13-Sous-marins (3) Classe Requin (2)

Le Dauphin

Le Dauphin

Le Dauphin

-Le Dauphin est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 11 décembre 1922 lancé le 2 avril 1925 et mis en service le 22 novembre 1927

Comme les autres submersibles de classe Requin, le Dauphin subit une refonte au milieu des années trente pour résoudre les problèmes techniques les plus criants. Il est ainsi refondu aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du 28 janvier 1936 au 9 mars 1938.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Dauphin est intégré à la 10ème DSM en compagnie de ses sister-ships Phoque et Espadon, division intégrée à la 3ème FSM qui dépend de la 4ème Escadre Légère. Il subit ensuite un petit carénage du 16 décembre 1939 au 15 janvier 1940, sortant pour essais du 16 au 18 janvier puis pour remise en condition du 20 janvier au 3 février 1940.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour le Dauphin qui reste intégré à la 10ème DSM, division de la 3ème FSM qui dépend de la 6ème Escadre Légère.

Après de nombreuses patrouilles en Méditerranée, le Dauphin est mis en position de complément le 15 février 1942 et désarmé officiellement le 20 mars 1942. Condamné le 1er avril 1942, il est vendu à la démolition le 15 septembre 1944 et démantelé par un chantier de démolition navale implanté à Tunis.

Le Caïman

-Le Caïman est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 11 août 1924 lancé le 3 février 1927 et mis en service le 7 février 1928.

Refondu aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët du 24 février 1936 au 26 novembre 1937, le Caïman appartient durant la guerre de Pologne à la 9ème DSM, division de sous-marins de la 3ème flottille qui dépend de la 4ème Escadre Légère.

Du 22 mai au 22 août 1940, il est immobilisé sur le dock flottant pour subir un grand carénage, sortant pour essais du 23 au 25 août et pour remise en condition du 27 août au 10 septembre 1940.

La réorganisation de septembre 1940 maintient le Caïman au sein de la 9ème DSM, division qui dépend toujours de la 3ème FSM, la 4ème Escadre Légère étant devenue la 6ème Escadre Légère.

Comme ses congénères, le Caïman multiplie les patrouilles en Méditerranée orientale, surveillant notamment le Dodécanèse italien (il fait alors escale à Beyrouth et à Chypre) mais poussant parfois jusqu’en Adriatique pour surveiller notamment les ports de Bari et de Venise.

Le 21 mars 1942, le Morse est mis en position de complément entrainant la dissolution de la 9ème DSM, le Caïman effectuant encore deux patrouilles avant d’être à son tour mis en position de complément le 4 juin 1942.

Un passage au bassin (dans une forme du port de Bizerte) du 5 au 12 juin révélant son bon état matériel, il est décidé de l’utiliser en Méditerranée comme sous-marin d’entrainement.

Il quitte ainsi la Tunisie le 1er juillet pour rallier Toulon le 3 juillet 1942.

Il va servir de sous-marin d’entrainement jusqu’au 14 mars 1947 quand il est désarmé suite à une avarie de diesel. Condamné le 5 mai, il aurait du être vendu à la démolition mais il est finalement utilisé comme cible lors d’exercice de grenadage et de lancement de torpilles du 16 au 25 mai 1948.

Le Phoque
-Le Phoque est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 21 mai 1924 lancé le 16 mars 1926 et mis en service le 7 mai 1928.

Comme les autres submersibles de cette classe, le Phoque subit une refonte, refonte confiée aux Ateliers et Chantiers de La Loire de Saint-Nazaire qui exécutent les travaux 25 novembre 1935 au 8 février 1938.

Durant la guerre de Pologne, l’avant-dernier submersible de classe Requin est affecté à la 10ème DSM en compagnie du Dauphin et de l’Espadon.

Après un petit carénage du 18 février au 14 mars 1940, le Phoque reprend ses patrouilles en Méditerranée, se focalisant notamment sur la surveillance du détroit de Sicile.

