Italie (29) Croiseurs légers (3)

Croiseurs légers antiaériens classe Etna

Avant-propos

En 1938, la marine siamoise (le royaume de Siam devient la Thaïlande en 1939) soucieuse de renforcer ses positions dans la région décide de commander deux croiseurs légers aux chantiers Cantieri Reuniti dell Adriatico (CRDA) de Trieste.

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Italie (27) Croiseurs légers (1)

CROISEURS LEGERS

CL Alberico da Barbiano.jpg

L’Alberico da Barbiano, un croiseur de classe Condottieri

Avant-propos

Si les croiseurs lourds sont des créatures issus du traité de Washington (1922), le croiseur léger peut se targuer d’une noble et ancienne naissance. En effet il est apparu au XIXème siècle quand la marine à voile à définitivement baissé le pavillon face à la machine à vapeur.

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Italie (13) Regia Marina (3)

Situation globale en septembre 1939 et son évolution jusqu’en septembre 1948

Avant-propos

Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939 on peut dire que la Regia Marina est à la croisée des chemins. Elle construit des cuirassés modernes et puissants (les quatre Littorio), reconstruit quatre vétérans du premier conflit mondial et réfléchit déjà à de nouveaux cuirassés neufs.

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20-Ordre de bataille et programme de guerre (2)

Bilan : la marine nationale en septembre 1948

NdA : le tonnage est celui à pleine charge ou approchant

Cuirassés :  13 navires en service, 2 en construction et 1 dont la mise sur cale n’à pas encore eut lieu

-Cuirassés classe Bretagne : Bretagne Provence Lorraine 75000 tonnes

-Croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg 62320 tonnes

-Cuirassés classe Richelieu Richelieu Jean  Bart Clemenceau 126177 tonnes

-Cuirassé Gascogne 40657 tonnes

-Cuirassés classe Alsace Alsace Normandie Flandre Bourgogne 168 400 tonnes

Les treize cuirassés en service représentent un tonnage cumulé de 472 464 tonnes

-Les trois cuirassés de classe Languedoc (Languedoc Moselle sur cale plus un troisième non nommé dont la mise sur cale n’à pas encore eut lieu quand éclate le second conflit mondial) doivent déplacer théoriquement 48000 tonnes.

Porte-Avions : Cinq navires en service, aucun sur cale mais des projets dans les cartons

-Porte-avions d’escadre classe Joffre Joffre et Painlevé 48400 tonnes

-Porte-avions lourd Commandant Teste 26200 tonnes

-Porte-avions léger classe Alienor d’Aquitaine Alienor d’Aquitaine et Henriette de France 17000 tonnes

Les cinq porte-avions en service répresentent un tonnage de 91600 tonnes

Croiseurs lourds : neuf croiseurs lourds en service plus un en construction

-Croiseur lourd classe Duquesne : le Tourville 12200 tonnes

-Croiseurs lourds classe Suffren Suffren Colbert Foch Dupleix 51120 tonnes

-Croiseur lourd Algérie 14341 tonnes

-Croiseurs lourds classe Saint Louis Saint Louis Henri IV Charlemagne 56280 tonnes

-Le quatrième Saint Louis baptisé Charles Martel est légèrement différent ce qui pourrait entrainer une augmentation de son déplacement à pleine charge.

Les neuf croiseurs lourds en service répresentent un déplacement total de 133941 tonnes

Croiseurs légers : dix sept croiseurs légers en service et trois en construction

-Croiseurs légers classe Duguay-Trouin Duguay-Trouin et Primauguet 17520 tonnes

-Croiseur-école Jeanne d’Arc 7893 tonnes

-Croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin 6530 tonnes

-Croiseurs légers classe La Galissonnière La Galissonnière, Jean de Vienne,La Marseillaise, Montcalm,La Gloire et Georges Leygues 46320 tonnes

-Croiseurs légers classe De Grasse De Grasse Chateaurenault Guichen Gambetta Condé Latouche-Treville 48000 tonnes

-Croiseur léger antiaérien Waldeck-Rousseau 7500 tonnes

-En construction : les trois croiseurs légers Dupuy de Lôme

Les dix-sept croiseurs légers représentent un déplacement de 133763 tonnes

Contre-torpilleurs :  35 navires en service et 6 en construction

-Classe Aigle : Aigle Gerfaut Vautour Albatros soit 10640 tonnes

-Classe Milan : Milan Epervier soit 5320 tonnes

-Classe Vauquelin : Vauquelin Tartu Chevalier-Paul Kersaint Cassard soit 13170 tonnes

-Classe Le Fantasque : Le Fantasque L’Audacieux Le Malin Le Terrible Le Triomphant L’Indomptable soit 17040 tonnes

-Classe Mogador : Mogador et Volta soit 8036 tonnes

-Classe Hoche : Hoche Desaix Kléber Marceau soit 16072 tonnes

-Classe Bayard :  Bayard Du Guesclin Turenne Bugeaud Du Chayla et Dupetit-Thouars soit 24804 tonnes

-Classe Bruix :  Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne Magon Dunois et La Hire soit 24804 tonnes

-Les six unités de classe Guépratte ( Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale) qui devaient théoriquement remplacer les Aigle sont sur cale quand débute le second conflit mondial. Ils représenteront un 25344 tonnes.

Les trente-cinq contre-torpilleurs en service en septembre 1948 répresentent un tonnage de 119886 tonnes

Torpilleurs d’escadre :  39 en service et 4 en construction

-Classe Le Hardi :  Le Hardi, Le Fleuret, L’Epée, Le Mameluk, Le Casque, Le Lansquenet, Le Corsaire et Le Flibustier soit huit navires représentant 14376 tonnes

-Classe Intrépide : L’Intrepide,Le Téméraire,L’Aventurier,L’Opiniâtre,L’Inconstant,L’Eveillé,l’Alerte
La Rapière, L’Hallebarde,Le Bouclier, Le Cimeterre, Le Durandal, La Dague, L’Arquebuse, Le Sabre, Le Voltigeur, Le Claymore, Le Bombardier, Le Mousquet, Le Goumier, Le Hussard, Le Spahi et Le Tirailleur soit vingt-trois navires répresentant 41469 tonnes

-Classe Empire : Les huit navires en service en septembre 1948 (Le Berthier, Le Murat, Le Ney, Le Lannes, Le Davout et L’Augereau) représentent 14424 tonnes

Les torpilleurs d’escadre en service sont au nombre de trente-neuf navires en septembre 1948 pour un tonnage global de 70269 tonnes

Quatre autres sont en construction aux Etats-Unis (Bernadotte Kellerman Bessières Jourdan) pour un tonnage global de 7212 tonnes

