Italie (78) Regio Esercito (28)

MILIZIA VOLONTARIA PER LA SICUREZZA NAZIONALE (MVSN)

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Symbole de la Milice des Volontaires pour la Sécurité Nationale (MVSN)

Avant-propos

Comment se définit le fascisme ? Comment le fascisme se distingue d’autres formes de régimes autoritaires. Robert Paxton dans son livre «le fascisme en action» à définit le fascisme comme une idéologie marquée par le culte du chef, le parti unique, le goût des parades militaires et la présence d’unités paramilitaires.

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Italie (23) Porte-Avions

PORTE-AVIONS

CV Graf Zeppelin à la mer

Représentation du porte-avions Graf Zeppelin à la mer. Les deux porte-avions italiens lui ressemble beaucoup

Avant-Propos

L’apparition de l’avion attira immédiatement les militaires qui virent le moyen de voir au delà de la colline et en mer au delà de la ligne d’horizon.

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23-Armée de terre Ligne Maginot (28)

Secteur Fortifié de la Sarre

Ce secteur fortifié qui s’étend de l’est de Saint Avold à Achen dispose de pas moins de six sous-secteurs soit six régiments, appartenant soit à l’infanterie de forteresse ou à l’infanterie coloniale, les deux plus à l’est ayant appartenu au SF de Rorbach.

A l’issue de la démobilisation, seulement trois régiments sont maintenus en ligne le 133ème RIF, le 69ème RMIF ou régiment de mitrailleurs d’infanterie de forteresse et le 41ème régiment de mitrailleurs d’infanterie coloniale, le 41ème RMIC.

Ce secteur n’était pas prévu pour être fortifié en raison du statut particulier de la Sarre, territoire neutre sous administration de la Société Des Nations. La France espère ainsi convaincre les sarrois de garder leur neutralité ou de demander leur rattachement à la France.

Malheureusement, le plébiscite du 13 janvier 1935 voit les sarrois choisir le rattachement à l’Allemagne ce qui nécessite désormais de défendre cette région.

Ce secteur bénéficie de l’aide de la géographie, les étangs vont être ainsi à la base d’inondations défensives. Ce système est peu couteux et nécessite en plus quelques ouvrages pour les maintenir sous le feu et ainsi empêcher l’ennemi de les franchir.

Malheureusement, l’état des finances publiques et d’autres priorités font que les ouvrages projetés de type CORF vont être remplacés par de petits ouvrages construits par la MOM, des ouvrages nettement moins puissants.

Devant le risque de percée ennemie, des efforts significatifs sont entrepris avec une première ligne de grosses casemates STG qui occupent la LPR et une seconde dite «position intermédiaire» réalisée sous l’autorité du CEZF verrouille le secteur entre Faulquemont, Sarralbe/Sarre-Union et Diemeringen en suivant une inondation défensive basée partiellement sur l’aménagement du cours de l’Albe.

Créneau JM (Jumelage de Mitrailleuses)

Créneau JM (Jumelage de Mitrailleuses)

Les blockhaus de la Sarre sont armés de deux créneaux FM, d’un créneau mitrailleuses, d’un créneau pour canon antichar de 25mm et d’une cloche AM ou GFM. Les blockhaus pour canon de 75mm disposent également d’un créneau FM.

Sous-secteur de Lixing (69ème RMIF)

Ce sous-secteur dispose de douze ouvrages, dix constructions type STG répartis entre dix blockhaus double (six à cloche GFM type B, un équipé d’une cloche GFM type B et d’une cloche AM et un équipé d’une cloche AM) et deux blockhaus simples armés pour l’un d’une cloche GFM et l’autre d’une cloche AM. On trouve également deux blockhaus MOM abritant chacun un canon de 75mm modèle 1897 flanquant vers l’ouest.

