Dominions (26) Canada (26)

Artillerie

Artillerie de campagne

L’artillerie canadienne était équipée à l’anglaise. Elle disposait uniquement au début du conflit de canons anglais. Ce n’est que durant le second conflit mondial que des pièces américaines seront mises en service. A plusieurs reprises on verra les unités canadiennes utiliser des canons français mais il s’agissait d’une utilisation strictement temporaire et strictement locale.

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Dominions (1) Canada (1)

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE
T.8 : LES DOMINIONS (1) CANADA

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Drapeau du Canada en vigueur de 1921 à 1957.

 

AVANT-PROPOS

Depuis 2011 je me suis lancé dans une œuvre gigantesque, titanesque, une uchronie traitant d’un second conflit mondial ayant débuté en septembre 1948 et s’étant achévé en septembre 1954 soit un décalage de neuf ans par rapport au second conflit mondial tel que nous l’avons connu.

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URSS (65) Armée de Terre (13)

Génie

Avant-propos

Avec l’artillerie, le génie est l’autre arme savante, l’arme des techniciens qui savent aussi manier la pelle que l’explosif, qui savent détruire mais aussi aménager.

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URSS (62) Armée de Terre (10)

Divisions de Cavalerie

En guise d’introduction

Si dans les armées occidentales, la cavalerie à largement disparu des ordres de bataille quand éclate le second conflit mondial ce n’est pas le cas pour la RKKA qui aligne de nombreuses unités montées.

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URSS (60) Armée de Terre (8)

Une histoire de l’Armée Rouge

Premières années

A la différence des révolutionnaires russes passés qui espéraient un soulèvement des masses par des actions d’éclat (notamment l’assassinat des tsars), les bolcheviks croyaient plutôt à un parti de révolutionnaires professionnels.

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Grande Bretagne (87) Armée de terre (12)

Matériel de l’Armée britannique (7) : autos blindées et autres véhicules

Avant-Propos

Si le premier conflit mondial vit l’apparition des premières auto blindées, la fin de la guerre de mouvement en novembre 1914 (échec de la course à la mer) limita rapidement leur utilisation qui devint anecdotique sur le front occidental.

Après guerre, les autos blindées restèrent en service, de nouveaux modèles étant mis en service à partir du début des années trente au moment où l’armée de terre britannique se mécanise à une échelle plus importante que la France.

Leur mission principale étant la reconnaissance, ces véhicules sont légèrement armés en l’occurence des mitrailleuses et des canons légers, un armement trop puissant pouvant pousser l’équipage à engager le combat au lieu de penser à sa mission de reconnaissance et de renseignement.

Sur le plan de l’organisation, les unités de reconnaissance sont intégrées aux divisions, un régiment pour les divisions blindées, un bataillon pour les divisions d’infanterie et une compagnie pour les brigades blindées indépendantes.

Sur le plan matériel, de nombreux modèles sont lancées dans la précipitation d’un contexte international tendu mais au final seulement trois modèles furent conservés et produits en grande série, la Daimler Scout Car, la Humber Armoured Car et enfin la Daimler Armoured Car, la première disposant d’une simple mitrailleuse de 7.7mm, la seconde d’une mitrailleuse de 15mm et d’une mitrailleuse de 7.92mm et la troisième d’un canon de 2 livres et d’une mitrailleuse Besa de 7.92mm.

Aux côtés des autos blindées, des Armoured Car, on trouve d’autres véhicules, des chenillettes, des camions et des véhicules légers.

Dérivés des chars légers Carden-Loyd, les chenillettes britanniques furent une tentative pour répondre aux besoins de la mécanisation de l’infanterie.

Ces transporteurs (Carrier) furent utilisés pour le ravitaillement de l’infanterie, le transport et le remorquage des armes lourdes voir le transport de troupes même si ils n’avaient pas été conçus pour cette mission.

En ce qui concerne les camions et les véhicules légers, la Grande-Bretagne bénéficie d’une industrie automobile puissante et bien organisée qui lui permettre de disposer d’une flotte appréciable de camions et de VL (véhicules légers) ce qui ne l’empêcha pas de commander à l’étranger aux Etats-Unis, au Canada mais également en Italie.

Les besoins français et anglais en terme de camions étant similaires les deux pays tentèrent de coordonner leur production voir de mettre au point des modèles communs mais les intérêts financiers, industriels ainsi qu’un certain chauvinisme empêcha cette politique de bon sens de fonctionner pleinement.

Autos-blindées

Les modèles anciens en service en septembre 1939

-Quand éclate la guerre de Pologne (parfois connue comme la guerre de Trois Mois ou Three Months War), l’armée britannique disposait encore comme autos-blindées des Rolls-Royce Armoured Car mises en service en décembre 1914 par adaptation d’une caisse blindée sur un chassis de voiture Rolls-Royce Silver Ghost, cette caisse étant munie d’une tourelle monoplace armée d’une mitrailleuse Vickers.

Rolls Royce Armoured Car

Rolls Royce Armoured Car

A cette époque, le front occidental s’étant transformé en un double réseau de tranchées rendant impossible l’utilisation d’autos blindées qui furent envoyées au Moyen-Orient notamment pour soutenir la révolte des tribus arabes menée par Laurence d’Arabie. En 1917 la production des châssis est suspendue pour permettre à Rolls-Royce de se concentrer sur la production de moteurs d’avions.

Treize véhicules furent cédés à l’Etat Libre d’Irlande pour lui permettre de lutter contre l’IRA au cours de la guerre civile irlandaise. Ils furent retirés du service en 1944 et remplacées par des Humber Armoured Car plus modernes.

