20-Ordre de bataille et programme de guerre (3)

Contre-torpilleurs

Si il y à bien un domaine où la France peut être fière de sa flotte, c’est bien celui-ci. Ces contre-torpilleurs sont sans équivalent dans le monde en terme de puissance propulsive, de puissance de feu. Ils ne sont pas exempts de défauts même si les défauts les plus criants ont pour ainsi dire été tous corrigés enttre 1939 et 1948.

Quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, la marine nationale dispose de 35 contre-torpilleurs répartis entre les six Aigle, les cinq Vauquelin (perte du Maillé-Brézé en 1940), les 6 Le Fantasque, les 2 Mogador et leurs demi-frères, les 4 contre-torpilleurs de classe Hoche, les 6 puissants contre-torpilleurs de classe Bayard et les 6 contre-torpilleurs de classe Bruix.

Six autres contre-torpilleurs sont en construction quand éclate le conflit, les six navires de classe Guépratte ( Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale) quasiment identiques aux Bayard et aux Bruix ce qui fait dire à certains que la classe Bayard compte dix-huit navires.

Théoriquement, les Guépratte devaient remplacer les Aigle qui avaient été pourtant modernisés notamment avec le remplacement des canons de 138mm par des 130mm DP. Le déclenchement du conflit fait qu’ils vont remplacer les navires perdus.

Au large de la Norvège, les contre-torpilleurs Vautour et Kersaint sont coulés par l’aviation allemande ce qui va entrainer une réorganisation des divisions de contre-torpilleurs dont l’existence même est remise en cause.

La construction des Guépratte est accélérée mais aucun autre contre-torpilleur va être commandé, la marine nationale préférant réorganiser ses catégories de navires. En fusionnant les catégories «contre-torpilleurs» et «torpilleurs d’escadre», la marine invente l’escorteur d’escadre qui va être le futur maitre-étalon de la force de combat de la marine nationale.

Le programme de guerre de janvier 1949 voit la commande de huit escorteurs d’escadre de classe Surcouf baptisés Surcouf Kersaint Bouvet Dupetit-Thouars D’Estrées Du Chayla Duperré et Forbin, des navires de 3500 tonnes à pleine charge, filant à 33 noeuds, mesurant 132.50m de long avec un armement composé de six canons de 130mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrière), seize canons antiaériens de 37mm en huit affûts doubles, huit canons de 25mm en affûts simples ou doubles, douze tubes lance-torpilles de 550mm en quatre plate-formes triples latérales et deux grenadeurs de sillage pour la lutte ASM.

La construction des huit escorteurs d’escadre est repartie entre les ACF (Surcouf), les ACH (Kersaint Bouvet Dupetit-Thouars), les FCM du Havre (D’Estrées), les ACSM du Trait (Du Chayla), l’Arsenal de Brest (Duperré) et l’Arsenal de Lorient (Forbin)

Torpilleurs d’escadre

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, la marine nationale dispose de 39 torpilleurs d’escadre plus quatre encore en construction aux Etats Unis.

Ces torpilleurs d’escadre répartis entre la classe Le Hardi (8), la classe Intrepide (23) et la classe Empire (8+4 en construction) sont chargés pour leur majorité de protéger les treize cuirassés et les cinq porte-avions soit un besoin minimal 36 navires.

Trois sont déployés à Dunkerque comme navires d’attaque au sein de l’ELN, les quatre navires en construction aux Etats Unis devaient normalement être affectés au Levant (2) et en Indochine (2).

Durant la campagne de Norvège, la marine nationale perd les torpilleurs Le Téméraire et L’Arquebuse. Elle décide donc que les quatre torpilleurs en construction aux Etats Unis seront déployés en Europe.

Elle s’interroge sur la nécessité de construire de nouveaux TE de classe Empire pour compenser les pertes inévitables.

Comme les TE et les CT ont été fusionnés en une seule classe d’EE, aucun TE ainsi nommé ne va être commandé mais il manque un navire léger bon à tout faire pouvant escorter des convois, combattre les navires légers ennemis, faire de la présence.

Torpilleurs légers

En septembre 1948, la marine nationale dispose de 28 torpilleurs légers de classe Le Fier/Colonie répartis en sept divisions de quatre navires, six divisions étant déployés en Europe et la septième en Indochine.

Ces navires vont se montrer efficaces et vont donner du fil à retordre aux allemands, italiens et même aux japonais.

Le programme de guerre de janvier 1949 décide de commander de nouveaux Navires Légers de Combat (NLC) capable de mener des missions de combat et d’escorte. Prévoyant de lourdes pertes, elle commande seize NLC qui seront ultérieurement reclassés Escorteurs Rapides.
Ces navires qui reprennent les noms des Bourrasque et des Adroit sont d’élégants navires de 1300 tonnes, filant à 30 noeuds avec un armement théorique composé d’une tourelle double de 100mm à l’avant, une DCA légère composée de canons de 37mm et un armement ASM composé de deux grenadeurs de sillage et d’un projecteur de fusées ASM installé à l’avant.

Cette première version ne satisfait pas la marine qui le juge sous-armée. Une nouvelle version voit donc le jour, les quatre premiers navires sont modifiés in-extremis selon les nouvelles caractéristiques

Cette deuxième version du NLC est ainsi armée de deux tourelles doubles de 100mm (une avant et une arrière), une DCA légère composée de huit canons de 37mm en quatre affûts doubles, quatre tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes doubles latérales, deux grenadeurs de sillage et un projecteur de fusées ASM.

Les seize NLC commandés aux Arsenaux et aux chantiers privés sont jugés aptes à la lutte ASM mais leur capacité antiaérienne pourrait être améliorée. La marine décide de lancer des études pour un ER-AA pour compléter les ER (ex-NLC), aucune commande n’est cependant encore passée, le projet étant encore dans les limbes.

Avisos, escorteurs et patrouilleurs

Si il y à bien un domaine où la marine nationale ne manque pas de moyens, c’est bien dans cette catégorie. Outre les aviso-coloniaux aux capacités limités dans ce domaine, elle peut aligner les treize aviso-dragueurs de classe Elan, les vingt-quatre aviso-dragueurs coloniaux de classe Gazelle et les trente deux corvettes classe La Malouine soit 69 navires d’escorte plus quels patrouilleurs.

En dépit de ce nombre important, la marine souhaite commander de nouveaux navires anti-sous-marins pour anticiper les pertes que l’on craint lourdes sous les coups de l’aviation et des sous-marins allemands, italiens voir japonais.

Le programme de guerre voit ainsi la commande de douze patrouilleurs ASM. Ces patrouilleurs sont d’une simplicité biblique.

Une coque simple, des superstructures réduites au maximum, la généralisation de la soudure, une propulsion par machine alternative à triple expansion ou diesel et un armement basique et pas moins efficace avec un canon de 100mm à l’avant (le 75mm était jugé trop faible), quelques pièces de DCA légère, des mitrailleuses et surtout des grenades ASM en grand nombre.

Ces petits patrouilleurs doivent essentiellement escorter des convois côtiers ou des convois méditerranéens, déchargeant ainsi les escorteurs océaniques de leur protection. Ils doivent aussi pouvoir protéger une escadre au mouillage.

Sous-marins

Entre le 5 septembre et le 27 octobre 1948 _durée de la campagne de la Norvège même si il y eut encore quelques combats sporadiques jusqu’au 1er novembre_, la Royale va perdre sept sous-marins appartenant à l’ELN et à la 5ème Escadre sous les coups des sous-marins ennemis, de l’aviation et de navires de surface.

Certes la sous-marinade française peut se consoler en se disant qu’elle à coulé le 9 septembre 1948 le croiseur lourd Blücher (quatre torpilles cadeau du Casabianca), endommagé le Oldenburg le 27 septembre (Rolland Morillot deux torpilles) et coulé plusieurs navires marchands mais avec sept sous-marins perdus en sept semaines, la force sous-marine française s’inquiète.

Quand le conflit éclate, quatre submersibles sont en construction mais même en accélérant la construction, la Royale craint d’être sur la corde raide. D’où la commande de vingt-quatre sous-marins de type Phenix jugés plus maniables et plus aisés à construire que les Rolland Morillot.

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20-Ordre de bataille et programme de guerre (2)

Bilan : la marine nationale en septembre 1948

NdA : le tonnage est celui à pleine charge ou approchant

Cuirassés :  13 navires en service, 2 en construction et 1 dont la mise sur cale n’à pas encore eut lieu

-Cuirassés classe Bretagne : Bretagne Provence Lorraine 75000 tonnes

-Croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg 62320 tonnes

-Cuirassés classe Richelieu Richelieu Jean  Bart Clemenceau 126177 tonnes

-Cuirassé Gascogne 40657 tonnes

-Cuirassés classe Alsace Alsace Normandie Flandre Bourgogne 168 400 tonnes

Les treize cuirassés en service représentent un tonnage cumulé de 472 464 tonnes

-Les trois cuirassés de classe Languedoc (Languedoc Moselle sur cale plus un troisième non nommé dont la mise sur cale n’à pas encore eut lieu quand éclate le second conflit mondial) doivent déplacer théoriquement 48000 tonnes.

Porte-Avions : Cinq navires en service, aucun sur cale mais des projets dans les cartons

-Porte-avions d’escadre classe Joffre Joffre et Painlevé 48400 tonnes

-Porte-avions lourd Commandant Teste 26200 tonnes

-Porte-avions léger classe Alienor d’Aquitaine Alienor d’Aquitaine et Henriette de France 17000 tonnes

Les cinq porte-avions en service répresentent un tonnage de 91600 tonnes

Croiseurs lourds : neuf croiseurs lourds en service plus un en construction

-Croiseur lourd classe Duquesne : le Tourville 12200 tonnes

-Croiseurs lourds classe Suffren Suffren Colbert Foch Dupleix 51120 tonnes

-Croiseur lourd Algérie 14341 tonnes

-Croiseurs lourds classe Saint Louis Saint Louis Henri IV Charlemagne 56280 tonnes

-Le quatrième Saint Louis baptisé Charles Martel est légèrement différent ce qui pourrait entrainer une augmentation de son déplacement à pleine charge.

