12-Torpilleurs légers (18)

Le Breton

Le Gwen-Ha-Du, le drapeau breton

Le Gwen-Ha-Du, le drapeau breton

-Le Breton est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes le 7 mars 1940 lancé le 15 juin 1941 et mis en service le 1er septembre 1942.

A son admission au service actif, le torpilleur léger forme la 3ème DT avec ses sister-ships L’Alsacien Le Corse et Le Tunisien.  Les quatre torpilleurs légers _tous construits à Nantes_ quittent Lorient le 9 septembre pour rallier la Méditerranée, se ravitaillant à Casablanca du 13 au 18 septembre avant d’arriver en Tunisie le 23 septembre, retrouvant au large de Bizerte la 12ème DT pour un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Après un entraînement commun aux unités de la 6ème Escadre Légère du 7 au 25 octobre, la 3ème DT effectue un entraînement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise du 27 octobre au 4 novembre, les six navires faisant escale commune à La Valette du 5 au 10 novembre avant de rallier Bizerte deux jours plus tard.

La 3ème DT termine l’année par un entraînement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise (2ème DC) et des contre-torpilleurs Mogador et Volta (11ème DCT) du 15 novembre au 22 décembre 1942, date de leur retour à Bizerte, les quatre navires passant le reste de l’année à quai.

Le Breton et ses trois compagnons de la 3ème DT s’entrainent au large de Bizerte du 5 au 15 janvier se ravitaillant au port avant d’enchainer par un entraînement commun avec le croiseur léger Emile Bertin du 18 au 27 janvier, les cinq navires rentrant à Bizerte le 29.

Il enchaine par trois entraînements de division successifs, le premier du 8 février au 19 mars, le second du 30 mars au 8 mai et le troisième du 15 mai au 17 juin, la 3ème DT entamant alors le cycle des permissions estivales.

Le torpilleur léger Le Breton sort pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 24 juin au 3 juillet, rentrant à Bizerte le lendemain. Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 10 au 31 juillet, il sort pour essais (1er au 3 août) et pour remise en condition (5 au 19 août) en compagnie de ses sister-ships L’Alsacien et Le Tunisien.
Le Breton et L’Alsacien participent ensuite aux essais (23 au 25 août) et à la remise en condition (27 août au 9 septembre) du Corse avec qui ils enchainent par des sorties consacrées aux essais (13 au 15 septembre) et à la remise en condition (17 septembre au 1er octobre) du Tunisien,  les quatre torpilleurs légers rentrant le lendemain à Bizerte.
Le Breton et les autres torpilleurs de la 3ème DT enchaine par un exercice commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseille du 4 au 12 octobre, date à laquelle ils rallient Sfax où ils sont rejoints deux jours plus tard par le Jean de Vienne. Au complet, les 3ème DT et 2ème DC  manœuvrent ensemble du 18 octobre au 5 novembre avant de rentrer à Bizerte le 9.

Après avoir participé à une revue navale le 11 novembre 1943 pour le 25ème anniversaire de l’armistice de 1918, la 3ème DT termine l’année par un entraînement de division du 18 novembre au 21 décembre, date à laquelle la division rentre à Bizerte.

Après un entraînement de division du 5 janvier au 16 février 1944, la 3ème DT participe à la remise en condition des contre-torpilleurs de la 11ème DCT du 22 février au 8 mars, les trois puissants contre-torpilleurs  sortant d’une période d’indisponibilité.

Le torpilleur léger Le Breton enchaine ensuite par un nouvel entraînement de division du 15 mars au 5 mai avant une participation aux manoeuvres «Harmattan» du 12 mai au 5 juin qui précèdent la période d’indisponibilité estivale pour entretien et permissions de l’équipage.

Les torpilleurs légers Le Breton et Le Tunisien sortent pour un entraînement commun du 12 au 22 juin. Ils participent ensuite aux essais (29 juin au 1er juillet) et à la remise en condition (3 au 17 juillet) de leur compère L’Alsacien.

Le Breton participe ensuite en compagnie de L’Alsacien aux essais (20 au 22 juillet) et à la remise en condition (24 juillet au 7 août) du Tunisien.

Il est le dernier des quatre torpilleurs légers à être indisponible pour entretien et permissions de l’équipage et ce du 11 août au 2 septembre, sortant pour essais (3 au 5 septembre) et pour remise en condition (7 au 21 septembre) en compagnie de ses trois compères de la 3ème DT.

La 3ème DT effectue un entraînement au combat de nuit du 25 septembre au 2 octobre en compagnie du croiseur léger Jean de Vienne et du contre-torpilleur Hoche avant deux entraînements de division, le premier du 10 octobre au 13 novembre et le second du 20 novembre au 20 décembre 1944.

