Grande Bretagne (105) Armée de l’Air (15)

Army Cooperation Command

Situation en septembre 1939

Hawker Audax

Hawker Audax

-Deux squadrons de Hawker Audax stationnés en Inde, les squadron 20 et 28

-Un squadron de Hawker Hardy stationné en Palestine, le squadron 6 aussi équipé de Gloster Gauntlet

Hawker Hector

Hawker Hector

-Trois squadron de Hawker Hector, les squadron 59, 612 et 614 stationnés en Grande-Bretagne mais le second est en cours de rééquipement avec des Anson en vue de son transfert au Coastal Command.

Westland Lysander

Westland Lysander

-Six squadron de Westland Lysander, les squadrons 2, 4,13, 16 et 26 en Métropole, le squadron 208 en Egypte

-Deux squadron de Vickers Vincent déployés outre-mer, le squadron 8 à Aden et le squadron 47 à Khartoum au Soudan

-Deux squadron de Westland Wapiti, le squadron 5 et le squadron 27 tous les deux stationnés en Inde

Situation en septembre 1948

Métropole

Quand le second conflit mondial, l’Army Cooperation Command déploie en Grande-Bretagne deux wing multimissions disposant pour chacun de deux squadron de Lysander (coopération, observation, réglage de tirs d’artillerie) et de deux De Havilland Mosquito de reconnaissance.

1st Tactical Cooperation Wing (1st TCW)

-Squadron 59 : Westland Lysander

-Squadron 614 : Westland Lysander

De Havilland Mosquito

De Havilland Mosquito

-Squadron 245 : De Havilland Mosquito

-Squadron 246 : De Havilland Mosquito

3rd Tactical Cooperation Wing (3rd TCW)

-Squadron 2 : Westland Lysander

-Squadron 4 : Westland Lysander

-Squadron 247 : De Havilland Mosquito

-Squadron 248 : De Havilland Mosquito

Méditerranée

-Squadron 6 : squadron de coopération et de police coloniale stationné en Palestine avec des Westland Lysander

-Squadron 13 : squadron de coopération équipé de Westland Lysander stationné en Egypte

-Squadron 208 : squadron de coopération équipé de Westland Lysander stationné en Egypte

-Squadron 247 : squadron de reconnaissance stationné à Malte et équipé de De Havilland Mosquito

-Squadron 248 : squadron de reconnaissance stationné en Egypte avec pour équipement des De Havilland Mosquito

Fairey Battle

Fairey Battle

-Squadron 249 : squadron d’assaut et de police coloniale stationné au Soudan avec des Fairey Battle toujours en service en septembre 1948 mais doivent être remplacés par des bombardiers en piqué soit des Dauntless américains ou des LN-430 français.

Moyen-Orient

-Squadron 16 : squadron de coopération et de police coloniale déployé en Irak avec pour équipement des Westland Lysander

-Squadron 26 : squadron de coopération et de reconnaissance déployé à Aden avec pour équipement des Westland Lysander

-Squadron 47 : squadron de coopération et de police coloniale déployé au Soudan avec des Westland Lysander

Inde

-Un squadron de reconnaissance, le squadron 250 équipé de De Havilland Mosquito

-Deux squadrons de coopération et de police coloniale, les squadrons 5 et 27 équipés de Lysander

Extrême-Orient

-Un squadron de reconnaissance, le squadron 251 d’abord équipé de De Havilland Mosquito remplacés par des Bristol Blenheim Mk V.

-Deux squadron de coopération, les squadrons 252 et 253 équipés de Westland Lysander

Transport Command

Situation en septembre 1939

Vickers type 264 Valentia

Vickers type 264 Valentia

-Squadron 31 stationné en Inde avec des Vickers Valentia

-Squadron 70 stationné en Egypte avec un détachement en Irak lui aussi équipé de Vickers Valentia

-Squadron 216 stationné en Egypte lui aussi équipé de Vickers Valentia

Situation en septembre 1948

Métropole

1st Tactical Transport Wing

-Squadron 254 Vickers Valetta Mk I

-Squadron 255 Douglas DC-3

Avro 685 York

Avro 685 York

-Squadron 256 Avro York

3rd Tactical Transport Wing

-Squadron 257 Vickers Valetta Mk I

Handley-Page HP-67 Hastings

Handley-Page HP-67 Hastings

-Squadron 258 Handley-Page Hasting

-Squadron 259 Vickers VC-1

Méditerranée

2nd Tactical Transport Wing

-Squadron 70 déployé en Egypte avec des Vickers Valetta

-Squadron 216 déployé en Egypte avec une flotte mixte d’Avro York, de Handley-Page Hasting et de Westland Lysander

-Squadron 260 déployé à Malte avec des Douglas DC-3

-Squadron 261 déployé à Soudan avec des Douglas DC-3

Monde Indien

-Squadron 31 déployé en Inde remplace ses Valentia par des Douglas DC-3

Vickers Valetta

Vickers Valetta

-Squadron 262 déployé en Inde avec deux Vickers VC.1 pour le transport de VIP, huit Vickers Valetta et quatre Avro York

-Squadron 263 déployé en Inde avec des Handley-Page Hasting et Westland Lysander

Extrême-Orient

-Squadron 264 déployé à Ceylan avec des Douglas DC-3 et quelques Handley-Page Hasting

-Squadron 265 déployé à Singapour avec une flotte mixte composée de Vickers Valetta, de Vickers VC.1, de Westland Lysander et d’Avro York.

-Squadron 266 déployé à Kuching en Malaisie dispose d’Avro Lancastrian et de Westland Lysander

-Squadron 267 déployé à Hong Kong avec des Vickers Valetta

Hors-Rang

-Le squadron 24 est le squadron VIP chargé du transport de personnalités politiques et militaires sans oublier la famille Royale.

En septembre 1948, le squadron 24 dispose d’Avro York (quatre appareils), de deux Douglas DC-4, de quatre Avro Lancastrian et de huit Westland Lysander pour les hautes autorités militaires.

Grande Bretagne (100) Armée de l’Air (11)

Les avions de la RAF (6) : transport

Avant-Propos

Posséder aujourd’hui des avions de transport en grand nombre est la norme pour une puissance militaire de premier plan notamment en Occident mais celà n’à pas toujours été ainsi.

Longtemps, très (trop ?) longtemps, le transport aérien à été le parent pauvre des différentes armées de l’air. Outre des besoins limités, les budgets contraints obligaient à faire des choix et entre une escadrille de chasse, un groupe de bombardiers et une escadrille de transport, le choix était vite fait.

Quand éclate la guerre de Pologne en septembre 1939, très peu de pays possèdent de nombreux appareils de transport qui souvent dérivés de bombardiers ou des bombardiers déclassés comme le Savoia-Marchetti SM-81, le Junkers Ju-52 ou le Farman 224 dérivé du Farman 222. On trouvait aussi des avions de transport conçus dès l’origine pour ce rôle comme le Potez 650 ou le Vickers type 264 Valentia.

Côté britannique, le dévellopement du transport est limité aux colonies. Puissance coloniale ancienne, devant faire face à l’agitation de tribus remuantes qui menaient une guerilla qui causait son lot de pertes.

Les pertes étaient causées non dans des batailles rangées mais dans des embuscades qui visaient moins les troupes de combat que les caravanes de ravitaillement.

Outre des cibles plus faciles à atteindre, la destruction d’un convoi de ravitaillement démoralisait l’ennemi et pouvait constituer pour les tribus un butin intéressant.

Pour alléger le fardeau logistique, les britanniques eurent l’idée d’utiliser l’avion pour ravitailler les colonnes de combat, les rendant plus mobiles. En 1928 eut même lieu à Kaboul la première évacuation de civils par voie aérienne.

En dépit de ces expérimentations, l’aviation de transport était famélique. La preuve jusqu’en 1944 et la création du Transport Command il n’y avait pas de commandement spécifique pour les avions de transport.

Suite à la création de ce commandement, de nombreux appareils de transports sont commandés dans un but essentiellement logistique qu’il s’agisse de fret, de matériel et de transport de troupes.

Des expérimentations de largage de parachutistes ont lieu mais ni la RAF ni la British Army ne vont jusqu’à créer des unités comparables à l’Infanterie de l’Air ou aux Fallschirmjager.

En septembre 1948, le Transport Command dispose en Métropole de deux wings de trois squadrons soit six unités (aucune neuf ans plus tôt), deux squadrons étant équipés de Vickers Valetta Mk I, un de Douglas DC-3, un de Handley-Page Hasting (version de transport du Halifax), un d’Avro York (appareil dérivé du Lancaster) et un de Vickers VC-1.

En Méditerranée, un squadron de Douglas DC-3 est déployé à Malte, deux squadrons déjà présents en septembre 1939 en Egypte disposent en septembre 1948 de Vickers Valetta pour l’un, d’une flotte mixte Lancastrian/Hasting/Lysander pour le second alors que le squadron déployé en Palestine remplaçait ses Hawker Hardy par des Westland Lysander. Un squadron de DC-3 est déployé au Soudan.

Dans la zone Océan Indien, on trouvait en septembre 1939 un squadron de Vickers Valentia stationné en Inde, un squadron de Vickers Vincent déployé à Aden et deux squadrons de Westland Wapiti stationnés en Inde.

Seul le premier était un véritable squadron de transport, les trois autres étaient des squadrons de police coloniale. Ces appareils ont tous été remplacés par de véritables appareils de transport parfois complétés par des Lysander.

En 1948, le squadron 31 à troqué ses Valentia contre des Douglas DC-3, le squadron 5 et le squadron 27 disposant de Lysander. Ces différentes unités forment théoriquement un wing mais en raison de la dispersion géographique, ce wing est plus théorique qu’autre chose . De nouveaux squadrons ont vu le jour avec des appareils parfaitement adaptés aux missions de transport.

Enfin en Extrême-Orient, là où il n’existait pas de squadron de transport en septembre 1939, on trouve un wing lui aussi dispersé entre Ceylan (un squadron équipé de Douglas DC-3 et d’une poignée d’Handley-Page Hasting), Singapour (un squadron de Vickers Valetta associé à une poignée de Vickers VC.1, de Westland Lysander et d’Avro York), Malaisie (un squadron stationné à Kuching avec des Lancastrian et des Lysander) et Hong-Kong (un squadron de Vickers Valetta).

Le Transport Command dispose au total de seize squadrons. Cette force va augmenter avec le début du conflit par la réquisition d’appareils civils privés de lignes commerciales en attendant la production d’appareils de transport notamment pour les troupes aéroportées britanniques fraichement créées.

Vickers type 264 Valentia

Vickers type 264 Valentia

Vickers type 264 Valentia

Le Vickers type 264 Valentia est en septembre 1939 le seul avion de transport conçu comme tel pour la RAF. L’appareil conçu dans le cadre de la Specification 30/34 effectue son premier vol en 1934.

28 appareils sont produits neufs plus 54 appareils issus de la conversion de Vickers Victoria, un avion servant aussi bien de bombardier que d’appareil de transport. La production s’achève dès 1936.

Trois squadrons sont encore équipés de cet appareil en septembre 1939, un déployé en Inde et deux en Egypte, le premier les remplaçant par des Douglas DC-3, les deux autres recevant pour le premier des Vickers Valetta et pour le second une flotte mixte Avro York, Handley-Page Hasting et Westland Lysander.

Cet appareil fût utilisé pour des missions de transport, de police coloniale, d’opérations psychologiques (à l’aide de haut-parleurs) et d’essais de ravitaillement en vol.

Les derniers Valentia quittent le service actif fin 1946 et les appareils usés sont promptement feraillés de sorte qu’il ne reste plus d’appareil complet aujourd’hui.

Caractéristiques Techniques du Vickers Valentia Mk I

Type : avion de transport bimoteur biplan

Masse : à vide 4975kg en charge 8864kg

Dimensions : longueur 18.14m envergure 26.63m hauteur 5.41m

Motorisation : deux moteurs radiaux Bristol Pegasus L3 ou M3 de 650ch chacun

Performances : vitesse maximale 209 km/h vitesse de croisière 188 km/h distance franchissable 1288km plafond opérationnel 4950m

Armement : peut recevoir 2200 livres de bombes

Equipage : deux hommes plus vingt-deux soldats

NdA : pour les Vickers VC-1, Vickers Valetta et Douglas DC-3 voir la partie consacrée à la FAA.

Handley-Page Hasting

Handley-Page HP-67 Hastings

Handley-Page HP-67 Hastings

Après un long combat, les pilotes d’avions de transport obtinrent en mars 1944 la création du Transport Command ainsi que la mise sur pied d’un certain nombre de squadrons de transport.

Ces squadrons nécessitaient des avions. Si des appareils étrangers ont été commandés (Douglas DC-3), la RAF voulait acheter britannique (buy british) en faisant travailler la puissante industrie aéronautique britannique.

Dès le mois de juin 1944, l’Air Ministry en charge des acquisitions lança l’appel d’offres C.3/44 demandant un appareil de transport bi ou quadrimoteur à long rayon d’action.

Handley-Page fût opposée à Avro, Fairey et Gloster mais seuls les deux premiers proposèrent des projets et fabriquèrent des prototypes, donnant naissance au Handley-Page Hasting et à l’Avro York. Ultérieurement, l’Avro Lancastrian, version désarmée du Lancaster s’y ajouta.

Au final, la RAF refusa de choisir et décida de commander en série les deux appareils. Le prototype du Handley-Page Hasting HP.67 effectua son premier vol le 14 septembre 1944.

Le dévellopement de l’appareil à été promptement accéléré par l’utilisation de nombreux composants du Halifax notamment les ailes, la dérive, les moteurs. Le fuselage est cependant neuf avec une nouvelle structure mieux adaptée aux missions de transport.

Prévoyant l’avenir, la firme Handley-Page dévellopa le Hermes, une version civile du Hasting mais aucune compagnie ne commanda l’appareil avant septembre 1948.

