20-Ordre de bataille et programme de guerre (2)

Bilan : la marine nationale en septembre 1948

NdA : le tonnage est celui à pleine charge ou approchant

Cuirassés :  13 navires en service, 2 en construction et 1 dont la mise sur cale n’à pas encore eut lieu

-Cuirassés classe Bretagne : Bretagne Provence Lorraine 75000 tonnes

-Croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg 62320 tonnes

-Cuirassés classe Richelieu Richelieu Jean  Bart Clemenceau 126177 tonnes

-Cuirassé Gascogne 40657 tonnes

-Cuirassés classe Alsace Alsace Normandie Flandre Bourgogne 168 400 tonnes

Les treize cuirassés en service représentent un tonnage cumulé de 472 464 tonnes

-Les trois cuirassés de classe Languedoc (Languedoc Moselle sur cale plus un troisième non nommé dont la mise sur cale n’à pas encore eut lieu quand éclate le second conflit mondial) doivent déplacer théoriquement 48000 tonnes.

Porte-Avions : Cinq navires en service, aucun sur cale mais des projets dans les cartons

-Porte-avions d’escadre classe Joffre Joffre et Painlevé 48400 tonnes

-Porte-avions lourd Commandant Teste 26200 tonnes

-Porte-avions léger classe Alienor d’Aquitaine Alienor d’Aquitaine et Henriette de France 17000 tonnes

Les cinq porte-avions en service répresentent un tonnage de 91600 tonnes

Croiseurs lourds : neuf croiseurs lourds en service plus un en construction

-Croiseur lourd classe Duquesne : le Tourville 12200 tonnes

-Croiseurs lourds classe Suffren Suffren Colbert Foch Dupleix 51120 tonnes

-Croiseur lourd Algérie 14341 tonnes

-Croiseurs lourds classe Saint Louis Saint Louis Henri IV Charlemagne 56280 tonnes

-Le quatrième Saint Louis baptisé Charles Martel est légèrement différent ce qui pourrait entrainer une augmentation de son déplacement à pleine charge.

Les neuf croiseurs lourds en service répresentent un déplacement total de 133941 tonnes

Croiseurs légers : dix sept croiseurs légers en service et trois en construction

-Croiseurs légers classe Duguay-Trouin Duguay-Trouin et Primauguet 17520 tonnes

-Croiseur-école Jeanne d’Arc 7893 tonnes

-Croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin 6530 tonnes

-Croiseurs légers classe La Galissonnière La Galissonnière, Jean de Vienne,La Marseillaise, Montcalm,La Gloire et Georges Leygues 46320 tonnes

-Croiseurs légers classe De Grasse De Grasse Chateaurenault Guichen Gambetta Condé Latouche-Treville 48000 tonnes

-Croiseur léger antiaérien Waldeck-Rousseau 7500 tonnes

-En construction : les trois croiseurs légers Dupuy de Lôme

Les dix-sept croiseurs légers représentent un déplacement de 133763 tonnes

Contre-torpilleurs :  35 navires en service et 6 en construction

-Classe Aigle : Aigle Gerfaut Vautour Albatros soit 10640 tonnes

-Classe Milan : Milan Epervier soit 5320 tonnes

-Classe Vauquelin : Vauquelin Tartu Chevalier-Paul Kersaint Cassard soit 13170 tonnes

-Classe Le Fantasque : Le Fantasque L’Audacieux Le Malin Le Terrible Le Triomphant L’Indomptable soit 17040 tonnes

-Classe Mogador : Mogador et Volta soit 8036 tonnes

-Classe Hoche : Hoche Desaix Kléber Marceau soit 16072 tonnes

-Classe Bayard :  Bayard Du Guesclin Turenne Bugeaud Du Chayla et Dupetit-Thouars soit 24804 tonnes

-Classe Bruix :  Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne Magon Dunois et La Hire soit 24804 tonnes

-Les six unités de classe Guépratte ( Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale) qui devaient théoriquement remplacer les Aigle sont sur cale quand débute le second conflit mondial. Ils représenteront un 25344 tonnes.