Le Phoque est mis en position de complément le 21 mars 1942 ce qui entraine la dissolution de la 10ème DSM. Il passe sur le dock flottant du 16 au 23 juillet révèle un état matériel satisfaisant et il va servir de sous-marin d’entrainement à Toulon, le Phoque ralliant le Var le 4 août 1942.

Mis à nouveau en position de complément le 14 juin 1945, il est mouillé au Dépôt Naval de la Méditerranée au Bregaillon jusqu’au 15 septembre 1947 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de la Ciotat du 21 septembre au 30 octobre 1947.

L’Espadon

Lancement du sous-marin L'Espadon

Lancement du sous-marin L’Espadon

-L’Espadon est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 1er octobre 1923 lancé le 28 mai 1926 et mis en service le 16 décembre 1927.

L’Espadon est refondu aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer du 2 janvier 1936 au 9 mars 1938. Intégré à la 10ème DSM, il participe durant la guerre de Pologne à de nombreuses patrouilles en Méditerranée orientale et en Adriatique.

Il subit un petit carénage du 16 janvier au 17 février 1940, sortant pour essais du 18 au 20 février et pour remise en condition du 22 février au 7 mars 1940, reprenant alors son cycle de patrouilles.

L’Espadon est mis en position de complément le 4 mai 1942 puis passe sur le dock flottant du 24 au 30 juin.

Son état matériel ne justifiant pas une réutilisation, l’Espadon est officiellement désarmé le 2 juillet 1942 et condamné le 12 juillet 1942. Il est mouillé sur le lac de Bizerte jusqu’au 15 mai 1947 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de démolition naval implanté à Arzew.

Le Marsouin  à Cherbourg en 1925

Le Marsouin à Cherbourg en 1925

Caractéristiques Techniques de la classe Requin

Déplacement : en surface 974 tW en plongée 1441 tW

Dimensions : longueur 78.25m largeur 6.84m tirant d’eau 5.1m

Propulsion : deux moteurs diesels Schneider ou Sulzer de 1450ch chacun et deux moteurs électriques de 900ch deux hélices

Performances : vitesse maximale en surface 16 noeuds vitesse maximale en plongée 10 noeuds

Distance franchissable : 6650 miles nautiques à 10 noeuds en surface 105 miles nautiques à 5 noeuds en plongée

Immersion : 80m

Endurance : 30 jours

Armement : un canon de 100mm modèle 1925 et deux mitrailleuses de 8mm remplacées ensuite par deux mitrailleuses de 13.2mm; dix tubes lance-torpilles de 550mm (4 tubes à l’étrave, 2 à l’arrière et deux plate-formes orientables doubles)

Equipage : 14 officiers et 36 officiers mariniers et matelots

10-Contre-torpilleurs (50)

K-Contre-torpilleurs classe Guépratte

Après la construction des six Bayard et des six Bruix pour remplacer respectivement les Jaguar et les Guépard, on aurait pu s’attendre à ce que le remplacement des quatre Aigle et du couple Milan/Epervier coule de source, que les nouveaux contre-torpilleurs soient des versions améliorées des Bayard et des Bruix.

La marine nationale va pourtant longuement hésiter sur le navire destiné à être construit pour remplacer les contre-torpilleurs de tranche 1927. Cette hésitation s’explique par plusieurs facteurs :

-Interrogation sur la future organisation des escadres et notamment sur le maintien des divisions de contre-torpilleurs

-Volonté de produire rapidement un maximum de navires pour compenser les pertes sachant qu’une invasion du territoire national entrainerait probablement la perte des chantiers navals situés au nord de la Seine.

-Modernisation des navires qui rendait peu rentable le remplacement prématuré des Aigle

Voilà pourquoi ce n’est qu’à la tranche 1947 que sont financés six contre-torpilleurs destinés à succéder aux Aigle, des contre-torpilleurs baptisés  Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale, des navires quasiment identiques aux Bruix et donc aux Bayard, certains auteurs estimant que les Bayard forment une seule et unique classe de dix-huit navires.

Naturellement aucun de ces six navires n’était lancé ni en service quand éclata le second conflit mondial.

