17-Aviation navale (10)

D-Missions et tactiques

Couvrir et appuyer la flotte

La mission de l’Aviation Navale est d’assurer la couverture aérienne des différentes flottes et d’assurer son appui :

-Les groupes aériens embarqués doivent couvrir et appuyer le corps de bataille. Les chasseurs D-790, D-795 et MB-159M doivent protéger les cuirassés et les croiseurs de bataille des avions-torpilleurs et des bombardiers en piqué ennemis alors que les avions-torpilleurs et les bombardiers en piqué amis doivent amoindrir, ralentir le corps de bataille eadverse en particulier si notre corps de bataille est inférieur à celui de l’ennemi.

Les avions d’observation embarqués doivent repérer et pister les navires ennemis. Ils peuvent attaquer des cibles aux défenses limitées dans des missions de reconnaissance armée.

Latécoère Laté 299

Latécoère Laté 299

La menace sous-marine doit également être prise en compte ce qui explique que les avions-torpilleurs Laté 299 puis 299-5 sont régulièrement utilisés pour des patrouilles ASM qui à défaut d’être une assurance tout risque rendent difficile que l’écran des torpilleurs soit dépassé.

Il n’est donc pas (encore ?) question de confier le cœur du dispositif tactique aux porte-avions qui sont vus comme des auxiliaires brillants mais des auxiliaires tout de même.

-Les escadrilles d’hydravions basés à terre ont pour principale mission la reconnaissance stratégique et la lutte ASM.

L’envoi de troupes d’Afrique du Nord et d’Afrique Noire en Métropole rend nécessaire l’organisation de convois entre les ports de l’AOF, du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie et ceux du sud de la France, convois qui doivent bénéficier d’une couverture aérienne permanente. La présence d’un hydravion étant jugé comme suffisante pour contrarier la poursuite du convoi par un sous-marin.

-Les escadrilles d’hydravions torpilleurs doivent assurer à la fois des patrouilles ASM mais également des missions offensives contre la navigation ennemie.

-Les escadrilles d’avions basés à terre doivent assurer différentes missions. Elles doivent assurer la protection des côtes, des bases de la marine mais également mener des opérations offensives en bénéficiant du fait que les bases nord-africaines sont hors d’atteinte d’une menace terrestre italienne.

Les escadrilles de chasse basées à terre ont pour mission première de protéger les bases navales de la marine avec ou sans le soutien des unités de l’armée de l’air dont la mission première est la protection active du territoire en traquant les bombardiers allemands et italiens qui ne manqueront d’attaquer le territoire national.

Cela n’exclut pas des missions d’escorte de bombardiers et des avions-torpilleurs basés à terre notamment lors des raids dans des régions où la menace de la Regia Aeronautica voir de la Luftwafe est prégnante.

Les avions de patrouille maritime auront deux missions différentes. Les CAO-700M, puissants quadrimoteurs seront chargés de mener une veille permanente dans les zones sensibles comme le Golfe de Gascogne, le détroit de Sicile……. .

Ils pourront mener aussi des missions de lutte ASM en chargeant leurs soutes de grenades ASM aéroportées, leur efficacité dans cette mission ne pouvant qu’être décuplée par la mise au point d’un détecteur acoustique aéroporté.

Les Bloch MB-175T seront chargées de missions de reconnaissance armée. Armés de bombes et de roquettes, ces bimoteurs meneront des missions de patrouille, de maraude prêts à intervenir contre la navigation ennemie qu’elle soit militaire ou civile.

Les bombardiers-torpilleurs Lioré et Olivier Léo 456 seront chargés de missions d’attaque planifiées, décollant par exemple suite à la découverte d’un convoi par un hydravion ou un avion de patrouille maritime CAO-700M et Bloch MB-175T.

Cas particuliers

Quand la France entre en guerre en septembre 1948, l’emploi de l’aviation navale est réglé par un texte daté de septembre 1944.

Il à été rédigé par le CV Sanguinetti qui après avoir commandé l’escadrille 4C basée à Sidi-Ahmed de 1942 à 1944 et avoir effectué un passage par l’EMG, commandera la 10ème flottille d’hydravions à Arzew de 1946 à 1948, prenant ensuite le commandement du porte-avions Joffre à Toulon au moment de la déclaration de guerre.

Ce document indique les axes généraux de l’action de l’Aviation Navale qu’elle soit basée à terre ou embarquée puis des exemples, des pistes d’actions plus précises en fonction des théâtres d’opérations.

-En Manche et en mer du Nord, les unités de la CNAN pourraient empêcher un déploiement massif de la Kriegsmarine en mer du Nord, d’appuyer l’ELN, les marines belges, néerlandaises et britanniques.

