11-Torpilleurs d’escadre (12)

Le Typhon

Le torpilleur d'escadre Typhon

Le torpilleur d’escadre Typhon

-Le Typhon est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde sis à Bordeaux en septembre 1923 lancé le 22 mai 1925 et armé pour essais le 20 janvier 1927.

Il entre en armement définitif le 15 février 1928, la clôture est prononcée le 27 juin 1928 et le Typhon admis au service actif le 22 octobre 1928.

A son admission au service actif, le Typhon est affecté à la 3ème escadrille de la 1ère flottille en compagnie des torpilleurs Tornade Trombe et Tramontane.

Le 1er novembre 1930, la flottille de torpilleurs de la 1ère escadre est réorganisée. Un groupe de complément est créé avec deux divisions dont la 3ème DT composée des Tramontane Trombe Typhon et Tornade.

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons de flottille et de divisions. Cela ne change rien pour la Typhon qui reste dans le groupe de complément de la 1ère flottille de torpilleurs (Escadre de la Méditerranée).

En août 1936, les groupes de complément sont supprimés et le Typhon est envoyé dans l’Atlantique formant la 7ème DT avec L’Alcyon et La Tornade. Il participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne notamment le contrôle naval (mars-septembre 1937).

En juillet 1938, la 7ème DT accompagnée de la 5ème DT escortent le yacht du roi et de la reine d’Angleterre en visite en France, mouillant à cette occasion à Boulogne, Cherbourg et Calais.

Deux mois plus tard, en septembre 1938, la 7ème DT (Typhon Tornade Tramontane qui à remplacé l’Alcyon le 1er septembre) au complet est affectée à l’escadre d’instruction de Méditerranée.

Quand éclate la guerre de Pologne, Le Typhon est intégré à la 7ème DT au sein de la 2ème escadre de la Flotte de la Méditerranée. Comme ses compères Tornade et Tramontane, le torpilleur Typhon va effectuer de nombreuses missions d’escorte jusqu’à la fin du conflit en décembre 1939.

Le 4 janvier 1940, le torpilleur Typhon appareille de Toulon en compagnie de ses sister-ships Tornade et Tramontane pour un entrainement de division du 4 au 25 janvier, se ravitaillant à Toulon le 26 janvier avant d’aller mouiller aux salins d’Hyères. Ils y retrouvent la 13ème DT le 30 janvier pour un entrainement commun du 31 janvier au 18 février, mouillant aux salins d’Hyères du 19 au 25 février avant de rentrer le lendemain 26 février à Toulon.

Le 5 mars 1940, la 7ème DT sort de Toulon pour un nouvel entrainement de division entre la Provence et la Corse, entrainement qui occupe la division du 5 mars au 2 avril, faisant escale à Porticcio du 3 au 10 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain 11 avril 1940.

Le 16 avril 1940, le Typhon, la Tornade et la Tramontane quittent Toulon en compagnie du cuirassé  Provence pour un exercice commun. Après une école à feux du 16 au 23 avril, les trois torpilleurs se ravitaillent à Toulon le 24 avril avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 25 avril au 7 mai, les quatre navires faisant escale à Ajaccio du 8 au 12 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 13 mai 1940.

La 7ème DT effectue un entrainement de division, sortant de Toulon le 18 mai pour une école à feux jusqu’au 27 mai, faisant escale à Cannes du 28 au 31 mai avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 1er au 10 juin, rentrant à Toulon le lendemain 11 juin 1940.

Le Typhon sort pour entrainement du 17 au 26 juin, faisant escale à Porto-Ota du 27 au 30 juin avant de participer aux essais (4 au 7 juillet) et à la remise en condition (9 au 24 juillet) de son compère Tornade qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale.

Le Typhon est à son tour indisponible du 26 juillet au 16 août, sortant pour essais du 17 au 20 août et pour remise en condition du 22 août au 8 septembre, à chaque fois en compagnie des torpilleurs d’escadre Tornade et Tramontane, les trois torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 9 septembre 1940.

La grande réorganisation de septembre 1940 ne change pas grand chose à la situation opérationnelle du Typhon qui reste intégré à la 7ème DT, division intégrée à la 1ère flottille qui dépend elle même du groupement de ligne de la 2ème Escadre, escadre basée à Toulon.

Le 15 septembre 1940, le Typhon, la Tramontane et la Tornade (Al) quittent Toulon pour un entrainement de division de trois semaines  jusqu’au 6 octobre. La 7ème DT sort à nouveau pour entrainement de division du 13 au 31 octobre, du 8 au 22 novembre et du 7 au 21 décembre, passant la fin de l’année civile à quai.

Le Typhon sort pour la première fois de l’année 1941 pour un nouvel entrainement de division en compagnie de ses compères Tramontane et Tornade et ce du 8 janvier au 8 février, rentrant à Toulon le lendemain 9 février.

Le 22 février 1941, les torpilleurs de la 1ère FT quittent Toulon sauf La Palme en grand carénage soit un total de sept torpilleurs en l’occurence ceux de la 3ème DT et ceux de la 7ème Division de Torpilleurs (Tramontane Typhon Tornade) pour un exercice commun avec les cuirassés de la 5ème DL, les vénérables Provence et Lorraine. Cet exercice se déroule jusqu’au 8 mars avec des écoles à feux, des lancements de torpilles, des manoeuvres anti-surfaces.

Les trois torpilleurs de la 7ème DT sortent pour un nouvel entrainement à partir du 15 mars en compagnie des deux torpilleurs de la 3ème DT. Les deux divisions effectuent une école à feux du 15 au 22 mars avant de se ravitailler à Toulon le 23 mars puis d’aller mouiller aux Salins d’Hyères du 24 mars au 1er avril, sortant pour un entrainement antisurface du 2 au 12 avril, date à laquelle les cinq torpilleurs rentrent à Toulon.

Le Typhon sort pour une école à feux du 20 avril au 2 mai, faisant escale à l’Ile-Rousse du 3 au 8 mai avant un nouvel entrainement du 9 au 16 mai, mouillant aux salins d’Hyères du 17 au 24 mai, rentrant à Toulon le lendemain 25 mai.

Le 3 juin, le Typhon débarque ses munitions après avoir vidangé ses soutes puis est échoué dans le bassin Vauban n°6 le 4 juin pour presque six semaines au sec avec comme pour ses compères de la 7ème DTE, une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires (DCA, installation d’un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée ).

Armé pour essais le 18 juillet, il sort pour essais du 19 au 23 juillet, se ravitaille à Toulon le 24 juillet puis ressort pour remise en condition du 25 juillet au 12 août, à chaque fois en compagnie de son compère Tornade.

Après une école à feux commune du 15 au 25 août, les torpilleurs Typhon et Tornade vont mouiller aux Salins d’Hyères où ils sont rejoint le 2 septembre par La Tramontane qui venait d’achever son grand carénage.

Les trois torpilleurs sortent pour les essais du dernier torpilleur nommé du 2 au 5 septembre, se ravitaillent à Toulon le 6 septembre avant un stage de remise en condition du 7 au 21 septembre, date à laquelle la 7ème DTE rentre au complet à Toulon. Du 21 au 29 septembre 1941,la 7ème DTE effectue un entrainement ASM avec les sous-marins Redoutable et Vengeur de la 7ème DSM

Le 8 novembre 1941, la 1ère flottille de torpilleurs appareille pour un entrainement commun dans le Golfe du Lion en compagnie des cuirassés Provence et Lorraine, entrainement composé d’écoles à feux, de lancements de torpilles, d’entrainement à la défense aérienne à la mer, de combat antisurface. Les huit torpilleurs et les deux cuirassés rentrent à Toulon le 24 novembre.

Le 1er décembre 1941, le Typhon et ses compères Tramontane et Tornade quittent Toulon pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion jusqu’au 15 janvier 1942, date à laquelle les trois torpilleurs rentrent à Toulon pour entretien et permissions de l’équipage et ce jusqu’à la fin du mois.

Après une sortie d’essais et d’entrainement du 1er au 8 février, la Typhon, la Tramontane et la Tornade se ravitaillent à Toulon le 9 février puis mettent cap sur Mers-el-Kébir où ils arrivent le lendemain 10 février pour participer à un entrainement commun avec les divisions de torpilleurs d’escadre de la 3ème FTE en l’occurence les 8ème DTE (Le Bordelais La Trombe L’Alcyon) et 9ème DTE (Basque et Forbin).

Quand la 7ème DTE arrive en Algérie, si la 8ème DTE est au complet, la 9ème DTE est réduite au seul Basque, son compère le Le Forbin étant en grand carénage à Toulon. Cet exercice commun à lieu du 12 février au 8 mai, cet exercice étant doublé par les remises en condition des torpilleurs d’escadre Forbin et Basque qui avaient subit un grand carénage.

Les huit torpilleurs font escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, effectuant le 22 mai une parade navale avant de se séparer, la 7ème DTE rentrant à Toulon, les 8ème et 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

La 7ème DTE sort à nouveau pour entrainement, effectuant une école à feux du 30 mai au 4 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 5 au 12 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 13 juin 1942.

Après une école à feux du 17 au 22 juin et un entrainement au combat antisurface du 24 juin au 2 juillet, le torpilleur d’escadre Typhon participe aux essais (5 au 8 juillet) et à la remise en condition (10 au 25 juillet) du Tornade qui venait de connaître sa période d’indisponibilité estivale pour entretien et permissions de l’équipage.

Il est ensuite indisponible du 27 juillet au 17 août 1942, sortant pour essais du 18 au 20 août, se ravitaillant à Toulon avant de rallier le 21 août aux salins d’Hyères ses compères Tornade et Tramontane pour sa remise en condition. Les trois torpilleurs d’escadre sont à la mer du 22 août au 5 septembre, faisant escale à La Ciotat du 6 au 9 septembre avant de rentrer le lendemain 10 septembre 1942 à Toulon.

Les torpilleurs Typhon et Tramontane sortent pour entrainement du 15 au 27 septembre, effectuant plusieurs écoles à feux, des lancement de torpilles, des grenadages et des tirs sur cibles remorquées par des avions de l’armée de l’air et de l’aéronavale. Après une escale à Sète du 28 septembre au 3 octobre, les deux torpilleurs de la 7ème DTE rentrent à Toulon le lendemain 4 octobre 1942. Le Typhon et la Tramontane participe ensuite aux essais (8 au 11 octobre) et à la remise en condition (13 au 21 octobre) de la Tornade.

La Tornade et ses deux compères de la 7ème Division de Torpilleurs d’Escadre sortent le 28 octobre pour le dernier entrainement de division de l’année et ce du 28 octobre au 21 décembre, cet entrainement étant marqué par des escales à Port-Vendres et à Villefranche.

Après une période d’entretien à flot du 22 décembre 1942 au 10 janvier 1943, les trois torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 11 au 14 janvier et pour remise en condition du 16 au 30 janvier 1943.

Le 8 février, la 7ème DTE appareille en compagnie de la 1ère DTE (Le Mars La Palme) et du Fortuné _placé hors rang_ , direction Mers-El-Kébir où ils arrivent le 9 février pour un exercice commun avec les 8ème et 9ème DTE, exercice qui occupe les torpilleurs du 10 février au 3 mars 1943, les onze torpilleurs engagés faisant une escale commune en baie d’Ajaccio du 4 au 7 mars avant de rentrer dans leurs ports respectifs le 8 mars 1943.

La 7ème DTE sort du 13 au 21 mars, une sortie particulière puisque c’est la dernière de la division dans ce format, La Tramontane étant mise en position de complément le lendemain 22 mars 1943, prélude à son désarmement.

Les torpilleurs Typhon et Tornade effectuent un entrainement de division à partir du 30 mars quand ils quittent Toulon pour une école à feux du 30 mars au 5 avril, se ravitaillant à Toulon le 6 avril avant d’effectuer un entrainement à la défense aérienne du 7 au 15 avril, faisant escale à Nice du 16 au 20 avril avant de reprendre la mer pour un entrainement au combat antisurface du 21 au 29 avril, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 30 avril 1943.

Le 7 mai 1943, la 7ème DTE appareille en compagnie du cuirassé Lorraine pour un entrainement commun du 7 mai au 2 juin, date à laquelle les trois navires rentrent à Toulon.

Après une ultime sortie à la mer en compagnie du Typhon du 8 au 13 juin, le torpilleur Tornade est placé en position de complément le 14 juin 1943, entrainant la dissolution de la 7ème DTE.

Le Typhon se retrouve donc hors rang, sortant en solitaire pour entrainement du 20 juin au 2 juillet avant d’être indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 24 juillet, sortant pour essais du 25 au 28 juillet puis pour remise en condition du 30 juillet au 15 août.

Le Typhon effectue une école à feux du 22 août au 2 septembre, faisant escale à Alger du 3 au 9 septembre puis à Tunis du 11 au 15 septembre, rentrant à Toulon le 17 septembre au matin.

Le 25 septembre, il aurait du appareiller pour un nouvel entrainement quand il est victime d’une grave avarie de propulsion. L’inspection réalisée quelques heures plus tard après qu’un incendie eut été maitrisé confirme que l’état du Typhon nécessiterait d’importantes réparations, peu rentables d’autant que son désarmement approche.

Sommairement réparé, le Typhon est mis en position de complément le 15 octobre puis remorqué dans la Darse Neuve où il prend sur coffre la place de la Tramontane. Il passe ensuite au bassin (Vauban n°6) du 2 au 12 novembre 1943 pour préparer activement son désarmement.

Le torpilleur d’escadre Typhon est officiellement désarmé le 13 novembre 1943 et condamné le 14 novembre 1943 sous le numéro Q-12. C’était le dernier Bourrasque en service.

Il est remorqué au cimetière naval du Bregaillon le 15 novembre 1943 et y était toujours en septembre 1948.

10-Torpilleurs d’escadre (10)

La Tornade

Le torpilleur d'escadre Tornade

Le torpilleur d’escadre Tornade

-La Tornade est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest Dyle & Bacalan réunis sis à Bordeaux le 25 avril 1923 lancé le 12 mars 1925. Armé pour essais le 1er août 1926, il entre en armement définitif le 1er octobre 1927, la clôture d’armement est prononcée le 10 mai 1928 et la Tornade est admise au service actif le 21 mai 1928.

A son admission au service actif, La Tornade est affectée à l’Escadre de la Méditerranée au sein de la 1ère flottille, formant la 3ème escadrille avec les torpilleurs Trombe Typhon et Tramontane.

Le 1er novembre 1930, la flottille de torpilleurs de la 1ère escadre est réorganisée. Un groupe de complément est créé avec deux divisions. Outre la 1ère DT composée des Bourrasque Orage et Ouragan, ce groupe est également composé de la 3ème DT composée des Tramontane Trombe Typhon et Tornade.

Toutes ces unités sont en disponibilité armée avec un équipage réduit, compensant la pénurie d’effectifs qui frappe la marine avec la mise en service de nombreuses unités. Ce statut ne sera levé que le 16 décembre 1932.

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons de flottille et de divisions. Cela ne change rien pour la Tornade qui reste dans le groupe de complément de la 1ère flottille de torpilleurs (Escadre de la Méditerranée).

Le déclenchement de la guerre d’Espagne et les servitudes qu’elle impose à la flotte entraine une nouvelle organisation des flottilles de torpilleurs, supprimant notamment les groupes de complément.

C’est ainsi que La Tornade et le Typhon forment en août 1936 avec L’Alcyon la 7ème division de torpilleurs rattachée à la 2ème flottille (Escadre de l’Atlantique). En septembre 1938, la 7ème DT (Typhon Tornade Tramontane qui à remplacé l’Alcyon le 1er septembre) au complet est affectée à l’escadre d’instruction de Méditerranée.

Quand éclate la guerre de Pologne, la 7ème DT est affectée à la 2ème escadre de la flotte de la Méditerranée et retrouve donc un rôle plus opérationnel, effectuant de nombreuses missions d’escorte essentiellement entre l’Afrique du Nord et la métropole.

Le 4 janvier 1940, le torpilleur Tornade appareille de Toulon en compagnie de ses sister-ships Tornade et Typhon. Les trois torpilleurs exécutent une école à feux du 4 au 12 janvier, font escale à Cannes du 13 au 17 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 janvier, se ravitaillant à Toulon le 26 janvier avant d’aller mouiller aux salins d’Hyères.

Le 30 janvier 1940, la 7ème DT est rejoint aux salins par les torpilleurs légers de la 13ème DT (Baliste La Bayonnaise La Poursuivante) pour un entrainement commun. Les deux divisions effectuent une école à feux du 31 janvier au 6 février, font escale à Marseille du 7 au 10 février avant un entrainement au combat antisurface du 11 au 18 février, mouillant aux salins d’Hyères du 19 au 25 février avant de rentrer le lendemain  à Toulon.

Le 5 mars 1940, la 7ème DT sort de Toulon pour un nouvel entrainement de division entre la Provence et la Corse. Les trois torpilleurs de cette division sortent pour une école à feux du 5 au 13 mars, font escale à l’Ile Rousse du 14 au 20 mars avant un entrainement au combat antisurface du 21 mars au 2 avril, faisant escale à Porticcio du 3 au 10 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain 11 avril 1940.

