13-Sous-marins (35) sous-marins classe Aurore (3)

L’Astrée

-L’Astrée est mise sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 30 novembre 1939 lancé le 12 octobre 1941 et mis en service à Cherbourg le 17 mars 1943.

Le 18 mars 1943, il quitte Cherbourg en compagnie de l’aviso Somme pour rallier Toulon. Les deux navires font escale à Casablanca du 25 au 28 mars avant de rallier Toulon le 2 avril 1943.

Il est placé hors rang au sein de la 5ème escadrille de la 1ère flottille de sous-marins jusqu’au mois d’août 1943 quand est réactivée la 19ème DSM avec les sous-marins La Favorite et La Gorgone avant d’être rejoint par leur sister-ship L’Africaine.

Du 24 août au 2 septembre 1943, le sous-marin L’Astrée participe comme plastron à l’entrainement anti-sous-marin du contre-torpilleur Lion.

Du 12 au 20 janvier 1944, il participe avec La Favorite à l’entrainement ASM du croiseur léger Chateaurenault et notamment de son détachement aviation composé de deux Dewoitine HD-731.

Du 13 au 21 mars 1945, L’Astrée et La Favorite participent à un entrainement ASM avec les contre-torpilleurs Bayard Turenne et Du Guesclin.

Du 5 au 15 janvier 1946, il participe toujours avec son compère La Favorite à un entrainement ASM en compagnie du cuirassé Alsace et de ses deux torpilleurs d’escadre.

Du 1er avril au 25 mai 1946, L’Astrée est échoué sur le dock flottant de l’arsenal de Sidi-Abdallah pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 10 juin 1946.

Les essais officiels ont lieu du 11 au 13 juin 1946 et la remise en condition du 15 au 30 juin, l’Astrée ralliant Toulon le 4 juillet 1946. La première patrouille à lieu du 12 juillet au 4 août 1946.

Du 28 janvier au 8 février 1948, L’Astrée participe avec La Gorgone à un entrainement ASM en compagnie des contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin de la 9ème DCT.

Le 5 septembre 1948, il est entretien à flot à quai à Toulon et reçoit l’ordre d’accélérer sa remise en condition opérationnelle pour appareiller le plus rapidement possible pour sa première patrouille de guerre.

L’Artemis

-L’Artemis est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 12 janvier 1940 lancé le 5 août 1942 et mis en service le 12 mars 1944 en compagnie du Cornélie.

Les sous-marins Artemis et Cornélie quittent Cherbourg le 13 mars 1944 en compagnie de l’aviso-dragueur Commandant Rivière, les trois navires faisant escale à Casablanca du 20 au 23 mars 1944 avant de rallier Mers-El-Kébir le 27, formant la 27ème DSM. Ils seront rejoints ultérieurement par l’Andromaque et l’Amirde.

Du 12 au 28 septembre 1944, les sous-marins Artemis et Amirde ainsi que les submersibles L’Arethuse et La Sultane participent à un exercice commun avec les croiseurs lourds Algérie Dupleix et Henri IV.

Un an plus tard, en octobre 1945, la 27ème DSM est renumérotée 18ème Division de Sous-Marins (18ème DSM).

Le 2 février 1946, la 11ème DCT quitte Bizerte en compagnie du pétrolier La Mayenne. Lors du transit au large de l’Algérie, les sous-marins Artémis et Cornélie attaquent la petite escadre qui se rendait à Dakar.

Du 7 avril au 21 mai 1947, l’Artemis est échoué sur le dock flottant de Mers-El-Kébir pour le premier grand carénage de sa carrière.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 3 juin, effectuant ses essais réglementaires du 4 au 6 juin puis sa remise en condition du 8 au 22 juin 1947.  Sa première patrouille post-carénage à lieu du 2 au 25 juillet 1947.

Du 29 novembre au 4 décembre, les sous-marins Artémis et Cornélie participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Magon Dunois La Hire de la 4ème DCT.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, le sous-marin Artemis était en entretien à flot. Il est donc dans l’impossibilité d’appareiller immédiatement pour une patrouille de guerre.

L’Hermione

-L’Hermione est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 9 février 1940 lancé le 10 octobre 1941 et mis en service le 7 juillet 1943.

Le 8 juillet 1943, le sous-marin L’Hermione quitte Cherbourg en compagnie de l’aviso-mouilleur de mines Les Eparges pour rallier Mers-El-Kébir. Ils font escale à Casablanca du 15 au 18 juillet avant d’arriver à Mers-El-Kébir le 22 juillet 1943.

Placé hors rang au sein de la 2ème FSM, il est rejoint au mois de novembre 1943 par ses sister-ships  Clorinde et Andromède ce qui permet l’activation de la 14ème DSM.

Du 1er au 8 mars 1944, L’Hermione et son compère Clorinde participent à l’entrainement anti-sous-marin de la 4ème DCT en l’occurence les contre-torpilleurs Valmy Vauban et Verdun.

