Pologne et Pays Neutres (58) Suisse (8)

Organisation des grandes unités

Division d’infanterie

Reconstitution d’une unité d’infanterie suisse du 20ème siècle

Les Divisions d’Infanterie de l’armée suisse ont une organisation classique avec un état-major, des unités de soutien, trois régiments d’infanterie et un régiment d’artillerie. Sur le plan opérationnel elles peuvent prendre sous leur autorité les brigades frontalières.

-La 1ère Division d’Infanterie (1ère DI) comprend les 2ème et 3ème régiments d’infanterie de ligne, le 7ème régiment d’infanterie de montagne et le 1er Régiment d’Artillerie. La 1ère brigade frontalière peut passer sous son autorité en cas de combat.

-La 2ème Division d’Infanterie (2ème DI) comprend un état-major, des unités de soutien, de trois régiments d’infanterie (1er, 8ème et 13ème régiments d’infanterie de ligne) et un régiment d’artillerie, le 2ème RA. Sur le plan opérationnel il peut prendre sous son aile les 2ème et 3ème brigades frontalières.

-La 4ème Division d’Infanterie (4ème DI) comprend un état-major, trois régiments d’infanterie de ligne (11ème, 21ème et 22ème régiments) et le 4ème régiment d’artillerie.

-La 5ème Division d’Infanterie (5ème DI) comprend un état-major, des unités de soutien, de trois régiments d’infanterie (4ème, 23ème et 24ème RI) et du 5ème régiment d’artillerie.

-La 6ème Division d’Infanterie (6ème DI) comprend un état-major, des unités de soutien, de quatre régiments d’infanterie (25ème, 26ème, 27ème et 28ème RI) et du 6ème régiment d’artillerie.

-La 7ème Division d’Infanterie (7ème DI) comprend un état-major, des unités de soutien, trois régiments d’infanterie (4ème RI, 23ème RI et 31ème RI) et du 7ème régiment d’artillerie.

Division de montagne

Troupes de montagne suisse

-La 3ème Division d’Infanterie de Montagne comprend un état-major, des unités de soutien, les 14ème 15ème et 16ème régiments d’infanterie de montagne et le 3ème régiment d’artillerie.

-La 8ème Division d’Infanterie de Montagne comprend un état-major, des unités de soutien, le 9ème régiment d’infanterie de ligne, les 20ème et 37ème régiments d’infanterie de montagne ainsi que le 8ème régiment d’artillerie.

-La 9ème Division d’Infanterie de Montagne comprend un état-major, des unités de soutien, deux régiments d’infanterie (12ème et 29ème régiments d’infanterie de montagne), le 11ème régiment d’artillerie lourde motorisée et le 12ème régiment d’obusiers motorisés.

Brigade légère

Cavalier suisse début 20ème siècle

Ces brigades montées comprennent deux régiments à trois compagnies de cavalerie et un bataillon cycliste, une compagnie de mitrailleuses motorisée, une compagnie motorisée de canons d’infanterie et une compagnie motorisée du génie. Durant la Pax Armada des chars légers intègrent ces brigades sous la forme d’une compagnie de douze chars par brigade.

LT vzor.38

-La 1ère brigade légère comprend le 1er régiment léger (1ère, 3ème et 4ème compagnies de cavalerie, 1er bataillon cycliste), le 2ème régiment léger (5ème, 6ème et 7ème compagnies de cavalerie, 2ème bataillon cycliste), la 1ère compagnie motorisée de mitrailleuses, la 31ème compagnie motorisée de canons d’infanterie et la 1ère compagnie motorisée du génie.

-La 2ème brigade légère comprend le 3ème régiment léger (8ème, 10ème et 13ème compagnies de cavalerie et 3ème bataillon cycliste), le 4ème régiment léger (9ème 11ème 12ème compagnies de cavalerie et 4ème bataillon cycliste), la 2ème compagnie motorisée de mitrailleuses, la 32ème compagnie motorisée de canons d’infanterie et la 2ème compagnie motorisée du génie.

-La 3ème brigade légère comprend le 5ème régiment léger (17ème 18ème et 24ème compagnies de cavalerie et 5ème bataillon cycliste), le 6ème régiment léger (16ème 19ème et 20ème compagnies de cavalerie et 6ème bataillon cycliste), la 3ème compagnie motorisée de mitrailleuses, la 33ème compagnie motorisée de canons d’infanterie et la 3ème compagnie motorisée du génie.

Brigade de montagne

Les brigades de montagne sont organisées en un état-major, des unités d’appui et de soutien et surtout deux régiments d’infanterie de montagne.

-La Brigade de Montagne n°9 est rattachée pour emploi auprès de la 9ème Division d’Infanterie de Montagne.

-La Brigade de Montagne n°10 comprend les 5ème et 6ème régiments d’infanterie de montagne

-Brigade de Montagne n°11

Brigade frontalière

Cette brigade est composée d’un état-major, de deux ou trois régiments d’infanterie frontalières, une compagnie de douze fusils-mitrailleurs, une compagnie de douze canons d’infanterie de 47mm, une compagnie de douze mitrailleuses et une unité sanitaire.

