18-Bases et arsenaux (3)

C-Base navale de Brest

Plan général de la rade de Brest

Plan général de la rade de Brest

Avant propos

Les bases navales en particulier et les ports en général ne sont pas installés n’importe où mais généralement dans des lieux accessibles et aisément défendables. Dans ce cas, le site de Brest est remarquable.

C’est comme si la nature avait tout fait que pour l’homme y implante une base ou un port important avec un vaste plan d’eau protégé des vents, un fleuve côtier pénétrant assez loin dans les terres ce qui facilite les communications avec son hinterland et surtout un accès très facile à défendre car le Goulet est non seulement étroit mais en plus, un haut fond oblige l’assaillant à serrer au nord ou au sud ce qui facilite l’action des batteries côtières.

Les premiers travaux commencent au milieu du 17ème siècle sous l’impulsion de Richelieu dont l’oeuvre pour la marine est souvent éclipsée par celle de Colbert et ne cesseront jamais jusqu’au 20ème siècle.

La Rade-Abri

C’est le cœur de la base navale de Brest, un cœur opérationnel et de soutien avec des installations d’entretien importantes.

Elle commence à voir le jour au 19ème avec la construction d’une jetée Sud de 1500m entre 1889 et 1896 suivit d’une jetée Ouest de 200m entre 1895 et 1900m. Entre 1900 et 1905, la jetée Sud est allongée sur 750m portant sa longueur à 2050m.

A cette époque, la Rade Abri est protégée par trois jetées : Ouest, Sud et Est avec trois accès mais cette situation change au début des années trente avec la fermeture de la passe Ouest, ne laissant plus que deux accès : la Passe de l’Est entre le Château et la Jetée Est et la Passe du Sud entre la Jetée Est et la Jetée Sud.

Le long de sa jetée on trouve le groupe-école Armorique jusqu’en 1943 et c’est là que s’amarre les cuirassés de la 1ère Escadre ainsi que les deux porte-avions. Un projet d’épis perpendiculaires pour faciliter l’amarrage des grandes unités n’à pas le temps de voir le jour avant le début du second conflit mondial.

Cette vaste étendue d’eau artificielle intègre plusieurs zones géographiques comme le Quai des Flottilles où s’amarrent les contre-torpilleurs et les croiseurs, le Bassin des Torpilleurs qui comme son nom l’indique abrite les torpilleurs d’escadre (et les corvettes) et qui intègre également le Quai d’Armement.

Ce Quai d’Armement fait partie intégrante de la zone technique du Laninon, une zone importante pour les travaux notamment des plus grandes unités de la Royale.

Elle dispose en 1939 de deux bassins de radoub, les formes n°8 et n°9 creusées entre 1910 et 1916 et mesurant 250m de long sur 36m de large.

Ces deux formes pouvaient accueillir un Dunkerque ou un Richelieu mais pas une unité de classe Alsace ce qui nécessite la construction d’une nouvelle forme. En 1938, sont lancés les travaux pour deux formes, une forme n°10 installée à l’est du bassin n°8 et une forme n°11 installée à l’ouest du bassin n°9.
La forme n°10 destinée à la construction de grandes unités est la priorité de la marine et cette forme est inaugurée en mars 1942 alors qu’elle affichait 275m de long, 58m de large et un tirant d’eau de 13m, largement suffisant pour accueillir un cuirassé de classe Alsace. Prolongée à 300m, elle devait atteindre 360m de long mais la guerre interrompit les travaux.

La forme n°11 est inaugurée en janvier 1945 et aligne des dimensions différentes avec 320m de long (360m initialement prévus), 48m de large à l’entrée (58m à la fin du bassin) et un tirant d’eau de 13m.

A l’est de la zone du Laninon, La Pointe était une zone jusque là déserte mais à la fin des années trente, décision est prise de la transformer en zone technique.

Deux cales sont construites, des cales capables de construire et de caréner des unités légères, la cale Penfeld n°1 de 220m de long et la cale Penfeld n°2 de 175m de long, ces deux cales remplaçant à partir de 1947 la Cale du Point du Jour.

Cette zone technique de la pointe dispose également d’un atelier dédié au travail du métal, des magasins de stockage et une zone dédiée à l’artillerie navale.

Le Château

Cet emplacement est situé sur la rive gauche de la Penfeld. C’est le lieu de mouillage des remorqueurs, gabares et autres navires auxiliaires.

La Penfeld

La Penfeld est un fleuve côtier de 16km sur lequel s’est développé la ville et le port de Brest et jusqu’en 1865, elle était ouverte aux navires de commerce. A partir de cette date, c’est un site réservé à la Marine.

Ces rives abrite des ateliers, l’hôpital militaire et surtout pas moins de cinq formes de radoub qui comme leurs homologues du Laninon connaissent d’importantes modifications.

Le bassin n°1 dit Bassin Tourville est le seul bassin situé sur la rive gauche de la Penfeld. Il à été inauguré en 1683 modifié en 1745 puis en 1864. Long de 115m et large de 25m, il est modernisé en 1937 mais il est impossible de l’agrandir et le bassin 1 n’est  plus utilisé que pour les navires légers comme les torpilleurs, les torpilleurs légers, les corvettes et les sous-marins.

La construction du bassin n°12 à l’emplacement de la Cale du Point du Jour doit entrainer son déclassement effectif en pleine guerre en 1950. Le conflit terminé, il est abandonné jusqu’en 1960 quand il est transformé en musée avec l’installation au sec du sous-marin Casabianca encore aujourd’hui préservé comme musée.

Au lieu dit du Pontaniou se trouve les bassins n°2 et n°3. Ils ont pour origine quatre formes construites au 18ème siècle, les formes 1 et 2 étant construites entre 1752 et 1756, la forme n°3 entre 1755 et 1757 et la forme n°4 entre 1803 et 1820.

Devenues inadaptées aux navires modernes, elles sont fusionnées entre 1899 et 1902 et deviennent deux bassins, le bassin n°2 (regroupant les formes 1 et 4) et le bassin n°3 (regroupant les formes 2 et 3) longs de 178m et larges de 28m.

Ces deux bassins sont allongés à 190m et élargis à 30m, des travaux menés sans interrompre l’utilisation des bassins ce qui est une véritable gageure surtout que le terrain n’était pas facile.

Au delà du pont transbordeur (installé à l’origine à Bizerte), on trouve la zone dite du Salou avec trois bassins et la cale du Point au Jour.

A l’origine se trouvait une montagne de 25m de schiste qui fût arasée pour pouvoir construire le bassin n°6. Ce bassin construit entre 1822 et 1827 est un bassin à gravité, se remplissant en fonction des marées. Son utilisation est arrêtée à partir de 1940 pour permettre l’extension du bassin n°7.

Le bassin n°7 situé au nord du bassin n°6 est creusé en 1864-65. Mesurant à l’origine 118m de long sur 26m de large, il est étendu à 130m ce qui lui permet de caréner tous les navires jusqu’au contre-torpilleur.

Le bassin n°4 est creusé entre 1856 et 1865, la durée des travaux s’expliquant par la dureté du sol (du schiste). Ce bassin de 200m de long sur 35m de large sert aux carénages et aux constructions, ce bassin construisant partiellement les cuirassés Dunkerque Richelieu et Clemenceau. Il va ensuite être utilisé pour les carénages de toutes les unités jusqu’aux croiseurs lourds.