Le 16 avril 1940, la Tornade, la Tramontane et le Typhon quittent Toulon en compagnie du cuirassé  Provence pour un exercice commun. Après une école à feux du 16 au 23 avril, les trois torpilleurs se ravitaillent à Toulon le 24 avril avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 25 avril au 7 mai, les quatre navires faisant escale à Ajaccio du 8 au 12 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 13 mai 1940.

La 7ème DT effectue un entrainement de division, sortant de Toulon le 18 mai pour une école à feux jusqu’au 27 mai, faisant escale à Cannes du 28 au 31 mai avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 1er au 10 juin, rentrant à Toulon le lendemain 11 juin 1940.

La Tornade est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 12 juin au 3 juillet, sortant pour essais du 4 au 7 juillet et pour remise en condition du 9 au 24 juillet, à chaque fois en compagnie du Typhon.

La Tornade participe ensuite aux essais (26 au 29 juillet) et à la remise en condition (31 juillet au 15 août) de la Tramontane, les deux torpilleurs disponibles de la 7ème DT participant ensuite aux essais (17 au 20 août) et à la remise en condition (22 août au 8 septembre) du Typhon, les trois torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 9 septembre 1940.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour le torpilleur Tornade qui reste affecté à la 7ème DT, division qui est intégrée au groupement de ligne de la 2ème Escadre avec Toulon comme port d’attache.

Le 15 septembre 1940, la Tornade (Al), la Tramontane et le Typhon quittent Toulon pour un entrainement de division de trois semaines soit jusqu’au 6 octobre, les seuls retours à Toulon étant pour ravitailler rapidement en carburants, en vivres et en munitions, les trois torpilleurs de classe Bourrasque effectuant de nombreuses écoles à feux et plusieurs lancements de torpilles d’exercices, torpilles qui sont ensuite récupérées par les gabares de la DP de Toulon.

La 7ème DT sort à nouveau pour entrainement de division du 13 au 31 octobre, du 8 au 22 novembre et du 7 au 21 décembre, passant la fin de l’année civile à quai.

La Tornade sort pour la première fois de l’année 1941 pour un nouvel entrainement de division en compagnie de ses compères Typhon et Tramontane, les trois torpilleurs d’escadre effectuant une école à feux du 8 au 15 janvier puis après une escale à Marseille du 16 au 21 janvier un entrainement au combat antisurface du 22 janvier au 2 février, la division ne rentrant à Toulon que le 9 février, la 7ème DT mouillant aux salins d’Hyères du 3 au 8 février.

Après une école à feux commune du 12 au 17 février, les trois torpilleurs de la 7ème DT dont la Tornade participent du 22 février au 8 mars 1941 à un entrainement commun aux torpilleurs de la 1ère FT (sauf La Palme alors en grand carénage) avec les cuirassés Provence et Lorraine (5ème DL).

La Tornade, la Tramontane et le Typhon sortent pour un nouvel entrainement à partir du 15 mars  en compagnie des deux torpilleurs de la 3ème DT (Simoun et Fortuné). Les deux divisions effectuent une école à feux du 15 au 22 mars avant de se ravitailler à Toulon le 23 mars puis d’aller mouiller aux Salins d’Hyères du 24 mars au 1er avril, sortant pour un entrainement antisurface du 2 au 12 avril, date à laquelle les cinq torpilleurs rentrent à Toulon.

Après une ultime école à feux du 17 au 23 avril, le torpilleur d’escadre Tornade transmet son pavillon de navire-amiral de la 7ème DT à son sister-ship Tramontane le 25 avril avant de vidanger ses soutes et de débarquer ses munitions.

Il est ainsi mis au sec au bassin Vauban n°6 du 26 avril au 3 juin 1941 pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires qu’il s’agisse de l’embarquement d’un Asdic (avec de nouvelles grenades ASM plus légères), un radar de navigation et d’un radar de veille combinée ou la modernisation de la DCA, les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm étant remplacées par quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 10 juin 1941, sortant pour essais  du 11 au 14 juin puis pour remise en condition du 16 juin au 1er juillet, à chaque fois en compagnie de son sister-ship Tramontane qui la remise en condition terminée lui redonne le pavillon de navire-amiral de la 7ème DTE.

La Tornade et La Tramontane sortent pour un entrainement commun du 5 au 12 juillet, jour de leur retour à Toulon, leurs chemins se séparant alors : La Tramontane va subir un grand carénage bien mérité alors que La Tornade va participer aux essais et à la remise en condition du Typhon.

Du 19 au 23 juillet, le torpilleur Tornade est à la mer pour participer aux essais du Typhon, les deux torpilleurs se ravitaillant à Toulon le 24 juillet avant de reprendre la mer pour la remise en condition du Typhon et ce du 25 juillet au 12 août, date à laquelle ils rentrent à Toulon.
Après une école à feux commune du 15 au 25 août, les torpilleurs Tornade et Typhon vont mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoint le 2 septembre par La Tramontane qui venait d’achever son grand carénage. Les trois torpilleurs sortent pour les essais du dernier torpilleur nommé du 2 au 5 septembre, se ravitaillent à Toulon le 6 septembre avant un stage de remise en condition du 7 au 21 septembre, date à laquelle la 7ème DTE rentre au complet à Toulon.

Du 21 au 29 septembre 1941, la 7ème DTE effectue un entrainement ASM avec les sous-marins Redoutable et Vengeur de la 7ème DSM.

Le 8 novembre 1941, la 1ère flottille de torpilleurs appareille pour un entrainement commun dans le Golfe du Lion en compagnie des cuirassés Provence et Lorraine, entrainement composé d’écoles à feux, de lancements de torpilles, d’entrainement à la défense aérienne à la mer, de combat antisurface. Les huit torpilleurs et les deux cuirassés rentrent à Toulon le 24 novembre.

Le 1er décembre 1941, la Tornade et ses compères Tramontane et Typhon quittent Toulon pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion. Après une école à feux du 1er au 8 décembre, les trois torpilleurs se ravitaillent à Toulon le 9 décembre, enchainant par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 10 au 15 décembre 1941.

Après une escale à Saint-Tropez du 16 au 20 décembre, la Tornade et ses deux compères de la 7ème DTE effectuent un entrainement à la lutte ASM contre des sous-marins de la 1ère DSM du 21 au 29 décembre, mouillant aux salins d’Hyères du 30 décembre 1941 au 3 janvier 1942.

Ils se ravitaillent à Toulon le 4 janvier avant de terminer ce long entrainement de division par un exercice de combat antisurface du 5 au 15 janvier 1942, date à laquelle les trois torpilleurs rentrent à Toulon pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’à la fin du mois.

Après une sortie d’essais et d’entrainement du 1er au 8 février, la Tornade, la Tramontane et Le Typhon se ravitaillent à Toulon le 9 février puis mettent cap sur Mers-el-Kébir où ils arrivent le lendemain 10 février pour participer à un entrainement commun avec les divisions de torpilleurs d’escadre de la 3ème FTE en l’occurence les 8ème DTE (Le Bordelais La Trombe L’Alcyon) et 9ème DTE (Basque et Forbin).

Quand la 7ème DTE arrive en Algérie, si la 8ème DTE est au complet, la 9ème DTE est réduite au seul Basque, son compère le Le Forbin étant en grand carénage à Toulon.

La 7ème DTE effectue un premier exercice commun avec la 8ème DTE et le TE Basque du 12 au 22 février, exercice composé d’écoles à feux, de lancements réels et simulés de torpilles, de tir sur cibles remorquées par des avions de l’aéronavale………. .  A l’issue de ce premier exercice, le Basque se ravitaille à Mers-El-Kébir puis rallie Toulon pour subir son grand carénage.

Pendant ce temps, la Tornade, le Typhon, la Tramontane et la 8ème DTE effectue une école à feux commune du 24 février au 2 mars, faisant ensuite à Alger du 3 au 8 mars, jour où le Forbin les rejoint après avoir réalisé ses essais à la mer.

Les torpilleurs d’escadre des 7ème et 8ème DTE vont ainsi participer à la remise en condition du Forbin en sortant du 9 au 21 mars, date à laquelle les sept torpilleurs reviennent à Mers-El-Kébir.

Après quelques jours de relâche, la Tornade et les six autres autres torpilleurs reprennent l’entrainement par une école à feux du 26 mars au 2 avril.

Après s’être ravitaillés à Mers-El-Kébir le 3 avril pour enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 4 au 10 avril puis après un nouveau ravitaillement à la base oranaise le 11 avril, d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 12 au 21 avril.

Le 22 avril, le torpilleur Basque est de retour à Mers-El-Kébir après avoir réalisé ses essais à la mer suite à son grand carénage. La Tornade, le Typhon, la Tramontane, le Bordelais, l’Alcyon, la Trombe et le Forbin vont participer à sa remise en condition du 23 avril au 8 mai, les huit torpilleurs faisant escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, effectuant le 22 mai une parade navale avant de se séparer, la 7ème DTE rentrant à Toulon, les 8ème et 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

La 7ème DTE sort à nouveau pour entrainement, effectuant une école à feux du 30 mai au 4 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 5 au 12 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 13 juin 1942.

La Tornade est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juin au 4 juillet 1942, sortant pour essais du 5 au 8 juillet et pour remise en condition du 10 au 25 juillet à chaque fois en compagnie du Typhon.

La Tornade participe ensuite aux essais (27 au 30 juillet) et à la remise en condition (1er au 15 août) du Tramontane, les deux torpilleurs d’escadre se ravitaillant à Toulon le 16 août avant de rallier les Salins d’Hyères.

Le 21 août, la Tornade et la Tramontane sont rejoints par le Typhon qui venait de réaliser ses essais à la mer. Les trois torpilleurs d’escadre sont à la mer du 22 août au 5 septembre, faisant escale à La Ciotat du 6 au 9 septembre avant de rentrer le lendemain 10 septembre 1942 à Toulon.

Victime d’une avarie mécanique, le torpilleur d’escadre Tornade est indisponible du 15 septembre au 7 octobre, sortant pour essais du 8 au 11 octobre et pour remise en condition du 13 au 21 octobre, à chaque fois en compagnie de ses deux compères de la 7ème DTE.

La Tornade et ses deux compères de la 7ème Division de Torpilleurs d’Escadre sortent le 28 octobre pour le dernier entrainement de division de l’année. Après une école à feux du 28 octobre au 4 novembre, les trois torpilleurs se ravitaillent à Toulon le 5 novembre avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 6 au 12 novembre, faisant escale à Port-Vendre du 13 au 17 novembre avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 18 au 28 novembre.

Après un ravitaillement à Toulon le 29 novembre, la Tornade, le Typhon et la Tramontane effectuent un entrainement à la lutte ASM contre des sous-marins de la 1ère DSM du 30 novembre au 5 décembre, mouillant en rade de Villefranche du 6 au 9 décembre, se ravitaillant à Toulon le 10 décembre avant d’effectuer un exercice de synthèse du 11 au 21 décembre, date du retour des trois torpilleurs d’escadre à Toulon.

Après une période d’entretien à flot du 22 décembre 1942 au 10 janvier 1943, les trois torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 11 au 14 janvier et pour remise en condition du 16 au 30 janvier 1943.

Le 8 février, la 7ème DTE appareille en compagnie de la 1ère DTE (Le Mars La Palme) et du Fortuné _placé hors rang_ , direction Mers-El-Kébir où ils arrivent le 9 février pour un exercice commun avec les 8ème et 9ème DTE.

Après une école à feux du 10 au 15 février, les torpilleurs se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 16 février avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 17 au 23 février puis après un nouveau ravitaillement le 24, les onze torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 25 février au 3 mars, faisant une escale commune en baie d’Ajaccio du 4 au 7 mars avant de rentrer dans leurs ports respectifs le 8 mars 1943.

La 7ème DTE sort du 13 au 21 mars, une sortie particulière puisque c’est la dernière de la division dans ce format, La Tramontane étant mise en position de complément le lendemain 22 mars 1943, prélude à son désarmement.

Les torpilleurs Tornade et Typhon effectuent un entrainement de division à partir du 30 mars quand ils quittent Toulon pour une école à feux du 30 mars au 5 avril, se ravitaillant à Toulon le 6 avril avant d’effectuer un entrainement à la défense aérienne du 7 au 15 avril. Après une escale à Nice du 16 au 20 avril , il exécutent un entrainement au combat antisurface du 21 au 29 avril, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 30 avril 1943.

Le 7 mai 1943, la 7ème DTE appareille en compagnie du cuirassé Lorraine. Après une école à feux commune du 7 au 13 mai, les torpilleurs se ravitaillent à Toulon le 14 mai avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 15 au 22 mai puis après un nouveau ravitaillement le 23 mai, le cuirassé et les torpilleurs d’escadre subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 24 mai au 2 juin, date à laquelle les trois navires rentrent à Toulon.

Après une ultime sortie à la mer en compagnie du Typhon du 8 au 13 juin, le torpilleur Tornade est placé en position de complément le 14 juin 1943, entrainant la dissolution de la 7ème DTE. Il passe au bassin (bassin Vauban n°6) du 22 au 30 juin 1943.

Le torpilleur d’escadre Tornade est officiellement désarmé le 5 juin 1943 et condamné le 6 juin 1943, devenant le Q-10.

L’ex-torpilleur est remorqué le 8 juin au cimetière naval du Bregaillon et y est toujours présent en septembre 1948.

11-Torpilleurs d’escadre (9)

La Tempête

Le torpilleur d'escadre La Tempête à la mer

Le torpilleur d’escadre La Tempête à la mer

-La Tempête est mise sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon sis à Nantes quartier Chantenay le 3 décembre 1923 lancé le 21 février 1925 et armé pour essais à Lorient le 20 septembre 1925.

L’entrée en armement définitif à lieu le 20 juillet 1926, la clôture d’armement est prononcée le 28 septembre 1926 et l’admission au service actif prononcée fin 1926, probablement le 24 décembre lors de l’arrivée du torpilleur à Toulon.

A son arrivée à Toulon, le torpilleur d’escadre Tempête est affecté à la 1ère escadrille (future division) de la 1ère flottille (future escadrille) en compagnie du Simoun, de l’Orage, du Bourrasque et de l’Ouragan.

Le 15 mai 1930 suite à la réorganisation de la 1ère flottille de torpilleurs, le Tempête est placé hors rang, prenant la tête de la 3ème escadrille composée des 7ème  (Le Mars La Railleuse La Palme Le Fortuné) et 11ème DT (L’Alcyon Bordelais Fougueux Frondeur). Il tiendra ce statut jusqu’au 27 septembre 1933 quand il remplace le Simoun au sein de la 5ème division.

Presque un an plus tard le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant comme échelons organiques que la flottille et la division. La 1ère flottille en Méditerranée est réduite à trois divisions, les 1ère, 3ème et 5ème DT. La Tempête est affectée au groupe de complément (car en grandes réparations à Bizerte) en compagnie des Tramontane, Trombe, Tornade Typhon La Railleuse et L’Alcyon.

Le 14 février 1936, la Tempête quitte le groupe de complément et relève le Simoun comme stationnaire à Tanger (Maroc espagnol), tenant ce poste jusqu’au mois de septembre quand le Simoun reprend sa place.

Le Tempête va rester jusqu’au déclenchement de la seconde guerre mondiale en Méditerranée, participant au contrôle naval et aux patrouilles menées par la Royale dans la région pour maintenir la liberté de navigation menacée aussi bien par les républicains que par les nationalistes.

Quand la seconde guerre mondiale éclate le 3 septembre 1939, la Tempête à été intégré à la 1ère DT de la 2ème escadre de la Flotte de la Méditerranée en compagnie des torpilleurs La Palme et Le Mars.

Comme ses deux sister-ships, le torpilleur La Tempête va participer durant la guerre de Pologne à des missions d’escorte de convois notamment entre la métropole et l’Afrique du Nord ou le Levant.

La Tempête quitte Toulon le 8 janvier en compagnie de ses deux compères de la 1ère DT, les torpilleurs La Palme et Le Mars pour un entrainement de division, les trois torpilleurs effectuant une école à feux du 8 au 18 janvier, faisant escale à Port La Nouvelle du 19 au 25 janvier, faisant ensuite un entrainement au combat antisurface du 26 janvier au 7 février  1940, date du retour de la division à Toulon.

Le 15 février 1940, la Tempête, la Palme et le Mars soit la 1ère DT au complet quittent Toulon pour un entrainement en compagnie du cuirassé Provence. Après une école à feux commune du 15 au 24 février, les torpilleurs se ravitaillent à Toulon le 25 février alors que le cuirassé reste en mer pour simuler un raider en maraude. Reprenant la mer le 26 février, les trois torpilleurs effectuent un combat antisurface en se servant du cuirassé comme plastron de luxe et ce du 26 février au 6 mars, les quatre navires rentrant à Toulon le lendemain.

Le 16 mars 1940, la 1ère DT sort pour un entrainement de division, effectuant un entrainement au combat antisurface du 16 au 24 mars, faisant escale à Sète du 25 au 30 mars avant une école à feux du 31 mars au 5 avril, rentrant à Toulon le lendemain.