-La 1ère brigade frontalière comprend les 41ème et 42ème régiments d’infanterie frontalière

-La 2ème brigade frontalière comprend les 43ème, 44ème et 45ème régiments d’infanterie frontalière

-La 3ème brigade frontalière comprend les 46ème, 230ème et 231ème régiments d’infanterie frontalière.

-5ème brigade frontalière

-9ème brigade frontalière

-La 10ème brigade frontalière qui partage ses unités de commandement et d’appui avec la brigade de montagne n°10 (NdA ce qui explique son absence de la liste plus haut) comprend les 67ème et 68ème régiments d’infanterie frontalière de montagne.

Régiment d’infanterie

Chaque régiment d’infanterie helvétique se compose d’un état-major, des unités d’appui (une compagnie d’armes lourdes avec quatre mortiers de 81mm et deux canons d’infanterie de 47mm, une compagnie de mitrailleuses avec douze mitrailleuses lourdes et quatre mitrailleuses antiaériennes) et de trois bataillons d’infanterie soit trois bataillons d’active ou deux bataillons d’active et un bataillon issu de la mobilisation (Landwehr Bataillon) sachant que chaque bataillon dispose d’un état-major, de trois compagnies d’infanterie et d’une compagnie de mitrailleuses (9 fusils mitrailleurs et trois mitrailleuses)

En septembre 1948 l’armée suisse comprend les régiments d’infanterie suivants (NdA liste incomplète):

-1er Régiment d’Infanterie (1er RI) : 3ème bataillon de fusiliers, 17ème bataillon d’infanterie de montagne et 101ème bataillon d’infanterie de réserve.

-2ème Régiment d’Infanterie (2ème RI) : 1er bataillon de fusiliers 4ème et 5ème bataillons de fusiliers

-3ème Régiment d’Infanterie (3ème RI) : 3ème bataillon d’infanterie (Landwehr), 10ème, 13ème bataillons d’infanterie

-4ème Régiment d’Infanterie (4ème RI) : 103ème, 104ème et 105ème bataillons d’infanterie (les deux premiers d’active le troisième de réserve)

-8ème Régiment d’Infanterie (8ème RI) : 18ème 19ème et 20ème bataillons d’infanterie (les deux premiers d’active, le troisième de réserve)

-9ème Régiment d’Infanterie (9ème RI) : 21ème, 22ème et 24ème bataillons d’infanterie

-11ème Régiment d’Infanterie (11ème RI) : 49ème, 50ème et 51ème bataillons d’infanterie (les deux premiers d’active le troisième de réserve)

-13ème Régiment d’Infanterie (13ème RI) : 25ème, 26ème et 27ème bataillons d’infanterie ( les deux premiers d’active le troisième de réserve)

-14ème Régiment d’Infanterie (14ème RI)

-15ème Régiment d’Infanterie (15ème RI)

-16ème Régiment d’Infanterie (16ème RI)

-21ème Régiment d’Infanterie (21ème RI) : 52ème bataillon d’infanterie, 53ème et 90ème bataillons d’infanterie de montagne

-22ème Régiment d’Infanterie (22ème RI) : 54ème, 97ème et 99ème bataillons d’infanterie

-23ème Régiment d’Infanterie (23ème RI) : 55ème 56ème et 57ème bataillons d’infanterie

-24ème Régiment d’Infanterie (24ème RI) : 4ème Bataillon de fusiliers, 46ème bataillon d’infanterie et 102ème bataillon d’infanterie de réserve

-25ème Régiment d’Infanterie (25ème RI) : 62ème, 98ème et 106ème bataillons d’infanterie (les deux premiers sont des bataillons d’active et le troisième de réserve)

-26ème Régiment d’Infanterie (26ème RI) : 63ème 65ème et 107ème bataillons d’infanterie (les deux premiers sont des bataillons d’active et le troisième de réserve)

-27ème Régiment d’Infanterie (27ème RI) : 67ème, 68ème et 69ème bataillons d’infanterie

-28ème Régiment d’Infanterie (28ème RI) : 66ème, 70ème et 71ème bataillons d’infanterie

-Le 31ème Régiment d’Infanterie (31ème RI) comprend les 73ème, 74ème et 76ème bataillons d’infanterie sachant que le dernier nommé est un bataillon de réserve.

-Le 33ème Régiment d’Infanterie (33ème RI) comprend les 80ème, 81ème et 82ème bataillons d’infanterie

-le 34ème Régiment d’Infanterie (34ème RI) comprend les 79ème, 83ème et 84ème bataillons d’infanterie sachant que le premier nommé est un bataillon de réserve.

Régiments d’infanterie de montagne

Les régiments d’infanterie de montagne sont organisées comme les régiments de ligne.

-Le 5ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 7ème, 8ème et 9ème bataillons sachant que le premier est un bataillon de réserve et les deux suivants des bataillons d’active.

