URSS (78) Armée de Terre (26)

Bystrokhodny Tank (BT)

Avant-propos

Les premiers chars de combat étaient de lourds et patauds engins, avançant à la vitesse d’un homme au pas ce qui après tout était logique puisque leur but était de protéger et d’appuyer l’infanterie sur le terrain bouleversé du no-man’s land.

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21-Armée de terre (26)

Les Divisions Légères Mécaniques (D.L.M.)

En guise d’introduction

Comme nous l’avons vu plus haut, la cavalerie sort affaiblit du premier conflit mondial. Elle n’à guère pesé sur les opérations de l’été et de l’automne 1914 et n’à pu offrir la possibilité d’une percée qui aurait permis aux alliés de s’arracher aux sept cent kilomètres de tranchées de la frontière suisse à la mer du Nord pour basculer dans les plaines belges voir la Rhénanie.

Il est probable que seul son poids social peut expliquer le maintien d’un place élevée de la cavalerie au sein de l’armée française qui n’aurait pas disparu, des unités mobiles étant toujours nécessaire pour éclairer, couvrir les flancs et intervenir rapidement, plus rapidement que l’infanterie encore peu motorisée.

Le cheval est donc encore un outil de combat même si les lourdes charges de cavalerie semble appartenir au passé, les cavaliers post-première guerre mondiale devant se déplacer à cheval et tels des dragons combattrent à pied comme la biffe.

Néanmoins, la cavalerie pour maintenir son statut d’arme d’élite doit basculer résolument vers la mécanisation c’est à dire de combattre à bord de véhicules. Parallèlement à l’arme des chars de l’infanterie, la cavalerie va dévelloper sa propre vision du char pardon de l’automitrailleuse et en conséquence sa propre vision de l’unité de combat idoine.
Dès le début du premier conflit mondial, la cavalerie avait mis en ligne des automitrailleuses et des autocanons (les fameux torpilleurs à roulette), des véhicules à roues qui après avoir apporté leur contribution au conflit furent paralysés par les tranchées, laissant la place au char et à ses chenilles moins rapide qu’un véhicule à roue mais pouvant se mouvoir sur des terrains où une automitrailleuse se serait embourbée.

Le terme char ayant été préempté par l’infanterie, la cavalerie décide de conserver le terme d’automitrailleuse pour ses véhicules de combat.

Un véhicule à roues ? C’est tout le contraire, la cavalerie voulant combattre n’exclut aucune technique qu’il s’agisse de la chenille ou du semi-chenillé qui se révéla rapidement une impasse pour le combat, combinant davantage les inconvénients que les qualités des deux modes de déplacement.

Dans une période où le pacifisme et les difficultés économiques réduisent les budgets, la cavalerie va tâtonner pour donner corps et réalité à sa vision de la voiture de combat, le terme grand public utilisé par la cavalerie.

Dans un premier temps, la roue pourtant domine les débats, la chenille si elle permet de se déplacer dans des terrains accidentés n’offre pas encore de possibilités de se mouvoir rapidement alors que l’une des missions de la cavalerie est de se mouvoir rapidement pour prendre contact avec l’ennemi et couvrir les unités d’infanterie.

Trois catégories de navires sont identifiées en 1931 : les Automitrailleuses de découverte ou AMD, les Automitrailleuses de Combat ou AMC qui sont de véritables chars moyens rapides et les Automitrailleuses de Reconnaissance ou AMR qui sont de véritables chars légers.

Sur le plan technique, si les véhicules à roues vont régner sans partage dans le domaine des AMD, les chenillés vont s’imposer dans les deux autres catégories.

Au printemps 1940, les catégories AMD et AMR fusionnent dans une catégorie baptisée Automitrailleuses puissantes ou AMP, les AMC restant en ligne sans changement.

Le matériel développé s’accompagne d’une recherche de la meilleure structure pour en tirer la quintessence.

Quand naissent les années trente, les seules unités mécaniques de la cavalerie sont les cinq bataillons de dragons portés montés sur véhicules semi-chenillés et onze escadrons d’automitrailleuses encore équipées des White de 1918.
Un an plus tard, le général Flavigny devient directeur de la cavalerie, poste qu’il va occuper de 1931 à 1936. Nous sommes dans une période où sous l’impulsion du général Weygand, l’armée se modernise tant bien que mal, devant faire avec un manque d’effectifs (les classes creuses) et des budgets loin d’être suffisants.