Le 15 avril, la 1ère DT décidément fort active quitte Toulon pour un entrainement en compagnie du cuirassé Lorraine, sister-ship du Provence. Après une école à feux commune  du 15 au 25 avril, les quatre navires font escale à Villefranche sur Mer du 26 au 30 avril avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 1er au 8 mai, le cuirassé Lorraine lançant à plusieurs reprises son hydravion Loire 130 pour entrainer les canonniers antiaériens des torpilleurs et du cuirassé. Les quatre navires font ensuite escale à Nice du 9 au 14 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 15 mai 1940.

La Tempête sort à nouveau pour entrainement du 20 au 27 mai, accompagné de La Palme et du Mars, cet entrainement combinant école à feux, lancements de torpilles et tirs sur cible remorquée est suivie d’une escale à Port-Vendre du 28 mai au 2 juin, les trois torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 3 juin 1940.

La Tempête est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 4 au 25 juin, sortant pour essais du 26 au 29 juin et pour remise en condition du 1er au 16 juillet, à chaque fois en compagnie du Mars.

Il participe ensuite aux essais (18 au 20 juillet) et à la remise en condition (22 juillet au 7 août) du torpilleur d’escadre La Palme, les deux torpilleurs d’escadre participant ensuite aux essais (9 au 11 août) et à la remise en condition (13 août au 3 septembre) du Mars, les trois torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères du 4 au 8 septembre avant de rentrer à Toulon le 9 septembre 1940.

La grande réorganisation de septembre 1940 affecte la 1ère DT (comme les autres divisions de la 1ère FT) au groupement de ligne de la 2ème Escadre avec toujours Toulon comme port-base.

La Tempête, navire-amiral de la division sort en compagnie de La Palme et du Mars pour un entrainement de division du 12 septembre au 4 octobre avec écoles à feux, lancements simulés, entrainement au combat antisurface…….. .

Ils vont ensuite mouiller aux salins d’Hyères du 5 au 12 octobre, se ravitaillent à Toulon le 13 octobre avant une nouvelle phase d’entrainement du 14 au 22 octobre, date du retour de la division à Toulon.

Le 1er novembre 1940, les torpilleurs de la 1ère DT sortent pour entrainement en compagnie du cuirassé Provence. Après une école à feux commune du 1er au 7 novembre, les torpilleurs vont se ravitailler à Toulon le 8 novembre avant un entrainement au combat antisurface contre le cuirassé qui sert de plastron de luxe et ce du 9 au 17 novembre. Le cuirassé et les trois torpilleurs font escale à Nice du 18 au  21 novembre, à Bastia du 22 au 26 novembre avant de rentrer à Toulon le 28 novembre 1940.

Après une ultime école à feux du 5 au 12 décembre, le torpilleur d’escadre Tempête transmet le 13 décembre, son pavillon de navire-amiral de la 1ère DT au Mars puis débarque ses munitions et vidange ses soutes. Il est ainsi échoué au bassin Vauban n°6 du 15 décembre 1940 au 2 février 1941 pour une remise en état complète. Il reçoit également un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée

Armé pour essais le 7 février 1941, il sort pour essais du 7 au 9 février puis pour remise en condition du 11 au 18 février en compagnie du Mars. A l’issue de cette remise en condition, la Tempête redevient navire-amiral de la 1ère DT.

Le 22 février 1941, les torpilleurs de la 1ère FT quittent Toulon sauf La Palme en grand carénage soit un total de sept torpilleurs en l’occurence ceux de la 3ème DT, ceux de la 7ème Division de Torpilleurs (Tramontane Typhon Tornade) et de la 1ère DT (La Tempête Le Mars) pour un exercice commun avec les cuirassés de la 5ème DL, les vénérables Provence et Lorraine. Cet exercice se déroule jusqu’au 8 mars avec des écoles à feux, des lancements de torpilles, des manoeuvres anti-surfaces.

Après une école à feux du 12 au 19 mars 1941, le torpilleur d’escadre Tempête va participer aux essais (21 au 24 mars) et à la remise en condition (26 mars au 12 avril) du torpilleur La Palme qui sortait de son grand carénage, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le 13 avril 1941.

Les deux torpilleurs disponibles de la 1ère DT sortent pour entrainement du 18 au 24 avril, se ravitaillant à Toulon le 25 avril 1941 avant de rallier les salins d’Hyères. Le 30 avril, le torpilleur d’escadre Le Mars les rejoint pour ses essais à la mer et sa remise en condition, les trois torpilleurs étant ainsi à la mer pour essais (1er au 4 mai) et pour remise en condition (6 au 25 mai), les trois torpilleurs d’escadre rentrant à Toulon le 26 mai 1941.

La Tempête est indisponible pour entretien, modernisation (DCA avec l’embarquement de 4 canons de 37mm Schneider modèle 1941 en remplacement des pièces plus anciennes de 37mm et de 13.2mm) et permissions de l’équipage du 27 mai au 17 juin 1941, sortant pour essais du 18 au 20 juin et pour remise en condition du 22 juin au 8 juillet, à chaque fois en compagnie de son compère Le Mars.

La Tempête participe ensuite aux essais (10 au 13 juillet) et à la remise en condition (15 au 30 juillet) de La Palme, les deux torpilleurs d’escadre se ravitaillant le 31 juillet à Toulon avant de mouiller aux Salins d’Hyères.

Le 4 août, le torpilleur d’escadre Le Mars les y retrouve après ses essais à la mer, les trois torpilleurs de la 1ère DTE sortant pour la remise en condition du Mars du 5 au 22 août, les trois torpilleurs d’escadre faisant escale à Sète du 23 au 27 août avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le 7 septembre 1941, la 1ère DTE quitte Toulon pour entrainement de division au large de la Corse plus précisément entre Calvi et Propriano. Après une escale à Calvi du 8 au 11 septembre, les trois torpilleurs effectuent une école à feux du 12 au 17 septembre, date à laquelle ils rallient Ajaccio pour se ravitailler.
La Tempête et ses deux compères de la division effectuent ensuite du 21 au 28 septembre un entrainement au combat antisurface suivit du 30 septembre au 7 octobre par un entrainement à la défense aérienne à la mer où la DCA installée l’été précédent montre son efficacité aussi bien contre les hydravions Laté 298 basés à Aspretto que les bombardiers Léo 451 de l’armée de l’air basés à Calvi-Sainte Catherine.

Après une escale à Propriano du 8 au 12 octobre, les trois torpilleurs effectuent un exercice de synthèse du 13 au 21 octobre, rentrant à Toulon le lendemain 22 octobre 1941. Victime d’une avarie mécanique, le torpilleur d’escadre Tempête est indisponible du 23 au 30 octobre, sortant pour essais les 31 octobre et 1er novembre.

Le 8 novembre 1941, la 1ère flottille de torpilleurs appareille pour un entrainement commun dans le Golfe du Lion en compagnie de la 5ème DL (cuirassés Provence et Lorraine), entrainement composé d’écoles à feux, de lancements de torpilles, d’entrainement à la défense aérienne à la mer, de combat antisurface. Les huit torpilleurs et les deux cuirassés rentrent à Toulon le 24 novembre.

La Tempête effectue une ultime sortie du 30 novembre au 5 décembre en compagnie de ses deux compères de la 1ère DTE.

Le 6 décembre 1941, il transmet son pavillon de navire amiral au torpilleur La Palme puis est mis en position de complément le lendemain 7 décembre 1941. Il passe au bassin Vauban n°6 du 17 au 27 décembre pour préparer son désarmement.

Le torpilleur d’escadre La Tempête est officiellement désarmé le 28 décembre 1941 et condamné le 5 janvier 1942 sous le numéro Q-02.

Remorqué au cimetière naval du Bregaillon le 10 janvier 1942, il finit par couler par petits fonds au cours de la tempête du 7-8 janvier 1943 qui eut raison de l’Océan (ex-cuirassé Jean Bart classe Courbet) mais si l’ancien cuirassé fût démantelé, l’ex-torpilleur fût renfloué, sommairement réparé et remorqué au large de la presqu’ile de Gien pour servir de cible aux avions des escadrilles 8T (Lioré et Olivier Léo 456) et 6B (Bloch MB-175T), la coque de l’ancien torpilleur finissant par sombrer après une journée d’assaut le 8 mars 1943.

11-Torpilleurs d’escadre (8)

Le Siroco

Le torpilleur d'escadre Siroco à la mer

Le torpilleur d’escadre Siroco à la mer

-Le Siroco est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët sis à Saint-Nazaire. le 15 mars 1924 lancé le 3 octobre 1925 et armé pour essais le 21 juillet 1926. Il entre en armement définitif le 15 mai 1927, armé définitif le 1er juillet 1927 et le Siroco est admis au service actif le 5 février 1928.

A son admission au service actif, le Siroco est affecté à la 3ème flottille comme chef de flottille de deux escadrilles, la 5ème escadrille composée des Cyclone Mistral Simoun et la 7ème escadrille composée des Mars Le Fortuné La Railleuse et La Palme. Le Siroco reste chef de flottille (puis d’escadrille lors du changement de dénomination du 1er mars 1929) jusqu’au 30 mars 1930.

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons flottille et division, la 1ère flottille étant réduite à trois divisions (1ère, 3ème et 5ème DT), le Siroco appartenant toujours à la 5ème division avec le Cyclone et le Mistral.

En juillet 1935, la 5ème DT est transférée à la 2ème flottille dans l’Atlantique, devenant à cette occasion la 6ème DT avec toujours les mêmes membres à savoir le Cyclone, le Siroco et le Mistral.

La 6ème DT est engagée comme la majorité des navires de la marine nationale dans la guerre d’Espagne d’abord pour couvrir l’évacuation des ressortissants étrangers puis pour assurer un contrôle naval, contrôle qui se révélera bien vite illusoire, l’Allemagne, l’Italie et l’URSS étant juges et parties.

Quand éclate le second conflit mondial, le Siroco appartient toujours à la 6ème DT de la 2ème flottille intégrée à la 1ère escadre de la Flotte de l’Atlantique. Le dispositif de guerre voit la mise en place d’une Force de Raid et des Forces Maritimes de l’Ouest (FMO) composées essentiellement par les torpilleurs d’escadre pour des missions d’escorte entre Brest, Le Verdon, Gibraltar et Casablanca.

La 6ème Division de Torpilleurs (6ème DT) commence l’année 1940 par un traditionnel entrainement de division qui occupe les trois navires du 6 au 25 janvier avant une série d’escales  (Royan du 26 au 31 janvier, à Bordeaux du 2 au 7 février et à Biaritz du 8 au 12 février) et une nouvelle phase d’entrainement du 13 au 27 février, la 6ème DT rentrant à Brest le lendemain.

Le Siroco, le Cyclone et le Mistral sont en entretien à flot du 29 février au 17 mars, sortant pour essais du 18 au 20 mars puis pour remise en condition du 22 mars au 2 avril, date à laquelle ils rallient Cherbourg. Ils vont manoeuvrer avec la 11ème DT du 4 avril au 12 mai, faisant escale à Cherbourg du 13 au 20 mai avant de rentrer à Brest le 22 mai à l’aube.

Le 31 mai 1940, les torpilleurs Siroco, Cyclone et Mistral sortent pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement qui occupe la division du 31 mai au 25 juin, rentrant à Brest le lendemain.

Le Siroco effectue une école à feux du 1er au 9 juillet, rentrant à Brest le lendemain 10 juillet. Il participe ensuite aux essais (13 au 15 juillet) et à la remise en condition (17 au 27 juillet) du Cyclone qui venait de connaître une période d’indisponibilité estivale.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juillet au 13 août, sortant pour essais (14 au 17 août) et pour remise en condition (19 août au 1er septembre) en compagnie de ses compères Cyclone et Mistral.

Le 12 septembre 1940, la 6ème DT quitte Brest pour un entrainement de division qui occupe les torpilleurs Siroco, Mistral et Cyclone du 12 septembre au 20 octobre 1940, ralliant Brest le lendemain.

Alors que le Cyclone est indisponible suite à une avarie mécanique, le Siroco et le Mistral sortent pour une école à feux du 28 octobre au 4 novembre, faisant escale à Lorient du 5 au 11 novembre puis à Quiberon du 12 au 15 novembre, rentrant le lendemain 16 novembre à Brest.

Le 23 novembre 1940, la 6ème DT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement qui les occupent du 24 novembre au 12 décembre. Le Siroco et ses compères font escale à Nantes du 13 au 18 décembre avant de rallier Brest le 21 à l’aube.

Le 24 janvier,  le Siroco et le Mistral sortent pour entrainement, effectuant une école à feux du 24 au 31 janvier, font escale à Saint-Nazaire du 1er au 4 février avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 5 au 17 février, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 18 février 1941.  Le Siroco et le Mistral décidément inséparables sortent à nouveau pour entrainement du 24 au 28 février, rentrant à Brest le lendemain 1er mars 1941.

Du 3 mars au 12 avril 1941, le Siroco est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Brest (dit aussi bassin Tourville) pour une remise en état complète et une modernisation de sa DCA avec deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40. Il reçoit également un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée

Armé pour essais le 22 avril, il sort en mer pour ses essais réglementaires du 23 au 27 avril puis pour sa remise en condition du 29 avril au 12 mai à chaque fois en compagnie du Cyclone, les deux torpilleurs faisant escale à Saint-Malo du 13 au 17 mai avant de rentrer le 18 mai à Brest.

Le 28 mai, le Siroco et le Cyclone quittent Brest pour participer aux essais et à la remise en condition du Mistral. Les trois contre-torpilleurs sont à  la mer pour les essais réglementaires du 29 mai au 1er juin puis pour remise en condition du 3 au 17 juin, les trois torpilleurs faisant escale à La Pallice du 18 au 21 juin avant de rallier Brest le lendemain 22 juin 1941.

Alors que le Cyclone est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, le Siroco et le Mistral sortent ensemble pour une école à feux du 27 juin au 6 juillet, faisant escale à Lorient du 7 au 10 juillet avant de rentrer à Brest le lendemain 11 juillet  1941.

Le Siroco est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juillet au 4 août, recevant à cette occasion deux canons de 37mm Schneider en remplacement des Hotchkiss qui sont cependant conservés à bord pour un éventuel renforcement de la DCA.

Le Siroco sort pour essais (5 au 8 août) et pour remise en condition (9 au 25 août) à chaque fois en compagnie du Cyclone, les deux torpilleurs de la 6ème DTE participant ensuite aux essais (27 au 30 août) et à la remise en condition (1er au 14 septembre) du Mistral, les trois torpilleurs allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez après un crochet par la base navale pour se ravitailler.

Le 21 septembre, la 6ème DTE quitte la baie de Douarnenez pour retrouver au large d’Ouessant le cuirassé Paris (classe Courbet) pour un entrainement commun du 21 septembre au 6 octobre, la division ralliant Brest le 13 après une escale à La Rochelle du 7 au 11 octobre.

Le 22 octobre 1941, le Siroco et les deux autres torpilleurs d’escadre de la 6ème DTE quittent Brest pour un entrainement commun avec la 5ème DTE (Brestois Foudroyant Boulonnais) dans le Golfe de Gascogne du 22 octobre au 27 novembre, les six torpilleurs d’escadre faisant escale à Lorient du 28 novembre au 1er décembre, rentrant à Brest le lendemain 2 décembre 1941.

Le Siroco et le Mistral effectuent un entrainement ASM du 10 au 17 décembre contre le sous-marin Pascal. Après un ravitaillement le 18 décembre, les trois torpilleurs de la 6ème DTE effectuent un entrainement commun du 19 au 30 décembre 1941, date de leur retour à Brest au quai des flottilles.

Le Siroco commence l’année 1942 par un entrainement de division en compagnie du Cyclone et du Mistral. Les trois torpilleurs de la 6ème DTE s’entrainant du 15 janvier au 16 février 1942. le Siroco et ses deux compères de la 6ème DTE participent ensuite à un entrainement de flottille et ce du 26 février au 30 mars 1942, rentrant le lendemain 31 mars à Brest.

Le Siroco participe ensuite à un nouvel entrainement de division en compagnie du Cyclone et du Mistral, les trois navires de la 6ème DTE étant absents de Brest du 10 avril au 28 mai, l’exercice s’achève le 22 mai, les trois torpilleurs retardant leur retour à Brest jusqu’au 28 mai pour une escale à Saint-Malo du 23 au 27 mai 1942.

Le Siroco sort pour une école à feux du 5 au 15 juin, participant ensuite aux essais (19 au 21 juin) et à la remise en condition (23 juin au 8 juillet) du Cyclone qui venait de connaître sa traditionnelle période d’indisponibilité estivale.

Le Siroco est à son tour indisponible du 10 au 31 juillet pour entretien et permissions de l’équipage, sortant pour essais (1er au 4 août) et pour remise en condition (6 au 21 août) à chaque fois en compagnie de ses sister-ships Cyclone et Mistral.