On trouve également les PAF (Points d’Appui Fortifiés) d’Altviller et d’Holbach

Sous-secteur de Leyviller (82ème RMIF puis 69ème RMIF en gardiennage)

Ce sous-secteur dispose de onze ouvrages, deux ouvrages MOM pour un canon de 75mm modèle 1897, les deux ouvrages flanquant vers l’est et neuf ouvrages type STG répartis entre quatre blockhaus simples (deux blockhaus flanquant à droite et deux à gauche armés d’une cloche GFM pour trois d’entre-eux et une cloche AM pour le quatrième) et cinq blockhaus doubles (quatre armés d’une cloche GFM type B et un cinquième disposant d’un canon de 65mm de marine).

On trouve aussi les PAF d’Henriville et de Marienthal.

Sous-secteur de Saint-Jean-Les-Rohrbach (174ème RMIF puis 41ème RMIC en gardiennage)

Ce sous-secteur dispose de dix ouvrages type STG répartis entre sept blockhaus doubles équipés notamment d’une cloche GFM type B et trois blockhaus simple flanquant à droite ou à gauche mais sans cloche. On trouve également quatre blockhaus CORF des retenues d’eau et les PA de Louperhouse, Guebenhouse et Ernestviller.

Les Sous-Secteur de Kappelkinger et de Sarraube ne disposent d’aucune formation type CORF ou STG mais uniquement des organisations de campagne assez légères.

Le premier est armé par le 41ème RMIC et le second par le 51ème RMIC, mission reprise après la démobilisation par le 133ème RIF. Ces deux sous-secteurs disposent aussi de PAF, le premier celui de Grundviller et de la côte 252, le second à Willerwald et de Kisswald.

Sous-secteur de Kalhausen (133ème RIF)

A la différence des sous-secteurs précédents, le sous-secteur dispose d’ouvrages CORF selon le schéma suivant d’ouest à l’est :

-Deux casemates simples flanquant vers l’est armés d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM, de d’une ou de deux cloches AM et de deux cloches GFM type B

Cloche GFM en position

Cloche GFM en position

-L’ouvrage du Haut-Poirier est un ouvrage d’infanterie à trois blocs et une entrée de type réduit avec comme Bloc 1 une casemate d’infanterie flanquant vers l’est avec un créneau JM, deux cloches AM et une cloche GFM type B; un Bloc 2 armé d’une tourelle pour deux armes mixtes et une cloche GFM type B,

un Bloc 3 qui est une entrée et une casemate d’infanterie flanquant vers l’est avec un créneau JM/AC 47, deux créneaux JM dont un tirant vers l’arrière, une cloche AM et deux cloches GFM type B. le Bloc 4 est une issue de secours/entrée défendue par trois fusils-mitrailleurs.

Le PO du Haut-Poirier aurait du être en réalité un ouvrage d’artillerie qui aurait compté une EM, une EH, deux tourelles de 75, une tourelle de 135 et une casemate d’artillerie à trois canons de 75mm modèle 1932.

Tourelle de 135mm à éclipse

Tourelle de 135mm à éclipse

-Trois casemates doubles armées chacune de deux créneaux JM/AC 47, un créneau JM pour un et deux pour les deux autres, une cloche AM et deux cloches GFM.

-La Commission d’Etudes des Zones Fortifiées (CEZF) à fait construire dans ce secteur vingt-deux casemates numérotés C1 à C22.

23-Armée de terre Ligne Maginot (19)

Les ouvrages de campagne en Corse et en Tunisie

Ligne Mollard et ouvrages CEZF

La ligne Mollard (du nom du commandant supérieur de défense de l’île) désigne une série d’ouvrages destinés à défendre le plateau de Corbo au sud de l’île entre les casemates de Spinella et de Catarello. 35 créneaux en béton pour arme automatique et 15 abris enterrés sont ainsi réalisés.

La construction de la base aérienne de Solenzara sur la plaine orientale entraine également la construction par la CEZF d’ouvrages destinés à protéger ce véritable porte-avions pointé directement sur l’Italie.

