23-Armée de terre Ligne Maginot (26)

Sous-secteur de Tromborn

Ce troisième sous-secteur du SF du Boulay est défendu par le 161ème RIF, un régiment de mobilisation démobilisé en septembre 1940, le 160ème RIF étant chargé du gardiennage des ouvrages qui ne sont occupés qu’à une échelle réduite, la compagnie de gardiennage permettant une mise en oeuvre a minima en cas d’urgence. D’ouest en est, ce sous-secteur dispose des ouvrages et des constructions suivantes :

Créneau JM (Jumelage de Mitrailleuses)

Créneau JM (Jumelage de Mitrailleuses)

-Une casemate simple flanquant vers le nord armée d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM, d’une cloche M et d’une cloche GFM.

-Le Bovenberg est un ouvrage d’infanterie à six blocs avec un bloc 1 (Entrée + Casemate d’infanterie flanquant vers le nord) avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM et deux cloches GFM.

Le Bloc 2 est une casemate d’infanterie disposant de deux cloches GFM et une cloche LG alors que le Bloc 3 est une casemate d’infanterie double armée de deux créneaux JM/AC 47, de deux créneaux JM, une cloche M et deux cloches GFM, ce bloc n’étant pas relié au reste de l’ouvrage.

Le Bloc 4 est une casemate d’infanterie disposant de deux cloches M et d’une cloche GFM alors que le Bloc 5 est un observatoire équipé d’une cloche obs./VDP et d’une cloche GFM. Le Bloc 6 est armé d’une tourelle de mitrailleuses et d’une cloche GFM.

A l’origine le Bovenberg devait être aussi puissant que le Hackenberg avec dix-huits blocs, les blocs non construits étant l’EM, l’EH, un autre bloc 6, les blocs 7, 8 et 9 qui étaient des tourelles d’artillerie, les blocs 10 11 14 et 15 (coffres flanquants), les blocs 16bis et 17bis étant des annexes.

-Pour compenser l’absence d’ouvrages d’artillerie, est réalisé une casemate d’artillerie pour deux matériels de 75 modèle 1897 du type RFM, une cloche GFM assure le guêt et la défense rapprochée.

-Entre le Bovenberg et le Denting, on trouve une deuxième casemate d’artillerie pour deux matériels de 75 modèle 1897 du type RFM, une casemate simple flanquant vers le nord disposant d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM et d’une cloche GFM ainsi que d’une casemate simple flanquant vers le sud disposant d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM et de deux cloches GFM.

-L’ouvrage du Denting est un ouvrage d’infanterie à trois blocs disposant d’une casemate d’infanterie flanquant vers le nord (bloc 1) avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM et une cloche GFM, d’une entrée et casemate d’infanterie flanquant vers le sud avec le même armement que le précédent alors que le Bloc 3 n’aligne qu’une tourelle de mitrailleuse et une cloche GFM. Etait également prévue une entrée (Bloc 4) mais elle n’à pas été réalisée.

-L’ouvrage de Village-de-Coume est un ouvrage d’infanterie à trois blocs, le bloc 1 étant une entrée et casemate d’infanterie flanquant vers le nord avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM et deux cloches GFM. Le bloc 2 est une casemate d’infanterie disposant de deux cloches M et de deux cloches GFM alors que le bloc 3 est lui armé d’une tourelle de mitrailleuses et d’une cloche GFM. Était également prévue une entrée (Bloc 4) mais elle n’à pas été réalisée.
-L’ouvrage appelé Annexe Nord de Coume est un ouvrage d’infanterie monobloc disposant d’une casemate d’infanterie flanquant vers le nord (un créneau JM/AC 47, un créneau JM et deux cloches GFM) + une tourelle de mitrailleuses.

Sous-secteur de Narbéfontaine

Ce sous-secteur est placé sous la responsabilité du 160ème RIF, un régiment mobilisé en septembre 1939 et pérennisé à l’issue de la démobilisation de l’été-automne 1940. Jusqu’à l’été 1948, il va également assurer le gardiennage des ouvrages tenus par le 161ème RIF qui lui avait été dissous.