Les véhicules furent modernisés en 1920 et 1924 donnant naissance aux Rolls-Royce 1920 Pattern et Rolls-Royce 1924 Pattern dont 76 exemplaires étaient encore en service en Egypte et au Moyen-Orient avec une superstructure ouverte en remplacement de la tourelle, superstructure accueillant un fusil antichar Boys, un fusil-mitrailleur Bren et un lanceur de grenades fumigènes.

Les véhicules usés furent retirés du service en 1942 et remplacés par des véhicules plus modernes.

Caractéristiques Techniques des Rolls-Royce Armoured Car

Poids : 4.7 tonnes

Dimensions : longueur 4.93m largeur 1.93m hauteur 2.54m

Motorisation : un moteur à essence à refroidissement par eau 6 cylindres de 80ch

Performances : vitesse maximale 72 km/h distance franchissable 240km

Blindage : 12mm

Armement : une mitrailleuse Vickers .303

Equipage : 3 hommes

Lanchester 6x4 Armoured Car

Lanchester 6×4 Armoured Car

-En septembre 1939, l’auto-blindée Lanchester 6×4 est encore en service au sein de la Territorial Army et d’unités coloniales notamment en Asie du Sud-Est.

Cette imposante auto-blindée produite par la Lanchester Motor Company à pour origine un contrat signé le 19 juillet 1927. Deux prototypes sont présentés en mars 1928. 37 véhicules furent produits, 22 autos-blindées, deux véhicules d’instruction et treize véhicules de commandement avec un poste radio à la place de la mitrailleuse de caisse.

Les livraisons furent particulièrement lentes puisqu’il fallut cinq ans (1929-1934) pour équiper le 11ème régiment de hussards avant que le régiment soit déployé en Egypte en remplacement du 12ème régiment de lanciers. Les deux régiments échangèrent leurs véhicules, le 11ème hussard recevant des Rolls-Royce Pattern.

Quand éclate la guerre de Pologne, vingt-deux autos-blindées sont envoyées en Malaisie, le reste étant cédé à la Territorial Army.

Neuf ans plus tard en septembre 1948, ces autos-blindées n’étaient plus en service, ayant été remplacées par des modèles plus modernes et plus performants.

Quelques exemplaires sont cependant ressortis des stocks à la mobilisation pour assurer la protection du gouvernement.

Caractéristiques Techniques de la Lanchester 6×4 Armoured Car

Poids : 7 tonnes

Dimensions : longueur 6.10m largeur 2.02m hauteur 2.82m

Motorisation : un moteur essence Lanchester 6 cylindres de 90ch

Performances : vitesse maximale 72 km/h distance franchissable 320km

Blindage : 9mm

Armement : tourelle biplace avec une mitrailleuse Vickers .50 associé à une mitrailleuse .303, une deuxième mitrailleuse de ce même calibre est présente à l’avant de la caisse (les véhicules de commandement disposent d’un poste radio à cet emplacement)

Equipage : 4 hommes

Les prototypes et les productions limitées

A partir de 1937 la Grande-Bretagne se lance sérieusement dans un véritable réarmement qui aurait nécessité du temps et de la méthode. Seulement voilà le contexte difficile, la crainte d’une guerre éclatant quasiment à l’improviste entraîna la multiplication des prototypes et des productions en petite quantité d’autos-blindées plus ou moins improvisées.

Humber Light Armoured Car

Humber Light Armoured Car

-La Humber Light Reconnaissance Car est un petit véhicule blindé produit par l’installation d’une caisse blindée sur le chassis de la Humber Heavy Utility Car.

Produite dans le cadre d’un appel d’offres pour un petit véhicule blindé de reconnaissance et de liaison, la Daimler Dingo lui fût préférée et la production en série ne dépassa pas les soixante-quinze exemplaires qui équipèrent la RAF pour la protection des terrains d’aviation en compagnie d’une autre petite auto-blindée, la Standard Beaverette.

Caractéristiques Techniques de la Humber Light Reconnaissance Car

Poids : 3.17 tonnes

Dimensions : longueur 4.37m largeur 1.88m hauteur 2.11m

Motorisation : un moteur à essence de 6 cylindres de 80-87ch

Performances : vitesse maximale 12& km/h distance franchissable 180km

Blindage : 12mm

Armement : un fusil antichar Boys et un fusil-mitrailleur Bren

Equipage : 3 hommes

Standard Beaverette

Standard Beaverette

-La Standard Car 4×2 appelée également Car Armoured Light Standard et plus connu sous le nom de Beaverette (du nom du ministre de la production aéronautique Lord Beaverbrooke) est une tentative d’une auto-blindée qu’on appellerait low-cost pour être produite en grande quantité et à un coût faible.

Plusieurs prototypes furent produits au cours du printemps 1940 mais l’armée britannique ne donna pas suite à la différence de la RAF qui cherchait à protéger ses terrains d’aviation avec un véhicule blindé armé d’une mitrailleuse.

Cinq cent cinquante véhicules Car Armoured Light Standard Mk I à fusil-mitrailleur Bren et Mk II avec une Vickers .303 et un fusil antichar Boys furent produits entre 1941 et 1943. Elles étaient généralement déployées par groupe de cinq à dix véhicules en soutien d’unités du RAF Regiment.

Ces véhicules étaient toujours en service en septembre 1948. Ce modèle à été exporté en Nouvelle-Zélande, douze véhicules amenés de Grande-Bretagne avant que la production ne reprenne au pays du long nuage blanc.

