Pologne et Pays Neutres (79) Suède (14)

Organisation et Ordre de Bataille

-Un état-major

-Un commandement de soutien logistique

Ce commandement assure l’entretien des bases aériennes suédoises, le ravitaillement et le maintenance des unités et des avions.

-Un commandement de la défense antiaérienne


LUFTVÄRNSKANON m/37

Ce commandement regroupe les canons de DCA assurant la défense des principales villes du pays avec des batteries de l’Armée de l’Air et de l’armée de terre (elles continuent à appartenir à l’Armen mais sont placées sous le contrôle opérationnel de la Svenska Flygvapnet).

En septembre 1948 on compte huit batteries de l’armée de terre et six pièces de l’armée de l’air soit quatorze batteries de six canons soit un total de quatre-vingt quatre canons lourds. Ce nombre passe à vingt-deux puis vingt-quatre batteries à huit pièces soit un total de 192 canons. Le nombre va être réduit en 1955 puis remplacés par des missiles sol-air longue portée.

-Divisions de chasse

En septembre 1948 l’armée de l’air suédoise dispose de huit divisions de chasse répartis en deux escadres de trois divisions plus deux divisions de chasse soit un total de 288 chasseurs plus ou moins modernes.

A la fin du second conflit mondial la Svenska Flygvapnet dispose de douze divisons de chasse répartis en quatre escadres de trois divisions soit un total de 432 chasseurs en ligne.

Jusqu’en 1939 les divisions portaient les numéros 1, 2, 3 et 4 qui suivaient le numéro de l’escadre ou Flygflottilj ce qui donnait par exemple pour l’escadre F-9, les 91ème, 92ème, 93ème et 94ème divisions de chasse.

Suite à une réforme de mars 1944 les divisions possèdent leur propre code alphanumérique afin de gagner en souplesse. C’est ainsi que les divisions de chasse ou jaktavdelningen reçoivent comme dénomination les lettres Jd suivis d’un chiffre ou d’un nombre impair soit le panorama suivant :

Saab J-21

-jaktavdelningen 1 (Jd.1) : 36 Seversky P-35 remplacés durant le conflit par des Saab J-21

-jaktavdelningen 3 (Jd.3) : 36 Curtiss P-40

-jaktavdelningen 5 (Jd.5) : 24 Seversky P-35 et 12 Fiat CR-42 remplacés durant le conflit par des Saab J-21

FFVS J-22

-jaktavdelningen 7 (Jd.7) : 24 Reggiane Re2000 et 12 Fiat CR-42 remplacés par des FFVS J-22

-jaktavdelningen 9 (Jd.9) : 24 Reggiane Re2000 et 12 Seversky P-35 remplacés par des FFVS J-22

-jaktavdelningen 11 (Jd.11) : 36 Fokker G.1 Jachtkruiser

-jaktavdelningen 13 (Jd.13) : 36 Fokker G.1 Jachtkruiser

-jaktavdelningen 15 (Jd.15) : 36 Saab F-21

-jaktavdelningen 17 (Jd.17) : 36 FFVS J22

-jaktavdelningen 19 (Jd.19) : 36 Saab F-21

-jaktavdelningen 21 (Jd.21) : 36 FFVS J22

jaktavdelningen 23 (Jd.23) : 36 Curtiss P-40

Divisions de bombardement

En septembre 1948 la Svenska Flygvapnet aligne quatre divisions de bombardement et d’attaque soit 144 avions. A la fin du conflit en septembre 1954 elle dispose de six divisions de bombardement et de deux divisions d’attaque soit un total de 216 bombardiers et de 96 avions d’attaque, les divisions d’attaque disposant de quatre escadrilles au lieu de trois pour les bombardiers.

Jusqu’en 1939 les divisions portaient les numéros 1, 2, 3 et 4 qui suivaient le numéro de l’escadre ou Flygflottilj ce qui donnait par exemple pour l’escadre F-1, les 11ème, 12ème, 13ème et 14ème divisions de bombardement (dans le cas où les divisions possédaient quatre escadrilles).

Suite à une réforme de mars 1944 les divisions possèdent leur propre code alphanumérique afin de gagner en souplesse.

C’est ainsi que les divisions de bombardement ou bombplandelningen reçoivent comme dénomination les lettres Bd suivis d’un chiffre ou d’un nombre impair soit le panorama suivant :

Saab 18

-Bombplandelningen 2 (Bd.2) : 36 Junkers Ju-86K remplacés durant la guerre par des Saab 18

Saab 17

-Bombplandelningen 4 (Bd.4) : 36 Saab 17

-Bombplandelningen 6 (Bd.6) : 36 Northrop 8A1 (B5)

-Bombplandelningen 8 (Bd.8) : 36 Northrop 8A1 (B5)

-Bombplandelningen 10 (Bd.10) : 36 Saab 18

-Bombplandelningen 12 (Bd.12) : 24 Saab 17 et 12 Saab 18

-Divisions d’attaque

En septembre 1948 l’armée de l’air suédoise dispose de quatre divisions de bombardement et d’attaque.