Quand éclate le second conflit mondial, le Transport Command dispose de deux squadron équipés pleinement de Hasting C.1, d’autres étant dispersés au sein d’un squadron déployés en Egypte et au sein d’un squadron opérant en Extrême-Orient avec des Douglas DC-3.

L’appareil exporté en Nouvelle-Zélande continue à être produit dans une version Hasting C.2 aux capacités améliorées.

Caractéristiques Techniques du Handley-Page Hastings C.2

Type : avion de transport quadrimoteur

Masse : à vide 21987kg maximale au décollage 36287kg

Dimensions : longueur 24.89m envergure 34.44m hauteur 6.86m

Moteur : quatre moteurs radiaux Bristol Hercules de 1675ch chacun entrainant des hélices quadripales

Performances : vitesse maximale 560 km/h à 6800m vitesse de croisière 468 km/h à 4600m distance franchissable 2270km avec charge maximale plafond opérationnel 8077m

Equipage : 5 hommes (pilote, copilote, opérateur radio, navigateur et ingénieur de vol) 50 soldats ou 35 parachutistes, 32 civières et 29 blessés assis ou 9 tonnes de fret.

Avro York

Avro 685 York

Avro 685 York

Les promesses du Avro Lancaster poussèrent la firme Avro à envisager d’en tirer un appareil commercial alors que le transport de passagers continuait de connaitre un important développement bien que nous soyons encore loin du transport aérien de masse.

Le développement de l’Avro York commença dès 1942 mais en raison de la charge imposée par le programme Lancaster, les travaux avancèrent lentement. Ils furent accélérés par la publication de la Specification C.3/44 qui demandait un appareil de transport bi ou quadrimoteur à long rayon d’action.

L’Avro 685 effectue son premier vol le 4 décembre 1944. Il reprend les ailes, les moteurs Merlin, les dérives. Le fuselage est neuf, plus ventru que le bombardier. La double dérive est remplacée ultérieurement par une dérive triple pour améliorer la stabilité.

Comme nous l’avons vu à propos du Hasting, la RAF décide de ne pas choisir entre les deux appareils qui sont sélectionnés tous les deux. A la différence de l’appareil Handley-Page, l’Avro 685 York sera vendu à des compagnies aériennes pour le transport de passagers. Deux Avro York transformés en appareils VIP furent acquis, appareils utilisés par le gouvernement, la famille royale et les autorités militaires.

En septembre 1948, la RAF dispose d’un squadron en Métropole pleinement équipé de York plus des appareils dispersés sans un squadron stationné en Egypte, en Inde et en Malaisie.

Tous ces appareils sont des Avro York C.1 mais les nouveaux appareils produits sont des C.2. L’appareil n’à pas été exporté à l’étranger, l’Australie préférant acheter des DC-3.

avro-685-york-11Caractéristiques Techniques de l’Avro 685 York

Type : avion de transport quadrimoteur à long rayon d’action

Masse : à vide 18150kg en charge 29480kg charge utile 9100kg

Dimensions : longueur 23.9m envergure 31.1m hauteur 5m

Motorisation : quatre moteurs en lignes Rolls-Royce Merlin 24 de 1280ch chacun

Performances : vitesse maximale 479 km/h à 6400m distance franchissable 4800km plafond opérationnel 7010m

Armement : aucun

Equipage 5 hommes (deux pilotes, un navigateur, un opérateur radio et un opérateur cabine) et 56 passagers.

Avro Lancastrian

Avro 691 Lancastrian

Avro 691 Lancastrian

A l’origine de l’Avro 691 Lancastrian figure une demande de la Trans-Canada Airlines pour un appareil de transport de passagers et de frets. Cette demande adressée à la firme Avro poussa cette dernière à proposer son Avro York alors en développement.

Comme le besoin était urgent et pour éviter que la compagnie aérienne canadienne ne se tourne vers un constructeur américain voir français, Avro proposa une adaptation de son Lancaster qui commençait à entrer en service au sein de la RAF.

Cette adaptation était minimale puisque l’appareil était identique au bombardier sauf l’absence de tourelles et un nouveau nez plein remplaçait le nez d’origine des bombardiers.

La compagnie canadienne commanda seize appareils livrés dès mars 1945 dix mois après la demande, les huit premiers étant des bombardiers modifiés sur les chaines de montage après accord de la RAF.

Cette dernière finit par passer commande de Avro 691 Lancastrian pour compléter sa flotte de transport. Cet appareil va équiper le squadron transport déployé à Kuching avec quelques Lysander, ces appareils étant utilisés pour du transport de personnel et de la logistique entre Kuching, Singapour, Hong-Kong et Alor Setar notamment.

L’appareil va être exporté en Argentine (transport de passagers civils), en Australie (civil et militaire) et au Canada (civil).

La production pourrait se poursuivre même si le développement d’un nouveau bombardier issu du Lancaster pourrait pousser soit à l’abandon du Lancastrian soit à la transformation des bombardiers réformés en avions de transport.

Caractéristiques Techniques de l’Avro Lancastrian C.1

Type : avion de transport quadrimoteur à long rayon d’action

Masse : à vide 13800kg en charge 29480kg charge utile 3560kg

Dimensions : longueur 23.4m envergure 31.1m hauteur 5.9m

Motorisation : quatre moteurs en ligne Rolls-Royce Merlin de 1250ch chacun

Performances : vitesse maximale 499 km/h à 1524m distance franchissable 6677km plafond opérationnel 7010m

Armement : aucun

Equipage : cinq hommes et neuf passagers.

Grande Bretagne (92) Armée de l’Air (2)

Les Moyens de la Royal Air Force (RAF)

L’organisation de la RAF en 1948 est ancienne puisqu’elle date de 1936 quand sont créés les fameux Command, de grandes unités regroupant des groupes (Group), des wings et des squadrons. A noter que les squadrons déployés outre-mer si ils dépendent officiellement du Command de leur spécialité, dans la pratique et sur le plan tactique, dependent logiquement de commandements locaux.

Ces commandements sont à la fois chargés du commandement administratif (gestion des avions, des matériels et des équipements, gestion des ressources humaines) mais également du commandement opérationnel (entrainement, préparation opérationnelle, commandement des opérations de combat).

En septembre 1939, la Royal Air Force dispose des moyens suivants :

Hawker Hurricane Mk I

Hawker Hurricane Mk I

-Trente-sept squadrons de chasse d’active et huit squadrons de chasse de la Royal Auxiliary Air Force. Si la majorité des unités sont équipées de monoplans modernes type Spitfire et Hurricane (vingt-sept sur quarante-cinq), le reste dispose d’appareils biplans dépassés (huit avec des Gloster Gladiator et deux avec des Gauntlet) ou d’appareis bimoteurs aux performances de chasseur limitées en l’occurence les Blenheim Mk IF (huit squadrons).

Tous ces squadrons ne sont pas stationnés en métropole une partie l’étant en Egypte (trois), en Palestine (un) et à Aden (un) mais cette dispersion est limitée par la quantité d’appareils et leur qualité puisqu’aucune unité n’est équipée de monoplans modernes réservées à la défense de la métropole.

Ce nombre va augmenter durant la Pax Armada. Le nombre de squadrons de chasse va passer à quarante-huit répartis en douze wing de quatre squadrons avec un wing déployé en Malaisie (un squadron détaché à Hong-Kong), un wing couvrant le monde indien (un squadron à Aden, deux squadrons en Inde, un squadron en Birmanie), un wing à Singapour (avec un squadron couvrant la base d’Alor Setar en Malaisie), deux wing en Méditerranée (un en Egypte avec un squadron détaché en Palestine et un au Soudan, un wing à Malte avec un squadron détaché à Chypre) et sept en métropole (un couvrant l’Ecosse et l’Irlande du Nord, les six autres couvrant l’Angleterre et le Pays de Galles).

Toutes ces unités sont équipées de Supermarine Spitfire et de Hawker Hurricane, le premier équipant la totalité des wing de métropole, le Hurricane étant dominant outre-mer même si le Spitfire commence ça et là à pointer le bout de son nez.

Bristol Beaufighter

Bristol Beaufighter

Le Fighter Command dispose également de wings de chasse lourde, un wing en Extrême-Orient, un wing en Méditerranée et deux wing en métropole, ces wing de trois squadrons disposant de Bristol Beaufigther et de De Havilland Mosquito. Un temps on trouve des squadrons de Westland Whirlwind mais en raison de problèmes de moteurs, ils sont rapidement retirés du service.

-Soixante-dix neuf squadrons de bombardement équipés pour la plupart d’avions dépassés ou en voie de rapide déclassement.

Fairey Battle

Fairey Battle

On trouve ainsi seize squadrons de Fairey Battle, un bombardier léger monomoteur, vingt-cinq squadrons de bombardiers légers Bristol Blenheim, trois squadrons de biplans Hawker Hind, trois squadrons de Vickers Wellesley, dix squadrons de bombardiers médians Vickers Wellington, huit squadrons de bombardiers lourds Amstrong-Whitworth Whitley, dix squadrons de bombardiers lourds Handley-Page Hampden, deux équipés de Handley-Page Harrow et deux équipés de Handley-Page Hereford.

L’immense majorité est stationnée en métropole mais on trouve quand même quinze squadrons déployés à l’étranger, en Méditerranée et Extrême-Orient principalement.

En septembre 1948 le Bomber Command dispose de moyens similaires mais les appareils sont nettement plus modernes et nettement plus efficaces que ceux présents en septembre 1939.

Les Fairey Battle, les Hawker Hind et les Vickers Wellesley ont tous quittés le service actif, rejoignant des unités d’entrainement ou la casse. Ils ont été remplacés soit par des chasseur-bombardiers Hawker Hurricane, Hawker Typhoon et Hawker Tempest ou par des bimoteurs d’attaque Bristol Beaufigther et De Havilland Mosquito.

Bristol Blenheim Mk IV

Bristol Blenheim Mk IV

Les Bristol Blenheim Mk I ont été retirés du service remplacés par des Blenheim Mk V _version améliorée du Mk IV avec des moteurs plus puissants et un armement défensif renforcé_ mais également par des bombardiers américains, des Martin 187 Baltimore.

Les Handley-Page Hampden sont remplacés partiellement par des Short Stirling et par des Avro Manchester. Ces derniers connaissant de graves problèmes de moteurs, ils seront remplacés par des Avro Lancaster, un appareil quadrimoteur issu de l’infortuné Manchester.

Avro Lancaster

Avro Lancaster

Les Harrow et les Hereford sont remplacés par des appareils plus modernes

Les Armstrong Whitworth Whitley sont encore en service même si leur remplacement à commencé depuis le printemps 1949, l’appareil étant remplacé par le Short Stirling.

Quand au Wellington, il est toujours en service dans des versions améliorées plus performantes même si sa construction longue et difficile semble devoir le condamner dans une économie de guerre où l’important est de produire vite.

Le Bomber Command concentre logiquement la majorité de ses moyens en Métropole avec quatre escadres (wings) de trois squadrons de Avro Lancaster soit douze squadrons, deux wings équipés de Handley-Page Halifax (six squadron) et deux wings équipés de Short Stirling (six squadrons) soit un total de huit wings et vingt-quatre squadrons de bombardememt lourds concentrés en Grande-Bretagne.

Un wing est déployé en Egypte avec deux escadrons de Short Stirling et un de Armstrong-Whitworth Withley alors qu’un autre wing est déployé en Malaisie avec deux escadrons de Short Stirling et un de Handley-Page Hampden

Aux côtés de ces trente squadrons/escadrons de bombardiers lourds, on trouve également des bombardiers moyens ainsi que des chasseur-bombardiers qui remplacent avantageusement les bombardiers légers monomoteurs aux capacités fort limitées même pour 1939.

En métropole on trouve ainsi quatre wings de trois squadrons de bombardiers moyens, trois équipés de Vickers Wellington et un équipé de Martin 187 Baltimore. Un wing est déployé en Egypte avec trois squadrons équipés de Bristol Blenheim Mk V, un wing est déployé en Inde avec Bristol Blenheim Mk IV et deux wings sont déployés en Malaisie et à Singapour avec pour équipement des Vickers Wellington (quatre squadrons sur six) et des Martin 187 Baltimore (deux squadrons) soit un total de vingt-quatre squadrons de bombardememt moyens.

Hawker Typhoon

Hawker Typhoon

Enfin le Bomber Command dispose de wings de bombardiers légers et de chasseur-bombardiers équipés de Hawker Typhoon, de son dérivé le Tempest, de Hawker Hurricane, de Bristol Beaufigther et de De Havilland Mosquito soit au total vingt-huit squadrons répartis en neuf wing de trois squadrons plus un squadron indépendant.

Deux wings sont déployés Extrême-Orient (un en Malaisie et un à Singapour), le premier équipé de trois squadrons de chasseur-bombardiers Bristol Beaufigther et le second équipé de Hawker Typhoon.

Un wing de Hawker Hurricane est déployé en Inde et au Moyen-Orient, deux squadrons en Inde et un squadron à Aden pour opérer en Afrique orientale.

Deux wings sont déployés en Méditerranée, le premier équipé de Hawker Tempest est basé en Egypte , le second équipé de Bristol Beaufigther est théoriquement basé entièrement à Malte mais un squadron est détaché en Egypte.

Le squadron indépendant équipé de Hawker Hurricane est déployé au Kenya pour des missions de chasse et de chasse-bombardement.

Quatre wing et donc douze squadrons sont déployés en Grande-Bretagne, un wing équipé de De Havilland Mosquito, un wing équipé de Bristol Beaufigther et deux équipés de Hawker Typhoon.

La Tactical Air Force est le commandement chargé de la coopération avec l’armée de terre, ses missions principales étant la reconnaissance et le réglage des tirs d’artillerie. Elle déploie également des unités outre-mer où des avions souvent dépassés en Europe ont pour mission principale la police coloniale. En 1944, la Tactical Air Force devient l’Army Cooperation Command avec des avions plus modernes.