Du 10 au 18 octobre 1945, L’Hermione participe avec le Clorinde à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Valmy Vauban et Verdun de la 4ème DCT.
Du 5 août au 15 septembre 1946, l’Hermione est échoué sur le dock-flottant de la base de Mers-El-Kébir pour subir son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 27 septembre 1946, effectuant ses essais réglementaires du 28 au 30 septembre et sa remise en condition du 2 au 16 octobre 1946. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 23 octobre au 8 novembre 1946.

Le 5 septembre 1948, L’Hermione est à la mer pour une patrouille au large des côtes espagnoles. Il reçoit un ordre de vigilance.

Le Gorgone

-Le Gorgone est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand le 11 mars 1940 lancé le 20 janvier 1942 et mis en service le 12 août 1943.

Il quitte Cherbourg le 13 août 1943 en compagnie de La Favorite et de l’aviso-dragueur Commandant Dominé pour rallier Toulon. Les trois navires font escale à Casablanca du 18 au 21 août avant de rallier Toulon le 25 août 1943.

L’arrivée de ces deux sous-marins à Toulon permet la réactivation de la 19ème DSM composée donc des sous-marins La Favorite Gorgone et L’Astrée en attendant l’arrivée de L’Africaine prévue à l’automne prochain.

Du 4 au 12 janvier 1944, La Gorgone participe à l’entrainement anti-sous-marin du contre-torpilleur Bison.

Du 29 juin au 2 juillet 1945, il participe avec les sous-marins Venus et L’Africaine à un entrainement commun avec le croiseur lourd Algérie ainsi que deux divisions de contre-torpilleurs, la 2ème  (Bayard du Guesclin Turenne classe Bayard) et la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin classe Le Fantasque).

Du 22 avril au 2 mai 1946, les sous-marins La Gorgone et L’Africaine participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 2ème DCT.

Du 26 mai au 5 juillet 1946, La Gorgone est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 15 juillet 1946.

Les essais réglementaires ont lieu du 16 au 18 juillet et la remise en condition du 20 juillet au 3 août, date du retour du sous-marin à Mers-El-Kébir. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 10 août au 2 septembre 1946.

Du 28 janvier au 8 février 1948, les sous-marins L’Astrée et La Gorgone participent à l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs de la 9ème DCT.

Le 5 septembre 1948, il à quai à Toulon. Il reçoit l’ordre d’appareiller le plus rapidement possible pour prendre en position au large des ports italiens. L’appareillage est effectif en début de soirée.

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13-Sous-marins (12) sous-marins classe Ondine/Ariane (1)

D-Sous-marins de classe Ondine/Ariane

En guise d’introduction

Alors que le premier conflit mondial fait encore rage, notre marine s’interroge sur le futur de notre force sous-marine.

En reprennant les réalisations antérieures, en prennant en compte les menaces actuelles et futures, en tenant compte du retour d’expérience des commandants, la CEPSM (Commission d’Etudes Pratiques du sous-marin) aboutit au choix de deux types de sous-marins : un sous-marin de grand patrouille d’environ 1000 tonnes et un sous-marin de moyenne patrouille d’environ 600 tonnes.

Espérant obtenir le meilleur sous-marin possible, l’Amirauté décide de confier la construction de ces sous-marins à l’Industrie _les chantiers navals privés_ ce qui pourrait aboutir à des solutions techniques innovantes ou au moins que la concurrence des différents chantiers ne produise de beaux fruits.

Cela commence dès 1922, la tranche 1922 du programme naval finançant la construction de six sous-marins de 630 tonnes baptisés Ondine Ariane Sirène Naïade Circé Calypso auxquels s’ajoutent  six autres submersibles financés au contingent 1923 au titre de la défense des côtes (Eurydice Danaé Galatée Nymphe Thetis Doris) soit douze sous-marins.

Sur ces douze sous-marins, l’Ondine est perdu en 1928 lors de l’abordage avec un cargo grec au large de Vigo (Espagne) et le second, le Nymphe est désarmé en 1938, laissant dix sous-marins qui seront cependant tous désarmés quand éclatera le second conflit mondial en septembre 1948.

L’Ariane

L'Ariane

L’Ariane

-L’Ariane (Q-122) est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 6 août 1923 lancé le 6 août 1925 et mis en service le 1er septembre 1929.

Le deuxième sous-marin de la tranche 1922 est intégré à la 14ème DSM quand éclate la guerre de Pologne, division également composée de ses sister-ships Eurydice et Danae ainsi que du Diane (classe Argonaute). Cette division est placée à Oran sous la responsabilité de la 6ème Escadre.

Du 5 au 30 septembre 1940, il est échoué sur le dock flottant de la nouvelle base de Mers-El-Kébir pour un petit carénage limité à une remise en état complète pour lui permettre de tenir jusqu’à son désarmement prévu pour la fin de l’année prochaine.