En face de ces trois (puis deux bassins) nous trouvons la Cale du Point du Jour qui à construit un grand nombre de navires dont tous les croiseurs lourds français (sauf le Tourville et les Saint Louis construits à Lorient).

Cette cale est désaffectée en 1947 quand sont inaugurées les cales installées à La Pointe. Un temps, on envisage d’y installer un atelier de préfabrication mais finalement, on décide de lancer les travaux pour une forme de radoub de 150m de long sur 25m de large, une forme qui porte le n°12 mais en septembre 1948, les travaux sont loin d’être achevés. Ce n’est qu’en septembre 1950 que ce bassin couvert (tirant d’air 30m) est inauguré.

L’Ile Longue

L'Ile Longue (date inconnue)

L’Ile Longue (date inconnue)

Cette presqu’ile (uniquement à marée basse, le cordon sablonneux n’étant franchissable qu’à marée basse) à été fortifiée dès le 17ème siècle par Vauban pour renforcer la protection de la base de Brest.

Ces fortifications sont peu à peu abandonnées au 19ème siècle. Ainsi durant la première guerre mondiale, un camp de prisonnier allemand est installé de 1914 à 1919. Après guerre, cette zone de la rade de Brest est abandonnée.

En 1943, le groupe-école Armorique y est mouillé pour libérer de la place dans une rade-abri et en 1945, on envisage d’y établir une véritable base-sous-marine pour y regrouper les sous-marins alors dispersés entre la rade-abri et la Penfeld.

L’isthme reliant l’Ile Longue à  la presqu’ile de Crozon est rendu insubmersible par des digues de béton et d’acier. Une route permet de relier la base de Lanvéoc-Poulmic à l’Ile-Longue.

Un mouillage protégé est dessiné par deux digues empierrées qui permet au groupe-école Armorique d’être mieux protégé lors des tempêtes tout comme les sous-marins qui entre deux exercices prennent l’habitude d’y mouiller.

La guerre approchant, les travaux ambitieux initialement prévus _bassins à flot pour le stationnement des sous-marins pouvant servir de formes de radoub protégés par des blockhaus, ouvrages de défense_ sont reportés sine die.
Une version austère de la base est construite avec des ateliers, des dépôts de carburant et de munitions (obus, torpilles, mines), des logements pour l’équipage et une batterie de défense antiaérienne avec huit canons de 25mm Hotchkiss.

Ce n’est que bien après guerre que le projet initial ira jusqu’à son terme mais ceci est une autre histoire qui sort de ce cadre.

Le Dépôt Naval de l’Atlantique (DNA) (cimetière marin de Landevennec)

En septembre 1941 est officiellement créé le Dépôt Naval de l’Atlantique (DNA) destiné à prendre en main et à gérer les navires désarmés en attendant qu’une décision soit prise : remise en service après modernisation ou modifications, démolition ou utilisation comme cibles.

Ce DNA à un lieu : Landevennec, une commune située sur une boucle de l’Aulne où depuis le milieu du 19ème siècle sont rassemblés les navires désarmés de la marine nationale.

Les années quarante voient un grand nombre de navires désarmés à tel point qu’à plusieurs reprises, il fallut faire de la place pour les nouveaux.

A partir du 15 mai 1943, le DNA dispose d’une base et quelle base puisqu’il s’agit rien de moins que l’ancien porte-avions Béarn qui servait de ponton. Il abritait des ateliers et des logements pour les ouvriers du DNA chargés de veiller au bon état des navires désarmés en évitant qu’une voie d’eau n’entraine le naufrage du navire.

Successivement, les navires suivants sont confiés aux bons soins du DNA :

-Le pétrolier Rhône remorqué à Landevennec le 7 octobre 1941 et toujours présent le 5 septembre 1948.

-Le chalutier armé La Sablaise remorqué à Landevennec le 12 août 1942 et toujours présent le 5 septembre 1948.

-Le torpilleur d’escadre Orage remorqué à Landevennec en septembre 1942 (date exacte inconnue) et est toujours présent le 5 septembre 1948.

-Le chalutier armé La Quimperoise est présent à Landevennec du 2 avril 1943 au 21 septembre 1945.

-Le torpilleur d’escadre Mistral est remorqué à Landevennec le 15 avril 1943 y est toujours présent le 5 septembre 1948.

-Le torpilleur d’escadre Siroco est présent à Landevennec du 21 avril 1943 au 12 avril 1946

-Le torpilleur d’escadre Cyclone est remorqué à Landevennec le 27 juin 1943 et y est toujours présent le 5 septembre 1948

-Le sous-marin Pascal est remorqué à Landevennec le 15 octobre 1943 et y est toujours présent le 5 septembre 1948

-Le sous-marin Henri Poincaré est remorqué à Landevennec le 31 janvier 1944 et y est toujours présent le 5 septembre 1948

-Le torpilleur d’escadre Brestois est présent à Landevennec du 18 avril 1944 au 17 juin 1947

-Le sous-marin Poncelet est présent à Landevennec du 21 juillet 1944 au 5 septembre 1946

-Le contre-torpilleur Chacal est remorqué à Landevennec le 7 septembre 1944 et y est toujours quatre ans plus tard

-Le contre-torpilleur Jaguar est remorqué au Dépôt Naval de l’Atlantique le 15 septembre 1944 et coulé comme cible le 14 mars 1946

-Le contre-torpilleur Léopard est remorqué au DNA de Landevennec le 5 octobre 1944 et y est toujours présent le 5 septembre 1948

-Le sous-marin Archimède est présente à Landevennec du 15 septembre 1944 au 18 mars 1947

-Le torpilleur d’escadre L’Adroit est présent à Landevennec du 8 janvier 1945 au 14 mars 1946, date à laquelle il est coulé comme cible en même temps que le Jaguar.

-Le torpilleur d’escadre Le Boulonnais est remorqué à Landevennec à partir du 10 janvier 1945 et y est toujours le 5 septembre 1948.

-Le contre-torpilleur Panthère est remorqué à Landevennec le 13 juin 1945 et y est toujours le 5 septembre 1948.

-Le sous-marin Achille est remorqué à Landevennec le 15 juin 1945 et y est toujours le 5 septembre 1948

-Le contre-torpilleur Lynx est remorqué à Landevennec le 27 août 1945 et y est toujours le 5 septembre 1948

-Le sous-marin Argo est remorqué à Landevennec le 5 septembre 1945 et y est toujours trois ans plus tard

-Le contre-torpilleur Bison est présent à Landevennec à partir du 8 novembre 1945 et y est toujours le 5 septembre 1948

-Le contre-torpilleur Guépard est présent à Landevennec à partir du 30 novembre 1945 et y était toujours le 5 septembre 1948

-Le torpilleur d’escadre Le Fougueux est présent à Landevennec du 7 décembre 1945 au 12 septembre 1946

-Le contre-torpilleur Lion est présent à Landevennec à partir du 10 décembre 1945 et y est toujours le 5 septembre 1948

-Le torpilleur d’escadre Le Foudroyant est présent à Landevennec du 18 décembre 1945 au 14 juin 1947

-Le sous-marin Ajax est présent à Landevennec du 4 janvier 1946 au 5 septembre 1948 quand il est réarmé comme sous-marin école

-Le sous-marin Persée est présent à Landevennec du 8 juillet 1946 au 15 septembre 1947

-Le sous-marin Pasteur est présent à Landevennec du 12 octobre 1946 au 14 décembre 1947

-Le torpilleur d’escadre Le Frondeur est présent à Landevennec à partir du 22 décembre 1946.

