14-Navires légers (28)

Navires d’une jauge brute de 400 à 600 tonneaux

Casoar (P-10)

Ce chalutier à été construit en 1935 aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) pour la Société anonyme des chalutiers de La Rochelle. Sa réquisition prévue avec le numéro P-10 est finalement abandonnée le 15 décembre 1939.

Capitaine Armand (P-30)

Ce chalutier à été construit en 1919-20 par les chantiers Hall Russel & Cie à Aberdeen au profit des Pécheries de Fécamp sous le nom de Simon Duhamel jusqu’en 1931 quand il est vendu  à l’armement boulonnais Armand Coppin qui le rebaptise Capitaine Armand.

Revendu à une société de Gravelines, il est réquisitionné à l’entrée en guerre de la France et mis en service comme patrouilleur auxiliaire au sein de la 4ème EPA (2ème région maritime). Il reste réquisitionné jusqu’au 4 janvier 1944 quand il est rendu à son armateur.

Déplacement : 584.66 tx de jauge brute

Dimensions : longueur 51.87m largeur 8.26m creux 4.33m

Propulsion : une machine à vapeur 3 cylindres dévellopant 750ch et entrainant une hélice

Vitesse maximale : 10 noeuds

Armement : 3 canons de 100mm modèle 1917, 2 canons de 37mm modèle 1925, deux mitrailleuses de 8mm et 24 grenades sous-marines

Equipage : 39 hommes

Alfred (P-31)

Ce chalutier à été construit en 1926 par les Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes pour l’armement Rogliano de Marseille mais quand il est réquisitionné en septembre 1939, il appartient à l’armement J.B Pleven. Sa réquisition est cependant annulée le 20 septembre et le chalutier est remis à son armateur.

Asie (P-34)

Ce vieux chalutier (1914) construits aux chantiers Augustin Normand au Havre. Réquisitionné une première fois de 1915 à 1919, il l’est à nouveau en septembre 1939, étant affecté à la 4ème EPA de la 2ème région maritime (Brest).

Début 1940, il est affecté à la 3ème EPA en compagnie de ses compères Patrie l’Atlantique et Reine des Flots qui échangent leur place avec les anciens cargos Léoville Barsac Cérons et Sauterne de la compagnie Worms. Il reste réquisitionné jusqu’en septembre 1941 quand il est rendu à son armateur
Déplacement : jauge brute 551 tx jauge nette 208.15 tx

Dimensions : longueur : (ht) 55m (pp) 49.80m largeur 8.40m creux sur la quille 4.70m

Propulsion : une machine à vapeur à triple expansion alimentée en vapeur par une chaudière marine cylindre développant 800ch entrainant une hélice

Vitesse maximale : 10.5 noeuds

Armement : 3 canons de 100mm modèle 1917, deux canons de 37mm modèle 1925, deux mitrailleuses de 8mm et 24 grenades ASM.

Equipage : 39 hommes

Notre Dame de France (P-95)

Ce chalutier construit par Smith’s Dock à Stockton-on-Trees (Grande-Bretagne) en 1931 pour l’armateur Gournay Frères est réquisitionné le 5 août 1939, étant transformé en patrouilleur auxiliaire à Cherbourg.

Mis en service à l’automne 1939, il va servir de patrouilleur pour la protection des pêches en compagnie des patrouilleurs Notre-Dame d’Esperance et Ambroise Paré. Ils sont appuyés par les patrouilleurs Saint Pierre d’Alcantara et Mont Cassel.

A partir de janvier 1940, il est affecté comme annexe à l’école navale, étant basé à Brest. Il est finalement acheté par la marine nationale en septembre 1941 et toujours en service en septembre 1948.