Pour le torpilleur léger Le Breton, l’année 1945 commence comme à fini l’année 1944 par un entraînement de division en Méditerranée orientale du 7 janvier au 12 mars 1945, date du retour des quatre torpilleurs légers à Bizerte.

Le Breton sort en compagnie de L’Alsacien  pour une école à feux du 15 au 21 mars, se ravitaillant à Gabès le 22 mars avant d’affronter en combat antisurface leurs compères Corse et Tunisien qui venaient eux de réaliser une école à feux et ce jusqu’au 3 avril, la division reconstituée effectuant une escale commune à Tunis du 4 au 9 avril avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

La 3ème Division de Torpilleurs (3ème DT) quitte Bizerte le 20 avril pour un entraînement avec le croiseur léger La Galissonnière jusqu’au 28 mai, date de leur retour à Bizerte, la 11ème DCT y participant à partir du 10.

Le torpilleur léger Le Breton effectue un entraînement de division avec ses compères Corse et Tunisien du 1er juin au 4 juillet, date du retour de la division à Bizerte.

Le Breton vidange ses soutes et débarque ses munitions avant d’être échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sid-Abdallah du 11 juillet au 20 août 1945.

Après sa remise à flot, il subit une période de travaux complémentaires à quai. Armé pour essais le 31 août 1945, il sort pour essais du 1er au 3 septembre et pour remise en condition du 5 au 20 septembre en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Tunisien,  les trois torpilleurs faisant escale à Sfax du 21 au 25 septembre et rentrant le lendemain  à Bizerte.

Les torpilleurs légers Le Breton et L’Alsacien sortent du 1er au 8 octobre 1945 pour un entraînement à la défense aérienne à la mer au large de  Bizerte avant de participer aux essais (11 au 13 octobre) et à la remise en condition (15 au 29 octobre) du Corse qui sortait de grand carénage, les trois navires rentrant à Bizerte le lendemain.

Les torpilleurs légers Le Breton, L’Alsacien et Le Corse sortent pour entraînement au combat antisurface du 5 au 12 novembre, faisant escale à Sfax du 13 au 16 novembre et ralliant leur port d’attache le lendemain.

Ils participent ensuite aux essais (21 au 24 novembre) et à la remise en condition (26 novembre au 10 décembre) du Tunisien, la 3ème DT au grand complet faisant escale à Bone du 11 au 18 décembre, ralliant Bizerte le 20 décembre et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Après un entraînement de division du 5 janvier au 2 mars 1946, Le Breton effectue avec Le Corse un entraînement à la défense aérienne à la mer du 7 au 14 mars, se ravitaillant à Bizerte le 15 mars avant de reprendre la haute mer pour un affrontement contre leurs compères L’Alsacien et le tunisien du 17 au 24 mars, date du retour de la division à Bizerte.

La 3ème DT au complet participe ensuite à la remise en condition du contre-torpilleur Hoche _qui venait de réaliser un grand carénage _ du 26 mars au 12 avril, les cinq navires faisant escale à Alger du 13 au 17 avril, à Tunis du 19 au 23 avril avant de rentrer le lendemain  à Bizerte.

La 3ème DT effectue ensuite un entraînement de division du 2 mai au 2 juin 1946 avant la période d’indisponibilité estivale.

Le Breton effectue une école à feux du 9 au 17 juin avant de participer en compagnie du Corse aux essais (19 et 20 juin) et à la remise en condition (22 juin au 3 juillet) de L’Alsacien, Le Breton et L’Alsacien participant ensuite aux essais (8 et 9 juillet) et à la remise en condition (11 au 22 juillet) du Tunisien.

Le torpilleur léger Le Breton est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 24 juillet au 8 août, sortant pour essais du 9 au 11 et pour remise en condition du 13 au 28  en compagnie de ses trois compagnons de la 3ème DT, les quatre torpilleurs légers faisant escale à Sfax du 29 août au 2 septembre, rentrant le lendemain à Bizerte.

Les torpilleurs légers de la 3ème DT vont alors participer à la remise en condition du croiseur léger Emile Bertin, le navire-amiral de la 6ème Escadre Légère en compagnie de la 2ème DC (La Galissonnière et Jean de Vienne, La Marseillaise étant en grand carénage) et ce du 9 au 21 septembre 1946.

A peine rentré à Bizerte et le Breton et ses trois compagnons de la 3ème DT reprennent la mer pour  un important exercice en compagnie de l’Emile Bertin et de la 11ème DCT, navires de combat accompagné du transport Golo et du pétrolier Mékong équipé pour le ravitaillement à la mer, entraînement qui commence le 24 septembre et qui s’achève le 7 décembre quand tous les navires rentrent à Bizerte.