Quand le conflit éclate, le DNA de Landevennec est loin d’être vide puisqu’il regroupe dans ce mouillage, serrés au chausse pied pas moins de huit contre-torpilleurs (Léopard Chacal Tigre Lynx Panthère Guépard Bison Lion), de cinq torpilleurs d’escadre (Cyclone Mistral Orage Boulonnais Frondeur), de cinq sous-marins (Pascal Henri Poincaré Achille Ajax Argo), de l’ancien chalutier armé La Sablaise et de l’ancien pétrolier Le Rhône.

Les fortifications

En vert, les principales positions fortifiées et en rouge, la base aéronavale du Lanvéoc-Poulmic et avec l'étoile, le DNA

En vert, les principales positions fortifiées et en rouge, la base aéronavale du Lanvéoc-Poulmic et avec l’étoile, le DNA

Comme nombre de bases de la marine nationale, les défenses de la place de Brest sont en 1939 dans un état lamentable, la faute à un sous-investissement et à dire vrai l’absence d’une menace réelle sur la principale base de la Flotte de l’Atlantique.

Quand éclate la guerre de Pologne, les fortifications de la place de Brest sont les suivantes :

-Aux Capucins, on trouve 3 canons de 240mm qui équipent également la batterie de Toulbroch qui dispose en sus de quatre canons de 105mm modèle 1893

-La batterie des Rospects dispose de quatre canons de 164mm modèle 1893 modifié 96 ainsi que deux canons de 75mm.

-Au Kerbonn et au lieu-dit La Chèvre sont implantés quatre canons de 164mm modèle 1893 modifié 1896.

-Au Minou, on trouve quatre canons de 105mm modèle 1893 alors qu’au Mengorn, se trouvent trois canons de 100mm et deux canons de 75mm.

-Au Portzic sont installés trois canons de 105mm, deux canons de 75mm pour la défense des passes et de quatre canons de 47mm modèle 1885.

-A la Pointe des Espagnols sont installés trois canons de 105mm modèle 1897 et quatre canons de 47mm modèle 1885

-A la Pointe de Cornouaille (entre les Capucins et les Espagnols) sont implantés trois canons de 105mm modèle 1897

-Aux lieu-dit Robert et Deliée sont installés respectivement quatre et deux canons de 75mm.

-Enfin sur l’île d’Ouessant, sont implantés quatre canons de 75mm, deux à Ouessant-Stiff et deux à Ouessant-Creach.

Néanmoins, au début de la décennie 1940, décision est prise de reconstruire les défenses de Brest en priorité côté mer et si le temps et les moyens suivent côté terre pour en faire une forteresse inexpugnable au cas où les choses tourneraient très mal.

Plutôt que de poser une emplâtre sur une jambe de bois, on préfère repartir de zéro en aménageant de toutes nouvelles positions à la pointe des Espagnols et au Portzic dont la prise couperait la rade de Brest de la mer.

Un temps, on envisage de réutiliser les tourelles de 305mm des Courbet après leur désarmement mais on préfère des travaux moins coûteux et plus raisonnables avec un fort de forme parallélépipédique.

Chaque fort dispose de quatre canons de 152mm modèle 1931 ayant appartenus au cuirassé Richelieu montés sur affût circulaire et sous masque, un à chaque angle pour battre par le feu sur 360°. Leur action peut être complétée par les deux affûts doubles de 90mm dont la mission première est le tir contre avions mais qui peut aussi assurer le tir contre terre et le tir contre but flottant.

La défense contre terre et contre une éventuelle attaque d’infanterie ennemie (on imagine plus se battre contre une compagnie de débarquement de la Kriegsmarine que contre la Werhmacht) est assurée par six affûts combinant un canon de 47mm modèle 1934 et deux mitrailleuses de 7.5mm.

La défense contre-avions n’est pas oubliée avec en plus des quatre canons de 90mm et un total de six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40.

Chaque fort, celui du Portzic comme celui de la pointe des Espagnols est armé par une compagnie d’ouvrages semblables à celles armant les ouvrages de la ligne Maginot.

Pour protéger l’Anse du Poulmic et plus généralement le sud de la rade de Brest, deux positions sont implantées, l’une à la Pointe de l’Armorique et l’autre à la pointe de Lanvéoc.

Les ouvrages sont identiques pour protéger la base-aéronavale de Lanvéoc-Poulmic qui en 1948 avant la mobilisation et la déconcentration accueille pas moins de 162 appareils sur plusieurs dizaines d’hectares pour l’une des plus grandes implantations militaires de France.

On trouve une tourelle double de 130mm modèle 1936 _identique à celle des Intrépide, des Joffre et des cuirassés_ , quatre canons de 75mm modèle 1897 sous masque et sur plate-forme rotative aux quatre coins du fort et quatre affûts jumelant un canon de 47mm et une mitrailleuse de 7.5mm. La défense antiaérienne est assurée par six canons de 25mm en affûts simples.

Les autres défenses de la base doivent être mises en place à la mobilisation, des ouvrages de campagne avec tranchées, champs de mines et barbelés.

La défense antiaérienne de la rade de Brest est assurée par la 3ème Batterie Anti-Aérienne de Marine (3ème BAAM) qui dispose d’un total de vingt-huit canons de 75mm contre-avions répartis par groupe de quatre à Quelern, Lanvéoc-Poulmic, Trinité, Coat y Ogen,Kerguividic, Toralan et Corbeau.

Quand à la défense terrestre, elle est assurée par un bataillon de fusiliers marins, le 1er BFMA (Bataillons de Fusiliers-Marins de l’Atlantique) qui reçoit en juin 1948 le renfort d’une compagnie de chars légers Renault R-35.

A Ouessant, les canons de 75mm restent en position, positions réaménagées avec une amélioration du champ de tir.

Navires basés à Brest au 5 septembre 1948

A la veille du second conflit mondial, les navires suivants sont stationnés à Brest :

Rade-abri

-Cuirassés Lorraine, Gascogne et Normandie sont amarrés sur coffre le long de la Jetée Sud.

-Porte-avions Painlevé et Henriette de France  sont amarrés sur coffre le long de la Jetée Sud.