Déplacement : jauge brute 433 tx

Dimensions : longueur hors tout 47.85m longueur entre perpendiculaires 45.96m largeur 8.02m creux 4.80m

Propulsion : machine alternative VTE de 690ch entrainant une hélice

Vitesse maximale : 11.5 noeuds

Armement : 4 canons de 75mm, 4 mitrailleuses et un ou deux grenadeurs de sillage. En annexe de l’Ecole Navale, il conserve 2 canons de 75mm, reçoit deux mitrailleuses de 7.5mm en remplacement des mitrailleuses de 8mm plus deux canons de 37mm modèle 1941 en affûts simples

Equipage : inconnu

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14-Navires légers (26)

 Navires d’une jauge brut comprise entre 800 et 1000 tx

Le Victoria (P-13)

Ce chalutier à été construit au Danemark en 1927 (ou 1928 selon les sources) pour un armement d’Arcachon. Il est réquisitionné en septembre 1939 et reçoit le matricule P-13. Affecté à Casablanca, il patrouille dans l’Atlantique notamment au large des Canaries, traquant les sous-marin allemands.

Il est déréquisitionné le 4 septembre 1941 et remis à son armateur qui le modernise avant de le renvoyer en campagne de pêche.

Déplacement : 1075 tonneaux de port en lourd Longueur 63.60m (ht) 59.43m (pp) largeur 10.01m tirant d’eau 5.24m Propulsion : moteur diesel 6 cylindres 1000ch entrainant une hélice Vitesse maximale : 10.5 noeuds Armement : 3 canons de 100mm modèle 1917, deux canons de 37mm modèle 1925, quatre mitrailleuses de 8mm modèle 1914 en deux affûts doubles et un grenadeur de sillage à tribord Equipage : nc

Le Vaillant (P-14)

Ce chalutier à été construit en 1922 par les chantiers Augustin Normand sous le nom d’Edouard Wateau et rebaptisé en 1934 quand il est racheté.

Il est réquisitionné le 5 décembre 1939 mais encore en armement quand la guerre de Pologne s’achève. Il ne sera donc jamais utilisé comme patrouilleur auxiliaire par la marine nationale.

Le Clairvoyant (P-15)

Ce chalutier à été construit aux chantiers Augustin Normand en 1922 sous le nom de Joseph Vandewalle qui eut comme ports d’attache Rochefort, Bordeaux et La Rochelle. Le 1er décembre 1934, le Joseph Wandewalle est racheté par un armement malouin et rebaptisé Le Clairvoyant.

Il est réquisitionné le 7 septembre 1939 par la marine nationale et mis en service comme patrouilleur auxiliaire à la mi-octobre.

Déployé dans l’Atlantique depuis Casablanca, il est déréquisitionné le 14 novembre 1941 et rendu à son armateur qui le renvoie en campagne de pêche jusqu’à sa perte au cours d’une tempête à l’hiver 1944.

Hardi II (P-16)

Le Hardi est un chalutier construit aux chantiers Augustin Normand en 1921 sous le nom de Jules Elby. Il appartient à la même classe que le Vaillant et le Clairvoyant. Racheté par un armement malouin, il est rebaptisé Hardi.

Réquisitionné le 7 septembre 1939 et rebaptisé Hardi II (P-16). Il est mis en service en novembre 1939 au sein de la 2ème EPA basée au Maroc. Il reste réquisitionné jusqu’au 15 mars 1942 quand il est rendu à son armateur qui le renvoie à la pêche sous le nom de Hardi.

Caractéristiques techniques des chalutiers Vaillant Clairvoyant et Hardi II

Déplacement : 943 tonneaux de jauge brute Longueur 64.45m (ht) 60.13m (pp) largeur 9.70m creux 5.50m Propulsion : machine VTE de 780ch entrainant une hélice Vitesse maximale : 10 noeuds Armement : 3 canons de 100mm modèle 1917, deux canons de 37mm modèle 1925, quatre mitrailleuses de 8mm modèle 1914 en deux affûts doubles et un grenadeur de sillage à tribord Equipage : 45 hommes

Le Téméraire II (P-32)

C’est un chalutier construit aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes pour l’armement Louis Girard du Havre en 1926.

Il est réquisitionné en septembre 1939 sous le nom de Téméraire II en raison de la présence d’un torpilleur d’escadre appelé Téméraire.

Mis en service le 22 octobre 1939, il est affecté à la 4ème EPA basée à Brest sous le commandement de la 2ème région maritime en compagnie de L’Heureux, du Groenland, du Capitaine Armand, de la Patrie et de l’Asie.