Les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT subissent alors une période d’entretien à flot du 8 au 18 décembre, sortant pour essais les 19 et 20 décembre avant remise en condition du 22 au 30 décembre, date à laquelle ils rentrent à Bizerte.

L’année 1947 commence pour Le Breton par un entraînement commun entre la 3ème DT et le croiseur léger Emile Bertin du 7 au 27 janvier avant d’enchainer par un entraînement de division du 3 février au 9 mars 1947 puis par un entraînement commun avec la 4ème DCT  du 19 mars au 10 avril, la 3ème DT rentrant à Bizerte le 11 avril 1947.

Le Breton exécute son deuxième entraînement de division de l’année du 19 avril au 28 mai, date du retour de la division qui entraine dans le cycle des indisponibilités estivales.
Le Breton effectue une école à feux du 7 au 18 juin, rentrant dans la foulée à Bizerte. Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 10 juillet, sortant pour essais (11 au 13 juillet) et pour remise en condition (15 au 29 juillet) en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Tunisien.

Le Breton et L’Alsacien participent ensuite aux essais (2 au 4 août) et à la remise en condition (6 au 20 août) du Corse, les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT participant alors aux essais (24 au 26 août) et à la remise en condition (28 août au 10 septembre) du Tunisien, clôturant la période des indisponibles estivales.

L’Alsacien et les trois autres torpilleurs de la 3ème DT participent ensuite à un entraînement au combat antisurface avec le croiseur léger Emile Bertin du 15 au 23 septembre 1947, le croiseur et les torpilleurs faisant escale à La Valette du 24 au 27  et à Sfax du 30 septembre au 2 octobre avant de rentrer à Bizerte deux jours plus tard.

La 3ème DT termine l’année par deux entraînements de division, le premier du 12 octobre au 22 novembre et le second du 29 novembre au 23 décembre 1947, Le Breton comme ses trois compères passant la fin de l’année à quai.

Après un entraînement commun du 7 au 17 janvier, la 3ème DT se ravitaille à Bizerte le 18  avant de reprendre la mer et de rallier au large de Sfax la 1ère DT venue de Toulon et la 2ème DC pour un entraînement commun du 20 janvier au 2 février. La petite escadre va alors mouiller dans le Golfe de Gabès pour ravitaillement et repos jusqu’au 9.

Les huit torpilleurs légers et les trois croiseurs légers vont ensuite s’entrainer au combat de nuit du 10 au 15 février avant de gagner le Levant pour une escale à Lattaquié (18 au 21 février), à Tartous (22 au 25 février) , à Beyrouth (26 février au 2 mars), Haïfa (4 au 7 mars) avant de rentrer à Bizerte le 11 mars 1948.

Les torpilleurs Le Breton, Le Corse et Le Tunisien quittent Bizerte le 18 mars pour entraînement de division, les trois torpilleurs légers (L’Alsacien est en grand carénage) s’entrainant du 18 mars au 15 avril, date de son retour à Bizerte.

Le 17 avril, la 3ème Division de Torpilleurs quitte Bizerte pour rallier Toulon le 20 avril à l’aube. Si Le Corse et Le Tunisien vont participer aux essais et à la remise en condition de L’Alsacien, Le Breton lui va subir un grand carénage.

Il est ainsi échoué au bassin Vauban n°9 du 21 avril au 25 mai 1948 pour une remise en état complète. Armé pour essais le 29 mai, il sort pour ses essais post-carénage du 30 mai au 1er juin puis pour sa remise en condition du 3 au 17 juin en compagnie de L’Alsacien et du Tunisien, les trois torpilleurs ralliant Bizerte le 19 juin 1948.

Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT sortent pour entraînement au large de Bizerte du 22 au 27 juin avant de rallier Toulon le 29 juin 1948 au matin.

Le Breton et L’Alsacien vont alors participer aux essais de leur compère Le Corse du 5 au 7 juillet puis à sa remise en condition du 9 au 23 juillet, la division ralliant Bizerte le 26 juillet 1948.

La 3ème DT effectue une entraînement combiné du 30 juillet au 7 août, ralliant le 9 août Toulon pour participer aux essais et à la remise en condition du Tunisien. Les quatre torpilleurs légers sortent pour les essais du Tunisien du 11 au 13 août et pour remise en condition du 15 au 25 août, la division ralliant Bizerte le 28 août 1948.
Le 29 août 1948, Le Breton et les trois autres torpilleurs légers de la 3ème DT passent au régime de guerre, sortant pour entraînement au large de Bizerte du 30 août au 4 septembre, recomplétant aussitôt ses soutes pour se tenir prêt à appareiller en cas de menace italienne alors que la tension est à son comble en Europe.