Les neuf croiseurs lourds en service répresentent un déplacement total de 133941 tonnes

Croiseurs légers : dix sept croiseurs légers en service et trois en construction

-Croiseurs légers classe Duguay-Trouin Duguay-Trouin et Primauguet 17520 tonnes

-Croiseur-école Jeanne d’Arc 7893 tonnes

-Croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin 6530 tonnes

-Croiseurs légers classe La Galissonnière La Galissonnière, Jean de Vienne,La Marseillaise, Montcalm,La Gloire et Georges Leygues 46320 tonnes

-Croiseurs légers classe De Grasse De Grasse Chateaurenault Guichen Gambetta Condé Latouche-Treville 48000 tonnes

-Croiseur léger antiaérien Waldeck-Rousseau 7500 tonnes

-En construction : les trois croiseurs légers Dupuy de Lôme

Les dix-sept croiseurs légers représentent un déplacement de 133763 tonnes

Contre-torpilleurs :  35 navires en service et 6 en construction

-Classe Aigle : Aigle Gerfaut Vautour Albatros soit 10640 tonnes

-Classe Milan : Milan Epervier soit 5320 tonnes

-Classe Vauquelin : Vauquelin Tartu Chevalier-Paul Kersaint Cassard soit 13170 tonnes

-Classe Le Fantasque : Le Fantasque L’Audacieux Le Malin Le Terrible Le Triomphant L’Indomptable soit 17040 tonnes

-Classe Mogador : Mogador et Volta soit 8036 tonnes

-Classe Hoche : Hoche Desaix Kléber Marceau soit 16072 tonnes

-Classe Bayard :  Bayard Du Guesclin Turenne Bugeaud Du Chayla et Dupetit-Thouars soit 24804 tonnes

-Classe Bruix :  Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne Magon Dunois et La Hire soit 24804 tonnes

-Les six unités de classe Guépratte ( Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale) qui devaient théoriquement remplacer les Aigle sont sur cale quand débute le second conflit mondial. Ils représenteront un 25344 tonnes.

Les trente-cinq contre-torpilleurs en service en septembre 1948 répresentent un tonnage de 119886 tonnes

Torpilleurs d’escadre :  39 en service et 4 en construction

-Classe Le Hardi :  Le Hardi, Le Fleuret, L’Epée, Le Mameluk, Le Casque, Le Lansquenet, Le Corsaire et Le Flibustier soit huit navires représentant 14376 tonnes

-Classe Intrépide : L’Intrepide,Le Téméraire,L’Aventurier,L’Opiniâtre,L’Inconstant,L’Eveillé,l’Alerte
La Rapière, L’Hallebarde,Le Bouclier, Le Cimeterre, Le Durandal, La Dague, L’Arquebuse, Le Sabre, Le Voltigeur, Le Claymore, Le Bombardier, Le Mousquet, Le Goumier, Le Hussard, Le Spahi et Le Tirailleur soit vingt-trois navires répresentant 41469 tonnes

-Classe Empire : Les huit navires en service en septembre 1948 (Le Berthier, Le Murat, Le Ney, Le Lannes, Le Davout et L’Augereau) représentent 14424 tonnes

Les torpilleurs d’escadre en service sont au nombre de trente-neuf navires en septembre 1948 pour un tonnage global de 70269 tonnes

Quatre autres sont en construction aux Etats-Unis (Bernadotte Kellerman Bessières Jourdan) pour un tonnage global de 7212 tonnes

Sous-marins : 82 sous-marins en service et 4 en construction

-Sous-marins classe Redoutable (type 1500 tonnes) douze encore en service :  Casabianca Sfax Centaure, L’Espoir, Agosta, Bévéziers, Ouessant, Sidi Ferruch, Le Glorieux, Le Heros, Le Conquerant, Le Tonnant représentant donc 18000 tonnes

-Sous-marins classe Rolland Morillot/La Praya (1800 tonnes) Rolland Morillot,La Praya,La Martinique,La Guadeloupe,La Réunion, Ile de France, Ile de Ré, Ile d’Yeu, Kerguelen, Crozet, Belle-Ile, Ile d’Oleron, Ile de Brehat, Ile d’Aix, Saint Marcouf; Ile de Molène; Aber Wrach; Ile de Batz; Ile de Porquerolles, Ile d’If, Mayotte,Nouvelle Calédonie,Tromelin Wallis et Futuna,Clipperton,St Pierre et Miquelon soit 26 submersibles représentant 46800 tonnes

-Sous-marins de 600 tonnes : six encore en service  : Venus Iris Pallas Minerve  Junon et Cerès réprésentant un tonnage de 3600 tonnes

-Sous-marins classe Aurore (800 tonnes) : Aurore, Créole, Antigone,La Bayadère, L’Astrée,La Favorite, La Gorgone,L’Africaine, l’Hermione,La Clorinde,L’Andromède, L’Andromaque, L’Amirde,L’Artemis,La Cornélie soit un total de quinze navires et 12000 tonnes

-Sous-marins classe Phenix (925 tonnes) : Phenix, Ventôse,Frimaire,Prairial, Vendémiaire, Nivôse,floréal,Messidor,Fructidor,Brumaire,Pluviose,Germinal et Thermidor soit treize navires représentant un tonnage de 12025 tonnes

-Sous-marins mouilleur de mines classe Saphir : Saphir Turquoise Nautilus Rubis soit quatre navires représentant 2676 tonnes

-Sous-marins mouilleur de mines classe Emeraude : Emeraude Agate Corail L’Escarboucle soit quatre navires représentant 3448 tonnes

-Sous-marins d’essais et d’expérimentation, les Roquebert et Laubeuf représentant un tonnage de 3400 tonnes

Les sous-marin en service sont au nombre de quatre-vingt deux pour un déplacement global de 101949 tonnes

-Quatre sous-marins sont en construction, quatre Rolland Morillot modifiés, des navires baptisés Jean Autric Jean Corre Rene Audry et Trinite Schillemans représentant un tonnage de 7600 tonnes

Avisos et canonnières

-Quelques avisos et canonnières anciennes sont encore en service en septembre 1948, généralement pour des missions secondaires (combat ou soutien) en l’occurence trois unités de classe Aisne (Marne Somme Yser) soit 1698 tonnes, cinq de classe Agile (L’Audacieuse La Dédaigneuse La Lurone L’Etourdi La Tapageuse) soit 1750 tonnes, deux de classe Diligente (La Diligente L’Engageante) soit 700 tonnes et onze avisos de classe Amiens (Amiens Arras Calais Coucy Ypres Lassigny Tahure Epinal Vauquois,Les Eparges et Nancy) représentant 9350 tonnes soit un total de vingt et navire et un déplacement de 13498 tonnes

-Dix avisos-coloniaux de classe Bougainville (Bougainville, Dumont d’Urville, Savorgnan de Brazza, D’Entrecasteaux, Rigault de Genouilly, Amiral Charner, D’Iberville, La Grandière, Beautemps-Beaupré, Lapérouse) représentant un tonnage global de 26000 tonnes.

-Treize avisos-dragueurs classe Elan (Elan Commandant Bory Commandant Delage Commandant Duboc Commandant Rivière L’Impétueuse La Curieuse La Batailleuse La Boudeuse La Gracieuse La Moqueuse La Capricieuse Le Commandant Dominé) qui représentent un déplacement de 11635 tonnes

-Vingt-quatre aviso-dragueurs coloniaux classe Chamois (Chamois Chevreuil Gazelle Laotien Surprise _ex-Bambara_ Matelot Leblanc Rageot de la Touche Amiral Sénès Enseigne Ballande La Joyeuse La Trompeuse et La Furieuse Ambitieuse, Malicieuse, Sérieuse, Enseigne Bisson, Généreuse, Précieuse,Victorieuse, Amiral Duperré, Heureuse, Rieuse Alfred de Courcy et Amiral Gourdon) qui représentent un déplacement de 15528  tonnes.

-Chalutiers ASM : quatre de classe La Cancalaise ( La Cancalaise La Lorientaise L’Havraise La Nantaise ) répresentant un déplacement total de 2950 tonnes et la classe L’Ajacienne ( L’Ajacienne La Sétoise  La Toulonnaise La Bônoise) représentant un déplacement de 3600 tonnes

-Chalutiers armés (réquisitionnés en septembre 1939 mais ultérieurement achetés par la marine nationale) : L’Heureux Jutland L’Atlantique Patrie Notre Dame de France représentant un tonnage total de 6222 tonnes

Dans cette catégorie, nous trouvons donc 81 navires représentant un tonnage de 79433 tonnes

Canonnières, corvettes et vedettes lance-torpilles

-Canonnières fluviales : deux unités de classe My-Tho (My-Tho et Tourane) représentant 220 tonnes, la Francis Garnier qui déplace 690 tonnes, quatre unités de classe Ill (Ill Thur Emne Reuss) répresentant un déplacement de 3400 tonnes alors que celle de classe Son Hong (Song Hong Bassac Tonle Sap Song Do) plus petites ne représentent que 3200 tonnes. Le total atteint 7510 tonnes

-Corvettes : trente deux unités classe La Malouine ( La Malouine La Bastiaise La Dieppoise La Paimpolaise La Remoise La Dunkerquoise La Versaillaise L’Antillaise La Nimoise La Calaisienne La Calvaise La Troyenne La Rennaise La Rochellaise La Agenaise La Paloise La Parisienne La Rouennaise La Messine, La Nancéenne, La Strasbourgeoise La Lilloise La Caennaise La Clermontoise La Lyonnaise L’Algéroise L’Oranaise L’Aixoise La Sablaise La Quimperoise La Servannaise et La Cherbourgeoise.) représentant un tonnage total de 37120 tonnes.

-Chasseurs de sous-marins : 31 navires de différents types répresentant 4130 tonnes

-Vedettes lance-torpilles : Deux vedettes de 28 tonnes _utilisées pour le secours en mer_ , dix navires type 40K soit un tonnage total de 300 tonnes, huit vedettes type 23 tW représentant un déplacement total de 184 tonnes, dix-huit vedettes MTB représentant un déplacement de 882 tonnes et douze vedettes MTB améliorées représentant un déplacement de 600 tonnes soit un total de 50 navires et de 2022 tonnes.