Il est déréquisitionné le 7 juin 1944 et rendu à son armateur qui lui rend son nom d’origine et le renvoie en campagne de pêche.

Déplacement : 966 tonneaux de jauge brute Longueur hors tout 64.93m largeur 9.33m creux 5.30m Propulsion : machine alternative VTE alimentée en vapeur par une chaudière et dévellopant 850ch et entrainant une hélice Vitesse maximale 10.5 noeuds  Armement : 3 canons de 100mm modèle 1917, deux canons de 37mm CAS modèle 1925 et des grenades ASM Equipage : 45 hommes

12-Torpilleurs légers (7)

Le Branlebas

Le torpilleur léger Branlebas

Le torpilleur léger Branlebas

-Le Branlebas est mis sur cale aux chantiers Augustin Normand du Havre le 27 août 1934 lancé le 12 avril 1937 et admis au service actif le 16 mars 1938.

A son admission au service actif, le Branlebas va activer le 3 mai 1938 la 11ème DT à Cherbourg en compagnie de L’Incomprise, ces deux torpilleurs étant rejoints ultérieurement par La Cordelière et le Bouclier.

La création de la 14ème DT à Lorient entraine le départ du Bouclier de la division qui est donc réduite aux seuls L’Incomprise La Cordelière et Branlebas.

Durant la guerre de Pologne, les trois torpilleurs légers vont effectuer en Manche des escortes entre Cherbourg et Dunkerque ainsi que de nombreux exercices d’entraînement en Manche et en Mer du Nord.

Le Branlebas et ses deux compères de la 11ème DT commencent l’année 1940 par un entraînement de division du 7 janvier au 2 février, les trois torpilleurs faisant escale au Havre du 3 au 7, à Boulogne du 8 au 12 et à Dunkerque du 13 au 17 février, rentrant le lendemain à Cherbourg. Ils sont ensuite en période d’entretien à flot du 19 février au 2 mars, sortant ensuite pour essais (3 au 5 mars) et pour remise en condition (6 au 16 mars).

La 11ème DT enchaine par un entraînement en commun avec la 6ème DT du 4 au 15 avril puis du 1er au 12 mai, les six torpilleurs faisant entre-temps escale au Havre du 16 au 20 avril, à Boulogne du 21 au 25 avril et à Dunkerque du 26 au 30 avril. Les deux divisions sont ensemble à Cherbourg du 13 au 20 mai date à laquelle la 6ème DT rentre à Brest.

Le Branlebas effectue  une école à feux du 27 mai au 7 juin avant de participer aux essais (12 au 14 juin) et à la remise en condition (16 au 30 juin) de son sister-ship La Cordelière.

Indisponible du 4 au 25 juillet, il sort ensuite pour essais (26 au 28 juillet) et pour remise en condition (30 juillet au 14 août) en compagnie de ses deux compères de la 11ème DT, les trois torpilleurs légers faisant escale au Havre du 15 au 18 août, à Rouen du 19 au 23, à Calais du 24 au 30, les trois navires rentrant le lendemain à Cherbourg.

Après une école à feux du 4 au 14 septembre, le Branlebas et ses deux compères de la 11ème DT enchainent par un entraînement commun avec la 2ème DT du 17 septembre au 8 octobre puis du 22 octobre au 8 novembre, les  six torpilleurs faisant une escale au Havre du 9 au 12, à Boulogne du 13 au 17 et à Calais du 18 au 21 octobre, les deux divisions se séparant à la hauteur de Ouessant le 9 novembre, la 11ème DT ralliant Cherbourg le lendemain matin.

La 11ème DT termine l’année 1940 par un entraînement au combat antisurface du 17 au 23 novembre avant un entraînement commun avec la 14ème DT du 25 novembre au 18 décembre, les deux divisions faisant escale à Boulogne du 19 au 22 décembre avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg, la 11ème DT rentrant dans le port normand en fin de journée.

Pour le Branlebas et ses deux compagnons de la 11ème DT, 1941 commence par un entraînement de de division du 5 au 21 janvier avant d’enchainer par un entraînement commun avec la 5ème DT du 24 janvier au 4 février.