-Le 6ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 6ème, 11ème et 12ème bataillons

-Le 7ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 14ème, 15ème et 16ème bataillons

-Le 10ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 40ème et 110ème bataillons, deux bataillons de réservistes

-Le 12ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 10ème, 87ème et 109ème bataillons sachant que les deux premiers sont des bataillons d’active et le troisième un bataillon de réserve.

-Le 14ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 28ème, 29ème et 30ème bataillons

-Le 15ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 31ème, 32ème et 33ème bataillons

-Le 16ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 37ème, 38ème et 39ème bataillons

-Le 17ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 34ème, 35ème et 36ème bataillons

-Le 18ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 88ème et 89ème bataillons

-Le 19ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 41ème, 42ème et 43ème bataillons

-Le 20ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 44ème, 45ème et 46ème bataillons

-Le 29ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 72ème, 86ème et 109ème bataillons sachant que si les deux premiers sont des bataillons d’active le suivant un bataillon de réserve.

-Le 30ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 94ème et 95ème bataillons

-Le 32ème régiment d’infanterie de montagne comprend le 9ème bataillon de fusiliers de montagne et le 96ème bataillon

-Le 35ème régiment d’infanterie de montagne comprend le 8ème bataillon de fusiliers, les 85ème et 111ème bataillons d’infanterie de montagne.

-Le 36ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 91ème, 92ème et 93ème bataillons

-Le 37ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 6ème et 11ème bataillons de fusiliers ainsi que le 48ème bataillon de fusiliers de montagne.

Régiment de cavalerie

Les régiments de cavalerie des brigades légères sont organisés en un état-major, trois compagnies montées et un bataillon cycliste.

-1er régiment léger (1ère, 3ème et 4ème compagnies de cavalerie, 1er bataillon cycliste)

-Le 2ème régiment léger (5ème, 6ème et 7ème compagnies de cavalerie, 2ème bataillon cycliste),

-Le 3ème régiment léger (8ème, 10ème et 13ème compagnies de cavalerie et 3ème bataillon cycliste)

-Le 4ème régiment léger (9ème 11ème 12ème compagnies de cavalerie et 4ème bataillon cycliste),

-Le 5ème régiment léger (17ème 18ème et 24ème compagnies de cavalerie et 5ème bataillon cycliste)

-Le 6ème régiment léger (16ème 19ème et 20ème compagnies de cavalerie et 6ème bataillon cycliste)

Régiment d’Artillerie de Campagne

Les régiments d’artillerie de campagne intégrés aux divisions d’infanterie sont organisés en un état-major régimentaire, trois compagnies de parc (maintenance et ravitaillement) et trois bataillons à trois batteries de quatre pièces soit trente-six bouches à feu auxquelles il faut ajouter au niveau du bataillon un état-major et une compagnie de ravitaillement.

-Le 1er Régiment d’Artillerie (1er RA) comprend les compagnies de parc 1 2 et 3 ainsi que les 1er, 2ème et 3ème bataillons d’artillerie

-Le 2ème Régiment d’Artillerie (2ème RA) comprend les compagnies de parc 4 5 et 6 ainsi que les 4ème, 5ème et 6ème bataillons d’artillerie

-Le 3ème Régiment d’Artillerie (3ème RA) comprend les compagnies de parc 7 8 et 9 ainsi que les 7ème, 8ème et 9ème bataillons d’artillerie.

-Le 4ème Régiment d’Artillerie (4ème RA) comprend les compagnies de parc 10 11 et 12 ainsi que les 10ème, 11ème et 12ème bataillons d’artillerie.

-Le 5ème Régiment d’Artillerie (5ème RA) comprend les compagnies de parc 13 14 et 15 ainsi que les 13ème, 14ème et 15ème bataillons d’artillerie.

-Le 6ème Régiment d’Artillerie (6ème RA) comprend les compagnies de parc 16 17 et 18 ainsi que les 16ème, 17ème et 18ème bataillons d’artillerie.

-Le 7ème Régiment d’Artillerie (7ème RA) comprend les compagnies de parc 19 20 et 21 ainsi que les 19ème, 20ème et 21ème bataillons d’artillerie.

-Le 8ème Régiment d’Artillerie (8ème RA) comprend les compagnies 22 23 et 24 ainsi que les 22ème, 23ème et 24ème bataillons d’artillerie.

Régiment d’Artillerie Lourde

Les régiments d’artillerie lourde motorisés sont organisés en un état-major, une compagnie de ravitaillement en munitions et deux bataillons à deux batteries de quatre canons de 120mm soit un total de seize bouches à feu.

-Le 12ème régiment d’artillerie lourde motorisée comprend la 26ème compagnie de ravitaillement en munitions, les 13ème et 14ème bataillons d’artillerie lourde motorisée.

-Le 13ème régiment d’artillerie lourde motorisée comprend la 27ème compagnie de ravitaillement en munitions, les 15ème et 16ème bataillons d’artillerie lourde motorisée.

-Le 14ème régiment d’artillerie lourde motorisée comprend la 28ème compagnie de ravitaillement en munitions, les 17ème et 18ème bataillons d’artillerie lourde motorisée.

