22-Armée de terre : armement et matériel (19)

Canons de 75mm

A plusieurs reprises dans l’histoire, on eut la tentation d’adopter un canon universel pour faciliter la logistique et la marche des armées notamment au sein de l’armée française qui obnubilée par la revanche avait adopté une stratégie ultra-offensive qui se brisa en août 1914 sur les mitrailleuses allemandes.

Ce canon à prétention universel était donc le 75mm modèle 1897, un remarquable canon qui servit d’abord d’artillerie de campagne _rôle pour lequel il avait été conçu_ puis pour la lutte antichar _même si les chars allemands ont été rares et très médiocres_ et surtout pour la défense contre-avions notamment pour contrer l’aviation d’assaut allemande.

Les versions antiaériennes dérivées directement du «75» et mises en service dans l’armée de terre française appartenaient à différents modèles qu’il s’agisse du modèle 1913, d’un modèle 1915 et d’un modèle 1917, ce dernier étant une création de la firme Schneider.

Dans les années trente, ces canons commencèrent à être dépassés par les performances des avions qui ne cessaient de gagner en vitesse et en endurance. La modestie des budgets ne permis dans un premier temps que la mise au point d’une version améliorée, le modèle 1917 modifié 1934.

Ces canons était toujours largement en service en septembre 1939 en différents modèles, plus ou moins adaptés à cette mission. Ils étaient en service au sein de la Défense Antiaérienne du Territoire (DAT) et au sein des Régiments d’Artillerie de Défense Contre-Avions (RADCA).

Néanmoins à partir du milieu des années trente, de nouveaux modèles avaient fait leur apparition qu’il s’agisse du modèle 1933 _un nouveau canon installé sur de vieux affûts_ ou des canons entièrement neufs produits par la firme Schneider, les modèle 1932 et 1936 qui ne différaient entre eux que par des points de détail.

Suite à la réorganisation de l’artillerie antiaérienne, les canons de 75mm les plus modernes restent en service mais au sein de la DAT transférée ensuite à l’armée de l’air (juin 1942) avec avant mobilisation un total de vingt-quatre batteries de huit canons de 75mm soit un total de 192 canons de différents modèles.

Peu à peu les plus vieux canons furent retirés du service et feraillés, les modèle 1932 et 1936 étant les seuls maintenus en service en métropole, quelques canons plus anciens notamment les modèle 1917/34 étant maintenus en ligne notamment dans l’Empire.

Ce n’est qu’en août 1948 que le canon antiaérien de 75mm refit son apparition dans l’armée de terre sous la forme d’un modèle 1944 plus performant mais néanmoins étroitement dérivé du modèle 1936.

Il équipa la DAT (douze des vingt-quatre batteries lourdes) mais également huit GAAC destinés à la défense des arrières des armées, chaque GAAC disposant de deux batteries de six canons de 75mm modèle 1944 soit douze canons par GAAC et 96 pièces au total.

Au total, 286 canons de 75mm modèle 1936 et 1944 étant en service dans la DAT et dans la GAAC à la mobilisation.

Caractéristiques Techniques du canon de 75mm modèle 1932

Calibre : 75mm Poids : en ordre de route 5300kg en batterie 3800kg Poids de l’obus 6.44kg Longueur en ordre de route 6.95m largeur en ordre de route 1.50m longueur du canon : 4.05m longueur du tube : 3.25m (43 calibres) Pointage en site : -5° à +70° Pointage en azimut : 360° Portée pratique 8000m

Canon de 90mm Schneider modèle 1939

Canon de 90mm modèle 1926 en affût double sur le croiseur léger La Marseillaise. Le modèle 1939 en est étroitement dérivé

Canon de 90mm modèle 1926 en affût double sur le croiseur léger La Marseillaise. Le modèle 1939 en est étroitement dérivé

Ce canon de 90mm était en septembre 1939 la plus puissante des pièces antiaériennes en service dans l’armée de terre à l’époque où elle avait le contrôle de la DAT. Ce canon était un lointain dérivé du modèle 1926, une pièce antiaérienne de marine utilisée en affûts simples ou doubles.

Au printemps 1940, cinq batteries de six canons de 90mm modèle 1939 sont en service et déployés au nord de Paris pour protéger la capitale, batteries semi-fixes puis fixes au sein de la Défense Aérienne du Territoire (DAT) transférée à l’armée de l’air en juin 1942.

Pour la bonne bouche, signalons que la DAT disposait en septembre 1948 sur tout le territoire mais principalement aux abord des grandes villes de douze batteries de six canons de 90mm soit un total de soixante-douze pièces en ligne, d’autres rejoignant la DAT à la mobilisation.