Les six torpilleurs font ensuite escale à Rouen du 5 au 8 février, à Calais du 9 au 13  et à Douvres du 14 au 20 avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg le 21 février, la 11ème DT rentrant alors à son port d’attache.

La 11ème DT effectue alors un entraînement commun avec sa consœur de la 14ème DT du 26 février au 17 mars, les deux divisions faisant escale commune à Cherbourg du 18 au 24 mars, la 11ème DT entrant ensuite dans un cycle de grand carénage.

Alors que La Cordelière est en grand carénage, le Branlebas _navire-amiral de la 11ème DT_ et l’Incomprise sortent pour entraînement du 28 mars au 21 avril, effectuant une escale à Dieppe du 6 au 10 et à Rouen du 22 au 27 avril, rentrant le lendemain à Cherbourg.

Le Branlebas participe ensuite aux essais (6 au 8 mai) et à la remise en condition (10 au 25 mai) de La Cordelière, les deux torpilleurs rentrant à Cherbourg le lendemain date à laquelle le Branlebas rétrocède le pavillon de navire-amiral de la 11ème DT à La Cordelière.

Le Branlebas  subit à son tour son grand carénage, étant échoué au bassin du 6 juin au 15 juillet et outre une remise en état complète, reçoit une  DCA moderne avec deux canons de 25mm Hotchkiss à la place de deux affûts doubles de 13.2mm.

Armé pour essais le 21 juillet 1941, il sort pour ses essais post-carénage du 22 au 24  puis pour sa remise en condition du 26 juillet au 9 août, à chaque fois en compagnie de ses deux compères de la 11ème DT, les trois torpilleurs faisant escale à Calais du 10 au 13 août, à Portsmouth du 14 au 17, à Plymouth du 18 au 22 avant de rentrer à Cherbourg le lendemain.

Le Branlebas enchaine par trois entraînement de division avec ses compères L’Incomprise et La Cordelière, le premier du 2 septembre au 10 octobre, le second du 20 octobre au 29 novembre et le troisième du 4 au 22 décembre.

Du 8 janvier au 16 février, le Branlebas et ses compères L’Incomprise et La Cordelière exécutent un entrainement commun avec la 14ème DT, les deux divisions faisant escale à Saint-Malo du 17 au 22 février avant de rentrer dans leurs ports respectifs, la 11ème DT ralliant Cherbourg le 23 à l’aube.

La 11ème DT quitte Cherbourg le 2 mars pour le dernier entraînement de division avant son redéploiement à Dunkerque, sortant du 2 au 29 mars date de son retour à Cherbourg où les torpilleurs remplissent leurs soutes en carburant, vivres et munitions. Ils repartent dès le lendemain pour rallier Dunkerque en fin de journée, intégrant officiellement l’Escadre Légère du Nord (ELN).

La 11ème DT quitte Dunkerque le 4 avril pour son premier entraînement de division «dunkerquois» qui l’occupe du 4 avril au 6 mai 1942.

Après une école à feux du 10 au 17 mai, le Branlebas et ses deux compères effectuent un exercice commun avec la 14ème DT _alors en croisière d’instruction en Manche_ du 18 au 25 mai, la 11ème DT s’entrainant seule du 27 mai au 18 juin avant de rentrer le lendemain à son port d’attache.

Le Branlebas sort pour une école à feux du 25 juin au 2 juillet, faisant escale à Calais du 3 au 8 juillet avant de rentrer à Dunkerque le lendemain.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 12 juillet au 2 août, sortant pour essais (3 au 5 août) et pour remise en condition (7 au 21 août) en compagnie de La Cordelière, les deux torpilleurs disponibles de la 11ème DT participant ensuite aux essais (25 au 27 août) et à la  remise en condition (29 août au 18 septembre) de l’Incomprise, les trois torpilleurs ralliant Dunkerque le lendemain.

Le Branlebas termine l’année par deux entraînements de division, le premier du 26 septembre au 4 novembre et le second du 12 novembre au 24 décembre 1942.

Le Branlebas commence l’année 1943 comme il à terminé l’année 1942 à savoir par un entraînement de division réalisé du 5 au 27 janvier, date à laquelle les trois torpilleurs légers rentrent à Dunkerque.