-Dragueurs de mines : Douze navires de classe Ouistreham sont commanfés aux Etats-Unis mais seulement quatre (Ouistreham Avranches Pornic Saint-Brieuc) sont en service pour un déplacement total de 3480 tonnes. Huit autres sont à différents stades de fabrication (Frejus Menton Port-Vendres Sartène Arcachon Quimperlé Zuydcotte Porticcio)

Les navires en service dans cette catégorie sont au nombre de 122 pour un déplacement total de  54262 tonnes

Navires de soutien

-Pétroliers : Vingt-trois pétroliers sont en service en septembre 1948 répartis entre cinq pétroliers caboteurs (L’Aube de 2830 tonnes et les quatre de classe Nièvre _Nièvre Ardèche Lèze Blavet représentant un tonnage global de 10000 tonnes soit un total de 12830 tonnes ), Six pétroliers (Le Loing de 10138 tonnes, les quatre de classe Mékong _Mékong Niger Var Elorn_ représentant un tonnage global de 60600 tonnes et le Sèvre _ex-Nivôse_ de 16500 tonnes), six Pétroliers Ravitailleurs d’Escadre de classe La Seine (La Seine La Saône Le Liamone La Medjerda,Le Rhône La Garonne) représentant un tonnage global de 127200 tonnes et enfin six Ravitailleurs Rapides de classe L’Adour (L’Adour Le Lot La Charente La Mayene La Baïse Le Tarn) qui représentent un tonnage total de 72750 tonnes.

Les vingt-trois pétroliers de la Marine Nationale représentent un tonnage global 300018 tonnes

-Ravitailleur de sous-marins Jules Verne qui déplace 6340 tonnes

-Est en construction un deuxième ravitailleur de sous-marins L’Atlantide qui doit déplacer à terme 8150 tonnes

-Ravitailleurs d’hydravions classe Sans Souci (Sans Souci Sans Peur Sans Pareil Sans Reproche) oit un tonnage global de 8400 tonnes

-Cargos rapides classe Oranie (Mers-El-Kebir, Oran, Sidi-Bel-Abbès, Tlemcen Mostaganem  plus le Chelif en armement à flot le 5 septembre 1948) soit un tonnage de 105000 porté ensuite à 126000 tonnes.

-Mouilleur de filets Gladiateur 2293 tonnes

-Goelettes écoles Etoile et Belle-Poule soit 450 tonnes

-Cotre Mutin de 57 tonnes

-Transport littoral Golo 2239 tonnes

-Aviso-hydrographe Amiral Mouchez 719 tonnes

-Bâtiment-cible L’Impassible 2410 tonnes

-Hydrographes Astrolabe et Octant de 920 tonnes  La Perouse, La Chimère de 700 tonnes

-Navire-école et navire hydrographe Président Théodore Tissier de 1307 tonnes

-Hydrographes classe Goeland  (Goéland Pélican Cormoran Mouette Ibis Bengali) de 840 tonnes chacun soit un déplacement total de 5040 tonnes

La catégorie des navires de soutien regroupe au total de 51 navires pour un déplacement total de 436593 sans compter les navires en construction ou en achèvement en l’occurence un ravitailleur de sous-marin et un cargo rapide (29150 tonnes)

En septembre 1948, la marine nationale dispose de 454 navires de combat et de soutien représentant un tonnage de 1694160 tonnes.

10-Contre-torpilleurs (49)

Le La Hire

Armoiries d'Étienne de Vignolles dit La Hire

Armoiries d’Étienne de Vignolles dit La Hire

-Le La Hire est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 12 janvier 1944 et lancé le 4 décembre 1945, très largement achevé comme de coutume pour tous les navires militaires construits par les chantiers dunkerquois.

Cela explique pourquoi la période d’achèvement à flot est somme tout assez courte, le La Hire quittant son chantier constructeur après seulement deux mois de travaux soit le 17 février alors même que ses deux sister-ships sont encore en achèvement à flot à Nantes.

Il effectue ses essais constructeurs du 18 au 23 février, ralliant Cherbourg dans la foulée. Il fait escale dans le port haut-normand du 24 février au 1er mars, escale mise à profit pour que soit transférée la responsabilité juridique du navire du chantier constructeur à la marine nationale.

Le La Hire aurait du quitter Cherbourg pour Lorient le 2 mars mais une avarie l’immobilise jusqu’au 8 mars quand il peut enfin rallier son port d’armement, le La Hire arrivant à Lorient le 10 mars.

Bien que les trois contre-torpilleurs de la future 4ème DCT soient rassemblés dans le même port, le La Hire et ses trois sister-ships ne vont se croiser que fortuitement, la marine estimant peu opportun des essais communs.

Le La Hire est échoué dans la forme de Lanester du 10 au 20 mars pour des travaux complémentaires.

Armé pour essais le 21 mars, le La Hire subit sa première campagne d’essais officiels du 21 mars au 5 avril avant un nouveau passage au bassin _toujours dans la forme de Lanester_ du 6 au 17 avril.

La deuxième campagne d’essais officiels commence le 18 avril mais est interrompue dès le 23 par une avarie et une météo fort capricieuse. Les réparations achevées, les essais reprennent le 30 avril pour s’achever le 12 mai 1946.

Après un nouveau passage au bassin du 13 au 30 mai, le La Hire effectue ses essais artillerie du 3 au 24 juin, tirant en moyenne une vingtaine d’obus de 130mm par pièce sans compter les nombreux projectiles de 25 et de 37mm.

Le La Hire quitte Lorient le 25 juin pour Brest où il arrive seulement le 27, une tempête l’ayant obligé à s’abriter en baie de Douarnenez. Les paquets de mer ayant causé quelques dégâts au bloc-passerelle et au bordé, le La Hire subit quelques menues réparations du 28 juin au 3 juillet 1946.

Il effectue alors ses essais de recette concernant les tubes lance-torpilles, les grenadeurs de sillage et les rails de mouillage de mines et ce du 5 au 15 juillet. Il quitte Brest le 16 juillet et rentre à Lorient le 17 juillet.

Il entame sa traversée de longue durée le 21 juillet, faisant escale à Saint Nazaire du 22 au 25 juillet, à Vigo du 27 au 31 juillet, à Porto du 2 au 6 août, à Lisbonne du 7 au 12 août, à Cadix du 14 au 17 août puis arrive à Casablanca le 19 août.

Il aurait du en repartir dès le 23 août mais une avarie l’immobilise jusqu’au 31 août. Réparé, il sort pour essais le 1er septembre 1946 puis met cap sur Mers-El-Kébir le 2 septembre.

Le 4 septembre 1946, le La Hire retrouve au large de Mers-El-Kébir ses sister-ship Dugon et Magon avec lequel il rallie son port d’attache.

Le contre-torpilleur La Hire est admis au service actif le 4 septembre 1946, formant la 4ème DCT avec ses sister-ship Magon (Al) et Dunois, cette division appartenant au groupement de contre-torpilleurs de la 4ème Escadre stationné à Mers-El-Kébir.

Les trois navires rentrent aussitôt à leur port d’attache pour se ravitailler et préparer un exercice majeur en l’occurence un entrainement avec les croiseurs légers Latouche-Tréville et Gambetta de la 8ème DC du 7 au 17 septembre suivit d’une escale à Tunis du 18 au 22 avant un entrainement avec la 7ème DCT venue de Bizerte du 23 septembre au 27 octobre, la petite escadre relâchant à Bizerte jusqu’au 3 novembre quand la 4ème DCT et la 8ème DC mettent cap sur Mers-El-Kébir où ils arrivent le 6 novembre.

Après une période d’entretien à flot commune du 7 au 21 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT dont le Dunois sortent pour essais du 22 au 25 novembre avant un exercice de remise en condition opérationnelle et ce du 27 novembre au 12 décembre 1946, restant au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Après une période d’entretien à flot commune du 7 au 21 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT sortent pour essais du 22 au 25 novembre avant un exercice de remise en condition opérationnelle et ce du 27 novembre au 12 décembre 1946, restant au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 5 janvier 1947,  le La Hire, le Magon et le Dunois quittent Mers-El-Kébir pour leur premier entrainement de division au large des côtes nord-africaines, entrainement qui occupe la division du 5 janvier au 2 mars, date à laquelle la 4ème DCT rentre à Mers-El-Kébir.

Le 10 mars 1947, le La Hire et ses deux compères de la 4ème DCT quittent Mers-El-Kébir pour un entrainement au large de la Tunisie. Après un entrainement de division du 10 au 17 mars, la 4ème DCT effectue des manoeuvres communes avec les torpilleurs légers de la 3ème DT du 19 mars au 10 avril, la 4ème DCT rentrant à son port d’attache le 12 avril 1947.

Alors que le Magon est indisponible et que le Dunois effectue une école à feux, le La Hire s’entraine lui à la défense aérienne à la mer du 19 au 28 avril.

Au cours de cet entrainement, des avions du CSMAN basés à Alger et à Arzew simulent des passes de mitraillage, des lancement de bombes et de torpilles, le contre-torpilleur devant s’entrainer à l’esquive autant qu’au tir proprement dit sans parler de l’entrainement à la lutte anti-avaries dont l’importance cruciale ne tardera pas à se faire sentir. Après une escale à Tanger du 29 avril au 3 mai, le La Hire rentre à Mers-El-Kébir le surlendemain 5 mai 1947.
Le La Hire et le Dunois participent ensuite aux essais (6 au 9 mai) et à la remise en condition (11 au 30 mai) du Magon,  les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT faisant escale à Alger du 1er au 5 juin 1947 avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le La Hire est indisponible pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 6 au 27 juin, sortant pour essais du 28 juin au 1er juillet et pour remise en condition du 3 au 18 juillet à chaque fois en compagnie de son sister-ship Magon.

Le La Hire participe ensuite aux essais (20 au 23 juillet) et à la remise en condition (24 juillet au 9 août) du Dunois, les deux contre-torpilleurs ralliant ensuite Alger le 10 août. Cinq jours plus tard, le Magon les rallie pour effectuer sa remise en condition.

Les trois contre-torpilleurs sont à la mer du 16 au 23 août, se ravitaillent au port le 24 août  avant une deuxième phase d’entrainement du 25 août au 3 septembre, date à laquelle ils rentrent tous à Mers-El-Kébir.