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

-L’ouvrage de la Coume est un ouvrage d’infanterie à deux blocs disposant d’une casemate d’infanterie flanquant vers le nord ou bloc 1 armé d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM et de deux cloches GFM alors que la casemate d’infanterie flanquant vers le sud dispose d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM, d’une tourelle de mitrailleuses et d’une cloche GFM.

Cet ouvrage aurait du être à l’origine un ouvrage d’artillerie à douze blocs reçut entre 1941 et 1943 une galerie de liaison entre les deux blocs mais les ouvrages d’artillerie n’ont jamais été construits.

-L’ouvrage appelé «Annexe sud de la Coume» est un ouvrage mixte à quatre blocs disposant d’un Bloc 1 (casemate d’infanterie + issue de secours armé d’une cloche M et d’une cloche GFM, d’un Bloc 2 (casemate d’infanterie) armé d’une cloche M, d’une cloche GFM et d’une cloche LG, d’un Bloc 3 (entrée + casemate mixte) disposant d’une chambre de tir pour l’infanterie (un créneau JM/AC, d’un créneau JM) et d’une chambre de tir pour mortiers avec deux créneaux de 81mm en sous-sol flanquant vers le sud et deux cloches GFM.

Ouvrage d'artillerie avec en bas deux créneaux pour mortiers de 81mm, un créneau JM et un créneau AC 47 pour canon antichar de 47mm

Ouvrage d’artillerie avec en bas deux créneaux pour mortiers de 81mm, un créneau JM et un créneau AC 47 pour canon antichar de 47mm

-Entre l’ouvrage décrit et celui du Mottenberg, on trouve une casemate cuirassée disposant de deux cloches M et d’une cloche GFM, d’une casemate flanquant vers le nord armée d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM et d’une cloche GFM et de deux casemates simples flanquant vers le sud armées de la même façon que le casemate flanquant vers le nord.

-L’ouvrage du Mottenberg est un ouvrage d’infanterie à trois blocs, le Bloc 1 était une entrée et une casemate d’infanterie flanquant vers le nord ainsi su’un observatoire disposant d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM, de deux cloches GFM et d’une cloche obs./VDP. Le Bloc 2 est une casemate d’infanterie disposant de deux cloches M. et d’une cloche GFM alors que le Bloc 3 dispose d’une tourelle de mitrailleuses d’une cloche GFM. N’ont pas été construits : une entrée mixte, une tourelle de 81 et une tourelle de 135mm.

-On trouve également une casemate double armée de deux créneaux JM/AC 47, d’un créneau JM, d’une cloche M et de deux cloches GFM.

-Durant la guerre de Pologne, des ouvrages de campagne ont également été construits en l’occurrence trente et un blockhaus pour mitrailleuse et canon antichar, quatre casemates type STG, une casemate type Pamart, quatre cuves pour canons de 65mm, quarante-deux tourelles démontables (trente pour mitrailleuses et douze pour canons de 25mm), dix boucliers pour canons de 25mm, dix-sept PC et dix observatoires.

 

Canon de 65mm modèle 1902 cédé par la marine pour améliorer la défense antichar de la Ligne Maginot

Canon de 65mm modèle 1902 cédé par la marine pour améliorer la défense antichar de la Ligne Maginot

23-Armée de terre Ligne Maginot (23)

Secteur Fortifié de Crusnes

Ce secteur fortifié à été durant la guerre de Pologne le 42ème Corps d’Armée de Forteresse (CAF) et couvre la frontière de l’est entre Longuyon et à l’ouest de l’ouvrage de Rochonvilliers qui lui dépend du Secteur Fortifié de Thionville.