Les trente-cinq contre-torpilleurs en service en septembre 1948 répresentent un tonnage de 119886 tonnes

Torpilleurs d’escadre :  39 en service et 4 en construction

-Classe Le Hardi :  Le Hardi, Le Fleuret, L’Epée, Le Mameluk, Le Casque, Le Lansquenet, Le Corsaire et Le Flibustier soit huit navires représentant 14376 tonnes

-Classe Intrépide : L’Intrepide,Le Téméraire,L’Aventurier,L’Opiniâtre,L’Inconstant,L’Eveillé,l’Alerte
La Rapière, L’Hallebarde,Le Bouclier, Le Cimeterre, Le Durandal, La Dague, L’Arquebuse, Le Sabre, Le Voltigeur, Le Claymore, Le Bombardier, Le Mousquet, Le Goumier, Le Hussard, Le Spahi et Le Tirailleur soit vingt-trois navires répresentant 41469 tonnes

-Classe Empire : Les huit navires en service en septembre 1948 (Le Berthier, Le Murat, Le Ney, Le Lannes, Le Davout et L’Augereau) représentent 14424 tonnes

Les torpilleurs d’escadre en service sont au nombre de trente-neuf navires en septembre 1948 pour un tonnage global de 70269 tonnes

Quatre autres sont en construction aux Etats-Unis (Bernadotte Kellerman Bessières Jourdan) pour un tonnage global de 7212 tonnes

Sous-marins : 82 sous-marins en service et 4 en construction

-Sous-marins classe Redoutable (type 1500 tonnes) douze encore en service :  Casabianca Sfax Centaure, L’Espoir, Agosta, Bévéziers, Ouessant, Sidi Ferruch, Le Glorieux, Le Heros, Le Conquerant, Le Tonnant représentant donc 18000 tonnes

-Sous-marins classe Rolland Morillot/La Praya (1800 tonnes) Rolland Morillot,La Praya,La Martinique,La Guadeloupe,La Réunion, Ile de France, Ile de Ré, Ile d’Yeu, Kerguelen, Crozet, Belle-Ile, Ile d’Oleron, Ile de Brehat, Ile d’Aix, Saint Marcouf; Ile de Molène; Aber Wrach; Ile de Batz; Ile de Porquerolles, Ile d’If, Mayotte,Nouvelle Calédonie,Tromelin Wallis et Futuna,Clipperton,St Pierre et Miquelon soit 26 submersibles représentant 46800 tonnes

-Sous-marins de 600 tonnes : six encore en service  : Venus Iris Pallas Minerve  Junon et Cerès réprésentant un tonnage de 3600 tonnes

-Sous-marins classe Aurore (800 tonnes) : Aurore, Créole, Antigone,La Bayadère, L’Astrée,La Favorite, La Gorgone,L’Africaine, l’Hermione,La Clorinde,L’Andromède, L’Andromaque, L’Amirde,L’Artemis,La Cornélie soit un total de quinze navires et 12000 tonnes

-Sous-marins classe Phenix (925 tonnes) : Phenix, Ventôse,Frimaire,Prairial, Vendémiaire, Nivôse,floréal,Messidor,Fructidor,Brumaire,Pluviose,Germinal et Thermidor soit treize navires représentant un tonnage de 12025 tonnes

-Sous-marins mouilleur de mines classe Saphir : Saphir Turquoise Nautilus Rubis soit quatre navires représentant 2676 tonnes

-Sous-marins mouilleur de mines classe Emeraude : Emeraude Agate Corail L’Escarboucle soit quatre navires représentant 3448 tonnes

-Sous-marins d’essais et d’expérimentation, les Roquebert et Laubeuf représentant un tonnage de 3400 tonnes

Les sous-marin en service sont au nombre de quatre-vingt deux pour un déplacement global de 101949 tonnes

-Quatre sous-marins sont en construction, quatre Rolland Morillot modifiés, des navires baptisés Jean Autric Jean Corre Rene Audry et Trinite Schillemans représentant un tonnage de 7600 tonnes

Avisos et canonnières

-Quelques avisos et canonnières anciennes sont encore en service en septembre 1948, généralement pour des missions secondaires (combat ou soutien) en l’occurence trois unités de classe Aisne (Marne Somme Yser) soit 1698 tonnes, cinq de classe Agile (L’Audacieuse La Dédaigneuse La Lurone L’Etourdi La Tapageuse) soit 1750 tonnes, deux de classe Diligente (La Diligente L’Engageante) soit 700 tonnes et onze avisos de classe Amiens (Amiens Arras Calais Coucy Ypres Lassigny Tahure Epinal Vauquois,Les Eparges et Nancy) représentant 9350 tonnes soit un total de vingt et navire et un déplacement de 13498 tonnes

-Dix avisos-coloniaux de classe Bougainville (Bougainville, Dumont d’Urville, Savorgnan de Brazza, D’Entrecasteaux, Rigault de Genouilly, Amiral Charner, D’Iberville, La Grandière, Beautemps-Beaupré, Lapérouse) représentant un tonnage global de 26000 tonnes.