Ce commandement dispose de deux squadrons de Hawker Audax stationnés en outre-mer, trois squadrons de Hawker Hector, six squadrons de Westland Lysander (dont un déployé outre-mer), deux squadrons déployés outre-mer équipés de Vickers Vincent et deux squadrons déployés outre-mer avec des Westland Wapiti soit un total de quinze squadrons.

Ce commandement connait une certaine expansion durant la Pax Armada ainsi qu’un renouvellement du parc (qui était assez ancien en septembre 1939).

Westland Lysander

Westland Lysander

Le principal appareil utilisé est le Westland Lysander, un petit monomoteur à aterrissage et décollage court utilisé aussi bien pour la police coloniale que pour la reconnaissance, le réglage du tir d’artillerie voir le bombardement léger et la reconnaissance.

Il est complété par des De Havilland Mosquito, un appareil construit entièrement en bois et utilisant sa vitesse pour échapper à l’interception même si avec l’amélioration des chasseurs allemands, de plus en plus d’appareils de reconnaissance seront armés pour assurer leur autodéfense en cas de mauvaise rencontre.

Il manquera rapidement un appareil intermédiaire comparable au Dewoitine D-720 français mais bien que cette lacune soit connue, il faudra attendre le début du conflit pour voir l’Army Cooperation Command disposer d’un appareil adapté en l’occurence le Lockheed Hudson en attendant une version modifiée et adaptée du Blackburn Buccaneer.

En septembre 1948, l’ACC dispose en Métropole de deux wing multimissions disposant chacun de deux squadrons de Westland Lysander et deux squadrons de De Havilland Mosquito de reconnaissance.

En Méditerranée (donc pas sous le commandement direct du AAC), on trouve un squadron de De Havilland Mosquito stationné à Malte, en Egypte deux squadrons de Westland Lysander et un squadron de De Havilland Mosquito, en Palestine un squadron de Westland Lysander, en Irak un squadron de Westland Lysander.

Au Soudan on trouve un squadron de Westland Lysander et un squadron de Fairey Battle, à Aden un squadron de police coloniale équipé de Westland Lysander alors qu’en Inde on trouve un squadron de De Havilland Mosquito et deux squadrons de Westland Lysander.

Enfin en Malaisie, on trouve un squadron de reconnaissance équipé de Bristol Blenheim Mk V qui ont remplacé les Mosquito qui sont révélés inadaptés au climat colonial et deux squadrons de coopération équipés de Lysander.

L’AAC dispose au total de vingt-trois squadron de reconnaissance et de coopération avec l’armée de terre.

A la différence de la France ou de l’Allemagne, l’aviation navale basée à terre ne dépend pas de la marine et d’une force aéronavale mais de l’armée de terre, c’est le Commandement Côtier ou Coastal Command.

Vickers Vildebeest

Vickers Vildebeest

Créé en 1936 comme la majorité des commandements de la RAF, le C.C dispose en septembre 1939 de vingt-trois squadrons, neuf équipés d’Avro Anson (dont quatre appartenant à la Royal Air Force Auxiliary), deux équipés de Lockheed Hudson, cinq squadrons équipés de Vickers Vildebest (dont trois stationnés outre-mer), deux squadrons d’hydravions Short Singapore (les deux outre-mer), un équipé de Short Stranaer et quatre équipés de Short Sunderland (deux outre-mer).

Short Sunderland

Short Sunderland

Leur nombre augmente sensiblement, la RAF ayant compris en suivant l’exemple français et allemand l’intérêt de disposer d’une puissante aviation basée à terre.

En plus des squadrons d’hydravion et de reconnaissance côtière existants en septembre 1939, le Coastal Command créé de nouveaux squadrons d’avions-torpilleurs supplémentaires, des squadrons de chasse-bombardement ainsi que des squadrons de reconnaissance maritime. Le parc est renouvelé avec de nouveaux appareils qui remplacent les plus anciens en service en septembre 1939.

Avro Anson

Avro Anson

Les neuf squadron de Avro Anson sont rééquipés avec des Blackburn Buccaneer Mk II, version de surveillance côtière du Mk I embarqué sur les porte-avions de la Royal Navy. Comme la FAA est prioritaire, seuls quatre squadrons reçoivent cet appareil, les cinq autres recevant des Vickers Wellington de patrouille maritime (deux squadrons), les trois restants recevant des Lockheed Hudson.

Trois nouveaux squadrons de patrouille maritime côtière sont créé avec pour équipement des Bristol Blenheim rapidement remplacés par des Vickers Wellington (un) et des Lockheed Hudson (deux).

Douze squadrons de patrouille maritime côtière existent en septembre 1948, six déployés en Grande-Bretagne (deux avec des Buccaneer, deux avec des Vickers Wellington et deux avec des Lockheed Hudson), trois en Méditerranée (un équipé de Wellington et stationné à Gibraltar pour couvrir Atlantique et Méditerranée, un de Hudson à Malte et un de Buccaneer en Egypte) et trois en Extrême-Orient (un équipé de Buccaneer et stationné à Singapour, un équipé de Lockheed Hudson stationné à Calcutta et un troisième stationné à Kuching et opérant sur Lockheed Hudson).

Bristol Beaufort

Bristol Beaufort

Les deux squadrons de Hudson existant furent transformés sur bombardiers-torpilleurs Bristol Beaufort et restèrent stationnés en Grande-Bretagne. Quand le second conflit mondial éclata, un troisième squadron avait été créé avec des Bristol Beaumont _version améliorée du Beaufort avec des moteurs plus puissants et un armement défensif renforcé_ le tout formant un wing prêt à semer la mort et la désolation en mer du Nord.

Les cinq squadron de Vickers Vildebeest des bombardiers-torpilleurs furent rééquipés pour les deux stationnés en Métropole de chasseur-bombardiers De Havilland Mosquito, un squadron restant en Grande-Bretagne, le second ralliant Malte pour attaquer la navigation italienne en liaison avec l’Aviation Navale.

Les trois autres stationnés outre-mer furent rééquipés pour l’un de Bristol Beaumont pour les deux autres de Bristol Beaufort, un fût déployé à Alor Setar, les deux autres à Singapour, un des squadrons pouvant si besoin est être déployé en Indochine, aux Indes Néerlandaises ou aux Phillipines.

Quatre squadrons de patrouille maritime à long rayon d’action sont créés ex-nihilo par le Coastal Command entre 1944 et 1946. Après avoir envisagé de réutiliser des bombardiers déclassés, le Coastal Command demande des bombardiers modernes comme le Lancaster mais comme le Bomber Command est prioritaire, elle décide de passer commande de Consolidated Privateer, une version adaptée du Giant.

Un squadron est déployé aux Bermudes, un autre à Gibraltar, un troisième en Ecosse et un quatrième aux îles Andaman dans l’Océan Indien ou un aérodrome est aménagé en 1946.

En 1947 deux nouveaux squadrons d’attaque aéromaritime sont créés. Déployé en Egypte pour l’un et en Grande-Bretagne pour l’autre, ils devaient recevoir des Mosquito mais vont dans un premier temps recevoir des Bristol Beaufigther. Le rééquipement en Mosquito devait être réalisé à l’automne 1948 mais en raison du déclenchement du conflit, ce changement d’appareil n’aura lieu qu’après la campagne de Norvège.

Les hydravions ne sont pas oubliés. En septembre 1939, le Coastal Command dispose d’un squadron de Short Stranaer, deux équipés de Short Singapore et quatre équipés de Short Sunderland. Sur ces septunités, quatre sont déployées hors de Grande-Bretagne.

Supermarine Walrus hissé à bord du HMS Warspite

Supermarine Walrus hissé à bord du HMS Warspite

Le nombre d’unités d’hydravion augmente ainsi que la qualité du matériel. Les Short Singapore et les Short Stranaer sont remplacés par des Consolidated Catalina et des Supermarine Walrus, les Short Sunderland restant en service.

En septembre 1948, le Coastal Command dispose de huit squadrons d’hydravions en Métropole (quatre équipés de Sunderland, deux de Catalina et deux de Walrus), trois étant déployé en Méditerranée (un de Catalina à Gibraltar, un de Walrus à Malte et un de Sunderland en Egypte), deux au Moyen-Orient (un en Palestine et un à Aden, tous équipés de Catalina), deux en Inde (Bombay et Calcutta, le premier équipé de Sunderland, le second de Walrus), quatre en Extrême-Orient (deux à Singapour, un à Kuching et un à Alor Setar respectivement équipés de Catalina et de Sunderland, de Catalina et de Walrus), un à Hong-Kong équipé de Walrus et un aux Bermudes équipé de Catalina soit un total de vingt et un squadrons d’hydravions.

Jusqu’en 1944 les unités de transport au sein de la RAF sont peu nombreuses. En attendant la création des unités aéroportées suite aux succès allemands en Norvège, les besoins en transport sont surtout destinés aux colonies où le ravitaillement par voie aérienne évite la création de longues et lourdes caravannes cibles privilégiées des embuscades des rebelles et autres tribus

En septembre 1939, on trouve ainsi huit unités de transport ou d’usage général équipés de Hawker Hardy (une), de Vickers Valentia (trois), de Vickers Vincent (deux) et de Westland Wapiti (deux) mais seul le Valentia était un véritable appareil de transport.

Comme on l’imagine, les unités de transport sont les parents pauvres, les mal-aimés de l’armée de l’air britannique qui doit déjà investir massivement au sein de la chasse, du bombardement et de la reconnaissance. Le transport pensez-donc….. .

Néanmoins la décennie quarante voit un changement radical matérialisé par la création en 1944 du Transport Command chargé de coordonner les différents squadrons de transport. Le parc d’appareil est entièrement renouvelé.

L’augmentation de la flotte de transport à un but essentiellement logistique, améliorer la capacité expéditionnaire des unités de combat.

Il n’est pas encore question de parachutistes, les quelques expérimentations menées en catimini ne réussissant pas à convaincre l’état-major de la RAF ou de la British Army de créer des unités comparables aux Fallschirmjager ou aux Fantassins de l’Air français.

Vickers Valetta

Vickers Valetta

En septembre 1948, le Transport Command dispose en Métropole de deux wings de trois squadrons soit six unités (aucune neuf ans plus tôt), deux squadrons étant équipés de Vickers Valetta Mk I, un de Douglas DC-3, un de Handley-Page Hasting (version de transport du Halifax), un d’Avro York (appareil dérivé du Lancaster) et un de Vickers VC-1.

En Méditerranée, un squadron de Douglas DC-3 est déployé à Malte, deux squadrons déjà présents en septembre 1939 en Egypte disposent en septembre 1948 de Vickers Valetta pour l’un, d’une flotte mixte York/Hasting/Lysander pour le second alors que le squadron déployé en Palestine remplaçait ses Hawker Hardy par des Westland Lysander. Un squadron de DC-3 est déployé au Soudan.

Dans la zone Océan Indien, on trouvait en septembre 1939 un squadron de Vickers Valentia stationné en Inde, un squadron de Vickers Vincent déployé à Aden et deux squadrons de Westland Wapiti stationnés en Inde.

En septembre 1948, dans le monde indien on trouve un wing à trois squadron de transport, un squadron de DC-3, un squadron mixte disposant de deux Vickers VC.1 (transport VIP), de huit Vickers Valetta (transport logistique) et de quatre Avro York (transport fret et passagers). Ces différentes unités forment théoriquement un wing mais en raison de la dispersion géographique, ce wing est plus théorique qu’autre chose.

Enfin en Extrême-Orient, là où il n’existait pas de squadron de transport en septembre 1939, on trouve un wing lui aussi dispersé entre Ceylan (un squadron équipé de Douglas DC-3 et d’une poignée d’Handley-Page Hasting), Singapour (un squadron de Vickers Valetta associé à une poignée de Vickers VC.1, de Westland Lysander et d’Avro York), Malaisie (un squadron stationné à Kuching avec des Lancastrian et des Lysander) et Hong-Kong (un squadron de Vickers Valetta).

Le Transport Command dispose au total de seize squadrons. Cette force va augmenter avec le début du conflit par la réquisition d’appareils civils privés de lignes commerciales en attendant la production d’appareils de transport notamment pour les troupes aéroportées britanniques fraichement créées.

Le Balloon Command créé en 1938 est chargé de la protection statique des grandes agglomérations britanniques contre les bombardememts. Avant septembre 1939, il n’existe qu’un groupe à quatre bataillons pour protéger Londres et le Sud-Est, la voie naturelle pour les bombardememts allemands.

La mobilisation créé trois groupes, un pour protéger l’Ecosse et un troisième pour protéger les bases navales du sud de l’Angleterre. Ces groupes n’ont pas le temps de monter en puissance avant la fin de la guerre de Pologne.

Il faut attendre septembre 1948 pour que la mobilisation créé trois groupes (N°10 N°20 N°30 [Balloon] Group) pour protéger les industries et sites stratégiques en Grande-Bretagne.

Au printemps 1949, le N°20 [Balloon] Group rallie la Méditerranée, se déployant à Malte, à Chypre et en Egypte. Ailleurs des unités de taille réduite protègent les bases d’Aden, de Singapour et de Kuching.

Le Flying Training Command est un commandement destiné à former le personnel volant alors que le Technical Training Command forme les rampants, le personnel au sol destiné à l’entretien des avions. En 1947 ces deux commandements forment un Training Command pour rationnaliser les structures. Le Maintenance Command est chargé comme son nom l’indique du soutien logistique de la RAF mais également du convoyage des avions entre les usines et les terrains d’opérations.

