Allemagne (15) torpilleurs (2)

TORPILLEURS TYPE 37

Le torpilleur type 37 KMS T.19

Le torpilleur type 37 KMS T.19

-Les neuf type 37 (T.13 à T.21) sont quasiment identiques aux type 35. Quand la guerre éclatera, ils seront conservés en Baltique pour mener une mission qu’on appelle aujourd’hui de contrôle océanique.

-Sept navires sont mis en service en 1941 (T.13 en mai, T.14 et T.15 en juin, T.16 en juillet, T.17 en août, T.18 en novembre et T.19 en décembre) et les deux derniers sont mis en service en juin (T.20) et en juillet (T.21).

-Huit navires sont encore en service en septembre 1948, le T.13 ayant été perdu par un incendie d’origine criminelle le 14 juin 1944.

Le KMS T.17chargé de mines et protégé par un ballon

Le KMS T.17chargé de mines et protégé par un ballon

-Navires de 877 tonnes (1128 tonnes à pleine charge), mesurant 85.2m de long sur 8.87m de large et un tirant d’eau de 2.51m, une vitesse maximale de 35.5 noeuds.

-Armement composé d’un canon de 105mm en affût simple à l’arrière, une DCA légère composée de canons de 20 et de 37mm, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples, des charges de profondeur et jusqu’à 30 mines.

TORPILLEURS TYPE 39

KMS T.36

KMS T.36

-Les type 35 et 37 n’ont pas été des réussites, étant moins bien armés que les type 23 et 24 qu’ils devaient remplacer.

-Un nouveau modèle de torpilleur est dévellopé, appelé officiellement Flottentorpedoboot 1939 mais rapidement connu comme le type Elbing du nom de son chantier constructeur.

-Quinze navires en service (T.22 à T.36), quatre sont mis en service en 1942 (T.22 en février, T.23 en juin, T.24 en octobre et T.25 en décembre), cinq en 1943 (T.26 en février, T.27 et 28 en avril, T.29 en août et T.30 en décembre), Quatre en 1944 ( T.31 en mars, T.32 en juillet, T.33 en septembre et T.34 en décembre) et les deux derniers (T.35 en janvier et T.36 en février).

-Un navire est perdu durant la guerre civile, le T.28 coulé par des vedettes lance-torpilles le 4 mars 1944.

-Navirs de 1316 tonnes (1783 tonnes à pleine charge), mesurant 102.5 de long sur 10m de large pour un tirant d’eau de 3.22m.

-Vitesse maximale de 32.5 noeuds et un armement composé de quatre canons de 105mm en affûts simples (un avant, un au milieu et deux arrières), une DCA légère composée de canons de 20 et de 37mm, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples, deux grenadeurs axiaux avec 24 projectilles en remplacement du système de mouillage de mines.

TORPILLEURS TYPE 43

-Les Elbing résolvaient une partie de la problématique torpilleurs mais il fallait envisager la construction d’autres navires pour affronter des navires ennemis plus puissants qu’il s’agisse des Hunt britanniques ou des Le Fier français dont quatre exemplaires étaient déployés à Dunkerque.

-Reprise directe des type 39 impossible, il fallait des navires d’un nouveau type capables également de mener des missions d’escorte ce qui implique une DCA solide et une bonne capacité ASM.

-Huit torpilleurs type 43 sont financés et qui seront complétés par huit type 46 dont les différences sont telles que certains auteurs englobent les type 43 et 46 dans une seule et même la classe Dantzig, ville où les navires ont été construits.

-Ces navires sont mis en service en mars 1945 (T.37 et T.38), en avril 1946 pour le T.41, à l’automne de la même année pour trois autres (T.39 en septembre, T.40 et T.42 en octobre),les deux derniers étant mis en service en septembre et en décembre 1947 (T.43 et T.44).

-Tous disponibles en septembre 1948

-Navires de 1400 tonnes (1850 à pleine charge), mesurant 102.5m de long sur 10m de large avec un tirant d’eau de 3.22m

-Vitesse maximale 32 noeuds et un armement composé de quatre canons de 105mm en deux affûts doubles, une DCA légère composé de canons de 20 (12) et de 37mm (8), six tubes lance-torpilles en deux plate-formes triples axiales, deux grenadeurs axiaux avec 24 projectiles.