L’entrée terrestre de la base est protégée par deux casemates type STG avec deux créneaux, un créneau équipé d’un jumelage de mitrailleuses de 7.5mm et un créneau combinant un canon antichar de 47mm et une mitrailleuse de 7.5mm.

La défense depuis la plage est assurée par six petites casemates armés d’un jumelage de mitrailleuses de 7.5mm.

L’armement de ces ouvrages doit être assuré par des unités terrestres affectés à la défense de la Corse.

Et en Tunisie ?

Peu de travaux complémentaires sont menés pour la défense de la Tunisie car les travaux de la ligne Mareth et leurs prolongements vers la frontière ont été assez tardifs avant la guerre de Pologne. Tout juste assiste-t-on au renforcement de la défense de Bizerte qui est désormais capable de se défendre contre des chars.

Les autres lignes fortifiées

La Ligne Chauvineau

Plan de la ligne Chauvineau

Plan de la ligne Chauvineau

Une genèse chaotique

Bien que géographiquement parfaitement proportionnée, le territoire français n’à pas fait coïncider centre géographique avec son centre politique, sa capitale Paris se situant en effet dans le nord du territoire à moins de 400km de la frontière allemande et à un peu plus de 200km de la frontière belge.

La première guerre mondiale à montré que la capitale était terriblement vulnérable à une attaque ennemie. Les derniers fortifications construites _l’enceinte de Thiers_ à été démolie entre 1921 et 1929 et était de toute façon obsolète depuis longtemps.

Le projet d’une ligne de fortification pour protéger la capitale est un véritable serpent de mer dont les prémices peuvent être datés du 30 juillet 1930 quand le président du conseil André Tardieu demande que la capitale, ses habitants, ses industries et ses autorités gouvernementales soient protégées de l’action ennemie.

Cette demande est concrétisée par la Directive Ministérielle du 17 mars 1931 qui dessine une position fortifiée située à 30/40 kilomètres au nord de Paris. Néanmoins, il est n’est prévu aucune réalisation en temps de paix, la ligne fortifiée devant être réalisée uniquement en cas de guerre.

Après une décennie sans aucune réalisation, la dégradation de la situation internationale pousse le général Billotte à réclamer en juillet 1939 qu’une véritable position constituée de môles barrant l’Oise, l’Ourcq, la Marne et le Grand Morin, ces môles devant être ensuite doublés par un fossé antichar continu.

Quatre jours après l’entrée en guerre de la France, le 7 septembre 1939, Edouard Daladier président du Conseil nomme le général Hering gouverneur militaire de Paris qui s’attache aussitôt à définir la nature de la «Position de surêté Antichar de Paris».

Les travaux sont confiés au directeur du génie du gouvernement militaire de Paris, le général Chauvineau qui va donner son nom à cette ligne de défense.

Conception et réalisation de la Ligne Chauvineau

Le tracé choisit mesure environ 130km. Elle part de l’ouest de Pontoise suivant le cours de l’Oise jusq’à Precy avant de suivre les cours des rivières Nonette et Grivette avec la trouée de Nanteuil, les vallées de l’Ourcq et de la Marne de Mareuil à La Ferté-sous-Jouarre.

Le 12 septembre 1939, le système des môles est abandonné au profit d’une ligne de ralentissement de chars, un obstacle contre les blindés battus par des feux antichars et antipersonnels.

Les ouvrages sont regroupés en trois groupes de secteurs, les groupes de secteurs Est Nord et Ouest qui disposent au total de 304 blockhaus répartis de la façon suivante :

-Groupe Est : 77 boucliers pour canons antichars de 25mm et 49 coupoles pour mitrailleuses
(modèle identique à ceux de la 7ème région militaire)

-Groupe Ouest : 41 boucliers pour canons antichars de 25mm et 35 coupoles pour mitrailleuses

-Groupe Nord : 56 boucliers pour canons antichars de 25mm et 46 coupoles pour mitrailleuses

La ligne de ralentissement de chars s’appuie sur les cours d’eau qui sont accompagnés d’inondations défensive quand la largeur est insuffisante. Quinze kilomètres de fossés antichars clayonnés sont creusés, les ponts et les brèches barrées par des réseaux de tétraèdes.