A ce premier entraînement succède deux autres entraînements divisionnaires, le premier du 8 février au 17 mars et le second du 25 mars du 5 mai, date du retour des trois navires à Dunkerque.

Décidément fort active, la 11ème DT quitte Dunkerque pour une croisière en mer du Nord, une croisière de présence et d’instruction.

Quittant son port d’attache le 12 mai, la division fait escale à Anvers du 16 au 19 mai, à Rotterdam du 22 au 27, à Bergen du 30 mai au 2 juin, à Aberdeen du 5 au 9, à Newcastle du 11 au 15, à Douvres du 17 au 21 avant de rentrer à Dunkerque le lendemain.

Le Branlebas sort pour entraînement en solitaire du 29 juin au 8 juillet, faisant escale au Havre du 9 au 13 juillet, rentrant le lendemain  à Dunkerque. Il est indisponible du 15 juillet au 5 août, sortant pour essais du 6 au 8 puis pour remise en condition du 10 au 24.

Les deux torpilleurs légers disponibles de la 11ème DT participent ensuite aux essais (28 au 30 août) et à la remise en condition (1er au 15 septembre) de L’Incomprise, les trois torpilleurs légers rentrant le lendemain  à Dunkerque.

Le Branlebas participe ensuite du 23 septembre au 27 octobre au dernier entraînement de division de la 11ème DT, les trois torpilleurs légers rentrant le lendemain à Dunkerque.

Le 30 octobre 1943, la 5ème DT arrive à Dunkerque. Cette division composée des torpilleurs légers Normand Parisien Saintongeais va remplacer la 11ème DT au sein de l’ELN. Les deux divisions (5ème et 11ème DT) sortent pour un exercice commun du 31 octobre au 4 novembre, date à laquelle les deux divisions rentrent à Dunkerque.

Le 5 novembre 1943, la 11ème DT est officiellement dissoute, les trois torpilleurs reclassés patrouilleurs ralliant Cherbourg où à tour de rôle ils vont subir un petit carénage.

Alors que La Cordelière est échoué au bassin, le Branlebas et l’Incomprise sortent ensemble pour entrainement du 12 novembre au 11 décembre, date de leur retour à Cherbourg.

Le Branlebas est ainsi échoué au bassin du 13 décembre 1943 au 15 janvier 1944, subissant une remise en état complète et modernisation notamment de son armement.

Il sort pour essais du 22 au 24 janvier et pour remise en condition du 26 janvier au 9 février 1944 avant de se préparer à rallier son nouveau port d’attache à savoir Saïgon en Indochine.

Il quitte Cherbourg le 12 février, traversant l’Atlantique en direction de Fort de France via Casablanca _où il se ravitaille en carburant le 17_ où il arrive le 22 février 1944.

Le Branlebas fait escale à Panama le 26 février, traverse le canal les 27 et 28 février avant de déboucher dans le Pacifique qu’il traverse à vitesse réduite pour rallier Oahu le 6 mars. Le nouveau patrouilleur est ensuite à Manille du 13 au 15 mars avant de rallier Saïgon le 21 mars 1944.

Il passe au bassin du 22 mars au 2 avril, sortant pour essais du 3 au 6 avril avant d’entamer sa mission, la sécurisation des côtes de la Cochinchine.

Il va continuer cette mission jusqu’en septembre 1948, subissant néanmoins un grand carénage du 22 avril au 30 mai 1947.

12-Torpilleurs légers (6)

La Cordelière

Le torpilleur léger La Cordelière

Le torpilleur léger La Cordelière

-La Cordelière est mis sur cale aux Chantiers Augustin Normand installés au Havre le 15 août 1934 lancé le 9 septembre 1936 et admis au service actif le 1er janvier 1938.

A son admission au service actif, la Cordelière est affecté à Cherbourg au sein de la 11ème DT en compagnie de ses sister-ships L’Incomprise Branlebas et Bouclier. Affecté dans cette division le 1er juillet 1938, il en devient chef de division.

Avec la création de la 14ème DT à Lorient, la situation de La Cordelière ne change pas, étant toujours chef de division de la 11ème DT avec ses sister-ship L’Incomprise et Branlebas.

