11-Torpilleurs d’escadre (41)

L’Alerte

-L’Alerte est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) sis au Havre le 4 octobre 1940 et lancé le 8 mars 1942 avant de connaître une période d’achèvement à flot qui se termine le 14 septembre 1942 quand il quitte son chantier constructeur direction son port d’armement, Lorient.

C’est donc depuis le Morbihan qu’il va achever sa construction et va réaliser essais et mise en condition jusqu’au 1er mars 1943 quand il quitte Lorient pour rallier Brest, y retrouvant le cuirassé Bretagne et son sister-ship L’Eveillé. Il est admis au service actif à son arrivée à Brest.

L’Alerte et l’Eveillé quittent Brest en compagnie du cuirassé le 3 mars 1943 pour rallier Mers-El-Kébir le 9 mars 1943.

Le 4 mai, les deux torpilleurs d’escadre protégeant le cuirassé Bretagne  quittent Mers-el-Kébir en compagnie de leur protégé pour une croisière impériale en AOF. Ils font escale à Casablanca du 8 au 12 mai, à Port-Etienne du 14 au 18 mai, à Dakar du 20 au 27 mai, à Conakry du 31 mai au 6 juin, Abidjan du 9 au 15 juin, Lomé du 17 au 20 juin, Libreville du 22 au 25 juin, Port-Gentil du 27 au 30 juin, Pointe Noire du 1er au 4 juillet 1943 et Douala du 7 au 12 juillet 1943.

Le cuirassé Bretagne étant victime d’un bris d’hélice, il reste immobilisé à Dakar du 14 au 27 juillet, laissant les deux torpilleurs d’escadre sortirent pour entrainement du 17 au 23 juillet, rentrant à Dakar le lendemain 24 juillet 1943. Les deux torpilleurs d’escadre rentrent avec le cuirassé à Mers-El-Kébir le 4 août 1943.

Les torpilleurs l’Alerte et l’Eveillé sont indisponibles en compagnie du cuirassé Bretagne pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 août, sortant pour essais du 27 au 30 août et pour remise en condition du 1er au 16 septembre 1943.

Durant cette immobilisation estivale, les deux torpilleurs d’escadre subissent des travaux sur leur DCA qui est désormais composée de six canons Schneider de 37mm modèle 1941 en trois affûts doubles modèle 1943 et deux canons Hotchkiss de 25mm modèle 1939-40 en affûts simples.

Du 27 mars au 17 juillet 1944, le Bretagne subit un petit carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah, les torpilleurs d’escadre l’Eveillé et l’Alerte accompagnent le cuirassé jusqu’en Tunisie avant de reprendre aussitôt la mer pour entrainement.

Les deux torpilleurs sortent ainsi pour entrainement du 2 avril au 18 mai avant de connaître successivement leurs périodes d’indisponibilité estivale pour entretien courant et permissions de l’équipage.

L’Alerte exécute une école à feux du 23 mai au 1er juin puis après ravitaillement à Mers-El-Kébir s’entraine au combat antisurface du 3 au 7 juin, rentrant le lendemain au port. Il est ensuite indisponible du 10 au 30 juin, sortant pour essais du 1er au 3 juillet et pour remise en condition du 5 au 16 juillet, à chaque fois en compagnie de l’Eveillé.

L’Alerte et l’Eveillé participent ensuite aux essais du cuirassé Bretagne du 20 au 23 juillet puis pour remise en condition du 25 juillet au 12 août, les trois navires faisant escale à Alger du 13 au 17 août puis à Tunis du 19 au 23 août avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 26 août 1944.

Du 20 janvier au 9 novembre 1945, le cuirassé Bretagne subit un grand carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah, laissant les deux torpilleurs sans navires à protéger ce qui ne les empêchent pas de sortir pour entrainement du 25 janvier au 9 avril puis du 16 avril au 16 juin 1945.

L’Alerte sort pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 24 juin puis exécute une école à feux du 29 juin au 5 juillet après une escale à Tunis du 25 au 28 juin. Il rentre à Mers-El-Kébir le 29 juin.

Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 28 juillet, il sort pour essais du 29 juillet au 1er août et pour remise en condition du 3 au 15 août, à chaque fois en compagnie de l’Eveillé, les deux navires rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 16 août 1945.

L’Alerte et l’Eveillé sortent pour une école à feux du 23 août au 2 septembre avant de rallier dans la foulée Toulon pour subir à tour de rôle leur premier grand carénage.

Alors que l’Eveillé est en grand carénage, l’Alerte sort pour entrainement à partir du 10 septembre, effectuant une école du 10 au 17 septembre, faisant escale à La Ciotat du 18 au 21 septembre avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 22 au 30 septembre, une escale à Marseille du 1er au 5 octobre avant un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 octobre, date à laquelle il rentre à Toulon.

Débarquant ses munitions et vidangeant ses soutes, l’Alerte est échoué au bassin Vauban n°6 du 16 octobre au 20 novembre pour une remise en état complète et une modernisation (électronique et DCA). Armé pour essais le 22 novembre, il sort pour essais et remise en condition du 23 novembre au 1er décembre 1945 en compagnie de l’Eveillé.

L’Alerte et l’Eveillé subissent une période d’entretien à flot du 22 avril au 7 mai 1946, les deux torpilleurs plus le cuirassé sortant pour essais du 8 au 10 mai et pour remise en condition du 12 au 27 mai, rentrant le lendemain 28 mai à Mers-El-Kébir.

Les torpilleurs l’Alerte et l’Eveillé plus leur protégé sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 11 juillet, sortant pour essais du 12 au 15 juillet et pour remise en condition du 17 juillet au 2 août, le cuirassé et les deux torpilleurs font escale à Casablanca du 5 au 10 août, à Alger du 13 au 17 août avant de rentrer à Mers-El-Kébir le lendemain 18 août 1946.

Le 2 février 1947, les torpilleurs l’Alerte et l’Eveillé quittent Mers-El-Kébir en compagnie du cuirassé Bretagne pour rallier Saint Nazaire où les trois navires vont participer à la mise en condition du porte-avions Commandant Teste.

L’Alerte et l’Eveillé sont indisponibles du 9 au 30 juin 1947, en compagnie du cuirassé Bretagne et du  porte-avions Commandant Teste, les quatre navires sortant pour essais du 1er au 4 juillet et pour entrainement du 6 au 21 juillet 1947.

Le 27 août 1947, les torpilleurs l’Alerte et l’Eveillé quittent Cherbourg en compagnie du Bretagne et du porte-avions Commandant Teste pour la traversée de longue durée du porte-avions, faisant escale au Havre du 29 août au 2 septembre, à Dunkerque du 3 au 8 septembre, à Anvers du 9 au 12 septembre, à Oslo du 15 au 18 septembre, à Aberdeen du 20 au 25 septembre, à Douvres du 27 au 30 septembre avant de rallier Brest le 2 octobre pour charger carburant et munitions.

Le cuirassé Bretagne et le porte-avions Commandant Teste quittent Brest le 5 octobre 1947 en compagnie de quatre torpilleurs L’Eveillé L’Alerte ainsi que des Spahi et Hussard qui étaient chargés de la protection du porte-avions.

Après une escale au Verdon du 6 au 10 octobre, le porte-avions, le cuirassé Bretagne et les quatre  torpilleurs relâchent à Casablanca du 13 au 16 octobre, franchissent le détroit de Gibraltar le 18 octobre et gagnent Mers-El-Kebir où ils arrivent le 22 octobre dans la matinée,  le porte-avions étant admis au service actif le lendemain.

Jusqu’au déclenchement du second conflit mondial le 5 septembre 1948, l’Eveillé comme l’Alerte vont accompagner le cuirassé Bretagne, passant comme lui le 22 août 1948 au régime de guerre.

8-Croiseurs lourds (9)

Le Henri IV

Henri IV roi de France et de Navarre

Henri IV roi de France et de Navarre

Le Henri IV est mis sur cale sur la cale n°1 des Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) au Havre le 8 janvier 1942. Il est lancé le 15 mars 1943 et remorqué au quai d’armement pour être achevé.

Le Henri IV est armé pour essais le 17 décembre 1943. Il subit ses essais constructeurs du 18 au 21 décembre avant de gagner Cherbourg où il est pris en charge par la marine nationale le 24 décembre 1943.