12-Torpilleurs légers (17)

L’Alsacien

Le drapeau de l'Alsace

Le drapeau de l’Alsace

-L’Alsacien est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB)sis à Nantes le 8 mars 1940 lancé le 12 juin 1941 et mis en service le 5 septembre 1942

Alors à Lorient, il forme à partir du 7 septembre 1942 la 3ème DT en compagnie de ses sister-ship Le Breton Le Corse et Le Tunisien.

Les quatre torpilleurs légers _tous construits à Nantes_ quittent Lorient le 9 septembre pour rallier la Méditerranée, se ravitaillant à Casablanca du 13 au 18 septembre avant de rallier la Tunisie le 23 septembre, retrouvant au large de Bizerte la 12ème DT pour un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

La 3ème Division de Torpilleurs (3ème DT) quitte Bizerte le 7 octobre pour son premier entraînement au sein de la 6ème Escadre Légère. Après une phase divisionnaire du 7 au 25 octobre, les torpilleurs légers se ravitaillent à Bizerte le 26 avant d’enchainer par un entraînement commun avec les  croiseurs La Galissonnière et La Marseillaise du 27 octobre au 4 novembre.  Après une escale commune à La Valette du 5 au 10 novembre, les deux croiseurs et les quatre torpilleurs rentrent à Bizerte le 12 novembre.

Le 14 novembre 1942, l’Alsacien et ses trois compagnons de la 3ème DT quittent Bizerte en compagnie des croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise (2ème DC) et des contre-torpilleurs Mogador et Volta (11ème DCT) pour un exercice commun réalisé du 15 novembre au 22 décembre. Rentrés à Bizerte, ils vont y rester jusqu’à la fin de l’année civile.

L’Alsacien quitte Bizerte le 5 janvier 1943 en compagnie de ses compagnons de la 3ème DT pour un entraînement au large de Bizerte jusqu’au 15 janvier quand les quatre torpilleurs rentrent à  pour se ravitailler. Ils enchainent par un entraînement commun avec le croiseur léger Emile Bertin  du 18 au 27 janvier, les cinq navires rentrant à Bizerte le 29 janvier 1943.
Le 8 février 1943, les torpilleurs légers L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien quittent Bizerte pour le premier vrai entraînement de division depuis l’activation de la division, entrainement réalisé du 8 février au 12 mars, la division rentrant à Bizerte le 19 après une escale à Tunis du 13 au 18.

Un nouvel entrainement de division à lieu du 30 mars au 8 mai, date du retour de la 3ème DT à Bizerte auquel succède un second entraînement du 15 mai au 17 juin, le dernier avant les indisponibilités estivales.

L’Alsacien est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 juin au 9 juillet, sortant pour essais du 10 au 12  et pour remise en condition du 14 au 28 juillet en compagnie de ses sister-ship Le Corse et Le Tunisien.

L’Alsacien participe ensuite avec Le Tunisien aux essais (1er au 3 août) et à la remise en  condition (5 au 19 août) du torpilleur léger Le Breton, l’Alsacien et Le Breton participant dans la foulée aux essais (23 au 25 août) et à la remise en condition (27 août au 9 septembre) du torpilleur léger Le Corse.

L’Alsacien, Le Breton et Le Corse participent alors aux essais (13 au 15 septembre) et à la remise en condition (17 septembre au 1er octobre) de leur compère Le Tunisien, les quatre torpilleurs légers rentrant le lendemain à Bizerte.
L’Alsacien et les trois autres torpilleurs effectuent ensuite un exercice commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise

du 4 au 12 octobre, date à laquelle ils rejoignent Sfax pour une escale jusqu’au 18 octobre.
Rejoints dès le 14 par le Jean de Vienne, la 2ème DC et la 3ème DT reprennent la mer pour une série d’exercice du 18 octobre au 5 novembre, tous les navires rentrant à Bizerte le 9.
Le 11 novembre 1943 pour le vingt-cinquième anniversaire de l’armistice à lieu à Bizerte un défilé terrestre et aérien précédé d’une revue navale sur la lac de Bizerte, le résident général de Tunisie, Hugues de Puylaurent passe en revue à bord du croiseur La Galissonnière, le reste de la 2ème DC, la 3ème DT, les 7ème et 11ème DCT ainsi que les sous-marins L’Arethuse  L’Atalante  Turquoise  et  Nautilus.

Un défilé à pied et motorisé à lieu, le 4ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens (4ème RTT) chargé de défendre la base navale défile au complet en ville accompagné par les compagnies de débarquement des navires de la 6ème Escadre Légère (y compris celle de l’Emile Bertin alors en grand carénage), d’une compagnie du 4ème régiment de zouaves et d’une compagnie du 10ème régiment de tirailleurs sénégalais.