Le Siroco et le Mistral sortent pour entrainement du 12 au 21 septembre et du 27 septembre au 2 octobre, ces deux cycles d’entrainement étant séparés par une escale à Lorient du 22 au 26 septembre, les deux navires rentrant à Brest le 3 octobre 1942. Le Siroco et le Mistral participent du 6 au 20 octobre à la remise en condition du Cyclone qui venait de connaître une période d’indisponibilité suite à une avarie de turbine.

L’entrainement de division à finalement lieu avec plus d’un mois et demi de retard, la 6ème DTE manœuvrant du 27 octobre au 24 novembre 1942.

Le Siroco sort pour entrainement en solitaire au profit de ses nouveaux membres d’équipage du  30 novembre au 7 décembre, retrouvant ensuite à la mer le Cyclone et le Mistral pour un exercice commun et ce du 9 au 20 décembre, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 21 décembre 1942.

Le Siroco, le Mistral et le Cyclone quittent Brest le 5 janvier 1943 pour le dernier entrainement de division de la 6ème DTE qui à lieu du 5 janvier au 20 février dans le Golfe de Gascogne, au large du Maroc et de Dakar. La 6ème DTE quitte Dakar le 23 février, relâche à Casablanca du 27 février au 1er mars avant de rallier Brest le 4 mars 1943.

La 6ème DTE effectue une ultime sortie à la mer du 12 au 21 mars avant que le Mistral et le Siroco ne soient mis en position de complément respectivement les 23 et 24 mars.

Le Siroco est échoué au bassin Tourville du 31 mars au 10 avril pour préparer son désarmement en obturant les prises d’eau, en débarquant l’armement (4 canons de 130mm, les canons de DCA, les affûts lance-torpilles……….) et l’électronique.
Le torpilleur d’escadre Siroco est officiellement désarmé le 11 avril 1943. Il est Condamné le 12 avril 1943 sous le numéro Q-08.

Remorqué à Landevennec le 22 avril 1943, il va y rester jusqu’au 10 avril 1946. Ce jour là, il est remorqué en mer d’Iroise au large d’Ouessant.

Le 12 avril 1946, il sert de cible aux avions du porte-avions Painlevé et des destroyers et sous-marins britanniques, coulant après avoir encaissé au moins une demi-douzaine de bombes et probablement trois ou quatre torpilles.

Le Siroco

-Le Siroco est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët sis à Saint Nazaire. le 15 mars 1924 lancé le 3 octobre 1925 et armé pour essais le 21 juillet 1926. Il entre en armement définitif le 15 mai 1927, armé définitif le 1er juillet 1927 et le Siroco est admis au service actif le 5 février 1928.

A son admission au service actif, le Siroco est affecté à la 3ème flottille comme chef de flottille de deux escadrilles, la 5ème escadrille composée des Cyclone Mistral Simoun et la 7ème escadrille composée des Mars Le Fortuné La Railleuse et La Palme. Le Siroco reste chef de flottille (puis d’escadrille lors du changement de dénomination du 1er mars 1929) jusqu’au 30 mars 1930.

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons flottille et division, la 1ère flottille étant réduite à trois divisions (1ère, 3ème et 5ème DT), le Siroco appartenant toujours à la 5ème division avec le Cyclone et le Mistral.

En juillet 1935, la 5ème DT est transférée à la 2ème flottille dans l’Atlantique, devenant à cette occasion la 6ème DT avec toujours les mêmes membres à savoir le Cyclone, le Siroco et le Mistral.

La 6ème DT est engagée comme la majorité des navires de la marine nationale dans la guerre d’Espagne d’abord pour couvrir l’évacuation des ressortissants étrangers puis pour assurer un contrôle naval, contrôle qui se révélera bien vite illusoire, l’Allemagne, l’Italie et l’URSS étant juges et parties.

Quand éclate le second conflit mondial, le Siroco appartient toujours à la 6ème DT de la 2ème flottille intégrée à la 1ère escadre de la Flotte de l’Atlantique. Le dispositif de guerre voit la mise en place d’une Force de Raid et des Forces Maritimes de l’Ouest (FMO) composées essentiellement par les torpilleurs d’escadre pour des missions d’escorte entre Brest, Le Verdon, Gibraltar et Casablanca.

La 6ème Division de Torpilleurs (6ème DT) commence l’année 1940 par un traditionnel entrainement de division qui occupe les trois navires du 6 au 25 janvier avant une série d’escales (Royan du 26 au 31 janvier, à Bordeaux du 2 au 7 février et à Biaritz du 8 au 12 février) et une nouvelle phase d’entrainement du 13 au 27 février, la 6ème DT rentrant à Brest le lendemain.

Le Siroco, le Cyclone et le Mistral sont en entretien à flot du 29 février au 17 mars, sortant pour essais du 18 au 20 mars puis pour remise en condition du 22 mars au 2 avril, date à laquelle ils rallient Cherbourg. Ils vont manoeuvrer avec la 11ème DT du 4 avril au 12 mai, faisant escale à Cherbourg du 13 au 20 mai avant de rentrer à Brest le 22 mai à l’aube.

Le 31 mai 1940, les torpilleurs Siroco, Cyclone et Mistral sortent pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement qui occupe la division du 31 mai au 25 juin, rentrant à Brest le lendemain.

Le Siroco effectue une école à feux du 1er au 9 juillet, rentrant à Brest le lendemain 10 juillet. Il participe ensuite aux essais (13 au 15 juillet) et à la remise en condition (17 au 27 juillet) du Cyclone qui venait de connaître une période d’indisponibilité estivale.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juillet au 13 août, sortant pour essais (14 au 17 août) et pour remise en condition (19 août au 1er septembre) en compagnie de ses compères Cyclone et Mistral.

Le 12 septembre 1940, la 6ème DT quitte Brest pour un entrainement de division qui occupe les torpilleurs Siroco, Mistral et Cyclone du 12 septembre au 20 octobre 1940, ralliant Brest le lendemain.

Alors que le Cyclone est indisponible suite à une avarie mécanique, le Siroco et le Mistral sortent pour une école à feux du 28 octobre au 4 novembre, faisant escale à Lorient du 5 au 11 novembre puis à Quiberon du 12 au 15 novembre, rentrant le lendemain 16 novembre à Brest.

Le 23 novembre 1940, la 6ème DT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement qui les occupent du 24 novembre au 12 décembre. Le Siroco et ses compères font escale à Nantes du 13 au 18 décembre avant de rallier Brest le 21 à l’aube.

Le 24 janvier, le Siroco et le Mistral sortent pour entrainement, effectuant une école à feux du 24 au 31 janvier, font escale à Saint Nazaire du 1er au 4 février avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 5 au 17 février, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 18 février 1941. Le Siroco et le Mistral décidément inséparables sortent à nouveau pour entrainement du 24 au 28 février, rentrant à Brest le lendemain 1er mars 1941.

Du 3 mars au 12 avril 1941, le Siroco est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Brest (dit aussi bassin Tourville) pour une remise en état complète et une modernisation de sa DCA avec deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40. Il reçoit également un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée

Armé pour essais le 22 avril, il sort en mer pour ses essais réglementaires du 23 au 27 avril puis pour sa remise en condition du 29 avril au 12 mai à chaque fois en compagnie du Cyclone, les deux torpilleurs faisant escale à Saint Malo du 13 au 17 mai avant de rentrer le 18 mai à Brest.

Le 28 mai, le Siroco et le Cyclone quittent Brest pour participer aux essais et à la remise en condition du Mistral. Les trois contre-torpilleurs sont à la mer pour les essais réglementaires du 29 mai au 1er juin puis pour remise en condition du 3 au 17 juin, les trois torpilleurs faisant escale à La Pallice du 18 au 21 juin avant de rallier Brest le lendemain 22 juin 1941.

Alors que le Cyclone est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, le Siroco et le Mistral sortent ensemble pour une école à feux du 27 juin au 6 juillet, faisant escale à Lorient du 7 au 10 juillet avant de rentrer à Brest le lendemain 11 juillet 1941.

Le Siroco est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juillet au 4 août, recevant à cette occasion deux canons de 37mm Schneider en remplacement des Hotchkiss qui sont cependant conservés à bord pour un éventuel renforcement de la DCA.

Le Siroco sort pour essais (5 au 8 août) et pour remise en condition (9 au 25 août) à chaque fois en compagnie du Cyclone, les deux torpilleurs de la 6ème DTE participant ensuite aux essais (27 au 30 août) et à la remise en condition (1er au 14 septembre) du Mistral, les trois torpilleurs allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez après un crochet par la base navale pour se ravitailler.

Le 21 septembre, la 6ème DTE quitte la baie de Douarnenez pour retrouver au large d’Ouessant le cuirassé Paris (classe Courbet) pour un entrainement commun du 21 septembre au 6 octobre, la division ralliant Brest le 13 après une escale à La Rochelle du 7 au 11 octobre.

Le 22 octobre 1941, le Siroco et les deux autres torpilleurs d’escadre de la 6ème DTE quittent Brest pour un entrainement commun avec la 5ème DTE (Brestois Foudroyant Boulonnais) dans le Golfe de Gascogne du 22 octobre au 27 novembre, les six torpilleurs d’escadre faisant escale à Lorient du 28 novembre au 1er décembre, rentrant à Brest le lendemain 2 décembre 1941.

Le Siroco et le Mistral effectuent un entrainement ASM du 10 au 17 décembre contre le sous-marin Pascal. Après un ravitaillement le 18 décembre, les trois torpilleurs de la 6ème DTE effectuent un entrainement commun du 19 au 30 décembre 1941, date de leur retour à Brest au quai des flottilles.

Le Siroco commence l’année 1942 par un entrainement de division en compagnie du Cyclone et du Mistral. Les trois torpilleurs de la 6ème DTE s’entrainant du 15 janvier au 16 février 1942. le Siroco et ses deux compères de la 6ème DTE participent ensuite à un entrainement de flottille et ce du 26 février au 30 mars 1942, rentrant le lendemain 31 mars à Brest.

Le Siroco participe ensuite à un nouvel entrainement de division en compagnie du Cyclone et du Mistral, les trois navires de la 6ème DTE étant absents de Brest du 10 avril au 28 mai, l’exercice s’achève le 22 mai, les trois torpilleurs retardant leur retour à Brest jusqu’au 28 mai pour une escale à Saint Malo du 23 au 27 mai 1942.

Le Siroco sort pour une école à feux du 5 au 15 juin, participant ensuite aux essais (19 au 21 juin) et à la remise en condition (23 juin au 8 juillet) du Cyclone qui venait de connaître sa traditionnelle période d’indisponibilité estivale.

Le Siroco est à son tour indisponible du 10 au 31 juillet pour entretien et permissions de l’équipage, sortant pour essais (1er au 4 août) et pour remise en condition (6 au 21 août) à chaque fois en compagnie de ses sister-ships Cyclone et Mistral.

Le Siroco et le Mistral sortent pour entrainement du 12 au 21 septembre et du 27 septembre au 2 octobre, ces deux cycles d’entrainement étant séparés par une escale à Lorient du 22 au 26 septembre, les deux navires rentrant à Brest le 3 octobre 1942. Le Siroco et le Mistral participent du 6 au 20 octobre à la remise en condition du Cyclone qui venait de connaître une période d’indisponibilité suite à une avarie de turbine.

L’entrainement de division à finalement lieu avec plus d’un mois et demi de retard, la 6ème DTE manoeuvrant du 27 octobre au 24 novembre 1942.

Le Siroco sort pour entrainement en solitaire au profit de ses nouveaux membres d’équipage du 30 novembre au 7 décembre, retrouvant ensuite à la mer le Cyclone et le Mistral pour un exercice commun et ce du 9 au 20 décembre, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 21 décembre 1942.

Le Siroco, le Mistral et le Cyclone quittent Brest le 5 janvier 1943 pour le dernier entrainement de division de la 6ème DTE qui à lieu du 5 janvier au 20 février dans le Golfe de Gascogne, au large du Maroc et de Dakar. La 6ème DTE quitte Dakar le 23 février, relache à Casablanca du 27 février au 1er mars avant de rallier Brest le 4 mars 1943.

La 6ème DTE effectue une ultime sortie à la mer du 12 au 21 mars avant que le Mistral et le Siroco ne soient mis en position de complément respectivement les 23 et 24 mars.

Le Siroco est échoué au bassin Tourville du 31 mars au 10 avril pour préparer son désarmement en obturant les prises d’eau, en débarquant l’armement (4 canons de 130mm, les canons de DCA, les affûts lance-torpilles……….) et l’électronique.

Le torpilleur d’escadre Siroco est officiellement désarmé le 11 avril 1943. Il est Condamné le 12 avril 1943 sous le numéro Q-08.

Remorqué à Landevennec le 22 avril 1943, il va y rester jusqu’au 10 avril 1946. Ce jour là, il est remorqué en mer d’Iroise au large d’Ouessant.

Le 12 avril 1946, il sert de cible aux avions du porte-avions Painlevé et des destroyers et sous-marins britanniques, coulant après avoir encaissé au moins une demi-douzaine de bombes et probablement trois ou quatre torpilles.

11-Torpilleurs d’escadre (7)

Le Simoun

Le torpilleur d'escadre Simoun

Le torpilleur d’escadre Simoun

-Le Simoun est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët sis à Saint-Nazaire le 8 août 1923 lancé le 3 juin 1924 et armé pour essais le 1er juin 1925.

Il entre en armement pour essais le 1er janvier 1926 (essais réalisés à Lorient), la clôture d’armement étant prononcée le 29 avril 1926. Le Simoun est admis au service actif en décembre 1926.

Le torpilleur est alors affecté à la 1ère escadrille de la 1ère flottille de torpilleurs, intégrée à la 1ère escadre (Méditerranée) et ce jusqu’au 31 janvier 1928 quand il sera affecté à la 5ème escadrille de la 3ème flottille en compagnie du Cyclone et du Mistral.

A partir du 1er novembre 1930, la 5ème division (ex-escadrille) de torpilleurs (Cyclone, Siroco et Simoun) est affectée à la 1ère escadrille (ex-flottille) de la flottille de torpilleurs de la Méditerranée.

Le 11 août 1933, le Simoun est remplacé dans sa division par le torpilleur Tempête et placé en position de complément, la marine connaissant à l’époque des difficultés à armer tous ses navires.

De juillet 1935 à février 1936, le Simoun est placé hors rang et détaché à Tanger comme stationnaire, alors relevé par la Tempête le temps de travaux à Toulon avant de reprendre sa place en septembre 1936. Entre-temps, la guerre d’Espagne avait éclaté et le torpilleur est chargé du contrôle navale notamment de la surveillance des enclaves de Ceuta et de Melilla raliées au camp nationaliste.

Le 1er avril 1937, il redevient un torpilleur comme un autre en étant intégré à la 3ème division de la 1ère flottille en compagnie des torpilleurs Le Fortuné et La Railleuse. Il est toujours engagé dans la guerre d’Espagne jusqu’à la fin du conflit en avril 1939.

Quand éclate la seconde guerre mondiale, le torpilleur d’escadre Simoun est intégré à la Flotte de la Méditerranée, plus précisément à la 2ème escadre, formant avec les torpilleurs La Fortuné et La Railleuse la 3ème division de torpilleurs.

La 3ème DT participe jusqu’à la fin de la guerre de Pologne à des escortes de convois entre Afrique du Nord et Métropole sans parler de différents exercices.

Le Simoun commence l’année par un entrainement de division en compagnie de ses compères Le Fortuné et La Railleuse. Il quitte Toulon le 7 janvier, faisant une école à feux du 7 au 15 janvier puis après une escale à Ajaccio du 16 au 21 janvier, effectuant un entrainement au combat antisurface du 22 janvier au 2 février, effectuant ensuite une escale à Alger du 3 au 7 février avant de rentrer à Toulon le 8 février 1940.

Le 9 février 1940, la marine décide de redéployer la 3ème DT à Casablanca. Les trois torpilleurs quittent Toulon le 11 février et rallient le Maroc le 14 février. Ils effectuent un exercice antisurface du 15 au 20 février, rentrant le lendemain à Casablanca le 21 février 1940.

Le 23 février 1940, le torpilleur La Railleuse est détruit à Casablanca par l’explosion d’une de ces torpilles. La 3ème DT est ainsi réduite aux seuls torpilleurs Le Fortuné et le Simoun.

La division réduite donc à deux navires reste déployée à Casablanca. Le Simoun et le Fortuné quittent le port marocain le 2 mars pour une école à feux du 2 au 10 mars, faisant escale à Rabat du 11 au 15 mars, effectuant un entrainement au combat antisurface du 16 au 24 mars, rentrant à Casablanca le 1er avril après une escale à Port-Etienne du 25 au 28 mars.

Les deux torpilleurs d’escadre sont en entretien à flot du 2 au 16 avril, sortant pour essais du 17 au 20 avril et pour remise en condition du 22 avril au 2 mai, date à laquelle ils rentrent à Casablanca.

Le Simoun et Le Fortuné quittent Casablanca le 8 mai 1940 en escorte d’un convoi en direction de Brest, convoi de quatre cargos qui transportent du matériel militaire et des troupes nord-africaine en direction de la métropole.