Avant d’effectuer leur entrainement de division automnal, les trois contre-torpilleurs vont passer sur le dock-flottant pour inspection et quelques réparations, une sorte de petit carénage (très allégé).

Le La Hire après une sortie en solitaire du 10 au 19 septembre, passe sur le dock-flottant du 26 septembre au 5 octobre, sortant ensuite  pour un entrainement de base du 6 au 17 octobre, prélude à l’entrainement de division automnal mené toujours au large des côtes nord-africaines.

Le La Hire et ses deux compères de la 4ème DCT quittent Mers-El-Kébir le 24 octobre pour un entrainement de division automnal, entrainement qui occupe la division du 24 octobre au 17 décembre, date du retour de la division à son port d’attache.

Le La Hire, Le Magon et Le Dunois commence l’année 1948 comme ils ont terminé l’année 1947 à savoir par un entrainement de division au large des côtes nord-africaines, entrainement qui occupe la division du 5 janvier au 23 février quand les trois puissants contre-torpilleurs rentre à Mers-El-Kébir.

Du 2 mars au 4 avril 1948, la 4ème DCT s’entraine avec les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg ainsi que les torpilleurs d’escadre Le Hardi L’Epée Le Fleuret et Le Lansquenet.

Le 12 avril 1948, la 4ème DCT aurait du appareillé pour un entrainement de division mais le La Hire est immobilisé suite à une avarie de chaudière, avarie heureusement sans gravité, le contre-torpilleur réparé le 18, effectuant le 19 avril des essais suffisamment satisfaisants pour qu’il puisse rallier Alger le 20 avril où il retrouve ses deux compères de la 4ème DCT pour un entrainement de division commencé le 21 avril et achevé le 14 juin quand les trois contre-torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir après une escale à Alger du 9 au 13 juin 1948.

Le La Hire et le Dunois sortent pour une école à feux du 17 au 26 juin, les deux navires rentrant dans la foulée à Mers-El-Kébir. Le La Hire participe ensuite aux essais (30 juin au 2 juillet) et à la remise en condition (4 au 15 juillet) du Magon qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale.

Indisponible du 16 au 31 juillet 1948, le La Hire sort pour essais du (1er au 4 août) et pour remise en condition (5 au 16 août) à chaque fois en compagnie du Magon et du Dunois.

Le 20 août, le Magon et les deux autres contre-torpilleurs de la 4ème DCT passent aux effectifs de guerre, surchargeant le navire de carburant et de munitions et se tenait prêt à appareiller en quelques heures.
Le 27 août 1948, suite à l’appareillage d’un croiseur et de deux contre-torpilleurs italiens du port sicilien de Syracuse, le commandant de la 4ème Escadre, l’amiral Orioli ordonne à la 4ème DCT d’appareiller pour pister les trois navires italiens dont l’attitude à l’appareillage paraissait suspecte aux agents français du deuxième bureau.

Les trois navires français gagnent la haute-mer mais peu après la mission de poursuite est annulée, les trois navires ralliant directement Tarente en longeant scrupuleusement les côtes italiennes. Les trois contre-torpilleurs restent en mer jusqu’au 1er septembre quand ils rallient Mers-El-Kébir.

Les trois contre-torpilleurs restent au port jusqu’au 5 septembre quand à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège, la 4ème DCT reçoit l’ordre d’appareiller pour une mission de chasse dans le détroit de Sicile.

Caractéristiques Techniques de la classe Bruix

Déplacement : standard 3000 tW pleine charge 4134 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 139.20m largeur maximale de la coque 12.92m tirant d’eau moyen 4.85m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Rateau alimentées en vapeur par six chaudières verticales Indret dévellopant 92000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale en service courant 36 noeuds distance franchissable 4200 miles nautiques à 18 noeuds

Electronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée, deux radars de conduite de tir et un Asdic

Armement :

-Huit canons de 130mm modèle 1932 en quatre tourelles doubles modèle 1936 _deux avant et deux arrière_

-Douze canons de 37mm Schneider modèle 1941 en six affûts doubles et Quatre canons de 25mm en deux affûts doubles

-Dix tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes triples et deux plate-formes doubles, toutes latérales

-Deux grenadeurs de sillage avec une trentaine de projectiles.

Equipage : 238 officiers et marins

10-Contre-torpilleurs (48)

Le Dunois

Jean Dunois (1402-1468) compagnon de Jeanne d'Arc

Jean Dunois (1402-1468) compagnon de Jeanne d’Arc

-Le Dunois est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes le 1er septembre 1943, ne tardant pas à avoir comme voisin son sister-ship Magon. Les deux contre-torpilleurs sont d’ailleurs lancés en même temps le 4 juin 1945, le Dunois étant achevé à 73% au moment de son lancement.

Les deux contre-torpilleurs quittent Nantes le 2 mars 1946, mouillant dans la nuit du 2 au 3 mars dans l’estuaire de La Loire avant d’effectuer leur essais constructeurs du 3 au 7 mars, date à laquelle ils arrivent à Lorient.

Le 7 mars 1946, une cérémonie est organisée au large de la Pointe de l’Espérance pour transférer la responsabilité juridique du Dunois qui passe de son chantier constructeur à la marine nationale.

Armé pour essais le 9 mars 1946, le Dunois effectue sa première campagne d’essais officiels du 9 au 25 mars, campagne qui se déroule avec quelques difficultés plus liées à une météo capricieuse qu’à de réels problèmes mécaniques même si comme tout navire neuf, le Dunois à des maladies de jeunesse.

Il passe au bassin (bassin occidental) du 26 mars au 11 avril avant de réaliser sa deuxième campagne d’essais du 12 au 30 avril, essais qui montre une série de problèmes mécaniques notamment des vibrations prononcées. Cela nécessite un deuxième passage au bassin du 1er au 14 mai puis une troisième campagne d’essais qui montre l’efficacité des solutions curatives choisies.

Il passe une dernière fois au bassin du 1er au 8 juin pour d’ultimes travaux avant de réaliser ses essais artillerie du 9 au 16 juin notamment au large de Quiberon.

Il quitte Lorient le 17 juin pour Brest où il arrive le lendemain 18 juin pour ses essais de recette de ses tubes lance-torpilles, de ses grenadeurs et de ses rails de mouillage de mines, essais qui ont lieu du 18 au 28 juin, le contre-torpilleur ralliant Lorient le 29 juin 1946.

Le 1er juillet 1946, le Dunois et le Magon quittent Lorient pour leur traversée de longue durée en direction des Antilles.

Traversant l’Atlantique, ils font escale à Pointe à Pitre du 8 au 12 juillet, à Fort de France du 13 au 17 juillet, à Caracas du 20 au 24 juillet, à Cayenne du 27 au 30 juillet, à Rio de Janeiro du 3 au 7 août, traversant ensuite l’Atlantique en direction de Dakar où ils arrivent ensemble le 14 août 1946.

Après une école à feux à Rufisque du 15 au 22 août, les deux contre-torpilleurs quittent Dakar le 23 août, se ravitaillent à Casablanca le 28 août avant de rallier à Mers-El-Kébir le 1er septembre 1946.

Le contre-torpilleur Dunois est admis au service actif le 1er septembre 1946, formant la 4ème DCT avec ses sister-ships Magon et La Hire, cette division appartenant au groupement des contre-torpilleurs de la 4ème Escadre basée à Mers-El-Kébir.

Le 4 septembre 1946, le Magon _navire-amiral de la 4ème DCT_ et son sister-ship Dunois quittent Mers-El-Kébir pour accueillir en haute mer leur sister-ship La Hire dont l’arrivée permet de compléter la 4ème DCT.

Les trois navires rentrent aussitôt à leur port d’attache pour se ravitailler et préparer un exercice majeur en l’occurence un entrainement avec les croiseurs légers Latouche-Tréville et Gambetta de la 8ème DC du 7 au 17 septembre suivit d’une escale à Tunis du 18 au 22 avant un entrainement avec la 7ème DCT venue de Bizerte du 23 septembre au 27 octobre, la petite escadre relâchant à Bizerte jusqu’au 3 novembre quand la 4ème DCT et la 8ème DC mettent cap sur Mers-El-Kébir où ils arrivent le 6 novembre.

Après une période d’entretien à flot commune du 7 au 21 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT dont le Dunois sortent pour essais du 22 au 25 novembre avant un exercice de remise en condition opérationnelle et ce du 27 novembre au 12 décembre 1946, restant au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 5 janvier 1947, le Dunois, le Magon et le La Hire quittent Mers-El-Kébir pour leur premier entrainement de division au large des côtes nord-africaines, entrainement qui occupe la 4ème DCT du 5 janvier au 2 mars, date de leur retour à Mers-El-Kébir.

Le 10 mars 1947, la 4ème DCT quitte Mers-El-Kébir pour un entrainement au large de la Tunisie. Après un entrainement de division du 10 au 17 mars, les trois contre-torpilleurs effectuent un ravitaillement rapide à Bizerte le 18 mars avant un entrainement commun avec la 3ème DT du 19 mars au 10 avril, la 4ème DCT rentrant à Mers-El-Kébir le 12 avril 1947.

Alors que le Magon est indisponible et que le La Hire effectue un entrainement à la défense aérienne à la mer, le Dunois effectue une école à feux du 18 au 27 avril puis après une escale à Bône du 28 avril au 2 mai, rentre à Mers-El-Kébir le lendemain 3 mai.

Le Dunois et le La Hire participent ensuite aux essais (6 au 9 mai) et à la remise en condition (11 au 30 mai) du Magon,  les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT faisant escale à Alger du 1er au 5 juin avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Dunois et le Magon sortent pour entrainement du 12 au 23 juin, effectuant des écoles à feux, des lancements et des grenadages simulés. Ils rentrent le lendemain 24 juin 1947 à Mers-El-Kébir.

Le Dunois est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juin au 19 juillet, sortant pour essais du 20 au 23 juillet et pour remise en condition du 24 juillet au 9 août, à chaque fois en compagnie de son sister-ship La Hire.