Outre la définition des différentes catégories AMD/AMR/AMC, le général Flavigny va mettre sur pied les premières unités de combat mécaniques de l’armée française. Les manoeuvres de septembre 1932 voit l’expérimentation du détachement mécanique de sûreté composé d’automitrailleuses et de dragons portés chargés de mission de sûreté.

Cette expérimentation doit valider ou non les divisions de cavalerie modèle 1932 familièrement appelées divisions «pétrole-picotin» puisque faisant cohabiter le cheval (deux brigades à deux régiments montés) et des éléments motorisés en l’occurence un régiment d’automitrailleuses (quatre escadrons disposant d’un total de quinze AMD, de quinze AMR et de trente AMC ainsi que deux escadrons motocyclistes) et un bataillon de dragons portés, un régiment d’artillerie étant chargé d’appuyer la manoeuvre.

Cinq DC de ce type sont prévues mais le général Flavigny comprend ce que l’on supposait : le cheval et le moteur ne peuvent combattre ensemble. Il faut créer des unités entièrement moto-mécaniques.

Pour expérimenter en grand ce concept mêlant automitrailleuses «chars de cavalerie» et dragons portés, la 4ème division de cavalerie dont le quartier-général est établit à Reims met sur pied en 1933 une brigade mécanique regroupant le 4ème groupe d’automitrailleuses (reconnaissance et combat) et le 18ème régiment de dragons (découverte), le 4ème bataillon de dragons portés qui prépare la naissance de la Division Légère Mécanique, la 1ère d’entre-elle étant officiellement créée le 1er juillet 1935 par transformation de la 4ème DC.

Au final et après des débuts délicats en raison d’une industrie incapable de fournir suffisamment de véhicules, l’armée de terre disposera en septembre 1948 de huit Divisions Légères Mécaniques ou D.L.M. .

Selon le modèle adopté dans les années trente, la 1ère DLM ainsi que les 2ème, 3ème, 4ème et 5ème Divisions Légères Mécaniques sont organisés de la façon suivante :

-Trois état-majors : un de division et deux de brigade

-Un régiment de découverte à deux escadrons d’automitrailleuses de découverte et deux escadrons motocyclistes

-Une brigade de combat à deux régiments de chars avec quatre escadrons de combat et un escadron de réparations

-Un régiment de dragons portés à trois bataillons de cinq escadrons + un escadron antichar. En temps de paix, il forme une deuxième brigade de combat avec le régiment de découverte.

-Un régiment d’artillerie à deux groupes de 75mm et un groupe de 105mm

-quatre compagnies du génie

-deux compagnies de transmission

-Deux compagnies du train et divers services

Ce modèle va évoluer durant la période de paix armée que connait l’Europe entre 1940 et 1948. Les innombrables exercices en terrain libre ou en camps de manoeuvre ont révélé un certain nombre d’insuffisances :

-transmissions trop légères

-absence d’une puissante DCA

-lacunes en matière antichar

-infanterie trop peu nombreuse.

En mars 1943, une 6ème D.L.M est mise sur pied à Orange pour fournir à l’Armée des Alpes une unité à base de chars pour mener des combats offensifs comme défensifs notamment dans la région littorale.

L’organisation adoptée pour cette 6ème Division Légère Mécanique (6ème D.L.M) est la suivante :

-Un état-major divisionnaire

-Un régiment de découverte à deux escadrons d’automitrailleuses puissantes, deux escadrons motocyclistes et un escadron antichar porté.

-Deux brigades de combat à deux régiments, un régiment de chars et un régiment de dragons portés auxquels sont associés un groupe de canons d’assaut, un escadron antichar porté, un escadron antiaérien porté et un groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie tractée

-Un bataillon du génie avec deux compagnies de sapeurs-mineurs et deux compagnies de pont

-deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé)

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

Ce modèle expérimenté avec succès aux manoeuvres de septembre 1943 est généralisé aux cinq premières D.L.M et va servir de modèle aux deux dernières D.L.M créées avant guerre, les 7ème et 8ème D.L.M. .