Régiment d’obusiers de campagne

Les régiments d’obusiers de campagne comprennent une compagnie de ravitaillement en munitions, deux compagnies de parc et deux bataillons à trois batteries de quatre obusiers de 120mm soit vingt quatre bouches à feu par régiment.

Pologne et Pays Neutres (57) Suisse (7)

Armée de Terre helvétique

Historique

Dans cette partie je vais aborder la partie historique concernant l’armée suisse c’est à dire soit les événements postérieurs à 1848 ou les événements antérieurs mais concernant des cantons et des unités militaires suisses servant des entités politiques helvétiques qu’elles soient dépendantes ou indépendantes.

Le 3 février 1798 est créé à Berne un bataillon de volontaires vaudois appelé Légion fidèle car composée de soldats souhaitant lutter contre l’invasion française. Appelée également Légion Romande et Bataillon Rovéréa, cette unité se composait de 620 hommes répartis en cinq compagnies. Elle est dissoute dès le 5 mars 1798.

Les principaux uniformes de la Légion Helvétique

Dans le camp opposé on trouve la Legion Helvétique levée comme son nom l’indique pour servir l’une des républiques-soeurs mises en place par la France à savoir la République Helvétique. La légion est créée le 4 février 1798 et disparaitra en même temps que l’état qu’elle sert en 1803.

Composée de 1500 hommes répartis en quinze compagnies, elle constitue la première tentative nationale d’un service militaire obligatoire formant une milice et dont l’équipement et l’instruction sont uniformisées.

En 1815 suite à la renaissance de la confédération helvétique la question militaire revient rapidement sur le tapis. Chaque canton doit fournir à la armée confédérale (Bundesheer) un contingent correspondant à 2% de sa population. L’objectif est de disposer d’une armée de 33000ch. Il est également interdit aux cantons de déclarer la guerre, de signer des capitulations ou des accords de paix avec des pays étrangers.

Panorama d’uniformes suisses au moment de la guerre du Sonderbund

En 1848 après la guerre du Sonderbund une nouvelle constitution et une nouvelle armée sont mis sur pied.

Enfin c’est plus compliqué que cela car l’article 13 du nouveau texte interdit toute armée permanente et plafonne les effectifs de chaque canton à 300 hommes hors les Landjäger une sorte de police locale.

L’article 18 impose à tout citoyen suisse des obligations militaires. Les effectifs sont plafonés à 3% de la population plus une réserve correspondant à 1.5% de la population soit une armée potentielle de 80000 hommes.

En 1870 à lieu la première mobilisation générale pour mettre à l’abri de la guerre franco-allemande le territoire helvétique. En janvier 1871 néanmoins la Suisse devra interner l’armée du général Bourbaki.

L’armée suisse doit également intervenir pour lutter contre l’agitation sociale. En 1875 la troupe tire sur les grévistes du chantier du tunnel du Gothard. Il y à 4 morts et 13 blessés. Ce ne sera hélas pas la dernière que l’armée suisse va intervenir.

L’année précédente une nouvelle constitution à été promulguée (en réalité c’est celle de 1848 qui à été réactualisée).

Peut être es-ce la conséquence du récent conflit franco-allemand et des unités allemandes et italiennes mais ce qui est sur c’est que la Suisse décide de muscler son dispositif militaire en augmentant massivement les effectifs disponibles.

Désormais les effectifs de l’armée suisse c’est simplement tous les citoyens de sexe masculin aptes au service armé ce qui fait passer l’armée helvétique de 150 à 700000 hommes. Avec l’augmentation de la population au cours du 20ème siècle c’est potentiellement 1.5 millions de soldat que la confédération peut mobiliser. C’est l’une des plus grandes armées du monde rapportée à sa population.

Soldat suisse au début du 20ème siècle

En 1912 le commandant de corps Wille et futur commandant en chef durant le premier conflit mondial organise des manœuvres auxquelles assiste Guillaume II qui comprend la détermination suisse à défendre son territoire. Si jamais l’armée allemande avait envisagé une invasion de la Suisse nul doute que cette idée à été vite remisée au placard.

Elle mobilise au début du premier conflit mondial pour préserver le territoire de toute tentative tant de l’Entente que des Empires Centraux d’utiliser le territoire helvétique pour tenter d’enfin de remporter la décision alors que depuis l’automne 1914 après l’échec de la course à la mer le territoire française est tailladé par un immense front fixe de 700km entre la mer du Nord et la frontière…..suisse.

En 1918 comme nous l’avons vu le pays est sécoué par une grève générale (Landestreik) que certains interprètent comme les prémices d’une révolution bolchévique que ce soit pour s’en rejouir ou pour s’en inquieter. L’armée est déployée, tire et tue trois travailleurs. L’armée suisse est elle aussi victime de la grippe espagnole.

Dans l’immédiat post-premier conflit mondial le fait militaire n’à pas bonne presse. Bien qu’épargnée par les ravages de ce qui aurait du être la Der des Ders la Suisse n’échappe pas à la vague pacifiste qui parcours le continent. Es-ce lié mais en 1921 seulement 55.8% des appelés sont considérés comme aptes (il faut probablement y voir l’impact de la grippe espagnole).