On trouve également des encuvements pour canons de 47 et de 65mm fournis par la marine.

Cette ligne est donc assez faible, des projets de renforcement n’ont pas été menés avant le début du seconde conflit mondial en septembre 1948.

La «Ligne Doumer»

Tracé approximatif de la ligne Doumer

Tracé approximatif de la ligne Doumer

A partir de septembre 1943, suite à l’attaque d’Haïphong en juin 1943 par des «éléments non identifiés», le gouverneur de l’Indochine Antoine de Richert décide de renforcer la défense d’Haïphong en établissant un cercle de fer autour du grand port du nord.

La première phase des travaux menés entre septembre 1943 et mai 1944 voit la construction le long des axes menant à la ville de postes de contrôle, l’excavation de fossés, la mise en place de barbelés et d’obstacles.

Cette ligne est régulièrement renforcée en armes avec mitrailleuses et canons antichars mais également avec des constructions plus solides, de véritables blockhaus de campagne comparables à ceux construits en métropole.

Entre septembre 1944 et mars 1946, cette ligne fortifiée appelée officiellement Ligne de Défense du Tonkin (et officieusement «Ligne Doumer») est étendue jusqu’à englober Hanoï.

Cette partie est la plus solide de la «Ligne Doumer» avec des blockhaus semblables à ceux du STG équipés d’un jumelage de mitrailleuses et d’un canon antichar de 25 et de 47mm qui se couvrent mutuellement, accompagnés d’un fossé antichar, de barbelés et d’obstacles.

Cette ligne sera finalement étendue jusqu’à Hoa Binh selon un modèle allégé qui fait plus ressembler cette ligne à une ligne de postes de contrôle qu’à une véritable ligne fortifiée qui atteint là son extension maximale soit 172km.

Des fortifications de campagne ont également été réalisés pour défendre les approches de Saigon.

Dans un premier temps, il s’agit de défenses assez légères, semblables à la Ligne Doumer dans sa configuration initiale, plus une ligne de contrôle, une ligne de police plutôt qu’une ligne fortifiée comme l’on entend en Métropole.

Comme pour la Ligne de Défense du Tonkin, la ligne de Défense de Saïgon  se muscle avec la construction de vingt-quatre blockhaus STG doubles armés par des troupes de campagne, ces blockhaus disposant d’un créneau JM (jumelage de deux mitrailleuses de 7.5mm) et un créneau combinant un canon de 47mm modèle 1937 et une mitrailleuse de 7.5mm plus une cloche type C pour l’observation et la défense avec un fusil-mitrailleur ou une mitrailleuse.

23-Armée de terre Ligne Maginot (5)

-Secteur de la 3ème Armée :

Le 42ème CAF (Corps d’Armées de Forteresse ex-SF de Crusnes) dispose de trois régiments d’infanterie de forteresse, les 149ème 139ème et 128ème associés à des unités du 152ème RAP (1er groupe équipé de deux batteries de 155C modèle 1917 et deux batteries de 155L modèle 1877, 21,22 et 23ème batteries d’ouvrages) et le 46ème RAMF équipés de deux groupes de 75mm et un groupe de 155C

Canon de 155mm long De Bange modèle 1877

Canon de 155mm long De Bange modèle 1877. Cette arme antique était encore utilisée en 1939 au sein des RAP et autres RAMF

On oublie pas les unités habituelles de génie, d’intendance et de transmission représentées notamment les 1ère et 2ème compagnie du 142ème bataillon du génie de forteresse, bataillon qui engerbe également la 81ème compagnie télégraphiste, la 82ème compagnie radio et le 83ème détachement colombophile.