-Treize avisos-dragueurs classe Elan (Elan Commandant Bory Commandant Delage Commandant Duboc Commandant Rivière L’Impétueuse La Curieuse La Batailleuse La Boudeuse La Gracieuse La Moqueuse La Capricieuse Le Commandant Dominé) qui représentent un déplacement de 11635 tonnes

-Vingt-quatre aviso-dragueurs coloniaux classe Chamois (Chamois Chevreuil Gazelle Laotien Surprise _ex-Bambara_ Matelot Leblanc Rageot de la Touche Amiral Sénès Enseigne Ballande La Joyeuse La Trompeuse et La Furieuse Ambitieuse, Malicieuse, Sérieuse, Enseigne Bisson, Généreuse, Précieuse,Victorieuse, Amiral Duperré, Heureuse, Rieuse Alfred de Courcy et Amiral Gourdon) qui représentent un déplacement de 15528  tonnes.

-Chalutiers ASM : quatre de classe La Cancalaise ( La Cancalaise La Lorientaise L’Havraise La Nantaise ) répresentant un déplacement total de 2950 tonnes et la classe L’Ajacienne ( L’Ajacienne La Sétoise  La Toulonnaise La Bônoise) représentant un déplacement de 3600 tonnes

-Chalutiers armés (réquisitionnés en septembre 1939 mais ultérieurement achetés par la marine nationale) : L’Heureux Jutland L’Atlantique Patrie Notre Dame de France représentant un tonnage total de 6222 tonnes

Dans cette catégorie, nous trouvons donc 81 navires représentant un tonnage de 79433 tonnes

Canonnières, corvettes et vedettes lance-torpilles

-Canonnières fluviales : deux unités de classe My-Tho (My-Tho et Tourane) représentant 220 tonnes, la Francis Garnier qui déplace 690 tonnes, quatre unités de classe Ill (Ill Thur Emne Reuss) répresentant un déplacement de 3400 tonnes alors que celle de classe Son Hong (Song Hong Bassac Tonle Sap Song Do) plus petites ne représentent que 3200 tonnes. Le total atteint 7510 tonnes

-Corvettes : trente deux unités classe La Malouine ( La Malouine La Bastiaise La Dieppoise La Paimpolaise La Remoise La Dunkerquoise La Versaillaise L’Antillaise La Nimoise La Calaisienne La Calvaise La Troyenne La Rennaise La Rochellaise La Agenaise La Paloise La Parisienne La Rouennaise La Messine, La Nancéenne, La Strasbourgeoise La Lilloise La Caennaise La Clermontoise La Lyonnaise L’Algéroise L’Oranaise L’Aixoise La Sablaise La Quimperoise La Servannaise et La Cherbourgeoise.) représentant un tonnage total de 37120 tonnes.

-Chasseurs de sous-marins : 31 navires de différents types répresentant 4130 tonnes

-Vedettes lance-torpilles : Deux vedettes de 28 tonnes _utilisées pour le secours en mer_ , dix navires type 40K soit un tonnage total de 300 tonnes, huit vedettes type 23 tW représentant un déplacement total de 184 tonnes, dix-huit vedettes MTB représentant un déplacement de 882 tonnes et douze vedettes MTB améliorées représentant un déplacement de 600 tonnes soit un total de 50 navires et de 2022 tonnes.