En 1923 une pétition pour un service receuille 39000 signatures et en 1927 l’Assemblée Fédérale gèle les dépenses militaires à 85 millions de francs suisses par an.

Au début des années trente l’armée suisse est peu motorisée, ne possède pas de couverture aérienne ni de moyens antiaériens. Bref en cas d’invasion seul son relief tourmenté pourrait sauver le pays de la débacle et encore………. .

En 1932 pour la dernière fois elle intervient en maintien de l’ordre à Genève. Elle tire sur une manifestation antifascite faisant treize morts et soixante-cinq blessés.

A chaque fois qu’elle intervient l’armée suisse tire et tue. Comment expliquer un tel phénomène ?

Outre le fait que l’emploi d’armes de guerre ne peut que générer des morts chez les manifestants, l’engagement exclusif de soldats venus des cantons ruraux et conservateurs contre des manifestants urbains ne pouvait que générer ce genre de drame, les autorités jouant sur la traditionnelle animosité entre ruraux conservateurs et catholiques et urbains plus protestants et plus libéraux (NdA bien entendu je schématise et je simplifie à l’extrême).

A la suite de cette intervention l’extrême-gauche réclame l’abolition de l’armée.

Avec la montée des périls symbolisée au sud par l’Italie mussolinienne et au nord par l’Allemagne nazie les crédits augmentent à nouveau.

Le parlement helvète accorde ainsi 800 millions de francs suisses entre 1935 et 1939 ce qui permet de moderniser l’armée et de relancer l’économique puisque neutralité oblige la Suisse ne peut pas vraiment s’équiper massivement d’armes étrangères. De toute façon les manufacturiers d’armes suisses comme Oerlikon proposent des armes de bonne qualité.

Le 10.5cm kanon m/34 un canon suédois à été utilisé par la Suisse

De nouvelles armes sont ainsi acquises comme le lance-mines (mortier) de 8.1cm modèle 1933, un canon antichar de 45mm, des canons Bofors de 105 et de 120mm, des chars Skoda mais aussi des chasseurs Me-109 et Morane-Saulnier D-3800 (89 et 74 respectivement).

Le bureau des fortifications dissous en 1921 est réactivé en 1935 pour d’abord renforcer par des blockhaus la couverture des frontières puis pour participer à la mise en place du réduit national.

Ce concept ne date cependant pas de cette époque. En effet il à été imaginé dès les années 1880 alors que comme nous l’avons vu les unités allemandes et italiennes rendent la situation géopolitique de la Suisse moins confortable que quelques années auparavant.

A l’époque il s’agit de mettre sur pied des ceintures fortifiées destinées à couvrir la Suisse utile à savoir une ligne s’appuyant sur les forteresses de Saint Maurice, du Saint-Gothard et de Sargans et d’autres lignes plus frontalières à savoir la ligne fortifiée et la postion d’armée.

Au 20ème siècle il s’agit de créer un refuge inexpugnable où le gouvernement, les autorités, l’armée et l’industrie pourrait se replier pour maintenir la fiction d’une Suisse indépendante. Cela passe notamment par la défense et le contrôle des tunnels ferroviaires et routiers.

Néanmoins après le premier conflit mondial l’intérêt pour les fortifications s’estompe au point qu’en 1921 le bureau des fortifications est dissous. Il est réactivé en 1935 quand non seulement la fortification fixe redevient à la mode avec la construction en France, en Allemagne, en Tchécoslovaquie et en Belgique de fortifications modernes et puissantes mais aussi la montée des périls aux frontières helvétiques.

A cela s’ajoutait le fait que de tels travaux permettrait de relancer l’économie et de diminuer le chômage en offrant aux travailleurs sans-emplois la possibilité de se réinsérer sur le marché du travail.

Avoir du matériel c’est bien mais avec du personnel entrainé c’est mieux. Voilà pourquoi la durée de l’Ecole des Recrues passe de 67 à 90 jours en 1935 puis à 118 en 1939 (cette durée va passer en 1947 à 132 jours avec des rappels plus fréquents et un encouragement à une formation continue).

Mannequins représentant les uniformes de l’armée suisse au moment du second conflit mondial

En 1938 l’armée suisse est réorganisée avec trois corps d’armée avec neuf divisions dont trois de montagne auxquelles il faut ajouter trois brigades légères plus des troupes de couverture à la frontière plus un corps professionnalisé avec une escadrille de surveillance. L’armée suisse souffre de nombreuses lacunes en matière d’armement, d’équipement et d’entrainement.

Le général Guisan durant la guerre de Pologne précise la stratégie. En cas d’invasion étrangère, les troupes déployées à la frontière ne doivent pas opposer une défense ferme mais harceler l’ennemi, gagner du temps pour permettre au gros des forces de s’installer dans le réduit national. Ces combats rétardateurs se doublent de destruction des ponts, des routes et des voies ferrées.