-Dans l’Atlantique, l’absence de menace navale majeure pousserait les unités de la CAAN à nettoyer le Golfe de Gascogne d’un éventuel déploiement de sous-marins allemands voir espagnols (même si le CV Sanguinetti estime cette hypothèse peu vraisemblable) et de couvrir les convois Dakar-Casablanca-Brest.

Des missions plus offensives seront également possibles notamment pour les groupes aériens des porte-avions Painlevé et Henriette de France qui pourraient dissuader l’Espagne de nous attaquer mais plus vraisemblablement, ces porte-avions soient passeront en Méditerranée ou renforceront la Home Fleet en mer du Nord.

-En Méditerranée, les CNMAN et CSMAN auront fort à faire tant la menace de la Regia Marina est jugée prégnante.

Se rappelant de l’expérience de la guerre de Pologne, le CV Sanguinetti estime que l’Italie ne déclenchera pas la guerre ce qui permet d’envisager une phase défensive durant laquelle la répartition des rôles sera la suivante :

Les escadrilles basées à terre qu’il s’agisse d’hydravions et d’avions seront chargées de couvrir les convois entre la métropole, l’Afrique du Nord et le Levant, couverture contre les sous-marins et les navires de surface.

Les groupes aériens embarqués du Joffre et du Commandant Teste auront aussi leur rôle à jouer en assurant au sein de groupes de combat la couverture éloignée des convois en empêchant les cuirassés et surtout les croiseurs de la Regia Marina d’arriver à portée de tir.

En phase offensive, les unités basés à terre assureront la traque de la navigation italienne, des navires de guerre mais également des missions de mouillage de mines. Ils appuieront également les navires de surface mais également les sous-marins.

-Le CLAN (Commandement Levant de l’Aviation Navale) aura une mission essentiellement défensive pour couvrir la navigation allant et venant des mandats syriens et libanais. Ils opéreront également en coopération avec la Mediteranean Fleet basée à Alexandrie. Une attitude plus offensive est bien entendue possible notamment contre le Dodécanèse.

-Le CAGAN (Commandement Antilles-Guyane de l’Aviation Navale) aura pour principale mission de couvrir les Caraïbes contre la menace des sous-marins et des raiders, menant des patrouilles avec et sans l’appui des navires de surface. Ils opéreront en collaboration avec les avions et hydravions basés à Dakar.

-Le CAEFAN (Commandement de l’Afrique Equatoriale Française de l’Aviation Navale) aura pour principale mission la lutte contre les sous-marins et les raiders de surface. La présence de forces navales italiennes non négligeables en mer Rouge devrait voir de possibles affrontements entre la marine italienne et l’aviation navale dans la région.

-Le CPAN (Commandement Pacifique de l’Aviation Navale) aura essentiellement des missions de souveraineté, les menaces contre la Nouvelle Calédonie et la Polynésie semblant réduites.

-Le CIAN (Commandement Indochine de l’Aviation Navale) aura fort à faire tant la menace japonaise contre l’Indochine est évidente.

Si le groupe aérien de l’Alienor d’Aquitaine aura pour principale mission de couvrir les FNEO (un croiseur lourd, un croiseur léger, quatre torpilleurs légers),  les avions et hydravions basés à terre auront pour mission de rendre inconfortable à la marine japonaise le Golfe du Tonkin et les côtes de l’Annam et de la Cochinchine.

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17-Aviation navale (3)

Janvier à décembre 1942

Création en septembre 1942 au sein de la 3ème flottille d’aviation navale (3ème FAN) du CAAN de l’escadrille 9E équipée de douze CAO-700M, cette escadrille est basée à Lanvéoc-Poulmic.

Le Latécoère Laté 611, prototype du Laté 612

Le Latécoère Laté 611, prototype du Laté 612

Création en octobre 1942 d’une escadrille 20E équipée de neuf hydravions Latécoère Laté 612, ces hydravions appartenant à la 4ème Flottille d’Hydravions du CNMAN. Elle est basée sur l’Etang de Berre comme le reste de la flottille.