Le SF de Crusnes n’était à l’origine pas prévu par la CORF. Il à fallut pour cela le lobbying intensif du sénateur (et futur président de la république) Albert Lebrun et des industriels soucieux de ne pas laisser aux mains des allemands les usines de la région.

Ce secteur fortifié bénéficie à la fois des leçons tirées des premières constructions mais subit également les premières coupes budgétaires ce qui entraine l’abandon de certaines constructions ou la construction austère de certains ouvrages.

Dans sa conception la plus lourde englobant la ville industrielle de Longwy (juin 1930), le SF Crusnes aurait du compter cinq ouvrages, cinq PO (Petits Ouvrages) et dix-huit organisation d’intervalles (casemates et tourelles isolées).

Dans sa version plus légère et évitant la ville de Longwy (août 1930), il comportait cinq ouvrages, deux PO et huit casemates. Finalement dans sa forme définitive (juillet 1931), le SF de Crusnes va disposer de trois ouvrages, quatre PO, trente-six casemates, cinq observatoires et un abri.

La ville de Longwy est donc exclue de ce dispositif et il faudra attendre 1939-40 pour que soit réalisée la Position Avancée de Longwy (PAL) pour protéger la ville et les installations industrielles attenantes.

Le SF de Crusnes est subdivisé en trois sous-secteurs chacun armés par un régiment d’infanterie de forteresse, le sous-secteur d’Arrancy est armé par le 149ème RIF _maintenu en ligne après la démobilisation_ , le sous-secteur de Morfontaine armé par le 139ème RIF et le sous-secteur d’Aumetz armé par le 128ème RIF, les deux régiments étant mis en sommeil en septembre 1940, des équipes de gardiennage d’ouvrage étant maintenues pour entretenir les ouvrages, équipes rattachées temporairement au 149ème RIF dont étaient issus les 139ème et 128ème RIF.

Sous-secteur d’Arrancy

Comme indiqué plus haut, le 149ème RIF assure la garde du sous-secteur d’Arrancy et en temps de paix le gardiennage des autres sous-secteurs du SF de Crusnes. Pour mener à bien sa mission, il dispose des ouvrages suivants :

Cloche GFM en position

Cloche GFM en position

On trouve d’abord l’ouvrage de Ferme-chappy qui est un ouvrage d’infanterie à deux blocs qui dispose d’un bloc 1 composé d’une entrée et d’une casemate double armée donc de deux créneaux JM/AC 47, de deux créneaux JM, d’une cloche M et de deux cloches GFM et d’un bloc 2 qui dispose d’une tourelle mitrailleuses, d’une cloche M et d’une cloche GFM.

Il est appuyé par un observatoire (qui dispose d’une cloche obs./VP, d’une cloche M et d’une cloche GFM) et par une casemate simple flanquant vers l’ouest armée d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM et de deux cloches GFM.

A l’est de Ferme-Chappy, se trouve l’imposant ouvrage du Fermont, un ouvrage d’artillerie à sept blocs et deux entrées. Il est organisé selon le schéma suivant :

-Bloc 1 : tourelle de 75mm modèle 1933, une cloche GFM et une cloche LG

-Bloc 2 : tourelle de mitrailleuses et une cloche GFM

-Bloc 3 : observatoire avec une cloche obs/VDP), deux cloches M. et une cloche GFM

-Bloc 4 : casemate à trois pièces de 75mm modèle 1932 flanquant vers l’est, une cloche M. et une cloche FM

-Bloc 5 : tourelle de 81mm et une cloche GFM

-Bloc 6 : tourelle de mitrailleuses et deux cloches GFM

-Bloc 7 : casemate simple flanquant vers l’est avec un créneau JM/AC 47, un créneau pour JM, une cloche GFM et une cloche LG

L'Entrée des Hommes (EH) de l'ouvrage A10 de l'Himmerhof avec un créneau de défense

L’Entrée des Hommes (EH) de l’ouvrage A10 de l’Himmerhof avec un créneau de défense

-L’Entrée des Hommes en puits est défendue par un créneau JM/ AC 47, deux cloches GFM et une cloche LG alors que l’Entrée des munitions (type A en puits) est défendue par un créneau JM/AC 47, deux cloches GFM et une cloche LG.