Le convoi prit dans une tempête doit se réfugier dans l’estuaire de la Garonne le 11 mai le temps que les éléments se calment. Les deux torpilleurs ont subit quelques dégâts mais cela ne les empêchent pas de reprendre la mer le 15 mai en direction de Brest où ils arrivent le 17 mai.

Le temps que les cargos déchargent, les deux torpilleurs sont confiés aux bons soins des ouvriers de l’Arsenal . Les deux torpilleurs quittent Brest le 22 mai, laissant les cargos rendus à leurs armateurs à leur sort pour rentrer à Casablanca le 26 mai au matin.
Après une école commune avec son compère Le Fortuné du 1er au 8 juin, le Simoun est indisponible pour permissions de l’équipage du 9 au 24 juin, sortant pour essais du 25 au 28 juin et pour remise en condition du 30 juin au 8 juillet. Il participe ensuite aux essais (10 au 13 juillet) et à la remise en condition (15 au 24 juillet) du Fortuné.

Le 2 août 1940, la 3ème DT quitte Casablanca pour un entrainement de division dans l’Atlantique, effectuant une école à feux du 2 au 10 août, faisant escale à Mogador du 11 au 15 août avant un entrainement au combat antisurface du 16 au 23 août, rentrant à Casablanca le 25 août 1940.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la composition de la 3ème DT qui est désormais intégrée à la 1ère flottille de torpilleurs, elle même dépendant du groupement de Ligne de la 2ème Escadre avec Toulon comme port base.

Le 2 septembre 1940, le Simoun et le Fortuné quittent Casablanca, se ravitaillent à Oran le 4 septembre puis rallient Toulon le 5 septembre. Ils effectuent ensuite une sortie d’entrainement du 7 au 13 septembre pour prendre leurs marques, rentrant à Toulon le lendemain 14 septembre.

Le 15 septembre 1940, le Simoun est échoué dans le bassin Vauban n°6 pour une remise en état complète  jusqu’au 30 octobre quand il est remis à flot. Armé pour essais le 8 novembre, Le Simoun sort pour essais du 9 au 12  puis après une escale à Bastia du 13 au 16 novembre, enchaine par  sa remise en condition du 17 au 30 novembre, date à laquelle il rentre à Toulon.

Après une école à feux du 9 au 18 décembre, le Simoun se ravitaille à Toulon le 19 décembre avant d’aller mouiller à partir du 20 décembre aux salins d’Hyères. Le 25 décembre, le Fortuné le rejoint après ses essais post-carénage. Le Simoun participe à la remise en condition de son compère de la 3ème DT du 26 décembre 1940 au 12 janvier 1941, date de leur retour commun à  Toulon.

La 3ème DT sortent pour un entrainement de division à partir du 20 janvier. Après une école à feux du 20 au 28, les deux torpilleurs Le Simoun et Le Fortuné se ravitaillant à Toulon le 29 janvier avant de mouiller aux salins d’Hyères du 30 janvier au 7 février, faisant ensuite un entrainement au combat antisurface du 8 au 15 février, date de leur retour à Toulon.

Le 22 février 1941, les torpilleurs de la 1ère FT quittent Toulon sauf La Palme en grand carénage soit un total de sept torpilleurs en l’occurence ceux de la 3ème DT et ceux de la 7ème Division de Torpilleurs (Tramontane Typhon Tornade) pour un exercice commun avec les cuirassés de la 5ème DL, les vénérables Provence et Lorraine. Cet exercice se déroule jusqu’au 8 mars avec des écoles à feux, des lancements de torpilles, des manoeuvres anti-surfaces.

Le Simoun et le Fortuné sortent pour un nouvel entrainement à partir du 15 mars quand les deux torpilleurs appareillent en compagnie des trois torpilleurs de la 7ème DT. Les deux divisions effectuent une école à feux du 15 au 22 mars avant de se ravitailler à Toulon le 23 puis d’aller mouiller aux Salins d’Hyères du 24 mars au 1er avril, sortant pour un entrainement antisurface du 2 au 12 avril, date à laquelle les cinq torpilleurs rentrent à Toulon.

Le 21 avril 1941, le Simoun et le Fortuné quittent Toulon pour un exercice commun avec le cuirassé Lorraine. Après un entrainement à l’évolution en temps de guerre du 21 au 24 avril, les deux torpilleurs vont se ravitailler à Toulon le 25 avril, retrouvant le cuirassé aux salins d’Hyères pour une période d’exercices au mouillage du 26 avril au 2 mai.

Les trois navires sont à nouveau à la mer pour une école à feux du 3 au 15 mai. Après un nouveau ravitaillement à Toulon le 16, les trois navires effectuent un ultime exercice du 17 au 24 mai, rentrant à Toulon le lendemain.
Le Simoun est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 mai au 16 juin 1941, cette période d’immobilisation étant l’occasion de moderniser la DCA, les deux canons de 37mm modèle 1925 et les quatre mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 étant remplacés par quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples.

Il sort pour essais du 17 au 20 juin puis pour remise en condition du 22 juin au 6 juillet 1941. Le Simoun sort ensuite pour les essais (9 au 12 juillet) et pour la remise en condition (14 au 30 juillet) du Fortuné.

Le 8 août 1941, les torpilleurs de la 3ème DTE sortent pour un exercice en compagnie du cuirassé Provence. Après un exercice d’entrainement à la navigation du 8 au 11 août, les trois navires effectuent une école à feux du 12 au 20 août avant que les torpilleurs ne se ravitaillent à Toulon le 21 août. Les deux torpilleurs d’escadre effectuent un entrainement au combat antisurface avec et contre le cuirassé Provence et ce du 22 août au 2 septembre quand les trois navires se ravitaillent à Toulon.

Ils reprennent la mer le lendemain 3 septembre, retrouvant en haute mer le Lorraine pour une école à feux du 4 au 11 septembre puis pour un entrainement au combat antisurface du 13 au 25 septembre, les deux cuirassés et les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 26 au 30 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Les deux torpilleurs de la 3ème DTE effectuent une période d’entretien à flot du 2 au 15 octobre, sortant pour essais du 16 au 19 octobre puis pour remise en condition du 21 octobre au 1er novembre date de leur retour à Toulon.

Le 8 novembre 1941, la 1ère flottille de torpilleurs appareille pour un entrainement commun dans le Golfe du Lion en compagnie de la 5ème DL (cuirassés Provence et Lorraine), entrainement composé d’écoles à feux, de lancements de torpilles, d’entrainement à la défense aérienne à la mer, de combat antisurface. Les huit torpilleurs et les deux cuirassés rentrent à Toulon le 24 novembre.

Le Simoun et Le Fortuné effectuent une dernière sortie du 1er au 9 décembre pour entrainement, mouillant aux salins d’Hyères du 10 au 15 décembre avant de rentrer à Toulon le 16 décembre 1941.

Le Simoun est placé en position de complément le 17 décembre 1941 ce qui entraine la dissolution de la 3ème DTE, le torpilleur d’escadre Le Fortuné étant placé hors rang au sein de la 1ère FT.

Le Simoun passe au bassin Vauban n°6 du 1er au 8 janvier 1942 pour préparer son désarmement, les prises d’eau étant bouchées, l’artillerie et l’électronique débarquée……….. .

Le torpilleur d’escadre Simoun est officiellement désarmé le 9 janvier 1942 et condamné le lendemain 10 janvier sous le numéro Q-03.

Le 15 janvier 1942, il est remorqué au cimetière naval du Bregaillon pour y être stocké, le navire y resta  deux ans jusqu’au 21 mars 1944.

Ce jour il sert de cible aux avions du porte-avions Joffre, encaissant deux torpilles de 400mm et quatre bombes de 250kg des LN-401 et des Laté 299 du porte-avions de la 2ème Escadre avant de sombrer à 50 miles au sud-est de Toulon.

11-Torpilleurs d’escadre (6)

L’Ouragan

Le torpilleur d'escadre L'Ouragan

Le torpilleur d’escadre L’Ouragan

-L’Ouragan est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) installés à Caen le 7 septembre 1923 lancé le 6 décembre 1924 et armé pour essais le 1er décembre 1925.

Il entre en armement pour essais le 1er octobre 1926, la clôture d’armement est prononcée le 19 janvier 1927 et l’Ouragan est admis au service actif le 15 septembre 1927.

A son admission au service actif, l’Ouragan est affecté à la 1ère escadre (Méditerranée) et plus précisément au sein de la 1ère escadrille de la 1ère flottille, escadrille composée des torpilleurs Tempête Simoun Orage Bourrasque et Ouragan. L’Ouragan reste dans cette unité jusqu’au 31 octobre 1930.

Le 1er mars 1929, le terme escadrille est remplacé par le terme Division et le terme flottille devient Escadrille ce qui ne change pas grand chose à la position de l’Ouragan qui est toujours dans la même division et dans la même escadrille.

Du 1er novembre 1930 au 31 août 1932, l’Ouragan est affecté au groupe de complément de la flottille des torpilleurs de la 1ère escadre en compagnie des Bourrasque et Orage. Cette première division est affectée au secteur de Brest en remplacement des torpilleurs plus anciens notamment les «japonais».

Le 1er octobre 1934, la 1ère DT retrouve à l’escadre et devient à cette occasion la 2ème DT avec pour un temps L’Adroit, l’Orage, l’Ouragan et le Bourrasque mais le 1er septembre 1935, ces navires sont affectés au groupe de complément.

Peu verni, l’Ouragan est endommagé à plusieurs reprise, encastrant le quai Noël le 29 juin 1932 et étant en réparations à Toulon jusqu’à la fin du mois de septembre. Un an plus tard, le 27 octobre, il aborde l’Orage  au cours d’un exercice de nuit ce qui impose des réparations à Cherbourg jusqu’en juillet 1934 et en janvier 1935, il est endommagé par une de ses propres torpilles.

A partir du 15 août 1936, les unités du groupe de complément sont endivisionnés, l’Ouragan formant la 4ème division de torpilleurs (4ème DT) avec le Bourrasque et l’Orage, cette division étant déployée en Méditerranée de mars 1938 à avril 1939 quand la fin du conflit permet aux trois torpilleurs de rentrer à Brest.

Quand la guerre de Pologne éclate le 3 septembre 1939, la Flotte de l’Atlantique est réorganisée en deux forces : la Force de Raid avec les navires les plus rapides pour mener des raids contre les navires allemands engagés dans la guerre de course et les Forces Maritimes de l’Ouest (FMO) qui sous l’autorité d’Amiral-Ouest sont chargées de l’escorte des convois entre l’Angleterre, Brest, Gibraltar et Casablanca, les torpilleurs ralliant les FMO.

L’Ouragan et l’Orage sortent pour entrainement du 9 au 17 janvier 1940 avant de participer aux essais et à la remise en condition du Bourrasque, respectivement du 25 au 28 janvier et du 30 janvier au 9 février.

Le 16 février 1940, la 4ème DT quitte Brest pour un entrainement de division jusqu’au 4 mars. Ils font ensuite escale à Lorient du 5 au 10 mars, à  Saint-Nazaire du 11 au 15 mars, à Royan du 16 au 20 mars, à Hendaye du 21 au 24 mars avant de rentrer à Brest le 26 mars 1940.

Le 2 avril 1940, l’Ouragan et ses sister-ship Orage et Bourrasque quittent Brest pour rallier le lendemain 3 avril le port de Lorient où ils retrouvent la 14ème DT pour entrainement du 4 avril au 8 mai, rentrant à Brest le lendemain.

L’Ouragan et ses deux compères de la 4ème DT effectuent une école à feux au large d’Ouessant du 16 au 23 mai, faisant escale à Saint-Malo du 24 au 30 mai avant de rentrer à Brest le lendemain 31 mai 1940.

L’Ouragan effectue une école à feux du 3 au 12 juin, rentrant à Brest le lendemain 13 juin. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juin au 1er juillet, sortant pour essais du 2 au 5 juillet et pour remise en condition du 7 au 16 juillet à chaque fois en compagnie du Bourrasque,  les deux torpilleurs disponibles de la 4ème DT participant ensuite aux essais (18 au 21 juillet) et à la remise en condition (23 juillet au 7 août) de l’Orage, les trois torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Avant d’entrer dans un cycle de grand carénage, la 4ème DT effectue un entrainement de division du 15 août au 2 septembre, rentrant à Brest le lendemain.

La réorganisation de septembre 1940 rattache le Bourrasque, l’Orage et l’Ouragan, les trois navires de la 4ème DT à la 1ère Escadre au sein de la 2ème flottille de torpilleurs.

Le 14 septembre,  l’Ouragan et l’Orage _navire-amiral intérimaire de la 4ème DT_ sortent pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne jusqu’au 9 octobre, faisant escale à Saint-Nazaire du 10 au 14 avant de rentrer à Brest le lendemain.

Le 21 octobre 1940, le torpilleur Ouragan est échoué dans le bassin n°1 (dit aussi bassin Tourville) pour une remise en état complète, la modernisation de la DCA devant attendre la disponibilité de pièces modernes. Il reçoit néanmoins un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée.

Le 10 décembre 1940, l’Ouragan quitte le bassin Tourville, étant remplacé dès le lendemain par l’Orage. Il sort pour essais (17 au 21 décembre) et pour remise en condition (23 décembre au 9 janvier) en compagnie du Bourrasque, les deux navires faisant escale à Saint-Malo du 10 au 15 janvier et à Cherbourg du 16 au 21 janvier, rentrant à Brest le 23 janvier 1941.

Le 27 janvier 1941, l’Ouragan participe avec le Bourrasque aux essais (28 au 31 janvier) et à la remise en condition (2 au 16 février) de l’Orage qui venait de subir un grand carénage.  Les trois torpilleurs d’escadre rentrent à Brest le lendemain.
Du 24 février au 8 mars, la 4ème DT sort pour entrainement avec le cuirassé Courbet, les quatre navires faisant escale à Saint-Nazaire du 8 au 12 mars avant de rentrer à Brest le lendemain 13 mars 1941.

Le 20 mars 1941, la 2ème Flottille de torpilleurs quitte Brest pour un entrainement de grande ampleur qui occupe les torpilleurs du 20 mars au 4 avril qui rentrent tous à Brest le lendemain.

Après une période d’entretien à flot du 6 au 17 avril, l’Ouragan et les deux autres torpilleurs de la 4ème DT sortent pour essais et remise en condition du 18 au 30 avril, date de leur retour à Brest.

La 4ème DTE effectue alors un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne du 8 mai au 5 juin, l’Ouragan, l’Orage et le Bourrasque rentrant à Brest le lendemain 6 juin 1941.

L’Ouragan sort pour une école à feux en solitaire au large de Quiberon du 13 au 19 juin, rentrant à Brest le lendemain 20 juin. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juin au 18 juillet, sortant pour essais (19 au 21 juillet) et pour remise en condition (22 juillet au 4 août) en compagnie du Bourrasque et de l’Orage.

Le 8 août 1941, le Bourrasque transmet son pavillon de navire-amiral de la 4ème DTE à son sister-ship Orage. Il est le même jour placé en position de complément et entame le processus qui doit conduire à son désarmement.

La 4ème DTE est donc désormais réduite à deux unités, les Ouragan et Orage. La 4ème DTE sort pour un entrainement de division du 12 août au 27 septembre, les deux torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le lendemain 28 septembre 1941.

Alors que l’Orage est indisponible, l’Ouragan sort pour un entrainement en solitaire du 7 au 22 octobre, effectuant des écoles à feux antisurface et antiaériennes (contre des cibles remorquées, exercice différent d’un exercice DAM) et des lancements réels et simulés, l’Orage faisant escale à Lorient du 23 au 28 octobre avant de participer aux essais  de l’Ouragan du 29 octobre au 2 novembre puis à sa remise en condition du 4 au 18 novembre 1941.

La 4ème DTE effectuant ensuite un entrainement de division du 25 novembre au 29 décembre 1941, date de leur retour à Brest.

L’Ouragan et l’Orage effectuent un dernier entrainement de division du 7 au 16 janvier, faisant escale à Saint-Malo du 17 au 22 janvier avant de rallier Brest le lendemain 23 janvier 1942.

Le 27 janvier 1942, l’Orage est mis en position de complément ce qui entraine la dissolution de la 4ème DTE,  l’Ouragan étant désormais navire-amiral de la 2ème Flottille de Torpilleurs. L’Ouragan sort pour entrainement du 1er au 15 février, faisant escale à Saint-Malo du 16 au 20 février avant de rentrer à Brest le lendemain.

Le 26 février 1942, la 2ème flottille de torpilleurs appareille de Brest pour un importante exercice dans l’Atlantique. L’Ouragan, navire hors-rang et navire-amiral de la 2ème FT est le premier à appareiller suivit par les 2ème, 5ème et 6ème DTE au complet.

Ce sont donc au total dix torpilleurs d’escadre (2ème DTE Fougueux Frondeur L’Adroit 5ème DTE Brestois Foudroyant Boulonnais 6ème DTE Cyclone Siroco Mistral plus l’Ouragan) qui vont manoeuvrer ensemble.

