24-Armée de l’air (40)

Ordre de bataille (2) : organisation de l’armée de l’air après mobilisation

Comme nous venons de le voir, l’armée de l’air dispose en septembre 1948 d’un grand nombre de bases aériennes. La majorité existaient en septembre 1939, certaines étant des plate-formes opérationnelles pérennisées après la démobilisation et d’autres des créations nouvelles.

En effet, outre le maintien en état de terrains de réquisition et leur aménagement en bases pérénnes, de nouvelles bases sont aménagées, quatre bases majeures avec une dans l’est (Strasbourg-Entzheim BA 244) et trois dans l’ouest (BA 245 de Caen-Carpiquet, BA 246 de Rennes-Saint Jacques et BA 161 de Montoir de Bretagne). A noter qu’un projet de base aérienne à Chambery ne s’est pas concrétisé, faute de crédits.

Sur le plan opérationnel, les différentes armées vont disposer d’un groupement d’aviation composé d’éléments de chasse, d’attaque au sol, de bombardement et de reconnaissance, les GAO des corps d’armée engagés sur le front sont placés sous le commandement du corps d’armée dont ils portent le numéro, devant dès l’engagement opérationnel du Corps d’Armée effectuer des missions de reconnaissance pour ouvrir le chemin et pister l’ennemi en liaison avec le GRCA (Groupe de Reconnaissance de Corps d’Armée).

Les Escadrilles Régionales de Chasse vont assurer la défense locale notamment des grandes villes, étant en première ligne pour contrer les vols de reconnaissance et les raids de bombardement sur les grandes villes françaises.

Les Groupes de Chasse non engagés dans la couverture des armées forment une «réserve générale» en compagnie des autres unités de combat dans la même situation en particulier la majorité des unités de reconnaissance et de bombardement horizontal.

Quand aux bombardiers lourds, ils peuvent participer à la manœuvre terrestre générale mais leur rôle majeur est une campagne de bombardements stratégiques contre l’industrie allemande, l’attaque des villes étant interdite par le pouvoir politique français du moins tant que l’Allemagne ne fera pas de même.

En cas d’offensive ennemie, la «réserve générale» doit renforcer un point menacé et en cas d’offensive alliée, ils doivent servir à appuyer là où ça fait mal en l’occurence le Schwerpunkt pour obtenir la percée ou déstabiliser de manière irrémédiable le dispositif ennemi pour favoriser ailleurs la percée.

Après plusieurs semaines d’emploi, le retour d’expérience permet au général Mondory de réorganiser la chaîne de commandement pour la rendre plus efficace et plus réactive même si il n’y eut pas encore d’attaque à l’Ouest.

Sous l’autorité de l’EMGAA qu’il continue de diriger, il organise un Commandement d’Action Tactique ou CAT qui dirige les groupements d’aviation affectés aux armées qui restent sous le contrôle de l’armée de l’air mais qui mènent des missions de couverture, de reconnaissance et d’appui au profit des forces de manoeuvre de l’armée de terre.

Le Commandement Stratégique d’Action (CSA préféré à CAS pour éviter une confusion avec le terme anglais de Close Air Support) regroupe sous son autorité la «Réserve générale» soit les unités de chasse non engagées en soutien des armées, les unités de bombardement moyen et de bombardement lourd chargées de paralyser l’effort de guerre allemand et italien et les unités de reconnaissance.

Le Commandement Territorial (CTer) garde précieusement sous son autorité la Défense Antiaérienne du Territoire et les Escadrilles Régionales de Chasse.

Le Commandement de Soutien et de Logistique (CSL) à sous son autorité les unités de transport et d’entrainement.

Les commandements thématiques sont mis en sommeil et sur le plan administratif, les districts aériens militaires sont dissous ne laissant plus que les échelons ZAM et BA moins à cause d’une inefficacité criante que pour libérer le maximum de personnel pour des unités de combat.

Enfin les unités d’infanterie de l’air, les quatre GIA sont placés sous le contrôle opérationnel de l’armée de terre au grand dam des fantassins de l’air qui ne sont pas au bout de leurs surprises.

En effet à l’issue des opérations Merkur (attaque germano-italienne contre la Corse et Malte) et Bayard (attaque franco-britannique contre l’ASI), les quatre GIA sont fusionnés en deux régiments de chasseurs parachutistes (RCP) formant la base d’une division aéroportée en compagnie d’un régiment de fusiliers parachutistes (RFP) recruté par l’armée de terre et d’un régiment étranger de parachutiste créé par la Légion Etrangère mais ceci est une toute autre histoire.

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24-Armée de l’air (38)

3ème Zone Aérienne Militaire (3ème Z.A.M)

-La 3ème Zone Aérienne Militaire dispose du 4ème district qui correspond à la 4ème RM, du 5ème district qui correspond à la 5ème région militaire et du 14ème district qui correspond à la 14ème RM.