Après des travaux complémentaires à flot, le sous-marin désormais intégré à la 2ème flottille de sous-marins _composante sous-marine de la 4ème Escadre_ est armé pour essais le 12 octobre, exécutant les essais réglementaires du 13 au 15  puis sa remise en condition du 17 au 30 octobre. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 7 au 20 novembre au large de la Sardaigne et de la Sicile.

Mis en position de complément le 8 décembre 1941, l’Ariane est officiellement désarmé le 22 décembre 1941. Remorqué au DNM le 8 février 1942, le sous-marin est condamné le 17 avril 1942 sous le numéro Q-122.

Le 17 mars 1944, l’ex-Ariane coule accidentellement à son mouillage. Renfloué, l’épave est démantelée sur place par un chantier de démolition de la région toulonnaise.

Le Sirène

La Sirène

La Sirène

-La Sirène (Q-123) est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes le 28 novembre 1923 lancé le 6 août 1925 et armé définitif le 12 mars 1927.

Quand débute la guerre de Pologne, en septembre 1939, le Sirène est endivisionné au sein de la 19ème DSM en compagnie de ses sister-ships Naïade et Galatée ainsi que de l’Argonaute appartenant à la classe éponyme.

Cette division est placée sous le commandement du préfet maritime de la 3ème Région (Premar III) jusqu’à la réorganisation de septembre 1940 qui intègre la 19ème DSM à la 5ème escadrille de la 1ère FSM comme les autres sous-marins de 600 tonnes basés à Toulon.

Après une ultime patrouille, le sous-marin Sirène est mis en position de complément le 17 juin 1941 et désarmé le 1er juillet 1941. Condamné le 12 août 1941 sous le numéro Q-123, il est mouillé au Bregaillon du 13 août 1941 au 5 septembre 1945 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de démolition marseillais.

Le Naïade

Le sous-marin Naïade

Le sous-marin Naïade

-La Naïade (Q-124)  est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes le 28 novembre 1923 lancé le 20 octobre 1925 et armé définitif le 6 mai 1927.

Cette division est placée sous le commandement du préfet maritime de la 3ème Région (Premar III) jusqu’à la réorganisation de septembre 1940 qui intègre la 19ème DSM à la 5ème escadrille de la 1ère FSM comme les autres sous-marins de 600 tonnes basés à Toulon.

Après une ultime patrouille au large des côtes espagnoles (où en surface, il est semoncé par un patrouilleur espagnol), le Naïade est mis en position de complément le 15 septembre 1941.

Officiellement désarmé le 4 octobre 1941, le Naïade est condamné le 15 novembre 1941 sous le numéro Q-124 et mouillé au Bregaillon du 17 novembre 1941 au 4 décembre 1944 quand il est remorqué au large et utilisé comme but de tir pour l’aviation, le Q-124 étant coulé par deux torpilles de 400mm lancés par deux Bloch MB-175T de l’escadrille 6B (2ème flottille d’aviation navale) de Fréjus-Saint Raphaël.

Le Circé

Le Circé à Toulon

Le Circé à Toulon

-Le Circé (Q-125) est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 15 janvier 1924 lancé le 29 octobre 1925 et mis en service en juin 1929.

Le cinquième sous-marin de la tranche 1922 est intégré en septembre 1939 à la 13ème DSM en compagnie de ses sister-ships Calypso Thétis et Doris, ces quatre navires ayant été construits par l’entreprise Schneider à Chalons sur Saône (Circé Calypso) et à Bordeaux (Thétis Doris). Cette division est placée sous l’autorité de la 1ère FSM et plus précisément de la 5ème escadrille qui regroupe tous les «600 tonnes» toulonnais sauf la 19ème DSM.

Du 5 janvier au 20 février 1940, le Circé subit un grand carénage, étant échoué dans le bassin Vauban n°6 pour une remise en état complète. Armé pour essais le 2 mars 1940, il réalise ses essais réglementaires du 3 au 5 mars puis sa remise en condition du 7 au 17 mars, effectuant sa première patrouille post-carénage du 22 mars au 4 avril au large des côtes de la Sardaigne.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Circé qui reste un sous-marin de la 13ème DSM, 5ème escadrille et 1ère flottille.

Après une ultime patrouille mouvementée (échouage sur un banc de sable au large du port de Livourne mais le sous-marin parvient à se dégager seul et sans que les italiens ne se doutent de sa présence), le Circé est mis en position de complément le 5 juillet 1942 puis désarmé le 17 juillet suivant.

Condamné le 5 août 1942 sous le numéro Q-125, l’ex-Circé est mouillé au Bregaillon le lendemain 6 août 1942 et y est toujours le 5 septembre 1948, le déclenchement de la guerre repoussant sine die sa vente à la démolition ou son utilisation comme cible lors d’un exercice en mer.