-Dragueurs de mines : Douze navires de classe Ouistreham sont commanfés aux Etats-Unis mais seulement quatre (Ouistreham Avranches Pornic Saint-Brieuc) sont en service pour un déplacement total de 3480 tonnes. Huit autres sont à différents stades de fabrication (Frejus Menton Port-Vendres Sartène Arcachon Quimperlé Zuydcotte Porticcio)

Les navires en service dans cette catégorie sont au nombre de 122 pour un déplacement total de  54262 tonnes

Navires de soutien

-Pétroliers : Vingt-trois pétroliers sont en service en septembre 1948 répartis entre cinq pétroliers caboteurs (L’Aube de 2830 tonnes et les quatre de classe Nièvre _Nièvre Ardèche Lèze Blavet représentant un tonnage global de 10000 tonnes soit un total de 12830 tonnes ), Six pétroliers (Le Loing de 10138 tonnes, les quatre de classe Mékong _Mékong Niger Var Elorn_ représentant un tonnage global de 60600 tonnes et le Sèvre _ex-Nivôse_ de 16500 tonnes), six Pétroliers Ravitailleurs d’Escadre de classe La Seine (La Seine La Saône Le Liamone La Medjerda,Le Rhône La Garonne) représentant un tonnage global de 127200 tonnes et enfin six Ravitailleurs Rapides de classe L’Adour (L’Adour Le Lot La Charente La Mayene La Baïse Le Tarn) qui représentent un tonnage total de 72750 tonnes.

Les vingt-trois pétroliers de la Marine Nationale représentent un tonnage global 300018 tonnes

-Ravitailleur de sous-marins Jules Verne qui déplace 6340 tonnes

-Est en construction un deuxième ravitailleur de sous-marins L’Atlantide qui doit déplacer à terme 8150 tonnes

-Ravitailleurs d’hydravions classe Sans Souci (Sans Souci Sans Peur Sans Pareil Sans Reproche) oit un tonnage global de 8400 tonnes

-Cargos rapides classe Oranie (Mers-El-Kebir, Oran, Sidi-Bel-Abbès, Tlemcen Mostaganem  plus le Chelif en armement à flot le 5 septembre 1948) soit un tonnage de 105000 porté ensuite à 126000 tonnes.

-Mouilleur de filets Gladiateur 2293 tonnes

-Goelettes écoles Etoile et Belle-Poule soit 450 tonnes

-Cotre Mutin de 57 tonnes

-Transport littoral Golo 2239 tonnes

-Aviso-hydrographe Amiral Mouchez 719 tonnes

-Bâtiment-cible L’Impassible 2410 tonnes

-Hydrographes Astrolabe et Octant de 920 tonnes  La Perouse, La Chimère de 700 tonnes

-Navire-école et navire hydrographe Président Théodore Tissier de 1307 tonnes

-Hydrographes classe Goeland  (Goéland Pélican Cormoran Mouette Ibis Bengali) de 840 tonnes chacun soit un déplacement total de 5040 tonnes

La catégorie des navires de soutien regroupe au total de 51 navires pour un déplacement total de 436593 sans compter les navires en construction ou en achèvement en l’occurence un ravitailleur de sous-marin et un cargo rapide (29150 tonnes)

En septembre 1948, la marine nationale dispose de 454 navires de combat et de soutien représentant un tonnage de 1694160 tonnes.

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14-Navires légers (1)

14°) NAVIRES LÉGERS

En guise d’introduction…….

Aux côtés des cuirassés rutilants, des porte-avions imposants et des lévriers des mers que ce sont les croiseurs et les contre-torpilleurs figurent d’autres navires de combat plus modestes mais au rôle tout aussi important à savoir les avisos et autres canonnières.

Je passerai rapidement sur les avisos et les canonnières héritées du premier conflit mondial. La majorité de ces navires ont été désarmés et les rares survivants ont été transformés en navires auxiliaires.

Ils sont remplacés dans leurs taches d’escorte et de dragage par deux classes d’aviso-dragueurs : les navires de classe Elan et les navires de classe Chamois.

La classe Elan formée de treize navires est reconnaissable par sa plage avant «submersible», lui donnant l’aspect d’un sous-marin trop chargé dans les hauts est ainsi financée par le contingent 1934  (Elan), le contingent 1936 (Commandant Bory Commandant Delage Commandant Duboc Commandant Rivière) et le contingent 1937 (L’Impétueuse La Curieuse La Batailleuse La Boudeuse La Gracieuse La Moqueuse La Capricieuse Le Commandant Dominé).