Les essais à la mer officiels ont lieu du 12 janvier au 20 février 1944 avant un passage au bassin à Cherbourg du 21 février au 5 mars.

Remis à flot, il subit des essais complémentaires du 6 au 9 mars avant de quitter le Cotentin le 10 mars 1944 direction Brest où il arrive le surlendemain, 12 mars pour charger des munitions et du matériel.

Il quitte la Bretagne le 14 mars pour sa traversée de longue durée, faisant escale à Casablanca du 16 au 20 mars avant de gagner Dakar le 23 mars. Il effectue ensuite une Ecole à feu du 24 mars au 2 avril avant de quitter le Sénégal dans la soirée du 3 pour gagner Toulon.

Le 9 avril 1944, il retrouve au large des Baléares son sister-ship Saint Louis et les deux navires rentrent à Toulon le 12 avril 1944.

Le 12 avril 1944, le croiseur lourd Henri IV est admis au service actif, affecté à la 2ème Escadre de la Flotte de la Méditerranée, Toulon étant son port base.

Le même jour, la 5ème DC composée des croiseurs lourds Duquesne et Tourville est dissoute, les deux vétérans devant être redéployés outre mer. Cette division est reconstituée le lendemain, 13  avril 1944 avec le Saint Louis et le Henri IV.

La 5ème DC appareille le 22 avril pour un exercice commun dans le Golfe de Guinée afin de profiter notamment des installations du polygone de Rufisque. Ils font escale à Mers-El-Kebir du 27 au 30 avril pour réparer quelques problèmes techniques et se ravitailler en carburant.

Le Saint Louis et le Henri IV franchissent le détroit de Gibraltar le 4 mai 1944 et font escale à Casablanca du 6 au 11 mai avant de faire d’une traite le dernier voyage jusqu’à Dakar où il arrive le 15 mai dans la nuit.

Les deux croiseurs lourds effectuent un stage d’entrainement au tir au polygone de Rufisque du 17 mai au 2 juin avant une période d’entretien à flot à Dakar jusqu’au 12 juin quand les deux croiseurs appareillent pour une croisière en Afrique Noire.

Les deux croiseurs font escale à Freetown du 14 au 17 juin, à Monrovia du 18 au 21juin, Abidjan du 23 au 27 juin, à Douala du 29 juin au 2 juillet et à Libreville du 4 au 8 juillet.

Ils rentrent ensuite en métropole, faisant escale à Dakar du 12 au 16 juillet et à Casablanca du 19 au 21 juillet, franchissant le détroit de Gibraltar le 23 juillet avant de rentrer à Toulon le 28 juillet 1944 après plus de trois mois loin du port.

Le Henri IV est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juillet au 16 août 1944 avant d’effectuer de petites sorties à la mer à des fins d’essais et d’entrainement notamment au profit des nouveaux appelés et des nouveaux membres de l’équipage. Il est ainsi en mer du 20 au 24 août, du 27 au 31, du 3 au 6 et du 8 au 10 septembre.

Le 5 septembre 1944, la ville de Pau devient marraine du navire, la capitale du Béarn étant la ville natale du premier roi de la dynastie des Bourbons.

Le Henri IV reprend la mer pour exercices du 12 au 28 septembre 1944, un exercice à dominante antisurface (attaque et protection de convois) en compagnie des croiseurs lourds Algérie et Dupleix,  sans oublier l’intervention de l’aviation et de sous-marins. Il fait ensuite escale à Alger du 29 septembre au 3 octobre avant de rentrer à Toulon le 5 octobre 1944.

Après une période d’indisponibilité accidentelle du 5 au 15 octobre, le Henri IV une fois réparé effectue une sortie d’essais du 16 au 21 octobre avant de faire escale à Ajaccio du 22 au 25 octobre, à Tunis du 27 au 30 octobre, à Oran du 1er au 4 novembre, à Port-Vendres du 7 au 10 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 11 novembre 1944.