Le défilé motorisé est représenté par une compagnie du 65ème BCC équipé de Renault D-1, du 88ème GRDI ainsi que d’une batterie de 75mm du 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie

Dans les air, les marins des croiseurs peuvent admirer la puissance de l’armée de l’air avec le GC I/10 soit 27 Arsenal VG-39 et 9 Lockeed H-322 Eclair qui sont suivis par six Amiot 354 de la 25ème EBL, de deux Bréguet Br482, deux CAO-700 et deux CAO-710 de la 27ème EBL. Ils sont suivis par des avions de l’aéronavale en l’occurence quatre Lioré et Olivier Léo 456 de la 12B et quatre Bloch MB-175T de la 10B.

L’Alsacien et ses compères de la 3ème DT terminent l’année par un entrainement de division exécuté du 18 novembre au 20 décembre, la division rentrant à Bizerte le lendemain.

Pour le torpilleur léger L’Alsacien ainsi que pour ses sister-ships de la 3ème DT, l’année 1944 commence par un entraînement de division réalisé du 5 janvier au 10 février, la division relâchant à Gabès du 11 au 15 février avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT participent ensuite à la remise en condition des contre-torpilleurs de la 11ème DCT Mogador Volta et Hoche du 22 février au 8 mars, les trois puissants contre-torpilleurs  sortant d’une période d’indisponibilité.

La 3ème Division de Torpilleurs va alors effectuer un nouvel entraînement de division, entraînement qui à lieu du 15 mars 30 avril avant une incursion en Adriatique et un entraînement avec le torpilleur Beograd du 25 mars au 2 avril plus une escale à Kotor du 3 au 8. La division rentre à Bizerte le 5 mai après une escale à La Valette du 1er au 4.
Comme l’ensemble de la 6ème Escadre Légère, la 3ème DT va participer aux manoeuvres interarmées «Harmattan», manoeuvres exécutées du 12 mai au 5 juin 1944.

L’Alsacien est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 7 au 28 juin 1944, sortant pour essais du 29 juin au 1er juillet et pour remise en condition du 3 au 17 juillet en compagnie de ses sister-ships Tunisien et Breton.

Il participe ensuite avec son compère Le Breton aux essais (20 au 22 juillet) et à la remise en condition (24 juillet au 7 août) du Corse qui venait de connaître sa période d’indisponibilité. L’Alsacien et Le Corse participent ensuite aux essais (11 au 13 août) et à la remise en condition (15 au 29 août) du Tunisien.

Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT (L’Alsacien Le Corse et Le Tunisien) participent ensuite aux essais (3 au 5 septembre) et à la remise en condition (7 au 21 septembre) du Breton, la 3ème DT rentrant dans la foulée à Bizerte.

L’Alsacien, Le Corse, Le Tunisien et Le Breton enchainent par un entraînement au combat de nuit du 25 septembre au 2 octobre en compagnie du croiseur léger Jean de Vienne et du contre-torpilleur Hoche. La 3ème DT enchaine par deux autres entraînement de division le premier du 10 octobre au 13 novembre et le second du 20 novembre au 19 décembre 1944.

Le torpilleur léger L’Alsacien et ses trois compères de la 3ème DT commencent l’année 1945 par un entraînement de division en Méditerranée orientale réalisé du 7 janvier au 2 mars, la division rentrant à Bizerte le 12 mars après une escale à Haïfa du 3 au 8.

L’Alsacien sort en compagnie du Breton pour une école à feux du 15 au 21 mars, se ravitaillant à Gabès le 22 mars avant d’affronter en combat antisurface leurs compères Corse et Tunisien qui venaient eux de réaliser une école à feux. L’équipe Bleue (L’Alsacien et Le Breton) affronte ainsi l’équipe Rouge (Le Corse et Le Tunisien) du 23 mars au 3 avril, la division reconstituée effectuant une escale commune à Tunis du 4 au 9 avril avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

La 3ème Division de Torpilleurs (3ème DT) quitte Bizerte le 20 avril pour un entraînement avec le croiseur léger La Galissonnière du 20 avril au 28 mai, la 11ème DCT participe à l’exercice à partir du 10 mai. Le 6 mai, lors d’un entraînement à la défense aérienne à la mer, sa tourelle II de 100mm est détruite par une bombe de 100kg

Le 29 mai, le torpilleur léger L’Alsacien transmet son pavillon de chef de division au Corse avant de vidanger ses soutes et de débarquer ses munitions pour subir son premier grand carénage. Il est ainsi échoué le 1er juin 1945 dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah.

Outre une remise en état complète de la coque, de l’appareil propulsif, des locaux-vie et des locaux-opérationnels, le torpilleur léger L’Alsacien reçoit une nouvelle tourelle double de 100mm.