Création en mars 1942 de la 6ème flottille d’aviation navale (6ème FAN) basée à Hyères-Le Palyvestre. C’est le groupe aérien du porte-avions Joffre, le premier véritable «pont plat» de notre marine nationale. La 6ème FAN dispose des escadrilles suivantes :

-Escadrille 12R : neuf SNCAO CAO-600 utilisés pour l’observation et secondairement pour l’attaque et le torpillage

-Escadrille 6C : escadrille de chasse équipée de huit Dewoitine D-790

-Escadrille 8C : escadrille de chasse équipée de huit Dewoitine D-790

Essais d'appontage du Loire-Nieuport LN-401 à bord du Béarn

Essais d’appontage du Loire-Nieuport LN-401 à bord du Béarn

-Escadrille 16B : escadrille de bombardement équipée de neuf LN-401

-Escadrille 2T : escadrille de torpillage équipée de six Latécoère Laté 299

-Une Section d’Entrainement et de Servitude à terre pour entrainement et liaison : quatre NA-57 d’entrainement et deux Bloch de transport

Total : neuf CA0-600, seize Dewoitine D-790, neuf LN-401 six Latécoère Laté 299, quatre NA-57 et deux Bloch de transport soit un total de 46 appareils.

-Création d’une Section d’Entrainement et de Servitude (SES) à Arzew au printemps 1942 avec quatre CAMS-55 et quatre North American NA-57 soit un total de huit appareils

-Création au profit du CLAN en septembre 1942 de l’escadrille de chasse 10C équipée de douze Grumman G-36A

Consolidated Catalina de l'Aviation Navale

Consolidated Catalina de l’Aviation Navale

-Création au profit du CPAN en novembre 1942 de l’escadrille 13E à Nouméa avec huit Consolidated Catalina.

-Création au profit du CAEFAN de trois escadrilles : l’escadrille 9T officiellement créée en mars 1942 dispose à Djibouti de six Bloch MB-481; l’escadrille 13T officiellement créée en mars 1942  à Diego-Suarez équipée de six Bloch MB-481 et enfin de l’escadrille 11C qui assure la défense de Djibouti avec douze Grumman G-36A.

Au 31 décembre 1942, l’Aviation Navale dispose de 879 appareils (451 hydravions, 12 autogires et 416 avions) soit 117 appareils de plus

16-Navires auxiliaires (3)

C- Ravitailleurs d’hydravions classe Sans Souci

La marine nationale dispose encore en 1948 de nombreux hydravions qu’ils soient embarqués sur les croiseurs et les cuirassés mais également qui sont basés à terre. Pour ces derniers, la marine à besoin de navires spécialisés pour les ravitailler, les entretenir et les remorquer.

Après avoir utilisé d’anciens avisos et cannonières transformés pour ce rôle, la Royale finance à la tranche 1937 la construction de quatre ravitailleurs d’hydravions baptisés Sans-Souci Sans Peur Sans Pareil et Sans Reproche, le n°1 et le n°3 vont être construits aux ACL, les n°2 et n°4 aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët.

Le Sans Souci

-Le Sans Souci est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 8 septembre 1940 lancé le 20 novembre 1941 et mis en service le 7 janvier 1943.

Il est affecté à Brest et mouillé dans la Penfeld même si il rallie régulièrement l’Anse de Lanvéoc, l’antre des hydravions de la flotte de l’Atlantique même si le Sans Souci est aussi régulièrement déployé à Lorient voir à Cherbourg.

Du 7 février au 15 mars 1946, il est échoué au bassin n°4 du Salou pour son premier grand carénage destiné à le remettre totalement en état. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 1er avril, sortant pour essais le 2 et le 3 puis pour remise en condition du 5 au 12 avril 1946.

Le 5 septembre 1946, le Sans Souci appareille de Brest et gagne Casablanca le 10 septembre où il est rejoint le lendemain par quatre Bréguet Br790 de l’escadrille 3R puis le 12 par quatre Latécoère Laté 298 de l’escadrille 7T afin de tester sa capacité à soutenir plusieurs hydravions sans assistance extérieure.

Les huit hydravions redécollent le 13 septembre pour rejoindre Dakar via Port Etienne et sont soutenus par le ravitailleur d’hydravion qui leur fournit carburant, munitions pour les exercices, vivres et repos pour l’équipage.

Après une semaine de manoeuvres au large de Dakar du 18 au 25 septembre, le Sans Souci quitte la capitale de l’AOF le 27 septembre, fait escale à Casablanca du 1er au 4 octobre avant de rentrer à Brest le 9 octobre 1946.

Le 5 septembre 1948, le Sans Souci était à Brest. Il est mis en alerte, prêt à servir de base mobile d’aviation aux hydravions du Commandement Atlantique de l’Aviation Navale (CAAN).

Le Sans Peur

-Le Sans Peur est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët en même temps que le Sans Reproche le 8 juin 1940 lancé le 20 septembre 1941 et mis en service le 5 décembre 1942.

Il est affecté à Toulon, quittant Lorient où il avait été armé le 6 décembre 1942, faisant escale à Casablanca du 10 au 13 décembre avant de rallier Toulon le 17 décembre 1942. Il est plus précisément basé à Saint Mandrier, l’antre des hydravions du CNMAN.