-Pétrolier Le Var amarré sur coffre le long de la Jetée Sud

-Pétrolier Ravitailleur d’Escadre La Seine amarré sur coffre le long de la Jetée Sud

-Cargo rapide Mostaganem amarré sur coffre le long de la Jetée Sud

Quai des flottilles

-Croiseurs lourds Foch et Colbert

-Croiseurs légers Georges Leygues La Gloire et Montcalm

-Croiseur-école Jeanne d’Arc

-Contre-torpilleurs Bugeaud Du Chayla Dupetit-Thouars (3ème DCT)

-Contre-torpilleurs Vautour Milan Epervier (6ème DCT)

-Ravitailleur rapide Lot

-Ravitailleur rapide La Charente

Bassin des torpilleurs

-Torpilleurs d’escadre L’Intrépide et Le Téméraire chargés de la protection du cuirassé Lorraine

-Torpilleurs d’escadre Durandal et Dague chargés de la protection du cuirassé Gascogne

-Torpilleurs d’escadre Sabre et Claymore chargés de la protection du cuirassé Normandie

-Torpilleurs d’escadre Arquebuse et Cimeterre chargés de la protection du porte-avions Painlevé

-Torpilleurs d’escadre Ney et Murat chargés de la protection du porte-avions léger Henriette de France

-Corvettes anti-sous-marines La Malouine La Dieppoise La Remoise  et La Versaillaise (1ère DEO)

-Corvettes anti-sous-marines La Calaisienne La Troyenne La Rochelaise et La Paloise (4ème DEO)

Jetée Est

-Ravitailleur de sous-marins Jules Verne

-Sous-marins Casabianca Sfax Centaure L’Espoir (2ème DSM)

-Sous-marins Rolland Morillot La Praya La Martinique et Ile de France (4ème DSM)

-Sous-marins Ile de Ré Ile d’Yeu Kerguelen et La Guadeloupe (6ème DSM)

-Sous-marins  Agosta Bévéziers Ouessant et Sidi Ferruch (8ème DSM)

Le château

-Avisos Amiens et Arras utilisés comme auxiliaires

-Aviso hydrographe Beautemps-Beaupré

-Aviso-dragueurs  L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse (3ème DEL)

-Patrouilleur ASM/navire-école L’Heureux (P-28)

-Patrouilleur ASM Patrie (P-36)

-Navire école Notre Dame de France (P-95)

-Chasseurs de sous-marins CH-7 et CH-8

-Chasseurs de sous-marins CH-53 et CH-54

-Dragueurs de mines Avranches et Pornic

-Voiliers-école L’Etoile et La Belle Poule

La Penfeld

-Pétrolier-caboteur La Lèze

-Aviso Calais utilisé comme ravitailleur d’hydravions

-Ravitailleur d’hydravions Sans Souci

-Cargo rapide Mers-El-Kébir

-Remorqueur de haute mer Elephant

-Remorqueurs Champion  L’Appliqué L’Attentif et L’Acharné (1000cv)

-Remorqueurs  Penfeld Plougastel Portzic et Provençal (600cv)

-Remorqueurs Narcisse et Lotus (750cv)
-Gabares Le Titan La Résistante La Prévoyante et la Victorieuse

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14-Navires légers (34) Corvettes classe La Malouine (3)

La Nimoise

-La Nimoise est mise sur cale aux chantiers Harland & Wolf de Belfast le 25 octobre 1940 lancée le 23 juin 1941 et mise en service le 17 janvier 1942.

La neuvième «La Malouine» quitte Belfast le 18 janvier pour rallier Lorient le 22 janvier. Elle est placée hors rang au sein du groupement de surveillance de la flotte de l’Atlantique. Elle doit à terme former la 3ème DEO en compagnie de ses sister-ships La Calvaise La Rennaise et La Agenaise.

Le 21 septembre 1942, la corvette La Calvaise arrive à Lorient ce qui permet l’activation de la 3ème Division d’Escorte Océanique (3ème DEO) qui atteindra son format définitif avec la mise en service des corvettes La Rennaise et L’Agenaise.

Cette division outre les classiques missions d’escorte aura pour principal rôle de sécuriser le golfe de Gascogne et d’en faire un cauchemar pour les submersibles ennemis dont on se doute qu’ils seront plus probablement allemands qu’espagnols ou même italiens.

Du 21 janvier au 1er mars 1945, la corvette est échouée dans le bassin ouest de l’Arsenal de Lorient pour un grand carénage.

L’arsenal morbihanais est plus sécialisé dans les constructions neuves mais l’expansion de la flotte et la quasi-saturation de l’arsenal de Brest à rendu obligatoire l’utilisation du moindre bassin disponible pour caréner. Outre une remise en état complète, elle subit une modernisation de son électronique et de sa DCA.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 14 mars 1945, sortant pour essais les 15 et 16 puis pour remise en condition du 18 au 30 mars, date à laquelle elle est de nouveau disponible.
La Nimoise est à nouveau échouée dans le bassin ouest du 15 avril au 31 mai 1948 pour une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à flot, elle est armée pour essais le 15 juin, sortant pour essais les 16 et 17 puis pour remise en condition du 19 au 30 juin 1948, date à laquelle elle est de nouveau disponible.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, La Nimoise est en patrouille anti-sous-marin dans le Golfe de Gascogne. Elle reçoit des consignes de vigilance.

La Calaisienne

-La Calaisienne est mise sur cale aux chantiers Harland & Wolf de Belfast le 7 juin 1941 lancée le 5 mars 1942 et mise en service le 21 septembre 1942.

Elle quitte son chantier constructeur le 23 septembre pour rallier Brest le 26 septembre 1942 à l’aube, étant placée hors rang en attendant la mise de ses sister-ships  La Troyenne La Rochelaise et La Paloise avec qui il doit former la 4ème DEO.

Le 23 octobre 1942, la corvette La Troyenne franchit le Goulet qui sépare la rade de Brest de la haute mer ce qui permet l’activation de la 4ème DEO.

Cette division doit assurer les mêmes missions que la 1ère DEO à savoir la lutte ASM et l’escorte de convois BCD/DCB.

Du 13 août au 25 septembre 1945, la corvette est échouée dans le bassin Tourville pour son premier grand carénage, une remise en état complète doublée de la modernisation de l’électronique, la corvette disposant dès sa construction d’une DCA moderne.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 9 octobre 1945, effectuant ses essais réglementaires le 10 et le 11 puis sa remise en condition du 13 au 23 octobre, reprennant le service courant le 24 octobre 1945.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, la corvette La Calaisienne était immobilisé depuis six jours pour un grand carénage dans le bassin Tourville. Elle était donc bien incapable de reprendre la mer même si avec le conflit, les travaux vont être accélerés.

La Calvaise

-La Calvaise est mise sur cale aux chantiers Smith’s Dock de Middlesborough le 14 mai 1941 lancée le 15 février 1942 et mise en service le 13 septembre 1942.

La onzième corvette de sa classe quitte son chantier constructeur le 15 septembre pour rallier Lorient le 21 septembre, permettant l’activation de la 3ème DEO qui doit encore accueillir La Rennaise et L’Agenaise

Cette division outre les classiques missions d’escorte aura pour principal rôle de sécuriser le golfe de Gascogne et d’en faire un cauchemar pour les submersibles ennemis dont on se doute qu’ils seront plus probablement allemands qu’espagnols ou même italiens.

Du 11 septembre au 24 octobre 1945, la corvette est échouée dans le bassin ouest de l’Arsenal de Lorient pour son premier grand carénage qui combine une remise en état complète et une modernisation de son électronique.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 5 novembre 1945, effectuant ses essais le 6 et le 7 puis sa remise en condition du 9 au 21 novembre, date à laquelle elle peut reprendre le cours normal de son service.

Elle est de nouveau échouée dans le bassin ouest du 1er juin au 10 juillet 1948 pour un nouveau grand carénage qui se limite cette fois à une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 22 juillet, sortant pour essais les 23 et 24 juillet puis pour remise en condition du 26 juillet au 10 août, date à laquelle la corvette peut reprendre son service actif.

Le 5 septembre 1948, la corvette était en patrouille anti-sous-marin au large de l’estuaire de la Garonne.

La Troyenne

-La Troyenne est mise sur cale aux chantiers Smith’s Dock de Middlesborough le 30 mai 1941 lancée le 8 mars 1942 et mise en service le 15 octobre 1942.