Caractéristiques Techniques de la Car Armoured Light Standard Mk I

Poids : 2 tonnes

Dimensions : longueur 4.11m largeur 1.60m hauteur 1.52m

Motorisation : un moteur à essence de 46ch

Performances : vitesse maximale 38 km/h distance franchissable 300km

Blindage : 9mm

Armement : un fusil-mitrailleur Bren sous bouclier avec 2500 cartouches

Equipage : 2 ou 3 hommes

Morris Light Reconnaissance Car

Morris Light Reconnaissance Car

-La Morris Light Reconnaissance Car fût une autre tentative d’autos-blindée bon marché, pouvant être produite rapidement et à un coût modéré.

Soixante-quinze exemplaires furent tout de même produit pour la Grande-Bretagne avant que la licence de production ne soit cédée au Canada, à l’Australie et à l’Afrique du Sud, ces trois pays produisant avant guerre trois-cent cinquante exemplaires d’une version Mark I avant qu’une version Mark II améliorée n’entre en production au printemps 1949 (4×4 au lieu de 4×2, tourelle plus spacieuse).

Caractéristiques Techniques de la Morris Light Reconnaissance Car

Poids : 3.7 tonnes

Dimensions : longueur 4.06m largeur 2.03m hauteur 1.88m

Motorisation : un moteur à essence Morris 4 cylindre dévellopant 72ch

Performances : vitesse maximale 80 km/h distance franchissable 385km

Blindage : 8-14mm

Armement : un fusil-antichar Boys 0.555 et un fusil-mitrailleur Bren 0.303 (Mk I) deux mitrailleuses Besa de 7.92mm en tourelle.

Equipage : 2 ou 3 hommes

Guy Armoured Car

Guy Armoured Car

-La Guy Armoured Car était issue d’une coopération entre Guy Motors et le Woolwich Arsenal, l’auto-blindée combinant le châssis du tracteur d’artillerie Quad-Ant et une caisse blindée. Cette combinaison fût testée avec succès mais après la production de vingt-cinq exemplaires, l’armée britannique préféra se concentrer sur d’autres modèles notamment la Humber Armoured Car qui reprenait la même caisse sur un nouveau châssis.

Il fallut attendre l’export pour que cette auto blindée connaisse une véritable production de série en l’occurence à destination de la Finlande (vingt-quatre exemplaires), le Danemark (seize exemplaires), les Pays-Bas (trente-deux exemplaires plus production sous licence).

Caractéristiques Techniques de la Guy Armoured Car

Poids : 5.3 tonnes

Dimensions : longueur 4.12m largeur 2.06m hauteur 2.29m

Motorisation : un moteur essence Meadowsde 55ch

Performances : vitesse maximale 64 km/h distance franchissable 340km

Blindage : supérieur à 15mm

Armement : (Grande-Bretagne) une mitrailleuse .50 Vickers associé à une mitrailleuse .303 Vickers

Equipage : trois hommes

Morris CS9

Morris CS9

-La Morris CS9 est une auto-blindée 4×4 construite en combinant une caisse blindée et un châssis de camion, le Morris Commercial C9 4×2. Le prototype apparaît en 1936 et 100 exemplaires ont été produits et utilisés jusqu’en 1945 quand l’arrivée d’autos blindées plus modernes entraîne son retrait du service.

Caractéristiques Techniques de la Morris CS9

Poids : 7t

Dimensions : longueur 4.77m largeur 2.05m hauteur 2.13m

Motorisation : un moteur à essence Morris de 96ch

Performances : vitesse maximale 73 km/h distance franchissable 385km

Blindage : 7mm

Armement : tourelle biplace ouverte avec un fusil antichar Boys et un fusil-mitrailleur Bren

Equipage : 4 hommes

Daimler Scout Car (Daimler Dingo)

Daimler Dingo

Daimler Dingo

En 1938, le War Office lança un appel d’offres pour un véhicule de reconnaissance (Scouting Vehicle), appel d’offres auquel répondit Alvis, BSA Cydes et Morris.

Les tests commencèrent en août 1938, les différents modèles disposant d’un moteur arrière et de quatre roues motrices. Le projet Morris fût éliminé en raison d’une vitesse trop faible et c’est au final le projet BSA qui fût choisit, la production étant assurée par Daimler, la division automobile du groupe BSA.

Le schéma de base fût jugé suffisamment prometteur pour dévelloper un “char léger sur roues” , la future Daimler Armoured Car dont le premier prototype fût présenté aux autorités fin 1939.

Officiellement appelé Daimler Scout Car, cette auto-blindée reçut le surnom de Dingo du nom d’un chien sauvage australien.

Mis en service à la fin de 1939, la Car Scout Daimler Mark I fût essentiellement utilisée au sein des divisions d’infanterie qui disposaient d’un bataillon de reconnaissance.

Chaque bataillon disposait à l’origine de trois squadrons, un équipé de Daimler Armoured Car et deux de Daimler Scout Car, chaque squadron disposant de trois pelotons de cinq véhicules soit un total pour le bataillon de 45 véhicules.

Ce n’est que durant le conflit que l’organisation sera modifiée avec des escadrons mixtes généralement trois Dingo et deux Daimler Armoured Car.

Après les deux premiers modèles (Mk I et Mk II) quasiment identiques, le Mk III apparu au début du second conflit mondial avec un moteur plus puissant, un blindage renforcé et un armement plus puissant avec deux mitrailleuses Vickers de 7.7mm ou Besa de 7.92mm.

Le Daimler Dingo va être également produit au Canada sur un chassis différent (Ford) et en Australie. Elle va également être exportée en France, en Irlande, en Norvège, en Suède, au Portugal et en Afrique du Sud.

