1948 ils n’étaient plus que des auxiliaires portuaires, étant trop usés pour rendre un quelconque service même comme patrouilleur côtier. Ils sont désarmés peu avant le second conflit mondial (dates exactes inconnues) et ont été visiblement démolis même si aucune preuve certaine n’à été retrouvée dans les archives bulgares.

Patrouilleurs-dragueurs type PD-1

Bien que le renouvellement et le renforcement des capacités de combat soit primordiale, la marine bulgare n’oublie pas la nécessité de sécuriser ses eaux et de protéger l’accès immédiat à ses ports contre des menaces du type navire léger de combat, mine ou même sous-marin (même si les submersibles censés infester les eaux côtières furent finalement des prédateurs d’eau profonde).

Pour cela elle décide de construire une classe de douze patrouilleurs-dragueurs, des navires simple à construire pouvant comme leur nom l’indique patrouiller les eaux littorales et les débarasser de mines ennemies mouillées par sous-marin, navire de surface ou avion.

Ces navires ne reçoivent pas de noms mais les lettres PD (PD = patruli draga patrouilleur-dragueur) suivit d’un chiffre ou d’un nom de 1 à 12.

Ces navires vont être construits essentiellement en bois avec de l’acier dans des endroits sensibles (salle des machines, soutes à munitions) avec des superstructures construites en alliage léger.

La propulsion s’effectue par des moteurs diesels moins gourmands que des turbines à engrenages alimentées par des chaudières à vapeur. L’armement se compose d’un canon de 76.2mm sous bouclier à l’avant, d’une DCA légère et de grenades ASM qui pouvaient être remplacées par un système de dragage de mines.

Les deux premiers de ces patrouilleurs-dragueurs sont mis en service en juin 1943 suivis de deux autres en septembre 1943 et des patrouilleurs-dragueurs n°5 et 6 en décembre 1943. Les six autres sont mis en service deux par deux en juin 1944, mars 1945 et janvier 1946.

Ils forment deux flottilles de six navires qui vont en temps de paix participer à des missions classique de police de mer et en temps à des missions de sécurisation des eaux littorales, d’escorte de convois et de dragage de mines.

Cette flotte subit de lourdes pertes puisqu’en janvier 1954 il ne reste plus que deux navires (PD-2 et 7) en service, les dix autres ayant été coulé par mine (deux les PD-1 et 4), par l’aviation (quatre PD-3, 5,9 et 11), par incendie d’origine accidentelle (un PD-8) et par des navires de surface ennemis (trois PD-6, 10 et 12). Les deux derniers ne savourent pas longtemps leur statut de miraculé puisqu’ils sont sabordés à Varna avec les restes de la marine bulgare le 25 janvier 1954.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 595 tonnes pleine charge 850 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 47.20m largeur 8.40m tirant d’eau en charge 4.92m

Motorisation : deux moteurs diesels dévellopant 1000ch et entrainant une hélice

Vitesse maximale 13.5 noeuds

Armement : un canon de 76.2mm sous bouclier à l’avant avec 64 coups, quatre canons de 37mm en deux affûts doubles, quatre canons de 20mm en affûts simples, quatre mitrailleuses de 7.92mm et seize grenades ASM ou un équipement de dragage mécanique.

Equipage : 45 officiers et marins

Pétrolier-caboteur

Pour assurer son ravitallement en mazout, la marine bulgare en particulier et la Bulgarie en général entreprant à partir de 1944 la constitution de stocks stratégiques destinés à assurer son autosuffisance en cas de guerre, période où naturellement le réapprovisionnement était difficile surtout pour l’Axe.

Pour cela elle compte d’abord sur une marine marchande importante et sur l’affrétement de pétroliers étrangers qui livrent à Varna et à Burgas du pétrole venant aussi bien du Caucase que du Moyen-Orient ou du Venezuela voir du Texas.

Pour permettre le ravitaillement sur rade de ses navires, la marine bulgare passe commande en 1944 de deux petits pétroliers des navires qualifiés de «pétrolier-caboteur» car ne naviguant que rarement en haute-mer (mais sans pour autant en être incapable).

Ces navires sont baptisés Burgas et Varna, le premier étant mis en service en octobre 1946 et le second en mai 1947.

Durant le court moment les séparant de la seconde guerre mondiale, ces deux petits pétroliers vont servir à ravitailler sur rade les navires militaires bulgares mais aussi effectuer quelques transports pétroliers entre le port soviétique de Batoumi et Burgas toujours dans l’optique d’accumuler des stocks de pétrole.

Une fois le second conflit mondial débuté, les deux navires sont alterner entre ravitaillement sur rade (à notre connaissance la marine bulgare n’à jamais expérimenté le ravitaillement à la mer) et transport de pétrole qu’il soit brut ou déjà transformé.