Le Henri IV effectue un exercice de défense aérienne à la mer du 20 au 25 novembre suivit d’un exercice de défense de convois du 28 novembre au 4 décembre. De retour à Toulon le 5 décembre, le croiseur lourd sort à nouveau pour une croisière d’entrainement au profit d’officiers de réserve de la région du 12 au 21 décembre avec une escale à Ajaccio du 13 au 15 et à Tunis du 17 au 19 décembre avant de rentrer à Toulon le 21 décembre 1944.

Le Henri IV ressort avec son sister-ship Saint Louis pour entrainement du 7 au 20 janvier 1945, les deux croiseurs jouant entre la Corse et le continent au chat à la souris, jouant tour à tour le navire corsaire et l’intercepteur. Ils sont de retour à Toulon le 21 janvier 1945.

Le croiseur lourd Henri IV ressort pour entrainement du 27 janvier au 12 février avant une escale à Port-Vendres du 13 au 17 février puis à Barcelone du 18 au 24 février 1945. Il est de retour à Toulon le 27 février 1945.

Le Henri IV ressort encore du 2 au 12 mars pour un entrainement combiné avec sous-marins et aviation.

Dans un premier temps, il est guidé dans sa mission de surveillance par l’aviation basée à terre (avions et hydravions) avant de démontrer ses capacités antiaériennes en protégeant le pétrolier Elorn des avions torpilleurs.

Dans un second temps, il assure le commandement d’un détachement de sous-marins, les Acheron et Protée de la 3ème DSM chargés de tendre une embuscade à une flotte ennemie cherchant à quitter le Golfe de Gênes pour gagner l’ouest de la Méditerranée. Il est de retour à Toulon le 13 mars à l’aube.

Le Henri IV et l’Algérie quittent Toulon le 29 mars pour une croisière en Afrique du Nord et au Moyen Orient.

Ils  traversent le bassin occidental de la Méditerranée jusqu’à Bizerte où arrivés le 2 avril, ils se ravitaillent en carburant avant de traverser à vie allure le bassin oriental de la Mare Nostrum direction Lattaquié où les deux navires font escale du 8 au 12 avril 1945.

Ils font ensuite escale à Beyrouth du 13 au 17 avril, à Haïfa du 18 au 21 avril, à Alexandrie du 23 au 27 avril, à Tunis du 3 au 7 mai, à Alger du 12 au 15 mai, à Tanger du 19 au 22 mai et à Casablanca du 24 au 30 mai avant de rentrer dans la foulée sur Toulon le 5 juin 1945.

Après une période d’indisponibilité du 6 juin au 4 juillet, le croiseur lourd reprend la mer, unique membre de la 5ème DC car le Saint Louis est en grand carénage et le Charlemagne achève son armement et prépare ses essais à la mer.

Il sort du 7 au 13 juillet pour un entrainement combiné, célèbre le 14 juillet à Calvi au pied de la citadelle, subit un entrainement de défense aérienne à la mer du 15 au 21 juillet avant de faire escale à Ajaccio du 22 au 30 juillet, rentrant à Toulon le lendemain 1er août 1945.

Le Henri IV ressort du 7 au 20 août pour un nouvel entrainement combiné avec notamment un exercice d’attaque nocturne du 12 au 16 août. A l’issue de cette période d’exercices, le croiseur lourd fait escale à Marseille du 21 au 28 août avant de rentrer à Toulon le 30 août 1945.

Après une période d’entretien à flot du 1er au 16 septembre, le croiseur lourd sort pour essais du 17 au 21 septembre avant de mouiller aux salins d’Hyères du 22 au 29 septembre.

Il enchaine par une mission de surveillance des Baléares où la présence de nombreux navires battant pavillon italien laissait craindre l’établissement d’une base «secrète» italienne.

Le Henri IV quitte donc Toulon le 1er octobre et va naviguer au large de l’archipel espagnol jusqu’au 17 octobre, mission entrecoupée d’une escale à Port-Vendres du 7 au 11 octobre pendant lequel le relais est pris par les sous-marins. Il rentre à Toulon le 20 octobre 1945.