Caractéristiques du canon de 90mm Schneider modèle 1939

Calibre : 90mm Longueur du canon : 4.5m (50 calibres) Poids : nc Portée maximale : 11000m Cadence de tir : 15 coups à la minute Pointage en site : -4 à +80° Pointage en azimut : 360°

Canons de 75mm

A plusieurs reprises dans l’histoire, on eut la tentation d’adopter un canon universel pour faciliter la logistique et la marche des armées notamment au sein de l’armée française qui obnubilée par la revanche avait adopté une stratégie ultra-offensive qui se brisa en août 1914 sur les mitrailleuses allemandes.

Ce canon à prétention universel était donc le 75mm modèle 1897, un remarquable canon qui servit d’abord d’artillerie de campagne _rôle pour lequel il avait été conçu_ puis pour la lutte antichar _même si les chars allemands ont été rares et très médiocres_ et surtout pour la défense contre-avions notamment pour contrer l’aviation d’assaut allemande.

Les versions antiaériennes dérivées directement du «75» et mises en service dans l’armée de terre française appartenaient à différents modèles qu’il s’agisse du modèle 1913, d’un modèle 1915 et d’un modèle 1917, ce dernier étant une création de la firme Schneider.

Dans les années trente, ces canons commencèrent à être dépassés par les performances des avions qui ne cessaient de gagner en vitesse et en endurance. La modestie des budgets ne permis dans un premier temps que la mise au point d’une version améliorée, le modèle 1917 modifié 1934.

Ces canons était toujours largement en service en septembre 1939 en différents modèles, plus ou moins adaptés à cette mission. Ils étaient en service au sein de la Défense Antiaérienne du Territoire (DAT) et au sein des Régiments d’Artillerie de Défense Contre-Avions (RADCA).

Néanmoins à partir du milieu des années trente, de nouveaux modèles avaient fait leur apparition qu’il s’agisse du modèle 1933 _un nouveau canon installé sur de vieux affûts_ ou des canons entièrement neufs produits par la firme Schneider, les modèle 1932 et 1936 qui ne différaient entre eux que par des points de détail.

Suite à la réorganisation de l’artillerie antiaérienne, les canons de 75mm les plus modernes restent en service mais au sein de la DAT transférée ensuite à l’armée de l’air (juin 1942) avec avant mobilisation un total de vingt-quatre batteries de huit canons de 75mm soit un total de 192 canons de différents modèles.

Peu à peu les plus vieux canons furent retirés du service et feraillés, les modèle 1932 et 1936 étant les seuls maintenus en service en métropole, quelques canons plus anciens notamment les modèle 1917/34 étant maintenus en ligne notamment dans l’Empire.

Ce n’est qu’en août 1948 que le canon antiaérien de 75mm refit son apparition dans l’armée de terre sous la forme d’un modèle 1944 plus performant mais néanmoins étroitement dérivé du modèle 1936.

Il équipa la DAT (douze des vingt-quatre batteries lourdes) mais également huit GAAC destinés à la défense des arrières des armées, chaque GAAC disposant de deux batteries de six canons de 75mm modèle 1944 soit douze canons par GAAC et 96 pièces au total.

Au total, 286 canons de 75mm modèle 1936 et 1944 étant en service dans la DAT et dans la GAAC à la mobilisation.

Caractéristiques Techniques du canon de 75mm modèle 1932

Calibre : 75mm Poids : en ordre de route 5300kg en batterie 3800kg Poids de l’obus 6.44kg Longueur en ordre de route 6.95m largeur en ordre de route 1.50m longueur du canon : 4.05m longueur du tube : 3.25m (43 calibres) Pointage en site : -5° à +70° Pointage en azimut : 360° Portée pratique 8000m

Canon de 90mm Schneider modèle 1939

Ce canon de 90mm était en septembre 1939 la plus puissante des pièces antiaériennes en service dans l’armée de terre à l’époque où elle avait le contrôle de la DAT. Ce canon était un lointain dérivé du modèle 1926, une pièce antiaérienne de marine utilisée en affûts simples ou doubles.

Au printemps 1940, cinq batteries de six canons de 90mm modèle 1939 sont en service et déployés au nord de Paris pour protéger la capitale, batteries semi-fixes puis fixes au sein de la Défense Aérienne du Territoire (DAT) transférée à l’armée de l’air en juin 1942.

Pour la bonne bouche, signalons que la DAT disposait en septembre 1948 sur tout le territoire mais principalement aux abord des grandes villes de douze batteries de six canons de 90mm soit un total de soixante-douze pièces en ligne, d’autres rejoignant la DAT à la mobilisation.

Caractéristiques du canon de 90mm Schneider modèle 1939

Calibre : 90mm Longueur du canon : 4.5m (50 calibres) Poids : nc Portée maximale : 11000m Cadence de tir : 15 coups à la minute Pointage en site : -4 à +80° Pointage en azimut : 360°

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