Suite au déclenchement de l’opération BARBAROSSA, les deux pétroliers deviennent exclusivement des ravitailleurs, fournissant du mazout aux navires bulgares ou alliés, le Burgas comme le Varna ralliant souvent Odessa ou la Crimée après leur conquête pour ravitailler des navires avant de retourner en Bulgarie pour recharger leurs soutes et revenir faire le plein aux navires qui le demandait.

C’est au cours d’une de ses rotations que le Burgas est coulé le 14 mai 1952 visiblement par un sous-marin soviétique en maraude au large de Varna mais sans que l’on en soit sur faute de preuve écrite.

Ce qui est sur en revanche c’est que le Varna à survécu aux principales épreuves du conflit et ce jusqu’à son sabordage à Varna le 25 janvier 1954. L’épave relevée après guerre est envoyée à la démolition.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 800 tW pleine charge 2500 tonnes 1500 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 73.50m longueur entre perpendiculaires 67.70m largeur 11.28m tirant d’eau 2.80m

Propulsion : deux moteurs diesels Siemens 2 temps dévellopant 1150ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 12 noeuds distance franchissable 6300 miles nautiques à 12 noeuds

Capacités : six soutes totalisant 1930 mètres cubes et 3 cales représentant 245 mètres cubes. Un mat de charge de 2 tonnes à 5m

Armement : trois canons de 20mm et quatre mitrailleuses de 7.92mm

Equipage : 6 officiers et 30 hommes

Autres navires

D’autres navires étaient également utilisés par la marine bulgare, des navires que l’on pourrait regrouper sous le vocable de «poussière navale» comme les navires d’entrainement Assan et Kamicia ou le patrouilleur Ganekura.

Dès le déclenchement du second conflit mondial, la marine bulgare à réquisitionné des navires pour améliorer ses capacités de patrouille et de surveillance. C’est ainsi que quatre chalutiers et deux remorqueurs ont été réquisitionnés et armés pour la circonstance. Leur utilisation à semble-t-il pris fin en 1951.

Défenses côtières

Des défenses côtières sont aménagées pour couvrir les ports de Burgas et de Varna, les deux principaux ports bulgares. Il s’agit de couvrir les entrées des ports et éviter que les navires bulgares soit bloqués par un blocus vigoureux et agressif.

Néanmoins les réalisations sont en recul par rapport aux projets envisagés, projets qui étaient très voir trop ambitieux pour les moyens bulgares puisqu’il s’agissait ni plus ni moins que de réaliser une véritable ligne continue couvrant toutes les côtes bulgares.

Au final on se concentra sur quatre zones clés du littoral bulgare dont les ports sus-nommés avec des pièces médianes de 152mm (douze) et de 120mm (vingt-quatre) associés à des canons de 76.2mm ainsi que des canons légers à tir rapide de 20 et de 37mm. Ces armes étaient montés dans des positions en béton armé bien aménagées et bien camouflées.

La marine soviétique n’ayant pas eu la volonté de réaliser un blocus des côtes bulgares, cette panoplie ne servit guère, réalisant de nombreux tirs d’entrainement au profit souvent de visiteurs de marque.

Il y eu quelques tirs contre des troupes soviétiques en approche (les pièces pouvaient pointer sur 360°) mais sans que le résultat ne soit vraiment probant faute d’un système efficace de conduite de tir pour les tirs contre-terre.

Ces fortifications furent toutes démantelées suite au traité de paix mais en 2000 la batterie Ferdinand 1er qui défendait Burgas avec deux canons de 152mm et quatre de 120mm fût restaurée dans son aspect d’origine pour le plus grand bonheur des touristes amateurs d’histoire militaire.

Hydravions

Arado Ar-196A2

L’aéronavale bulgare se limite en septembre 1948 à huit Arado Ar196, un hydravion biplace monoplan monomoteur bi-flotteurs conçu initialement pour embarquer sur les croiseurs et les cuirassés de la Kriegsmarine.

A l’origine de cet appareil figure un appel d’offres du Reichluftministerium (RLM) (ministère de l’Air) pour un hydravion destiné à remplacer le Heinkel He-60 et le Heinkel He-114, deux appareils qui n’avaient pas donné satisfaction.

C’est le projet Arado qui triompha, le constructeur hambourgeois étant le seul à proposer un hydravion monoplan,le premier prototype effectuant son premier vol en mai 1937. Les premiers appareils de série furent livrés à l’automne 1938.

Cet appareil va progressivement remplacer durant la guerre de Pologne et la Pax Armada ses devanciers mais lui même va être peu à peu remplacé par une version améliorée baptisée Arado Ar198. C’est ainsi qu’il y avait à l’automne 1948 soixante Arado Ar196 et quarante Ar198.