Sous-marins : 82 sous-marins en service et 4 en construction

-Sous-marins classe Redoutable (type 1500 tonnes) douze encore en service :  Casabianca Sfax Centaure, L’Espoir, Agosta, Bévéziers, Ouessant, Sidi Ferruch, Le Glorieux, Le Heros, Le Conquerant, Le Tonnant représentant donc 18000 tonnes

-Sous-marins classe Rolland Morillot/La Praya (1800 tonnes) Rolland Morillot,La Praya,La Martinique,La Guadeloupe,La Réunion, Ile de France, Ile de Ré, Ile d’Yeu, Kerguelen, Crozet, Belle-Ile, Ile d’Oleron, Ile de Brehat, Ile d’Aix, Saint Marcouf; Ile de Molène; Aber Wrach; Ile de Batz; Ile de Porquerolles, Ile d’If, Mayotte,Nouvelle Calédonie,Tromelin Wallis et Futuna,Clipperton,St Pierre et Miquelon soit 26 submersibles représentant 46800 tonnes

-Sous-marins de 600 tonnes : six encore en service  : Venus Iris Pallas Minerve  Junon et Cerès réprésentant un tonnage de 3600 tonnes

-Sous-marins classe Aurore (800 tonnes) : Aurore, Créole, Antigone,La Bayadère, L’Astrée,La Favorite, La Gorgone,L’Africaine, l’Hermione,La Clorinde,L’Andromède, L’Andromaque, L’Amirde,L’Artemis,La Cornélie soit un total de quinze navires et 12000 tonnes

-Sous-marins classe Phenix (925 tonnes) : Phenix, Ventôse,Frimaire,Prairial, Vendémiaire, Nivôse,floréal,Messidor,Fructidor,Brumaire,Pluviose,Germinal et Thermidor soit treize navires représentant un tonnage de 12025 tonnes

-Sous-marins mouilleur de mines classe Saphir : Saphir Turquoise Nautilus Rubis soit quatre navires représentant 2676 tonnes

-Sous-marins mouilleur de mines classe Emeraude : Emeraude Agate Corail L’Escarboucle soit quatre navires représentant 3448 tonnes

-Sous-marins d’essais et d’expérimentation, les Roquebert et Laubeuf représentant un tonnage de 3400 tonnes

Les sous-marin en service sont au nombre de quatre-vingt deux pour un déplacement global de 101949 tonnes

-Quatre sous-marins sont en construction, quatre Rolland Morillot modifiés, des navires baptisés Jean Autric Jean Corre Rene Audry et Trinite Schillemans représentant un tonnage de 7600 tonnes

Avisos et canonnières

-Quelques avisos et canonnières anciennes sont encore en service en septembre 1948, généralement pour des missions secondaires (combat ou soutien) en l’occurence trois unités de classe Aisne (Marne Somme Yser) soit 1698 tonnes, cinq de classe Agile (L’Audacieuse La Dédaigneuse La Lurone L’Etourdi La Tapageuse) soit 1750 tonnes, deux de classe Diligente (La Diligente L’Engageante) soit 700 tonnes et onze avisos de classe Amiens (Amiens Arras Calais Coucy Ypres Lassigny Tahure Epinal Vauquois,Les Eparges et Nancy) représentant 9350 tonnes soit un total de vingt et navire et un déplacement de 13498 tonnes

-Dix avisos-coloniaux de classe Bougainville (Bougainville, Dumont d’Urville, Savorgnan de Brazza, D’Entrecasteaux, Rigault de Genouilly, Amiral Charner, D’Iberville, La Grandière, Beautemps-Beaupré, Lapérouse) représentant un tonnage global de 26000 tonnes.

-Treize avisos-dragueurs classe Elan (Elan Commandant Bory Commandant Delage Commandant Duboc Commandant Rivière L’Impétueuse La Curieuse La Batailleuse La Boudeuse La Gracieuse La Moqueuse La Capricieuse Le Commandant Dominé) qui représentent un déplacement de 11635 tonnes

-Vingt-quatre aviso-dragueurs coloniaux classe Chamois (Chamois Chevreuil Gazelle Laotien Surprise _ex-Bambara_ Matelot Leblanc Rageot de la Touche Amiral Sénès Enseigne Ballande La Joyeuse La Trompeuse et La Furieuse Ambitieuse, Malicieuse, Sérieuse, Enseigne Bisson, Généreuse, Précieuse,Victorieuse, Amiral Duperré, Heureuse, Rieuse Alfred de Courcy et Amiral Gourdon) qui représentent un déplacement de 15528  tonnes.

-Chalutiers ASM : quatre de classe La Cancalaise ( La Cancalaise La Lorientaise L’Havraise La Nantaise ) répresentant un déplacement total de 2950 tonnes et la classe L’Ajacienne ( L’Ajacienne La Sétoise  La Toulonnaise La Bônoise) représentant un déplacement de 3600 tonnes

-Chalutiers armés (réquisitionnés en septembre 1939 mais ultérieurement achetés par la marine nationale) : L’Heureux Jutland L’Atlantique Patrie Notre Dame de France représentant un tonnage total de 6222 tonnes

Dans cette catégorie, nous trouvons donc 81 navires représentant un tonnage de 79433 tonnes

Canonnières, corvettes et vedettes lance-torpilles

-Canonnières fluviales : deux unités de classe My-Tho (My-Tho et Tourane) représentant 220 tonnes, la Francis Garnier qui déplace 690 tonnes, quatre unités de classe Ill (Ill Thur Emne Reuss) répresentant un déplacement de 3400 tonnes alors que celle de classe Son Hong (Song Hong Bassac Tonle Sap Song Do) plus petites ne représentent que 3200 tonnes. Le total atteint 7510 tonnes

-Corvettes : trente deux unités classe La Malouine ( La Malouine La Bastiaise La Dieppoise La Paimpolaise La Remoise La Dunkerquoise La Versaillaise L’Antillaise La Nimoise La Calaisienne La Calvaise La Troyenne La Rennaise La Rochellaise La Agenaise La Paloise La Parisienne La Rouennaise La Messine, La Nancéenne, La Strasbourgeoise La Lilloise La Caennaise La Clermontoise La Lyonnaise L’Algéroise L’Oranaise L’Aixoise La Sablaise La Quimperoise La Servannaise et La Cherbourgeoise.) représentant un tonnage total de 37120 tonnes.

-Chasseurs de sous-marins : 31 navires de différents types répresentant 4130 tonnes

-Vedettes lance-torpilles : Deux vedettes de 28 tonnes _utilisées pour le secours en mer_ , dix navires type 40K soit un tonnage total de 300 tonnes, huit vedettes type 23 tW représentant un déplacement total de 184 tonnes, dix-huit vedettes MTB représentant un déplacement de 882 tonnes et douze vedettes MTB améliorées représentant un déplacement de 600 tonnes soit un total de 50 navires et de 2022 tonnes.