Sur le plan de l’équipement, les trois premières D.L.M sont mises sur pied avec un mélange de Somua S-35 et d’Hotchkiss H-35, une mélange imparfait mais l’industrie française était incapable de fournir en temps utile suffisamment de S-35.

Progressivement, suffisamment de S-35 puis de S-40 sortent des chaines de montage vont permettre d’homogénéiser la flotte des DLM.

La 4ème D.L.M mise sur pied en septembre 1940 est la première à recevoir dès sa création le Somua S-40 sans avoir connu la période où le véloce Somua et le poussif Hotchkiss cohabitaient cahin caha au sein de la division. Les 5ème, 6ème, 7ème et la 8ème DLM sont elles aussi créées sur Somua S-40 alors qu’à l’époque de leur création pour les deux dernières, un char plus moderne existe en l’occurence le Somua S-45.

Bien que développé par Somua, il est en réalité le résultat d’une conjonction industrielle mêlant la  Société d’Outillage Mécanique d’Usinage d’Artillerie (Somua filiale de Schneider), Renault et AMX pour aboutir au Somua S-45/Renault DAC-2, un char moyen à la hauteur d’un Renault G1.

Comme pour le Renault G1, les débuts de production sont difficiles et la production lancée en fanfare en avril 1944 est suspendue et les quarante premiers exemplaires stockés tant ils présentaient de défauts de construction liés semble-t-il à l’inexpérience des ouvriers.

Les défauts corrigés, la production  reprend en octobre 1944 pour une commande limitée mais les véhicules ne sont officiellement acceptés par l’Arme Blindée Cavalerie qu’en février 1945

La mise au point est longue et la production en série n’est lancée qu’en mars 1945. La 1ère DLM est rééquipée entre juin et décembre 1945 (les S-35 et les S-40 sont stockés, certains servant à armer les 7ème et 8ème DLM), la 2ème DLM l’est entre janvier et juin 1946, la 3ème DLM reçoit ses S-45 entre juillet 1946 et février 1947, la 4ème DLM est rééquipée entre entre février et septembre 1947 et la 5ème DLM entre octobre 1947 et juin 1948.

Le rééquipement de la 6ème D.L.M prévu à partir de septembre 1948 est suspendu à la déclaration de guerre à la fois pour permettre son engagement sur le TOSE voir en Tunisie en liaison avec la 1ère D.L.C et parce que face aux chars italiens, le S-40 était largement supérieur. Le rééquipement des 7ème et 8ème D.L.M est également suspendu.

NdA : pour ne pas alourdir inutilement le récit, je vais détailler l’organisation de la 1ère DLM et de la 6ème DLM qui intègre une nouvelle organisation sur laquelle vont s’organiser les D.L.M existantes et celles créées ultérieurement.

21-Armée de terre (3)

Évolution générale de l’armement et des équipements

Le fusil Manufacture d'Armes de Saint-Etienne modèle 1936 dit MAS 36, fusil standard de l'armée de terre en 1948

Le fusil Manufacture d’Armes de Saint-Étienne modèle 1936 dit MAS 36, fusil standard de l’armée de terre en 1948

L’une des évolutions majeures est un changement de calibre. Le 8mm apparu à la fin du 19ème siècle avec le fusil Lebel disparaît au profit du 7.5mm inspiré de la cartouche allemande de 7.92mm. Du moins en Métropole, dans l’Empire où le besoin d’une cartouche moderne se fait moins sentir, le 8mm est encore assez présent.

Pour ce qui est des armes de poings _pistolets et pistolets mitrailleurs_, le 8mm cède la place au 7.65mm. Le 9mm est présent de façon marginale pour équiper certains pistolets mitrailleurs de prise ou certaines armes héritées du premier conflit mondial. On trouve également du 11.43mm pour les mitraillettes Thompson livrées par les Etats-Unis au printemps 1940.

Le fusil mitrailleur Manufacture d'Armes de Chatellerault modèle 1924 modifié 29 dit FM modèle 1924/29

Le fusil mitrailleur Manufacture d’Armes de Châtellerault (MAC) modèle 1924 modifié 29 dit FM modèle 1924/29

Les armes automatiques lourdes type fusil-mitrailleur et mitrailleuses utilisent principalement le 7.5mm mais on trouve encore du 8mm pour les inusables Hotchkiss modèle 1914 présentes dans l’Empire et le 13.2mm utilisées pour l’armement de certains ouvrages de la ligne Maginot et de certains véhicules.