Il était également prévu la construction de deux tourelles d’action frontale (l’une de 75 et l’autre de 135mm) mais elles n’ont pas vu le jour tout comme deux blocs d’infanterie.

Entre les puissants ouvrages du Fremont et celui de Latiremont, on trouve une série de casemates d’infanterie au nombre de sept associés à un observatoire.

On trouve trois casemates simples flanquant vers l’est armés d’un créneau JM/AC 47, un créneau JM, une cloche M (pour un d’entre-eux qui dispose une cloche GFM) ou deux cloches GFM pour ceux dépourvus d’une cloche M.

L’unique observatoire qui dispose d’une cloche obs./VP et d’une cloche GFM alors que les quatre casemates simples flanquant vers l’ouest tous armés d’un créneau JM/AC 47 et d’un créneau JM, une cloche M et une cloche GFM pour deux d’entre eux et deux cloches GFM pour les deux autres.

-L’ouvrage du Latiremont est un ouvrage d’artillerie à six blocs et deux entrées qui est organisé de la façon suivante :

-Bloc 1 : casemate cuirassée avec deux cloches M et une cloche GFM

-Bloc 2 : tourelle de mitrailleuses, une cloche M, une cloche GFM et une cloche obs./VDP

-Bloc 3 : tourelle de mitrailleuses et une cloche GFM

-Bloc 4 : casemate d’infanterie avec une tourelle de 81mm, la casemate d’infanterie disposant
d’un créneau JM/AC 47, un créneau JM et une cloche GFM

-Bloc 5 : casemate d’artillerie à trois matériels de 75mm modèle 1932 flanquant vers l’est, deux cloches GFM

-Bloc 6 : casematte d’artillerie à trois matériels de 75mm modèle 1932 flanquant vers l’ouest avec deux cloches GFM (rattachée à Fremont)

-L’Entrée des Hommes est une entrée en puits avec un créneau JM/AC 47, une cloche GFM et une cloche LG alors que l’Entrée des munitions du type A en puits est défendue avec un créneau JM/AC 47 et deux cloches GFM.

Entrée des Munitions (EM) de l'ouvrage du Schoenenbourg

Entrée des Munitions (EM) de l’ouvrage du Schoenenbourg

L’ouvrage du Latiremont aurait du également recevoir deux tourelles d’action frontale (une de 75 et une de 135mm).

Sous-secteur de Morfontaine (139ème RIF)

-Entre Latiremont et Mauvais-Bois, on trouve cinq casemates et un observatoire de type CORF.

Les casemates sont du type casemate simple flanquant vers l’est (un exemplaire avec un créneau JM/AC 47, un créneau pour JM et une cloche GFM), une casemate simple flanquant vers l’ouest avec un créneau JM/AC 47, un créneau pour JM, une cloche M et une cloche GFM, deux casemates cuirassées avec une ou deux cloche M, une cloche GFM ou une cloche obs./VDP et un casemate double avec deux créneaux JM/AC 47, un créneau JM, une cloche M. et deux cloches GFM. L’observatoire est équipé d’une cloche obs./VP et une cloche GM.

-L’ouvrage de Mauvais-Bois est un ouvrage d’infanterie à trois blocs qui dispose d’une entrée et d’une casemate simple flanquant vers l’est (bloc 1) avec un créneau JM/AC 47, une cloche M et deux cloches GFM, une casemate simple flanquant vers l’ouest (bloc 2) avec un créneau JM/AC 47, un créneau pour JM et deux cloche GFM et un bloc 3 équipé d’une tourelle de mitrailleuses et deux cloches GFM.  N’ont pas été réalisés : une entrée à munitions, une entrée des hommes et deux tourelles de 75mm modèle 1932 R.