Grande Bretagne (69) Bases navales (2)

Bases de la Mediterranean Fleet

His Majesty Naval Base Malta (HMNB Malta)

La Valette aujourd'hui

La Valette aujourd’hui

La position stratégique de l’île de Malte n’à échappé à personne. Contrôler cet archipel composé de huit îles mais quatre seulement habitées c’était la clé pour contrôler la Méditerranée ou du moins gêner le transit à travers cette mer fermée, cœur du monde jusqu’à la découverte par l’Europe du continent américain.

L’île est successivement phénicienne, carthaginoise, romaine pendant sept siècles (-218 a.C à 395 p.C), vandale, ostrogothes, byzantine, arabe, normande avant de passer de 1529 à 1798 sous souveraineté de l’Ordre de Saint Jean de Jerusalem qui résiste victorieusement aux turcs en 1565.

Occupée par la France en 1798 sur le chemin de l’expédition d’Egypte, l’île passe en 1800 sous domination anglaise, l’île était une colonie et l’était toujours en septembre 1948. A noter qu’en 1802 le traité d’Amiens avait imposé le retour des hospitaliers mais Londres refusa et annexa officiellement l’île en 1816.

Les britanniques vont rester à Malte jusqu’à l’indépendance de l’île accordée seulement en 1968, l’île restant membre du Commonwealth avec la reine Elisabeth II comme chef d’état.

Ce n’est qu’en 1980 que suite à un référendum que Malte devient une république et quitte le Commonwealth of Nations.

Dès leur arrivée au 19ème siècle, les britanniques se préoccupent de faire de l’île une base inexpugnable pour contrôler la Méditerranée.

Avec le détroit de Gibraltar à l’ouest et le canal de Suez à l’est, Malte est l’un des pivots de la politique méditerranéenne de Londres.

Avec l’apparition de l’avion et l’unité italienne, certains s’interrogent sur la possibilité de tenir à Malte sous la menace des bombardiers italiens (voir allemands), d’une puissante flotte de surface stationnée à Tarente.

Dans les années trente, Alexandrie devient la base principale de la Mediterranean Fleet mais Malte continue d’accueillir des unités majeures et si elle ne dispose pas de cuirassés, elle dispose d’un porte-avions.
Pour ce qui est des installations, l’île forteresse dispose de trois formes de radoub, une de 250m, une de 180m et une de 150m, le tout associé à des ateliers de réparation et de fabrication. Des dépôts de ravitaillement sont également présents. En 1947, un dock flottant couvert de 120m arrive pour s’occuper plus spécifiquement des sous-marins.

Les défenses sont modernisées. La DCA est nettement renforcée (au point que les aviateurs italiens surnommeront Malte l’île infernale) et les défenses côtières reçoivent de nouveaux canons qui feront plus que leur office lors de l’opération Merkur montrant l’utilité de défenses côtières intelligemment pensées.

Si les six canons de 15 pouces (381mm provenant des cuirassés type R) installés au nord et au sud de La Valette sont chargées de la défense lointaine, les canons de 6 pouces (152mm) et de 4.7 pouces (120mm) sont chargés de la défense contre un débarquement amphibie ou une descente comme on disait jadis.

En septembre 1948, les navires suivants sont stationnés à Malte

-Porte-avions HMS Ark Royal avec le 2nd Carrier Air Group (2nd CAG)

-Croiseurs légers classe Arethusa HMS Arethusa Galatea Aurora Penelope formant le 3rd Cruiser Squadron (3rd CS)

-Croiseur léger antiaérien classe Dido HMS Royalist théoriquement Destroyer Commander Malta

-Croiseur léger antiaérien classe Dido HMS Bonaventure chargé de la protection antiaérienne rapprochée du HMS Ark Royal.

-Destroyers type G HMS Gallant & Garland chargés de l’escorte du porte-avions Ark Royal

-Six destroyers légers type Hunt (HMS Dulverton Eridge Airedale Albrighton Aldenham Belvoir) formant la 17th Destroyer Flottilla

-4th Submarine Flottilla avec huit sous-marins type U, les HMS Unique Upholder Upright Urchin Urgin Usk Ulmost et Upron

-9th Submarine Flottilla avec huit sous-marins type S, les HMS Salmon Sealion Sterlet Sunfish Satyr Sceptre Sea Dog et Sea Nymph

-Sous-marin mouilleur de mines HMS Porpoise (classe Grampus)

-Sloops HMS Shearwater Guillenot Pintail classe Kingfisher

-Dragueurs de mines classe Bangor HMS Hythe Ifracombe Llanduno Lyme Regis Middlesbrough New Haven Padstow Pohucan formant la 6th Minesweeping Flottilla

-Deux flottilles de vedettes lance-torpilles, les 2nd (MTB-2 4 6 8 10 12 14 16) et 4th MTB (MTB-18 20 22 24 26 28 30 32)

-Deux canonnières, deux patrouileurs ASM et une vedette de sauvetage

-Pétroliers RFA Olwen & Olynthus (type Ol), RFA War Bahadur (type War) RFA Denbydale (type Dale) et RFA Red Ranger (type Ranger)

-Citerne à eau RFA Freshfjord (classe Fresh)

-Cargo rapide RFA Fort Sandusky (classe Fort)

-Navire-atelier HMS Resource (qui doit rejoindre Freetown dès le début du conflit)

-Bâtiment-base de sous-marin HMS Medusa (9th Submarine Flottilla)

-Ravitailleur de sous-marin HMS Rosario (4th Submarine Flottilla)

-Bâtiment-base de vedettes lance-torpilles HMS Vulcan

His Majesty Naval Base Alexandria (HMNB Alexandria)

Le réseau des bases navales britanniques est ancien et relativement bien équipé. Néanmoins la Méditerranée comme on l’à vu manque d’une base parfaitement outillée capable de réparer un navire sans avoir besoin de revenir en Métropole.

Ce manque est identifié mais les budgets manquent pour un investissement de cette ampleur et si la guerre s’était poursuivie après décembre 1939, la Mediterranean Fleet n’aurait eu d’autres choix que de s’appuyer sur la France et ses arsenaux de Bizerte et de Toulon à condition qu’ils soient accessibles.

La guerre de Pologne terminée, la Royal Navy est bien décidée à obtenir les crédits nécessaires pour doter la Flotte de la Méditerranée d’une base digne de ce nom.

Il faut d’abord trouver un site qui soit facilement aménageable, un site qui ne soit pas trop vulnérable à une action ennemi et un site pouvant accueillir les navires stationnés à Alexandrie mais également des renforts pour une action précise.

Chypre colonie anglaise pourrait être un site intéressant mais il est jugé trop proche de la Turquie dont on ignore les desseins et trop excentré pour opérer contre la marine italienne.

Haïfa en Palestine mandataire est aussi étudié mais l’insécurité du mandat SDN et l’incertitude sur le sort futur du territoire (confédération avec la Transjordanie, colonie britannique, indépendance) refroidit les ardeurs des britanniques.

Finalement, la base va être construit à l’ouest d’Alexandrie, la décision étant prise en 1942.

Les plans sont officiellement 100% britanniques mais il semble que les français aient transmis quelques informations sur leurs bases de Mers-El-Kébir et de Cam-Ranh notamment sur la construction des digues.

Le site est en effet totalement artificiel, trois digues sont construites dessinant un plan d’eau de 7,5km² quasiment aussi grand que celui de Portland (9km²), digues encadrant trois passages, Nord, Centre et Sud, passages fermés par des filets, des blockhaus à mitrailleuses défendant l’accès au site comme le découvriront douloureusement la Decima MAS lors de leur troisième attaque contre Alexandrie.

Etant partis d’une feuille vierge, d’un terrain sans constructions ni aménagements préalables, les ingénieurs ont pu dessiner une base parfaitement fonctionnelle ce que lui reprochèrent certains officiers qui la trouvaient sans âme ce à quoi son auteur répondit que c’était les hommes qui faisaient l’âme d’un lieu non les pierres.

D’ouest en est, on trouvait successivement les installations suivantes :

-L’Arsenal ou Repair Ship Installation avec une forme de 300m, une forme de 250m, deux de 150m et un slipway de 120m, associé à de nombreux moyens de levage et de manutention, des dépôts de pièces détachés, des fonderies, des ateliers de réparation d’armes, des ateliers électricité, des ateliers de radiocommunication.

-Les dépôts de munitions, de pièces détachées, de vivres et de carburant. C’est là que s’amarrent les navires de soutien mais également des navires faisant des escales de quelques heures avant de repartir.

-Ensuite se succèdent une Submarine Base, une Cruiser-Destroyer Base et enfin une Battleship Base où est stationné le Corps de Bataille.

-Les navires en escale s’amarrent au Quai d’Honneur installé devant Governor House, la maison où s’installe le commandant en chef de la Mediterranean Fleet en temps de paix, la guerre le voyant soit sur son navire-amiral (en l’occurence le HMS Duke of York) ou dans une base souterraine à terre.

Les défenses côtières ne sont pas oubliées, deux forts sont construits, l’un à l’est et l’autre à l’ouest, des forts identiques avec quatre canons de six pouces (152mm) sous masque associés à huit canons de 4 pouces (102mm) dual. La défense contre l’infanterie n’est pas oublié avec des créneaux FM et des mortiers de 3 pouces (76.2mm) tout comme la défense antiaérienne composée de huit canons de 20mm Oerlikon.

Côté terre, des blockhaus sont construits en août 1948, blockhaus armés de fusils-mitrailleurs, de mitrailleuses, de mortiers et de canons antichars.

La base est considérée comme opérationnelle le 21 octobre 1947 même si dès 1945 les navires britanniques viennent y faire escale. Le chantier générait une intense poussière associé au sable du désert fit que les navires étant souvent recouvert d’une couche de poussière au point que le port fût surnommé Dust Harbor, Port-Poussière.

Moins d’un an plus tard, la guerre éclate et la base navale d’Alexandrie va devoir faire ses preuves, les navires suivants y étant stationnés :

-Le corps de bataille de la Mediterranean Fleet est entièrement rassemblé à Alexandrie à la fois parce qu’à l’ouest de Malte la flotte française dispose de nombreux cuirassés (dix unités dont huit modernes et deux refondues) et que la présence d’un cuirassé à Malte est jugé non pertinente car l’île vulnérable aux bombardements aériens. Les cuirassés suivants sont basés à Alexandrie :

-Cuirassés classe Nelson HMS Nelson et Rodney

-Cuirassés classe King George V HMS Duke of York et Prince of Wales

-Cuirassés classe Queen Elisabeth HMS Barham et Valiant

-Pour couvrir ses cuirassés, la Mediterranean Fleet dispose de deux porte-avions, un porte-avions médian et un porte-avions lourd, le premier étant le HMS Indomitable de classe Illustrious et le second le HMS Furious, le quatrième porte-avions de classe Malta.

-Les croiseurs ne sont pas oubliés, ces navires devant être le fer de lance de l’assaut britannique sur les lignes de communication italiens entre la péninsule italique et l’actuelle Libye sans oublier les liaisons avec le Dodécannèse.

-1st Cruiser Squadron : croiseurs lourds classe Admiral, les HMS Hawke Raleigh Drake

-13th Cruiser Squadron : croiseurs légers classe Crown Colony HMS Newfoundland et Uganda

-Le croiseur léger antiaérien classe Dido HMS Spartan sert de navire-amiral pour le Destroyer Commander Egypt

-Les croiseurs légers antiaériens classe Dido HMS Hermione et Phoebe assurent la protection des deux porte-avions alexandrins.

-Pour protéger les six cuirassés et les deux porte-avions, il faut des destroyers. Plusieurs flottilles sont déployées à Alexandrie pour cette mission.

-1st Destroyer Flottilla : six destroyers type G, les HMS Glowworm Greyhound Grafton Grenade Griffin et Grenville

-3rd Destroyer Flottilla : neuf destroyers type I, les HMS Icarus Imogen Isis Inglefield Imperial Ilex Intrepid Ivanhoe Impulsive

-21th Destroyer Flottilla : huit destroyers type D, les HMS Duncan Dainty Daring Decoy Defender Deligh Diamond Diana

-Sous-marins type U HMS Umbra Unbending Unbroken Unison United Unrivalled Unruffied formant la 6th Submarine Flottilla

-Dragueurs de mines classe Halcyon HMS Hazard Leda Sharpshooter Brittonait Scoot Speedy et Sphinx formant la 3rd Minesweeping Flottilla

-Sloop classe Grimsby, le HMS Aberdeen ancien navire-amiral de la Mediterranean Fleet chargé désormais de la défense du port d’Alexandrie et de la base navale
-Deux canonnières, une vedette émettrice de fumée, quatre vedettes anti-sous-marines, deux dragueurs de mines légers, quatre Harbor Defence Motor Launch (HDML)

-Pétrolier RFA Pearleaf classe Trinol, RFA Olcades classe Ol, RFA War Sirdar et Patham classe War, RFA Blythswood classe Dale, RFA White Ranger classe Ranger

-Citerne à eau RFA Freshmere et Freshlake classe Fresh

-Transport de produits pétroliers RFA Petrobus

-Cargo rapide RFA Duquesne

-Poseur de filets HMS Protector

-Bâtiment-base de sous-marins HMS Maidstone

-Mouilleur de mines HMS Welshman

Bases de la British Eastern Fleet

Avant-propos

En 1902, l’Angleterre et le Japon signe un traité d’alliance ce qui permet à Londres de concentrer ses forces en Europe. Ce traité qui resta en vigueur jusqu’en 1922 et la signature du traité de Washington n’empêcha pas la Royal Navy de disposer de forces navales en Extrême-Orient.

Qui dit forces dit bases et dès son implantation dans la région, la Royal Navy à aménagé des bases pour permettre à sa flotter d’opérer et surtout de durer.

Dans cette AOR (Area of Responsability) immense allant du Cap de Bon Espérance à Hong Kong, la Royal Navy dispose en septembre 1948 de nombreuses bases plus ou moins bien équipées, plus ou moins aptes à soutenir des escadres.