Les deux contre-torpilleurs gagnent ensuite Alger où ils arrivent le 10 août pour une escale qui est partagée à partir du 15 août par le Magon qui retrouve ses deux compères pour sa remise en condition. Les trois navires sont à la mer du 16 au 23 août, se ravitaillent au port le 24 août avant une deuxième phase d’entrainement du 25 août au 3 septembre, date à laquelle ils rentrent tous à Mers-El-Kébir.

Le Dunois passe sur le dock-flottant de la base du 4 au 14 septembre, une inspection technique des oeuvres vives doublée de quelques menues réparations, une sorte de petit carénage très allégé pour faire simple. Il sort ensuite pour essais du 15 au 18 septembre puis pour remise en condition du 20 au 30 septembre, rentrant dans la foulée à Mers-El-Kébir attendant la disponibilité de ses deux compères de la division.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour un entrainement de base du 6 au 17 octobre, prélude à l’entrainement de division automnal mené toujours au large des côtes nord-africaines du 24 octobre au 17 décembre avec notamment des escales à Bonifacio et Alger.

Le Dunois, le Magon et le La Hire commence l’année 1948 comme ils ont terminé l’année 1947 à savoir par un entrainement de division qui occupe la division du 5 janvier au 23 février 1948.

Le 2 mars 1948, la 4ème DCT quitte Mers-El-Kébir, filant plein nord en direction de Port-Vendres où depuis quelques jours, le croiseur de bataille Dunkerque et ses deux torpilleurs d’escadre étaient en escale. Les six navires effectuent un exercice commun jusqu’au 18 mars quand ils gagnent Ajaccio pour une escale jusqu’au 22.

Reprenant la mer, le croiseur de bataille Dunkerque, les deux torpilleurs d’escadre et les contre-torpilleurs retrouvent le Strasbourg pour un exercice jusqu’au 1er avril avec un affrontement entre croiseurs de bataille et contre-torpilleurs puis un exercice d’interception, le Dunkerque et le Strasbourg étant alternativement le chasseur et le gibier, les contre-torpilleurs et les torpilleurs étant les rabatteurs. Tous les navires rentrent à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Le 12 avril 1948, la 4ème DCT aurait du appareiller pour un entrainement de division mais une avarie mécanique immobilise La Hire. Le Dunois et le Magon sortent seuls pour une école à feux du 12 au 17 avril, ralliant Alger où ils sont rejoints le 20 avril par le La Hire réparé. L’entrainement de division peut ainsi avoir lieu du 21 avril au 14 juin

Alors que le Magon est indisponible pour entretien et permissions d’été de l’équipage, le Dunois et le La Hire sortent pour une école à feux du 17 au 26 juin, les deux navires rentrant dans la foulée à Mers-El-Kébir.

Le Dunois est indisponible à son tour du 30 juin au 15 juillet, sortant pour essais du 16 au 19 juillet puis pour remise en condition du 20 au 30 juillet, à chaque fois en compagnie du Magon, les deux contre-torpilleurs participant ensuite aux essais (1er au 4 août) et à la remise en condition (5 au 16 août) du La Hire, dernier des trois contre-torpilleurs de la division à avoir connu sa période d’indisponibilité estivale.

Le 20 août, le Dunois et les deux autres contre-torpilleurs de la 4ème DCT passent aux effectifs de guerre, surchargeant le navire de carburant et de munitions (pas de risque d’instabilité, il s’agit simplement de lever les limitations du temps de paix) et se tenait prêt à appareiller en quelques heures.

Le 27 août 1948, suite à l’appareillage d’un croiseur et de deux contre-torpilleurs italiens du port sicilien de Syracuse, le commandant de la 4ème Escadre, l’amiral Orioli ordonne à la 4ème DCT d’appareiller pour «marquer à la culotte» les trois navires italiens dont l’attitude à l’appareillage paraissait suspecte aux agents français du deuxième bureau.

Les trois navires français gagnent la haute-mer mais peu après la mission de poursuite est annulée, les trois navires ralliant directement Tarente en longeant scrupuleusement les côtes italiennes. Les trois contre-torpilleurs restent en mer jusqu’au 1er septembre quand ils rallient Mers-El-Kébir.

Les trois contre-torpilleurs restent au port jusqu’au 5 septembre quand à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège, la 4ème DCT reçoit l’ordre d’appareiller pour une mission de chasse dans le détroit de Sicile.

10-Contre-torpilleurs (47)

Le Magon

Charles René Magon de Médine (Paris 1763-Trafalgar 1805)

Charles René Magon de Médine (Paris 1763-Trafalgar 1805)

-Le Magon est mis sur cale aux chantiers navals des Ateliers et Chantiers de la Bretagne (ACB) le 12 septembre 1943 et lancé le 4 juin 1945 en même temps que son sister-ship Dunois, achevé à 70%.

Les deux navires vont être inséparables durant leur armement à Nantes comme à Lorient. Les deux contre-torpilleurs quittent Nantes le 2 mars 1946, mouillant dans la nuit du 2 au 3 mars dans l’estuaire de La Loire avant d’effectuer leur essais constructeurs du 3 au 7 mars, date à laquelle ils arrivent à Lorient.

Le 8 mars 1946, une cérémonie est organisée au large de la Pointe de l’Espérance pour transférer la responsabilité juridique du contre-torpilleur qui passe de son chantier constructeur à la marine nationale.

Le Magon passe au bassin du 9 au 25 mars (forme occidentale) avant d’effectuer sa première campagne d’essais officiels du 26 mars au 11 avril avant un nouveau passage au bassin du 12 au 30 avril 1946. Sa deuxième campagne d’essais officiels à lieu du 1er au 14 mai avant un nouveau et dernier passage au bassin du 15 au 30 mai 1946.

Il effectue ses essais artillerie du 1er au 8 juin avant de rallier Brest le 9 juin pour ses essais de recette de ses tubes lance-torpilles, de ses grenadeurs et de ses rails de mouillage de mines et ce du 9 au 21 juin date à laquelle il revient à Lorient.
Le 1er juillet 1946, le Magon et le Dunois quittent Lorient ensemble pour leur traversée de longue durée en direction des Antilles. Traversant l’Atlantique, ils font escale à Pointe à Pitre du 8 au 12 juillet, à Fort de France du 13 au 17 juillet, à Caracas du 20 au 24 juillet, à Cayenne du 27 au 30 juillet, à Rio de Janeiro du 3 au 7 août, traversant ensuite l’Atlantique dans l’autre sens en direction de Dakar où ils arrivent ensemble le 14 août 1946.

Après une école à feux à Rufisque du 15 au 22 août, les deux contre-torpilleurs quittent Dakar le 23 août, se ravitaillent à Casablanca le 28 août avant de rallier à Mers-El-Kébir le 1er septembre 1946.

Le contre-torpilleur Magon est admis au service actif le 1er septembre 1946, formant au sein du groupement de contre-torpilleurs de la 4ème Escadre, la 4ème DCT en compagnie de son sister-ship Dunois.

Le 4 septembre 1946, le Magon _navire-amiral de la 4ème DCT_ et son sister-ship Dunois quittent Mers-El-Kébir pour accueillir en haute mer leur sister-ship La Hire dont l’arrivée permet de compléter la 4ème DCT. Les trois navires rentrent aussitôt à leur port d’attache pour se ravitailler et préparer un exercice majeur.

En effet le 7 septembre 1946, la 4ème DCT quitte Mers-El-Kébir en compagnie du ravitailleur rapide Tarn et surtout des deux croiseurs légers de la 8ème DC, les Latouche-Tréville et Gambetta pour une série de joutes nautiques entre les deux croiseurs légers et le contre-torpilleurs et ce du 7 au 17 septembre avec un ravitaillement à la mer auprès du Tarn qui fait office d’observateur/arbitre.

Après une escale à Tunis du 18 au 22 septembre, la 4ème DCT et la 8ème DC retrouvent au large de Bizerte la 7ème DCT ( Vauquelin Tartu et Chevalier Paul) pour une nouvelle phase d’exercices.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les différents navires étant du 23 au 30 septembre attaqués soit en escadres soit individuellement par des avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air.

Après un ravitaillement à Bizerte les 1er et 2 octobre, les contre-torpilleurs ressortent pour tenter d’intercepter le Tarn et les deux croiseurs légers qui simulent des raider tentant de passer du bassin occidental au bassin oriental de la Méditerranée.

Cet exercice qui à lieu du 3 au 15 octobre est suivit par un exercice de combat antisurface, le Latouche-Tréville prennant la tête de la 7ème DCT et le Gambetta celui de la 4ème DCT (17 au 27 octobre).

Après une dernière escale à Bizerte du 28 octobre au 3 novembre, la 8ème DC, la 4ème DCT et le Tarn quittent la Tunisie pour rentrer en Algérie arrivant à Mers-El-Kébir le 6 novembre 1946.

Après une période d’entretien à flot commune du 7 au 21 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT dont le Magon sortent pour essais du 22 au 25 novembre avant un exercice de remise en condition opérationnelle du 27 novembre au 12 décembre 1946, restant au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 5 janvier 1947, le Magon, le Dunois et le La Hire quittent Mers-El-Kébir pour leur premier entrainement de division au large des côtes nord-africaines. Après une école à feux du 5 au 12 janvier, les trois contre-torpilleurs font escale à Tunis du 13 au 17 janvier.

Reprenant la mer, le Magon et ses deux compères de la divisions effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 18 au 25 janvier avant de se ravitailler à Bizerte le 26 janvier, chargeant au passage un lot de mines d’exercices pour un entrainement au mouillage de mines et ce du 27 au 31 janvier.

Après une escale à La Valette du 1er au 4 février, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la lutte ASM contre les sous-marins Phenix et Frimaire  du 5 au 12 février, se ravitaillant à Bizerte le 13 février avant d’effectuer un exercice de synthèse du 14 février au 2 mars, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir.

Le 10 mars 1947, le Magon, le Dunois et La Hire quittent Mers-El-Kébir pour un entrainement au large de la Tunisie. Après un entrainement de division du 10 au 17 mars, les trois contre-torpilleurs effectuent un ravitaillement rapide à Bizerte le 18 mars avant un entrainement commun avec la 3ème DT (L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien) du 19 au 27 mars.