TORPILLEURS TYPE 46

-Les type 43 répondaient en particulier à la construction par la France des Le Fier. La construction des type 46, version améliorée des type 43 répond en partie à la construction des Colonie même si aucune 1250 tW n’était déployé en mer du Nord.

-Armement principal conservé mais la DCA et l’armement ASM sont augmentés, les équipements de détection améliorés.

-Aucun navire n’est opérationnel le 5 septembre 1948, le T.45 doit effectuer ses essais à la mer, le T.46 doit entamer sa mise en condition opérationnelle, les T.47 et T.48 sont en achèvement à flot, Les trois derniers (T.49, T.50,T.51 et T.52) sont encore sur cale, le lancement étant prévu pour le printemps ou l’été 1949.

-Navires de 1450 tonnes (1900 tonnes à pleine charge), mesurant 102.5m de long sur 10m de large pour un tirant d’eau de 3.22m.

-Vitesse maximale de 32 noeuds avec un armement composé de quatre canons de 105mm en deux affûts doubles (un avant et un arrière), de vingt canons de 37mm en affûts doubles, de six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples axiales et de deux grenadeurs de sillage avec 24 projectiles.

20-Ordre de bataille et programme de guerre (4)

Contre-torpilleurs

Si il y à bien un domaine où la France peut être fière de sa flotte, c’est bien celui-ci. Ces contre-torpilleurs sont sans équivalent dans le monde en terme de puissance propulsive, de puissance de feu. Ils ne sont pas exempts de défauts même si les défauts les plus criants ont pour ainsi dire été tous corrigés enttre 1939 et 1948.

Quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, la marine nationale dispose de 35 contre-torpilleurs répartis entre les six Aigle, les cinq Vauquelin (perte du Maillé-Brézé en 1940), les 6 Le Fantasque, les 2 Mogador et leurs demi-frères, les 4 contre-torpilleurs de classe Hoche, les 6 puissants contre-torpilleurs de classe Bayard et les 6 contre-torpilleurs de classe Bruix.

Six autres contre-torpilleurs sont en construction quand éclate le conflit, les six navires de classe Guépratte ( Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale) quasiment identiques aux Bayard et aux Bruix ce qui fait dire à certains que la classe Bayard compte dix-huit navires.

Théoriquement, les Guépratte devaient remplacer les Aigle qui avaient été pourtant modernisés notamment avec le remplacement des canons de 138mm par des 130mm DP. Le déclenchement du conflit fait qu’ils vont remplacer les navires perdus.

Au large de la Norvège, les contre-torpilleurs Vautour et Kersaint sont coulés par l’aviation allemande ce qui va entrainer une réorganisation des divisions de contre-torpilleurs dont l’existence même est remise en cause.

La construction des Guépratte est accélérée mais aucun autre contre-torpilleur va être commandé, la marine nationale préférant réorganiser ses catégories de navires. En fusionnant les catégories «contre-torpilleurs» et «torpilleurs d’escadre», la marine invente l’escorteur d’escadre qui va être le futur maitre-étalon de la force de combat de la marine nationale.

Le programme de guerre de janvier 1949 voit la commande de huit escorteurs d’escadre de classe Surcouf baptisés Surcouf Kersaint Bouvet Dupetit-Thouars D’Estrées Du Chayla Duperré et Forbin, des navires de 3500 tonnes à pleine charge, filant à 33 noeuds, mesurant 132.50m de long avec un armement composé de six canons de 130mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrière), seize canons antiaériens de 37mm en huit affûts doubles, huit canons de 25mm en affûts simples ou doubles, douze tubes lance-torpilles de 550mm en quatre plate-formes triples latérales et deux grenadeurs de sillage pour la lutte ASM.

La construction des huit escorteurs d’escadre est repartie entre les ACF (Surcouf), les ACH (Kersaint Bouvet Dupetit-Thouars), les FCM du Havre (D’Estrées), les ACSM du Trait (Du Chayla), l’Arsenal de Brest (Duperré) et l’Arsenal de Lorient (Forbin)

Torpilleurs d’escadre

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, la marine nationale dispose de 39 torpilleurs d’escadre plus quatre encore en construction aux Etats Unis.

Ces torpilleurs d’escadre répartis entre la classe Le Hardi (8), la classe Intrepide (23) et la classe Empire (8+4 en construction) sont chargés pour leur majorité de protéger les treize cuirassés et les cinq porte-avions soit un besoin minimal 36 navires.