Elle quitte son chantier constructeur le 17 octobre pour rallier Brest le 23 octobre 1942 et permettre ainsi l’activation de la 4ème DEO en compagnie de La Calaisienne, division qui doit encore accueillir  La Rochelaise et La Paloise.

Cette division doit assurer les mêmes missions que la 1ère DEO à savoir la lutte ASM et l’escorte de convois BCD/DCB.

Du 26 septembre au 30 octobre 1945, la douzième «La Malouine» est échouée au bassin Tourville pour son premier grand carénage, une remise en état complète doublée d’une modernisation de l’électronique.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 12 novembre 1945, sortant pour ses essais réglementaires le 13 et le 14 puis pour sa remise en condition du 16 au 27 novembre, date à laquelle elle peut reprendre son service courant.

Du 16 avril au 16 mai 1948, la corvette La Troyenne est de nouveau échouée dans le bassin Tourville pour un nouveau grand carénage qui se limite cette fois à une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à flot, elle est armée pour essais le 30 mai, sortant pour essais réglementaires les 31 mai et 1er juin puis pour remise en condition du 3 au 15 juin, étant de nouveau disponible le 16 juin 1948.

Le 5 septembre 1948, la Troyenne était à quai à Brest. Elle reçoit l’ordre de se préparer à escorte les convois transportant les troupes et le matériel du Corps Expéditionnaire Français en Norvège (CEFAN) en compagnie notamment de la 1ère DEO et de ses sister-ships de la 4ème DEO.

14-Navires légers (19) avisos-dragueurs coloniaux classe Chamois (4)

L’Ambitieuse

-L’Ambitieuse est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 1er mars 1940 lancé le 10 janvier 1942 et mis en service le 11 juillet 1943.

Il quitte Lorient le 13 juillet 1943 et rallie Casablanca le 17 juillet où il permet l’activation de la 7ème DEL en compagnie de l’Enseigne Ballande, division qui va être composée également des aviso-dragueurs de La Trompeuse et de La Sérieuse.

En cas de conflit, il devra assurer l’escorte de convois entre l’Afrique du Nord et la Métropole mais également traquer les mines et les sous-marins ennemis.

Du 12 août au 20 septembre 1946, il est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage destiné à le remettre totalement en état (il disposait d’une DCA moderne dès sa mise en service).

Armé pour essais le 2 octobre 1946, il effectue ses essais officiels du 3 au 5 octobre puis sa remise en condition du 7 au 17 octobre, date à laquelle il est prêt à reprendre ses missions traditionnelles.

Le 5 septembre 1948, il venait d’appareiller de Casablanca en escorte d’un convoi de transport de troupes entre Casablanca et Brest.

La Malicieuse

-La Malicieuse est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 1er mars 1940 lancé le 8 janvier 1942 et mis en service le 17 juillet 1943.

Il quitte Lorient le 20 juillet, se ravitaille à Casablanca le 24 juillet puis rallie Bizerte le 29 juillet 1943 à l’aube.

Placé hors-rang, il est rejoint le 21 décembre 1943 par son sister-ship La Joyeuse ce qui permet l’activation de la 8ème DEL qui est rejointe en septembre 1944 par La Furieuse et par l’Enseigne Bisson dont la mise en service est prévue pour juin ou juillet 1945.

Comme ses compères de la 5ème DEL, les aviso-dragueurs de la 8ème DEL vont assurer des missions de patrouille, d’escorte et de dragage des mines.

Du 21 septembre au 30 octobre 1946, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 13 novembre, sortant pour essais les 14 et 15 novembre et pour remise en condition du 17 au 27 novembre 1946.

Quand éclate la guerre le 5 septembre 1948, les aviso-dragueurs de la 8ème DEL sont à la mer pour exercice. Ils rentrent à Bizerte pour se préparer à leurs missions de guerre : escorte et dragage de mines.

La Sérieuse

-La Sérieuse est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 7 mars 1941 lancé le 20 janvier 1943 et mis en service le 13 juillet 1944.

Il quitte Lorient le 17 juillet 1944 pour rallier Casablanca le 21 juillet 1944 où il est affecté à la 7ème DEL en compagnie de ses sister-ships Enseigne Ballande L’Ambitieuse et La Trompeuse. En cas de conflit, il devra assurer l’escorte de convois entre l’Afrique du Nord et la métropole mais également traquer les mines et les sous-marins ennemis.

Le 27 juillet 1947, l’aviso-dragueur colonial La Sérieuse quitte Casablanca pour rallier Brest afin de subir son premier grand carénage. Arrivé en Bretagne le 2 juillet, il est échoué au bassin Tourville du 5 août au 15 septembre 1947 pour une remise en état complète.

Armé pour essais le 26 septembre 1947, il sort pour essais en mer d’Iroise les 27 et 28 août 1947 puis effectue sa remise en condition du 30 août au 9 septembre 1947 date de son retour à Casablanca.

Le 5 septembre 1948, il venait d’appareiller de Casablanca en escorte d’un convoi de transport de troupes entre Casablanca et Brest.

L’Enseigne Bisson

-L’Enseigne Bisson est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 7 février 1942 lancé le 17 décembre 1943 et mis en service le 9 juin 1945.

Affecté à la 8ème DEL à Bizerte, il quitte Lorient le 10 juin, fait escale à Casablanca du 14 au 17 juin puis rallie Bizerte le 22 juin où il retrouve ses sister-ships La Joyeuse La Furieuse et La Malicieuse.

Comme ses compères de la 5ème DEL, les aviso-dragueurs de la 8ème DEL vont assurer des missions de patrouille de souveraineté, d’escorte de navires sensibles et de dragage des mines.

Du 18 mai au 27 juin 1948, l’aviso-dragueur Enseigne Bisson est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 9 juillet, réalisant ses essais les 10 et 11 juillet puis sa remise en condition du 13 au 25 juillet 1948.

Quand éclate la guerre le 5 septembre 1948, les aviso-dragueurs de la 8ème DEL sont à la mer pour exercice. Ils rentrent à Bizerte pour se préparer à leurs missions de guerre : escorte et dragage de mines.

14-Navires légers (18) avisos-coloniaux classe Chamois (3)

L’Enseigne Ballande

-L’Enseigne Ballande est mis sur cale le 20 décembre 1939 aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) de Port de Bouc lancé le 7 mars 1941 et mis en service le 13 juin 1942 à Toulon.

Le nouvel aviso-dragueur colonial est rattaché à la Flotte de l’Atlantique, plus précisément le groupement de surveillance avec Casablanca pour port d’attache.

En cas de conflit, il devra assurer l’escorte de convois entre l’Afrique du Nord et la Métropole mais également traquer les mines et les sous-marins ennemis. Il quitte Toulon le 14 juin 1942 et rallie directement Casablanca où il arrive le 19 juin 1942 à l’aube.

La mise en service de son sister-ship La Trompeuse le 15 décembre 1943 permet l’activation de la 7ème DEL qui n’atteindra son format définitif qu’avec la mise en service de L’Ambitieuse et de La Sérieuse respectivement en juillet 1943 et juillet 1944.

Le 25 juin 1945, il quitte Casablanca pour rallier Brest le 29 juin dans la soirée afin de subir son premier grand carénage. Il est ainsi échoué dans le bassin Tourville du 1er juin au 12 juillet 1945 pour remise en état complète et modernisation de sa DCA (canons de 37mm en remplacement des mitrailleuses de 13.2mm).