Le SF de Thionville dispose de trois RIF, les 169ème 168ème et 167ème associés à deux régiments d’artillerie, les 151ème RAP (deux groupes servant cinq batteries de 155L, 2 canons de 220L, 2 pièces de 240mm + des batteries d’ouvrages) et 70ème RAMF (deux groupes de 75mm et un groupe de 155C)

Le génie déploie dans ce secteur le 203ème bataillon du génie de forteresse qui dispose de deux compagnies de génie (1ère et 2ème), la 81ème compagnie télégraphiste et la 82ème compagnie radio.

Canon de 240L modèle 1884 Saint Chamond

Canon de 240L modèle 1884 Saint Chamond

Le SF de Boulay dispose de quatre régiments d’infanterie de forteresse, les 160ème 161ème et 162ème et 164ème RIF associés à deux régiments d’artillerie, les 153ème RAP (1er groupe équipé de trois batteries de 75mm et d’une batterie de 240mm, le 2ème groupe équipé de cinq batteries de 155L et deux batteries de 105L, le 3ème groupe équipé de trois batteries de 155L et un 4ème groupe équipé de deux groupes de 75mm et deux canons de 65mm de marine utilisés en antichar) et 23ème RARF équipé de deux groupes de 75mm et un groupe de 155C.

Le génie y déploie le 202ème bataillon du génie de forteresse qui prend sous son aile également une compagnie télégraphiste et une compagnie radio.

-Secteur de la 4ème Armée :

Le SF de Faulquemont dispose de deux régiments d’infanterie de forteresse, les 146ème et 156ème RIF associés à deux régiments d’artillerie, les 163ème RAP (18 batteries équipées de 42 canons de 75mm dont 6 de forteresse, douze canons de 155C et vingt-quatre de 155L) et 39ème RAMF (deux groupes de 75mm et un groupe de 155C)

Le génie dispose du 201ème bataillon de génie de forteresse qui prend sous son aile une compagnie télégraphiste et une compagnie radio.

Le SF de la Sarre dispose lui d’un régiment d’infanterie de forteresse, le 133ème RIF, de trois régiments de mitrailleurs d’infanterie de forteresse, les 69ème 82ème RMIF et 174ème RMIF et de deux régiments de mitrailleurs d’infanterie coloniale, les 41ème et 51ème RMIC.

Ils sont appuyés par deux régiments d’artillerie, les 166ème RAP (1er groupe équipé de 8 canons de 75mm, 8 canons de 105L et 8 canons de 155C; 2ème groupe équipé de 16 canons de 155L, 4 canons de 155C et 4 canons de 105L) et 49ème RAMRF (deux groupes de 75mm et un groupe de 155C) et par le 5ème Bataillon de Mitrailleurs sans oublier les unités du génie et de soutien, le génie de forteresse déployant le 208ème bataillon du génie de forteresse.

-Secteur de la 5ème armée :

Le SF de Rorbach est armé par les 37ème 153ème et 166ème RIF, la 7ème compagnie du 400ème régiment de pionniers appuyés par deux régiments d’artillerie, les 150ème RAP (1er groupe équipé de seize canons de 155L et 8 canons de 145L; 2ème groupe équipé de 8 canons de 155L, 8 canons de 155C) et 59ème RAMF (trois groupes de 75mm et un groupe de 155mm) sans oublier les unités de génie et de soutien (207ème bataillon du génie de forteresse, une compagnie radio, une compagnie télégraphiste).

Le 43ème CAF (ex-SF des Vosges) dispose des 154ème et 165ème RIF, de la 5ème compagnie du 400ème régiment de pionniers appuyés par le 46ème GRCA, les 168ème RAP (un groupe équipé de 8 canons de 75mm et 16 canons de 155C, un 2ème groupe équipé de 8 canons de 155C et de 8 canons de 155L) et 60ème RAMF (deux groupes de 75mm et un groupe de 155C) sans oublier différentes unités de génie et de soutien dont le 143ème bataillon du génie de forteresse.