-Dragueurs de mines : Douze navires de classe Ouistreham sont commanfés aux Etats-Unis mais seulement quatre (Ouistreham Avranches Pornic Saint-Brieuc) sont en service pour un déplacement total de 3480 tonnes. Huit autres sont à différents stades de fabrication (Frejus Menton Port-Vendres Sartène Arcachon Quimperlé Zuydcotte Porticcio)

Les navires en service dans cette catégorie sont au nombre de 122 pour un déplacement total de  54262 tonnes

Navires de soutien

-Pétroliers : Vingt-trois pétroliers sont en service en septembre 1948 répartis entre cinq pétroliers caboteurs (L’Aube de 2830 tonnes et les quatre de classe Nièvre _Nièvre Ardèche Lèze Blavet représentant un tonnage global de 10000 tonnes soit un total de 12830 tonnes ), Six pétroliers (Le Loing de 10138 tonnes, les quatre de classe Mékong _Mékong Niger Var Elorn_ représentant un tonnage global de 60600 tonnes et le Sèvre _ex-Nivôse_ de 16500 tonnes), six Pétroliers Ravitailleurs d’Escadre de classe La Seine (La Seine La Saône Le Liamone La Medjerda,Le Rhône La Garonne) représentant un tonnage global de 127200 tonnes et enfin six Ravitailleurs Rapides de classe L’Adour (L’Adour Le Lot La Charente La Mayene La Baïse Le Tarn) qui représentent un tonnage total de 72750 tonnes.

Les vingt-trois pétroliers de la Marine Nationale représentent un tonnage global 300018 tonnes

-Ravitailleur de sous-marins Jules Verne qui déplace 6340 tonnes

-Est en construction un deuxième ravitailleur de sous-marins L’Atlantide qui doit déplacer à terme 8150 tonnes

-Ravitailleurs d’hydravions classe Sans Souci (Sans Souci Sans Peur Sans Pareil Sans Reproche) oit un tonnage global de 8400 tonnes

-Cargos rapides classe Oranie (Mers-El-Kebir, Oran, Sidi-Bel-Abbès, Tlemcen Mostaganem  plus le Chelif en armement à flot le 5 septembre 1948) soit un tonnage de 105000 porté ensuite à 126000 tonnes.

-Mouilleur de filets Gladiateur 2293 tonnes

-Goelettes écoles Etoile et Belle-Poule soit 450 tonnes

-Cotre Mutin de 57 tonnes

-Transport littoral Golo 2239 tonnes

-Aviso-hydrographe Amiral Mouchez 719 tonnes

-Bâtiment-cible L’Impassible 2410 tonnes

-Hydrographes Astrolabe et Octant de 920 tonnes  La Perouse, La Chimère de 700 tonnes

-Navire-école et navire hydrographe Président Théodore Tissier de 1307 tonnes

-Hydrographes classe Goeland  (Goéland Pélican Cormoran Mouette Ibis Bengali) de 840 tonnes chacun soit un déplacement total de 5040 tonnes

La catégorie des navires de soutien regroupe au total de 51 navires pour un déplacement total de 436593 sans compter les navires en construction ou en achèvement en l’occurence un ravitailleur de sous-marin et un cargo rapide (29150 tonnes)

En septembre 1948, la marine nationale dispose de 454 navires de combat et de soutien représentant un tonnage de 1694160 tonnes.

9-Croiseur léger (19)

Le Condé

Le vainqueur de Rocroi : Louis II de Bourbon-Condé

Le vainqueur de Rocroi : Louis II de Bourbon-Condé

-Le Condé est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH)  le 12 mars 1944 et lancé le 8 avril 1946.

Il est armé pour essais le 3 mars 1947 et effectue tout d’abord des essais statiques du 4 au 7 mars avant d’effectuer sa première sortie à la mer du 9 du 17 mars pour les essais constructeurs qui valident les dispositions contractuelles passées entre les ACH et la marine nationale.

Le 18 mars 1947, la responsabilité juridique du croiseur léger passe du chantier naval à la marine nationale et le croiseur léger rejoint son port d’armement en l’occurence Cherbourg où il arrive le lendemain 19 mars.

Le choix du port bas-normand pour armer le croiseur léger peut surprendre puisque Cherbourg est quasi-exclusivement spécialisé dans la construction des sous-marins mais il répond à la fois à une logique de proximité et à la saturation des formes de l’Arsenal de Brest.

Après un passage au bassin du 21 au 30 mars, le Condé effectue une première série d’essais officiels du 31 mars au 16 avril, essais marqués par plusieurs problèmes techniques résolus par un nouveau passage au bassin (toujours dans la forme du Hornet) du 17 avril au 2 mai 1947.

Sa deuxième campagne d’essais officiels à lieu du 3 au 27 mai, campagne au cours de laquelle il tire ses premiers obus (90 obus de 152mm, 132 obus de 100mm, 350 obus de 25 et de 37mm), lance ses premières torpilles (six torpilles de guerre et six torpilles d’exercice) et lance à une vingtaine de reprise ses hydravions.

Après un ultime passage au bassin du 28 mai au 15 juin 1947, le Condé entame sa mise en condition en Manche, un premier stage très intense du 18 juin au 2 juillet, restant à Cherbourg jusqu’au 15 juillet quand il appareille pour sa traversée de longue durée.

Il fait escale à Liverpool du 16 au 18 juillet, à Glasgow du 19 au 21 juillet, à Belfast du 22 au 25 juillet,  Halifax du 30 juillet au 4 août, à Boston du 7 au 10 août, à New York du 12 au 16 août, à Charleston du 19 au 22 août, à Fort de France du 25 au 28 août avant de traverser l’Atlantique direction Dakar où il arrive le 1er septembre 1947.

Il effectue une école à feux du 2 au 10 septembre 1947, quittant Dakar le 11 septembre, se ravitaillant en quelques heures à Casablanca le 15 septembre avant d’arriver à Mers-El-Kébir le 18 septembre 1947.

Le 18 septembre 1947, le Condé est admis au service actif, affecté à la 8ème DC au sein de la 4ème Escadre avec Mers-El-Kébir pour port d’attache.

La 8ème DC au complet désormais sort pour entrainement du 19 au 25 septembre 1947.

Du 27 septembre au 2 octobre 1947, la 1ère DL sort en compagnie de la 8ème DC. Les deux divisions vont effectuer un exercice de combat antisurface avant une escale à Ajaccio du 3 au 7 octobre.

Le Strasbourg, le Dunkerque et les trois croiseurs légers reprennent la mer le 8 octobre, retrouvant en mer la 6ème DC au grand complet.

Le Strasbourg prend la tête de la 6ème DC (parti Rouge) alors que le Dunkerque devient le chef de la 8ème DC (parti Bleu) pour un exercice à double détente jusqu’au 18 octobre, exercice suivit par une escale commune à Tunis du 19 au 25 octobre 1947. La 6ème DC rentre ensuite à Toulon  alors que la 1ère DL et le 8ème DC rentrent à Mers-El-Kebir le 27 octobre.