Sur le plan tactique, outre les missions classiques de reconnaissance, d’observation et de réglage de tir, les Arado Ar196 participent à la couverture anti-sous-marine de la flotte. Ils pourront aussi participer au sauvetage des pilotes abattus.

La Bulgarie reçoit ses huit appareils à l’automne 1944. Ils vont être utilisés pour la surveillance côtière, la lutte anti-sous-marine littorale mais aussi l’éclairage au profit des navires de surface et des convois.

Deux appareils étaient encore en service à la fin du conflit. Oubliés de tous dans un hangar ils sont redécouverts en 1975, restaurés et exposés dans le musée d’histoire militaire de Sofia. C’est toujours le cas aujourd’hui.

Les six autres ont été perdus durant le second conflit mondial, deux abattus par la chasse soviétique, un par la DCA d’un convoi soviétique, deux lors d’une collision en vol et le dernier lors d’un bombardement allié de Varna en octobre 1953.

Caracteristiques Techniques de l’Arado Ar196A-2

Type : hydravion biplace embarqué de reconnaissance et d’observation

Poids : à vide 2990kg maximal au décollage 3720kg

Dimensions : longueur 11m envergure 12.40m hauteur 4.45m

Motorisation : un moteur radial BMW-132 de 947ch

Performances : vitesse maximale 311 km/h distance franchissable 1080km plafond opérationnel 7010m

Armement : deux canons de 20mm dans les ailes et une mitrailleuse MG-15 ou MG-17 de 7.92mm en poste arrière ; deux bombes de 50kg

14-Navires légers (12) avisos-dragueurs classe Elan (1)

C-Aviso-dragueurs classe Elan

Remplacer les anciens

La flotte disparate d’avisos et de canonnières héritée du premier conflit mondial vieillissant inexorablement, son remplacement devient nécessaire si possible avec une certaine standardisation.

Deux types d’aviso-dragueurs vont donc être construits : des avisos dits de 640 tW et d’autres avisos dits «aviso-dragueurs coloniaux» de 64 tW.

Les premiers de classe Elan vont être au nombre de treize et sont financés par le contingent 1934  (Elan), le contingent 1936 (Commandant Bory Commandant Delage Commandant Duboc Commandant Rivière) et le contingent 1937 (L’Impétueuse La Curieuse La Batailleuse La Boudeuse La Gracieuse La Moqueuse La Capricieuse Le Commandant Dominé).

Leur aspect extérieur est caractéristique avec une plage avant si basse qu’elle leur donne l’aspect d’un sous-marin trop chargé dans les hauts. Formant des Division d’Escorteurs Légers (DEL), ils sont chargés de missions d’escorte et de dragage de mines au large des côtes de la métropole, les colonies devant être théoriquement le terrain de jeu des vingt-quatre navires de classe Chamois qui bénéficient eux d’une plage avant plus orthodoxe.

Ces avisos sont répartis en Division d’Escorteurs Legers (DEL). La 1ère DEL se compose de l’Elan, du Commandant Dominé et de La Curieuse et basée à Toulon, la 2ème DEL basée à Mers el Kebir se compose du Commandant Bory, du Commandant Delage, du Commandant Duboc et du Commandant Rivière, la 3ème DEL basée à Brest se compose de L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse tandis que la 4ème DEL basée à Ajaccio se compose des avisos La Gracieuse et La Moqueuse.

classe Elan

L’Elan

-L’Elan est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient en août1936 lancé le 27 juillet 1938 et mis en service le 20 octobre 1939.

Il quitte le port de Lorient le 21 octobre 1939, se ravitaille à Casablanca le 25 octobre puis rallie Toulon le 30 octobre 1939 au matin.

Formant la 1ère DEL en compagnie de ses sister-ships Commandant Dominé et La Capricieuse mis en service en décembre 1939, l’Elan va effectuer de nombreuses missions d’escorte y compris après la fin de la guerre de Pologne notamment quand il s’agissait de transports sensibles.

La liberté de navigation revenue, les Elan vont s’entrainer inlassablement à l’escorte mais également au dragage de mines, l’Amirauté craignant que l’Italie ne lance une opération massive de mouillage de mines sous la forme de vastes champs de mines pour interdire un détroit ou une voie d’eau mais également sous la forme de bouchons de mines plus vicieux et plus paralysant.

Du 15 septembre au 20 octobre 1942, l’Elan est échoué au bassin Vauban n°6 pour son premier grand carénage. Outre une remise en état totale (hélices, turbines, chaudières, coque, locaux-vie), il voit son armement modernisé, les huit mitrailleuses antiaériennes de 13.2mm (un affût quadruple à l’avant et deux affûts doubles) sont remplacés par six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en trois affûts doubles.