Le SF d’Haguenau dispose de cinq RIF, les 22ème 23ème 68ème 70ème et 79ème, de la 6ème compagnie du 400ème Régiment de Pionniers appuyés par deux régiments d’artillerie les 156ème RAP (1er groupe équipé de 16 canons de 155L modèle 1918 et le 2ème groupe équipé de 4 canons de 75mm, de 4 canons de 145mm et de 8 canons de 155L modèle 1918) et le 69ème RAMF qui lui dispose de deux groupes de 75mm et un groupe de 155C ainsi que des unités du génie, de transmission et de soutien (notamment le 206ème bataillon du génie de forteresse).

Canon de 145/155 Saint Chamond modèle 1916

Canon de 145/155 Saint Chamond modèle 1916

Le SF du Bas Rhin devenu la 103ème DIF est armé par les 34ème et 172ème RIF, le 237ème RI de secteur fortifié ainsi que le 155ème RAP (1er groupe équipé de douze canons de 155L et un 2ème groupe équipé de 8 canons de 75mm, 8 canons de 145L, 4 canons de 150T et deux batteries d’ouvrages ex-allemands) sans oublier le génie (compagnies du génie 228/1 et 228/2), les transmissions et la logistique.

-Secteur de la 8ème armée :

Canon de 120mm De Bange modèle 1878

Canon de 120mm De Bange modèle 1878

La 104ème DIF (ex-SF de Colmar) aligne les 28ème et 42ème RIF, le 242ème RI de SF, le 1er groupe du 170ème RAP (équipé d’une batterie de 12 canons de 75mm modèle 1897 et d’une batterie composite disposant de 4 canons de 120L modèle 1878, 4 canons de 155L modèle 1877 et 4 canons de 155C) et des unités du génie notamment la 1ère compagnie du 229ème BGF.

La 105ème DIF (ex SF de Mulhouse) aligne le 10ème RIF, le 2ème groupe du 159ème RAP (équipé de 8 canons de 75mm, 4 canons de 155mm, 12 canons de 47mm de marine et 6 pièces de 150T) ainsi que les unités du génie et de soutien comme la 1ère compagnie du 230ème bataillon de génie de forteresse.

Le SF d’Altkirch aligne les 12ème et 171ème RIF, les IIIème et IVème Groupe du 159ème RAP (le 3ème groupe dispose de 14 canons de 75mm dont 6 en casemates, 4 canons de 155C et 4 canons de 155L) plus des unités du génie et de soutien comme la 1ère compagnie du 205ème bataillon du génie de forteresse.

Le SF de Montbeliard dispose de……..chasseurs pyrénéens avec les 21ème et 61ème BCPyr, le VIIème groupe du 159ème RAP (12 canons de 105L, 4 canons de 75mm, 4 canons de 155L et 4 canons de 155C) plus des unités du génie et de soutien.

La défense de Belfort est assurée par les vieux forts construits au 19ème et à peine modernisée. La RF de Belfort devenu le 44ème CAF dispose du 371ème RI, des Vème et VIème groupes du 159ème RAP équipés de canons de 75 et de 155mm sous tourelle pour le premier, de pièces d’artillerie fixe, de 8 canons de 155L modèle 1916 et de 4 canons de 240mm modèle 1884 pour le second.

-Le 45ème CAF est créé en janvier 1940 pour couvrir le Jura, faisant la liaison entre la 8ème Armée et l’Armée des Alpes. Il dispose de la 1ère demi-brigade de chasseurs pyrénéens avec les 1er 2ème et 6ème BCPyr, le 2ème groupe du 170ème RAP (équipé de 10 canons de 75mm modèle 1897, 16 canons de 155C, 4 canons de 90mm, et 6 canons de 155L), la 7ème compagnie du 400ème régiment de pionniers et le 213ème bataillon du génie de forteresse.