Il ressort du 4 au 10 novembre pour un entrainement à l’escorte et à l’attaque de convois avant de participer aux célébrations du 11 novembre 1918 à Nice où il est en escale jusqu’au 18 novembre, date de son départ pour un exercice d’entrainement aux raids amphibies dans le nord de la Corse, exercice qui à lieu du 19 au 30 novembre avant une escale à Calvi du 1er au 4 décembre et à Ajaccio du 6 au 13 décembre. Il rentre à Toulon le 14 décembre 1945 et ne ressort plus avant les fêtes de fin d’année.

Après deux sorties en solitaire du 5 au 10 janvier et du 12 au 20 janvier, le Henri IV accueille au large de Toulon le 22 janvier 1946 le croiseur lourd Charlemagne qui dès son admission au service actif (effective le 24 janvier) rejoindra la 5ème DC, la «Division de Fer» de la marine nationale avec ses trois puissants croiseurs.

Le Henri IV et le Saint Louis ressortent ensemble du 28 janvier au 5 février 1946, accueillant le 4 février, une force navale soviétique composée d’un cuirassé, d’un croiseur lourd et de quatre destroyers.

Les deux croiseurs lourds font escale à Ajaccio du 18 au 22 février et à Alger du 24 au 28 février avant un entrainement avec la 4ème escadre jusqu’au 12 mars 1946 quand les deux croiseurs rentrent à Toulon. Ils sont ouverts au public du 5 au 8 février avant de repartir le 15 février après des exercices avec la marine française.

Les deux croiseurs lourds font escale à Ajaccio du 18 au 22 février et à Alger du 24 au 28 février avant un entrainement avec la 4ème escadre jusqu’au 12 mars 1946 quand les deux croiseurs rentrent à Toulon.

Le Henri IV est déclaré indisponible le 20 mars 1946, débarquant ses munitions et vidangeant ses soutes pour subir son premier grand carénage. Il est échoué le 25 mars dans le bassin n°2 du Missiessy dans lequel il est en travaux jusqu’au 29 septembre 1946.

Après des travaux complémentaires à flot du 30 septembre au 7 octobre, le Henri IV subit des essais poussés du 12 au 25 octobre avant un stage de remise en condition du 28 octobre au 4 novembre 1946. Il est déclaré disponible le lendemain 5 novembre mais va encore subir une Ecole à feu à Rufisque.

Il quitte Toulon le 6 novembre 1946, fait escale à Casablanca du 12 au 15 novembre avant de rallier Dakar où il arrive le 19 novembre 1946 dans la soirée. Victime d’avaries techniques à répétition, il doit passer au bassin jusqu’au 27 novembre pour régler des problèmes de vibration sur le gouvernail tribord.

Remis à flot, il subit deux jours d’essais satisfaisants les 28 et 29 novembre avant de rallier Rufisque le 30 novembre pour trois semaines d’entrainement intensif soit jusqu’au 21 décembre 1946 quand il regagne Dakar où il va passer le reste de l’année. Il quitte la capitale de l’AOF le 3 janvier 1947, fait escale à Port-Etienne du 5 au 9 janvier, à Casablanca du 11 au 13 janvier, franchit le détroit de Gibraltar le 14 janvier avant de rentrer à Toulon le 19 janvier 1947.

Le Henri IV est de nouveau à la mer pour une mission de présence en Méditerranée occidentale avec à son bord un détachement de fusiliers marins (80 hommes) pour un essai d’embarquement d’un détachement permanent à bord d’un navire de guerre.

Il quitte Toulon le 27 janvier pour une première patrouille jusqu’au 10 février avant une escale à Alger jusqu’au 15 février où il débarque ses fusiliers marins qui vont nomadiser sur les hauteurs de la capitale de l’Algérie.

Le croiseur lourd reprend la mer pour une nouvelle patrouille entre la Sardaigne et la Tunisie jusqu’au 27 février quand il fait de nouveau escale à Alger jusqu’au 2 mars, le détachement de fusiliers marins étant rembarqué puis débarqué à Ajaccio où le croiseur lourd fait escale le 3 mars 1947 avant de retrouver les navires appelés à participer à un exercice franco britannique.