La 8ème DC sort pour une importante phase d’entrainement en compagnie du pétrolier-ravitailleur La Baïse. Après un exercice de défense aérienne à la mer du 29 octobre au 5 novembre, les trois navires se ravitaillent auprès du PRE le 6 novembre, les quatre navires faisant escale à Casablanca du 8 au 12 novembre 1947.

Reprenant la mer, les trois croiseurs se livrent à une série de joutes antisurfaces du 13 au 20 novembre au large des côtes du Maroc et de l’AOF avant de faire escale à Dakar du 21 au 24 novembre.

Les trois croiseurs effectuent une école à feux du 25 novembre au 7 décembre 1947 au polygone de Rufisque avant de faire à nouveau relâche à Dakar du 8 au 11 décembre. Ils repartent le 12 décembre, font escale à Casablanca avec le PRE La Baïse du 16 au 18 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 22 décembre 1947.

Du 4 au 22 janvier, le Gambetta et le Condé sortent pour entrainement au large de l’Algérie effectuant un entrainement au combat antisurface, au combat de nuit, à l’utilisation de l’hydraviation embarquée, la défense aérienne à la mer, le bombardement littoral. Ils rentrent à Mers-El-Kébir le 27 janvier après une escale à Alger du 23 au 26 janvier 1948.

Le 31 janvier 1948, le croiseur léger se rend à Alger pour une escale d’une semaine du 1er au 8 février. Le 4 février est signée la charte parrainage entre le croiseur léger et la petite commune de Rocroi (Ardennes) en hommage à la victoire du duc d’Enghien, le Grand Condé le 19 mai 1643. Il rentre à Mers-El-Kébir le 10 février  1948.

Du 20 février au 17 mars 1948, la 8ème DC sort au grand complet pour un exercice de division, cycle commençant par un exercice de défense aérienne à la mer du 20 au 27 février et enchainant par un exercice de combat antisurface du 28 février au 5 mars et un exercice de combat de nuit du 7 au 17 mars. Ils rentrent tous à Mers-El-Kébir le 18 mars 1948.

Après une période d’entretien à flot du 19 mars au 12 avril 1948, il sort pour essais du 13 au 18 avril avant un stage de remise en condition au large de Dakar. Il quitte Mers-El-Kébir le 19 avril, se ravitaille à Casablanca le 22 avril et arrive à Dakar le 25 avril. Il effectue une école à feux du 26 avril au 10 mai, quittant Dakar le 11 mai, se ravitaillant à Casablanca le 14 mai et rentrant à Mers-El-Kébir le 17 mai 1948.

Du 20 mai au 2 juin, le Dunkerque s’entraine au large d’Oran, d’Alger et de Tunis en compagnie des croiseurs légers Gambetta et Condé (le Latouche-Tréville était à l’époque indisponible) avant une escale à Bizerte du 3 au 8 juin. Ils rentrent tous à Mers-El-Kébir le 10 juin 1948.

Le Condé sort du 15 au 27 juin 1948 pour la remise en condition du Latouche-Tréville en compagnie du Gambetta avant de faire escale à Tunis du 28 juin au 1er juillet et de rentrer à Mers-El-Kébir le 3 juillet.

La 8ème DC quitte Mers-El-Kébir le 6 juillet, se ravitaille à Casablanca du 9 au 11 juillet avant d’arriver à Dakar le 15 juillet. Les trois croiseurs légers effectuent une école à feux à Rufisque du 17 au 30 juillet, faisant escale à Dakar du 31 juillet au 2 août avant de rentrer à Mers-El-Kébir du 10 août après une escale à Casablanca le 6 août 1948.
Le Condé passe sur le dock-flottant du 11 au 23 août pour entretien et inspection des hélices et du gouvernail avant de sortir pour essais du 24 au 27 août puis pour remise en condition du 28 août au 3 septembre 1948.

De_Grasse_1

Caractéristiques Techniques de la classe De Grasse

Déplacement : 8000 tonnes Pleine Charge : 11430 tonnes

Dimensions : longueur 188.3m largeur : 18.60m tirant d’eau : 5.50m

Propulsion : Deux groupes de turbines Rateau-Bretagne alimentées par quatre chaudières développant une puissance totale de 110000 ch et actionnant deux hélices

Vitesse maximale : 33 noeuds Distance Franchissable : 7000 miles nautiques à 13 noeuds

Protection : ceinture 110mm qui se termine par une cloison de 60mm, une cloison longitudinale interne fait 20mm, le pont principal fait 38mm. Les tourelles triples de 152mm sont protégées à 100mm à l’avant, 50mm sur les côtés, 40mm à l’arrière et 45mm pour le toit. Le blockhaus bénéficie de 95mm de blindage sur les faces et 50mm sur le dessus.

Détection et conduite de tir :

Ils reçoivent à leur mise en service 3 télémètres stéréoscopiques de 8m doubles OPL installés sur la tourelle de télépointage des 152mm, sur la tourelle II de 152mm et sur la tourelle III de 152mm; 2 télémètres stéréoscopiques de 4m OPL sur les tourelles de télépointage de 90mm. Ils disposent également d’un télémètre à coïncidence de 3m sur le blockhaus, 4 télémètres à stéréoscopiques de 1m et deux télémètres à coïncidence de 0.80m.

Sur le plan de l’électronique, les De Grasse dispose d’un radar de navigation, d’un radar de veille combinée, de deux radars de conduite de tir.

Armement 9 canons de 152mm modèle 1930 en trois tourelles triples modèle 1938; 8 canons de 100mm modèle 1933 en quarez affûts doubles modèle 1937; 8 canons de 37mm en quatre affûts doubles ACAD modèle 1935; 12 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en six affûts doubles et deux plate-formes triples lance-torpilles de 550mm.

Aviation : une catapulte et deux hydravions Dewoitine HD-731

Equipage : 595 hommes

9-Croiseurs légers (18)

Le Gambetta

Léon Gambetta

Léon Gambetta

-Le Gambetta est mis sur cale aux chantiers navals de la Société Provençale de Construction Navale sis à La Ciotat le  le 4 octobre 1943 et lancé le 8 mars 1945.

Le cinquième croiseur léger de classe De Grasse est armé pour le 15 février 1946, subissant des essais statiques du 15 au 18 février avant d’effectuer ses essais constructeurs du 20 au 26 février 1946.

Le 27 février, la responsabilité légale du croiseur léger passe de la SPCN à la marine nationale et le Gambetta quitte La Ciotat pour Toulon où il arrive le 28 février 1946.

Du 1er au 9 mars, il est au bassin pour inspection et des modifications liées aux leçons tirées des essais statiques et des essais constructeurs.