Il bénéficie également d’une modernisation de ses capacités militaires. L’Alsacien reçoit ainsi un Asdic et plusieurs radars en l’occurence un radar de navigation et un radar de veille combinée. Sur le plan de l’armement, les huit canons de 37mm en affûts simples sont remplacés par huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943.

Remis à flot le 10 juillet 1945, il subit une période de travaux complémentaires à quai et ce jusqu’au 21 juillet quand il est armé pour essais. Il sort pour ses essais du 22 au 24  et pour remise en condition du 26 juillet au 9 août à chaque fois en compagnie du Corse et du Tunisien, les trois torpilleurs faisant escale à Tunis du 10 au 15 août avant de rentrer à Bizerte le lendemain. A l’issue de sa remise condition, l’Alsacien redevient chef de la 3ème DT.

Les torpilleurs légers L’Alsacien et Le Tunisien sortent à nouveau pour une école à feux commune du 19 au 26 août, rentrant à Bizerte le lendemain. Ils participent ensuite aux essais (1er au 3 septembre) et à la remise en condition (5 au 20 septembre) du Breton qui venait de subir son premier grand carénage, les trois torpilleurs faisant escale à Sfax du 21 au 25 septembre, rentrant le lendemain  à Bizerte.

Les torpilleurs légers L’Alsacien et Le Breton sortent du 1er au 8 octobre 1945 pour un entraînement à la défense aérienne à la mer au large de  Bizerte. Ils participent ensuite aux essais (11 au 13 octobre) et à la remise en condition (15 au 29 octobre) du Corse qui venait d’être le troisième torpilleur de la division à subir un grand carénage, les trois navires rentrant à Bizerte le lendemain.

Les torpilleurs légers L’Alsacien, Le Breton et Le Corse sortent pour entraînement au combat antisurface du 5 au 12 novembre, faisant escale à Sfax du 13 au 16 et ralliant leur port d’attache le 17 novembre.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (21 au 24 novembre) et à la remise en condition (26 novembre au 10 décembre) du Tunisien, la 3ème DT au grand complet faisant escale à Bône du 11 au 18 décembre, ralliant Bizerte le 20 décembre et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Pour L’Alsacien et ses trois compères de la 3ème DT, l’année 1946 commence par un entraînement de division au large de la Tunisie réalisé du 5 janvier au au 2 mars avec un exercice bilatéral avec la marine grecque et des manœuvres au large des côtes levantines.

Après une école à feux du 9 au 15 mars, les torpilleurs L’Alsacien et Le Tunisien se ravitaillent à Gabès le 16 avant de reprendre la haute mer en essayant d’échapper à leurs compères Le Corse et Le Breton avec qui ils s’affrontent du 17 au 24 mars, date du retour de la division à Bizerte.

La 3ème DT au complet participe ensuite à la remise en condition du contre-torpilleur Hoche après son grand carénage du 26 mars au 12 avril, les cinq navires faisant escale à Alger du 13 au 17 avril, à Tunis du 19 au 23 avril avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

L’Alsacien et ses trois compères de la 3ème DT réalisent un exercice de division du 2 mai au 2 juin, date du retour de la division à Bizerte pour les périodes d’indisponibilité estivale.

L’Alsacien est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 18 juin, sortant pour essais les 19 et 20 juin puis pour remise en condition du 22 juin au 3 juillet en compagnie du Corse et du Breton.

Le torpilleur léger L’Alsacien participe ensuite aux essais (8 et 9 juillet) et à la remise en condition (11 au 22 juillet) du Tunisien, mission menée avec bien avec le concours du Breton. L’Alsacien et Le Tunisien participent ensuite aux essais (24 et 25 juillet) et à la remise en condition (27 juillet au 7 août) du Corse.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (9 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 28 août) du Le Breton, les quatre torpilleurs légers faisant escale à Sfax du 29 août au 2 septembre, rentrant le lendemain à Bizerte.

Les torpilleurs légers de la 3ème DT vont  participer du 9 au 21 septembre à la remise en condition du croiseur léger Emile Bertin, le navire-amiral de la 6ème Escadre Légère en compagnie de la 2ème DC (La Galissonnière et Jean de Vienne, La Marseillaise étant en grand carénage).

A peine rentré à Bizerte et l’Alsacien et ses trois compagnons de la 3ème DT reprennent la mer pour  un important exercice en compagnie de l’Emile Bertin et de la 11ème DCT, navires de combat accompagné du transport Golo et du pétrolier Mékong équipé pour le ravitaillement à la mer. Cet exercice réalisé en Méditerranée orientale du 24 septembre au 30 novembre, faisant escale à Haïfa jusqu’au 3 décembre quand ils appareillent pour rentrer à Bizerte quatre jours plus tard.