Du 3 au 10 mars 1947, il va donc s’entrainer de manière intensive avant de quitter Toulon le 12 mars  en compagnie du porte-avions Joffre, du cuirassé Alsace, des croiseurs légers De Grasse et Jean de Vienne, des contre-torpilleurs de la 12ème DCT (Desaix Kléber Marceau), de quatre torpilleurs d’escadre, de trois sous-marins et de deux pétroliers Elorn et Liamone.

Cette escadre baptisée Force T va participer à des exercices avec la Mediterranean Fleet sur le modèle des exercices Entente Cordiale qui engage la flotte de l’Atlantique et la Home Fleet. Cet exercice est baptisé «Cordial Agreement» en guise de clin d’oeil

Pour cette première, la flotte britannique de la Méditerranée à mobilisé les cuirassés Nelson et Rodney, le porte-avions Indomitable, les croiseurs légers Belfast et Newcastle, six destroyers et quatre sous-marins.

L’exercice commence par un exercice à terre le 16 mars pour s’accorder sur les règles lors des exercices et faire travailler la théorique. Les choses sérieuses commence le lendemain 17 mars par un exercice de lutte ASM.

Les sous-marins anglais et français vont ainsi tenter des attaques contre les navires français anglais selon plusieurs scénarios : soit des attaques contre des navires naviguant seuls ou des groupes occasionnels par exemple celui formé par les porte-avions Joffre et Indomitable, le cuirassé Alsace, les croiseurs légers De Grasse Jean Vienne et Belfast et plusieurs destroyers.

Le 18 mars, c’est un exercice de défense aérienne à la mer avec le matin, les deux groupes nationaux attaqués par des chasseurs bombardiers Supermarine Spitfire et des bombardiers torpilleurs Bristol Beaufort basés à Malte mais l’après midi, la force navale britannique attaque avec des bombardiers en piqué Douglas Dauntless et des avions torpilleurs Fairey Albacore les navires français.

Les 19 et 20 mars, c’est un combat d’escadre qui oppose la force T à son homologue britannique, à tour de rôle les deux forces cherchant à défendre Malte d’un raid amphibie. Le 21 mars, les deux escadres gagnent la Tunisie, des îlots désertiques de la côte tunisienne servant de cible aux canons de 406,380, 203,152,130 et 120mm dans un bruyant concert sans parler des avions embarqués.

Les trois cuirassés, les deux porte-avions, les quatre croiseurs légers, le croiseur lourd, les neuf destroyers, les pétroliers et les sous-marins font ensuite escale à Bizerte où ils sont passés en revue par le résident général en Tunisie avant de se séparer le lendemain 22 mars, les navires français rentrant à Toulon le 24 mars 1947 au matin sauf le Jean de Vienne resté à Bizerte son port d’attache.

Le Henri IV sort pour entrainement du 31 mars au 5 avril, mouille aux salins du 6 au 12 avril avant un nouvel exercice au large de Toulon du 13 au 21 avril. Il est de retour à Toulon le lendemain 22 avril.

Le Henri IV va ensuite subir une inspection technique du 23 au 25 avril avant une évaluation opérationnelle du 27 avril au 2 mai. Il effectue ensuite un exercice à double détente contre les sous-marins de la 2ème escadre du 5 au 15 mai, le croiseur lourd simulant d’abord un navire corsaire cherchant à franchir un barrage sous-marin entre la Corse et le continent avant de servir de navire de commandement à une flottille de sous-marins chargés d’intercepter une escadre. Il rentre à Toulon le 19 mai après une escale à Nice du 16 au 18 mai 1947.

Il ressort pour un exercice de combat de nuit du 25 au 29 mai avant de mouiller aux salins d’Hyères jusqu’au 4 juin quand il reprend la mer pour un entrainement au bombardement littoral contre les défenses de Toulon du 5 au 12 juin. Après une escale à Port de Bouc du 13 au 16 juin et à La Ciotat du 17 au 21 juin, le Henri IV rentre au port le lendemain, 22 juin 1947.

Indisponible pour avarie du 27 juin au 2 juillet, il ressort pour essais après réparations du 4 au 9 juillet avant de participer le 14 juillet 1947 à la revue navale au large de Toulon en compagnie de ses sister-ship Saint Louis et Charlemagne. La 5ème DC fait ensuite escale à Ajaccio du 15 au 20 juillet avant de manoeuvrer du 21 juillet au 12 août avant de rentrer à Toulon le 14 août 1947.