Trois sont déployés à Dunkerque comme navires d’attaque au sein de l’ELN, les quatre navires en construction aux Etats Unis devaient normalement être affectés au Levant (2) et en Indochine (2).

Durant la campagne de Norvège, la marine nationale perd les torpilleurs Le Téméraire et L’Arquebuse. Elle décide donc que les quatre torpilleurs en construction aux Etats Unis seront déployés en Europe.

Elle s’interroge sur la nécessité de construire de nouveaux TE de classe Empire pour compenser les pertes inévitables.

Comme les TE et les CT ont été fusionnés en une seule classe d’EE, aucun TE ainsi nommé ne va être commandé mais il manque un navire léger bon à tout faire pouvant escorter des convois, combattre les navires légers ennemis, faire de la présence.

Torpilleurs légers

En septembre 1948, la marine nationale dispose de 28 torpilleurs légers de classe Le Fier/Colonie répartis en sept divisions de quatre navires, six divisions étant déployés en Europe et la septième en Indochine.

Ces navires vont se montrer efficaces et vont donner du fil à retordre aux allemands, italiens et même aux japonais.

Le programme de guerre de janvier 1949 décide de commander de nouveaux Navires Légers de Combat (NLC) capable de mener des missions de combat et d’escorte. Prévoyant de lourdes pertes, elle commande seize NLC qui seront ultérieurement reclassés Escorteurs Rapides.
Ces navires qui reprennent les noms des Bourrasque et des Adroit sont d’élégants navires de 1300 tonnes, filant à 30 noeuds avec un armement théorique composé d’une tourelle double de 100mm à l’avant, une DCA légère composée de canons de 37mm et un armement ASM composé de deux grenadeurs de sillage et d’un projecteur de fusées ASM installé à l’avant.

Cette première version ne satisfait pas la marine qui le juge sous-armée. Une nouvelle version voit donc le jour, les quatre premiers navires sont modifiés in-extremis selon les nouvelles caractéristiques

Cette deuxième version du NLC est ainsi armée de deux tourelles doubles de 100mm (une avant et une arrière), une DCA légère composée de huit canons de 37mm en quatre affûts doubles, quatre tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes doubles latérales, deux grenadeurs de sillage et un projecteur de fusées ASM.

Les seize NLC commandés aux Arsenaux et aux chantiers privés sont jugés aptes à la lutte ASM mais leur capacité antiaérienne pourrait être améliorée. La marine décide de lancer des études pour un ER-AA pour compléter les ER (ex-NLC), aucune commande n’est cependant encore passée, le projet étant encore dans les limbes.

Avisos, escorteurs et patrouilleurs

Si il y à bien un domaine où la marine nationale ne manque pas de moyens, c’est bien dans cette catégorie. Outre les aviso-coloniaux aux capacités limités dans ce domaine, elle peut aligner les treize aviso-dragueurs de classe Elan, les vingt-quatre aviso-dragueurs coloniaux de classe Gazelle et les trente deux corvettes classe La Malouine soit 69 navires d’escorte plus quels patrouilleurs.

En dépit de ce nombre important, la marine souhaite commander de nouveaux navires anti-sous-marins pour anticiper les pertes que l’on craint lourdes sous les coups de l’aviation et des sous-marins allemands, italiens voir japonais.

Le programme de guerre voit ainsi la commande de douze patrouilleurs ASM. Ces patrouilleurs sont d’une simplicité biblique.

Une coque simple, des superstructures réduites au maximum, la généralisation de la soudure, une propulsion par machine alternative à triple expansion ou diesel et un armement basique et pas moins efficace avec un canon de 100mm à l’avant (le 75mm était jugé trop faible), quelques pièces de DCA légère, des mitrailleuses et surtout des grenades ASM en grand nombre.

Ces petits patrouilleurs doivent essentiellement escorter des convois côtiers ou des convois méditerranéens, déchargeant ainsi les escorteurs océaniques de leur protection. Ils doivent aussi pouvoir protéger une escadre au mouillage.

Sous-marins

Entre le 5 septembre et le 27 octobre 1948 _durée de la campagne de la Norvège même si il y eut encore quelques combats sporadiques jusqu’au 1er novembre_, la Royale va perdre sept sous-marins appartenant à l’ELN et à la 5ème Escadre sous les coups des sous-marins ennemis, de l’aviation et de navires de surface.