Durant la guerre de Pologne, les trois torpilleurs légers vont effectuer en Manche des escortes entre Cherbourg et Dunkerque ainsi que de nombreux exercices d’entraînement en Manche et en Mer du Nord.

La Cordelière et ses deux compères de la 11ème DT commencent l’année 1940 par un entraînement de division en Manche du 7 janvier au 2 février, les trois torpilleurs faisant escale au Havre du 3 au 7 février, à Boulogne du 8 au 12 février et à Dunkerque du 13 au 17 février, rentrant le lendemain 18 février à Cherbourg.

Les trois torpilleurs légers subissent une période d’entretien à flot du 19 février au 2 mars, sortant pour essais du 3 au 5 puis pour remise en condition du 6 au 16 mars 1940. La 11ème DT sort à nouveau pour entraînement du 23 mars au 2 avril.

La Cordelière, l’Incomprise et le Branlebas enchaînent par un entraînement commun avec la 6ème DT du 4 au 15 avril, les six torpilleurs font escale au Havre du 16 au 20, à Boulogne du 21 au 25 et à Dunkerque du 26 au 30 avril avant d’effectuer un entraînement au combat antisurface, la 11ème DT affrontant la 6ème DT du 1er au 12 mai 1940, les deux divisions faisant escale à Cherbourg du 13 au 20 mai date à laquelle la 6ème DT rentre à Brest.

La Cordelière est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 21 mai au 11 juin 1940, sortant pour essais du 12 au 14 juin et pour remise en condition du 16 au 30 juin à chaque fois en compagnie du Branlebas.

La Cordelière participe ensuite aux essais (4 au 6 juillet) et à la remise en condition (8 au 22 juillet) de L’Incomprise, les deux torpilleurs légers de la 11ème DT participant aux essais (26 au 28 juillet) et à la remise en condition (30 juillet au 14 août) du Branlebas, les trois torpilleurs légers faisant escale au Havre du 15 au 18 août, à Rouen du 19 au 23, à Calais du 24 au 30, les trois navires rentrant à Cherbourg le lendemain 31 août 1940.

La 11ème DT effectue une école à feux du 4 au 14 septembre avant d’enchaîner par un entraînement commun avec la 2ème DT du 17 septembre au 8 octobre, les six torpilleurs faisant une escale au Havre du 9 au 12 octobre, à Boulogne du 13 au 17  et à Calais du 18 au 21  avant une nouvelle phase d’entraînement du 22 octobre au 8 novembre, les deux divisions se séparant à la hauteur de Ouessant le 9 novembre, la 11ème DT ralliant Cherbourg le 10 novembre au matin.

La 11ème DT termine l’année 1940 par un entraînement au combat antisurface du 17 au 23 novembre avant un entraînement commun avec la 14ème DT venue de Lorient du 25 novembre au 18 décembre, les deux divisions faisant escale à Boulogne du 19 au 22 décembre avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg, la 11ème DT rentrant dans le port normand en fin de journée.

La Cordelière commence l’année 1941 par un entraînement commun avec ses deux compères L’Incomprise et Branlebas du 5 au 22 janvier avant un entraînement commun avec la 5ème DT du 24 janvier au 4 février.

Les six torpilleurs font ensuite escale à Rouen du 5 au 8 , à Calais du 9 au 13  et à Douvres du 14 au 20 février avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg le 21 février, la 11ème DT rentrant à son port d’attache dans la journée.

La 11ème DT enchaîne par un entraînement commun avec la 14ème DT du 26 février au 17 mars, les deux divisions faisant une escale commune à Cherbourg du 18 au 24 mars avant de se séparer, la 14ème DT rentrant à Lorient alors que la 11ème DT va entrer dans un cycle de grand carénage.

La Cordelière est le premier torpilleur à subir une remise en état et une modernisation de ses capacités militaires. Il est ainsi échoué au bassin à Cherbourg du 25 mars au 30 avril 1941.

Outre une remise en état, il voit sa DCA modernisée, ses mitrailleuses de 13.2mm sont remplacés par deux canons de 25mm Hotchkiss (en attendant la disponibilité de canons de 37mm Schneider) en affûts simples.