Caractéristiques Techniques du Daimler Dingo

Poids : 3 tonnes

Dimensions : longueur 3.18m largeur 1.715m hauteur 1.50m

Motorisation : un moteur essence Daimler de 55ch

Performances : vitesse maximale 89 km/h distance franchissable 320km

Blindage : 12mm sur les côtés 30mm frontal

Armement : un fusil-antichar Boys .55 ou un fusil-mitrailleur .303 Bren

Equipage : deux hommes

Daimler Armoured Car

Daimler Armoured Car

Daimler Armoured Car

La Daimler Armoured Car à été dévellopée parallèlement à la Daimler Scout Car, reprenant le design général, agrandit pour permettre l’installation d’une tourelle biplace issue du Tetrach, le char léger de la firme Vickers, cette tourelle disposant d’un canon de 2 livres.

Le prototype est prêt dès 1939 mais des problèmes de transmission (la même que le Dingo alors que le nouveau véhicule est deux fois plus lourd) obligèrent le concepteur à mener plusieurs modifications qui retardèrent la mise en service de la Daimler Armoured Car jusqu’au printemps 1942.

Il va équiper aussi bien les bataillons de reconnaissance des divisions d’infanterie que les régiments des divisions de chars, les bataillons disposant d’un squadron de 15 véhicules tout comme les régiments, ces derniers disposant à la place des Dingo des D.I de Humber Armoured Car mieux armés que les Daimler Scout Car.

Quand éclate le second conflit mondial, seule la version Mark I est en service, la version d’appui-rapproché (Close Support) n’ayant pas été mise en production.

Une version Mark II équipée d’un canon de 6 livres entre en production en octobre 1948 pour remplacer après engagement au combat les Mark I.

Ce véhicule à équipé les unités de la British Indian Army, l’Australie, la Belgique, le Canada et la Nouvelle-Zélande,

Caracteristiques Techniques de la Daimler Armoured Car

Poids : 7.6 tonnes

Dimensions : longueur 4m largeur 2.46m hauteur 2.26m

Motorisation : moteur à essence Daimler 6 cylindres de 95ch

Performances : vitesse maximale 80 km/h distance franchissable 320km

Blindage 7 à 16mm

Armement : tourelle abritant un canon de 2 pouces (40mm) approvisionné à 52 coups associé à une mitrailleuse coaxiale Besa de 7.92mm (2700 coups) + un fusil-mitrailleur Bren de 7.7mm

Equipage : 3 hommes

Humber Armoured Car

Humber Armoured Car

Humber Armoured Car

L’automitrailleuse Humber Armoured Car est la combinaison du châssis du tracteur d’artillerie Karrier KT4 avec la caisse de l’auto-blindée Guy qui comme nous l’avons vu à connu un succès limité dans son pays d’origine et plus important à l’export puisque les Pays-Bas ont acquis la licence de fabrication pour équiper leurs unités de cavalerie.

Les commandes britanniques sont passées au printemps 1940 et les livraisons s’étalent de janvier 1941 à juin 1943 pour équiper les quatre divisions blindées et les six brigades blindées indépendantes à raison d’un régiment pour les premières et d’une compagnie pour les secondes.

Si le régiment de reconnaissance dispose de deux squadrons de quinze Humber Armoured Car soit trente-véhicules, la compagnie de reconnaissance motorisée dispose de neuf véhicules (trois pelotons _platoon_ de trois véhicules).

La production se poursuit pour constituer les stocks et anticiper sur la création de nouvelles unités en temps de paix ou lors de la mobilisation.

Tous les engins produits jusqu’en juin 1943 étaient des Mk I. Le modèle Mk II qui lui succède se distingue par un moteur plus puissant, un blindage de caisse renforcé et une tourelle redessinée.

L’armement reste le même à la différence de la Mk III qui intègre un canon de 47mm français plus performant que le canon de 2 livres initialement envisagé et moins encombrant que le 6 livres britannique.

Cette Mk III dont la production commence en septembre 1947 va remplacer les Humber Mk I des compagnies de reconnaissance motorisée pour augmenter le punch de ces unités de reconnaissance de taille réduite.

Des variantes de dépannage, d’observation d’artillerie et de défense antiaérienne sont à l’étude en septembre 1948 mais la décision de les mettre en production n’à pas encore été prise.

Cette auto-blindée fût utilisée par l’armée indienne mais également par le Portugal, seul client export de l’auto-blindée avant le second conflit mondial.

Caracteristiques Techniques de la Humber Armoured Car

Poids : 6.85 tonnes

Dimensions : longueur 4.572m largeur 2.184m hauteur 2.34m

Motorisation : un moteur à essence Roostes 6 cylindres dévellopant 90ch

Performances : vitesse maximale sur route 72 km/h Rayon d’action 402km

Blindage : nc

Armement : tourelle avec une mitrailleuse de 15mm Besa associée à une mitrailleuse Besa de 7.92mm(Mk I et Mk II) canon de 47mm modèle 1939 et mitrailleuse Besa de 7.92mm (Mk III)

Equipage : trois hommes (quatre hommes pour la Mk III)

Les prototypes en cours de dévellopement en septembre 1948

Quand le second conflit mondial éclate, plusieurs projets d’autos-blindées sont en cours de maturation chez les constructeurs britanniques. Il s’agit à la fois d’anticiper sur le déclassement progressif des véhicules en service et pouvoir riposter à d’éventuelles surprises surgissant du camp d’en face.

Le premier projet est une automitrailleuse 6×6, l’Alvis Heavy Armoured Car plus connue ultérieurement sous le nom de Saladin. Le projet est lancé dès septembre 1941 après évaluation de l’Automitrailleuse puissante française Panhard 201.

Ce projet est mené sans urgence par une firme fort occupée par ailleurs. A cela s’ajoute les hésitations sur l’armement. Tout le monde s’accord sur un canon mais si certains préconisent le 47mm français d’autres pensent au 6 livres voir à un canon de 75mm, faisant de cette automitrailleuse lourde un véritable char d’assaut.