L’armée suisse met les bouchées doubles. Elle est mobilisée et surtout comme en France et en Allemange fait sortir de terre blockhaus, casemates et autres abris, fait couler des dents de dragons antichar (la fameuse Ligne Toblerone), fait poser des champs de fil de fer barbelé. De nouvelles armes sont également commandées portant par exemple le parc d’armes automatiques d’infanterie à 3000 mitrailleuses et 1800 fusils-mitrailleurs.

Au printemps 1940 le dispositif fortifié suisse est impressionnant au moins sur le papier avec 68 ouvrages d’artillerie, 10 batteries de casemates non-armées, 1410 ouvrages et positions d’artillerie, 1545 positions d’infanterie et d’artillerie non armées, 995 abris, postes d’observation et de commandement, 3263 barrages antichars et 1500 kilomètres de barbelées.

Le dispositif fortifié suisse s’appuie sur plusieurs positions souvent de conception ancienne mais régulièrement modernisées.

Forte Airolo

La Forteresse du Gothard comprend plusieurs forteresses et points d’appui fortifiées :

-Les Positions d’Airolo au sud du col du Gothard au dessus de la ville du même nom ont été construites entre 1887 et 1890. Elle comprend une tourelle double de 120mm, quatre canons de 53mm en tourelles simples pour la défense rapprochée et cinq canons de 84mm en casemates, un tunnel de 1km de nom reliant le fort au tunnel ferroviaire du Gothard.

-La Batterie de Motto Bartola est située sur une colline dominant le fort d’Airolo. Construite entre 1888 et 1890 elle comprend quatre canons de 120mm et quatre canons de 84mm, les positions étant reliés par des souterrains à la fois pour la protection au combat mais aussi pour le climat.

-La Batterie de Foppa Grande qui domine la précédente comprend un canon de 105mm et trois canons de 20mm antiaériens installés durant la guerre de Pologne.

-On trouve également les forts d’artillerie de San Carlo et du Stuei

-Le tunnel du Gothard est protégé au sud par un portail relié par un tunnel au fort d’Airolo, position fortifiée construite en 1886/1887 mais vite obsolète en raison de l’extension du tunnel.

-La Redoute Hospiz construite à la fin du 19ème siècle (opérationnelle en 1894) est située près du sommet du col du Gothard. Elle comprend deux canons de 120mm.

-Le Forte Sasso do Pigna opérationnel en 1943 remplace la redoute décrite plus haut même si durant la guerre les deux positions seront armées. La batterie orientale couvre la vallée Leventine et la batterie orientale la vallée de Bedretto. L’entrée principale se situe juste au nord de la redoute Hospsiz et comprend 2400m de galléries qui servent notamment au service des quatre canons de 105mm. Des bunkers d’infanterie sont également construits à différentes périodes.

Position de Göscknen et d’Andermatt

-Les forts de Bühl et de Bäzberg ainsi que le fortin Altkirch couvrent la vallée nord d’Urseren.

-Le col de l’Oberalp sont couverts par les Forts de Stöckli et de Gütsch ainsi que les postions d’infanterie de l’Oberalp.

-Le col de Furka est couvert par les forts de Galenhutten et de Fuchsegg.

La Forteresse de Saint Maurice comprend également plusieurs forts, fortins et positions fortifiées pour couvrir la vallée du Rhône. Le dispositif comprend le fort de Dailly, le fort de Savatan, le fort du Scex et le Fort de Cindey.

La Forteresse de Sarganscomprend six ouvrages majeurs autour de la vallée du même nom dans le canton de Saint-Gall.

-Les Forts de la 1ère barrière du Rhin sont les forts de Schollberg et de Austein

-Les Forts Majeurs les forts de Magletsch, de Castels, de Furggels et Passatiwand

-Les forts du Sud sont les forts de Molinära et d’Hasleborden

-Les forts de la deuxième barrière du Rhin sont les forts de Tschingel, de Nusslock et de Tamina Ragaz.

Durant la guerre de Pologne l’armée suisse est organisée de la façon suivante :

-1er Corps d’Armée (ouest et sud-ouest) 1ère, 2ème, 3ème, 8ème et 9ème divisions, 1ère et 2ème brigades légères, 10ème et 11ème brigades de montagne.

-2éme Corps d’Armée (Nord) : 4ème et 5ème divisions

-3ème Corps d’Armée (Est et Nord-Est) : 6ème et 7ème divisions, 3ème brigade légère, 12ème brigade de montagne

-Des gardes locales pour prevenir l’arrivée de parachutistes et accessoirement rassurer la population.

Bien que la guerre de Pologne se termine dès décembre 1940 ce n’est qu’à partir de février 1940 que la démobilisation est vraiment enclenchée pour comme ailleurs soulager l’industrie et l’agriculture qui manquaient de bras.

Dès le début du second conflit mondial l’armée suisse mobilise, une mobilisation qui se passe bien sans incidents. A noter que dès le premier jour de la mobilisation décision est prise de porter l’âge limite du service armé de 48 à 60 ans. Les hommes concernés dont certains se sont présentés volontairement doivent renforcer la gardes locales et former une sorte de Landsturm (milice).