Après un exercice de navigation de combat du 26 février au 1er mars, les dix torpilleurs se ravitaillent à Cherbourg le 2 mars avant d’enchainer par une école à feux du 3 au 7 mars, une escale au Havre du 8 au 10 mars, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 11 au 17 mars, une escale à Boulogne du 18 au 20 mars, une exercice de synthèse du 21 au 30 mars, rentrant le 31 à Brest.

L’Ouragan sort en solitaire pour entrainement à partir du 4 avril, effectuant une école à feux du 4 au 12 avril, se ravitaillant à Lorient le 13 avril avant d’effectuer un entrainement de défense aérienne à la mer du 14 au 25 avril, faisant escale à Royan du 26 au 30 avril avant un entrainement au combat antisurface du 1er au 8 mai, date de son retour à Brest.

Le 15 mai, l’Ouragan sort en compagnie des torpilleurs d’escadre de la 2ème DTE (Fougueux Frondeur L’Adroit) pour un exercice commun, les quatre torpilleurs effectuant une école à feux du 15 au 23 mai, se ravitaillant à Lorient le 24 mai avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 25 mai au 2 juin.

Les quatre torpilleurs d’escadre font escale à La Pallice du 3 au 7 juin avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 20 juin, les quatre torpilleurs faisant escale à Bordeaux du 21 au 27 juin avant de rallier Brest le lendemain.

Après une école à feux du 5 au 12 juillet 1942, l’Ouragan va mouiller en baie de Douarnenez du 13 au 22 juillet avant de rentrer à Brest le lendemain 23 juillet.

Il effectue une sortie pour combat antisurface du 1er au 14 août, effectuant une ultime escale à Royan du 15 au 20 août, rentrant à Brest le lendemain 21 août.

Le 22 août, l’Ouragan est mis en position de complément, cessant d’être navire-amiral de la 2ème FT, rôle dans lequel il n’est pas remplacé. Il passe au bassin (bassin Tourville) du 2 au 12 septembre 1942.

Le torpilleur d’escadre Ouragan est officiellement désarmé le 13 septembre 1942. Il est condamné le 14 septembre sous le numéro de Q-05.

Mouillé en rade de Brest, il est remorqué à Lanvéoc-Poulmic pour servir de ponton-caserne en compagnie du Q-01 (ex-Bourrasque), étant toujours en place en septembre 1948.

11-Torpilleurs d’escadre (4)

Le Mistral

Le torpilleur d'escadre Mistral dans sa configuration d'origine

Le torpilleur d’escadre Mistral dans sa configuration d’origine

-Le Mistral est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) sur leur site havrais le 28 novembre 1923, lancé le 6 juin 1925 et armé pour essais le 1er août 1926. Il entre en armement définitif le 5 avril 1927, la clôture d’armement étant prononcée le 1er juin 1927 et son admission au service actif le 21 janvier 1928.

A son admission au service actif, le Mistral est affecté à l’Escadre de la Méditerranée, à la 3ème flottille et plus précisément à la 5ème escadrille en compagnie du Cyclone et du Simoun.

Le 1er mars 1929, les appellations des unités de torpilleurs sont modifiées : le terme «Escadrille» est remplacé par celui de «Division», le terme «Flottille» devient «Escadrille» et le terme «Flottille» regroupe tous les torpilleurs d’une escadre, les torpilleurs d’escadre de l’Escadre de la Méditerranée étant regroupés au sein de la 1ère flottille. Cela ne change rien pour le Mistral qui est toujours intégré à la 5ème division de la 3ème Escadrille et ce jusqu’au 31 octobre 1930.

Le 2 juillet 1930, il est gravement endommagé par un échouage sur le banc des Sardinaux à 3 kilomètres à l’est de Sainte-Maxime. Il faudra presque deux jours pour le déséchouer et le mettre au sec dans le bassin n°2 du Missiessy.

Les réparations sont particulièrement longues (juillet 1930-août 1933) puisqu’il faudra refaire les œuvres vives sur deux tiers de la longueur, les machines et les auxiliaires sont remis au point, les chaudières et les condenseurs retubés.

A compter du 15 septembre 1934, les escadrilles de torpilleurs sont dissoutes, les flottilles étant simplement organisées en division.

La 5ème DT composée des torpilleurs Cyclone, Siroco et Mistral est transférée à la 2ème flottille dans l’Atlantique en juillet 1935 et  rebaptisée 6ème DT.

La 6ème DT est basée à Lorient de juillet 1935 à septembre 1936 avant de rejoindre Brest. Comme les autres torpilleurs de la 2ème flottille, le Mistral va participer aux opérations liées à la guerre d’Espagne. Il subit une période de grandes réparations de novembre 1937 à mai 1938.

Durant la guerre de Pologne, la 2ème flottille de torpilleurs est placée sous le commandement des Forces Maritimes de l’Ouest (FMO) qui sous l’autorité d’Amiral-Ouest pour des missions d’escorte de convois entre l’Angleterre, Brest, Gibraltar et Casablanca.

La 6ème Division de Torpilleurs (6ème DT) commence l’année 1940 par un traditionnel entrainement de division qui occupe la division du 6 janvier au 27 février avec de nombreuses escales à Lorient, Royan, Bordeaux et Biaritz. Les trois torpilleurs sont de retour à Brest le 28.

Le Mistral, le Cyclone et le Siroco sont en entretien à flot du 29 février au 17 mars, sortant pour essais du 18 au 20 mars puis pour remise en condition du 22 mars au 2 avril, date à laquelle ils rallient Cherbourg.

Ils y retrouvent la 11ème DT composé des torpilleurs La Cordelière L’Incomprise Branlebas (classe Melpomène) pour un entrainement commun du 4 avril au 12 mai avec des escale au Havre, à Boulogne  et à Dunkerque, la 6ème DT rentrant à Brest le 22 mai à l’aube après une escale à Cherbourg du 13 au 20 mai 1940.

Du 31 mai au 25 juin, le Mistral et ses deux compères de la 6ème DT effectuent un entrainement de division, rentrant le lendemain à Brest.

Le Mistral effectue une école à feux en solitaire du 30 juin au 7 juillet, faisant escale à Saint Malo du 8 au 11 juillet avant de rentrer le lendemain 12 juillet à Brest. Il est ensuite indisponible du 13 au 28 juillet, sortant pour essais du 29 au 31 juillet puis pour remise en condition du 1er au 12 août, à chaque fois en compagnie du Cyclone.

Les deux torpilleurs disponibles de la 6ème DT participent ensuite aux essais (14 au 17 août) et à la remise en condition (19 août au 1er septembre) du Siroco, les trois torpilleurs effectuant une escale au Havre du 2 au 7 septembre, rentrant à Brest le 9 septembre 1940.

Le 12 septembre 1940, la 6ème DT quitte Brest pour un entrainement de division, entrainement qui occupe la division du 16 septembre au 21 octobre.

Alors que le Cyclone est indisponible suite à une avarie mécanique, le Mistral et le Siroco sortent pour une école à feux du 28 octobre au 4 novembre, faisant escale à Lorient du 5 au 11 novembre puis à Quiberon du 12 au 15 novembre, rentrant le lendemain 16 novembre à Brest.

Le 23 novembre 1940, la 6ème DT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement occupant les trois torpilleurs du 24 novembre au 12 décembre. La division relâche à Nantes du 13 au 18 décembre, le transit jusqu’à Brest où ils arrivent le 21 décembre à l’aube étant l’occasion d’exercices supplémentaires.

Le Mistral sort seul pour entrainement du 7 au 16 janvier, rentrant le lendemain à Brest. Le 18 janvier, le Mistral devient navire-amiral de la 6ème DTE en remplacement du Cyclone qui rentre en grand carénage.

Le Mistral et le Siroco sortent pour entrainement du 24 janvier au 17 février, rentrant à Brest le lendemain. Les deux torpilleurs sortent à nouveau pour entrainement du 24 au 28 février, rentrant le lendemain à Brest.

Seul torpilleur disponible de la 6ème DTE, le Mistral sort pour entrainement en solitaire du 5 au 15 mars avant d’enchainer par un entrainement de flottille du 20 mars au 4 avril, tous les torpilleurs rentrant à Brest le 5.

Le 6 avril, le Mistral cesse d’être navire-amiral de la 6ème DTE avant d’être échoué au bassin Tourville (appelé également bassin n°1) du 13 avril au 22 mai pour une remise en état complète ainsi qu’une modernisation (DCA, Asdic et radars).

Armé pour essais le 28 mai 1941, le Mistral sort pour ses essais réglementaires du 29 mai au 1er juin puis pour remise en condition du 3 au 17 juin à chaque fois en compagnie du Cyclone et du Siroco, les trois torpilleurs faisant escale à La Pallice du 18 au 21 juin avant de rallier Brest le lendemain.

Le Mistral et le Siroco sortent ensemble pour une école à feux du 27 juin au 6 juillet, faisant escale à Lorient du 7 au 10 juillet avant de rentrer à Brest le lendemain 11 juillet  1941. Le Mistral participe ensuite aux essais (14 au 17 juillet) et à la remise en condition (19 juillet au 2 août) du Cyclone.

Il est ensuite indisponible du 5 au 26 août, sortant pour essais (27 au 30 août) et remise en condition (1er au 14 septembre) en compagnie du Cyclone et du Siroco, les trois torpilleurs allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez après un crochet par la base navale pour se ravitailler.

Le 21 septembre, la 6ème DTE quitte la baie de Douarnenez pour retrouver au large d’Ouessant le cuirassé Paris. Le vénérable cuirassé et les trois torpilleurs d’escadre vont manoeuvrer ensemble du 21 septembre au 6 octobre, la petite escadre ralliant Brest le 13 après une escale à La Rochelle du 7 au 11 octobre.

Le 22 octobre 1941, le Mistral et les deux autres torpilleurs d’escadre de la 6ème DTE quittent Brest pour un entrainement commun avec la 5ème DTE (Brestois Foudroyant Boulonnais) dans le Golfe de Gascogne et ce jusqu’au 27 novembre, les six torpilleurs d’escadre faisant escale à Lorient du 28 novembre au 1er décembre, rentrant à Brest le lendemain.

Le Mistral et le Siroco effectuent un entrainement ASM du 10 au 17 décembre contre le sous-marin Pascal. Après un ravitaillement le 18 décembre, les deux torpilleurs effectuent un entrainement commun du 19 au 30 décembre 1941, date de leur retour à Brest au quai des flottilles.

Le Mistral commence l’année 1942 par un entrainement de division du 15 janvier au 16 février avant d’enchainer par un entrainement de flottille à partir du 26 février quand la 2ème flottille quitte Brest.

Ce sont donc au total dix torpilleurs d’escadre (2ème DTE Fougueux Frondeur L’Adroit 5ème DTE Brestois Foudroyant Boulonnais 6ème DTE Cyclone Siroco Mistral plus l’Ouragan) qui vont manoeuvrer ensemble. L’exercice à lieu du 26 février au 31 mars, date du retour des torpilleurs d’escadre à Brest.

La 6ème DTE sort pour un nouvel entrainement de division du 10 avril au 22 mai,  les trois navires rentrant à Brest le 28 mai après une escale à Saint Malo du 23 au 27 mai 1942.

Le Mistral effectue un entrainement de base avec écoles à feux et entrainement de défense aérienne à la mer du 1er au 10 juin, rentrant le lendemain à Brest.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 9 juillet, sortant pour essais du 10 au 13 juillet et pour remise en condition du 15 au 30 juillet, à chaque fois en compagnie du Cyclone, le Mistral et le Cyclone  participant ensuite aux essais (1er au 4 août) et à la remise en condition (6 au 21 août) du Siroco.

Le 7 septembre 1942, la 6ème DTE aurait du quitter Brest pour un entrainement de division mais le Cyclone est victime d’une avarie qui l’immobilise jusqu’à la fin du mois.

Le Mistral et le Siroco sortent pour entrainement du 12 septembre au 2 octobre, rentrant le lendemain à Brest avant d’enchainer par la remise en condition du Cyclone du 6 au 20 octobre.

L’entrainement de division à finalement lieu avec plus d’un mois et demi de retard du 27 octobre au 23 novembre, les trois torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le lendemain.

Le Mistral sort pour un entrainement de défense aérienne du 30 novembre au 7 décembre, retrouvant ensuite à la mer le Siroco et le Cyclone pour un exercice commun du 9 au 20 décembre, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 21 décembre 1942.

Le Mistral, le Cyclone et le Siroco quittent Brest le 5 janvier 1943 pour le dernier entrainement de division de la 6ème DTE, entrainement de division qui à lieu du 5 janvier au 20 février dans le Golfe de Gascogne, au large du Maroc et de Dakar. La 6ème DTE quitte Dakar le 23 février, relâche à Casablanca du 27 février au 1er mars avant de rallier Brest le 4 mars 1943.

La 6ème DTE effectue une ultime sortie à la mer du 12 au 21 mars avant que le Mistral ne soit mis en position de complément respectivement le 23 mars 1943.

Le Mistral passe au bassin Tourville du 23 au 30 mars 1943 pour préparer son désarmement. Les prises d’eau sont bouchées, les canons sont débarqués et stockés tout comme les éléments électroniques.

Le torpilleur d’escadre Mistral est officiellement désarmé le 4 avril 1943. Condamné le 15 avril 1943, il devient le Q-07 et est remorqué au cimetière marin de Landevennec où il est toujours présent en septembre 1948.

11-Torpilleurs d’escadre (3)

Le Cyclone

Le torpilleur d'escadre Cyclone en 1933

Le torpilleur d’escadre Cyclone en 1933

-Le Cyclone est mis sur cale par les Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) sur leur site du Havre le 29 septembre 1923 lancé le 24 janvier 1925 armé pour essais le 15 mars 1926. La clôture d’armement est prononcée est le 31 mai 1927 et le Cyclone est admis au service actif le 25 juin 1928.

Du 1er avril 1928 au 28 février 1929, le torpilleur Cyclone est affecté à la 5ème escadrille de la 3ème flottille en compagnie de ses sister-ship Mistral et Simoun, devenues respectivement le 1er mars 1929 5ème division de la 3ème escadrille, intégrée à la 1ère flottille qui regroupe les torpilleurs de l’Escadre de la Méditerranée..

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons flottille et division, la 1ère flottille étant réduite à trois divisions (1ère, 3ème et 5ème DT), le Cyclone appartenant toujours à la 5ème division avec le Siroco et le Mistral.

En juillet 1935, la 5ème DT est transférée à la 2ème flottille dans l’Atlantique, devenant à cette occasion la 6ème DT avec toujours les mêmes membres à savoir le Cyclone, le Siroco et le Mistral.

Cette division est stationnée jusqu’en septembre 1936 à Lorient, utilisant la coque de l’ancien croiseur léger Strasbourg comme ponton.

Comme le reste de la marine nationale, la 6ème DT va participer aux opérations liées à la guerre d’Espagne en assurant la surveillance du nord-est du pays notamment la Cantabrie, les Asturies et le pays Basque. Il subit de grandes réparations de novembre 1937 à mai 1938.

En juillet 1939, les 1ère et 5ème escadre sont regroupées au sein de la Flotte de l’Atlantique, la 2ème flottille de torpilleurs sous l’autorité de la 1ère escadre est ainsi composée de trois divisions de torpilleurs, la 4ème DT  la 5ème DT et la 6ème DT.

Comme les autres torpilleurs de la 2ème flottille, le Cyclone et ses autres compères de la 6ème DT vont assurer durant la guerre de Pologne des missions d’escorte, essentiellement entre Brest, Casablanca et Dakar avec parfois un crochet en direction de Gibraltar.

La 6ème Division de Torpilleurs (6ème DT) commence l’année 1940 par un traditionnel entrainement de division, le Cyclone appareillant en compagnie du Siroco et du Mistral  le 6 janvier  1940 pour une école à feux jusqu’au 13 janvier faisant escale à Lorient jusqu’au 17 pour ravitaillement et entretien.

Après un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 janvier, les trois torpilleurs de la 6ème DT effectue une escale à Royan du 26 au 31 janvier, à Bordeaux du 2 au 7 février, à Biaritz du 8 au 12 février avant de reprendre la mer pour une nouvelle école à feux du 13 au 20 février, se ravitaillant à Lorient le 21 février pour effectuer un ultime entrainement au combat antisurface du 22 au 27 février, rentrant le lendemain 28 février 1940.

Le Cyclone, le Mistral et le Siroco sont en entretien à flot du 29 février au 17 mars, sortant pour essais du 18 au 20 mars puis pour remise en condition du 22 mars au 2 avril, date à laquelle ils rallient Cherbourg.

Ils y retrouvent la 11ème DT composé des torpilleurs légers La Cordelière L’Incomprise Branlebas pour un entrainement commun. Après une école à feux commune du 4 au 15 avril, les six torpilleurs font escale au Havre du 16 au 20 avril, à Boulogne du 21 au 25 avril et à Dunkerque du 26 au 30 avril enchainant par un entrainement au combat antisurface, la 6ème DT affrontant la 11ème DT du 1er au 12 mai 1940, les deux divisions faisant escale à Cherbourg du 13 au 20 mai avant de rentrer à Brest le 22 mai à l’aube.