Le Guépratte est mis sur cale aux ACL de Nantes le 12 avril 1947, Le Ronar’ch est mis sur cale dans ses mêmes chantiers le 25 avril 1947, le Maillé-Brézé est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & Bacalan réunis installés à Bordeaux le 12 septembre, le Vautreuil dans ces mêmes chantiers le 21 septembre.

Le 27 septembre 1947, c’est au tour du Aumale d’être mis sur cale à l’Arsenal de Brest sur la cale n°2 de la Penfeld avant que le D’Estaing ne boucle la boucle en étant mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) sis à Port de Bouc le 14 novembre 1947.

Caractéristiques Techniques (théoriques) de la classe Guépratte

Déplacement : standard 3100 tW pleine charge 4224 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 140.00m largeur maximale de la coque 12.92m tirant d’eau moyen 5.05m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Rateau alimentées en vapeur par six chaudières verticales Indret développant 92000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale en service courant 34.5 noeuds distance franchissable 4200 miles nautiques à 18 noeuds

Électronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée, deux radars de conduite de tir et un Asdic

Armement : huit canons de 130mm modèle 1932 en quatre tourelles doubles modèle 1936 (deux avant et deux arrière), seize canons de 37mm Schneider modèle 1941 en huit affûts doubles, dix tubes lance-torpilles de 550mm (deux plate-formes triples et deux plate-formes doubles, toutes latérales) et deux grenadeurs de sillage avec une trentaine de projectiles.

Equipage : 238 officiers et marins

10-Contre-torpilleurs (3)

Le Léopard

Le contre-torpilleur Léopard

Le contre-torpilleur Léopard

-Le Léopard est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 14 août 1923 lancé le 29 septembre 1924 et armé pour essais le 20 septembre 1925. Il est admis au service actif le 15 novembre 1927.

A son admission au service actif, le Léopard est mis à disposition de la préfecture maritime de Lorient (dont la suppression à cependant été votée en 1926) pour des missions représentation et ce jusqu’en janvier 1928 quanf est activée la 4ème Division Légère formée du Léopard, du Jaguar et du Lynx, division intégrée à la 2ème Escadre avec pour port d’attache Brest.

Au début de la guerre de Pologne, le Léopard forme la 2ème DCT en compagnie de ses sister-ship Jaguar et Chacal. Elle est mis à la disposition de la 2ème région maritime.

Alors que le Jaguar est en grand carénage, le Chacal et le Léopard sortent pour entrainement commun du 16 au 27 janvier 1940 avant une escale à Cherbourg du 28 janvier au 2 février, rentrant à Brest le 10 février après un exercice de combat de nuit du 3 au 9 février.

Le Léopard subit une période d’entretien à flot du 11 au 22 février, sortant pour essais/remise en condition du 23 février au 5 mars. Après une escale à Lorient du 6 au 9 mars, il enchaine par un exercice de combat de nuit du 10 au 17 mars avant de rentrer à Brest le 19 mars.

Le 21 mars 1940, le Jaguar achève son grand carénage et sort pour essais du 22 au 25 mars en compagnie de ses deux sister-ships. Il redevient alors navire-amiral de la 2ème DCT (le Chacal l’avait suppléé durant son immobilisation) et effectue sa remise en condition en compagnie du Léopard et du Chacal du 27 mars au 8 avril.

Alors que le Chacal est en grand carénage, le Léopard et le Jaguar sortent pour entrainement en Manche du 15 au 30 avril 1940, faisant escale à Cherbourg du 1er au 4 mai et à Dunkerque du 5 au 9 mai 1940. Après une nouvel exercice du 10 du 27 mai, les deux contre-torpilleurs rentrent à Brest le 28 mai 1940.

Le Léopard sort pour entrainement individuel du 30 mai au 7 juin avant de rentrer à  Brest le 10 juin après une escale à Saint Malo les 8 et 9 juin. Le 15 juin 1940, le Léopard quitte Brest et gagne Lorient où il retrouve le 16 juin son sister-ship le Jaguar.