Il reprend la mer le 11 mars pour entamer sa première campagne d’essais officiels qui s’achève le 23 mars quand il rentre à Toulon. Il passe au bassin du 24 mars au 15 avril pour modifications et réparations.

La deuxième campagne d’essais officiels à lieu du 18 avril au 12 mai avec les premiers tirs de l’artillerie (90 obus de152mm, 120 obus de 100mm, 500 obus de 25 et de 37mm), le lancement de huit torpilles (trois réelles et cinq d’exercices) sans oublier les premières manoeuvres aviation,  le Gambetta lançant son premier Dewoitine HD-731 le 25 avril 1946.

Après de nouveaux travaux à flot du 13 au 27 mai, le croiseur léger charge carburant, vivres et munitions pour entamer sa mise en condition en direction de l’Europe du Nord-Ouest.

Le Gambetta quitte Toulon le 29 mai 1946, fait escale à Casablanca du 3 au 5 juin puis remonte vers le nord, relâchant dans l’estuaire du Tage les 6 et 7 juin avant d’arriver à Bordeaux pour une escale du 9 au 12 juin, escale au cours de laquelle est signée la charte de parrainage entre le croiseur léger et la ville de Cahors, ville natale de Léon Gambetta.

Reprenant la mer le 13 juin à l’aube, le croiseur léger se ravitaille le 15 juin  à Brest puis fait escale à Dublin du 16 au 19 juin, à Liverpool du 20 au 23 juin, à Cherbourg du 24 au 26 juin où il se ravitaille en carburant.

Reprenant la mer le 27 juin, il fait escale au Havre du 28 au 30 juin avant d’enchainer par une nouvelle escale à Casablanca du 3 au 6 juillet. Il gagne ensuite Dakar le 9 juillet, pour une école à feux menée du 10 au 20 juillet. Il quitte Dak    ar le 21 juillet pour gagner sans escale Mers-El-Kébir où il arrive le 27 juillet 1946.

Le 27 juillet 1946, le croiseur léger Gambetta est admis au service actif, intégrant la 8ème DC, unité de la 4ème escadre avec Mers-El-Kébir comme port d’attache.

Du 27 juillet au 13 août, le Gambetta et le Latouche-Tréville sortent ensemble pour parfaire leurs automatismes et donner du corps à une division à l’existence récente.

Du 18 au 27 août 1946, le Dunkerque sort en compagnie de la 8ème DC pour un dernier exercice avant un nouveau grand carénage à Toulon. Il rentre à Mers-El-Kébir le 29 août.

Le 7 septembre 1946, la 8ème DC quitte Mers-El-Kébir en compagnie du ravitailleur rapide Tarn et de la 4ème DCT (Vauban Valmy Verdun) pour un premier exercice de combat antisurface, une série de joutes nautiques entre les deux croiseurs légers et le contre-torpilleurs et ce du 7 au 17 septembre avec un ravitaillement à la mer auprès du Tarn qui fait office d’observateur/arbitre.

Après une escale à Tunis du 18 au 22 septembre, la 8ème DC et la 4ème DCT retrouvent au large de Bizerte la 7ème DCT ( Vauquelin Tartu et Chevalier Paul) pour une nouvelle phase d’exercices.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les différents navires étant du 23 au 30 septembre attaqués soit en escadres soit individuellement par des avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air.

Après un ravitaillement à Bizerte les 1er et 2 octobre, les contre-torpilleurs ressortent pour tenter d’intercepter le Tarn et les deux croiseurs légers qui simulent un raider tentant de passer du bassin occidental au bassin oriental de la Méditerranée.

Cet exercice qui à lieu du 3 au 15 octobre est suivit par un exercice de combat antisurface, le Latouche-Tréville prennant la tête de la 7ème DCT et le Gambetta celui de la 4ème DCT et ce du 17 au 27 octobre.

Après une dernière escale à Bizerte du 28 octobre au 3 novembre, la 8ème DC, la 4ème DCT et le Tarn quittent la Tunisie pour rentrer en Algérie arrivant à Mers-El-Kébir le 6 novembre 1946.

Après une période d’entretien à flot du 7 au 21 novembre, le Gambetta sort pour essais du 22 au 25 novembre avant un stage de remise en condition du 26 novembre au 5 décembre  1946

Il termine sa première année de service actif par un entrainement aviation du 10 au 15 décembre et par un entrainement de défense aérienne à la mer du 18 au 27 décembre, restant à quai jusqu’à la fin de l’année.

Le 7 janvier 1947, la 8ème DC quitte Mers-El-Kébir, fait escale à Casablanca du 10 au 12 janvier avant de gagner Dakar où les deux croiseurs arrivent le 15 janvier dans la soirée. Durant le passage au bassin du Latouche-Tréville, le Gambetta subit un entrainement de défense aérienne à la mer du 16 au 24 janvier 1947.

Après des essais à la mer satisfaisants du 23 au 26 janvier, le Latouche-Tréville et le Gambetta exécutent une école à feux au polygone de Rufisque du 27 janvier au 12 février, relâchant à nouveau à Dakar du 13 au 16 février avant de quitter la capitale de l’AOF. Ils se ravitaillent à Casablanca le 20 février avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 23 février 1947. Le Gambetta sort pour entrainement au combat de nuit du 25 au 28 février 1947.

Le 2 mars 1947, le Chateaurenault et le Guichen quittent Toulon pour Mers-El-Kébir, arrivant à destination le lendemain 3 mars.

Du 5 au 17 mars, les deux croiseurs de la 6ème DC vont manoeuvrer avec leurs sister-ships de la 8ème DC en l’occurence le Latouche-Tréville et le Gambetta. Après une escale commune à Oran du 18 au 22 mars et à Tunis du 23 au 27 mars, les deux divisons se séparent, la 8ème DC rentrant  Mers-El-Kébir le 29 mars 1947.

Le Gambetta sort à nouveau pour entrainement aviation du 4 au 12 avril, faisant dans la foulée escale à Tunis du 13 au 16 avril.

Il effectue alors une croisière en Méditerranée orientale, quittant la capitale du protectorat le 17 avril pour Bizerte où il se ravitaille dans la journée. En haute mer le 18 avril, il fait escale à Héraklion en Crète du 20 au 23 avril, au Pirée du 25 au 28 avril, à Iskenderun du 30 avril au 2 mai, à Beyrouth du 3 au 6 mai, à Haïfa du 8 au 11 mai avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 17 mai 1947.

Il débarque alors ses munitions et vidange ses soutes pour être mis au sec sur le dock-flottant où il succède à  son sister-ship Latouche-Tréville. Le Gambetta subit une inspection minutieuse puis des travaux complets d’entretien et ce du 25 mai au 4 juillet, date à laquelle il est remis à flot.