Les sept navires font escale à La Valette sur l’île de Malte du 28 au 31 mars avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 1er au 10 avril, les deux divisions se séparant alors pour rentrer dans leurs ports respectifs, la 4ème DCT rentrant à Mers-El-Kébir le 12 avril 1947.

Victime d’une avarie mécanique, le Magon est indisponible du 15 avril au 5 mai, sortant pour essais du 6 au 9 mai puis pour remise en condition du 11 au 30 mai, les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT faisant escale à Alger du 1er au 5 juin avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Magon et le Dunois sortent pour entrainement du 12 au 23 juin, effectuant des écoles à feux, des lancements et des grenadages simulés. Ils rentrent le lendemain 24 juin 1947 à Mers-El-Kébir.

Le Magon participe ensuite aux essais et à la remise en condition de son sister-ship La Hire, sortant pour cela du 28 juin au 1er juillet puis du 3 au 18 juillet, date à laquelle les deux navires rentrent à leur port d’attache.

Le Magon est indisponible du 20 juillet au 10 août 1947, sortant pour des essais en solitaire du 11 au 14 août avant de retrouver à  Alger ses deux compères de la 4ème DCT pour sa remise en condition. Les trois navires sont à la mer du 16 au 23 août, se ravitaillent au port le 24 août avant une deuxième phase d’entrainement du 25 août au 3 septembre, date à laquelle ils rentrent tous à Mers-El-Kébir.

Avant d’effectuer leur entrainement de division automnal, les trois contre-torpilleurs vont passer sur le dock-flottant pour inspection et quelques réparations, une sorte de petit carénage (très allégé), le Magon succédant au Dunois du 15 au 25 septembre avant de céder sa place au La Hire.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour un entrainement de base du 6 au 17 octobre, prélude à l’entrainement de division automnal mené toujours au large des côtes nord-africaines.

Le Magon et ses deux compères de la 4ème DCT quittent Mers-El-Kébir le 24 octobre pour une école à feux jusqu’au 1er novembre quand ils arrivent à Bonifacio pour quelques jours d’escale. Ils reprennent la mer le 5 novembre, effectuant un exercice de défense aérienne à la mer jusqu’au 10 novembre quand ils arrivent à Alger, participant le 11 novembre 1947 aux cérémonies commémoratives de l’armistice du premier conflit mondial.

La 4ème DCT effectue un entrainement au combat antisurface du 13 au 20 novembre, se ravitaillant  à Mers-El-Kébir le 21 novembre avant d’effectuer un entrainement au mouillage de mines du 22 au 27 novembre.
Après un ravitaillement à la mer auprès du Tarn le 28 novembre, la 4ème DCT effectue un entrainement ASM avec comme plastron les sous-marins Artemis et Cornélie  du 29 novembre au 4 décembre 1947.

Après un nouveau ravitaillement auprès du Tarn le 5 décembre, les trois contre-torpilleurs effectuent un exercice de synthèse du 6 au 17 décembre, date du retour de la division à Mers-El-Kébir.

Le Magon, le Dunois et le La Hire commence l’année 1948 par un entrainement de division avec une école à feux du 5 au 12 janvier, faisant escale à Alger du 13 au 17 janvier avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 18 au 27 janvier quand les trois contre-torpilleurs arrivent à Tunis pour trois jours d’escale (27 au 30 janvier).

Après un entrainement au combat antisurface du 31 janvier au 7 février, les trois contre-torpilleurs font escale à Bône du 8 au 12 février avant un exercice de synthèse du 13 au 23 février, date de leur retour à Mers-El-Kébir.

Le 2 mars 1948, la 4ème DCT quitte Mers-El-Kébir, filant plein nord en direction de Port-Vendres où depuis quelques jours, le croiseur de bataille Dunkerque et ses deux torpilleurs d’escadre étaient en escale. Les six navires effectuent un exercice commun jusqu’au 18 mars quand ils gagnent Ajaccio pour une escale jusqu’au 22.

Reprenant la mer, le croiseur de bataille Dunkerque, les deux torpilleurs d’escadre et les contre-torpilleurs retrouvent le Strasbourg pour un exercice jusqu’au 1er avril avec un affrontement entre croiseurs de bataille et contre-torpilleurs puis un exercice d’interception, le Dunkerque et le Strasbourg étant alternativement le chasseur et le gibier, les contre-torpilleurs et les torpilleurs étant les rabatteurs. Tous les navires rentrent à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Le 12 avril 1948, la 4ème DCT aurait du appareiller pour un entrainement de division mais une avarie mécanique immobilise La Hire. Le Magon et le Dunois sortent seuls pour une école à feux du 12 au 17 avril, ralliant Alger où ils sont rejoints le 20 avril par le La Hire réparé.

L’entrainement de division commence officiellement le 21 avril quand la 4ème DCT entame une école à feux qui s’achève le 29 avril quand les trois contre-torpilleurs arrivent à Bizerte. Ils effectuent un entrainement au mouillage de mines du 30 avril au 2 mai puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 3 au 10 mai, les trois contre-torpilleurs se ravitaillant auprès du Tarn le 11 mai.

Ils enchainent par un entrainement ASM du 12 au 25 mai avec comme plastron les sous-marins Clorinde et L’Andromède. Après un ultime ravitaillement auprès du Tarn le 26 mai, les trois contre-torpilleurs effectuent un exercice de synthèse du 27 mai au 8 juin, rentrant à Mers-El-Kébir le 14 juin après une ultime escale à Alger du 9 au 13 juin 1948.

Le Magon est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 au 29 juin 1948, sortant pour essais du 30 juin au 2 juillet et pour remise en condition du 4 au 15 juillet, à chaque fois en compagnie du La Hire.

Le Magon sort ensuite pour les essais (16 au 19 juillet) et pour remise en condition (20 au 30 juillet) du Dunois, les deux contre-torpilleurs participant ensuite aux essais (1er au 4 août) et à la remise en condition (5 au 16 août) du La Hire, dernier des trois contre-torpilleurs de la division à avoir connu sa période d’indisponibilité estivale.

Le 20 août, le Magon et les deux autres contre-torpilleurs de la 4ème DCT passent aux effectifs de guerre, surchargeant le navire de carburant et de munitions (pas de risque d’instabilité, il s’agit simplement de lever les limitations du temps de paix) et se tenait prêt à appareiller en quelques heures.

Le 27 août 1948, suite à l’appareillage d’un croiseur et de deux contre-torpilleurs italiens du port sicilien de Syracuse, le commandant de la 4ème Escadre, l’amiral Orioli ordonne à la 4ème DCT d’appareiller pour «marquer à la culotte» les trois navires italiens dont l’attitude à l’appareillage paraissait suspecte aux agents français du deuxième bureau.

Les trois navires français gagnent la haute-mer mais peu après la mission de poursuite est annulée, les trois navires ralliant directement Tarente en longeant scrupuleusement les côtes italiennes. Les trois contre-torpilleurs restent en mer jusqu’au 1er septembre quand ils rallient Mers-El-Kébir.

Les trois contre-torpilleurs restent au port jusqu’au 5 septembre quand à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège, la 4ème DCT reçoit l’ordre d’appareiller pour une mission de chasse dans le détroit de Sicile.

10-Contre-torpilleurs (46)

Le La Tour d’Auvergne

Théophile-Malo de La Tour d'Auvergne-Corret (1743-1800)

Théophile-Malo de La Tour d’Auvergne-Corret (1743-1800)

-Le La Tour d’Auvergne est mis sur cale aux chantiers navals des Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & Bacalan Réunis sis à Bordeaux le 12 juillet 1943 et lancé le 14 septembre 1944 soit avant même ses deux sister-ships.

Il va pourtant être le dernier des trois contre-torpilleurs de la future 1ère DCT à être mis en service tout simplement parce qu’il à été lancé à un degré d’achèvement assez faible et qu’un incendie provoqué par un chalumeau défectueux à retardé son armement.

Armé pour essais le 22 août 1945, il sort en mer pour essais constructeurs du 23 au 26 août avant un retour à Bordeaux pour un passage au bassin du 27 août au 10 septembre, ce passage au bassin normalement réalisé à Lorient étant dans le chantier constructeur en raison de la saturation des formes du port morbihanais.

Il quitte Bordeaux le 11 septembre et rallie Lorient le 12 septembre. Il est armé pour ses essais officiels le 13 septembre et sort du 13 au 30 septembre avant un passage au bassin du 1er au  8 octobre.

La deuxième campagne d’essais officiels à lieu du 10 octobre au 4 novembre, enchainant par ses essais artillerie du 6 au 18 novembre puis rallie Brest le 19 novembre pour recetter ses tubes lance-torpilles, ses grenadeurs et ses rails de mouillage de mines du 20 au 30 novembre, ralliant Lorient pour un ultime passage au bassin du 1er au 8 décembre.

Il quitte Lorient le 9 décembre, fait escale à Lisbonne du 12 au 14 décembre, à Casablanca du 16 au 18 décembre avant de pénétrer en Méditerranée, retrouvant en haute-mer ses sister-ships Bruix et D’Assas le 22 décembre, les trois navires manœuvrant ensemble jusqu’au 25 décembre, date à laquelle les trois navires rentrent à Toulon.

Le contre-torpilleur La Tour d’Auvergne est admis au service actif le 22 décembre 1945, intégrant la 1ère DCT, unité du groupement de contre-torpilleurs de la 2ème Escadre.

Après une période d’entretien à flot commune du 26 décembre 1945 au 10 janvier 1946, les trois contre-torpilleurs effectuent trois jours d’essais à la mer du 11 au 14 janvier puis un stage de remise en condition du 16 au 26 janvier, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Le La Tour d’Auvergne et ses deux compères vont alors effectuer leur premier entrainement de division en Méditerranée occidentale. Ils quittent Toulon le 7 février mais le mauvais temps les obligent à s’abriter aux salins d’Hyères jusqu’au 10 février quand ils peuvent reprendre la mer pour enfin entamer leur entrainement qui occupe la 1ère DCT du 11 février au 12 avril 1946.

Le La Tour d’Auvergne sort pour un entrainement en solitaire, au profit d’officiers de réserve, sortant ainsi du 15 au 25 avril, faisant escale à Bastia du 26 au 30 avril, à Porto-Vecchio du 2 au 6 mai avant de rentrer à Toulon le 8 mai. Il ressort du 9 au 17 mai en compagnie du D’Assas pour assurer la remise en condition du Bruix, faisant escale à La Ciotat du 18 au 21 mai avant un nouvel entrainement du 22 au 31 mai.