Du 5 janvier au 25 février 1946, il est échoué dans le bassin Vauban n°9 pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 17 mars 1946, sortant pour essais les 18 et 19 mars puis pour remise en condition du 21 au 30 mars 1946.

Son activité opérationnelle se résume à soutenir les hydravions du CNMAN (Commandement Nord-Méditerranée de l’Aviation Navale) en mouillant aux salins d’Hyères ou à Villefranche pour soutenir les hydravions basés dans le sud de la France.

Le 5 septembre 1948, il était à quai à Toulon, revenant la veille de Villefranche où il avait soutenu huit Bloch MB-481 de l’escadrille 2B habituellement basée sur l’Etang de Berre.

Il complète ses soutes et ses magasins puis appareille dans la matinée du 6 septembre 1948 pour établir une base avancée aux salins d’Hyères.

Le Sans Pareil

-Le Sans Pareil   est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 8 septembre 1940 lancé le 20 novembre 1941 et mis en service le 7 janvier 1943.

Affecté à Bizerte, il quitte Lorient le 10 janvier 1943, font escale à Casablanca du 15 au 20 janvier avant de rallier la Tunisie le 24 janvier 1943.

Son activité opérationnelle se résume à soutenir les hydravions du CSMAN (Commandement Sud-Méditerranée de l’Aviation Navale) basés à Karouba près de Bizerte mais également à terme à Arzew, le déploiement d’unités d’hydravions prêt d’Oran devant accompagner la montée en puissance de la 4ème Escadre (cette situation est provisoire, le Sans Reproche devant être à terme redéployé en Algérie).

Du 15 janvier au 11 mars 1946, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 27 mars, sortant pour essais les 28 et 29 mars puis pour remise en condition du 31 mars au 12 avril 1946.

Le 5 septembre 1948, le Sans Pareil était en entretien à flot à l’Arsenal de Sidi-Abdallah. Il accélère sa remise en condition pour être près le plus rapidement possible.

Le Sans Reproche

-Le Sans Reproche est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët en même temps que le Sans Peur le 8 juin 1940 lancé le 20 septembre 1941 et mis en service le 5 décembre 1942.

Le Sans Reproche est basé à Lorient pour soutenir les hydravions du Commandement Atlantique de l’Aviation Navale (CAAN) à sa mise en service.

Du 2 mars au 22 avril 1945, il est échoué dans le bassin Ouest de l’Arsenal de Lorient pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais 7 mai 1945, sortant pour essais les 8 et 9 mai puis pour remise en condition du 11 au 22 mai 1945.

Le 7 juin 1945, décision est prise de redéployer le ravitailleur d’hydravions à Mers-El-Kébir pour soutenir la 10ème flottille d’hydravions qui dispose alors de trente-quatre hydravions (dix Potez-CAMS 141 de l’escadrille 14E, douze Bloch MB-481 de l’escadrille 12T et douze Consolidated Catalina de l’escadrille 14R).

Il quitte Lorient et la Bretagne le 10 juin 1945, fait escale à Casablanca du 14 au 17 juin avant de rallier Mers-El-Kébir le 21 juin 1945.

Du 1er mai au 15 juin 1948, il est échoué sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 1er juillet, sortant pour essais les 2 et 3 juillet puis pour remise en condition du 5 au 15 juillet.

Le 27 août 1948, il quitte Mers-El-Kébir en direction de Porto-Vecchio pour aménager une hydrobase avancée au profit des hydravions de la 12ème flottille. Arrivé le lendemain en Corse, le ravitailleur se met aussitôt au travail et y était toujours le 5 septembre 1948.

Caractéristiques Techniques des ravitailleurs d’aviation classe Sans Souci

Déplacement : standard 1372 tW pleine charge 2100 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 95m largeur 11.76m tirant d’eau 3.54m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer dévellopant 4200ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 16 noeuds distance franchissable 7000 miles nautiques à 15 noeuds 12000 miles nautiques à 10 noeuds

Electronique : un radar de navigation installé en 1947/48

Capacités : une grue de 25 tonnes et deux grues de 7.5 tonnes; 1200 tonnes de carburant 120 tonnes de vivress, 30 tonnes de munitions et 25 tonnes de pièces détachées + un atelier d’entretien.

Ils peuvent abriter deux Bréguet Br790 et remorquer tous les types d’hydravions en service

Armement : un canon de 90mm modèle 1926 à l’avant et huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943 (installés en 1945/46)

Equipage : 89 officiers et marins