Le 31 mai 1940, les torpilleurs Cyclone, Mistral et Siroco sortent pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, effectuant une école à feux du 31 mai au 8 juin, se ravitaillant à Lorient le 9 juin avant un entrainement au combat antisurface du 10 au 25 juin, rentrant à Brest le lendemain.

Le Cyclone est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juin au 12 juillet, sortant pour essais du 13 au 15 juillet puis pour remise en condition du 17 au 27 juillet, à chaque fois en compagnie du Siroco.
Le Cyclone participe alors aux essais (29 au 31 juillet) et à la remise en condition (1er au 12 août) du Mistral, les deux torpilleurs disponibles de la 6ème DT participant ensuite aux essais (14 au 17 août) et à la remise en condition (19 août au 1er septembre) du Siroco, les trois torpilleurs effectuant une escale au Havre du 2 au 7 septembre, rentrant à Brest le 9 septembre 1940.
La réorganisation de septembre 1940 rattache les Cyclone Siroco Mistral, les trois navires de la 6ème DT à la 1ère Escadre au sein de la 2ème flottille de torpilleurs en compagnie de la 2ème DT (Fougueux Frondeur L’Adroit), de la 5ème DT (Brestois Foudroyant Boulonnais) et enfin de la 4ème DT (Bourrasque, l’Orage et l’Ouragan ).

Le 12 septembre 1940, la 6ème DT quitte Brest pour un entrainement de division. Après un entrainement à la navigation de combat du 12 au 15 septembre, les trois torpilleurs effectuent une école à feux du 16 au 21 septembre avant de se ravitailler à Lorient le 22 septembre.

Le Cyclone et ses deux compères enchainent par un entrainement au combat antisurface du 23 au 30 septembre puis font escale à Royan du 1er au 5 octobre et à Hendaye du 6 au 10 octobre, les trois torpilleurs effectuant un nouvel exercice de combat antisurface du 11 au 20 octobre avant de rallier Brest le lendemain.

Victime d’une avarie, le Cyclone est indisponible du 24 octobre au 8 novembre, sortant pour essais du 9 au 12 novembre puis pour remise en condition du 14 au 22 novembre, rentrant le lendemain à Brest.

Le 23 novembre 1940, la 6ème DT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, effectuant d’abord une école à feux du 24 au 30 novembre, se ravitaillant à Lorient le 1er décembre avant un entrainement au combat antisurface du 2 au 12 décembre, la division faisant escale à Nantes du 13 au 18 décembre avant de rentrer à Brest le 21 décembre à l’aube.

Le Cyclone effectue une école à feux du 5 au 12 janvier, faisant escale à Saint Malo du 13 au 16 janvier avant de rentrer le lendemain 17 janvier à Brest. Le 18 janvier 1941, il transmet son pavillon de navire-amiral de la division au Mistral avant de vidanger ses soutes et de débarquer ses munitions.

Il est échoué au bassin Tourville le 21 janvier 1941 succédant à l’Orage pour une remise en état complète jusqu’au 2 mars.

Remorqué à un quai de la Penfeld, il subit des travaux complémentaires notamment une modernisation de sa DCA, les 2 canons de 37mm modèle 1925 et les quatre mitrailleuses de 13.2mm (en deux affûts doubles) sont remplacés par 4 canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples. Il reçoit également un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée.

Armé pour essais le 10 mars 1941, il sort pour les essais réglementaires du 11 au 14 mars avant remise en condition du 15 au 30 mars en solitaire.

Le Cyclone rentré à Brest le 1er avril, redevient navire-amiral de la 6ème DT le 6 avril au cours d’une brève cérémonie menée au mouillage en grande rade avec le Mistral.

Après une nouvelle école à feux en mer d’Iroise du 9 au 15 avril, le Cyclone va participer aux essais et à la remise en condition du Siroco. Ce dernier est armé pour essais le 22 avril et retrouve le Cyclone en rade de Brest.

Le Cyclone et le Siroco sortent ensemble pour les essais (23 au 27 avril) et la remise en condition (29 avril au 12 mai) du second nommé, les deux torpilleurs faisant escale à Saint Malo du 13 au 17 mai avant de rentrer le 18 mai à Brest.

Le 1er mai 1941, la 6ème Division de Torpilleurs devient la 6ème Division de Torpilleurs d’Escadre (DTE)

Le 28 mai, le Cyclone et le Siroco quittent Brest pour participer aux essais et à la remise en condition du Mistral. Les trois contre-torpilleurs sont à  la mer pour les essais réglementaires du 29 mai au 1er juin puis pour remise en condition du 3 au 17 juin, les trois torpilleurs faisant escale à La Pallice du 18 au 21 juin avant de rallier Brest le lendemain 22 juin 1941.

Le Cyclone est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juin au 13 juillet, sortant pour essais du 14 au 17 juillet et pour remise en condition du 19 juillet au 2 août en compagnie du Mistral.

Le Cyclone participe ensuite aux essais (5 au 8 août) et à la remise en condition (9 au 25 août) du Siroco, les deux torpilleurs de la 6ème DTE participant ensuite aux essais (27 au 30 août) et à la remise en condition (1er au 14 septembre) du Mistral, les trois torpilleurs allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez après un crochet par la base navale pour se ravitailler.

Le 21 septembre, la 6ème DTE quitte la baie de Douarnenez pour retrouver au large d’Ouessant le cuirassé Paris. Après un entrainement à l’évolution en temps de guerre du 21 au 25 septembre, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 26 septembre avant d’effectuer une école à feux commune du 27 septembre au 6 octobre, le cuirassé et les trois torpilleurs faisant escale à La Rochelle du 7 au 11 octobre. Le cuirassé et la 6ème DTE rentrent à Brest le 13 octobre 1941.

Le 22 octobre 1941, le Cyclone et les deux autres torpilleurs d’escadre de la 6ème DTE quittent Brest pour un entrainement commun avec la 5ème DTE (Brestois Foudroyant Boulonnais) dans le Golfe de Gascogne.

Après une école à feux commune du 22 au 30 octobre, les six torpilleurs d’escadre se ravitaillent à Lorient le 1er novembre avant un entrainement au combat antisurface du 2 au 12 novembre, la 6ème DTE affrontant la 5ème DTE avec tirs et lancements simulés de torpilles.
Après une escale à La Pallice du 13 au 18 novembre, les deux divisions subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 27 novembre, les six torpilleurs d’escadre faisant escale à Lorient du 28 novembre au 1er décembre, rentrant à Brest le lendemain 2 décembre 1941.

Le Cyclone sort pour une école à feux en solitaire du 9 au 17 décembre, retrouvant ses deux compères de la 6ème DTE, les torpilleurs Siroco et Mistral qui avaient eu réalisé un entrainement à la lutte ASM et au grenadage contre le sous-marin Pascal. Après un ravitaillement le 18 décembre, les trois torpilleurs effectuent un entrainement commun du 19 au 30 décembre 1941, date de leur retour à Brest au quai des flottilles.

Le Cyclone commence l’année 1942 par un entrainement de division en compagnie du Siroco et du Mistral. Les trois torpilleurs de la 6ème DTE quittent Brest le 15 janvier 1942 pour une école à feu jusqu’au 20 quand ils rallient Lorient pour ravitailler avant d’enchainer par un exercice de combat antisurface du 21 au 28 janvier, date à laquelle ils arrivent à Bordeaux pour quelques jours d’escale.

L’entrainement de division se poursuit ensuite par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 7 février puis après ravitaillement à Lorient le 8, s’achève par un exercice de synthèse du 9 au 16 février, date du retour de la 6ème DTE à Brest.

Le 26 février 1942, le quai des flottilles se désertifie avec l’appareillage de la 2ème flottille de torpilleurs pour un importante exercice dans l’Atlantique. L’Ouragan, navire hors-rang et navire-amiral de la 2ème FT est le premier à appareiller suivit par les 2ème, 5ème et 6ème DTE au complet.

Après un exercice de navigation de combat du 26 février au 1er mars, les dix torpilleurs se ravitaillent à Cherbourg le 2 mars avant d’enchainer par une école à feux du 3 au 7 mars, une escale au Havre du 8 au 10 mars, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 11 au 17 mars, une escale à Boulogne du 18 au 20 mars, une exercice de synthèse du 21 au 30 mars, rentrant le lendemain 31 mars à Brest.

La 6ème DTE sort pour un nouvel entrainement de division le 10 avril 1942 quand le Cyclone franchit le Goulet de la rade de Brest en compagnie du Siroco et du Mistral, les trois navires effectuant une école à feux du 10 au 15 avril avant de se ravitailler le 16 à Lorient.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 24 avril, les trois torpilleurs d’escadre font escale sur l’île de Ré du 25 au 30 avril avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM en compagnie des sous-marins Pasteur et Archimède du 1er au 6 mai puis après un nouveau ravitaillement à Lorient un exercice de synthèse du 8 au 22 mai, rentrant à Brest le 28 mai après une ultime escale à Saint Malo du 23 au 27 mai 1942.

Le Cyclone est indisponible (entretien et permissions de l’équipage) du 28 mai au 18 juin, sortant pour essais du 19 au 21 juin puis pour remise en condition du 23 juin au 8 juillet à chaque fois en compagnie du Siroco.

Il participe ensuite aux essais (10 au 13 juillet) et à la remise en condition (15 au 30 juillet) du Mistral, le Cyclone et le Mistral participant ensuite aux essais (1er au 4 août) et à la remise en condition (6 au 21 août) du Siroco.

Le 7 septembre, la 6ème DTE aurait du quitter Brest pour un entrainement de division mais le Cyclone est victime d’une importante avarie qui dans un premier temps laissait envisager un désarmement anticipé mais au final, le navire-amiral de la 6ème DTE est indisponible du 7 au 30 septembre, sortant pour essais du 1er au 4 octobre puis pour remise en condition en compagnie du Mistral et du Siroco du 6 au 20 octobre.

L’entrainement de division à finalement lieu avec plus d’un mois et demi de retard. Après une école à feux du 27 octobre au 4 novembre, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 5 novembre avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 6 au 10 novembre, de faire escale à Saint-Nazaire du 11 au 15 novembre puis d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 16 au 23 novembre, la 6ème DTE rentrant à Brest le lendemain 24 novembre 1942.

Le Cyclone sort seul pour une école à feux du 1er au 8 décembre, retrouvant ensuite en mer le Siroco et le Mistral pour un exercice commun et ce du 9 au 20 décembre, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 21 décembre 1942.

Le Cyclone, le Mistral et le Siroco quittent Brest le 5 janvier 1943 pour le dernier entrainement de division de la 6ème DTE, le désarmement des deux compères du Cyclone approchant à grands pas.

Après une école à feux du 5 au 12 janvier, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 13 janvier puis vont manoeuvrer plus au sud que prévu en raison du mauvais temps frappant la Bretagne. Ils font escale à Lisbonne du 16 au 19 janvier puis à Casablanca du 21 au 23 janvier avant d’effectuer un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 au 30 janvier, ralliant dans la foulée Dakar.

Après une escale dans la capitale de l’AOF du 1er au 5 février, la 6ème DTE effectue un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 février, se ravitaillant à Dakar le 14 février avant une école à feux à Rufisque du 15 au 20 février.

La 6ème DTE quitte Dakar le 23 février, relâche à Casablanca du 27 février au 1er mars avant de rallier Brest le 4 mars 1943.

La 6ème DTE effectue une ultime sortie à la mer du 12 au 21 mars avant que le Mistral et le Siroco ne soient mis en position de complément respectivement les 23 et 24 mars. La 6ème DTE est ainsi dissoute officiellement le 25 mars, le Cyclone restant affecté hors-rang au sein de la 2ème flottille de torpilleurs.

Le Cyclone subit une période d’entretien à flot du 26 mars au 10 avril, sortant pour essais du 11 au 14 avril puis pour remise en condition du 15 au 25 avril 1943.

Il effectue une école à feux du 2 au 9 mai, faisant escale à Cherbourg du 10 au 15 mai avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 16 au 23 mai. Il est ensuite au Havre du 24 au 30 mai, à Dunkerque du 31 mai au 3 juin, à Saint Malo du 5 au 8 juin avant de rallier Brest le lendemain 9 juin 1943.

Placé en position de complément le 12 juin 1943, il passe au bassin Tourville du 13 au 20 juin, première étape vers son désarmement.

Le torpilleur d’escadre Cyclone est officiellement désarmé le 23 juin 1943 et condamné le 27 juin 1943 sous le numéro de Q-11.

Il est remorqué à Landevennec où il est toujours présent en compagnie du Mistral et du Siroco en septembre 1948.

11-Torpilleurs d’escadre (2)

A-Torpilleurs d’escadre classe Bourrasque

Avant-propos

Si les constructions des navires majeurs s’arrêtent durant le premier conflit mondial, les études elles continuent et c’est particulièrement vrai dans le domaine des navires légers dont les manques sont particulièrement criant qu’il s’agisse des croiseurs pour l’éclairage de la flotte ou les torpilleurs pour l’escorte de l’escadre et des convois ainsi que l’attaque à la torpille d’une force navale ennemie.

Les réflexions déjà engagées et les leçons du conflit aboutissent à deux documents de synthèse publiés les 25 février et 12 mars 1919 mais les grandes lignes étaient déjà établies à savoir l’attaque au canon et à la torpille des forces de surface ennemies

Un premier avant-projet est présenté en avril 1920 qui donne un torpilleur de 1350 tonnes, filant à 33 noeuds, un rayon d’action de 3000 miles nautiques à 15 noeuds et un armement composé de quatre canons de 100mm, deux de 75mm contre-avions et deux à trois jumelages lance-torpilles.

Le Conseil Supérieur de la Marine demande un armement plus important, un pièce d’un calibre intermédiaire entre 100 et 138.6mm. Après avoir envisagé un canon de 120mm, on se rabat sur une version allégée de la pièce existante de 130mm. Le déplacement du torpilleur est alors porté à 1425 tonnes. Le projet définitif est adopté le 9 décembre 1921 aboutissant à des navires de 1455 tonnes.

Le 18 mars 1922, le Sénat vote la première tranche du programme naval qui comprend notamment la construction de douze torpilleurs, construction attribuées à sept chantiers privés Les chantiers navals de Penhoët à Saint Nazaire, Les Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque, les Anciens Chantiers Dubigeon à Nantes, les Chantiers Navals Français à Caen et Blainville, les Forges et Chantiers de la Méditerranée au Havre, les Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux et à Harfleur et les Chantiers Dyle et Bacaln sis eux aussi à Bordeaux.

Le Bourrasque

Le torpilleur d'escadre Bourrasque avec les cheminées et les masques modifiés

Le torpilleur d’escadre Bourrasque avec les cheminées et les masques modifiés

-Le Bourrasque est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à  Dunkerque le 12 novembre 1923, lancé le 5 août 1925, armé pour essais le 15 août 1925 et entré en armement définitif le 10 juillet 1926. La clôture d’armement est prononcée le 23 septembre 1926 tout comme son admission au service actif.

A sa mise en service, le premier torpilleur de sa classe est affecté à la 1ère DT de la 1ère flottille avec Brest comme port d’attache. Du 1er novembre 1930 au 31 août 1932, le torpilleur est affecté au groupe des torpilleurs en réserve, formant une 1ère DT avec l’Orage et l’Ouragan.

Le 15 octobre 1932, la 1ère DT (Bourrasque Orage Ouragan) quitte la 2ème  escadre légère pour être affecté au secteur de Brest pour la défense du littoral, remplaçant la 2ème DT jusque là équipée de torpilleurs de construction japonaise qui sont mis en réserve.

Le 1er octobre 1934, la 1ère DT (L’Adroit L’Orage L’Ouragan et La Bourrasque) est réintégrée dans l’escadre et rebaptisée 2ème DT (une autre 1ère DT est recréée en Méditerranée). Le 1er février 1935, la division perd L’Adroit et le 1er septembre, la division dans son ensemble est affectée au groupe de complément en compagnie de L’Alcyon.

Les besoins engendrés par la guerre d’Espagne entraine une profonde réorganisation des unités de torpilleurs et à partir du 1er novembre 1936, le groupe de complément disparaît.

Les torpilleurs de l’Escadre de l’Atlantique regroupés au sein de la 2ème flottille avec comme bâtiment-amiral, le contre-torpilleur Jaguar sont organisés en six divisions, le Bourrasque appartenant à la 4ème division de torpilleurs (4ème DT) toujours en compagnie des Ouragan et Orage.

En mars 1938, la 4ème DT (Bourrasque Ouragan et Orage) quitte Brest pour la Méditerranée afin de renforcer la présence française dans cette zone troublée par la guerre d’Espagne qui s’achève en avril 1939, la 4ème DT pouvant alors regagner la Bretagne.

Quand éclate la guerre de Pologne, la 4ème DT de la 2ème flottille dépend de Premar II puis des Forces Maritimes de l’Ouest (FMO), menant des opérations d’escorte notamment pour les convois entre Brest, Casablanca et Dakar, des convois de matériel et de troupes.