Armé pour essais le 2 novembre 1942, il sort pour essais les 3 et 4 novembre puis pour remise en condition du 6 au 16 novembre date à laquelle il est de nouveau disponible pour des missions de patrouille, d’escorte et de dragage de mines sans parler des exercices incessants.

Il subit un deuxième grand carénage fin 1945, étant échoué au bassin du 21 novembre au 30 décembre 1945 pour une remise en état complète. Armé pour essais le 10 janvier 1946, il réalise ses essais réglementaires les 11 et 12 janvier puis sa remise en condition du 14 au 25 janvier date à laquelle il est de nouveau disponible.

Le 28 mai 1947, l’Elan quitte Toulon, se ravitaille à Casablanca le 1er mai puis rallie Cherbourg le 6 juin 1947 en vue d’escorter à Toulon le sous-marin Saint Marcouf. Les deux navires quittent Cherbourg le 8 juin, font escale à Casablanca du 14 au 17 juin puis rallient Toulon le 21 juin 1947 à l’aube.

Le 5 septembre 1948, il était en mer en escorte d’un convoi de transport de troupes entre Alger et Marseille en compagnie de ses compères de la 1ère DEL.

Le Commandant Bory

Le Commandant Bory

Le Commandant Bory

-Le Commandant Bory est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque en novembre 1936 lancé le 26 janvier 1939 et mis en service le 20 octobre 1939.

Armé à Brest, l’aviso-dragueur quitte la Bretagne le 25 octobre 1939, se ravitaille à Casablanca le 30 octobre puis rallie la base de Mers-El-Kébir  le 4 novembre 1939.

Comme ses sister-ships Commandant Delage,Commandant Duboc et Commandant Rivière de la 2ème DEL, le Commandant Bory va effectuer des missions de patrouille, d’escorte et de dragage de mines sans oublier les nombreux exercices pour maintenir l’équipage en capacité de soutenir un conflit.

Du 12 mai au 15 juin 1942, l’aviso-dragueur est échoué sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour son premier grand carénage limité à une remise en état complète, la modernisation de la DCA ne devant être réalisé que plus tard.

Armé pour essais le 27 juin 1942, il sort pour essais réglementaires les 28 et 29 juin 1942 et pour remise en condition du 1er au 13 juillet 1942.

Sa DCA d’origine _huit mitrailleuses de 13.2mm en un affût quadruple et deux affûts doubles_ est finalement remplacée au cours d’une immobilisation accidentelle du 13 juin au 4 juillet 1943 (avarie de chaudière) et le Commandant Bory reçoit six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en trois affûts doubles.

Du 5 août au 30 septembre 1945, il subit un nouveau grand carénage, toujours sur le dock-flottant de la base oranaise. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 12 octobre 1945, sortant pour essais les 13 et 14 octobre et pour remise en condition du 16 au 27 octobre 1945 date à laquelle il est à nouveau disponible.

Le 5 septembre 1948, le Commandant Bory était à quai à Mers-El-Kébir. Il est mis en alerte, devant se tenir prêt à appareiller en cas de besoin.

Le Commandant Delage

-Le Commandant Delage est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque en novembre 1936 lancé le 25 février 1939 et mis en service le 15 décembre 1939.

Armé à Brest, il quitte le port du Ponnant le 16 décembre, se ravitaille à Casablanca le 20 décembre et rallie Mers-El-Kébir le 24 décembre permettant à l’équipage d’y fêter Noël.

Intégré à la 2ème DEL, il va effectuer comme ses compères Commandant Bory,Commandant Duboc et Commandant Rivière des missions de patrouille, d’escorte et de dragage plus des exercices nombreux et variés.

Du 17 juin au 25 juillet 1942, il est échoué sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour son premier grand carénage.

Comme le Commandant Bory, il devra attendre pour recevoir une DCA convenable (ce sera chose faite à la fin de 1943 quand ses mitrailleuses de 13.2mm seront remplacés par des canons de 25mm). Armé pour essais le 4 août 1942, il sort pour essais les 5 et 6 août puis pour remise en condition du 8 du 20 août, date à laquelle il est de nouveau disponible.

Il subit un nouveau du 2 octobre au 10 novembre 1945, toujours sur le dock flottant de Mers-El-Kébir pour une remise en état totale et complète.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 23 novembre, sortant pour essais les 24 et 25 novembre puis pour remise en condition du 27 novembre au 10 décembre 1945, date à laquelle il est de nouveau disponible.

Le 5 septembre 1948, le Commandant Delage était à quai à Mers-El-Kébir. Il est mis en alerte, devant se tenir prêt à appareiller en cas de besoin.