La base principale est implantée à Singapour à l’extrémité sud de la péninsule malaise à la sortie du Détroit de Malacca. C’est là qu’est installé l’état-major de la British Eastern Fleet qui remplace la China Station en 1947.

Surnomé le “Gibraltar de l’Extrême-Orient”, Singapour est une base solidement fortifiée et après de gros travaux parfaitement outillée pour soutenir les deux porte-avions et les trois cuirassés déployés depuis cette base.

L’action de cette base est relayée au nord par la base d’Alor Setar à l’entrée du détroit de Malacca et par la base de Kuching sur l’île de Borneo, une base qui est plus un dépôt de ravitaillement qu’une véritable base opérationnelle.

La majeure partie des forces britanniques sont stationnées dans ces bases en raison de l’importance de la barrière malaise.

Avec une Thaïlande au comportement incertain, la défense de la Malaisie et de Singapour par des forces navales associées aux Pays Bas (Indes Néerlandaises avec trois croiseurs de bataille et un porte-avions léger) voir plus lointainement la France en Indochine et les Etats-Unis aux Phillipines est capitale pour protéger l’Inde.

Paradoxalement le joyau de l’Empire britannique n’abrite que peu de forces navales et aucune base navale comparable à Singapour. Les moyens d’entretien et de ravitaillement présents à Calcutta et Bombay sont limitées.

Ce n’est pas le cas de Triconmalee sur l’île de Ceylan où les capacités de ravitaillement et d’entretien sont importantes, cette base étant une réplique de la base de Singapour, une façon de limiter les conséquences d’une chute de cette base en cas d’invasion de la Malaisie.

Certes en septembre 1948 personne ne pense sérieusement que les japonais pourront envahir et conquérir la Malaisie mais le pouvoir politique britannique préfère se réserver une solution de repli au cas où.

Les autres bases de la British Eastern Fleet sont des bases à l’importance “secondaire” avec Hong Kong qui en dépit de ce statut dispose de cinq croiseurs légers.

Les installations d’entretien sont très limitées, les grands carénages ne pouvant se faire qu’à Singapour même si suite à un accord qui ne sera jamais appliqué faute de temps, l’utilisation de Cavite et de Subic Bay (Phillipines) ainsi que de Cam-Ranh en Indochine était possible.

Aden dispose de moyens d’entretien limitées, rendant peu probable le déploiement d’une escadre importante mais ils sont suffisants pour permettre le déploiement de croiseurs et d’un porte-avions léger chargés de couvrir le passage des convois allant ou venant d’Océanie et d’Extrême-Orient et de traquer les raiders allemands.

La base navale de Simonstown située en Afrique du Sud est considérée comme une base de la British Eastern Fleet même si sa situation excentrée la rend au final peu efficiente.

His Majesty Naval Base Singapour (HMNB Singapore)

Le QG de la British Eastern Fleet à Singapour

Le QG de la British Eastern Fleet à Singapour

“La ville aux lions” (bien qu’il n’ait jamais eu de lions sur l’île) est occupée par les anglais au moment des guerres napoléoniennes quand les néerlandais perdirent leur indépendance, Napoléon Bonaparte lassé de la volonté d’indépendance de son frère Louis finissant par annexer les Pays-Bas.

Napoléon vaincu, le traité de Paris partage la région entre les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, cette dernière recevant la Malaisie et Singapour.

Officiellement l’île appartient au sultan de Johore et ce n’est qu’en 1819 que l’île est acheté par Londres au Sultan. La ville de Singapour est fondé par Thomas Straffles le 29 janvier 1819 et devient rapidement une base stratégique pour la Royal Navy.

La colonie de Singapour se compose de l’île de Pujau Ulong et de dépendances soit une superficie globale de 581 km².

La base navale aurait pu être installée au sud de l’île mais en réalité elle est installée sur la rive nord, en face de Johor, séparé de Singapour par le détroit du même nom même si depuis 1924 une chaussée relie l’île à la péninsule malaise.

Les travaux commencent en 1923, sont menés avec lenteur jusqu’en 1931 mais sont peu à peu accélérés et considérés comme achevés en 1939.

Cette base dispose à cette époque du plus grand bassin de radoub du monde et du troisième plus grand dock-flottant. Les dépôts de carburants ont suffisamment de stocks pour soutenir la totalité de la Royal Navy pour six mois !

Les défenses sont particulièrement soignées avec cinq canons de 15 pouces (381mm) installés à Changi pour trois d’entre-eux et deux à Buena Vista, couvrant la côte ouest de l’île de Singapour.

Des canons d’un calibre plus faible (9.2 pouces soit 234mm, 8 pouces soit 203mm et 6 pouces soit 152mm) sont installés au sud et à l’est pour une défense à 360°, ces canons à la différence des canons de 15 pouces étaient orientables à 360°.

La défense rapprochée de la base navale contre un assaut d’infanterie est assurée par des blockhaus munis de canons antichars de 6 pouces, de mitrailleuses de 7.7mm, de fusils-mitrailleurs et de mortiers de 3 pouces.

La DCA est composée de six batteries, deux lourdes équipées de canons de 94mm et quatre légères équipées de canons Oerlikon de 20mm et Bofors de 40mm.

Les installations de la base sont agrandies entre 1943 et 1948 pour permettre l’accueil permanent de trois cuirassés et de deux porte-avions médians.

Aussi quand la guerre éclate en Europe, la HMNB Singapore dispose des installations suivantes :

Le RMS Queen Mary en 1949. Réquisitionné en septembre 1948, il est transformé en transport de troupes et envoyé en Extrême-Orient pour transférer au Moyen-Orient des unités australiennes et néo-zélandaises

Le RMS Queen Mary en 1949. Réquisitionné en septembre 1948, il est transformé en transport de troupes et envoyé en Extrême-Orient pour transférer au Moyen-Orient des unités australiennes et néo-zélandaises. Il est photographié ici dans un bassin de Singapour

-Une forme de radoub de 400m de long pouvant être divisée en deux ou trois formes indépendantes

-Un dock-flottant de 250m

-Deux formes de radoub de 250m

-Un slipway de 150m

-Des ateliers, des dépôts de carburant, de munitions, de vivres…. .

En septembre 1948, les navires suivants sont stationnés à Singapour :

-Cuirassés Queen Elizabeth Malaya Warspite formant le 3th Battle Squadron

-Porte-avions HMS Implacable et Indefatigable

-Croiseurs légers HMS Dido et HMS Cleopatra chargés de la protection antiaérienne des porte-avions
-2nd Destroyer Flottilla : neuf sous-marins type H, les HMS Hunter Hostile Hero Hasty Hardy Hereward Hyperion Hotspur Havock

-4th Destroyer Flottilla : destroyers classe Tribal mais seuls les HMS Afridi Gurkha Mohawk Sikh sont stationnés à Singapour, les quatre autres (HMS Cossack Maori Nubian Zulu) sont détachés à Hong Kong.

-2nd Minesweeping Flottilla équipée de dragueurs de mines classe Halcyon, les HMS Skipjack Niger Gleaner Jason Seagull Bramble

-Sous-marins classe River HMS Thames Severn Clyde hors rang

-5th Submarine Flottilla avec des sous-marins type T ou classe Triton les HMS Tribune Taku Tigris Tuna Torbay Thraser Trusty et Trespasser

-5th MotorTorpedoBoat Flottilla (5th MTB Flottilla) avec les vedettes MTB 33 35 37 39 41 43 45 47

-7th MotorTorpedoBoat Flottilla (7th MTB Flottilla) avec les vedettes MTB 48 49 50 51 52 53 54 et 55

-Deux canonnières et une vedette émettrice de fumée

-Pétrolier RFA Plumleaf classe Trinol RFA Oleander classe Ol RFA War Methar et le War Nawab classe War RFA Dewdale classe Dale

-Transports de produits pétroliers RFA Petronel

-Ponton pétrolier RFA Ruthenia

-Cargo rapide RFA Fort Rosalie

-Bâtiment-dépôt de sous-marin HMS Titania soutien de la 5th Submarine Flottilla

-Mouilleur de mines HMS Manxman

Alor Setar (His Majesty Naval Base Alor Setar)

Singapour était la base principale de la British Eastern Fleet (BEF) au débouché du détroit de Malacca, un immense corridor long de 800km orienté SE/NW et d’une largeur variable entre 2.8km au sud jusqu’à 320km dans sa partie la plus large.

Singapour ayant déjà fort à faire vers l’est et la menace japonaise, germa rapidement l’idée d’une base au nord du détroit pour pouvoir verouiller son accès depuis le Golfe du Bengale.

Le site d’Alor Setar situé à proximité de la frontière avec le royaume de Thaïlande fût choisit en 1941 dans le cadre plus global d’un renforcement des positions de l’armée britannique dans la région, une importante base aérienne pouvant accueillir des bombardiers lourds fût aménagée ainsi qu’une ligne fortifiée pour se prémunir d’une invasion thaï (peu probable) et surtout d’un passage des troupes japonaises.
Il ne faudrait pas croire qu’il s’agit d’une copie de la base navale de Singapour, la base d’Alor Setar dispose d’infrastructures nettement moins développées que ce soit sur le plan de l’entretien ou au niveau des défenses côtières.

Les travaux sont menés entre 1943 et 1948 avec la construction d’un bassin obtenu par une digue artificielle. Ce bassin sert de zone de mouillage pour les navires attendant de traverser en convoi le détroit de Malacca ou attendant de décharger.

Les navires déployés en permanence à Alor Setar dispose d’une zone comparable au quai des Flottilles à Brest.

La base dispose de dépôts de carburant, de vivres, de munitions et de pièces détachées ainsi qu’un arsenal capable de mener des travaux relativement importants.

Outre les ateliers et les moyens de levage, on trouve un bassin de radoub de 250m de long, un dock flottant de 170m de long et un slipway de 100m, le premier était davantage destiné aux navires de surface, le second couvert étant plus destiné à des sous-marins (même si aucun sous-marin n’est stationné à demeure) et le dernier pour les unités légères.

Quand la seconde guerre mondiale éclate en septembre 1948, les navires suivants sont stationnés à Alor Setar :

-5th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds London Dorsetshire Norfolk

-Deux canonnières et une vedette de sauvetage

-Citerne à eau RFA Freshbrook classe Fresh

-Pétrolier RFA War Afridi classe War

Dépôt logistique de Kuching

Kuching est la principale ville du Sultanat de Sarawak placé sous le protectorat britannique à partir de 1946.

Cette ville est choisit pour servir de dépôt logistique à la British Eastern Fleet. Il ne s’agit pas à proprement parlé d’une base mais d’un dépot logistique avec un mouillage protégé pour une escadre.

Quelques fortifications protègent le dépôt d’un assaut côté mer et côté terre. Une base de la RAF permet d’assurer la couverture aérienne du dépôt sans oublier que des avions du Coastal Command pourront ainsi surveiller la South China Sea (Mer de Chine Méridionale).

Aucun navire n’est stationné à demeure à Kuching mais au moment où commence le second conflit mondial en septembre 1948, deux chalutiers sont réquisitionnés et transformés en patrouilleurs de surêté.

Ce n’est qu’au printemps suivant qu’un cargo apportera des vedettes de sécurité pour protéger les accès au dépôt.
Hong Kong

Avant la British Eastern Fleet, il y avait la China Station chargée de défendre les intérêts britanniques en Extrême-Orient. Hong-Kong port en eau profonde était le lieu tout désigné pour accueillir des moyens navals importants.

Longtemps il n’y eut pas de véritable base navale mais des travaux sont menés entre 1945 et 1947 pour aménager en zone militaire une partie du port de commerce pour pouvoir des navires importants type croiseur, l’accueil de cuirassés ou de porte-avions semblant difficile.

La capacité des dépôts est augmenté tout comme les capacités d’entretien. Hong-Kong ne permet pas de réaliser des travaux très poussés mais avec son bassin de 210m et un dock flottant de 150m, le port de la colonie britannique peut assurer l’entretien courant et les réparations après avaries.

Les défenses côtières sont également renforcées même si leur efficacité en cas d’attaque japonaise ne peut être que limitée.

En septembre 1948, les forces navales stationnées à Hong Kong étaient regroupées au sein du China Squadron. Elles n’étaient pas négligeables comme vous pouvez le constater :

-6th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Neptune Ajax et Orion

-15th Cruiser Ssquadron avec les croiseurs légers Mauritius et Ceylon

-Destroyers classe Tribal HMS Cossack Maori Nubian Zulu détachés de la 4th Destroyer Flottilla de Singapour

-Sloop classe Grimsby HMS Lowestoft

-6th Motor TorpedoBoat Flottilla (6th MTB) avec les vedettes lance-torpilles MTB 34 36 3840 42 44 46 et 48

-Deux canonnières

-8th Submarine Flottilla avec les sous-marins type U HMS Unruly Unseen Ultor Unshaken Unsparing Usurper Universal et Untaned

-Pétroliers RFA Serbol classe Belgol et RFA Orange Ranger classe Ranger

-Ravitailleur de sous-marins HMS Pactolus

Triconmalee

L’île de Ceylan colonie britannique depuis 1815 à une position stratégique, une sorte d’avant-poste du sous-continent indien.

Contrôler cette île c’était le plus sur moyen de contrôler l’Océan Indien. Pour utiliser au mieux cette île, il faut une base, cette base étant Triconmalee située à l’est de l’île.
Les britanniques occupent la région en 1795 chassant les néerlandais, le territoire étant absorbé par la colonie de Ceylan en 1815

Magnifique port naturel, accessible par tous les temps et par toutes les embarcations, Triconmalee était tout indiquée pour recevoir une véritable base navale.

Malheureusement les budgets limités ne permirent pas avant la fin des années trente de construire cette base navale.

Même après le début des années quarante les budgets ne permirent pas d’aboutir au rêve des planificateurs britanniques de faire de Triconmalee le miroir de Singapour.