Les deux navires de la 2ème DCT sortent pour entrainement au combat de nuit et entrainement au combat antisurface du 17 au 30 juin, rentrant à Brest le 1er juillet 1940. La 2ème DCT ressort à nouveau pour entrainement du 3 au 10 juillet 1940.
Le Chacal achève son grand carénage le 12 juillet et sort pour essais du 13 au 17 juillet. Du 18 juillet au 5 août, le Chacal sort avec ses deux sister-ships pour remise en condition avant que le Léopard ne rentre en grand carénage.

Le Léopard est ainsi échoué au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest du 6 août au 10 novembre pour  une remise en état complète. Il est en essais du 12 au 15 novembre avant remise en condition du 17 au 30 novembre 1940 en compagnie de ses deux sister-ships.

La 2ème DCT sort au complet pour entrainement dans le Golfe de Gascogne du 4 au 17 décembre, faisant escale à Saint Nazaire du 18 au 22 décembre, avant de rentrer à Brest le 23 décembre 1940.

Du 2 au 8 janvier, la 2ème DCT sort pour exercices en compagnie du Triomphant et du Malin de la 8ème DCT pour un entrainement commun. Ils rentrent à Brest le 9 janvier 1941.

Le 16 janvier 1941, les croiseurs légers La Galissonnière Jean de Vienne La Marseillaise arrivent à Brest où la 2ème DC retrouve la 4ème DC composée des croiseurs légers Gloire Montcalm et Georges Leygues. La 2ème DCT et donc le Léopard va participer à des exercices en compagnie d’autres contre-torpilleurs basés à Brest (Le Triomphant Le Malin et Le Fantasque des 8ème et 10ème DCT).

Après un exercice en mer d’Iroise du 18 au 25 janvier, les croiseurs et les contre-torpilleurs se ravitaillent au pétrolier Rance mouillé en baie de Douarnenez (26 au 29 janvier) avant d’enchainer par une nouvelle série d’exercice du 30 janvier au 9 février.

Du 17 février au 2 mars, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont en entretien à flot. Outre l’entretien courant, ils reçoivent enfin une DCA moderne (six canons de 25mm en remplacement des mitrailleuses).

La 2ème DCT sort pour essais du 3 au 7 mars avant une remise en condition dans le Golfe du Gascogne du 9 au 22  mars 1941. La division prépare ensuite les manoeuvres «Faidherbe» prévues au mois d’avril au large de Dakar ne sortant qu’une fois du 27 au 31 mars 1941.

Le 7 avril 1941, les trois DCT (2ème DCT Jaguar Chacal Léopard 8ème DCT Le Triomphant L’Indomptable Le Malin et 10ème DCT Le Fantasque Le Terrible L’Audacieux) de la 3ème escadre légère sortent au complet pour une série d’exercices au large du Sénégal.

Navires aux jambes courtes et en attendant d’être équipés d’un système de ravitaillement à la mer performant, les neuf contre-torpilleurs doivent se ravitailler au Verdon le 9 avril et à Casablanca le 11 avril avant d’arriver à Dakar le 14 avril à l’aube.

Les trois divisions de contre-torpilleurs manœuvrent au large de Dakar du 16 au 27 avril et du 1er au 15 mai, les neuf contre-torpilleurs quittant Dakar le 19 mai, se ravitaillent à Casablanca le 22 mai avant de rentrer à  Brest le 26 mai 1941.

Les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont indisponibles pour entretien et repos de l’équipage du 27 mai au 22 juin. Outre l’entretien courant,la DCA légère est améliorée avec les six canons de 25mm Hotchkiss regroupés en trois affûts doubles et l’embarquement de deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941. Ils sortent pour essais du 24 au 30 juin avant de reprendre l’entrainement par un stage de mise en condition du 3 au 22 juillet 1941.

Le Léopard sort pour entrainement individuel du 27 juillet au 8 août 1941 avant une escale à Cherbourg du 9 au 13 août. Il rentre à Brest le 14 août. Victime d’une avarie technique à une chaudière le 17 août, il est indisponible jusqu’au 2 septembre, sortant pour essais du 3 au 9 septembre 1941.