Durant le second conflit mondial l’attaque et le bombardement sont séparées avec la mise sur pied de six divisions de bombardement et de deux divisions d’attaque soit un total de 216 bombardiers et de 96 avions d’attaque, les divisions d’attaque disposant de quatre escadrilles au lieu de trois pour les bombardiers.

Suite à une réforme de mars 1944 les divisions possèdent leur propre code alphanumérique afin de gagner en souplesse. C’est ainsi que les divisions d’attaque ou överfallsplandelningen reçoivent comme dénomination les lettres Od. suivis d’un chiffre ou d’un nombre pair soit le panorama suivant :

-Överfallsplandelningen 14 (Od.14) : 36 Saab J-21A

-Överfallsplandelningen 16 (Od.16) : 36 Saab J-21A

-Divisions de reconnaissance

En septembre 1948 la Svenska Flygvapnet dispose de quatre divisions de reconnaissance et quand le conflit se termine le nombre est passé à six SpaningDelningen (divisions de reconnaissance), deux divisions à long rayon d’action et quatre divisions tactiques soit un total de 216 appareils de reconnaissance plus ou moins modernes, plus ou moins efficaces.

Suite à une réforme de mars 1944 les divisions possèdent leur propre code alphanumérique afin de gagner en souplesse. C’est ainsi que les divisions de reconnaissance ou SpaningDelningen reçoivent comme dénomination les lettres Sd. suivis d’un chiffre ou d’un nombre impair soit le panorama suivant :

-SpaningDelningen 25 (Sd.25) : 36 Saab 17R

Avion d’assaut Bréguet Br693. Le 694 est sa version de reconnaissance

-SpaningDelningen 27 (Sd.27) : 12 Breguet 694 et 24 Caproni Ca.313

-SpaningDelningen 29 (Sd.29) : 12 Caproni Ca.313 et 24 Saab 17R

-SpaningDelningen 31 (Sd.31) : 24 Saab 18R et 12 Fieseler Fi-156 Storch

-SpaningDelningen 33 (Sd.33) : 36 Saab J-21B

-SpaningDelningen 35 (Sd.35) : 36 Saab J-21B

-Division de coopération navale et Division de torpillage

En septembre 1948 la Svenska Flygvapnet dispose d’une division de coopération navale et de torpillage l’héritière de l’aéronavale suédoise. Durant le conflit la division se dédouble en une division de coopération navale (reconnaissance et patrouille maritime) et une division de torpillage.

-SjösamarbeteDelningen 18 (Sd.18) : division de coopération navale : 12 Catalina 12 Saab 17 à flotteurs et 12 Dornier Do-18

-TorpederingDelningen (Td.20) : division de torpillage : 24 Fokker T.VIIIL 12 Saab 18 et 8 Heinkel He-115

-Division d’entrainement et de transport

En septembre 1948 comme son nom l’indique cette division regroupe les avions d’entrainement et de transport de l’armée de l’air suédoise.

Au cours du conflit pour des raisons de rationalisation et d’efficacité, la division est divisée en deux, une division de transport et de liaison et une division d’entrainement.

-Transport och Ansltuning Delningen 22 (Tad.22) : division de transport et de liaison

-CoarchningDelningen 24 (Cd.24) : division d’entrainement

Pologne et Pays Neutres (78) Suède (13)

Armée de l’Air

Blason de la Svenska Flygvapnet

Historique

Après avoir évalué le plus léger que l’air la Suède s’intéresse à l’aviation militaire au début de la décennie 1910. Un premier vol militaire à lieu à Stockholm en 1912. Parallèlement la marine s’y intéresse également en ouvrant une Ecole de pilotage à Vaxholm.

A noter qu’au sein de l’armée de terre, c’est l’arme des Transmissions qui pilote l’acclimatation de l’avion en Suède.

Dès 1913 les aviateurs suédois s’installent à Malmen près de Linköping.

Le 1er juillet 1926 l’armée de l’air suédoise est créée par fusion de l’Aviation de l’Armée de Terre et de celle de la marine.

Longtemps la Svenska Flygvapnet à été sous-équipée, sous-entrainée et sans but réel. Il faudra attendre l’Acte de Défense du 11 juin 1936 pour qu’enfin les aviateurs suédois se voient fixer un but et des missions. En 1937 la firme Saab est mise sur pied pour permettre à la Suède de produire ses propres avions et trouver une certaine autonomie.