Certes la sous-marinade française peut se consoler en se disant qu’elle à coulé le 9 septembre 1948 le croiseur lourd Blücher (quatre torpilles cadeau du Casabianca), endommagé le Oldenburg le 27 septembre (Rolland Morillot deux torpilles) et coulé plusieurs navires marchands mais avec sept sous-marins perdus en sept semaines, la force sous-marine française s’inquiète.

Quand le conflit éclate, quatre submersibles sont en construction mais même en accélérant la construction, la Royale craint d’être sur la corde raide. D’où la commande de vingt-quatre sous-marins de type Phenix jugés plus maniables et plus aisés à construire que les Rolland Morillot.

12-Torpilleurs légers (40)

Le Marocain

-Le Torpilleur léger Le Marocain est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes le 25 novembre 1946 lancé le 4 décembre 1947 et mis en service le 15 juillet 1948.

Affecté à la 6ème DT, il quitte Lorient le 16 juillet pour entraînement de division qui l’occupe jusqu’au 21 août. Rentrés à Lorient le 22 août, les quatre torpilleurs légers passent à l’effectif de guerre le 23 août 1948 et sortent pour amariner les réservistes et les rappelés du 24 août au 1er septembre, rentrant à Lorient le 2 septembre et se tenant prête à reprendre la mer en cas de menace dans le Golfe de Gascogne.

Colonie

Caractéristiques Techniques de la classe Colonie

Déplacement : Washington 1150 tW en charge normale 1246 tonnes en surcharge de temps de guerre 1525 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 97.80m longueur entre perpendiculaires 91.50m largeur 9.60m tirant d’eau réel 4.125m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par trois chaudières développant à la PMN (Puissance Maximale Normale) 31500ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 34 noeuds distance franchissable : 2700 miles nautiques à 18 noeuds

Électronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée, un radar de conduite de tir et un Asdic

Armement : quatre canons de 100mm modèle 1932 en deux pseudo-tourelles modèle 1937 (une avant et une arrière), huit canons Schneider de 37mm modèle 1941 en quatre affûts doubles (installés par paires à l’arrière), deux affûts doubles lance-torpilles Schneider de 550mm et deux grenadeurs de sillage avec vingt grenades.

Equipage : 136 officiers et marins (un officier supérieur commandant, six officiers subalternes, un premier maitre, quatre maitres, seize seconds-maitres et cent-huit quartiers-maitres et matelots)

12-Torpilleurs légers (39)

L’Arabe

-Le Torpilleur léger L’Arabe  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime (ACSM) du Trait le 27 janvier 1947 lancé le 14 février  1948 et mis en service le 10 juillet 1948.

Affecté à la 6ème DT en compagnie de ses sister-ships L’Algérien Le Sénégalais et Le Marocain , le torpilleur léger L’Arabe sort pour un entraînement de division du 16 juillet au 21 août.

Rentré à Lorient le 22 août, les quatre torpilleurs légers passent à l’effectif de guerre le 23 août 1948 et sortent pour amariner les réservistes et les rappelés du 24 août au 1er septembre, rentrant à Lorient le 2 septembre et se tenant prête à reprendre la mer en cas de menace dans le Golfe de Gascogne.

12-Torpilleurs légers (38)

Le Sénégalais

-Le Torpilleur léger Le Sénégalais  est mis sur cale aux Chantiers Navals de France (CNF) à Caen le 24 septembre 1946 lancé le 4 octobre 1947 et mis en service le 14 juin 1948.

Son admission au service actif permet l’activation de la 6ème DT qui sort pour son premier entraînement de division du 16 juin au 12 juillet, date du retour de la division à Lorient.

Le 10 juillet 1948, L’Arabe est officiellement admis au service actif, rejoignant la 6ème DT et rejoint cinq jours plus tard par Le Marocain, permettant à la 6ème DT d’atteindre son format définitif.

La 6ème DT quitte Lorient le 16 juillet pour entraînement de division qui l’occupe jusqu’au 22 août, date du retour de la division à Lorient. Les quatre torpilleurs légers passent à l’effectif de guerre le 23 août 1948 et sortent pour amariner les réservistes et les rappelés du 24 août au 1er septembre, rentrant à Lorient le 2 septembre et se tenant prête à reprendre la mer en cas de menace dans le Golfe de Gascogne.

12-Torpilleurs légers (37)

L’Algérien

-Le Torpilleur léger L’Algérien  est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) sur leur site du Havre le 8 février 1946 lancé le 14 juin 1947 et mis en service le 15 mars 1948.