-L’intervalle entre l’ouvrage de Mauvais Bois et celui de Bois-du-Four est occupé par quatre constructions type CORF : une casemate double (deux JM/AC 47, deux créneaux JM et deux cloches GFM), deux casemates simples flanquant vers l’est (un JM/AC 47, un créneau JM et une cloche GFM) et une casemate simple flanquant vers l’ouest ( un JM/AC 47, un créneau JM et une cloche GFM).

-L’ouvrage du Bois-du-Four est un ouvrage d’infanterie monobloc disposant d’une chambre de flanquement ouest avec un créneau JM/AC 47 et un créneau JM, une chambre de flanquement est avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM et deux mortiers de 81mm en sous-sol, une chambre de tir de défense de l’entrée avec un créneau JM/AC 47 et comme superstructures une tourelle mitrailleuses, trois cloches GFM, une cloche obs.VDP.

Cet ouvrage d’infanterie aurait du être un ouvrage d’artillerie, les constructions destinées aux artilleurs auraient du comprendre une EH, une EM, quatre tourelles d’artillerie (deux de 75/33, une de 75R 32 et une de 135) plus un bloc d’infanterie.

Finalement une casemate d’artillerie pour deux canons de 75mm de campagne est construite pour offrir à cet ouvrage une capacité de riposte face à l’artillerie allemande. Cet ouvrage dispose d’une cloche d’observation et d’une cloche GFM type C.

-Enfin on trouve six ouvrages type CORF pour couvrir la fin du sous-secteur de Morfontaine répartis entre deux casemates simples flanquant vers l’ouest (un créneau JM/AC 47, un créneau JM et deux cloches GFM), une casemate simple flanquant vers l’est (un créneau JM/AC 47, un créneau JM, une cloche M. et une cloche GFM), une casemate cuirassée (une cloche M et une cloche GFM), une casemate double (deux créneaux JM/AC 47, deux créneau JM et deux cloches GFM) et un observatoire (une cloche obs./VP et une cloche GFM).

Sous-secteur d’Aumetz (128ème RIF)

D’ouest en est, on trouve successivement dans ce sous-secteur :

Créneau JM (Jumelage de Mitrailleuses)

Créneau JM (Jumelage de Mitrailleuses)

-Une casemate simple flanquant vers l’ouest (qui aurait du être connecté au Brehain) avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM, une cloche M et une cloche GFM)

-L’ouvrage du Brehain est le «gros morceau» du secteur puisqu’il s’agit d’un ouvrage d’artillerie à huit blocs et deux entrées organisé de la façon suivante :

-Bloc 1 : tourelle mitrailleuses est + une cloche GFM

-Bloc 2 : tourelle mitrailleuse ouest + une cloche GFM

-Bloc 3 : observatoire avec une cloche VDP et une cloche GFM

-Bloc 4 : tourelle de 75mm modèle 1933

-Bloc 5 : tourelle de 135mm et une cloche GFM

-Bloc 6 : tourelle de 75mm modèle 1933 et une cloche LG

-Bloc 7 : tourelle de 81mm et une cloche GFM

-Bloc 8 : casemate cuirassée avec une cloche M et deux cloches GFM

-L’Entrée des Hommes en puits est défendue par un créneau JM/AC 47 et deux GFM alors que l’Entrée des munitions (en puits type A) est défendue par un créneau JM/AC 47, deux GFM et une cloche LG.

Une deuxième tourelle de 135mm était prévue mais elle n’à pas été réalisée.

-Entre l’ouvrage de Brehain et celui d’Aumetz, on trouve dix ouvrages concçus et réalisés par la CORF qui se répartissent entre deux casemates simples flanquant vers l’ouest avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM, une cloche M et une cloche GFM; quatre casemates simples flanquant vers l’est avec le même armement; trois casemates cuirassées disposant d’une cloche M et de deux cloches GFM pour un, un cloche M et une cloche GFM et un observatoire avec une cloche obs/VP et une cloche GFM.