Le torpilleur Bourrasque commence mal l’année 1940. En effet alors qu’il devait appareiller le 8 janvier 1940 pour une école à feux en compagnie de l’Orage et de l’Ouragan, il est victime d’une avarie qui l’immobilise jusqu’au 25 janvier quand il ressort pour essais jusqu’au 28 janvier puis pour remise en condition du 30 janvier au 9 février, à chaque fois en compagnie de ses deux compères de la 4ème DT.

Le 16 février 1940, la 4ème DT quitte Brest pour un entrainement de division. Après une école à feux du 16 au 23 février, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 24 février avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 25 février au 4 mars. Ils font ensuite escale à Lorient du 5 au 10 mars, à  Saint-Nazaire du 11 au 15 mars, à Royan du 16 au 20 mars, à Hendaye du 21 au 24 mars avant de rentrer à Brest le 26 mars 1940.

Le 2 avril 1940, le Bourrasque et ses sister-ship Orage et Ouragan quittent Brest pour rallier le lendemain 3 avril le port de Lorient où ils retrouvent la 14ème DT. Cette division composée des torpilleurs légers Bouclier La Melpomène et La Flore était essentiellement chargée de missions d’instruction ce qui ne l’empêchait pas d’être prête à mener de véritables opérations de combat. Après une école à feux commune du 4 au 12 avril marquée par le tir simultané de douze canons de 130mm et de six canons de 100mm, les deux divisions se ravitaillent à Lorient le 13 avril avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 14 au 22 avril.

Après une escale commune à Nantes du 23 au 30 avril, les deux divisions mènent un un ultime exercice du 1er au 8 mai, les deux divisions se séparant alors pour rentrer dans leurs ports respectifs, les torpilleurs Bourrasque, Orage et Ouragan rentrant à Brest le 9 mai 1940 au matin.

Le Bourrasque et ses deux compères de la 4ème DT effectuent une école à feux au large d’Ouessant du 16 au 23 mai, faisant escale à Saint Malo du 24 au 30 mai avant de rentrer à Brest le lendemain 31 mai 1940.

Le Bourrasque est indisponible (entretien et permissions de l’équipage) du 1er au 15 juin, sortant pour essais du 16 au 19 juin puis pour remise en condition du 21 au 30 juin à chaque fois en compagnie de l’Orage.

Il participe ensuite aux essais (2 au 5 juillet) et à  la remise en condition (7 au 16 juillet) de l’Ouragan, les deux torpilleurs disponibles de la 4ème DT participant ensuite aux essais (18 au 21 juillet) et à la remise en condition (23 juillet au 7 août) de l’Orage, les trois torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Avant d’entrer dans un cycle de grand carénage, la 4ème DT effectue un entrainement de division, effectuant une école à feux du 15 au 22 août, faisant escale à Saint-Nazaire du 23 au 27 août avant un entrainement au combat antisurface du 28 août au 2 septembre, rentrant à Brest le lendemain 3 septembre.

La réorganisation de septembre 1940 rattache le Bourrasque, l’Orage et l’Ouragan, les trois navires de la 4ème DT à la 1ère Escadre au sein de la 2ème flottille de torpilleurs en compagnie de la 2ème DT (Fougueux Frondeur L’Adroit), de la 5ème DT (Brestois Foudroyant Boulonnais) et enfin de la 6ème DT (Cyclone Siroco Mistral).

Les trois navires de la  4ème DT vont alors subir un grand carénage, un grand carénage destiné à une remise en état complète.

Le 7 septembre 1940, le Bourrasque transmet son pavillon de navire-amiral de la 4ème DT à son sister-ship Orage, débarque ses munitions puis est échoué dans le bassin Tourville le 8 septembre pour six semaines de travail jusqu’au 20 octobre, date de sa remise à flot.

Armé pour essais le 1er novembre, il sort pour essais du 2 au 5 novembre puis pour remise en condition en compagnie de l’Orage du 7 au 21 novembre. Le 22 novembre 1940, le Bourrasque redevient navire-amiral de la 4ème DT.

Le 27 novembre 1940, le Bourrasque et l’Orage sortent pour entrainement jusqu’au 7 décembre, date à laquelle il rentrent à Brest.

Le Bourrasque après une sortie pour école à feux du 9 au 15 décembre, participe aux essais (17 au 21 décembre) et à la remise en condition (23 décembre au 9 janvier) de l’Ouragan, les deux navires faisant escale à Saint Malo du 10 au 15 janvier et à Cherbourg du 16 au 21 janvier, rentrant à Brest le 23 janvier 1941.

Le 27 janvier 1941, le Bourrasque participe avec l’Ouragan aux essais (28 au 31 janvier) et à la remise en condition (2 au 16 février) de l’Orage qui venait de subir un grand carénage. Les trois torpilleurs d’escadre rentrent à Brest le lendemain 17 février 1941.

Le 24 février 1941, la 4ème DT sort pour entrainement en compagnie du cuirassé Courbet. Après un entrainement à la navigation en formation du 24 au 27 février, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 28 février avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface contre le Courbet qui simule un croiseur corsaire dans le Golfe de Gascogne du 1er au 7 mars. Les quatre navires rentrent à Brest le 13 mars après une escale à Saint-Nazaire du 8 au 12 mars.

Le 20 mars 1941, la 2ème Flottille de torpilleurs quitte Brest pour un entrainement de grande ampleur. Si les 4ème, 2ème et 5ème DT sortent au complet, la 6ème DT n’est représenté que par le Mistral, le Cyclone étant encore en remise en condition et le Siroco en grand carénage.

Cet entrainement à lieu en mer d’Iroise du 20 mars au 4 avril avec des ravitaillements réguliers à Brest. Au cours de cet exercice, les torpilleurs effectuent un entrainement à l’évolution, des écoles à feux, des lancements simulés et réels de torpilles, des grenades. Tous les torpilleurs rentrent à Brest le lendemain.

Après une période d’entretien à flot du 6 au 17 avril, le Bourrasque et les deux autres torpilleurs de la 4ème DT sortent pour essais et remise en condition du 18 au 30 avril, date de leur retour à Brest.

Le 1er mai 1941, la 4ème DT devient 4ème DTE (Division de Torpilleurs d’Escadre) suite à l’activation à Toulon d’une 1ère DT avec les premiers torpilleurs de type Le Fier.  

La 4ème DTE effectue alors un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne. Appareillant de Brest le 8 mai, la division effectue une école à feux du 8 au 13 mai avant de se ravitailler à Lorient le 14 mai.

Les trois torpilleurs effectuent ensuite un entrainement au combat antisurface du 15 au 22 mai, entrainement qui est suivit par une escale à Quiberon du 23 au 30 mai puis par une nouvelle école à feux du 1er au 5 juin, le Bourrasque, l’Orage et l’Ouragan rentrant à Brest le lendemain.

Le Bourrasque dont le désarmement approche sort en solitaire pour une école à feux au large d’Ouessant du 11 au 27 juin, participant ensuite du 1er au 15 juillet à la remise en condition de l’Orage qui sortait d’une période d’indisponibilité estivale de trois semaines.

Le Bourrasque et l’Orage participent ensuite aux essais (19 au 21 juillet) et à la remise en condition (22 juillet au 4 août) de l’Ouragan après sa période d’indisponibilité estivale.

Le 8 août 1941, le Bourrasque transmet son pavillon de navire-amiral de la 4ème DTE à son sister-ship Orage. Il est le même jour placé en position de complément et entame le processus qui doit conduire à son désarmement.

Il passe au bassin Tourville du 23 au 30 août puis est mouillé en Penfeld en attendant que son sort final soit décidé.

Le 31 août 1941, le torpilleur d’escadre Bourrasque est officiellement désarmé. Condamné le lendemain 1er septembre, son nom est rayé du registre et il est renuméroté Q-01.

Le 8 octobre 1941, décision est prise de remorquer l’ex-torpilleur au Poulmic pour servir de ponton à la Base Aéronavale de Lanvéoc-Poulmic. Amarré sur place le 15 octobre, il reçoit des logements supplémentaires pour accueillir le personnel notamment le personnel non permanent qui peinait à être logée dans le périmètre de la base.

11-Torpilleurs d’escadre (1)

11°) TORPILLEURS D’ESCADRE

En guise d’introduction………..

La loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 provoque en France la naissance d’une presse moderne et agressive, s’arrogeant de parler et de débattre de tout y compris des questions navales et militaires, dans un contexte où l’on surveille avec intérêt et inquiétude la «ligne bleue des Vosges» dans l’espoir d’une hypothétique revanche.

Amiral Théophile Aube (1826-1890) chef de file de la "Jeune Ecole"

Amiral Théophile Aube (1826-1890) chef de file de la « Jeune Ecole »

Un mouvement de pensée apparaît alors. Appelé «Jeune Ecole» (en référence aux Jeunes Turcs réformateurs ?), il est incarné par l’amiral Aube et son gendre, le journaliste Gabriel Charmes qui vouent aux gémonies le cuirassé et vénèrent le navire léger rapide appelé torpilleur qu’il soit de surface ou submersible (le futur sous-marin).

Ce mouvement va pousser les ministres de la marine successifs à ralentir la construction des cuirassés au profit de torpilleurs bien souvent incapables de naviguer et de combattre en haute mer, ce sont les fameux «numérotés» qui n’allaient pas tarder à encombrer les ports français.

Torpilleur de défense mobile n°86

Torpilleur de défense mobile n°86

Cette école dont les dernières traces d’influence s’estompent au début du 20ème siècle à certes permis à la France de s’équiper de sous-marins et de torpilleurs mais ces derniers étaient bien plus petits que leurs congénères étrangers.

Résultat quand la Royale rentre en guerre en août 1914, elle ne dispose d’aucun torpilleur digne de ce nom capable d’escorter en haute mer un corps de bataille qui retrouvait des couleurs avec les Courbet et les Bretagne.

L'Aventurier ex-Mendoza

L’Aventurier ex-Mendoza construit à l’origine pour la marine argentine

Faisant feu de tout bois, elle doit donc réquisitionner des torpilleurs en construction pour l’Argentine, des torpilleurs de 1100 tonnes mais également des navires d’une taille semblable destinés à la Grèce.

Le torpilleur L'Arabe construit au Japon

Le torpilleur L’Arabe construit au Japon

Les chantiers et arsenaux français s’étant tournés vers la production de munitions et de matériels au profit de l’armée de terre, la Royale doit même faire construire douze torpilleurs de 800 tonnes au Japon pour compenser la pénurie de navires de ce type.

Si le premier conflit mondial est vierge de toute construction, la réflexion théorique et technique progresse à grand pas, la France se ralliant aux canons étrangers, les torpilleurs britanniques de classe V&W de 1200 tonnes constituant l’exemple à suivre.

En attendant la construction de navires neufs, la marine française récupère des torpilleurs ayant appartenu aux marines allemandes et austro-hongroises en l’occurence neuf torpilleurs ayant appartenu à la Kaiserliche Marine dont le S113 (rebaptisé Amiral Sénès) dont le déplacement (2400 tonnes) et l’armement (quatre canons de 150mm et quatre tubes lance-torpilles de 500mm en deux affûts doubles) annonce les contre-torpilleurs et huit autres plus petits d’environ 1150 tonnes  avec un armement composé de trois canons de 105mm (un avait trois canons de 88mm) et de six tubes lance-torpilles de 500mm qui annonce les torpilleurs d’escadre.

Le torpilleur Matelot Leblanc ex-Dukla de la marine austro-hongroise

Le torpilleur Matelot Leblanc ex-Dukla de la marine austro-hongroise

Un torpilleur autrichien, le Dukla rebaptisé Matelot Leblanc (deux canons de 100mm, six canons de 66mm, quatre tubes lance-torpilles de 450mm en deux affûts axiaux puis deux canons de 100mm et six canons de 65mm) est également acquis.

Le torpilleur Bourrasque dans sa configuration d'origine

Le torpilleur Bourrasque dans sa configuration d’origine

Les tests des navires étrangers et les études menés par le STCN aboutissent à la constitution d’une imposante flotte de torpilleurs de 1455/1500 tonnes, vingt-six navires que l’on repartit généralement en deux classes : les douze Bourrasque (Bourrasque Orage Ouragan Cyclone Mistral Trombe Simoun Tempête Siroco Typhon Tramontane Tornade) et les quatorze L’Adroit (L’Adroit L’Alcyon Le Mars Le Fortuné La Palme La Railleuse Brestois Boulonnais Basque Bordelais  Forbin Frondeur Fougueux Foudroyant).

Le torpilleur d'escadre L'Adroit durant ses essais

Le torpilleur d’escadre L’Adroit durant ses essais

Ces navires ne sont pas une totale réussite. Rapides mais fragiles et peu endurants, leur armement peut être difficile à mettre en oeuvre par mer formée sans parler du fait qu’ils ne disposent pas au moment ou éclate la guerre de Pologne d’une DCA correcte et d’une capacité ASM suffisante pour mener avec efficacité des missions d’escorte.

L’apparition du cuirassé de poche Deutschland obligea la France à relancer la construction de cuirassés. Il était impératif pour la Royale de s’équiper d’un navire de ligne rapide, cette volonté débouchant sur la construction des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg.

Le torpilleur Le Hardi, une silhouette en rupture avec ses devanciers Bourrasque et L'Adroit

Le torpilleur Le Hardi, une silhouette en rupture avec ses devanciers Bourrasque et L’Adroit

Ces deux unités modernes devaient être protégées des attaques des torpilleurs ennemis et le STCN lança en 1932 l’étude d’un nouveau modèle de torpilleur d’escadre en tirant les leçons des problèmes rencontrés par les torpilleurs de classe Bourrasque et L’Adroit notamment leur stabilité à la mer, leur faible rayon d’action. Les Le Hardi intègrent également de nouvelles techniques de construction comme la soudure à leur construction, les superstructures sont en alliage léger

Tout cela aboutit à un torpilleur de 1772 tonnes Washington (1797 tonnes métriques) à la silhouette élégante avec un long gaillard d’avant, des superstructures réduites et deux cheminées, le projet étant validé le 10 août 1934.

L’armement principal se compose de six canons de 130mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrières) ce qui permet de limiter la hauteur du navire, un atout précieux dans le combat de nuit à une époque où le radar n’existe pas encore.

Si l’armement antisurface est bon (six canons de 130mm et sept tubes lance-torpilles), la DCA légère est insuffisante tout comme l’armement ASM alors que la mission principale de ces navires est l’escorte.

Néanmoins et en dépit de ses défauts (commun aux navires français de l’époque), les Le Hardi apportent un grand nombre d’améliorations. Leur construction est mieux adaptée à une économie de guerre, ils peuvent tenir une vitesse très élevée (34-35 noeuds), une stabilité plus importante, une coque plus résistante, des passerelles plus confortables, une nouvelle conduite de tir et un champ de battage améliorée pour les tubes lance-torpilles…………. .

Le premier navire baptisé Le Hardi est financé à la tranche 1932. Il est suivit par deux navires à la tranche 1935 (Fleuret et Epée), trois navires à la tranche 1936 (Mameluk Casque Lansquenet), deux navires à la tranche 1937 (Le Corsaire et Flibustier).

Cette classe de huit navires est suivit par la classe Intrépide qui ne se distingue extérieurement des Le Hardi que par des points de détail mais quand on s’approche de plus près, ces navires se distinguent par une artillerie principale à double-usage.

Pas moins de vingt-trois torpilleurs de classe Intrépide vont ainsi être construits, leur financement étant entre la tranche 1938 (trois navires), la tranche 1938bis (un) au décret-loi du 1er avril 1940 (trois), à la tranche 1941 (quatre), à la tranche 1942 (trois), à la tranche 1943 (trois) et à la tranche 1944 (six).
Ces navires baptisés L’Intrepide Le Téméraire L’Opiniâtre L’Aventurier L’Eveillé L’Alerte L’Inconstant Durandal Dague Bouclier Cimeterre Rapière Hallebarde Arquebuse Mousquet Bombardier Sabre Claymore Hussard Spahi Tirailleur Voltigeur et Goumier sont mis en service en 1941 (quatre), en 1942 (deux), en 1943 (quatre), en 1944 (deux), en 1945 (deux), en 1946 (cinq) et en 1947 (quatre) complètent les torpilleurs de 1500 tonnes puis les remplacent peu à peu.

A ces vingt trois torpilleurs succèdent douze navires de classe Empire, navires financés aux tranches 1945, 1946 et 1948, les quatre navires de la dernière tranche étant construits dans un chantier américain en l’occurence les chantiers Ingalls de Pascagoula dans le Mississippi.

Ces quatre navires entreront cependant en service après le début de la guerre en Europe et qu’un temps, l’US Navy envisagea de les racheter. Seuls un armement non conforme préserva ces navires d’une carrière américaine au lieu d’une carrière française.

Ces navires se distinguent par une construction encore simplifiée par rapport aux Intrépide et surtout par un rouf continu qui facilite la circulation d’un bord à l’autre du navire en cas notamment de mauvais temps.

Ces douze navires baptisés de noms de maréchaux napoléoniens (Ney Lannes Murat Berthier Augereau Davout Soult Massena Bernadotte Kellerman Bessière et Jourdan) sont mis en service en 1946 (un) en 1947 (deux), en 1948 (cinq) et en 1950 (quatre) soit bien après le début du conflit.