Il sort pour essais du 5 au 9 juillet avant remise en condition du 11 au 27 juillet  1947. Il reprend ensuite l’entrainement courant avec un entrainement de défense aérienne à la mer du 29 juillet au 3 août et un entrainement au bombardement littoral contre les fortifications du secteur d’Oran et ce du 5 au 12 août 1947.

Après un exercice de combat antisurface du 15 au 27 août, le Gambetta participe à la remise en condition du Latouche-Tréville, les deux croiseurs de la 8ème DC sortant du 31 août au 12 septembre et rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le 18 septembre 1947, le croiseur léger Condé arrive à Mers-El-Kébir pour intégrer la 8ème DC qui atteint son format définitif à trois croiseurs. La division sort pour entrainement du 19 au 25 septembre 1947.

Du 27 septembre au 2 octobre 1947, la 1ère DL sort en compagnie de la 8ème DC. Les deux divisions vont effectuer un exercice de combat antisurface avant une escale à Ajaccio du 3 au 7 octobre.

Le Strasbourg, le Dunkerque et les trois croiseurs légers reprennent la mer le 8 octobre, retrouvant en mer la 6ème DC au grand complet.

Le Strasbourg prend la tête de la 6ème DC (parti Rouge) alors que le Dunkerque devient le chef de la 8ème DC (parti Bleu) pour un exercice à double détente jusqu’au 18 octobre, exercice suivit par une escale commune à Tunis du 19 au 25 octobre 1947. La 6ème DC rentre ensuite à Toulon  alors que la 1ère DL et le 8ème DC rentrent à Mers-El-Kebir le 27 octobre 1947.

La 8ème DC sort pour une importante phase d’entrainement en compagnie du pétrolier-ravitailleur La Baïse. Après un exercice de défense aérienne à la mer du 29 octobre au 5 novembre, les trois navires se ravitaillent auprès du PRE le 6 novembre, les quatre navires faisant escale à Casablanca du 8 au 12 novembre 1947.

Reprenant la mer, les trois croiseurs se livrent à une série de joutes antisurfaces du 13 au 20 novembre au large des côtes du Maroc et de l’AOF avant de faire escale à Dakar du 21 au 24 novembre.

Les trois croiseurs effectuent une école à feux du 25 novembre au 7 décembre 1946 au polygone de Rufisque avant de faire à nouveau relache à Dakar du 8 au 11 décembre. Ils repartent le 12 décembre, font escale à Casablanca avec le PRE La Baïse du 16 au 18 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 22 décembre 1947.

Du 4 au 22 janvier, le Gambetta et le Condé sortent pour entrainement au large de l’Algérie effectuant un entrainement au combat antisurface, au combat de nuit, à l’utilisation de l’hydraviation embarquée, la défense aérienne à la mer, le bombardement littoral. Ils rentrent à Mers-El-Kébir le 27 janvier après une escale à Alger du 23 au 26 janvier 1948.
Le Gambetta est indisponible suite à une avarie du 28 janvier au 9 février, sortant pour essais du 10 au 15 février avant de reprendre l’entrainement en compagnie de ses deux sister-ships.

En effet, du 20 février au 17 mars 1948, la 8ème DC sort au grand complet pour un exercice de division, cycle commençant par un exercice de défense aérienne à la mer du 20 au 27 février et enchainant par un exercice de combat antisurface du 28 février au 5 mars et un exercice de combat de nuit du 7 au 17 mars. Ils rentrent tous à Mers-El-Kébir le 18 mars 1948.

Le 25 mars, le Gambetta quitte Mers-El-Kébir, se ravitaille à Casablanca le 28 mars et arrive à Dakar le 1er avril 1948. Il effectue une école à feux du 3 au 17 avril puis après une relâche à Dakar du 18 au 21 avril,  un entrainement de défense aérienne à la mer du 22 avril au 5 mai 1948. Il quitte Dakar le lendemain 6 mai, se ravitaille à Casablanca le 10 et rentre à son port d’attache le 13 mai 1948.

Du 20 mai au 2 juin 1948, le Gambetta manoeuvre en compagnie du Condé et du croiseur de bataille Dunkerque _suivit comme son ombre par ses deux torpilleurs d’escorte_. Les cinq navires font escale à Bizerte du 3 au 8 juin avant de rentrer le surlendemain, 10 juin 1948 à Mers-El-Kébir.

La 8ème DC sort au complet du 15 au 27 juin 1948 avant de faire escale à Tunis du 28 juin au 1er juillet avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 3 juillet.

La 8ème DC quitte Mers-El-Kébir le 6 juillet, se ravitaille à Casablanca du 9 au 11 juillet avant d’arriver à Dakar le 15 juillet. Les trois croiseurs légers effectuent une école à feux à Rufisque du 17 au 30 juillet, faisant escale à Dakar du 31 juillet au 2 août avant de rentrer à Mers-El-Kébir du 10 août après une escale à Casablanca le 6 août 1948.

Le Gambetta est indisponible pour entretien à flot du 7 au 21 août (travaux concernant essentiellement l’artillerie, la catapulte et les chaudières) avant d’effectuer ses essais à la mer du 22 au 25 août puis de subir un stage de remise en condition du 26 août au 3 septembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 4 septembre 1948.

9-Croiseurs légers (17)

Le Latouche-Treville

Louis de Latouche-Tréville

Louis de Latouche-Tréville

-Le Latouche-Tréville est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) sis à Port de Bouc le  le 4 septembre 1942 et lancé le 12 octobre 1944.

Il est armé pour essais le 20 octobre 1945, subissant des essais statiques du 20 au 24 octobre avant une première sortie à la mer du 26 octobre au 4 novembre.

Le 5 novembre 1945, il quitte son chantier constructeur pour gagner son port d’armement en l’occurence Toulon où il arrive le lendemain 6 novembre.

Sa première campagne d’essais officiels à lieu du 8 au 18 novembre au large de Toulon avant un  passage au bassin du 19 novembre au 2 décembre (bassin n°2 du Missiessy) avant d’enchainer par une deuxième campagne d’essais.

Durant cette deuxième campagne menée du 3 au 21 décembre 1945, le croiseur léger tire ses premiers obus soit 90 obus de 152mm (dix par pièce), 120 obus de 100mm (dix par pièce) et un nombre inconnu de cartouches de 25 et de 37mm sans oublier six torpilles d’exercices. Il teste sa catapulte en lançant un Dewoitine HD-731.

Après un nouveau passage au bassin du 22 décembre 1945 au 4 janvier 1946, le croiseur léger charge carburant, vivres et munitions pour entamer sa mise en condition.

Il quitte Toulon le 6 janvier 1946 pour sa traversée longue durée en Méditerranée. Il fait escale à Nice du 7 au 9 janvier, à Bastia du 10 au 13 janvier, à Tunis du 15 au 18 janvier, à Bizerte du 19 au 21 janvier, à Beyrouth du 24 au 26 janvier avant de gagner son port d’attache Mers-El-Kébir où il arrive le 31 janvier 1946.