La 1ère DCT effectue ensuite une école à feux du 1er au 9 juin avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 11 au 19 juin. Après un mouillage aux Salins du 20 au 27 juin, les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le lendemain 28 juin 1946.

Le La Tour d’Auvergne sort pour une école à feux du 5 au 15 juillet, rentrant à Toulon le lendemain 16 juillet pour se ravitailler. Il participe ensuite aux essais (18 au 21 juillet) et à la remise en condition (22 juillet au 5 août) du Bruix

Le La Tour d’Auvergne est indisponible du 6 au 24 août, sortant pour essais du 25 au 27 août avant de rallier les salins d’Hyères le 28 août où il retrouve le Bruix et le D’Assas. Les trois navires sortent pour sa remise en condition du 29 août au 5 septembre, se ravitaillent à Toulon le 6 septembre avant un nouveau cycle de remise en condition du 7 au 15 septembre, date à laquelle les trois navires rentrent à Toulon.

Le 22 septembre 1946, les trois contre-torpilleurs quittent Toulon en compagnie de l’Elorn pour un entrainement de division au large des côtes africaines entre le Maroc et le Golfe de Guinée.

Après un ravitaillement au large du cap Juby le 27 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 27 septembre au 1er octobre avant de rallier Dakar le 4 octobre après un nouveau ravitaillement auprès de l’Elorn.

Le La Tour d’Auvergne, Le Bruix et le D’Assas effectuent un entrainement à l’escorte et à l’attaque de convois du 5 au 12 octobre. A tour de rôle, un contre-torpilleur protégeait l’Elorn contre l’attaque de deux contre-torpilleurs.
Après une escale à Dakar du 13 au 15 octobre, la 1ère DCT accompagnée par l’Elorn gagnent le Golfe de Guinée pour poursuivre leur entrainement. Le transit en direction de Conakry est ainsi  l’occasion d’un entrainement à la défense aérienne à la mer.

Après  une escale à Conakry du 20 au 23 octobre, les trois contre-torpilleurs et le pétrolier sont à Libreville du 25 au 28 octobre, à Pointe Noire du 30 octobre au 2 novembre, à Abidjan du 5 au 8 novembre, à Dakar pour ravitaillement le 12 novembre, à Casablanca du 16 au 21 novembre avant de rallier Toulon le 25 novembre 1946 après plus de deux mois loin de leur port d’attache.

Après une période d’entretien à flot du 26 novembre au 9 décembre, les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 10 au 13 décembre avant une nouvelle sortie mais pour entrainement cette fois et ce du 14 au 21 décembre, restant ensuite au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le La Tour d’Auvergne et ses deux compères de la 1ère DCT sortent pour entrainement du 7 au 30 janvier, rentrant à Toulon le 5 février après une escale à La Ciotat du 31 janvier au 4 février.

Du 8 au 27 février 1947, la 1ère DCT effectue un entrainement commun avec la 2ème DCT   et la 6ème DC. Ils rentrent tous à Toulon le 28 février 1947.

Après une école à feux du 4 au 12 mars, la 1ère DCT participe du 15 mars au 10 avril à  un entrainement commun avec le croiseur lourd Charlemagne et les torpilleurs légers de la 1ère DT du 15 mars au 10 avril. Cet entrainement est suivi d’une série d’escales : Nice du 12 au 17 avril, Bastia du 18 au 24, Ajaccio du 25 au 30 avril et Bonifaccio du 2 au 7 mai avant de rentrer à Toulon le 9 mai 1947 dans la matinée.

La 1ère DCT effectue ensuite un entrainement de division qui l’occupe du 16 mai au 16 juin, la division  mouillant aux salins d’Hyères du 17 au 25 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le La Tour d’Auvergne est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juin au 18 juillet 1947. Il sort ensuite pour essais (19 au 22 juillet) et pour remise en condition (24 juillet au 9 août) en compagnie du Bruix, les deux navires rentrant à Toulon dans la soirée.

Le La Tour d’Auvergne participe ensuite aux essais (10 au 13 août) et à la remise en condition (14 au 31 août) du D’Assas qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale. Les deux contre-torpilleurs vont ensuite mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoints le 5 septembre par le Bruix qui venait de réaliser ses essais à la mer après sa période d’indisponibilité estivale.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour la remise en condition du Bruix du 6 au 17 septembre, se ravitaillent à Toulon le 18 septembre avant une deuxième et dernière phase d’entrainement du 19 au 30 septembre, les trois contre-torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 1er octobre 1947.

La 1ère DCT effectue alors son entrainement de division automnal, sortant du 8 octobre au 22 novembre avec différents exercices et une escale à Port-Vendres.

Après une période d’entretien à flot du 23 novembre au 9 décembre 1947, le La Tour d’Auvergne et ses deux compères sortent pour essais du 10 au 13 décembre puis pour remise en condition du 14 au 24 décembre, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

La 1ère DCT commence l’année 1948 par une école à feux du 7 au 15 janvier, faisant escale à Port La Nouvelle du 16 au 19 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 20 au 27 janvier, rentrant à Toulon  le lendemain 28 janvier 1948.

La 1ère DCT devait sortir pour un entrainement de division le 5 février mais le D’Assas est victime d’une avarie ce qui fait que le La Tour d’Auvergne et le Bruix sortent seuls du 5 au 15 février pour un entrainement en duo avant de gagner les salins d’Hyères pour poursuivre leur entrainement au mouillage en attendant la disponibilité du D’Assas.

Le D’Assas retrouve ses deux compères de la 1ère DCT aux Salins le 22 février. La 1ère DCT ainsi reconstituée effectue une courte sortie d’essais/entrainement du 23 février au 1er mars avant de rallier Toulon le 2 mars pour se ravitailler. L’entrainement de division à enfin lieu du 3 mars au 1er mai avec une participation de la 1ère DT du 14 au 28 mars et des escales à Ajaccio, à Calvi et à Sète.

La 1ère DCT effectue une nouvelle sortie d’entrainement au large de Toulon du 8 au 17 mai. Après un mouillage aux salins du 19 au 25 mai, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 mai au 6 juin, rentrant à Toulon le lendemain 7 juin 1948.

Le La Tour d’Auvergne et le D’Assas sortent pour une école à feux du 14 au 21 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 22 juin. Il participe ensuite aux essais (24 au 27 juin) et à la remise en condition (28 juin au 8 juillet) du Bruix qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 10 au 25 juillet, sortant pour essais du 25 au 27 juillet, ralliant ensuite la rade de Villefranche le 28 juillet où il retrouve le Bruix et le D’Assas. Les trois contre-torpilleurs sortent pour la remise en condition du La Tour d’Auvergne du 29 juillet au 13 août puis après ravitaillement à Toulon le 14 août du 14 au 21 août, rentrant à Toulon le lendemain 22 août 1948.

Du 28 août au 4 septembre 1948, la 1ère DCT sort en compagnie de la 2ème DCT pour la remise en condition du croiseur lourd Charlemagne, les sept navires rentrant à Toulon le 5 septembre 1948 à l’aube………. .

10-Contre-torpilleurs (45)

Le D’Assas

Louis d'Assas du Mercou dit "chevalier d'Assas" (1733-1760). La gravure représente sa mort

Louis d’Assas du Mercou dit « chevalier d’Assas » (1733-1760). La gravure représente sa mort

-Le D’Assas est mis sur cale aux chantiers navals de la Société Provençale de Construction Navale (SPCN) sis à La Ciotat le 22 novembre 1943 et lancé le 8 décembre 1944.

Au quai d’armement, il est rejoint quatre jours plus tard par le Dupetit-Thouars (classe Bayard) et les deux navires pourtant de deux classes différentes vont être achevés à une période similaire, le hasard de la disponibilité des cales expliquant cette situation.

Le D’Assas est armé pour essais le 17 juin 1945, sortant pour ses essais constructeurs du 17 au 21 juin, jour où sa responsabilité juridique est transférée de la SPCN à la marine nationale bien qu’il soit loin d’être opérationnel.

Après un passage pour se ravitailler à Toulon le 22 juin, le D’Assas quitte Toulon le lendemain 23 juin 1945, faisant escale à Casablanca du 27 au 29 juin avant de rallier Lorient le 3 juillet 1945.

Il est échoué dans la forme de Lanester du 3 au 15 juillet 1945 pour des travaux complémentaires et surtout permettre de réaliser les essais officiels dans les meilleurs conditions.

Armé officiellement pour essais le 17 juillet 1945, le D’Assas sort pour sa première campagne d’essais officiels du 18 juillet au 1er août.

Les formes de l’Arsenal de Lorient étant saturées, le D’Assas doit atteindre le 16 août pour être échoué dans la forme de Lanester et jusqu’au 26 août. Dans la période du 2 au 15 août, le D’Assas effectue ses premiers essais d’artillerie ce qui permet d’anticiper sur un problème d’alimentation entre les soutes et les tourelles.

La deuxième campagne d’essais officiels à lieu du 28 août au 17 septembre, effectuant dans la foulée ses essais officiels d’artillerie du 19 au 30 septembre avant de rallier Brest pour les essais de lancement de torpille, de mouillage de mines et de grenades et ce du 2 au 15 octobre, date à laquelle le D’Assas rentre à Lorient.

Il passe une dernière fois au bassin dans la forme de Lanester du 1er au 12 octobre pour d’ultimes modifications, des travaux de peinture sans oublier la préparation de la traversée de longue durée, une boucle en Méditerranée avant de rallier Toulon son port d’attache.

Il quitte Lorient le 15 octobre, faisant escale à Bordeaux du 16 au 19 octobre, à Lisbonne du 22 au 26 octobre, à Casablanca du 28 octobre au 1er novembre, pénétrant en Méditerranée le lendemain 2 novembre.

Le D’Assas est à Tetouan du 3 au 7 novembre, à Oran du 8 au 12 novembre, à Alger du 13 au 17 novembre, à Bône du 18 au 21 novembre, à Bizerte du 23 au 26 novembre,  à Tunis du 27 novembre au 1er décembre.