Néanmoins en septembre 1948, les installation sont nettement plus dévellopées que neuf ans plus tôt.

Des dépôts supplémentaires de carburant, de vivres, de munitions et de pièces détachées sont construits, des dépôts enterrés pour réduire leur vulnérabilité à une frappe aérienne.

Un Arsenal la Ceylon Ship Repair Base est construite avec deux formes de 300m, une forme de 150m,un dock-flottant de 150m et un slipway de 100m.

Les défenses côtières sont renforcées et les installations d’accueil des navires sont améliorées, le site étant profondément dragué pour pouvoir accueillir des navires au tirant d’eau plus important.

Comme à Kuching, une base aérienne est construite à proximité pour couvrir le Golfe du Bengale.

En septembre 1948, les navires suivants sont stationnés à Triconmalee :

-Sloop HMS Grimsby classe Grimsby

-Pétrolier RFA War Sudra classe War

D’autres navires rejoindront la base quand le conflit éclatera en Europe pour renforcer la protection de cette base stratégique car couvrant l’Océan Indien.

Aden

Situé dans l’actuel Yemen, la ville d’Aden est situé au débouché de la mer Rouge au delà du détroit de Bab-el-Mandeb à une situation stratégique qui n’à échappé à personne et surtout pas aux britanniques.

Ces derniers qui ont décidé de faire l’Inde le joyau de leur Empire sont exaspérés par les attaques de piraterie contre les navires allant et venant de cette possession gérée jusqu’en 1858 par l’East India Company.

Ils occupent la région dès 1838 et peu à peu le territoire d’origine s’étend, la dernière extension datant de 1915.

En 1937, la colonie d’Aden quitte le giron indien et devient une colonie royale ou Crown Colony.
Sur le plan maritime et naval, Aden devient une station de ravitaillement en eau et en charbon pour les navires marchands permettant à la ville une formidable croissance, le retour d’une période de prospérité que la ville avait connu jadis.

La Royal Navy s’installe également dans la région, des moyens navals importants pour couvrir l’Océan Indien.

Il s’agit de traquer les raiders allemands et de couvrir le passage au Moyen-Orient les troupes venues des Dominions, l’Australie et la Nouvelle-Zélande devant envoyer dans la région plusieurs divisions pour participer à la défense de l’Egypte ainsi qu’à la conquête de l’Africa Septentrionale Italiana (ASI) _future Libye_ .

Une véritable base navale aurait été utile mais les budgets ne sont pas extensibles et les investissements importants consentis pour Singapour, Kuching et Triconmalee ont absorbé les fonds nécessaires.

Quelques travaux sont réalisés mais ils sont bien insuffisants. Une forme de 250m permet de radouber un croiseur mais ni un cuirassé ni un porte-avions lourd. Les ateliers permettent des réparations d’urgence mais pour un grand carénage il fallait se rendre à Singapour ou à Alexandrie.

Les dépôts de carburant, de munitions, de vivres et de pièces détachées sont cependant importants.

Les défenses côtières sont modestes mais la menace est faible.

En septembre 1948, les navires suivants sont déployés depuis Aden :

-Porte-avions léger HMS Glory

-9th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Durban Dauntless Delhi (classe Danae ou type D)

-14th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Fiji et Jamaica (classe Crown Colony)

-5th Destroyer Flottilla 1st Division avec quatre destroyers type K, les HMS Kelly Kingston Kandahar et Kashmir

-3rd Submarine Flottilla avec les sous-marins de classe Triton (type T), les HMS Thetis Triumph Thistie Tetrach Thorn Trooper Tutankhamen

-Deux canonnières et une vitesse de sauvetage

-Pétrolier RFA Easdale (classe Dale) et Yellow Ranger (classe Ranger)

-Citerne à eau RFA Freshener classe Fresh

-Ravitailleur de sous-marins HMS Adaman

Dès le début du conflit une partie des moyens vont quitter la zone calme pour rallier des zones jugées plus importantes. C’est le cas de la flottille de sous-marins qui va rallier l’Atlantique.
Bombay et Calcutta

Depuis 1867, l’Inde est un Empire, le roi ou la reine de Grande-Bretagne et d’Irlande (puis d’Irlande du Nord) est également empereur/impératrice ds Indes.

Les Indes britanniques sont le joyau de l’Empire britannique mais curieusement aucune base navale majeure n’est installé dans le pays, les ports de Bombay et de Calcutta accueillant des navires de la Royal Navy et de la Royal Indian Navy mais sans base royale ni arsenal digne de ce nom.

Les navires de l’India Station (qui à également autorité sur les navires stationnés à Aden et Triconmalee) stationnés en Inde sont donc tributaires des ports de commerce avec les limites que cela implique.

Aucun projet de base navale n’à semble-t-il été réellement étudié pour une raison que nous ignorons encore aujourd’hui.

En septembre 1948, les navires suivants sont stationnés en Inde :

-A Bombay sur la côte occidentale de l’Inde, la Royal Navy est en réalité absente puisque les seuls navires qui y sont stationnés sont des navires de la Royal Fleet Auxiliary (RFA) en l’occurence les pétroliers RFA Olna et Dingledale ainsi que la citerne à eau RFA Freshburn. Ils sont accompagnés par six sloops de la marine indienne, quatre Black Swan (HMIS Sutlej Jumma Narbada Godavari) et deux Improved Black Swan (HMIS Kistna et Cauvery).

-A Calcutta, le sloop HMIS Hindustan est stationné pour couvrir le Golfe du Bengale en liaison avec les navires stationnés à Alor Setar.

A noter qu’un sloop, le HMS Deptford (classe Grimsby) est stationné à Oman pour patrouiller dans le Golfe Persique et surveiller les menées du Shah d’Iran dont les sympathies pro-allemandes et itaiennes sont connues.

Grande-Bretagne (46) Navires légers (2)

Sloops classe Shoreham

Les huit sloops de classe Shoreham sont un développement des sloops de classe Hastings avec une coque plus longue. Ils sont construits dans les Arsenaux royaux de Chatham et de Devonport.

HMS Shoreham

HMS Shoreham

-Le HMS Shoreham (L32) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 19 décembre 1929 lancé le 22 novembre 1930 et mis en service le 2 novembre 1931.
Il sert dans le Golfe Persique et la mer Rouge de 1932 à son désarmement et sa mise en réserve à Aden (où il était stationné) survenu le 14 mai 1947 même si son bon état matériel en fait un candidat idéal pour un réarmement.

HMS Fowey

HMS Fowey

-Le HMS Fowey (L15) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 24 mars 1930 lancé le 4 novembre 1930 et mis en service le 11 septembre 1931.
Déployé au Moyen Orient, ce sloop stationné à Bombay aurait du être envoyé en Méditerranée en septembre 1939 mais l’Italie étant restée neutre, sa présence ne s’avérait plus nécessaire.
Il est mis en réserve le 15 septembre 1946 et mouillé à Aden où il atteint un hypothétique réarmement pourquoi pas sous les couleurs de la Royan Indian Navy.
-Le HMS Bideford (L43) est mis sur cale au His Majesty Devonport Dockyard le 10 juin 1930 lancé le 1er avril 1931 et mis en service le 27 novembre 1931.
Déployé dans l’Océan Indien de 1932 à 1938, il est ensuite affecté à la China Station où il opère jusqu’à sa mise en réserve le 4 octobre 1946,attendant comme ses sept sister-ships un hypothétique réarmement.

HMS Rochester

HMS Rochester

-Le HMS Rochester (L50) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Chatham le 24 novembre 1930 lancé le 16 juillet 1931 et mis en service le 24 mars 1932. Il est d’abord basé en Afrique du Sud à Simonstown avant d’être redéployé en Métropole pour des patrouilles et des escortes.
La guerre de Pologne terminée, il subit un grand carénage dans son chantier constructeur de janvier à septembre 1940 avant d’être redéployé à Aden où il achève sa carrière le 14 janvier 1948 date de sa mise en réserve.

-Le HMS Falmouth (L34) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 31 août 1931 lancé le 19 avril 1932 et mis en service le 27 octobre 1937. Il effectue toute sa carrière en Extrême-Orient, étant déployé à Hong-Kong puis à Singapour où il est mis en réserve le 17 octobre 1947.

HMS Milford

HMS Milford

-Le HMS Milford (L51) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 14 septembre 1931 lancé le 11 juin 1932 et mis en service le 22 décembre 1932.

Il opère d’abord dans l’Atlantique Sud jusqu’en 1937 avant un passage à Portsmouth pour des travaux jusqu’en 1939 quand il retourne dans l’Atlantique Sud, étant stationné à Freetown jusqu’à sa mise en réserve en janvier 1946.

-Le HMS Weston (L72) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 7 septembre 1931 lancé le 23 juillet 1932 et mis en service le 23 février 1933.

Il à passé toute sa carrière dans l’Atlantique Sud et en mer Rouge qu’il s’agisse de la guerre de Pologne ou de la Pax Armada.
Il est mis en réserve le 14 mars 1947 à Freetown où il avait été redéployé depuis septembre 1945.

HMS Dundee

HMS Dundee

-Le HMS Dundee (L84) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Chatham le 1er décembre 1931 lancé le 20 septembre 1932 et mis en service le 31 mars 1933, servant dans les Antilles depuis la base britannique implantée dans les Bermudes. C’est dans cette même base qu’il est mis en réserve le 14 janvier 1948.
CaractéristiquesTechniques des sloops classe Shoreham

Déplacement : standard 1123 tonnes

Dimensions : longueur 86m largeur 11m tirant d’eau 2.51m

Propulsion : turbines à engrenages alimentées en vapeur par des chaudières dévellopant 2000ch

Performances : vitesse maximale 16 noeuds

Armement : deux canons de 102mm (4 pouces), un affût quadruple de 12.7mm antiaérien (un deuxième embarqué ultérieurement) et des grenades ASM.

Equipage : 95 hommes

Sloops classe Grimsby

Avant-propos

Le remplacement des sloops du premier conflit mondial avait été assuré par les Bridgewater, les Hastings et les Shoreham, des navires destinés à la fois aux missions d’escorte mais également à des missions de dragage de mines.
Rapidement, la Royal Navy s’est rendu compte que ces deux missions n’étaient pas compatibles sur un navire de taille réduite comme un sloop et qu’il fallait des dragueurs de mines spécialisés tout comme des escorteurs dédiés.
Les nouveaux sloops étaient donc destinés à l’escorte, le dragage de mines ne pouvant être qu’une vrai mission secondaire en renfort de navires spécialisés.
C’est l’acte de naissance de la classe Grimsby qui se distinguait des sloops antérieurs par un armement plus puissant, deux canons de 4.7 pouces (120mm) remplaçant les deux canons de 4 pouces et comme ces canons n’étaient pas antiaériens, un canon de 3 pouces (76mm) fût également embarqué.
Huit navires furent commandés par la Royal Navy avec les deux derniers disposant d’un armement différent. La Royal Australian Navy commanda quatre autres navires et la marine royale indienne un navire portant le total à treize unités.

Carrière opérationnelle

NdA les sloops de type Grimsby de la Royal Australian Navy seront étudiés dans le tome consacré à ce dominion

HMS Grimsby

HMS Grimsby

-Le HMS Grimsby (U16) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 23 janvier 1933 lancé le 19 juillet 1933 et mis en service le 17 mai 1934.
Affecté jusqu’en 1939 à la China Station et basé à Hong Kong, il subit des entretiens périodiques à Hong Kong mais également à Singapour.
Son redéploiement en Europe n’à pas le temps de se faire avant la fin de la guerre de Pologne, il reste déployé depuis Hong Kong jusqu’en juin 1945 quand il est redéployé à Ceylan depuis la base de Triconmalee pour des patrouilles dans l’Océan Indien.
Toujours en service en septembre 1948, il va être chargé de missions de patrouille anti-raider dans l’Océan Indien, une mission ingrate, solitaire et dangereuse, les croiseurs auxiliaires allemands ou les raiders _de véritables navires de guerre_ n’étant pas des proies faciles.

HMS Leith

HMS Leith

-Le HMS Leith (U36) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 6 février 1933 lancé le 9 septembre 1933 et mis en service le 12 juillet 1934.
Il est affecté à la New Zealand Station et donc déployé dans le Pacifique pour des missions de présence dans une région où cohabitent colonies et dominions. Il est redéployé à partir de septembre 1939 à Singapour pour des missions de lutte contre la contrebande, mission qu’il poursuit jusqu’en juin 1945 quand il est redéployé à Hong Kong, remplaçant son sister-ship Grimsby.
En septembre 1948, le sloop était immobilisé pour un entretien à flot de ses chaudières, de son armement ainsi qu’une remise en état de ses locaux-vie.

Sa disponibilité n’est pas prévu avant la mi-septembre même si la guerre en Europe et la crainte qu’elle n’éclate en Asie va faire accélérer les travaux.

-Le HMS Lowestoft (U59) est mis sur cale au HM Dockyard Devonport le 21 août 1933 lancé le 11 avril 1934 et mis en service le 22 novembre 1934.

Déployé à China Station, il aurait du revenir en Europe mais le conflit s’étant terminé avant, il reste stationnaire à Hong-Kong jusqu’en septembre 1948. Le 5 de ce mois, il était à la mer pour une opération de lutte antipiraterie.

HMS Wellington

HMS Wellington

-Le HMS Wellington (U65) est mis sur cale au HM Dockyard Devonport le 25 septembre 1933 lancé le 29 mai 1934 et mis en service le 24 janvier 1935.
Déployé à China Station et à New Zealand Station avant la guerre de Pologne, le HMS Wellington est redéployé aux Bermudes en juin 1944. Il y était toujours déployé en septembre 1948 même si à l’époque, il était immobilisé pour un grand carénage.
-Le HMS Londonderry (U76) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 11 juin 1934 lancé le 16 janvier 1935 et mis en service le 20 septembre 1935.
De 1935 à 1938 il est déployé en mer Rouge avant d’être affecté à la South African Station avec Simonstown pour base.
Durant la guerre de Pologne, il est détaché à Freetown pour des missions de patrouille anti-raider et d’escorte de convois. Ce détachement se prolonge jusqu’en septembre 1941 quand il retrouve sa base sud-africaine où il était toujours déployé en septembre 1948.