Les canons antichars sont de trois calibres : 25, 47 et 75mm. Si le premier semble largement dépassé face aux chars allemands les plus lourds, de nouvelles munitions lui donnent un punch bienvenue face aux blindés légers qu’il pourrait rencontrer. Le 47mm reste encore redoutable et ne parlons pas du 75mm TAZ modèle 1939, une pièce que la Panzerwafe allait apprendre à redouter.

A noter qu’un projet de canon antichar de 90mm inspiré du canon de 90mm modèle 1939 fût étudié mais ne se concrétisa pas totalement . Toutefois les essais furent suffisamment poussés pour que la production en grande série soit rapidement lancée si le besoin s’en faisait sentir.
On trouve également des armes singulières comme des fusils antichars qui n’allaient pas tarder à être utilisés pour un tout autre usage que celui d’origine, un lance-fusée Brandt de 50mm et des grenades à fusils du même constructeur.

Pour ce qui est des mortiers, les mortiers de 60mm sont toujours là mais le 81mm à cédé la place à une arme nettement plus redoutable de 120mm soit une puissance de feu supplémentaire pour l’infanterie française.

Pour ce qui est de la défense antiaérienne, on trouve deux canons de moyen calibre, le Hotchkiss modèle 1939-40 de 25mm et le Schneider modèle 1941, certaines pièces étant tractées mais d’autres étaient montées sur camions, sur semi-chenillées voir même sur des châssis de chars déclassés.

L’artillerie de campagne connait également une profonde modernisation avec l’arrivée de nouveaux canons comme le canon de 75mm TAZ (Tous Azimut) modèle 1939  utilisable aussi bien pour le tir sol-sol que pour le tir antichar ou encore le canon de 155mm court Schneider modèle 1946, une variante remise au goût du jour du modèle 1917. De nombreuses pièces anciennes restent en service notamment dans les RAMF et les RAP chargés de soutenir les ouvrages de la ligne Maginot.

Pour ce qui est de l’ALVF (Artillerie Lourde sur Voie Ferrée), aucune pièce moderne n’est mise en service, seules les pièces les moins usées du premier conflit mondial sont maintenues en service au cas où il aurait fallut percer la ligne Siegfried ou les fortifications alpines défendant l’Italie.

Évolution générale des véhicules

char léger modèle 1935R dit Renault R-35

char léger modèle 1935R dit Renault R-35

Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, les chars et véhicules blindés français sont repartis grosso modo en deux catégories : les véhicules de cavalerie généralement rapides pour la percée et les missions traditionnelles de la cavalerie et les chars d’accompagnement de l’infanterie lents et bien protégés, censés accompagnés au plus près les fantassins.

Cette répartition simpliste va être bouleversée par la «révolution villeneuvienne» qui renoue avec les mannes du général Estienne en adoptant une attitude résolument offensive, symbolisée par une motorisation à outrance et par les fameux Corps d’Armée Cuirassés, placé sous les ordres directs du CEMAT et censé être les poings blindés pour percer le front et aboutir avec le soutien des groupes d’armées à la percée décisive tant cherchée et tant souhaitée durant le premier conflit mondial.

Un bon char est un savant compromis _compromis souvent imparfait_ entre vitesse, protection et armement. Le second paramètre était souvent mis en avant pour les chars d’infanterie alors que les automitrailleuses de combat de la cavalerie devaient être surtout rapides. On assiste à un rapprochement de ces trois facteurs dans les différentes catégories qu’il s’agisse des chars de bataille, des chars de combat et des chars légers ou chars d’accompagnement.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, les chars/automitrailleuses de combat français sont globalement supérieurs à ceux alignés par l’Allemagne. En effet, les chars français étaient généralement plus rapides, mieux protégés et mieux armés.

Si le Renault R-35 était bien plus lent qu’un Panzer I ou II, il était nettement mieux protégé et nettement mieux armé. Le Somua S-35 était aussi rapide, mieux protégé et mieux armé que le Panzer III. Seul le Panzer IV était mieux armé que les chars légers et médians français mais son canon de 75mm court était plus adapté à l’appui de l’infanterie et de plus il était disponible en faible nombre.