Le projet un temps menacé est finalement mené à bien et quatre prototypes sont évalués à l’automne 1947, deux armés d’un canon de 6 livres, un armé d’un canon de 75mm américain et le quatrième armé d’un canon français de 47mm.

Si la dernière configuration est écartée, aucune décision n’est encore prise dans le choix de l’armement entre le 6 livres _au point mais aux performances qui pourraient s’avérer limitées_ et le 75mm encore perfectible. Aussi le 5 septembre 1948, la production en série de la future Saladin est encore loin d’être acquise.

Ce ne sera chose faite qu’à l’été 1949 suite aux excellents résultats des AMP françaises. Des variantes seront rapidement étudiées : dépannage, commandement, transport de troupes.

L’autre projet majeur était une auto-blindée utilisant le chassis du tracteur d’artillerie Matador, un projet novateur non sous sa forme _un véhicule 4×4, une caisse blindée surmontée d’une tourelle armée d’un canon de 47mm français_ mais parce que son constructeur à eut l’idée d’une véritable famille de véhicule.

Dès le lancement du projet, le bureau d’études d’AEC à planché sur des variantes commandement et contrôle, dépannage, appui-rapproché (avec un obusier de 3 pouces), défense antiaérienne, chasseur de char (avec un canon de 6 livres en superstructure), véhicule du génie, porte-mortier, transport de troupes.

La firme propose même à l’armée britannique de produire sur fonds propres tous les véhicules nécessaires à un bataillon interarmes composé d’un état-major, d’une compagnie de commandement et de contrôle, de deux compagnies de fusiliers, d’une compagnie d’appui et d’une compagnie de chars légers mais l’état-major britannique ne donne pas suite à cette proposition révolutionnaire.

Les autres projets sont encore au stade de la planche à dessin comme les remplaçants des Daimler Scout Car et des Humber Scout Car.

Grande Bretagne (86) Armée de terre (11)

Tank Cruiser Mk I

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Quand le premier conflit mondial éclate, les unités de cavalerie sont présentes en grand nombre dans les différentes armées. N’imaginant pas le conflit qui va suivre, les différents belligérants conservent des régiments, des divisions de cavalerie pour des missions de reconnaissance, de flanquement et de poursuite.

Quand le conflit se fige dans un atroce et immonde réseau de tranchées, la cavalerie se retrouve bien en peine pour opérer dans un monde de boue.

De nombreuses unités sont dissoutes, des hommes du rang et des officiers sont transférés dans l’infanterie. On conserve cependant quelques unités dans l’espoir d’exploiter la percée tant attendue et tant recherchée.

Cette percée n’aura jamais lieu mais la cavalerie est conservée sous la forme d’unités montées mais également d’unités motorisées avec des autos blindées mais également des chars légers.

Dès la mise en service des chars Mark lourds et pesants, on eut l’idée d’un char plus léger et plus véloce destiné à exploiter la percée obtenue par les chars Male et Female.

Le Whippet

Le Whippet

C’est l’acte de naissance du Whippet, un char léger pouvant filer à 13.4 km/h (le double des Mark) armé de mitrailleuses. Ce char ne fût pas une franche réussite, l’absence de canon pouvait le rendre vulnérable et des problèmes de transmissions et d’embrayage le rendait sensible aux pannes.

Néanmoins ce concept allait être conservé d’abord avec des chars expérimentaux (Medium B Medium C) puis avec le concept du char-croiseur ou Tank Cruiser dans le langue de Shakespeare, un véhicule véloce mais mal armé et mal protégé ce qui le rendait vulnérable à un affrontement contre des chars ennemis.

Comme tous les autres chars britanniques de “nouvelle génération”, le char-croiseur n°1 (Tank Cruiser Mk I) est issu du rapport de 1934 qui recommandait deux types de char, un char rapide pour la poursuite, le raid et un char lent pour l’appui-rapproché de l’infanterie.

A l’origine du Tank Cruiser Mk I figure une initiative privée de Vickers-Armstrong et de son ingénieur en chef John Carden qui décida de mettre au point un char peu coûteux pour remplacer les chars medium en service à l’époque.

Cette décision donne naissance au A9E-1 qui dispose d’un blindage de 14mm, pouvant filer à 50 km/h avec un armement principal composé d’un canon de 2 livres, l’armement standard pour les chars britanniques de l’époque.

Après une batterie de tests officiels et en dépit de certaines faiblesses, le char est accepté en 1937 comme une solution d’attente, le temps que soit mis au point un char-croiseur utilisant la remarquable suspension Christie. 125 exemplaires sont commandés et livrés entre janvier 1939 et septembre 1940 avec incluse une version Close Support où un obusier de 94mm (3.7 pouces) remplaçait le canon de 2 pouces.

La carrière de ce char est courte puisqu’il est retiré du service courant 1942, remplacé par le Tank Cruiser Mark III à suspension Christie qui remplaça également le Tank Cruiser Mark II.

Caracteristiques Techniques du Tank Cruiser Mark I

Poids : 12 tonnes

Dimensions : longueur 5.8m largeur 2.5m hauteur 2.65m

Motorisation : moteur essence AEC de 150ch

Performances : vitesse maximale 40 km/h autonomie 241 km

Blindage : 14mm

Armement : un canon de 2 livres et trois mitrailleuses Vickers .303

Equipage : 6 hommes (chef de char, tireur, pourvoyeur, conducteur, deux mitrailleurs)

Tank Cruiser Mark II

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A l’origine du char-croiseur n°2 figure le Vickers A-9E1 qui devait être développé en deux versions, une version Infantry Tank (A-10) et une version Cruiser baptisée Tank Cruiser Mark I. Si le second fût accepté par le Royal Tank Corps, le premier perdit son duel face au Matilda II et fût donc reclassé comme char-croiseur devenant le Cruiser Mark II.