HMS Deptford

HMS Deptford

-Le HMS Deptford (U53) est mis sur cale au HM Dockyard Chatham le 30 avril 1934 lancé le 5 février 1935 et mis en service le 20 août 1935.
D’abord déployé dans le Golfe Persique, le HMS Bedford est de retour en Grande-Bretagne quand éclate la guerre de Pologne. Durant ce court conflit, il effectue des missions d’escorte de convois en Manche et en mer du Nord.
Après un grand carénage de septembre 1940 à juin 1941, le sloop retourne dans le Golfe Persique où stationné à Oman, il surveille notamment l’Iran, les sympathies du Shah d’Iran pour l’Italie et l’Allemagne étant connues.
Le 5 septembre 1948, il était à la mer dans le détroit d’Ormuz.

HMS Aberdeen

HMS Aberdeen

-Le HMS Aberdeen (U97) est mis sur cale au HM Dockyard Devonport le 12 juin 1935 lancé le 22 janvier 1936 et mis en service le 17 septembre 1936.
Déployé en Méditerranée, il sert avant la guerre de Pologne de navire-amiral pour le commandant en chef de la Mediterranean Fleet pour des missions de représentation dans tout le bassin méditerranéen.
Durant la guerre de Pologne, il assure l’escorte de convois en Manche avant de retourner à Alexandrie où il était toujours déployé en septembre 1948.
Il cesse d’être le navire-amiral de la Flotte de la Méditerranée, étant remplacé par le cuirassé HMS Duke of York. Il va désormais servir de navire de défense de la base d’Alexandrie.

HMS Fleetwood

HMS Fleetwood

-Le HMS Fleetwood (U47) est mis sur cale au HM Dockyard Devonport le 14 août 1935 lancé le 24 mars 1936 et mis en service le 19 novembre 1936.
Après avoir servit de navire de test pour un nouvel affût de 4 pouces, le Fleetwood est redéployé en mer Rouge de novembre 1937 à septembre 1939, retrouvant les eaux métropolitaines pour la guerre de Pologne.
Ce court conflit terminé, il est renvoyé en mer Rouge dès le mois de mars 1940 et y était toujours déployé en septembre 1948. Le 5, une avarie de machine l’immobilisait depuis quinze jours et la date de sa disponibilité n’était toujours pas connue.
La Royan Indian Navy à également mis en oeuvre un navire

HMIS Indus

HMIS Indus

-Le HMIS (His Majesty Indian Ship) Indus est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 8 décembre 1933 lancé le 24 août 1934 et mis en service le 15 mars 1935.
Déployé en Inde, il était toujours en service en septembre 1948, ayant pour mission de patrouiller dans le Golfe du Bengale.
Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 1006 tonnes pleine charge 1504 à 1534 tonnes

Dimensions : longueur 81.15m largeur 11m tirant d’eau 3.02m

Propulsion : turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant 2000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 16.5 noeuds

Armement : deux canons de 4.7 pouces en affûts simples, un canon de 3 pouces antiaérien, quatre canons de salut et des grenades ASM.

En septembre 1948, l’armement est composé de deux canons de 4.7 pouces, de huit canons antiaériens de 20mm Oerlikon, de deux affûts quadruples de 12.7mm et de quarante-deux grenades ASM (quinze à l’origine)

Equipage : 100 officiers et marins

Sloops classe Kingfisher

Avant-propos

Dans le cadre du traité de Washington, la construction de navires de moins de 600 tons (630 tonnes métriques) n’était pas limitée, un pays signataire pouvait construire autant de navires de 630 tonnes qu’il le souhaitait.
Si la France construisit les Melpomène, les britanniques décidèrent de construire des sloops amenés à opérer dans les eaux littorales en Manche et en Mer du Nord.
C’est l’acte de naissance de la classe Kingfisher, une classe de neuf navires qui ne se révélèrent guère réussis, la faute à un design trop contraint.
Ils étaient pourtant toujours en service en septembre 1948.

Carrière opérationnelle
-Le HMS Kingfisher (L70) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company implanté à Govan le 1er juin 1934 lancé le 14 février 1935 et mis en service le 18 juin 1935.
Déployé à Devonport (Devonport Group), ce navire est chargé de couvrir la Manche et en septembre 1948, le sloop va participer à la couverture des convois transportant en France le Corps Expéditionnaire Britannique.
-Le HMS Mallara (L42) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephens & Sons implantés à Linthouse le 12 juin 1935 lancé le 26 mars 1936 et mis en service le 15 juillet 1936.
Déployé lui aussi à Devonport, le Mallara est immobilisé en septembre 1948 pour un grand carénage destiné à assurer une remise en état complète mais également à renforcer son armement notamment en matière de DCA.

HMS Puffin

HMS Puffin

-Le HMS Puffin (L52) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephens & Sons implantés à Linthouse le 12 juin 1935 lancé le 5 mai 1936 et mis en service le 26 août 1936.
Basé à Devonport, le Puffin était à la mer en patrouille le 5 septembre 1948 prêt à attaquer le moindre sous-marin allemand en Manche.
-Le HMS Kittawake (L30) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft & Company de Woolston le 7 avril 1936 lancé le 30 novembre 1936 et mis en service le 29 avril 1937.
Déployé à Faslane (Faslane Group), il doit assurer des missions de lutte anti-sous-marine en mer d’Irlande afin de protéger les liaisons entre l’Angleterre, l’Ecosse et l’Ulster.

-Le HMS Sheldrake (L06) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft & Company de Woolston le 21 avril 1936 lancé le 28 janvier 1937 et mis en service le 1er juillet 1937. Déployé à Faslane, le sloop était immobilisé pour un grand carénage quand éclate le second conflit mondial.
-Le HMS Widgeon (L62) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow & Company de Scotsoun le 8 mars 1937 lancé le 2 février 1938 et mis en service le 16 juin 1938.
Déployé à Faslane, le Widgeon était à la mer le 5 septembre 1948 pour un entrainement qui se transforme en patrouille de surveillance.
-Le HMS Shearwater (L39) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White & Company de Cowes le 15 août 1938 lancé le 18 avril 1939 et mis en service le 7 septembre 1939.
Après avoir été déployé depuis Douvres durant la guerre de Pologne, le septième sloop de classe Kingfisher est déployé en Méditerranée avec Malte pour port d’attache, sa mission étant d’assurer la lutte anti-sous-marine littorale.
-Le HMS Guillemot (L89) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White & Company de Cowes le 22 août 1938 lancé le 6 juillet 1939 et mis en service le 28 octobre 1939.
Après une participation symbolique à la guerre de Pologne, le huitième et avant-dernier sloop de classe Kingfisher rallie Malte pour en assurer la sécurisation.
Le 5 septembre 1948, il était immobilisé pour un grand carénage.
-Le HMS Pintail (L21) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White & Company de Cowes le 22 août 1938 lancé le 18 août 1939 et mis en service le 28 novembre 1939.
Déployé à Malte, il y était toujours le 5 septembre 1948, étant à quai quand les premières bombes allemandes tombent sur la Norvège et le Danemark.
Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 518 tonnes (539 pour les Kittawake Sheldrake Widgeon, 589 tonnes pour les Shearwater Guillemot Pintail) pleine charge respectivement 691, 711 et 762 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 74.14m largeur 8.08m tirant d’eau respectivement 1.8, 1.91 et 1.98m

Propulsion : turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant 3600ch et entrainant deux hélices

Vitesse maximale 20 noeuds

Armement : un canon de 102mm (4 pouces) et des charges de profondeur bientôt renforcé avec un affût quadruple de 12.7mm puis remplacés par huit canons de 20mm Oerlikon tandis que le nombre de grenades ASM est porté à 48 exemplaires.

Equipage : 60 officiers et marins

Sloops classe Bittern

Avant-propos

Succédant aux Kingfisher, les trois sloops de classe Bittern sont les ancêtres immédiats des Egret et des Black Swan mais avec des capacités antiaériennes limitées.
Si le Bittern et le Stork furent achevés comme de véritables navires de guerre, l’Enchantress fût achevé comme un “yacht armé” un navire de représentation destinées aux plus hautes autorités de la Royal Navy.
Son armement était donc plus léger même si en septembre 1948, il fût renforcé pour lui permettre de mener de véritables missions de combat en l’occurence le commandement de la mise à terre des troupes alliées en Norvège.
Carrière opérationnelle
-Le HMS Bittern (L07) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White Company de Cowes le 27 août 1935 lancé le 14 juillet 1937 et mis en service le 15 mars 1938.
Affecté à la 1st Anti-submarine Flottilla, le sloop est toujours en service en septembre 1948, ayant pour stationnement Chatham. Affecté au Chatham Group en compagnie de ses deux sister-ships, ils sont chargés de protéger les accès à la Tamise.
Le 5 septembre 1948, le navire était immobilisé pour carénage. Outre des travaux classiques de remise en état, le Bittern devait recevoir des radars ainsi qu’une DCA plus puissante.
-Le HMS Enchantress est mis sur cale aux chantiers navals John Brown sis à Clydebank le 9 mars 1934 lancé le 21 octobre 1934 sous le nom de Bittern mais il est rebaptisé pour servir de “yacht armé” au profit des autorités, un navire de représentation qui nécessite tout de même un certain armement.
Il est mis en service le 8 avril 1935, participant au Jubilé d’Argent, les vingt-cinq ans de règne de George V.
Il est affecté à la 1st Antisubmarine Flottilla puis quand les Black Swan plus performants ont commencé à être mis en service, il à rejoint le Chatham Group pour assurer la sécurisation de l’estuaire de la Tamise.
En septembre 1948, il est décidé de le transformer en navire de commandement pour les opérations de débarquement en Norvège. Il reçoit des équipements radios supplémentaires tandis que sa DCA est renforcée pour lui permettre de faire face à la Luftwafe et à au Kriegsmarine FliegerKorps.

HMS Stork

HMS Stork

-Le HMS Stork (L81) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny de Dumbarton le 19 juin 1935 lancé le 21 avril 1936 et mis en service le 10 septembre 1936.
Utilisé d’abord comme auxiliaire à Singapour, il rejoint la Grande-Bretagne au moment de la guerre de Pologne, recevant l’armement nécessaire pour des missions d’escorte au sein de la 1st Antisubmarine Flottilla puis du Chatham Group où il était toujours affecté en septembre 1948, le projet de le renvoyer en Extrême-Orient ne s’étant pas concrétisé.
Caractéristiques Techniques

Déplacement : 1190 tons

Dimensions : longueur 81m largeur 11m tirant d’eau : nc

Propulsion, : turbines à engrenages, chaudières à vapeur dévellopant 3300ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 18.75 noeuds

Armement : six canons de 102mm (4 pouces) en affûts doubles (deux avant un arrière), un affût quadruple de 12.7mm Vickers et des grenades ASM

L’Enchantress ne disposait que de quatre canons de 102mm en affûts simples et un affût quadruple de 12.7mm
En septembre 1948, l’armement se compose de six canons de 102mm (quatre pour l’Enchantress), huit canons de 20mm Oerlikon en affûts simples et vingt-huit grenades ASM

Equipage : 125 officiers et marins

Grande-Bretagne (45) Navires légers (1)

NAVIRES LEGERS (DESTROYERS LEGERS ET ESCORTEURS)

Avant-Propos

En 1914, le sous-marin ou plutôt le torpilleur submersible est un vecteur militaire aux performances encore inconnues. Certains officiers se demandent si il ne s’agit pas d’un gadget sans grande valeur militaire.
La destruction dès le mois d’août 1914 de trois croiseurs cuirassés britanniques se charge de montrer aux sceptiques que le sous-marin à sa place dans toute marine majeure.
Après l’attaque de navires militaires, les U-Boot s’attaquent aux navires marchands qui subissent des pertes abominables.
Face à cette menace d’un nouveau genre, on essaye, on teste plusieurs parades. Les bateaux-pièges ou Q-Ship marchent un temps mais leurs résultats ne sont pas aussi bons qu’espérés. La mise en place de corridors protégés par des champs de mines est une solution imparfaite, impossible de couvrir la mer de champs de mines.
Au final la seule parade est la navigation en convois protégés par des navires spécialisés dans la lutte contre les submersibles, des navires sans moyens de détection électroniques mais armés de grenades anti-sous-marines ou charges de profondeur.
Une terrible guerre d’usure à lieu dans l’Atlantique entre les convois et les sous-marins allemands qui sont à deux doigts d’asphyxier totalement la Grande-Bretagne mais qui entrainent les Etats-Unis dans le conflit suite au choix de la guerre sous-marine à outrance quand la Hochseeflot se montre incapable de menacer réellement l’emprise de la Grand Fleet sur les mers et notamment la mer du Nord.
Qui dit nouvelle guerre dit nouveaux navires. Les premiers escorteurs voient le jour, des navires appelées sloops ou canonnières pour la Royal Navy, avisos pour la marine française.
Malheureusement durant la période 1919-1939, la lutte anti-sous-marine n’est pas au cœur des préoccupations des amiraux britanniques. En partie par manque d’intérêt mais aussi en raisons de choix budgétaires fort contraints et d’une difficulté à prévoir le bon modèle d’escorteur.

En effet comment trouver un modèle unique d’escorteur quand il faut un navire affrontant les sous-marins et les éléments déchainés dans l’Atlantique Nord, des mines, des vedettes lance-torpilles et des sous-marins en Méditerranée, des grandes unités de surface sur les autres océans sans oublier l’aviation basée à terre.