-L’ouvrage d’Aumetz est un ouvrage d’infanterie à trois blocs. Le Bloc 1 est une entrée avec une cloche M et une cloche GFM, le Bloc 2 est équipé d’une tourelle de mitrailleuses ensuite transformée en tourelle pour armes mixtes et deux cloches GFM et enfin le bloc 3 qui est une casemate simple flanquant vers l’est avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM et deux cloches GFM.

-A l’est, ce sous-secteur dispose de cinq casemates type CORF répartis entre un casemate simple flanquant vers l’est (un créneau JM/AC 47, un créneau JM, une cloche M et une cloche GFM), trois casemates simples flanquant vers l’ouest tous armés d’un créneau JM/AC 47, un créneau JM, deux cloches M et une cloche GFM pour l’un, une cloche M et deux cloches GFM pour un autre équipé d’un mortier de 50mm en sous-sol et enfin une cloche M et une cloche GFM pour le troisième et enfin un abri de surface défendu par deux cloches GFM pour pouvoir abriter deux sections et un PC de quartier.

Dans ce sous-secteur ont également été réalisés des ouvrages de campagne : sept cuves pour canons de 65mm, quarante-neufs tourelles démontables (dix-sept à canons de 25mm, trente-deux armées de mitrailleuses), neuf boucliers pour canons de 25mm, quinze PC, onze observatoires et deux casemates Pamart.

 

Casemate Pamart

Casemate Pamart

23-Armée de terre Ligne Maginot (15)

D-Les travaux complémentaires (1936-1948)

Avant-propos

Le 1er janvier 1936, la Commission d’Organisation des Régions Fortifiées (CORF) est dissoute, laissant aux différentes régions militaires le soin de compléter ou d’organiser les défenses de leur zone de compétence.

Cela va poser des problèmes de coordination avec une différence parfois assez sensible entre les différentes régions. Néanmoins la mise en place ultérieure de la Commission d’étude des Zones Fortifiées (CEZF) va limiter les dégâts en rationnalisant les travaux sans que la CEZF dirigée par le général Belhague _ancien commandant de la CORF_ n’ait les pouvoirs de la créatrice de la Ligne Maginot.

L’organisation des fronts fortifiés puissants

Pour ce qui est des fronts construits par la CORF qu’ils s’agissent des Anciens ou des Nouveaux Fronts, la dissolution de cette dernière ne pose pas énormément de problèmes. Le gros du travail à été réalisé et les travaux menés à partir de 1936 sont plus destinés à affiner les différentes lignes de défense et à donner de la profondeur à la position.

Les moyens vont être cependant nettement plus réduits. Exit les entreprises spécialisées et les budgets «assez» confortables de la CORF au profit de budgets nettement plus réduits, la construction des ouvrages étant assurée par la MOM (Main d’Oeuvre Militaire).

Autre différence d’importance par rapport aux ouvrages de la CORF, les blockhaus, casemates et autres ouvrages construits ne doivent pas être occupés par des troupes spécialisés comme les Régiments d’Infanterie de Forteresse mais par des troupes de campagne.

Canon de 65mm modèle 1902 cédé par la marine pour améliorer la défense antichar de la Ligne Maginot

Canon de 65mm modèle 1902 cédé par la marine pour améliorer la défense antichar de la Ligne Maginot

En ce qui concerne l’armement, on note le recours à d’anciens canons de marine, le canon de 47mm modèle 1885 et son descendant le modèle 1902 ainsi que le canon de 65mm modèle 1885/91 et son descendant le modèle 1902, des pièces dont la Royale n’à plus l’usage mais qui peuvent faire office de canons antichars même si naturellement, ils n’ont pas été conçus pour cette mission. Si le 47mm pourra prendre place dans des blockhaus, l’encombrement de la pièce de 65mm imposera son installation dans des cuves bétonnées.