L'Automitrailleuse de Combat (AMC) modèle 1935S dit Somua S-35

L’Automitrailleuse de Combat (AMC) modèle 1935S dit Somua S-35

Le B1bis lui était insurpassable, son blindage le mettait l’abri de la plupart des canons allemands (à l’exception du 88mm) et son armement mixte (canon de 47 en tourelle et de 75mm en casemate) lui donnait une puissance de feu sans équivalent.

Tout n’était cependant pas rose dans le domaine des chars/automitrailleuses de combat. Plusieurs carences auraient pu avoir des conséquences dramatiques si les allemands avaient attaqué à l’ouest qu’il s’agisse de la configuration monoplace de la tourelle (chars légers biplaces ou chars moyens triplaces) ce qui obligeait le chef de char à être pointeur et tireur en même temps, d’un canon de 37mm SA18 dépassé (il équipait notamment le R-35 et le FCM-36) et de l’absence de radio qui empêchait les unités de chars à pouvoir manoeuvrer rapidement et exploiter la moindre opportunité.

Fort heureusement, les huit années de paix armée vont permettre de résoudre ces carences même si seule l’expérience du feu pouvait valider ou pas les modifications effectuées.

Sur le plan des modèles de véhicules, un grand nombre d’entre-eux en service en septembre 1939 sont encore en service en septembre 1948.

Si les Renault FT, D-2 et les B1bis ont tous été retirés du service (ou peu s’en faut pour le FT qui assure quelques missions secondaires), on trouve encore des Renault R-35, des Hotchkiss H-39 (neufs ou H-35 modifiés), des Somua S-35, des FCM-36.

De nouveaux modèles sont également mis en service qu’il s’agisse de dérivés de véhicules existants comme le Renault R-40 dérivé du R-35, le FCM-42 issu du FCM-36 ou le Somua S-40 dérivé du S-35 ou de véhicules de conception nouvelle comme l’ARL-44 remplaçant des B1bis ou le Renault G1 qui va remplacer les Hotchkiss H-39 au sein des DC.

Le Somua S-45 en dépit d’une dénomination qui laisserai apparaître un lien de parenté avec le S-35 et le S-40 est un char différent, l’équivalent du G1 pour les DLM. Il est mis en service en juin 1946 et en septembre 1948 équipe cinq des huit DLM.

On trouve également l’AMX-42 et l’AMX-44, derniers nés de la famille des chars légers qui allaient devoir se concenter sur les missions de reconnaissance faute de pouvoir réellement peser dans un combat de char à char. A l’autre bout du spectre, on trouve une poignée de chars de forteresse FCM F1 qui remplacent les antédiluviens FCM-2C issus du premier conflit mondial.

Les chars (automitrailleuses de combat pour la cavalerie) ne sont pas les seuls véhicules en service, on trouve également des canons d’assaut type Somua SAu40 ou ARL V-39, des automitrailleuses de reconnaissance AMR-33 et 35, des automitrailleuses de reconnaissance à roues AMD-178 et AM Panhard modèle 1940.

Parallèlement, aux véhicules de combat, les DC et les DLM vont disposer de véhicules spécialisés qu’il s’agisse de dérivés de chars et de véhicules de combat ou d’engins spécialement conçus pour le soutien notamment logistique. Dans cette catégorie figurent également les transports destinés aux armes lourdes et aux fantassins, les dragons et les chasseurs portés notamment.

On trouve par exemple des chars de commandement, de tout type. Ils sont soient dépourvus de canon ou alors pourvu d’une radio si encombrante (technologie de l’époque) que la dotation en munitions est généralement réduite de 10%.

Les véhicules de dépannage sont généralement des chars de première série auxquels on à enlevé la tourelle pour le remplacer par une petite superstructure avec des moyens de levage et de remorquage.
Dans cette catégorie, nous trouvons également des véhicules de liaison, des véhicules chenillés comme les AMR-33 présentées plus haut ou des véhicules à roues comme la Panhard 178L (Liaison) qui sera ultérieurement complété par des Daimler Dingo livrés par la Grande-Bretagne.

Pour ce qui est du transport de troupes, on trouve des véhicules toutes roues motrices (hélas non blindées) et vrai nouveauté, des chenillés spécialement conçus pour le transport d’hommes en armes, les Lorraine 39L et les Renault DAJ-1.