-Bases aériennes du 4ème district aérien militaire

-Base aérienne 161 de Montoir de Bretagne construite entre 1940 et 1944

-L’aéroport de Nantes-Chateau Bougon sert occasionnellement d’aérodrome militaire rien que par la présence de l’usine de la SNCAO de Bouguenais (livraison des avions), cet aérodrome accueillant des avions en transit lors par exemple d’exercices.

-Base Aérienne 246 de Rennes-Saint Jacques activée à l’été 1948 en utilisant une partie des infrastructures de l’aérodrome

-Bases aériennes du 5ème district aérien militaire

-Base aérienne 113 de Rochefort

-Bases aériennes du 14ème district aérien militaire

-Base aérienne 103 de Châteauroux

-Base aérienne 109 de Tours

-Base aérienne 114 de Romorantin

-Base aérienne 120 de Châteaudun

-Base aérienne 122 de Chartres-Champol

-Base aérienne 123 d’Orléans

-Base aérienne 127 d’Avord

-Plate-forme opérationnelle de Briare désactivée en juillet 1940 lors de la démobilisation. Elle est réactivée en septembre 1948, devenant la base aérienne 187.

4ème Zone Aérienne Militaire (4ème Z.A.M)

-La 4ème Zone Aérienne Militaire dispose du 6ème district qui correspond à la 6ème RM et du 7ème district qui correspond à la 7ème RM.

-Bases aériennes du 6ème district aérien militaire

-Base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac

-Base aérienne 124 de Cazaux

-Base aérienne 136 de Pau

-Bases aériennes du 7ème district aérien militaire

-Base aérienne 101 de Toulouse-Francazal

-Base aérienne 153 de Toulouse-Pérignon

5ème Zone Aérienne Militaire (5ème Z.A.M)

-La 5ème Zone Aérienne Militaire dispose du 8ème district qui correspond à la 8ème RM et du 13ème district qui correspond à la 13ème RM.

-Bases aériennes du 8ème district aérien militaire

-Base aérienne de Lezignan qui en 1944 reçoit le numéro 162

-Base aérienne de Perpignan (terrain de guerre devenue base aérienne en 1945, la BA étant une annexe à un aérodrome civil) qui à sa création effective reçoit le numéro 163

-Bases aériennes du 13ème district aérien militaire

-Une base aérienne est aménagée à Clermont-Ferrand moins dans un rôle opérationnel que pour permettre l’évacuation des avions produits par la SNCAC. Lieu important de stockage d’appareils neufs, il pourrait servir de base de déconcentration en temps de guerre. Reçoit le numéro 243.

6ème Zone Aérienne Militaire (6ème Z.A.M)

-La 6ème Zone Aérienne Militaire dispose du 9ème district qui correspond à la 9ème RM, du 10ème district qui correspond à la 10ème RM et du 11ème district qui correspond à la 11ème RM.

-Bases aériennes du 9ème district aérien militaire

-Base aérienne 108 de Marignane

-Base aérienne 125 d’Istres

-Base aérienne 130 de Salon-de-Provence

-Base aérienne de Cannes-Mandelieu qui en 1944 reçoit le numéro 164

-Base aérienne d’Orange-Plan-de-Dieu qui en 1944 reçoit le numéro 165

-Plate-forme opérationnelle du Luc pérénnisée après la démobilisation qui reçoit ultérieurement le nom de base aérienne 186.

-Plate-forme opérationnelle de Sisteron pérénnisée après la démobilisation qui reçoit ultérieurement le nom de base aérienne 194.

-Base aérienne d’Avignon qui en 1944 reçoit le numéro 166

-Base aérienne de Calvi-Sainte Catherine qui en 1944 reçoit le numéro 167

-Base aérienne de Campo del Oro près d’Ajaccio qui en 1944 reçoit le numéro 168

-Base aérienne de Solenzara qui en 1944 reçoit le numéro 169

-Bases aériennes du 10ème district aérien militaire

-Base aérienne 155 de Romans

-Bases aériennes du 11ème district aérien militaire

-Base aérienne 105 de Lyon-Bron

-Base aérienne de Valence qui en 1944 reçoit le numéro 170

-Plate-forme opérationnelle de Chambarand pérénnisée après la démobilisation mais mise en sommeil entre 1940 et 1948. Elle est réactivée sous le nom de base aérienne 195 en août 1948.

-Plate-forme opérationnelle de Saint-Etienne de St-Geoirs pérénnisée après la démobilisation mais mise en sommeil entre 1940 et 1948. Elle est réactivée sous le nom de base aérienne 196 en août 1948

-Plate-forme opérationnelle de Loyettes pérennisée après la démobilisation et qui ultérieurement reçoit le nom de base aérienne 185.

-Plate-forme opérationnelle de Marcilloles désactivée à la démobilisation et qui ultérieurement reçoit le nom de base aérienne 188.