Les Elan sont théoriquement conçus pour servir dans les eaux métropolitaines mais la France à en 1939 le deuxième empire colonial du monde qui doit être protégé d’où le dévellopement d’une version «coloniale» des Elan, la classe Chamois, des aviso-dragueurs coloniaux de 647 tW caractérisés par une plage avant classique afin d’améliorer l’habitabilité en pays chauds.

Vingt-quatre navires sont ainsi prévus financés au contingent 1935 (Chamois Chevreuil Gazelle), au contingent 1937 (Annamite Surprise _ex-Bambara_) à la tranche 1938bis (Matelot Leblanc Rageot de la Touche Amiral Sénès Enseigne Ballande La Joyeuse La Trompeuse et La Furieuse) et au décret loi du 11 novembre 1939 (Ambitieuse, Malicieuse, Sérieuse, Enseigne Bisson, Généreuse, Précieuse,Victorieuse, Amiral Duperré, Heureuse, Rieuse Alfred de Courcy et Amiral Gourdon), des navires de 647 tW, filant à 20 noeuds avec une distance franchissable de 10000 miles nautiques à 9 noeuds et un armement semblable à celui des Elan.

Qui dit colonies dit missions de présence et pour cela, notre marine va faire construire dix avisos de classe Bougainville, des avisos pour campagne lointaines bien vite rebaptisés avisos coloniaux.

Les deux premiers baptisés Bougainville et Dumont d’Urville sont financés par la tranche 1927, les deux suivant (Savorgnan de Brazza et D’Entrecasteaux) à la tranche 1929, les deux navires de la tranche 1930 sont baptisés Rigault de Genouilly et Amiral Charner, alors que celui de la tranche 1931 est baptisé D’Iberville. Deux autres sont financés à la tranche 1937 et baptisés Ville d’Ys (puis La Grandière) et Beautemps Beaupré et le dixième à la tranche 1938bis, ce dernier recevant le nom de La Perouse.

A-Avisos et canonnières anciens

Canonnière type Anchusa

La marina nationale dispose d’un unique navire de ce type, la Ville d’Ys (Ville d’Ys II lors de la mise sur cale de l’aviso colonial qui fût finalement rebaptisé La Grandière) construit en Grande Bretagne le 15 août 1917.

Affecté après le premier conflit mondial à la surveillance des pêches de Terre Neuve, ce navire de 1121 tW, filant à 17 noeuds et armé de 3 canons de 100mm, deux canons de 75mm et des grenades ASM est désarmé le 12 novembre 1940 après avoir quitté Saint Pierre et Miquelon où il à été remplacé par un chalutier armé. Mouillé à Fort de France, il sert de ponton brise lames pour protéger la base aéronavale de Fort de France -Schoelcher. La coque ne sera démantelé que dans les années soixante-dix au moment des travaux d’agrandissement de la BAN.

Cannonières classe Aisne

La Somme à la mer

La Somme à la mer

Six navires de 566 tW sont construits et mis en service en 1917/1918. L’Aisne est condamné en octobre 1938, L’Oise au moins d’août 1938 et La Meuse en décembre 1938. Les trois autres sont maintenus en service.

-La Marne est déployée à Saïgon au sein des Forces Navales  en Extrême Orient (FNEO) pour des taches de souveraineté et de sécurité. Toujours en service en septembre 1948.

-La Somme est déployée à Toulon comme transport et navire à tout-faire comme par exemple servir d’escorte en surface aux sous-marins ralliant Toulon depuis Cherbourg comme les sous-marins Créole et Astrée. Toujours en service en septembre 1948.

-L’Yser est déployée à Cherbourg comme navire de sûreté. Il rallie ensuite Dunkerque au printemps 1942. Toujours en service en septembre 1948.

Déplacement : 566 tW Vitesse maximale 20 noeuds Armement d’origine : 4 canons de 100mm 3 ou 4 canons de 65mm et des grenades ASM généralement réduit à un canon de 100mm, deux ou trois canons de 37mm et des mitrailleuses

Canonnières de classe Scarpe

La Suippe

La Suippe

Trois navires de 604 tonnes sont mis en service en 1918. Si La Scarpe et L’Ancre sont rayés avant le début de la guerre de Pologne, La Suippe reste en service à Brest jusqu’au 12 juin 1941 jour où elle est mise en position de complément. Elle est vendue à la démolition le 5 mars 1947 et démantelée.