Vickers mit au point l’A-9E1 qui allait déboucher le Cruiser Mk I ainsi que l’A-10 qui devait répondre à la catégorie char d’appui d’infanterie mais le Matilda II lui fût préféré et il fût reclassé comme char-croiseur devenant le Cruiser Mark II.

Par rapport au A-9E1, le A-10 dispose d’un blindage plus épais (25mm au lieu de 14mm), une seule tourelle au lieu des trois (les deux tourelles auxiliaires sont débarquées), son poids est supérieur de deux tonnes au A-9 ce qui entraine une réduction de sa vitesse de 40 à 26 km/h.

Le prototype baptisé Tank Experimental A-10E1 est prêt en 1936 mais suite à la mort de John Carden dans un accident d’avion, le dévellopement est plus lent qu’espéré.

En 1937, l’A-10 perd son duel face au Matilda II mais dès 1938 il est choisit pour être un char-croiseur lourd. Une fois adopté officiellement, il est connu sous le nom de Tank Cruiser Heavy Mk I puis Tank Cruiser A10 Mk I et enfin Tank Cruiser Mk II.

La production commence en juillet 1938 avec 175 véhicules (dont 30 en version d’appui-rapproché) suivit d’une deuxième commande de 75 véhicules passée en décembre 1939 peu avant la fin de la guerre de Pologne soit une production globale de 250 véhicules.

La carrière du Tank Cruiser Mark II est assez courte puisque comme son prédecesseur le Mk I, il est retiré du service fin 1942-début 1943 remplacé notamment par le Tank Cruiser Mark VI Crusader, le troisième char-croiseur à suspension Christie qui annonce le futur Cromwell, premier char britannique à combiner efficacement la vitesse, l’armement et la protection. Une fois retirés du service, ils ont été essentiellement utilisés pour l’instruction.

Caracteristiques Techniques du Tank Cruiser Mark II

Poids : 14.3 tonnes

Dimensions : longueur 5.59m largeur : 2.54m hauteur : 2.64m

Motorisation : un moteur essence AEC type A179 de 150ch

Performances : vitesse maximale 26 km/h sur route 13 km/h en tout terrain autonomie 160km

Blindage : 6 à 30mm

Armement : un canon de 2 pouces avec 100 coups et deux mitrailleuses une Vickers coaxiale calibre .303 et une BESA de 7.92mm de caisse avec 4050 coups

Equipage : 5 hommes (chef de char, tireur, pourvoyeur, chauffeur, mitrailleur de caisse)

Tank Cruiser Mark III

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Les Tank Cruiser Mark I et II n’étaient que des chars intérimaires, des chars destinés à exprimer rapidement et à peu de frais le concept du char-croiseur en attendant un char plus performant, plus rapide et mieux protégé.

Pour gagner en rapidité, on peut jouer sur le blindage, sur un moteur plus puissant ou sur la suspension. Les premiers char-croiseurs britanniques utilisaient une suspension avec des bougies triples, un système largement perfectible.

Le système inventé par J. Walter Christie était nettement plus perfectionné permettant de gagner en vitesse sur route et en tout terrain, le système permettant théoriquement de rouler sur roues et sur chenilles même si en pratique, on restait sur les chenilles.

En 1936, le général Martel qui avait dessiné des “tankettes” monoplaces qui annoncèrent les chenillettes assista à une démonstration de chars soviétiques BT qui utilisaient le système Christie, demandant depuis son poste de directeur adjoint à la mécanisation au War Office (Assistant Director of Mechanization-War Office) l’adoption de ce système pour les futurs chars de combat avec un moteur d’avion plus léger pour gagner en poids et donc en vitesse.

Il obtint gain de cause et l’acquisition de cette technologie fût à l’origine du A-13 connu également sous le nom de Tank Cruiser Mark III.

Pour dévelloper son nouveau char-croiseur, le General Staff demandait un char protégé par 30 mm de blindage, un canon de 2 pouces et une vitesse maximale de 48 km/h.

Le premier prototype (baptisé A13E-1) est livré en 1937 suivit peu après d’un deuxième prototypes. Les tests effectués, le projet est adopté et la production en série est ordonnée.

La production va rester cependant limitée avec 150 exemplaires produits, l’armée britannique préférant passer au Mark IV qui se révéla décevant comme nous allons le voir.

Le Tank Cruiser Mark III va rester en service dans l’armée britannique jusqu’en 1946 quand les derniers exemplaires sont retirés du service. Les plus usés sont feraillés, certains sont transformés en tracteurs d’artillerie, d’autres utilisés pour l’instruction.

Aucun pays ne s’est porté acquéreur du Tank Cruiser Mark III.

Caracteristiques Techniques du Tank Cruiser Mk III

Poids : 14.2 tonnes

Dimensions : longueur 6m largeur 2.54m hauteur 2.59m

Motorisation : un moteur Nuffield Liberty essence de 340ch

Performances : vitesse maximale 48 km/h distance franchissable 140km

Blindage : 8-14mm

Armement : tourelle biplace avec un canon de 2 livres (87 coups) associé à une mitrailleuse Vickers .303 disposant de 3750 coups

Equipage : 4 hommes (pilote, chef de char, tireur et pourvoyeur)

Tank Cruiser Mk IV

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En 1934, le rapport maintes fois cités dans cet écrit avait décidé que le Royal Tank Corps devait disposer de deux types de chars, l’Infantry Tank _lent et bien protégé_ et le Tank Cruiser _rapide et à la protection plus faible_.