Les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT subissent alors une période d’entretien à flot du 8 au 18 décembre, sortant pour essais les 19 et 20 décembre avant remise en condition du 22 au 30 décembre, date à laquelle ils rentrent à Bizerte.

L’Alsacien et ses compères de la 3ème DT commencent l’année 1947 par un entraînement avec l’Emile Bertin du 7 au 25 janvier, rentrant à Bizerte deux jours plus tard. La 3ème DT enchaine par un nouvel entraînement de division du 3 février au 1er mars, rentrant à Bizerte le 9 mars après une escale à Tunis du 2 au 8.

Le 18 mars 1947, la 4ème DCT (Magon Dunois La Hire) venue de Mers-El-Kébir arrive à Bizerte pour se ravitailler à l’issue d’un exercice de division. La 3ème DT va manoeuvrer avec les trois puissants contre-torpilleurs (8 canons de 130mm) du 19 mars au 10 avril, la 3ème DT rentrant à Bizerte le lendemain. La division de torpilleurs légers enchaine par un entraînement de division du 19 avril au 21 mai, les quatre torpilleurs légers faisant escale à Bone du 22 au 27 mai avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

L’Alsacien est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 mai au 18 juin 1947, sortant pour essais du 19 au 21 juin puis pour remise en condition du 23 juin au 7 juillet en compagnie du Corse et du Tunisien.

L’Alsacien participe ensuite en compagnie du Tunisien aux essais (11 au 13 juillet) et à la remise en condition (15 au 29 juillet) du Breton, le chef de la 3ème DT et le Breton participant ensuite aux essais (2 au 4 août) et à la remise en condition (6 au 20 août) du Corse, les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT participant alors aux essais (24 au 26 août) et à la remise en condition (28 août au 10 septembre) du Tunisien, clôturant la période des indisponibles estivales.

L’Alsacien et les trois autres torpilleurs de la 3ème DT participent ensuite à un entraînement au combat antisurface avec le croiseur léger Emile Bertin du 15 au 23 septembre 1947, le croiseur et les torpilleurs faisant escale à La Valette du 24 au 27 septembre et à Sfax du 30 septembre au 2 octobre avant de rentrer à Bizerte le 4 octobre 1947.

Le 12 octobre 1947 à l’aube, quatre torpilleurs légers embouquent tous feux éteints le canal reliant le lac de Bizerte à la Méditerranée avec dans l’ordre Le Breton, Le Corse, L’Alsacien et Le Tunisien fermant la marche. C’est le début d’un entrainement de division qui s’achève le 22 novembre quand la 3ème DT retrouve ses pénates. Il est suivit par un nouvel entraînement de division du 29 novembre au 23 décembre.

Après un entraînement commun du 7 au 17 janvier, la 3ème DT se ravitaille à Bizerte le 18 janvier 1948 avant de reprendre la mer et de rallier au large de Sfax la 1ère DT venue de Toulon et la 2ème DC pour un entraînement commun du 20 janvier au 2 février avant un mouillage dans le Golfe de Gabès pour ravitaillement et repos jusqu’au 9 février 1948.

Les huit torpilleurs légers et les trois croiseurs légers vont ensuite s’entrainer au combat de nuit du 10 au 15 février avant de gagner le Levant pour une escale à Lattaquié (18 au 21 février), à Tartous (22 au 25 février) , à Beyrouth (26 février au 2 mars), Haïfa (4 au 7 mars) avant de rentrer à Bizerte le 11 mars 1948.

Le jour même, le torpilleur léger L’Alsacien  transmet son pavillon de chef de division au Corse puis cingle vers Toulon où il arrive le 14 mars pour subir son deuxième grand carénage. Il débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban n°9 du 15 mars au 20 avril 1948, subissant une remise en état complète.

Remis à flot et après quelques travaux complémentaires, L’Alsacien est armé pour essais le 25 avril 1948. Il sort pour essais du 26 au 28 avril puis pour remise en condition du 30 avril au 14 mai à chaque fois en compagnie du Corse et du Tunisien. A leur retour à Bizerte le 17 mai 1948, L’Alsacien reprend son pavillon de chef de la 3ème DT.

L’Alsacien, Le Tunisien et Le Corse quittent Bizerte le 19 mai pour rallier Toulon 22 mai 1948. Si les deux premiers vont participer à la remise en condition du Breton, le troisième va subir un grand carénage.

L’Alsacien et Le Tunisien sortent pour les essais (30 mai au 1er juin) et pour la remise en condition (3 au 17 juin) du Breton, les trois torpilleurs ralliant Bizerte le 19 juin 1948. Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT sortent pour entraînement au large de Bizerte du 22 au 27 juin avant de rallier Toulon le 29 juin 1948 au matin.

Si L’Alsacien et Le Breton vont participer aux essais et à la remise en condition du Corse, Le Tunisien va lui subir un grand carénage, fermant ainsi la marche.