En attendant la mise en service du Sénégalais, l’Algérien est placé hors-rang sous l’autorité de la 3ème Escadre Légère.

L’Algérien quitte Lorient le 16 mars pour un entraînement dans le Golfe de Gascogne. Après une école à feux du 16 au 23 mars, il fait escale à Bordeaux du 24 au 29 mars avant un entraînement à la défense aérienne à la mer du 30 mars au 8 avril, une escale à Royan du 9 au 14 avril et un entraînement au combat antisurface du 15 au 22 avril, rentrant à Lorient le lendemain.

Le 1er mai 1948, l’Algérien quitte Lorient pour un nouvel entraînement. Après une école à feux du 1er au 10 mai et une escale à Saint Malo du 11 au 16 mai, il effectue un entraînement à la défense aérienne à la mer du 17 au 25 mai. Il fait escale à Cherbourg du 26 au 30 mai avant un entraînement au combat antisurface du 31 mai au 9 juin, date de son retour à Lorient.

Le 14 juin 1948, le torpilleur léger Le Sénégalais est officiellement admis au service actif, permettant l’activation de la 6ème DT. Affecté à  la 3ème Escadre Légère et basée à Lorient, elle doit si nécessaire contrer une éventuelle action de la marine espagnole dans le Golfe de Gascogne.

Le 16 juin 1948, la 6ème DT appareille pour son premier entraînement de division qui s’achève le 12 juillet, date du retour de la division à Lorient.

Le 10 juillet 1948, L’Arabe est officiellement admis au service actif, rejoignant la 6ème DT et rejoint cinq jours plus tard par Le Marocain, permettant à la 6ème DT d’atteindre son format définitif.

La 6ème DT quitte Lorient le 16 juillet pour entraînement de division qui commence par une école à feux du 16 au 23 juillet, la division faisant escale à Cherbourg du 24 au 27 juillet avant un entraînement à la défense aérienne à la mer du 28 juillet au 5 août, un ravitaillement à Lorient le 6, l’entraînement se terminant par une série de joutes antisurfaces du 7 au 21 août, l’Equipe Bleue (L’Algérien et l’Arabe) s’opposant à l’Equipe Rouge (Le Sénégalais et Le Marocain).

Rentrés à Lorient le 22 août, les quatre torpilleurs légers passent à l’effectif de guerre le 23 août 1948 et sortent pour amariner les réservistes et les rappelés du 24 août au 1er septembre, rentrant à Lorient le 2 septembre et se tenant prête à reprendre la mer en cas de menace dans le Golfe de Gascogne.

12-Torpilleurs légers (36)

Le Touareg

Carte du peuplement touareg

Carte du peuplement touareg

-Le Touareg   est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes le 12 janvier 1946 lancé le 15 mars 1947 et mis en service le 26 mars 1948.

Le 26 mars, le torpilleur léger Touareg arrive à Toulon en provenance de Lorient permettant à la 4ème DT d’atteindre son statut opérationnel définitif. Le Touareg et ses trois compères quittent Toulon le 2 avril pour un entraînement de division qui à lieu du 2 avril au 12 mai, la division mouillant aux salins d’Hyères jusqu’au 20 mai, ralliant Toulon le lendemain.

Le Touareg sort pour entraînement en compagnie du Hova du 28 mai au 7 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 8 au 11 juin, ralliant Toulon dans la soirée. Ils participent ensuite aux essais (13 au 15 juin) et à la remise en condition (17 juin au 1er juillet) de L’Annamite.

Il participe en compagnie de l’Annamite aux essais (5 au 7 juillet) et pour remise en condition (9 au 23 juillet) du Somali; Le Touareg, L’Annamite et Le Somali participent ensuite aux essais (27 au 29 juillet) et à la remise en condition (31 juillet au 13 août) du Hova, la 4ème DT ralliant Toulon le lendemain.

Le 20 août, les quatre torpilleurs légers passent à l’effectif de guerre et sortent du 21 au 24 août, ralliant dans la foulée leur nouveau port d’attache, Ajaccio. Ils effectuent une école à feux du 27 août au 2 septembre, ralliant Ajaccio le lendemain 3 septembre 1948.

A l’annonce de l’attaque allemande sur la Norvège, les quatre torpilleurs légers sortent et mettent cap plein sud pour contrer une possible action italienne dans les bouches de Bonifaccio.