Pour gagner en vitesse, on pouvait jouer sur l’armement, sur la protection, sur la puissance du moteur ou en cherchant une nouvelle suspension pour aller plus vite en terrain bouleversé.

Après avoir observé les manoeuvres de l’Armée Rouge en 1936, l’armée britannique s’intéressa aux chars rapides symbolisés par les BT qui utilisaient une suspension révolutionnaire inventée par l’américain Christie.

Une mission technique de la forme Morris Motors pu acquérir un char Christie aux Etats-Unis et la possibilité de produire d’autres A-13E1, la désignation officielle de ce char mais le modèle se révélant décévant, un deuxième prototype allait être produit.

Le A-13E2 fût produit en série sous le nom deTank Cruiser Mk II alors que le A-13E3 allait donner naissance au Tank Cruiser Mk III qui allait être produit à 150 exemplaires seulement, le RTC préférant passer au Mk IV étroitement dérivé du Mk III.

Par rapport au Mk III, le Mk IV disposant d’un blindage plus épais et d’un moteur plus puissant censé lui donner plus de vitesse et plus de punch mais au final le Tank Cruiser Mk IV allait se révéler un échec en raison de problèmes chroniques de moteurs qui expliquèrent une production faible _250 exemplaires sur les 900 envisagés_ et une carrière très courte puisque le char ne fût en service que de mars 1940 à septembre 1941.

Quelques véhicules vont être utilisés pour des tests et l’instruction jusqu’au début du second conflit mondial en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du Tank Cruiser Mk IV

Poids : 14.75 tonnes

Dimensions : longueur 6.02m largeur 2.54m hauteur 2.59m

Motorisation : un moteur 12 cylindres essence Nuffield Liberty de 340ch

Performances : vitesse maximale 48 km/h sur route 23 km/h en tout terrain Autonomie 140km

Blindage : 6 à 30mm

Armement : tourelle triplace avec un canon de 2 livres (40mm) approvisionné à 87 coups associé à une mitrailleuse Vickers .303 puis à une Besa de 7.92mm, les deux armes disposant de 3750 coups.

Equipage : 4 hommes (chef de char, canonnier, chargeur, conducteur)

Tank Cruiser Mk V Covenanter

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Suite aux déboires du Mk IV, le RTC confiante dans ce modèle de char-croiseur demanda à London Midland & Scotish Railway de dévelloper un nouveau modèle de char-croiseur à suspension Christie.

La société repris la suspension Christie, agrandie la caisse, remplaça le moteur Nuffield Liberty par un moteur diesel AEC, augmenta le blindage et remplaça le canon de 2 pouces par un canon de 6 pouces. Tous ces éléments annoncèrent le futur Crusader.

La firme LMS qui avait répondu à une demande de 1938 pour un char-croiseur plus blindé (mais le projet n’avait pas été mené au bout) produisit 580 exemplaires de ce char qui se révéla plus réussit que le Mk IV mais aux performances inférieures au Tank Cruiser Mk VI Crusader.

Les premiers chars sont livrés en septembre 1941, les derniers véhicules arrivent dans les unités en mars 1943 à une époque où le char était en voie de déclassement.

Les derniers véhicules sont retirés du service en 1947. Beaucoup sont stockés et réutilisés dans les mois à venir pour l’instruction

Outre la version à canon de 6 livres, on trouvait une version Close-Support armée d’un obusier de 3 pouces, une version d’observation d’artillerie, une version poseur de ponts, une version dépannage et une version déminage à rouleaux.

Caractéristiques Techniques du Tank Cruiser Mk V Covenanter

Poids : 18 tonnes

Dimensions : longueur 5.79m largeur 2.62m hauteur 2.24m

Motorisation : un moteur diesel AEC de 350ch

Performances : vitesse maximale 49 km/h autonomie 160km

Blindage : 7 à 40mm

Armement : tourelle triplace avec un canon de 6 livres (57mm) disposant de 72 coups associé à une mitrailleuse Besa de 7.92mm disposant de 3200 coups

Equipage : 4 hommes (commandant, tireur, pourvoyeur, conducteur)

Tank Cruiser Mk VI Crusader

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Après cinq modèles largement perfectibles, le Royal Tank Corps (RTC) à réussit à disposer d’un bon char-croiseur qui ne fût déclassé que par l’apparition dans le camp d’en face par des chars mieux blindés, mieux armés et plus rapide.

En 1938, la firme Nuffield Mechanizations & Aero Ltd proposa un concept de char-croiseur lourd baptisé A-16. A la recherche d’un modèle moins cher à produire, le General Staff demanda des modèles alternatifs au projet A-16.

En 1939, la firme productrice du A-16 fût invitée à produire le Covenanter mais Nuffield préféra travailler sur son propre modèle de char-croiseur à canon de 6 pouces. C’est l’acte de naissance du Crusader. Paradoxalement, bien que son dévellopement eut été lancé après, le prototype fût prêt avant celui du Covenanter.

Les deux premiers prototypes reçurent des canons de 2 pouces mais très rapidement, le canon de 6 pouces fût privilégié, le déclassement du canon de 2 livres étant acté. Deux nouveaux prototypes sont produits et prêts à l’automne 1940.

En dehors des inévitables défauts de jeunesse, les deux prototypes du A-16 étaient sans défauts majeurs ce qui accéléra son dévellopement pour équiper les quatre divisions blindées et les six brigades blindées indépendantes.

Avant l’arrivée du Cromwell, les vingt-huit régiments de chars moyens étaient équipés pour un tiers de Covenanter et pour les deux tiers restants de Crusader.