Armé pour essais le 5 mai 1941, La Cordelière sort pour essais du 6 au 8 et pour remise en condition du 10 au 25 en compagnie du Branlebas, les deux torpilleurs rentrant à Cherbourg le  26 mai date à laquelle le Branlebas rétrocède le pavillon de navire-amiral de la 11ème DT à La Cordelière.

La Cordelière sort pour une école à feux du 3 au 10 juin avant d’enchaîner par les essais (12 au 15 juin) et à la remise en condition (17 juin au 1er juillet) de L’Incomprise, les deux torpilleurs légers rentrant à Cherbourg le 5 juillet après une escale au Havre du 1er au 4.

La Cordelière et l’Incomprise sortent pour entraînement au combat antisurface du 11 au 18 juillet, faisant escale à Rouen du 19 au 21 juillet avant de participer aux essais (22 au 24 juillet) et à la remise en condition (26 juillet 9 août) du Branlebas, les trois torpilleurs faisant escale à Calais du 10 au 13 août, à Portsmouth du 14 au 17 août, à Plymouth du 18 au 22 août avant de rentrer à Cherbourg le lendemain.

La Cordelière et ses deux compères de la 11ème DT terminent l’année 1941 par trois entraînements de division, le premier du 2 septembre au 4 octobre est suivi d’une escale à Caen du 5 au 9 octobre et un retour à Cherbourg le 10, le second est réalisé du 20 octobre au 22 novembre avec un retour à Cherbourg le 29 novembre (après une escale à Saint-Malo du 23 au 28) et enfin un troisième du 4 au 22 décembre, les torpilleurs légers rentrant à Cherbourg le lendemain.

Pour la Cordelière et ses compères L’Incomprise et Branlebas, l’année 1942 commence par un entraînement commun avec la 14ème DT du 8 janvier au 16 février, les deux divisions faisant escale commune à Saint-Malo du 17 au 22  avant de rentrer dans leurs ports respectifs, la 11ème DT ralliant Cherbourg le 23 février à l’aube.

La 11ème DT quitte Cherbourg le 2 mars pour le dernier entraînement de division avant son redéploiement à Dunkerque, entraînement qui à lieu du 2 au 28 mars.

Rentrés à Cherbourg le 29 mars, ils quittent le port haut-normand le lendemain 30 mars 1942, ralliant Dunkerque en fin de journée, intégrant officiellement l’Escadre Légère du Nord (ELN) créée par décret le 17 mars 1942.

Du 4 avril au 5 mai, la 11ème DT réalise son premier entraînement de division depuis son redéploiement, rentrant à Dunkerque le lendemain.

Après une école à feux du 10 au 17 mai, la 11ème DT manœuvre avec la 14ème DT du 18 au 25 mai avant de reprendre son entraînement à l’échelle divisionnaire du 27 mai au 18 juin, la Cordelière et ses deux compères de la division rentrant à Dunkerque le lendemain.

La Cordelière est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 20 juin au 11 juillet, sortant pour essais du 12 au 14 juillet puis pour remise en condition du 16 au 30 juillet, à chaque fois en compagnie de l’Incomprise.

La Cordelière participe ensuite aux essais (3 au 5 août) et à la remise en condition (7 au 21 août) de du Branlebas, les deux torpilleurs disponibles de la 11ème DT participant ensuite aux essais (25 au 27 août) et pour remise en condition (29 août au 18 septembre) de l’Incomprise, les trois torpilleurs ralliant Dunkerque le lendemain.

La Cordelière et ses deux compères de la 11ème DT quittent Dunkerque pour un nouvel entraînement de division qui à lieu du 26 septembre au 3 novembre, les exercices étant entrecoupés d’escales à Boulogne sur mer et à Rouen, la division rentrant à Dunkerque le lendemain.

La 11ème Division de Torpilleurs termine l’année par un nouvel entraînement de division exécuté du 12 novembre au 20 décembre, la division relâchant à Calais avant de rentrer à Dunkerque la veille de noël.