Le 12 septembre 1941, la 2ème DCT sort au complet pour une série d’exercices jusqu’au 18 octobre 1941, enchainant successivement par des duels antisurface, un entrainement DAM et une école à feux, rentrant à Brest le 19 octobre 1941.

Le Léopard sort pour un entrainement au combat de nuit du 24 au 30 octobre puis pour entrainement au combat antisurface du 2 au 7 novembre avant de participer à  la remise en condition du Jaguar en compagnie de son sister-ship Chacal du 10 au 21 novembre 1941, la 2ème DCT rentrant à Brest le 27 novembre après une escale à Lorient du 22 au 26 novembre 1941.

Alors que le Chacal est en entretien à flot, le Léopard et le Jaguar sortent pour un entrainement commun du 4 au 17 décembre, rentrant à Brest le 18 décembre. Le Léopard sort à nouveau du 21 au 28 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, la 2ème DCT (Jaguar Chacal Léopard) devient la 1ère DCT, restant basée à Brest.

Le 7 janvier 1942, la 1ère DCT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne et ce jusqu’au 23 janvier.

Après une escale à Lorient du 24 au 28 janvier, les trois contre-torpilleurs subissent un entrainement DAM du 29 janvier au 10 février avant de rentrer à Brest le 11 février 1942.

Le Léopard subit alors un grand carénage, étant échoué au bassin n°6 du 12 février au 14 mai 1942, ces travaux de remise en état étant doublé d’une modernisation destinée à améliorer les capacités militaires des Jaguar : installation d’un ASDIC, embarquement de grenades ASM plus modernes et plus nombreuses, le tout au détriment du débarquement de l’affût lance-torpilles triple. Il reçoit également un système de ravitaillement à la mer à couple.

Il sort pour essais du 15 au 20 mai avant un stage intensif de remise en condition du 23 mai au 7 juin, rentrant à Brest le 8 juin 1942.

Alors que le Jaguar est en grand carénage, le Léopard devient navire-amiral de la 2ème DCT et sort avec le Chacal pour entrainement du 15 juin au 2 juillet avant que les deux navires ne rentrent à Brest le 3 juillet.

Les deux contre-torpilleurs subissent un entrainement au combat de nuit du 10 au 25 juillet puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 juillet au 3 août 1942 et un entrainement au combat antisurface du 5 au 17 août 1942.

Du 24 août au 7 septembre 1942, le Léopard participe à la remise en condition du Jaguar en compagnie du Chacal qui va rentrer ensuite en grand carénage pour subir les mêmes travaux que ses sister-ships.

Le Jaguar et le Léopard sortent pour un entrainement de division du 12 au 27 septembre avant de faire escale à Bordeaux du 28 septembre au 2 octobre. Reprenant la mer le 3 octobre au matin, les deux navires font escale à La Pallice du 4 au 8 octobre, à Lorient du 9 au 12 octobre avant de rentrer à Brest le 13 octobre 1942.
Le 17 octobre, le Jaguar et le Léopard effectuent un entrainement au ravitaillement à la mer en compagnie du PRE La Seine.

Ils prennent ensuite la haute mer pour un entrainement de division du 18 octobre au 1er novembre date à laquelle les deux contre-torpilleurs arrivent à Saint Nazaire. Les deux navires quittent le port ligérien le 5 novembre, manœuvrent au large de la Bretagne jusqu’au 15 novembre, rentrant à Brest le 17 novembre 1942.

Le Léopard sort pour entrainement au combat antisurface du 18 au 28 novembre 1942, faisant escale à Lorient du 29 novembre au 4 décembre avant de rentrer à Brest le 13 décembre après un entrainement de défense aérienne du 5 au 12 décembre 1942.  Il participe ensuite à la remise en condition du Chacal en compagnie du Jaguar et ce du 18 au 31 décembre 1942.

La 1ère DCT sort pour entrainement de division du 5 au 17 janvier 1943. Après un mouillage en rade de Brest, les trois navires quittent la Bretagne en compagnie du PRE La Seine pour gagner Dakar où les quatre navires arrivent le 22 janvier 1943.