Au moment de la guerre de Pologne l’armée de l’air suédoise dispose de moyens limités d’autant plus limités si on les comparent avec l’étendue du territoire suédois (1572km du nord au sud et 499km d’est à l’ouest).

En septembre 1939 le Junkers Ju-86 est le principal bombardier de l’armée de l’air suédoise

On trouve 40 bombardiers moyens (majoritairement des Junkers Ju-86), 30 bombardiers légers (majoritairement des Hawker Hart), 50 chasseurs (majoritairement des Gloster Gladiator), 50 avions de reconnaissance (majoritairement des Fokker C.V) et dix avions torpilleurs. Autant dire que si le personnel était de qualité et bien entrainé, l’équipement était obsolète ou du moins périmé.

Gloster Gladiator

Tout en restant neutre durant ce conflit la Suède va participer à la Guerre d’Hiver entre la Finlande et l’URSS sous la forme d’un corps de volontaire, des unités terrestres mais aussi le 19ème régiment, une unité composée de douze chasseurs Gloster Gladiator, de huit bombardiers Hawker Hart, de trois avions de transport et donc de 250 hommes.

Hawker Hart

L’unité connue sous le nom de 5ème régiment d’aviation par les finlandais est opérationnel en janvier 1940. Il va combattre jusqu’à la fin du conflit et va acquérir une expérience précieuse pour la modernisation de la Svenska Flygvapnet durant la Pax Armada.

De nombreuses unités vont être créées, des avions acquis à l’étranger et produits au pays grâce aux efforts de la firme Saab.

En septembre 1948 la Svenska Flygvapnet aligne huit divisions de chasse, quatre divisions de bombardement et d’attaque, quatre divisions de reconnaissance, une division de coopération navale et de torpillage et une division d’entrainement et de transport soit un total de dix-huit divisions et quasiment 700 appareils de tous type soit une force de combat plus que respectable.

Durant le conflit le nombre d’unités augmente pour sécuriser toujours davantage le pays contre les potentielles incursions venant de l’Axe et des alliés. Des incidents opposent la chasse suédoise à des avions de reconnaissance et des bombardiers. Des appareils abattus et des pilotes tués et capturés.

Les pilotes capturés sont internés dans des camps que certains vont comparer à des camps de vacances où il est plus facile de ne pas s’évader que le contraire ! Les pilotes alliés restaient souvent en Suède même si certains furent évadés par des sous-marins qui s’étaient glissés en mer Baltique pour une évacuation rapide.

Les pilotes allemands étaient confiés à la Croix Rouge mais regagnaient souvent l’Allemagne pour reprendre le combat. En ce qui concerne les autres nationalités il n’y eut aucune politique cohérente c’était un peu au cas par cas.

Des suédois qu’ils soient déjà pilotes ou non vont quitter la Suède neutraliste pour s’engager selon leurs convictions politiques et idéologiques.

280 suédois se sont engagés dans la Waffen S.S au sein de la Division Nordland (certains ont obtenu non sans mal leur transfert dans la Luftwaffe) tandis que 742 suédois ont choisit le camp opposé et la Légion Etrangère, certains opérant comme fantassins tandis que d’autres étant transférés à l’Armée de l’Air et servant comme pilote.

Le plus célèbre d’entre-eux est Wilhem Livnsson de père allemand et de mère suédoise. Il déserta de la Svenska Flygvapnet pour rejoindre la Légion Etrangère. D’abord simple fantassin il demande son transfert dans l’Armée de l’Air ce qui est rapidement accepté. Il remportera vingt-sept victoires entre mars 1949 et octobre 1953 date de sa mort au combat.

A la fin du second conflit mondial la Svenska Flygvapnet alignait douze divisions de chasse, six divisions de bombardement, deux divisions d’attaque, deux divisions de reconnaissance à longue distance, quatre divisions de reconnaissance tactique, une division de coopération navale, une division de torpillage, une division de transport et de liaison, une division d’entrainement soit un total de 30 divisions et un nombre d’avions dépassant le millier !

C’est naturellement l’apogée de la puissance aérienne suédoise qui va sensiblement décroitre suite au retour de la paix. Sans la guerre froide cela aurait été encore plus important mais finalement après la démobilisation l’armée de l’air suédoise va disposer de six divisions de chasse, quatre de bombardement, trois de reconnaissance, deux d’aviation navale, une de transport et une d’entrainement soit dix-sept divisions et environ 600 appareils modernes qu’ils soient suédois ou étrangers.