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 23 juillet, effectuant ses essais officiels du 24 au 26  puis sa remise en condition du 28 juillet au 7 août 1945, date à laquelle il rentre à Casablanca pour reprendre son service opérationnel.

Le 15 juillet 1948, il quitte à nouveau Casablanca pour Brest afin de subir son deuxième grand carénage. Il est échoué au bassin Tourville du 21 juillet au 30 août, subissant une remise en état complète.

Armé pour essais le 9 septembre, sa remise en condition et ses essais sont précipités en raison de la guerre et c’est en escorte d’un convoi Brest-Casablanca que l’Enseigne Ballande quitte Brest le 16 septembre pour rallier le Maroc.

La Joyeuse

-La Joyeuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) sis à Port de Bouc le 5 mars 1941 (en même temps que La Trompeuse) lancé le 13 septembre 1942 et mis en service le 15 décembre 1943.

Affecté à Bizerte, il quitte Toulon le 16 décembre 1943 et rallie notre grand port militaire de Tunisie le 21 décembre à l’aube.

Il y retrouve La Malicieuse sur place depuis juillet ce qui permet l’activation de la 8ème DEL qui atteindra son format définitif avec la mise en service de La Furieuse prévue en septembre 1944 et celle de l’Enseigne Bisson prévue pour juin ou juillet 1945.

Comme ses compères de la 5ème DEL, les aviso-dragueurs de la 8ème DEL vont assurer des missions de patrouille, d’escorte et de dragage des mines.

Du 5 janvier au 21 février 1947, il est immobilisé au bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Armé pour essais le 3 mars, il sort pour essais du 4 au 6 mars puis pour remise en condition du 8 au 20 mars 1947.

Quand éclate la guerre le 5 septembre 1948, les aviso-dragueurs de la 8ème DEL sont à la mer pour exercice. Ils rentrent à Bizerte pour se préparer à leurs missions de guerre : escorte et dragage de mines.

La Trompeuse

-La Trompeuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) sis à Port de Bouc le 5 mars 1941 (en même temps que La Joyeuse) lancé le 13 septembre 1942 et mis en service le 15 décembre 1943.

Il est affecté à la 7ème DEL en compagnie de L’Enseigne Ballande et de L’Ambitieuse qui n’atteindra son format définitif qu’avec la mise en service de La Sérieuse en juillet 1944.

En cas de conflit, il devra assurer l’escorte de convois entre l’Afrique du Nord et la métropole mais également traquer les mines et les sous-marins ennemis.
Du 2 août au 10 septembre 1946, il est échoué au bassin Tourville à Brest pour son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 25 septembre 1946, sortant pour ses essais officiels du 26 au 28 septembre puis pour remise en condition du 30 septembre au 14 octobre, date à laquelle il rallie Casablanca.

Le 5 septembre 1948, il venait d’appareiller de Casablanca en escorte d’un convoi de transport de troupes entre Casablanca et Brest.

La Furieuse

-La Furieuse est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer le 2 octobre 1942 lancé le 12 décembre 1943 et mis en service le 12 septembre 1944.

Il quitte Toulon le 14 septembre 1944 et rallie Bizerte le 18 septembre où il intègre la 8ème DEL déjà composée des avisos La Malicieuse et La Joyeuse (en attendant l’Enseigne Bisson dont la mise en service est prévue pour juin ou juillet 1945).

Comme ses compères de la 5ème DEL, les aviso-dragueurs de la 8ème DEL vont assurer des missions de patrouille, d’escorte et de dragage des mines.

Du 19 octobre au 25 novembre 1947, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 7 décembre 1947, sortant pour ses essais du 8 au 10 décembre puis pour remise en condition du 12 au 22 décembre 1947.

Quand éclate la guerre le 5 septembre 1948, les aviso-dragueurs de la 8ème DEL sont à la mer pour exercice. Ils rentrent à Bizerte pour se préparer à leurs missions de guerre : escorte et dragage de mines.

14-Navires légers (15) avisos-dragueurs classe Elan (4)

La Gracieuse

-La Gracieuse est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) de Port de Bouc le 14 février 1938 lancé en octobre 1939 et mise en service le 7 juillet 1940.

Dès le lendemain 8 juillet, il quitte Toulon pour rallier Ajaccio où il va former avec son sister-ship La Moqueuse la 4ème DEL, les deux navires servant moins d’escorteur que de patrouilleur.

Du 21 mai au 21 juin 1943, il est échoué au bassin Vauban n°6 pour son premier grand carénage subissant une remise en état complète, la modernisation de la DCA étant réalisée en octobre 1943.

Armé pour essais le 7 juillet 1943, il sort pour essais les 8 et 9 juillet puis pour remise en condition du 11 au 23 juillet 1943, date à laquelle il reprit son service normal.

Du 22 février au 31 mars 1946, il est de nouveau échoué au bassin Vauban n°6 pour un nouveau grand carénage.

Totalement remis en état, il est armé pour essais le 14 avril, effectuant ses essais réglémentaires les 15 et 16 avril puis sa remise en condition du 18 au 30 avril 1946, date à laquelle l’aviso-dragueur rentre à Ajaccio.

Le 5 septembre 1948, il était à la mer en patrouille dans les bouches de Bonifaccio.

La Moqueuse

-La Moqueuse est mise sur cale à l’Arsenal de Lorient le 26 septembre 1938 lancé le 25 janvier 1940 et mis en service le 12 septembre 1940.

Il quitte Toulon le 13 septembre 1940 au matin pour rallier en milieu d’après midi Ajaccio, son novueau port d’attache où il va former la 4ème DEL en compagnie de son sister-ship La Gracieuse.

Du 13 novembre au 19 décembre 1943, il est échoué au bassin Vauban n°6 pour son premier grand carénage qui combine remise en état général et modernisation de la DCA. Armé pour essais le 2 janvier 1944, il réalise ses essais officiels les 3 et 4 janvier et sa remise en condition du 6 au 18 janvier 1944, date de son retour à Ajaccio.

Il subit un deuxième grand carénage en étant échoué du 21 avril au 30 mai 1947 au bassin Vauban n°6. Armé pour essais le 15 juin, il réalise ses essais officiels les 16 et 17 juin puis sa remise en condition du 19 au 30 juin 1947. Le 5 septembre 1948, il est à quai à Ajaccio, se préparant à relever son compère La Gracieuse.

La Capricieuse

-La Capricieuse est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 20 janvier 1938 lancé le 19 avril 1939 et mis en service le 20 janvier 1940.

Le 18 février 1942, l’aviso-dragueur La Capricieuse arrive à Cherbourg. Il va assurer l’escorte en surface du Rolland Morillot en direction de Brest son port d’attache. Les deux navires quittent Cherbourg le 19 février au matin et arrivent à Brest dans la soirée.

Du 5 septembre au 19 octobre 1943, il est échoué au bassin Tourville pour son premier grand carénage qui combine remise en état et modernisation de la DCA.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 30 octobre, effectuant ses essais officiels les 31 octobre et 1er novembre puis sa remise en condition du 3 au 15 novembre 1943.

Le 13 septembre 1944, l’aviso-dragueur La Capricieuse arrive de Brest pour escorter l’Ile d’Yeu à Brest. Ils quittent Cherbourg le 14 septembre à l’aube et arrivent en début de soirée à l’aube.