La Cordelière commence l’année 1943 par un nouvel entraînement de division qui à lieu du 5 au 27 janvier, date du retour des trois torpilleurs légers à Dunkerque. Il est suivit d’un second entraînement du 8 février au 17 mars, date du retour de la division à son port d’attache et d’un troisième mené du 25 mars au 4 mai 1943.

Décidément fort active, la 11ème Division de Torpilleurs quitte Dunkerque pour une croisière en mer du Nord, une croisière de présence et d’instruction. Quittant son port d’attache le 12 mai, la division fait escale à Anvers du 16 au 19, à Rotterdam du 22 au 27, à Bergen du 30 mai au 2 juin, à Aberdeen du 5 au 9 juin, à Newcastle du 11 au 15, à Douvres du 17 au 21 avant de rentrer à Dunkerque le 22 juin 1943.

La Cordelière est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 23 juin au 14 juillet 1943, sortant pour essais du 15 au 17 juillet et pour remise en condition du 19 juillet au 2 août, à chaque fois en compagnie de L’Incomprise.

La Cordelière participe ensuite aux essais (6 au 8 août) et à la remise en condition (10 au 24 août) du Branlebas, les deux torpilleurs légers participant ensuite aux essais (28 au 30 août) et à la remise en condition (1er au 15 septembre) de l’Incomprise, les trois torpilleurs légers rentrant le 16 à Dunkerque.

La Cordelière, le Branlebas et l’Incomprise quittent Dunkerque le 23 septembre 1943 pour le dernier entraînement de la division de la 11ème DT, entraînement réalisé du 23 septembre au 27 octobre, la division rentrant le lendemain à Dunkerque.

Le 30 octobre 1943, la 5ème DT arrive à Dunkerque. Cette division composée des torpilleurs légers Normand Parisien Saintongeais  va remplacer la 11ème DT au sein de l’ELN, division qui doit encore accueillir le Provencal en début d’année prochaine.

Les deux division (5ème et 11ème DT) sortent pour un exercice commun du 31 octobre au 4 novembre, date à laquelle les deux divisions rentrent à Dunkerque.

Le 5 novembre 1943, la 11ème DT est officiellement dissoute, les trois torpilleurs reclassés patrouilleurs ralliant Cherbourg où à tour de rôle ils vont subir un petit carénage.

La Cordelière est ainsi échoué au bassin du 8 novembre au 12 décembre 1943, subissant une remise en état complète de la coque, de son appareil évaporatoire, de ses turbines ainsi que des locaux-vie et des locaux opérations. Ils subissent également des modifications de leur armement, les canons de 25mm étant remplacés par des pièces de 37mm, le canon de 100mm arrière est débarqué……. .

Armé pour essais le 20 décembre 1943, le nouveau patrouilleur subit ses essais post-carénage du 21 au 24  puis sa remise en condition du 26 décembre 1943 au 10 janvier 1944.

Le 15 janvier 1944, la Cordelière quitte Cherbourg pour Haïphong où il doit relever le vieil aviso Nancy comme navire-amiral de la Flottille Côtière du Nord (FCN). Il fait escale à Brest le 16 janvier pour ravitailler avant de traverser l’Atlantique direction Fort de France où il arrive presque à sec le 24 janvier.

Il fait ensuite à nouveau escale à Kingston (Jamaïque) du 27 au 30 janvier, à Panama du 3 au 6 février, à Oahu du 12 au 15 février, à Manille du 23 au 25 février avant de rallier Saïgon le 7 mars 1944.

Le patrouilleur passe au bassin du 8 au 15 mars pour inspection et travaux de routine, sortant pour essais les 16 et 17 mars avant de cingler direction Haïphong où le patrouilleur arrive le 18 mars 1944 au matin.

A la tête de la FCN, il va assurer d’innombrables missions de surveillance, de contrôle de la navigation, devant souvent tirer contre la terre pour soulager la ligne Doumer qui assure la protection de l’axe Hanoï-Haïphong.

Il va également réaliser des exercices avec les autres navires des FNEO, revenant à Saïgon au printemps 1947 pour un petit carénage, étant échoué au bassin du 15 mars au 20 avril. Il était toujours en service le 5 septembre 1948.