Pas moins de 1500 Crusader ont été produits entre mars 1941 et septembre 1945, les 1000 chars de combat étant accomagnés de variantes spécialisés certaines n’ayant pas dépassé le statut prototype ou de petite série (canon antiaérien automoteur, poseur de ponts, char lance-flamme) ou produit en plus grand nombre comme la version appui-rapproché avec un obusier de 3 pouces, une variante “Command & Control” avec des radios supplémentaires au détriment de la capacité en munitions, observation d’artillerie, tracteur d’artillerie et dépannage.

A l’export, le véhicule fût utilisé par l’Argentine, le Brésil, le Canada et l’Afrique du Sud.

Quand le second conflit mondial éclate, le Crusader équipe encore la 7th Armoured Division stationnée en Egypte (son rééquipement avec le Cromwell avait commencé mais avait été suspendu avant de reprendre en octobre) et deux brigades blindées indépendantes, la 6th stationnée en Malaisie et la 9th stationnée en Inde, ces deux dernières unités disposant encore de ce char lors de l’attaque japonaise.

Caractéristiques Techniques du Tank Cruiser Mk VI Crusader

Poids : 20 tonnes

Dimensions : longueur 5.97m largeur 2.77m hauteur 2.24m

Motorisation : un moteur Nuffield Liberty 12 cylindres essence dévellopant 350ch

Performances : vitesse maximale 42 km/h sur route 24 km/h en tout terrain Distance franchissable 322km sur route 235km en tout terrain

Blindage : 45mm

Armement : tourelle triplace avec un canon de 6 pouces (57mm) alimenté à 70 coups associé à une mitrailleuse Besa de 7.92mm. Avec la mitrailleuse de caisse, elle se partage 4950 coups

Equipage : 5 hommes (conducteur, chef de char, tireur, pourvoyeur, mitrailleur de caisse)

Tank Cruiser Mk VII Cromwell

Char médian A-27M Cromwell

Char médian A-27M Cromwell

Après les six premiers char-croiseurs, les britanniques firent leur révolution technique en abandonnant au milieu des années quarante les concepts d’Infantry Tank et de Tank Cruiser au profit d’un char officiellement désigné Tank Cruiser (Heavy) mais qui était un véritable char moyen qui annonçait lointainement le char de combat principal (Main Battle Tank MBT).

Les premières ébauches furent lancées dès la fin de 1940 mais le lancement officiel du programme qui allait aboutir au Cromwell n’intervint qu’en juillet 1941 lors d’un appel à projet.

Aucune limite technique n’était vraiment fixée pour ne se fermer aucune porte. L’appel à projets (Request for Proposal) demandait simplement un char rapide en tout-terrain, bien protégé, un canon antichar à tir rapide pouvant faire face aux chars que l’Allemagne pourrait dévelloper dans les années à venir, une maintenance facile…… .

Vauxhall proposa une version réduite de son Churchill alors en dévellopement alors que Nuffield proposa une version plus puissante du Crusader. Les propositions de Leyland et de la Birmingham Railway Carriage & Vagon étaient similaires à celle de Nuffield.

Pas emballé par les différents projets, le RTC demanda aux différents constructeurs de revoir leur copie pendant qu’il dévellopait avec ses dépôts un démonstrateur de technologie. Baptisé officieusement Cavalier, il est présenté aux constructeurs du premier appel d’offres en juin 1942, inspirant le futur vainqueur de l’appel d’offres Nuffield qui avait installé un canon de 75mm à tir rapide dans une tourelle carée.

Les deux prototypes Nuffield (ainsi que ceux de leurs concurrents) sont livrés en janvier 1943, testés intensivement jusqu’en septembre 1943 quand la décision est prise de produire le projet Nuffield sous le nom de Tank Cruiser Mk VII.

Après avoir envisagé de le baptiser Centaur, le Royal Tank Corps décida de le baptisé Cromwell du nom du leader parlementaire de la guerre civile anglaise.

Les premiers chars sont sortis des chaines de montage en janvier 1944, les premiers squadrons étant équipés en avril de la même année.

En dépit d’une volonté d’équiper toutes les unités de chars, en septembre 1948, trois divisions et quatre brigades blindées indépendantes disposait du Cromwell soit vingt-régiments et 1020 chars de combat en service sans oublier les variantes de commandement et de dépannage.

En septembre 1948 des prototypes de canons antiaériens automoteurs (canon de 20 et de 40mm), d’appui-rapproché à obusier de 3.7 pouces (95mm), lance-flammes, automoteur d’artillerie (avec canon de 25 livres) n’attendent que le feu vert pour la mise en production.

Utilisant un canon au calibre étonnant pour l’armée britannique (le 75mm), le Cromwell faisait un peu bande à part.

D’où le lancement en mars 1948 d’une version armée d’un canon de 17 livres provisoirement baptisée Challenger.

Devant les déficiences du projet, un nouveau char utilisant un canon de 77mm à tir rapide et baptisé Tank Cruiser (Heavy) Mk VIII Comet est mise à l’étude, sa production devant être lancée au printemps 1949 quand les derniers Cromwell seront sortis des chaines mais ceci est une autre histoire.

Caractéristiques du Tank Cruiser (Heavy) Mk VII Cromwell

Poids : 28 tonnes

Dimensions : longueur 6.35m largeur 2.908m hauteur 2.49m

Motorisation : un moteur essence Rolls-Royce Meteor dévellopsant 600ch

Performances : vitesse maximale 64 km/h sur route distance franchissable 270km sur route 160km en tout-terrain

Blindage : 76mm

Armement : un canon Ordnance QF 75mm approvisionné à 64 coups associé à une mitrailleuse Besa de 7.92mm, une deuxième mitrailleuse de caisse identique partageant avec elle 4950 coups

Equipage : 5 hommes (chef de char, tireur, pourvoyeur/opérateur radio, conducteur, mitrailleur de caisse)