Le 31 janvier 1946, le croiseur léger Latouche-Tréville est admis au service actif au sein de la 4ème escadre avec Mers-El-Kébir pour port d’attache.

En attendant l’admission au service actif de ses sister-ship Gambetta et Condé, le croiseur léger est placé hors rang.

Après une période d’entretien à flot du 1er au 12 février, le croiseur léger quitte Mers-El-Kébir le 13 février. Après des essais concluants du 13 au 16 février, le croiseur léger se ravitaille à Casablanca le 19 février et cingle vers Dakar où il arrive le 23 février 1946.

Il effectue sa première école à feux du 25 février au 15 mars, faisant une nouvelle escale à Dakar du 16 au 19 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 26 mars après une escale à Casablanca le 23 mars pour ravitaillement.

Le Latouche-Tréville sort à nouveau pour entrainement aviation au large d’Oran et ce du 31 mars au 5 avril avant une escale à Alger du 6 au 9 avril. Après une exercice de défense aérienne à la mer du 10 au 16 avril, le croiseur léger fait escale à Toulon du 17 au 21 avril, escale au cours de laquelle est signée la charte de parrainage du croiseur par la cité varoise, René Levassor de Latouche-Tréville étant décédé et enterré dans cette ville.

Rentré à Mers-El-Kébir le 23 avril 1946 à l’aube, il reprend la mer trois jours plus tard en compagnie des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg et des contre-torpilleurs Le Triomphant Le Terrible et L’Indomptable.

La petite escadre mouille au large de Tanger du 1er au 4 mai puis est à Casablanca du 6 au 9 mai avant d’entamer un exercice au large des Canaries, exercice suivit avec attention par la marine espagnole, plusieurs sous-marins probablement espagnols étant aperçus à bonne distance de l’escadre.

Cet exercice commence par un combat antisurface du 11 au 23 mai, les deux croiseurs de bataille cherchant à échapper au croiseur et aux contre-torpilleurs. Après une escale de ravitaillement à Casablanca les 24 et 25 mai, le Strasbourg prend la tête des contre-torpilleurs pour affronter le Dunkerque et le Latouche-Tréville du 26 mai au 2 juin.

Ce groupe occasionnel fait escale à Dakar du 3 au 7 juin avant une école à feu à Rufisque du 8 au 24 juin, la petite escadre rentrant à Mers-El-Kébir dans la foulée soit le 3 juillet 1946.

Après une période d’indisponibilité du 4 au 17 juillet, le Latouche-Tréville sort pour essais et entrainement de base du 18 au 25 juillet, rentrant à Mers-El-Kébir le 26 juillet à l’aube.

Le 27 juillet 1946, le croiseur léger Gambetta arrive à Mers-El-Kébir, activant du même coup la 8ème DC formée donc par le Latouche-Tréville (navire-amiral) et le Gambetta. Les deux navires sortant le même jour pour parfaire leurs automatismes, sortie qui s’achève le 13 août quand les deux croiseurs rentrent à leur port d’attache.

Du 18 au 27 août, les deux croiseurs légers manœuvrent au large des côtes nord-africaines avec le croiseur de bataille Dunkerque et ses deux torpilleurs d’escadre, les quatre navires rentrant à Mers-El-Kébir le 29 août 1946 à l’aube.

Le 7 septembre 1946, la 8ème DC quitte Mers-El-Kébir en compagnie du ravitailleur rapide Tarn et de la 4ème DCT (Dunois Magon La Hire) pour un premier exercice de combat antisurface, une série de joutes nautiques entre les deux croiseurs légers et le contre-torpilleurs et ce du 7 au 17 septembre avec un ravitaillement à la mer auprès du Tarn qui fait office d’observateur/arbitre.

Après une escale à Tunis du 18 au 22 septembre, la 8ème DC et la 4ème DCT retrouvent au large de Bizerte la 7ème DCT ( Vauquelin Tartu et Chevalier Paul) pour une nouvelle phase d’exercices.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les différents navires étant du 23 au 30 septembre attaqués soit en escadres soit individuellement par des avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air.

Après un ravitaillement à Bizerte les 1er et 2 octobre, les contre-torpilleurs ressortent pour tenter d’intercepter le Tarn et les deux croiseurs légers qui simulent un raider tentant de passer du bassin occidental au bassin oriental de la Méditerranée.

Cet exercice qui à lieu du 3 au 15 octobre est suivit par un exercice de combat antisurface, le Latouche-Tréville prenant la tête de la 7ème DCT et le Gambetta celui de la 4ème DCT et ce du 17 au 27 octobre.

Après une dernière escale à Bizerte du 28 octobre au 3 novembre, la 8ème DC, la 4ème DCT et le Tarn quittent la Tunisie pour rentrer en Algérie arrivant à Mers-El-Kébir le 6 novembre 1946.

Après une période d’entretien à flot du 7 au 17 novembre, le Latouche-Tréville sort pour essais du 18 au 21 novembre avant de reprendre l’entrainement le 22 novembre en entrainant au large d’Oran son détachement aviation et ce du 22 au 28 novembre 1946.

Après une escale à Ajaccio du 29 novembre au 2 décembre, le croiseur léger gagne Toulon _sa ville marraine_ où il fait escale jusqu’au 7 décembre quand il reprend la mer pour un entrainement de défense aérienne à la mer jusqu’au 15 décembre, date à laquelle il cingle en direction de Mers-El-Kébir où il rentre le lendemain 16 décembre. Il termine l’année par une courte sortie d’entrainement du 21 au 27 décembre 1946.

Le 7 janvier 1947, la 8ème DC quitte Mers-El-Kébir, fait escale à Casablanca du 10 au 12 janvier avant de gagner Dakar où les deux croiseurs arrivent le 15 janvier dans la soirée. Ayant connu plusieurs problèmes techniques, le croiseur léger est mis au bassin du 16 au 22 janvier pour régler des problèmes de gouvernails.

Après des essais à la mer satisfaisants du 23 au 26 janvier, le Latouche-Tréville et le Gambetta exécutent une école à feux au polygone de Rufisque du 27 janvier au 12 février, relâchant à nouveau à Dakar du 13 au 16 février avant de quitter la capitale de l’AOF. Ils se ravitaillent à Casablanca le 20 février avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 23 février 1947. Le Latouche-Tréville sort pour entrainement au combat de nuit du 25 février au 1er mars.

Le 3 mars 1947, la 6ème DC (Chateaurenault et Guichen, le De Grasse participant à un exercice franco-anglais au large de Malte) arrive à Mers-El-Kébir pour un exercice commun avec la 8ème DC.

Les deux divisions vont manoeuvrer ensemble du 7 au 15 mars avant une escale commune à Oran du 18 au 22 mars et à Tunis du 23 au 27 mars, les deux divisions se séparant alors, la 8ème DC rentrant à Mers-El-Kébir le 29 mars 1947.