Le 15 octobre 1945, le torpilleur Frondeur et les aviso-dragueurs  L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse arrivent à Dakar pour un exercice commun avec l’aviso colonial Dumont d’Urville et le patrouilleur La Bombarde.

L’exercice à lieu du 15 octobre au 13 novembre, la 3ème DEL et le Frondeur quittant Dakar le 17 novembre, se ravitaillant à Casablanca le 22 novembre avant de rentrer à Brest le 27 novembre 1945 à l’aube.

Du 21 octobre au 5 décembre 1946, l’aviso-dragueur La Capricieuse subit un nouveau grand carénage en étant échoué au bassin Tourville pour une remise en état complète.

Armé pour essais le 16 décembre, il réalise ses essais officiels les 17 et 18 décembre puis sa remise en condition du 20 au 31 décembre 1946.

Le 5 décembre 1948, l’aviso-dragueur La Capricieuse était à quai à Brest.

Le Commandant Dominé

Le Commandant Dominé

Le Commandant Dominé

-Le Commandant Dominé est mis sur cale sous le nom de La Rieuse le 1er février 1938 lancé le 2 mai 1939 et mise en service le 5 août 1940.

Le 30 avril 1942, l’aviso-dragueur Commandant Dominé quitte Toulon, se ravitaille à Casablanca le 4 mai puis rallie Cherbourg le 10 mai 1942.

Il repart dès le lendemain en compagnie du sous-marin La Bayadère qu’il doit escorter jusqu’à Toulon,  les deux navires faisant escale à Casablanca du 18 au 21 mai avant d’arriver dans le Var le 25 mai 1942.

Le 29 juillet 1943, le Commandant Dominé quitte Toulon, se ravitaille à Casablanca le 3 août avant d’arriver à Cherbourg le 8 août 1943. Il repart du port bas-normand le 13 août en compagnie des sous-marins La Favorite et Gorgone dont l’affectation est Toulon.  Les trois navires font escale à Casablanca du 18 au 21 août avant de rallier Toulon le 25 août 1943.

Du 13 octobre au 30 novembre 1943, il est échoué au bassin n°3 du Missiessy pour son premier grand carénage, une remise en état complète doublée d’une modernisation de la DCA. Armé pour essais, il réalise ses essais les 12 et 13 décembre et sa remise en condition du 14 au 30 décembre.

Le 10 février 1946, le Commandant Dominé quitte Toulon, se ravitaille à Casablanca le 15 février puis rallie Cherbourg le 21 février. Il repart de Cherbourg le 25 février en compagnie de l’Ile d’Oléron, les deux navires se ravitaillant le 1er mars à Casablanca avant de rallier Toulon le 4 mars 1946.

Du 5 janvier au 21 février 1947, il est échoué au bassin n°1 du Missiessy pour subir un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 3 mars, réalisant ses essais officiels les 4 et 5 mars et sa remise en condition du 7 au 17 mars 1947.

Le 5 septembre 1948, il était en mer en escorte d’un convoi de transport de troupes entre Alger et Marseille en compagnie de ses compères de la 1ère DEL.

classe Elan

Caractéristiques Techniques de la classe Elan

Déplacement : standard 640 tW pleine charge 895 tonnes

Dimensions : longueur 78.30m largeur 8.70m tirant d’eau moyen 2.38m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer développant 4000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 28 noeuds Rayon d’action : 10000 miles nautiques à 9 noeuds

Armement : deux canons de 100mm modèle 1927 en une pseudo-tourelle double modèle 1937, huit mitrailleuses de 13.2mm (un affût quadruple et deux doubles) remplacés ensuite par six canons de 25mm en trois affûts doubles (un à l’avant et deux latéraux), quatre mortiers et un grenadeur de sillage

Equipage : 106 officiers et marins

14-Navires légers (14) avisos-dragueurs classe Elan (3)

La Curieuse

-La Curieuse est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 1er août 1938 lancé le 11 novembre 1939 et mis en service le 5 juin 1940.

L’aviso-dragueur quitte Lorient le 6 juin 1940, se ravitaille à Casablanca le 10 juin pour rallier Toulon le 14 juin, retrouvant ses sister-ships  Elan et Commandant Dominé avec qui il forme une 1ère DEL.

Du 21 octobre au 30 novembre 1942, il est échoué au bassin Vauban n°6 pour son premier grand carénage limité à une remise en état complète, la modernisation de la DCA n’étant réalisée qu’en septembre 1943.

Armé pour essais le 12 décembre 1942, il réalise ses essais réglementaires les 13 et 14 décembre et sa remise en condition du 16 au 24 décembre 1942, date à laquelle il est de nouveau disponible pour ses missions de patrouille, d’escorte, de dragage et de soutien aux écoles.

Du 1er janvier au 21 février 1946, il est à nouveau échoué au bassin Vauban n°6 pour un nouveau grand carénage.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 4 mars 1946, sortant pour ses essais réglementaires du 5 au 7 mars puis pour sa remise en condition du 9 au 20 mars 1946 date à laquelle il reprend le cours normal de sa carrière opérationnelle.
Le 5 septembre 1948, il était en mer en escorte d’un convoi de transport de troupes entre Alger et Marseille en compagnie de ses compères de la 1ère DEL.

La Batailleuse

Aviso-dragueur La Batailleuse

Aviso-dragueur La Batailleuse

-La Batailleuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) de Port de Bouc le 8 décembre 1937 lancé le 22 août 1939 et mis en service le 16 mars 1940.

Du 11 avril au 15 mai 1943, l’aviso-dragueur La Batailleuse est échoué au bassin Tourville pour son premier grand carénage.

Il subit une véritable remise en état et une modernisation de sa DCA à flot jusqu’à son armement pour essais le 1er juin 1943. Les essais à la mer ont lieu les 2 et 3 juin et la remise en condition est réalisée du 5 au 16 juin 1943.

Le 12 janvier 1945, il est rejoint en grande rade par le sous-marins Kerguelen. Les deux navires quittent Cherbourg le lendemain 13 janvier et arrivent à Brest le 14 janvier à l’aube.

Le 15 octobre 1945, les aviso-dragueurs  L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse (3ème DEL) et le torpilleur Frondeur arrivent à Dakar pour un exercice commun avec l’aviso colonial Dumont d’Urville et le patrouilleur La Bombarde exécuté du 15 octobre au 13 novembre, les navires brestois quittant Dakar le 17 novembre, se ravitaillant à Casablanca le 22 novembre avant de rentrer à Brest le 27 novembre 1945 à l’aube.

Du 6 mai au 15 juin 1946, il subit un nouveau grand carénage, étant échoué au bassin Tourville pour une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 27 juin, sortant pour essais les 28 et 29 juin puis pour remise en condition du 1er au 13 juillet 1948.

Le 5 septembre 1948, il est à quai en entretien. Il accélère ses travaux pour pouvoir appareiller dès qu’il en recevra l’ordre.

La Boudeuse

-La Boudeuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque le 28 mars 1938 lancé en septembre 1939 et mis en service le 15 février 1940.

Armé à Cherbourg, il rallie Brest le lendemain 16 février et est affecté à la 3ème DEL en compagnie de ses compères  L’Impétueuse, La Capricieuse et La Batailleuse.