Il traverse ensuite le bassin orientale de la Méditerranée, direction le Levant faisant escale à Lattaquié du 4 au 7 décembre, à Beyrouth du 8 au 11 décembre avant d’entamer son transit vers Toulon.

Il quitte le Liban le lendemain 12 décembre, se ravitaille rapidement à Bizerte le 15 décembre avant de mettre cap sur Toulon.

Le 17 décembre 1944, il fait sa jonction avec son sister-ship Bruix mis en service seulement neuf jours plutôt.

La mise en service du deuxième contre-torpilleur de classe Bruix permet la réactivation de la 1ère DCT qui avait été mise en sommeil avec le redéploiement à Brest des contre-torpilleurs Guépard, Lion et Bison (qui avaient alors formé une nouvelle 2ème DCT).

Arrivés à Toulon le lendemain 18 décembre, les deux contre-torpilleurs se ravitaillent puis reprennent la mer pour un entrainement commun jusqu’au 22 décembre quand ils accueillent à 50 miles des côtes provençales leur sister-ship La Tour d’Auvergne, le troisième et dernier contre-torpilleur de la 1ère DCT. La division au complet s’entraine jusqu’au 25 décembre quand ils rentrent à Toulon.

Le contre-torpilleur D’Assas est admis au service actif le 17 décembre 1945, formant la 1ère DCT en compagnie du Bruix (Al). La 1ère DCT est basée à Toulon au sein du groupement de contre-torpilleurs de la 2ème Escadre.

Après une période d’entretien à flot commune du 26 décembre 1945 au 10 janvier 1946, les trois contre-torpilleurs effectuent trois jours d’essais à la mer du 11 au 14 janvier puis un stage de remise en condition du 16 au 26 janvier, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Le D’Assas et ses deux compères  de la 1ère DCT vont alors effectuer leur premier entrainement de division en Méditerranée occidentale, entrainement qui va occuper les trois navires du 7 février au 12 avril, date du retour des trois navires à Toulon.

Le D’Assas et le La Tour d’Auvergne sortent pour une école à feux du 15 au 22 avril, faisant escale à La Ciotat du 23 au 26 avril avant un exercice de combat antisurface du 27 avril au 3 mai, date du retour des deux navires à Toulon. Ils ressortent ensuite pour la remise en condition du Bruix et  du 9 au 17 mai puis du 22 au 31 mai,  les trois navires faisant escale à La Ciotat du 18 au 21 mai 1946.

La 1ère DCT effectue ensuite une école à feux du 1er au 9 juin avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 11 au 19 juin. Après un mouillage aux salins du 20 au 27 juin, les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le lendemain 28 juin 1946.

Le D’Assas sort en solitaire pour un entrainement au raid amphibie. Appareillant à l’aube le 1er juillet, il embarque en grande rade à Toulon un détachement de fusiliers marins chargés normalement de la protection du port varois.

Filant plein sud, il est repéré à l’aube par plusieurs avions du CNMAN mais avant même qu’une riposte appropriée à l’hostile soit trouvée, le contre-torpille pénètre en baie d’Ajaccio, débarque ses quatre-vingt quatorze fusiliers marins qui s’emparre de la BAN d’Aspretto prise complètement au dépourvu.

Après un mouillage en baie d’Ajaccio jusqu’au 7 juillet, le D’Assas effectue une école à feux du 8 au 14 juillet, rentrant à Toulon le lendemain 15 juillet. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 18 juillet au 5 août, sortant pour essais (6 au 9 août) et pour remise en condition (11 au 23 août), à chaque fois en compagnie du Bruix, les deux contre-torpilleurs allant ensuite mouiller aux salins d’Hyères.

Le 28 août 1946, le La Tour d’Auvergne à la suite de ses essais à la mer y retrouve ses deux compères de la 1ère DCT. Les trois navires sortent pour sa remise en condition du 29 août au 5 septembre, se ravitaillent à Toulon le 6 septembre avant un nouveau cycle de remise en condition du 7 au 15 septembre, date à laquelle les trois navires rentrent à Toulon.

Le 22 septembre 1946, les trois contre-torpilleurs quittent Toulon en compagnie du pétrolier Elorn pour un entrainement de division au large des côtes africaines entre le Maroc et le Golfe de Guinée.

Arrivant à Dakar le 4 octobre, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT vont manoeuvrer du 5 au 12 octobre, font escale à Dakar du 13 au 15 octobre avant de poursuivre leur entrainement dans le Golfe de Guinée.

Après une escale à Conakry du 20 au 23 octobre,  les trois contre-torpilleurs et le pétrolier font escale à Libreville du 25 au 28 octobre, à Pointe Noire du 30 octobre au 2 novembre, à Abidjan du 5 au 8 novembre, à Dakar pour ravitaillement le 12 novembre, à Casablanca du 16 au 21 novembre avant de rallier Toulon le 25 novembre 1946 après plus de deux mois loin de leur port d’attache.

Après une période d’entretien à flot du 26 novembre au 9 décembre, les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 10 au 13 décembre avant une nouvelle sortie mais pour entrainement cette fois et ce du 14 au 21 décembre, restant ensuite au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le D’Assas et ses deux compères de la 1ère DCT sort pour la première fois du 7 au 15 janvier 1947 pour une école à feux, se ravitaillant à Toulon le 16 janvier avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 30 janvier, rentrant à Toulon le 5 février après une escale à La Ciotat du 31 janvier au 4 février.

Du 8 au 27 février 1947, la 1ème DCT exécute un exercice commun avec la 2ème DCT et les croiseurs légers de la 6ème DC, la petite escadre rentrant à Toulon le lendemain.

Après une école à feux du 4 au 12 mars, la 1ère DCT participe du 15 mars au 10 avril à  un entrainement commun avec le croiseur lourd Charlemagne et les torpilleurs légers de la 1ère DT du 15 mars au 10 avril. Ils enchainent ensuite les escales : Nice du 12 au 17 avril, Bastia du 18 au 24, à Ajaccio du 25 au 30 et Bonifaccio (2 au 7 mai) avant de rentrer à Toulon le 9 mai 1947 dans la matinée.

La 1ère DCT effectue ensuite un entrainement de division du 16 mai au 16 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 17 au 25 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le D’Assas et le Bruix sortent pour une école à feux du 1er au 7 juillet avant de mouiller aux salins d’Hyères du 8 au 11 juillet. Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 17 juillet, les deux contre-torpilleurs rentrent à Toulon le lendemain 18 juillet 1947.

Le D’Assas est indisponible pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 19 juillet au 9 août 1947, sortant pour essais (10 au 13 août) et pour remise en condition (14 au 31 août) en compagnie de La Tour d’Auvergne, les deux contre-torpilleurs allant ensuite mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoints le 5 septembre par le Bruix qui venait de réaliser ses essais à la mer après sa période indisponibilité estivale.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour la remise en condition du Bruix du 6 au 17 septembre, se ravitaillent à Toulon le 18 septembre avant une deuxième et dernière phase d’entrainement du 19 au 30 septembre, les trois contre-torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 1er octobre 1947.

La 1ère DCT sort ensuite pour son traditionnel entrainement de division automnal, quittant Toulon le 8 octobre,  manoeuvrant jusqu’au 22 novembre, date de leur retour à Toulon avec tout de même une escale à Port-Vendres du 16 au 19 octobre et plusieurs rapides passages à Toulon pour se ravitailler.

Après une période d’entretien à flot du 23 novembre au 9 décembre 1947, le D’Assas, le Bruix et le La Tour d’Auvergne sortent pour essais du 10 au 13 décembre puis pour remise en condition du 14 au 24 décembre, date à laquelle ils rentrent à Toulon et ne sortant plus jusqu’à la fin de l’année civile.

Le D’Assas et ses deux compères de la 1ère DCT commencent l’année 1948 par une école à feux du 7 au 15 janvier, faisant escale à Port La Nouvelle du 16 au 19 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 20 au 27 janvier, rentrant à Toulon  le lendemain 28 janvier 1948.

La 1ère DCT devait sortir pour un entrainement de division le 5 février mais le D’Assas est victime d’une avarie qui l’immobilise du 5 au 18 février, le contre-torpilleur réparé sortant pour essais du 19 au 22 février avant de retrouver le jour même le Bruix et le La Tour d’Auvergne aux salins d’Hyères.

La 1ère DCT ainsi reconstituée effectue une courte sortie d’essais/entrainement du 23 février au 1er mars avant de rallier Toulon le 2 mars pour se ravitailler.

L’entrainement de division à ensuite lieu dans la foulée du 3 mars au 1er mai, entrainement marqué notamment par une participation de la 1ère DT qui revenait de Bizerte  après un exercice avec la 2ème DC et la 3ème DT.

La 1ère DCT effectue une nouvelle sortie d’entrainement au large de Toulon du 8 au 17 mai, effectuant une école à feux, des lancements simulés et réels de torpilles, des grenades avec comme cible la coque du sous-marin Caïman désarmé au printemps 1942.

Après un mouillage aux Salins du 19 au 25 mai, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 mai au 6 juin, rentrant à Toulon le lendemain 7 juin 1948.

Le D’Assas et le La Tour d’Auvergne sortent pour une école à feux du 14 au 21 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 22 juin.

Le D’Assas est ensuite indisponible pour entretien et permissions estivales de l’équipage du 24 juin au 8 juillet, sortant pour essais (9 au 12 juillet) et pour remise en condition, à chaque fois en compagnie du Bruix. Les deux contre-torpilleurs vont ensuite mouiller en rade de Villefranche.

Le 28 juillet 1948, le La Tour d’Auvergne retrouve ses deux compères à Villefranche à l’issue de ses essais à la mer. Les trois contre-torpilleurs sortent pour la remise en condition du La Tour d’Auvergne du 29 juillet au 13 août puis après ravitaillement à Toulon le 14 août du 14 au 21 août, rentrant à Toulon le lendemain 22 août 1948.

Du 28 août au 4 septembre, la 1ère DCT participe avec la 2ème DCT à un entrainement destiné à remettre en condition le croiseur lourd Charlemagne. Les sept navires rentrent à Toulon le 5 septembre 1948 à l’aube………… .