La mobilisation terminée l’armée suisse est organisée de la façon suivante :

1er Corps d’Armée de Campagne (94000 hommes) avec la 1ère division (20000 hommes), la 2ème division (24000 hommes) et la 7ème division (16000 hommes).

A cela s’ajoute deux brigades de montagne, la n°10 (11000 hommes) et la n°11 (Brigade du Simplon) (13000 hommes) mais aussi la 1ère brigade légère (10000 hommes) et les fortifications de Saint-Maurice (voir plus haut). On trouve également le Commandement urbain de Genève avec les 71ème et 80ème régiments territoriaux d’infanterie.

Le corps d’armée dispose de deux régiments d’artillerie, le 12ème régiment d’artillerie lourde motorisée et le 22ème régiment d’obusiers de campagne.

2ème Corps d’Armée (46000 hommes) avec la 8ème division de montagne (16000 hommes), la 4ème division d’infanterie (20000 hommes) et la 2ème brigade légère (10000 hommes).

A cela s’ajoute le 13ème régiment d’artillerie motorisée, le 24ème régiment d’obusiers lourds le commandement urbain de Bâle, la 11ème brigade frontalière, la brigade d’infanterie de montagne n°11

4ème Corps d’Armée (80000 hommes) avec la 5ème division (22000 hommes), la 6ème division (26000 hommes) et la 3ème brigade légère (10000 hommes). A cela s’ajoute les fortifications de Sargans et le 23ème régiment d’obusiers de campagne.

3ème Corps d’Armée (40000 hommes) avec la 9ème division de montagne (16000 hommes), la brigade de montagne n°9 dite brigade du Gothard (11000 hommes), la 3ème division de montagne (11000 hommes) et les fortifications du Saint-Gothard. A cela s’ajoute le 14ème régiment d’artillerie motorisée, le 25ème régiment d’obusiers et la 9ème brigade frontalière.

A ces effectifs de combat s’ajoutent ceux de l’artillerie (52000 hommes), du génie (30000 hommes), la DCA et l’aviation (30000 hommes), les troupes sanitaires (30000 hommes), les troupes d’approvisionnement alimentaire (7000 hommes), le transport motorisé (9000 hommes), le train (14000 hommes), le service auxiliaire (200000 hommes) et le service complémentaire féminin (SCF) (15000 femmes).

Des vedettes armées sont également construites pour patrouiller sur les lacs alpins notamment neuf vedettes type 41.

Mitteleuropa Balkans (90) Roumanie (20)

Organisation

Division d’infanterie

-Un état-major

-Une compagnie antiaérienne

-Une compagnie antichar

-Une compagnie d’autos blindées

canon d’assaut Stug III Ausf E à canon long de 75mm

-(certaines) une compagnie de canons d’assaut

-Une brigade d’infanterie à trois régiments d’infanterie

-Une brigade d’artillerie à deux régiments d’artillerie

-Un bataillon de soutien logistique

-Un bataillon du génie

-Une compagnie de transmissions

-Un détachement sanitaire

Division légère d’infanterie

Ces divisions légères d’infanterie ont été créées après les lourdes pertes consécutives à l’opération URANUS. Il s’agit de recréer des unités plus rapidement en allégeant les structures mais en évitant si possible de perdre trop de capacités de combat soit une véritable gageure.

-Un état-major

-Une compagnie antiaérienne et antichar

-Une compagnie d’autos blindées et de canons d’assaut

-Deux régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de transmissions

-Un détachement sanitaire

Division de Montagne

-Un état-major

-Une compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne

-Deux brigades à trois bataillons de montagne

-Un groupe d’artillerie de montagne

-Deux bataillons d’obusiers de montagne

-Une compagnie du génie

-Un détachement sanitaire

-Une section de transmissions

Division de cavalerie

-Un état-major

-Une compagnie de chars légers

-Une compagnie d’autos blindées

-Trois régiments montés

-Un régiment d’artillerie

-Un bataillon du génie

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie logistique

-Un détachement sanitaire

Division blindée

-Un état-major

-Un groupement logistique

-Une compagnie d’autos blindées

-Un régiment de chars moyens

-Un régiment de chars légers

-Deux régiments d’infanterie portée

-Un régiment d’artillerie motorisée

-Un bataillon du génie

-Une compagnie de transmissions

-Un détachement sanitaire

Brigade de montagne

Lors des premières opérations de la campagne de Russie, les roumains engagent les 1ère, 2ème et 3ème brigade de montagne, des brigades issues respectivement de la 1ère, de la 2ème et de la 4ème division de montagne. Cela s’explique par la volonté de conserver des troupes de montagne en cas d’attaque hongroise.

Régiments

Régiment d’infanterie

-Un état-major

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Trois bataillons avec un état-major, trois compagnies d’infanterie et une compagnie de mitrailleuses lourdes

Mortier de 81mm modèle 1927/31 Brandt, le mortier médian standard de l’armée roumaine (ici avec des servants français)

-Un bataillon d’appui avec un état-major, une compagnie de mortiers, une compagnie de canons antichars légers, une compagnie de mitrailleuses et une compagnie d’éclaireurs.