Le Latouche-Tréville débarque ses munitions et vidange ses soutes pour être échoué sur le dock-flottant afin de subir un petit carénage. Ce dock flottant de 210m et de 17000 tonnes à été commandé aux Etats-Unis et livré en 1943, cette solution ayant été jugée plus économique que la construction d’un bassin de radoub.

Le croiseur léger est ainsi au sec du 2 avril au 22 mai grattage, sablage et peinture de la coque, inspection et nettoyage des hélices, travaux sur les chaudières et les turbines, entretien de la catapulte et de l’artillerie.

Remis à flot le 22 mai, le croiseur léger sort pour essais du 23 au 26 mai avant d’effectuer un stage de remise en condition au large des côtes nord-africaine du 28 mai au 14 juin 1947.

Alors que son sister-ship Gambetta lui à succédé sur le dock-flottant, le Lamotte-Picquet effectue une croisière aux Antilles. Il quitte Mers-El-Kébir le 17 juin, se ravitaille à Casablanca le 20 juin et traverse l’Atlantique à une vitesse soutenue (25 noeuds de moyenne) pour gagner Fort de France où il arrive le 26 juin 1947.

Il quitte la Martinique le 30 juin, fait escale à Pointe à Pitre du 2 au 7 juillet puis à Cayenne en Guyanne du 9 au 15 juillet, la compagnie de débarquement défilant dans les rues de la Généralité de Guyane.

Il reprend la mer le 16 juillet, traversant l’Atlantique direction Dakar où il arrive le 21 juillet pour une école à feux à Rufisque du 22 juillet au 4 août. Le Latouche-Tréville quitte Dakar le 5 août, se ravitaille à Casablanca le 8 août avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 11 août 1947.

Après une période d’indisponibilité du 12 au 30 août, le Latouche-Tréville sort pour essais et remise en condition du 31 août au 12 septembre en compagnie du Gambetta, les deux croiseurs rentrant à Mers-El-Kébir le 13 septembre 1947.

Le 18 septembre 1947, le croiseur léger Condé arrive à Mers-El-Kébir pour intégrer la 8ème DC qui atteint son format définitif à trois croiseurs. La division sort pour entrainement du 19 au 25 septembre 1947.

Du 27 septembre au 2 octobre 1947, la 8ème DC sort en compagnie de la 1ère DL. Les deux divisions vont effectuer un exercice de combat antisurface avant une escale à Ajaccio du 3 au 7 octobre.

Le Strasbourg, le Dunkerque et les trois croiseurs légers reprennent la mer le 8 octobre, retrouvant en mer la 6ème DC au grand complet. Le Strasbourg prend la tête de la 6ème DC (parti Rouge) alors que le Dunkerque devient le chef de la 8ème DC (parti Bleu) pour un exercice à double détente jusqu’au 18 octobre. Après une escale commune à Tunis du 19 au 25 octobre 1947, la 6ème DC rentre à Toulon  alors que la 1ère DL et le 8ème DC rentrent à Mers-El-Kebir le 27 octobre.

La 8ème DC sort pour une importante phase d’entrainement en compagnie du pétrolier-ravitailleur La Baïse. Après un exercice de défense aérienne à la mer du 29 octobre au 5 novembre, les trois navires se ravitaillent auprès du PRE le 6 novembre, les quatre navires faisant escale à Casablanca du 8 au 12 novembre 1947.

Reprenant la mer, les trois croiseurs se livrent à une série de joutes antisurfaces du 13 au 20 novembre au large des côtes du Maroc et de l’AOF avant de faire escale à Dakar du 21 au 24 novembre.

Les trois croiseurs effectuent une école à feux du 25 novembre au 7 décembre 1947 au polygone de Rufisque avant de faire à nouveau relâche à Dakar du 8 au 11 décembre. Ils repartent le 12 décembre, font escale à Casablanca avec le PRE La Baïse du 16 au 18 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 22 décembre 1947.

Après une période d’entretien à flot du 23 décembre 1947 au 8 janvier 1948, le Latouche-Tréville sort pour essais du 9 au 12 janvier avant de gagner sa ville marraine pour une escale de courtoisie du 13 au 18 janvier.

Quittant Toulon le 19 janvier, il effectue un entrainement aviation du 20 au 25 janvier avant une escale à Ajaccio les 26 et 27 janvier. Reprenant la mer, le Latouche-Tréville effectue un entrainement de défense aérienne à la mer du 28 janvier au 4 février, faisant ensuite escale à Tunis du 5 au 10 février avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 13 février 1948.

Du 20 février au 17 mars 1948, la 8ème DC sort au grand complet pour un exercice de division, cycle commençant par un exercice de défense aérienne à la mer du 20 au 27 février et enchainant par un exercice de combat antisurface du 28 février au 5 mars et un exercice de combat de nuit du 7 au 17 mars. Ils rentrent tous à Mers-El-Kébir le 18 mars 1948.

Le Latouche-Tréville sort à nouveau pour un entrainement aviation du 21 au 27 mars avant une sortie d’entrainement du 28 mars au 3 avril, rentrant à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.
Du 8 au 17 avril, le Latouche-Tréville sort pour entrainement au combat de nuit avec le croiseur de bataille Dunkerque avant une escale à Alger du 18 au 23 avril.

Après un exercice de défense aérienne à la mer du 24 avril au 3 mai, le croiseur de bataille et le croiseur léger font escale à Tunis du 4 au 10 mai avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 13 mai 1948.

Victime d’une avarie technique le 19 mai alors qu’il devait sortir pour un entrainement avec ses deux sister-ships et le Dunkerque, le Latouche-Tréville est indisponible jusqu’au 10 juin 1948 quand il entame ses essais à la mer, essais achevés le 14 juin 1948.

Il sort pour remise en condition en compagnie de ses deux sister-ship du 15 au 27 juin 1948 avant de faire escale à Tunis du 28 juin au 1er juillet avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 3 juillet.

La 8ème DC quitte Mers-El-Kébir le 6 juillet, se ravitaille à Casablanca du 9 au 11 juillet avant d’arriver à Dakar le 15 juillet.

Les trois croiseurs légers effectuent une école à feux à Rufisque du 17 au 30 juillet, faisant escale à Dakar du 31 juillet au 2 août avant de rentrer à Mers-El-Kébir du 10 août après une escale à Casablanca le 6 août 1948.

Le Latouche-Tréville sort pour un entrainement aviation du 14 au 21 août avant d’enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 23 au 30 août, rentrant à Mers-El-Kébir le 31 août.

Le croiseur léger sort à nouveau pour un entrainement au combat antisurface du 2 au 6 septembre, restant en alerte à Mers-El-Kébir après son retour le 7 septembre 1948.