Les trois contre-torpilleurs s’entraine au large des côtes de l’AOF du 24 janvier au 27 février, faisant une ultime escale à Dakar du 28 février au 2 mars, rentrant en compagnie du PRE La Seine à Brest le 11 mars après une relâche de quelques heures à Casablanca.

Après une période d’entretien à flot commune du 12 au 21 mars, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT sortent pour essais du 22 au 25 mars avant de rentrer à Brest pour ravitaillement le 26 mars 1943.

Le 27 mars 1943 au matin, le Jaguar, le Chacal et le Léopard quittent Brest pour Dunkerque où ils arrivent le lendemain dans la soirée. La 1ère DCT va manoeuvrer en Manche et en mer du Nord en compagnie des deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT, le Kersaint et le Cassard. Les deux divisions vont manoeuvrer ensemble jusqu’au 27 avril, faisant escale à Dunkerque  du 27 au 30 avril 1943. La 1ère DCT repart le lendemain 1er mai et rentre à Brest le 3 mai 1943.

Le 8 juin 1943, la 1ère DCT sort au complet pour un série d’exercices en mer d’Iroise et dans le golfe de Gascogne et ce jusqu’au 13 juillet 1943, rentrant à Brest le 14 juillet 1943 au matin.

Du 19 au 31 juillet, le Léopard sort pour entrainement avec le Chacal, le Léopard étant navire-amiral de la 2ème DCT alors que le Jaguar était indisponible pour entretien et permissions de l’équipage et ce du  15 juillet au 31 août 1943.

Alors que le Chacal est indisponible du 1er au 17 août 1943, le Léopard sort pour la remise en condition du Jaguar du  du 8 au 18 août, les deux navires rentrant à Brest le 19 août dans la soirée.

Le Léopard est indisponible du 19 août au 4 septembre pour entretien courant et permissions de l’équipage.

La 1ère DCT sort au complet du 5 au 17 septembre pour remise en condition du Léopard qui venait de connaître quinze jours d’indisponibilité, amarré dans la Penfeld. La division rentre à  Brest le lendemain 18 septembre 1943.

Le croiseur léger Gloire de la 4ème DC quitte à nouveau Brest le 24 septembre 1943 pour un exercice en mer d’Iroise en compagnie de la 1ère DCT (Jaguar Léopard Chacal) jusqu’au 30 septembre quand les quatre navires se ravitaillent auprès du Var.

Le lendemain 1er octobre, les Georges Leygues et Montcalm sortent de Brest et retrouvent leur sister-ship ainsi que les contre-torpilleurs. Du 1er au 12 octobre, la 4ème DC affronte la 1ère DCT au cours d’une série de joutes diurnes et nocturnes avec tirs réels et lancement simulés ou non de torpilles.

Après ravitaillement et entretien en baie de Douarnenez du 13 au 15 octobre, les contre-torpilleurs appareillent en pleine nuit pour disparaître aux yeux des croiseurs qui vont tenter de l’interception, interception effective le 19 octobre entre Cherbourg et Le Havre. Les deux divisions font escale au Havre du 21 au 25 octobre avant de rentrer à Brest le 27 octobre 1943.

Le 5 novembre 1943, la 1ère DCT quitte Brest direction Dunkerque où elle arrive le 8 novembre pour un exercice commun avec la 8ème DCT mais également avec la 5ème DT qui en attendant la mise en service du Provençal ne dispose que de trois torpilleurs en l’occurence Le Normand Le Parisien et Le Saintongeais. Ces trois divisions vont manoeuvrer ensemble jusqu’au 10 décembre, faisant escale à Dunkerque du 11 au 15 décembre, la 1ère DCT quittant Dunkerque le 16 décembre et rentrant à Brest le 19 décembre 1943.

Après une période d’entretien à flot du 20 décembre au 4 janvier, le Léopard sort pour essais du 5 au 10 janvier avant un stage de remise en condition en compagnie du Chacal du 11 au 31 janvier, les deux navires rentrant à Brest le 5 février 1944 après une escale à Saint Malo du 1er au 4 février 1944.