Au total, la marine à cédé à l’armée de terre un total de 509 «vieux canons» répartis entre 321 canons de 47mm modèle 1885, 113 canons de 47mm modèle 1902, 45 canons de 65mm modèle 1885/91 et 30 canons de 65mm modèle 1902. Ces canons vont être répartis entre différentes régions militaires (Nda Il s’agit des régions militaires avant le redécoupage de 1941 qui fera coïncider les Régions Militaires et les Provinces) :

-La 2ème région militaire (Amiens) reçoit vingt canons de 47mm modèle 1885 et 5 canons de 65mm modèle 1902

-La 6ème région militaire (Metz) reçoit 68 canons de 47mm modèle 1885, 81 canons de 47mm modèle 1902 et 25 canons de 65mm modèle 1902

-La 20ème région militaire (Nancy) qui reçoit pas moins de 60 canons de 47mm modèle 1885, 30 canons de 47mm modèle 1902 et 45 canons de 65mm modèle 1888-91

-La 7ème région militaire (Besançon) reçoit 93 canons de 47mm modèle 1885 et 2 canons de 47mm modèle 1902

-La 14ème région militaire (Lyon) reçoit 26 canons de 47mm modèle 1885

-La 15ème région militaire (Marseille) reçoit 34 canons de 47mm modèle 1885

-La Tunisie reçoit 20 canons de 47mm modèle 1885.

Pour ce qui est des constructions, la décentralisation au niveau des régions militaires va naturellement provoquer une série de différences dans les constructions, chaque région militaire définissant ses instructions et ses priorités.

Entrée d'un Blockhaus modèle 1935 RFM (Région Fortifiée de Metz)

Entrée d’un Blockhaus modèle 1935 RFM (Région Fortifiée de Metz)

Le génie de la RF Metz (général Grenet) édite deux instructions pour la construction des «Blockhaus MOM», celle du 3 mai 1935 (blockhaus double pour mitrailleuses ou canon de 37mm, blockhaus double avec canon de 47mm de marine, observatoire avec un abri et le PC bétonné) et celle du 16 mars 1936 (blockhaus simple de flanquement, emplacements des tourelles démontables, casemate Pamart, les observatoires et l’abri PC).

-Le premier modèle de blockhaus «messin» est le blockhaus modèle 1935 type RFM (Région Fortifié de Metz) qui comporte un créneau frontal pour un canon de 47mm (angle de tir : 45°) et un ou deux créneaux pour mitrailleuses agissant en flanquement.

Il en à été construit un total de 72 exemplaires de ces blockhaus capable de résister à des
coups directs de 105mm.

-Lui succède un blockhaus modèle 1936 comportant en échelons refusés, deux créneaux pour 47mm antichar et pour mitrailleuses. Il à ainsi été produit à 73 exemplaires, certains pouvant résister à des obus de 155mm et d’autres à des obus de 105mm.

-Sauf quelques exceptions dans le SD de Marville, le modèle 1936 sera le dernier blockhaus à deux créneaux. Il est remplacé par le blockhaus modèle 1936 pour canon antichar ou pour mitrailleuses, blockhaus dont les plans sont établis par le STG.

Cela à évidement l’inconvénient de dissocier les blocs dont un sur deux se révéléra inefficace surtout si l’ennemi n’emploi pas de chars et même dans ce domaine, le choix initial du canon de 37mm TR 16 se révéléra malcommode et seule l’installation ultérieure de canons de 47mm plus modernes rendra ses ouvrages efficaces dans cette mission.

-Enfin on trouvera encore plus économique que le blockhaus décrit ci-dessus avec les boucliers AC25. Ces boucliers sont composés de trois pans épousant la forme du bouclier du canon de 25mm, on trouve l’embrasure pour la pièce et une ou deux embrasures pour FM.

-La Région Fortifiée de Metz étant chargée de la fortification du SD (Secteur Défensif) de Marville, elle va mettre au point deux autres types de blockhaus.