Déplacement : 604 tonnes Vitesse maximale 21 noeuds Armement d’origine : 4 canons de 100mm, 2 canons de 65mm et des grenades ASM

Canonnières de classe Ailette

Répondant au concept de bateau-piège, les canonnières Ailette et Escaut sont deux navires de 492 tW mis en service en 1918.

Si l’Escaut à été condamnée dès février 1935, l’Ailette est désarmée le 4 août 1941 et mouillée à Toulon jusqu’au printemps 1943, période à laquelle elle à été vendue à la démolition.

Déplacement : 492 tW Vitesse maximale 11 noeuds Armement d’origine : 4 canons de 100mm,3 canons de 65mm et des grenades ASM.

Canonnières classe Dubourdieu

Issue du programme 1917, cinq canonnières baptisées Dubourdieu Duchaffault Dumont d’Urville (puis Enseigne de Vaisseau Henry), Ducouedic et Duperré sont mis en service après le premier conflit mondial. L’Enseigne de Vaisseau Henry sert jusqu’en juin 1940 et le Dubourdieu jusqu’en août 1942, tous les deux à Lorient.

Déplacement :453 tW Vitesse maximale 16.5 noeuds Armement : un canon de 138.6mm un canon de 100mm et des grenades ASM

Canonnières type Agile

Vingt-trois navires de ce type sont construits par les chantiers privés et les Arsenaux mais seulement cinq sont encore en service outre-mer en 1948 pour des missions de surêté et de surveillance à savoit L’Audacieuse en Nouvelle Calédonie, La Dédaigneuse et la Lurone en Indochine; L’Etourdi en Polynésie et la Tapageuse à Djibouti.

Déplacement : 320 à 350 tonnes Vitesse maximale 14 à 17 noeuds Armement d’origine : deux canons de 100mm et des grenades ASM réduit à un canon de 100mm, deux pièces de 37mm modèle 1925 et des mitrailleuses.

Cannonières classe Diligente

Huit navires sont construits durant le premier conflit mondial mais seulement deux sont encore en service en 1948 dans des taches auxiliaires : La Diligente sert de ravitailleur d’hydravions à Toulon et L’Engageante joue le même rôle à Bizerte.

Déplacement : 320 à 350 tonnes vitesse maximale 15.5 noeuds Armement d’origine : deux canons de 100mm réduit à un seul

Avisos classe Amiens

L'aviso Arras classe Amiens

L’aviso Arras classe Amiens

Quarante-trois avisos de ce type sont commandés en mai 1918, des navires portant les noms de villes du Front (Amiens Arras Belfort Bapaume Bar le Duc Calais Coucy Craonne Dunkerque Epernay Lassigny Lievin Reims Tahure Verdun Epinal Toul Vauquois Baccarat Béthune Les Epargnes Lunéville Mondement Montmirail Nancy Peronne Remiremont Revigny Vimy et Vitry le François).

En 1948, onze navires sont encore en service : l’Amiens et l’Arras à Brest servent à la mise au point de systèmes d’armes et de systèmes électroniques qui tiennent compagnie au Calais qui sert de ravitailleur d’hydravions alors que le Coucy sert de transport à Mers el Kebir.

L’Ypres (ex-Dunkerque) à été envoyé à Diego-Suarez pour des missions de transport et de soutien tout comme le Lassigny transformé en ravitailleur de sous marins et basé à Haïphong en Indochine en compagnie des sous-marins Germinal et Thermidor.

Les Tahure et Epinal sont basés à Bizerte pour des missions de soutien. Le Vauquois est modifié pour devenir un mouilleur de mines et basé à Ajaccio  tout comme l’est l’aviso Les Eparges destiné aux mêmes taches mais basés à Mers-El-Kebir.
Enfin, le Nancy à été envoyé comme stationnaire en Indochine à Haiphong, devenant navire-amiral de la FCN (Flottille Côtière du Nord) avant d’être remplacé par La Cordelière.

Déplacement : 850 tonnes Vitesse maximale 20 noeuds Armement d’origine : deux canon de 138mm (Amiens-Verdun) ou de 145mm, un canon de 75mm et des grenades ASM. Les navires encore en service en 1948 disposait d’un canon de 138mm, d’un canon de 75mm, de deux canons de 37mm et de mitrailleuses.