Le Henri IV et le Charlemagne ressortent ensemble pour exercices du 30 août au 20 septembre, cette longue séquence étant entrecoupée de deux escales à Port-Vendres du 5 au 8 septembre et à Calvi du 11 au 13 septembre. Ils rentrent à Toulon le 25 septembre après une escale à Bastia du 21 au 24 septembre 1947.

Après une période d’entretien à flot du 25 septembre au 5 octobre 1947, le Henri IV quitte Toulon pour une croisière en Amérique du Sud renouant avec les mannes de la DNF de 1942. Le Charlemagne aurait du l’accompagner mais victime d’une sérieuse avarie de chaudière, le dernier né des croiseurs lourds doit déclarer forfait.

Le Henri IV ne part pas seul puisqu’il est accompagné du croiseur léger Guichen et du pétrolier ravitailleur La Saône. La petite escadre quitte Toulon le 7 octobre 1947, se ravitaille à la mer ce qui lui permet de traverser la Méditerranée et l’Atlantique jusqu’à Dakar où elle arrive le 14 octobre.

L’escadre française quitte l’AOF le 17 octobre, manoeuvre ensemble jusqu’au 21 octobre, durant le transit jusqu’à Fortaleza où les navires tricolores font escale jusqu’au 24 octobre.

Les deux croiseurs et le pétrolier sont ensuite à Rio de Janeiro du 27 au 31 octobre, à Montevideo du 4 au 7 novembre, à Buenos Aires du 8 au 12 novembre avant que les trois navires ne rentrent en métropole, traversant l’Atlantique jusqu’à Dakar où la division fait escale du 17 au 25 novembre pour ravitaillement et entretien.

Ils sont à Port-Etienne du 27 au 30 novembre, à Casablanca du 2 au 7 décembre, à Alger du 10 au 15 décembre avant de rentrer à Toulon le 17 décembre. Il est indisponible jusqu’à la fin de l’année.

La première sortie de l’année 1948 à lieu le 10 janvier 1948 quand la 5ème DC sort au complet pour exercices avec les contre-torpilleurs de la 2ème escadre soit la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut ) et la 2ème DCT (avec les seuls Du Guesclin et Turenne  , le Bayard étant immobilisé pour carénage) du 10 au 20 janvier avec une escale à Bastia pour les croiseurs, à Calvi (5ème DCT) et à l’Ile Rousse (2ème DCT) pour les contre-torpilleurs (21 au 27 janvier). Les huit navires sont de retour à Toulon le 28 janvier 1948.

Le Henri IV ressort du 10 au 17 février pour un exercice de défense aérienne à la mer avant une escale à La Ciotat du 18 au 21 février avant un exercice de protection et d’attaque de convois du 22 février au 3 mars avant une escale à Marseille du 4 au 9 mars suivit d’un retour à Toulon le 13 mars après deux jours de mouillage aux salins d’Hyères.

Le 20 mars, le Henri IV et le Charlemagne appareillent de Toulon pour une mission de surveillance des côtes marocaines précésé d’un entrainement au large du Sénégal.

Ils font escale à Casablanca du 25 au 28 mars avant de rallier Dakar le 31 mars pour une école à feu à Rufisque du 2 au 22 avril avant de faire une escale technique et de ravitaillement à Dakar du 23 au 30 avril.

Les deux croiseurs lourds effectuent une mission de surveillance des Canaries et des côtes marocaines du 3 au 27 mai, se ravitaillant à Rabat ou à Agadir. Après une escale à Casablanca du 28 mai au 1er juin, les deux croiseurs se séparent : le Charlemagne rentre à Toulon alors que le Henri IV gagne Bizerte pour subir un grand carénage.

Arrivé dans le grand port tunisien le 4 juin 1948, il débarque ses munitions et est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah le 6 juin, succédant au cuirassé Alsace. Il est en travaux jusqu’au 5 octobre 1948, subissant ses essais à la mer du 12 au 15 octobre suivit d’une remise en condition accélérée du 16 au 27 octobre 1948. Il rentre à Toulon le 29 octobre 1948.