Régiment de chars/Régiment monté

-Un état-major

-Un escadron de commandement et de soutien

-Trois escadrons de chars ou trois escadrons montés organisés en un peloton de commandement et de soutien et trois pelotons de combat

-Un escadron d’appui avec un peloton de mortiers lourds, un peloton de canons antichars et un peloton de mitrailleuses.

Régiment d’artillerie

-Un état-major

-Une batterie de commandement et de soutien

-Une batterie de conduite de tir

-Trois groupes de trois batteries de quatre pièces pour les régiments divisionnnaires soit trente-six pièces (Deux groupes de deux batteries à quatre pièces pour les régiments lourds soit seize pièces)

Bataillons

Bataillon d’infanterie

-Un état-major

-Trois compagnies d’infanterie

-Une compagnie de mitrailleuses lourdes

Bataillon d’appui (régiment d’infanterie)

-Un état-major

-Une compagnie de mortiers

Canon de 37mm Bofors modèle 1934.

-Une compagnie de canons antichars légers

-Une compagnie de mitrailleuses

-Une compagnie d’éclaireurs

Bataillon de montagne

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Trois compagnies de montagne

-Une compagnie d’appui avec un peloton d’éclaireurs-skieurs (NdA inspiré des Sections d’Eclaireurs Skieurs [SES] françaises), un peloton de mortiers de 81mm et un peloton de mitrailleuses

Bataillon d’obusiers de montagne

-Un état-major

-Une batterie de commandement et de soutien

-Une batterie de conduite de tir

-Trois batteries de six obusiers de montagne soit dix-huit pièces

Bataillon du génie

-Un état-major

-Une compagnie de pionniers

-Une compagnie de sapeurs

-Une compagnie de déminage

Bataillon de soutien logistique

-Un état-major

-Une compagnie de maintenance

-Une compagnie de ravitaillement

-Une compagnie de transport

Compagnies

Compagnie d’infanterie

-Un état-major de compagnie avec le capitaine commandant de la compagnie, un sergent major comme adjoint et soldat qui sert d’ordonnance.

Cet état-major se compose également d’une équipe de transmissions de quatre hommes disposant d’un téléphone de campagne, d’une équipe d’éclaireurs-observateurs de quatre hommes, d’une équipe chimique avec trois hommes et d’une équipe médicale avec cinq hommes.

-Trois pelotons de fusiliers disposant chacun d’un état-major (lieutenant commandant le peloton, un sergent comme adjoint et un sniper), une équipe antichar de deux hommes avec des grenades antichars, une équipe mortier de six hommes avec un mortier de 60mm M.36 et quatre sections (groupes) de fusiliers.

ZB vz.30

Chaque groupe de fusiliers dispose d’une équipe disposant d’un fusil mitrailleur ZB.30 (cinq hommes) et d’une équipe de fusiliers de cinq hommes tous armés de fusils comme leur nom l’indique.

Escadrons de cavalerie

-Un peloton de commandement et de soutien

-Trois pelotons de combat

Compagnie antiaérienne et antichar

-Un peloton de commandement et de ravitaillement

-Trois pelotons de quatre ou six pièces selon les modèles

Compagnie d’autos blindées

-Un peloton de commandement et de soutien

-Trois pelotons de quatre voitures

Compagnie de canons d’assaut

-Un peloton de commandement et de soutien

-Trois pelotons de six canons d’assaut

-Un peloton d’autos blindées

Compagnie mixte d’autos blindées et de canons d’assaut

-Un peloton de commandement et de soutien

-Deux pelotons de six canons d’assaut

-Un peloton de six autos blindées

-Un peloton d’infanterie portée (éclairage et protection)

Compagnie du génie

-Un état-major

-Un peloton de pionniers

-Deux pelotons de sapeurs

-Un peloton de déminage

Compagnie de transmissions

-Un état-major

-Une section télégraphiste

-Une section de téléphoniste

-Une section de cryptage/decryptage

Détachement sanitaire

-Un groupe d’ambulance

-Une antenne sanitaire avancée

-Un groupe de guerre chimique

Scandinavie (5) Norvège (5)

La Norvège dans le second conflit mondial : conquête, occupation, collaboration et résistance

La conquête de la Norvège (opération Weserübung)

Norvège

Le 5 septembre 1948, les allemands déclenchent l’opération Weserübung en envahissant la Norvège et le Danemark. L’objectif pour les allemands est de prendre le contrôle de ces deux pays pour sanctuariser la Baltique et surtout acquérir des bases aériennes, navales et aéronavales pour opérer plus facilement contre les marines alliées qu’elles soient de guerre ou de commerce.

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Etats Unis (114) Armée de terre (4)

Bataillons de chars lourds indépendant (Independent Heavy Tank Batallion)

M-26 Pershing 8

M-26 Pershing

La mise en service en juin 1946 du char lourd M26 Pershing entraine la création de huit bataillons indépendants de chars lourds, l’US Army après avoir hésité décidant de ne pas intégrer ces nouveaux chars lourds aux divisions mais de créer des bataillons indépendants.

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