Le premier appelé blockhaus modèle 1937 type RFM à créneaux décrochés pour une mitrailleuse et un canon de 25mm agissant en flanquement et un blockhaus à action frontale pour deux mitrailleuses.

-Pour équiper le Secteur Fortifié de Faulquemont d’un minimum d’artillerie, la RF Metz met au point une casemate d’artillerie destinée à recevoir deux canons de 75mm modèle 1897 et protéger ainsi sous béton des pièces de campagne.

Les huit casemates d’artillerie construites sur ce modèle (deux dans le SD Marville, trois dans le SF Fauquelmont et deux dans le SF Boulay) dispose d’une tourelle démontable pour mitrailleuse et d’un sous-sol.

-Ce modèle de casemate d’artillerie va inspirer la Région Fortifiée de la Lauter qui fait construire deux casemates légères d’artillerie (une à Windstein et la seconde au Biensberg) recevant chacune deux canons de 75mm modèle 1897. Le SF de la Sarre va disposer de quatre casemates légères d’artillerie recevant chacun un canon de 75mm modèle 1897.

-Il ne faut pas oublier les organisations annexes. Celles réalisés par la RF Metz sont souvent destinées à remplacer des constructions CORF dont la réalisation à été reportée en 2ème cycle, report équivalant à une annulation avec la dissolution de la CORF.

-Les abris poste de commandement sont ainsi composées de tôles métro protégés par une façade rectiligne en béton armé à façace pseudo-bastionnée. En fonction de leur importance, ils disposent de six (PC régimentaires), quatre (PC de bataillon) ou deux (PC de compagnie) alvéoles.

-On trouve également des cuves pour canons de 47mm et de 65mm, positions qui servent avec leurs vieux mais efficaces canons des positions de verrous arrière. Les munitions sont stockées à proximité, des hangars en bois servant à abriter le personnel, abris remplacés en 1948 par des abris légers en tôle métro à l’efficacité limitée pour ne pas dire douteuse.

Tourelle démontable pour mitrailleuse Hotchkiss

Tourelle démontable pour mitrailleuse Hotchkiss

-On trouve également des emplacements pour tourelles démontables. On en trouve trois modèles, le modèle 1935 et le modèle 1937 équipés d’une mitrailleuse Hotchkiss de 8mm (remplacée ultérieurement par une mitrailleuse de 7.5mm) et le modèle 1942 équipée d’un canon de 25mm modèle 1937, 495 tourelles modèle 1937, 250 tourelles modèle 1937 et 300 modèle 1942 ont été produits, étant déployés dans le Nord-Est, dans les Alpes et en Tunisie.

-Plusieurs types d’observatoires ont été réalisés, le plus surprenant étant probablement le modèle voyant l’enterrement d’un char TSF dans une gaine de béton, couplés le plus souvent à un abri bétonné.

Le renforcement des fronts puissants ne pose pas de problèmes, il s’agit de compléter une construction linéaire et d’organiser l’arrière. La situation est différente au nord de Charleville-Mézières où pour des raisons politiques (ne pas mécontenter l’allié belge) aucune réalisation aussi puissante que les ouvrages du Nord-Est n’à été réalisée.

Il est alors prévu de construire des ouvrages fortifiés uniquement lors de l’entrée en guerre, des constructions tactiques destinés à accompagner l’entrée en Belgique des troupes françaises et leur offrir une position préparée en cas de repli.

La menace allemande rend cette conception obsolète surtout qu’à partir de 1936, la Belgique rétablit sa neutralité d’avant 1914 ce qui rend nécessaire la construction de blockhaus et de casemates dès le temps de paix.

L’absence d’autorité coordinatrice comparable à la CORF va provoquer non pas une saine stimulation dans les réalisations mais plutôt une organisation anarchique où la conception d’une région militaire allait en contradiction avec sa voisine. La reprise en main ultérieure par le STG puis par la CEZF limitera les plus gros défauts sans les éliminer vraiment totalement.