Impossible donc de produite un unique modèle d’escorteur, il faut du sur-mesure, des navires adaptés aux menaces potentielles même si l’adage veut qu’une marine participe à un conflit avec des navires conçus pour un autre genre de confrontation.

En septembre 1939, la Royal Navy dispose de peu de navires d’escorte à savoir des chalutiers armés et trente-huit sloops répartis en différents modèles.

Si certaines marines disposent de torpilleurs faisant la jonction entre les navires d’escorte et les destroyers, la marine britannique ne dispose pas encore de ce type de navires en septembre 1939, la mise en service des Hunt étant postérieure.

Durant la Pax Armada, la Royal Navy va augmenter et renouveler ses forces d’escorte en construisant différents modèles de navires légers.

De nouveaux modèles de chalutiers armés sont construits pour disposer à peu de frais de patrouilleurs et de navires de présence notamment outre-mer où les menaces sont moindres.

Les différentes classes de sloops sont remplacées par les sloops de classe Black Swan plus modernes et plus efficaces, ces sloops étant complétées par deux nouveaux modèles d’escorteur, les corvettes de classe Flower (commandé en premier par la…..France) et par des frégates de classe River, les corvettes bien qu’efficaces ayant montré leurs limites.

Les navires légers ce sont également les dragueurs de mines et si aujourd’hui leur armement est léger, à l’époque, un dragueur de mine océanique était doté d’un armement important pour lui permettre de servir d’escorteur d’urgence.

Quand le second conflit mondial éclate, la marine britannique dispose d’une solide force d’escorte qui va mener la vie dure aux sous-marins, avions et vedettes lance-torpilles ennemies.

Chalutiers armés

Chalutiers armés classe Isles

En septembre 1939, la Royal Navy dispose de quinze chalutiers armés répartis entre quatre chalutiers armés polyvalents, huit chalutiers ASM et trois chalutiers dragueurs. Ces navires anciens et usés vont être remplacés par vingt-quatre chalutiers de classe Isles, seize en version ASM et huit en version dragage de mines.

Ces navires sont construits dans des chantiers habitués à construire des chalutiers pour la pêche hauturière mais incapables de construire de vrais navires militaires. De plus cela avait l’avantage de libérer les grands chantiers qui ne manquaient pas de travail.

Les seize premiers (Ailsa Craig, Annet, Anticosti, Arran, Baffin, Balta, Bardsey, Benbecula, Bern, Biggal, Blackbird, Bressay, Brora, Bruray Bryher et Burra) spécialisés dans la lutte ASM sont mis en service entre 1942 et 1944.

Armés d’un canon de 3 pouces (76mm) pour six d’entre-eux et d’un canon de 4 pouces (102mm) pour les autres, de deux affûts quadruples de 12.7mm et de vingt-quatre grenades ASM, ils sont déployés au sein d’une 1st Escort Flottilla déployée à Chatham et d’une second, la 2nd Escort Flottilla stationnée à Douvres pour opérer en Manche et en mer du Nord.

Ces navires sont redéployés en 1946/47 outre-mer, la 1st Escort Flottilla devenue la 10th Patrol Flottilla quitte Chatham pour les Bermudes alors que la 2nd Escort Flottilla devenue la 11th Patrol Flottilla quitte Douvres pour Freetown.

En septembre 1943, huit autres chalutiers armés type Isles sont commandés en version dragueurs de mines et mis en service en 1945 au sein d’une 9th Minesweeping Flottilla déployée à Gibraltar, ces navires (Bute Cailiff Caldy Campobello Copinsay Crowlin Cumbrae et Damsay) sont armés d’un canon de 4 pouces (102mm), de six canons de 20mm Oerlikon, de quatre mitrailleuses de 7.7mm et à la place des grenades ASM, des équipements de dragage de mines.

Caracteristiques Techniques de la classe Isles

Déplacement : standard 545 tonnes pleine charge 750 tonnes Dimensions : longueur 44.20m largeur 8.40m tirant d’eau en charge 4.80m

Motorisation : machine à vapeur à triple détente dévellopant 850ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 12 noeuds

Armement : (version ASM) un canon de 3 pouces ou de 4 pouces, deux affûts quadruples de 12.7mm et vingt-quatre grenades ASM (version dragueur de mines) un canon de 4 pouces (102mm), six canons de 20mm, quatre mitrailleuses de 7.7mm, des équipements de dragage de mines.

Equipage : 40 hommes

Chalutiers armés classe Tree

En juin 1945, seize nouveaux chalutiers armés sont commandés. Outre les missions de combat (patrouille, lutte ASM), ils doivent servir de navire d’entrainement pour la réserve, formant un réservoir de marins de réserve entrainés pouvant être rapidement mobilisés.

Ces navires (Dochet Earraid Eday Egilsay Ensay Eriskay Fara Farne Fetlar Fiaray Filla Flatholm Flint Flotta Foula Foulness) sont mis en service en 1946/47.

Les Dochet Earraid Egilsay Eday sont affectés à la Royal Naval Reserve et stationnés à Belfast en Ulster pour servir principalement de navires d’entrainement.

Les douze autres sont répartis au sein d’une 12th Escort Flottilla (Ensay Fara Fetlar Filla Flotta Foulness) stationnée à Rosyth et la 13th Escort Flottila ( Eriskay Farne Fiaray Flatholm Flint Foula) stationnée à Faslane, ces deux flottilles étant chargées de la protection rapprochée des accès à ces deux bases.

Caracteristiques Techniques de la classe Tree

Déplacement : standard 555 tonnes pleine charge 760 tonnes Dimensions : longueur 45.50m largeur 8.40m tirant d’eau en charge 4.80m

Motorisation : machine à vapeur à triple détente dévellopant 850ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 11 noeuds

Armement : un canon de 4 pouces (102mm), six canons de 20mm Oerlikon en affûts simples, quatre mitrailleuses de 7.7mm et vingt-quatre grenades ASM

Equipage : 40 hommes

Sloops

Avant-propos

Du temps de la marine à voile, le sloop était un petit navire à voile, rapide, maniable et légèrement armé souvent utilisé pour la protection du trafic commercial contre la piraterie et les corsaires.

Comme le terme frégate, le terme sloop fût repris pour désigner de nouveaux navires légèrement armés pour protéger les convois. C’est l’équivalent de l’aviso pour notre marine nationale.

En septembre 1939, on trouve un sloop type 24, deux classe Bridgewater, quatre classe Hastings, huit classe Shoreham, huit classe Grimsby, neuf classe Kingfisher, trois classe Bittern,trois classe Egret et huit classe Black Swan.

Entre septembre 1939 et septembre 1948, la flotte évolue, les sloops les plus anciens (type 24, Bridgewater Hastings et Shoreham) sont désarmés, démolis ou mis en réserve avec des réarmements périodiques pour essais et instruction.

Néanmoins en septembre 1948, tous ces navires sont définitivement désarmés pour libérer des équipages et récupérer de l’acier en les démolissant.

Les Grimsby, Kingfisher, Bittern, Egret et Black Swan sont toujours en service soit un total de trente et un navires.

Un seul modèle est commandé, la classe Black Swan mod., des navires plus longs et plus larges pour améliorer la stabilité. La DCA est renforcée.

Dix-sept navires sont commandés en mars 1941, mis sur cale courant 1941 et mis en service en 1943/44, portant la flotte de sloop à quarante-huit navires. La commande de huit autres envisagée en 1945 est abandonnée au profit de frégates de classe River supplémentaires.

Sloops type 24

Dans le cadre du programme d’urgence de 1916, la marine britannique passe commande de vingt-quatre sloops type 24 (en référence au nombre de navires commandés). Seulement vingt-deux navires furent achevés, ces navires portant les noms de célèbres pur-sang vainqueur des courses d’Epsom, l’équivalent britannique du prix d’Amérique.

Ces navires utilisables comme escorteurs et comme dragueurs de mines ne connurent qu’une carrière fort courte comme beaucoup de constructions de guerre.

En septembre 1939, il ne reste plus qu’un navire en service au sein de la Royal Navy, le HMS Herald (ex-Merry Hampton) qui sert depuis février 1923 comme navire auxiliaire à Singapour. Il est désarmé (machines à bout) en septembre 1947 et démoli.

Deux navires sont utilisés par la Royal Naval Reserve, le HMS Flying Fox et HMS Eaglet (ex-Sir Bevis) mais ils sont désarmés respectivement en mai 1945 et juin 1946.

La Royal Australian Navy (RAN) à récupéré en décembre 1924 le HMS Silvio devenu le HMAS Moresby, toujours utilisé comme navire-atelier en septembre 1948.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 1341 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 81.53m longueur entre perpendiculaires 79m largeur 11m tirant d’eau 3.20m

Propulsion : machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par deux chaudières cylindriques dévellopant 2500ch et alimentant une hélice

Performances : vitesse maximale 17 noeuds

Armement : deux canons de 4 pouces (102mm) et trente-neuf charges de profondeur

Equipage : 82 officiers et marins

Sloops classe Bridgewater

Pour remplacer les sloops de classe Flower, la Royal Navy décide de construire un nouveau modèle de sloop, la classe Bridgewater, deux navires étant construits dans le cadre du programme naval de 1927 (1927 Naval Build Programm)

HMS Bridgewater

HMS Bridgewater

-Le HMS Bridgewater (L01/U01) est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 19 septembre 1927 lancé le 14 septembre 1928 et mis en service le 14 mars 1929.

HMS Sandwitch

HMS Sandwitch

-Le HMS Sandwitch (L12/U12) est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 19 septembre 1927 lancé le 9 février 1928 et mis en service le 23 mars 1929.

Déployés d’abord en Extrême-Orient (China Station), les deux sister-ships se séparent ensuite, le Bridgewater est redéployé au Cap pendant que le Sandwich reste déployé en Extrême-Orient.

En septembre 1939, le Sandwich est redéployé à Freetown pour couvrir l’Atlantique Sud jusqu’en juin 1940 quand il retourne à Hong Kong.

Le Bridgewater est désarmé le 14 juin 1945 et maintenu comme ponton au Cap. Il y était toujours en septembre 1948 tandis que le Sandwich est désarmé le 4 janvier 1946 à Hong Kong, servant lui aussi comme ponton, les deux pontons recevant des pièces de DCA pour renforcer la protection des ports où ils sont mouillés.

Caractéristiques Techniques de la classe Bridgewater

Déplacement : standard 1062 tonnes pleine charge 1600 tonnes

Dimensions : longueur 81.18m largeur 10m tirant d’eau : 3.48m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant 2000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 17 noeuds

Armement : deux canons de 4 pouces (102mm), deux affûts quadruples de 12.7mm Vickers. Ils embarquent également des grenades ASM.

Equipage : 96 officiers et marins

Sloops classe Hastings

Les cinq sloops de classe Hastings (appelés également Folkestone) succèdent aux Bridgewater. Quatre navires ont été construits pour la Royal Navy et un cinquième pour la Royal Indian Navy.

Ces navires sont conçus initialement comme dragueurs de mines vont être utilisés comme navires polyvalents, patrouilleurs, escorteurs et dragueurs de mines.

HMS Hastings

HMS Hastings

-Le HMS Hastings (L27) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 29 juillet 1929 lancé le 10 avril 1930 et mis en service le 26 novembre 1930.

Il est déployé dans le Golfe Persique et en mer Rouge jusqu’en 1937 quand il retourne en métropole pour servir au sein du Fishery Protection Squadron pour assurer la police des pêches.

Quand éclate la guerre de Pologne, il est immobilisé pour carénage, recevant un Asdic pour lui permettre de mener des opérations de lutte anti-sous-marine.

Disponible au printemps 1940, il est redéployé à Rosyth jusqu’à son désarmement survenu le 14 mars 1946. Mis en réserve, son réarmement est étudié en septembre 1948 mais devant son mauvais état matériel, le réarmement n’aura jamais lieu.

-Le HMS Folkestone (L22/U22) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter & Wigham Richardson Ltd de Wallsend-on-tyne le 21 mai 1929 lancé le 12 février 1930 et mis en service le 25 juin 1930.

Déployé en Métropole durant toute sa carrière, il est victime d’un échouage dans les Hebrides le 14 mai 1944. Gravement endommagé, il est désarmé le 21 juin et démoli.

-Le HMS Penzance (L28) est mis sur cale au His Majesty Dockyard de Devonport le 29 juillet 1929 lancé le 10 avril 1930 et mis en service le 15 janvier 1931.

Après seize ans de carrière, le Penzance est désarmé le 15 janvier 1947. En bon état en septembre 1948, il pourrait être réarmé si le besoin se fait sentir.

HMS Scarborough

HMS Scarborough

-Le HMS Scarborough (L25) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend le 28 mai 1929 lancé le 14 mars 1930 et mis en service le 31 juillet 1930.

Il est stationné aux Bermudes, dépendant du North America & West Indies Squadron, effectuant de nombreuses opérations de représentation au profit des autorités.

A partir de mai 1939, il est déployé comme auxiliaire à Ceylan, étant réarmé comme patrouilleur en septembre 1942, servant jusqu’en septembre 1947 date à laquelle il est désarmé et mis en réserve.

HMIS Hindustan

HMIS Hindustan

-Le HMIS Hindustan est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend le 4 septembre 1929 lancé le 12 mai 1930 et mis en service le 10 octobre 1930.

A la différence de ces quatre sister-ships l’Hindustan est toujours en service en septembre 1948, ayant Calcutta pour base.

Caractéristiques Techniques des classe Hastings

Déplacement : standard 1210 tonnes

Dimensions : longueur 90.22m largeur 10.67m tirant d’eau 3.51m

Propulsion : turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant 2000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 16 noeuds

Armement : deux canons de 4 pouces, quatre canons 3-Pounder de salut, des grenades ASM. Durant la Pax Armada, un ou deux affûts quadruples de 12.7mm s’ajoutent

Equipage : 119 officiers et marins.