Le 15 mai 1943,La Boudeuse venue de Brest arrive à Cherbourg pour escorter le sous-marin La Praya jusqu’à Brest où les deux navires arrivent le lendemain à l’aube, le mauvais temps ayant retardé la traversée.

Du 28 juillet au 4 septembre 1943, il est échoué au bassin Tourville pour son premier grand carénage où il subit une remise en état complète et la modernisation de la DCA.

Armé pour essais le 19 septembre, il réalise ses essais officiels les 20 et 21 septembre puis sa remise en condition du 23 septembre au 3 octobre 1943.

Le 15 octobre 1945, les aviso-dragueurs  L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse (3ème DEL) et le torpilleur Frondeur arrivent à Dakar pour un exercice commun avec l’aviso colonial Dumont d’Urville et le patrouilleur La Bombarde .
La série d’exercices à lieu du 15 octobre au 13 novembre, les navires venus de Brest  quittant Dakar le 17 novembre, se ravitaillant à Casablanca le 22 novembre avant de rentrer à Brest le 27 novembre 1945 à l’aube.

Du 16 juin au 31 juillet 1946, l’aviso-dragueur La Boudeuse est à nouveau échoué dans le bassin Tourville pour un grand carénage. Armé pour essais le 14 août, il sort pour essais les 15 et 16 août avant un stage de remise en condition dans le Golfe de Gascogne du 18 au 28 août 1946.

Le 5 septembre 1948, l’aviso-dragueur La Boudeuse est à la mer pour un exercice au large de l’estuaire de la Gironde. Il rallie Brest pour se ravitailler en carburant et en munitions pour mener une véritable mission de guerre.

14-Navires légers (13) avisos-dragueurs classe Elan (2)

Le Commandant Duboc

-Le Commandant Duboc est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon en décembre 1936 lancé le 16 janvier 1939 et mis en service le 20 octobre 1939.

Affecté à la 2ème DEL de Mers-El-Kébir, il quitte Lorient _son port d’armement_ le 21 octobre 1939, se ravitaille à Casablanca le 25 octobre avant de rallier Mers-El-Kébir le 29 octobre 1939.

Intégré à la 2ème DEL, il va effectuer comme ses compères Commandant Bory,Commandant Delage et Commandant Rivière des missions de patrouille, d’escorte et de dragage plus des exercices nombreux et variés.

Du 27 juillet au 30 août 1942, il subit son premier grand carénage sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour une remise en état complète, la modernisation de sa DCA n’intervenant qu’à l’été 1943.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 15 septembre, sortant pour essais les 16 et 17 septembre puis pour remise en condition du 19 au 30 septembre 1942.

Il subira un nouveau grand carénage en étant échoué sur le dock-flottant du 12 novembre au 30 décembre 1945.

Armé pour essais le 13 janvier 1946, il sort pour essais les 14 et 15 janvier et pour remise en condition du 17 au 30 janvier 1946, date à laquelle il est de nouveau considéré comme disponible.

Le 5 septembre 1948, le Commandant Duboc était à quai à Mers-El-Kébir. Il est mis en alerte, devant se tenir prêt à appareiller en cas de besoin.

Le Commandant Rivière

Le Commandant Rivière

Le Commandant Rivière

-Le Commandant Rivière est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) à Port de Bouc en novembre 1936 lancé le 16 février 1939 et mis en service le 15 décembre 1939.

Intégré à la 2ème DEL, il va effectuer comme ses compères Commandant Bory,Commandant Delage et Commandant Duboc des missions de patrouille, d’escorte et de dragage plus des exercices nombreux et variés.

Du 2 septembre au 12 octobre 1942, il est échoué sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour subir son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 22 octobre, sortant pour essais les 23 et 24 octobre puis pour remise en condition du 26 octobre au 7 novembre 1942, date à laquelle il est à nouveau disponible.

Suite à une avarie de turbine qui le rend indisponible du 4 au 26 décembre 1943, le Commandant Rivière reçoit une nouvelle DCA, les huit mitrailleuses de 13.2mm étant remplacés par six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en trois affûts doubles.

Le 1er mars 1944, le Commandant Rivière quitte Mers-el-Kébir fait escale à Casablanca le 5 mars avant de rallier Cherbourg le 11 mars 1944. Il va prendre en charge les sous-marins Artemis et Cornélie avec qui il quitte Cherbourg le 13 mars 1944,  les trois navires faisant escale à Casablanca du 20 au 23 mars 1944 avant de rallier Mers-El-Kébir le 27 mars 1944.

Le Commandant Rivière est échoué à nouveau sur le dock-flottant du 2 janvier au 14 février 1946 pour son deuxième grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 26 février, sortant pour essais les 27 et 28 février puis pour remise en condition du 1er au 12 mars date à laquelle il est de nouveau disponible.

Le 5 septembre 1948, le Commandant Rivière était à la mer pour un exercice de dragage. Il reçoit l’ordre d’interrompre l’exercice et de rallier Mers-El-Kébir pour retrouver ses compères de la 2ème DEL.

L’Impétueuse

-L’Impétueuse est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque le 28 avril 1938 lancé le 17 août 1939 et mis en service le 15 avril 1940.

Armé à Cherbourg, l’aviso-dragueur est affecté à Brest où il doit former la 3ème DEL en compagnie de ses compères  La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse.

Du 21 juin au 27 juillet 1943, il est échoué au bassin Tourville de l’Arsenal de Brest pour son premier grand carénage qui voit le navire être remis en état et recevoir une DCA moderne (canons de 25mm en lieu et place des huit mitrailleuses de 13.2mm).

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 7 août 1943, effectuant ses essais les 8 et 9 août puis sa remise en condition du 11 au 22 août, date à laquelle il est de nouveau disponible.

Le 2 mai 1945, l’aviso-dragueur L’Impétueuse arrive à Cherbourg pour escorter à Brest le sous-marin La Guadeloupe qui venait d’être mis en service. Les deux navires arrivent à Brest en fin de soirée.

Le 15 octobre 1945, les aviso-dragueurs  L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse et le torpilleur Frondeur arrivent à Dakar pour un exercice commun avec l’aviso colonial Dumont d’Urville et le patrouilleur La Bombarde.

Après une école à feux du 15 au 22 octobre, les quatre aviso-dragueurs protègent le Dumont d’Urville qui simule un cargo rapide contre le Frondeur et la Bombarde du 24 au 30 octobre, les différents navires font relâchent à Dakar du 1er au 5 novembre avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 6 au 13 novembre, le Frondeur et la 3ème DEL quittant Dakar le 17 novembre, se ravitaillent à Casablanca le 22 novembre avant de rentrer à Brest le 27 novembre 1945 à l’aube.

Alternant entre patrouilles, escortes et mission de dragages, entrainement et mission de soutien au profit de la 2ème région maritime, l’Impétueuse subit un nouveau grand carénage en étant échoué au bassin Tourville du 15 mars au 5 mai 1946.

Armé pour essais le 16 mai 1946, il sort pour ses essais réglementaires les 17 et 18 mai puis pour sa remise en condition du 20 mai au 4 juin 1946, date à laquelle il est à nouveau disponible.

Le 5 septembre 1948, l’Impétueuse était à la mer pour une école à feux et un tir sur cible aérienne remorquée. A l’annonce de l’attaque allemande, il interrompt son exercice pour rentrer à Brest afin de compléter ses soutes en carburant, vivres et munitions pour pouvoir faire face à toute éventualité.