La 1ère DCT sort au complet pour un entrainement de division à partir du 12 février 1944, enchainant successivement par un entrainement au combat antisurface, un entrainement au combat de nuit et un entrainement à la défense aérienne et ce jusqu’au 12 mars, la division rentrant à Brest le lendemain 13 mars 1944.

Le Léopard est victime d’une avarie de propulsion à son retour à Brest, étant indisponible du 13 au 25 mars, sortant pour essais et entrainement du 26 mars au 2 avril 1944.

Le 4 avril 1944, La 1ère DCT quitte Brest en compagnie du cuirassé Jean Bart (qui ouvre la marche), les contre-torpilleurs fermant une longue file composée également du croiseur léger Georges Leygues et des torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier, les escorteurs du Jean Bart.

La petite force navale appelée force Y arrive dans la grande base navale britannique le lendemain 5 avril pour une opération publique d’une semaine où les navires français (et dit-on leurs équipages) ont connu un grand succès.

La force repart le 13 avril, fait escale à Douvres du 15 au 17 puis à Newcastle du 22 au 25 avril, escale improvisée en raison d’un problème mécanique sur plusieurs navires de la force Y.

Les réparations assurées par l’équipage et les ouvriers de plusieurs chantiers de la Tyne terminées, les navires français font escale à Rosyth pour ravitaillement avant de cingler direction Scapa Flow où ils arrivent le 30 avril 1944.

La force Y retrouve alors une partie de la Home Fleet en l’occurence le porte-avions HMS Illustrious, le cuirassé HMS Lion, le croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X. Les force X et Y reprennent la mer le 3 mai 1944 pour quinze jours d’exercices intensifs en mer du Nord et plus précisément au large de l’Ecosse.

Les navires de la Royale et de la Royal Navy vont ainsi simuler un classique combat d’escadre, répéter les procédures de défense aérienne à la mer et de défense anti-sous-marine avant plusieurs écoles à feu sur des ilôts désertiques de la côte écossaise.

Après une escale à Greenock dans l’estuaire de la Clyde du 21 au 26 mai, la force Y reprend la mer pour rentrer à Brest le 30 mai.

Le Léopard est indisponible (entretien et permissions d’été de l’équipage) du 31 mai du 8 juillet, sortant pour essais du 9 au 15 juillet avant remise en condition du 16 juillet  au 2 août, rentrant à Brest le 3 août 1944. A cette date, la 1ère DCT est réduite à deux navires, le Jaguar ayant été mis en position du complément le 27 juin puis désarmé le 4 juillet 1944.

La 1ère DCT sort pour entrainement du 7 au 22 août, faisant escale à Cherbourg du 23 au 27 août avant de rentrer à Brest le 29 août 1944.

Le Chacal est mis en position de complément le 2 septembre et la 1ère DCT est dissoute le 7 septembre 1944, jour du désarmement du Chacal, le Léopard restant hors rang en attendant son désarmement à venir.

Le 18 septembre 1944, les contre-torpilleurs Guépard Lion Bison formant la 2ème DCT à Toulon arrivent à Brest où elle devient la 1ère DCT.

Le Léopard sort avec la 1ère DCT du 19 au 27 septembre pour entrainement et permettre aux contre-torpilleurs «ex-toulonnais» de prendre leurs marques en mer d’Iroise, en Manche et dans le Golfe de Gascogne. Ils rentrent tous le 28 septembre, jour où le Léopard est placé en position de complément. Le jour même, il est échoué au bassin n°6 pour les préparatifs de désarmement menés du 28 septembre au 5 octobre 1944.

Le 5 octobre 1944, le Léopard est désarmé et remorqué à Landevennec. Il retrouve auprès du Béarn ses sister-ship Jaguar et Chacal, les trois contre-torpilleurs étant amarré dans l’ordre à bâbord du Béarn : Jaguar_Chacal_Léopard. A la différence du Jaguar, il était toujours présent au DNA le 5 septembre 1948.