L’Alsacien et Le Breton vont donc participer aux essais de leur compère Le Corse du 5 au 7 juillet puis pour remise en condition du 9 au 23 juillet, la division ralliant Bizerte le 26 juillet 1948.

La 3ème DT effectue une entraînement combiné du 30 juillet au 7 août, ralliant Toulon deux jours plus tard pour participer aux essais et à la remise en condition du Tunisien. Les quatre torpilleurs légers sortent pour les essais du Tunisien du 11 au 13 août et pour remise en condition du 15 au 25 août, la division ralliant Bizerte le 28.

Le 29 août 1948, l’Alsacien et les trois autres torpilleurs légers de la 3ème DT passent au régime de guerre, sortant pour entraînement au large de Bizerte du 30 août au 4 septembre, recomplétant aussitôt ses soutes pour se tenir prêt à appareiller en cas de menace italienne alors que la tension est à son comble en Europe.

12-Torpilleurs légers (16)

L’Agile

-L’Agile est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes le 26 avril 1939 lancé le 23 mai 1940 et mis en service le 8 mai 1941.

Le jour même de son admission au service active est activée à Lorient la 1ère DT, division qu’il forme avec son sister-ship Le Fier, les torpilleurs légers L’Agile et Le Fier étant rejoints deux jours plus tard par L’Entreprenant.

En attendant la mise en service du Farouche, la 1ère DT dépend de la 3ème Escadre Légère de la Flotte de l’Atlantique en attendant l’affectation définitive de la 1ère Division de Torpilleurs à la 2ème Escadre à Toulon.

La 1ère DT sort pour un premier entraînement de division dans le Golfe de Gascogne du 21 mai au 16 juin 1941, les trois torpilleurs légers rentrant à Lorient le 17 juin pour les permissions d’été.

L’Agile sort pour un entraînement en solitaire du 25 juin au 2 juillet, rentrant à Lorient le lendemain  3 juillet. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 4 au 19 juillet, sortant pour essais (21 au 23 juillet) et pour remise en condition (25 juillet au 3 août) en compagnie du Le Fier. Les deux torpilleurs disponibles de la 1ère DT participant ensuite aux essais (5 au 7 août) et à la remise en condition (9 au 23 août) de l’Entreprenant.

Les trois torpilleurs légers de la 1ère DT sortent pour entraînement du 2 au 29 septembre puis à nouveau du 6 au 13 octobre, rentrant à Lorient le 14 octobre 1941. Le lendemain, le torpilleur léger Le Farouche est admis au service actif permettant à la 1ère DT d’atteindre son format définitif.

Avant de rallier Toulon, la 1ère Division de Torpilleurs va effectuer un croisière aux Antilles, L’Agile et ses trois compères quittent ainsi Lorient le 22 octobre pour rallier Fort de France le 30 octobre 1941, restant en Martinique jusqu’au 23 novembre. Ils sont ensuite à Dakar du 2 au 10 décembre, ne ralliant Toulon que le 16.

Au sein du groupement de surveillance de la 2ème Escadre, la 1ère DT remplace la 13ème DT et pour passer symboliquement le témoin, les deux divisions sortent pour un exercice commun du 18 au 24 décembre, rentrant à  Toulon le lendemain.

Pour l’Agile et ses trois compères de la 1ère DT l’année 1942 commence par quatre entraînements de division en Méditerranée, le premier du 8 janvier au 10 février, le second du 18 février au 25 mars, le troisième du 4 avril au 23 mai et le quatrième du 28 mai au 26 juin, le dernier avant la période d’indisponibilité estivale.

L’Agile sort pour entraînement du 3 au 10 juillet 1942, rentrant à Toulon le lendemain avant d’être indisponible à son tour du 12 au 27 juillet 1942, sortant pour essais (28 au 30 juillet) et pour remise en condition (1er au 10 août) en compagnie du Le Fier et de l’Entreprenant, les deux torpilleurs légers disponibles de la 1ère DT enchainant par les essais (12 au 15 août) et la remise en condition (17 au 27 août) du Farouche.

L’Agile, le Le Fier et Le Farouche participent alors aux essais (28 au 30 août) et à la remise en condition (1er au 12 septembre) de l’Entreprenant, la 1ère DT mouillant aux salins d’Hyères du 13 au 18 septembre avant de rallier Toulon le lendemain.

L’année 1942 se termine pour l’Agile et ses compagnons de la 1ère DT par deux entraînements de division, le premier du 27 septembre au 2 novembre et le second du 18 novembre au 21 décembre 1942, les quatre torpilleurs légers restant à quai jusqu’à la fin de l’année civile.

Après une période d’entretien à flot (chaudières et artillerie principalement) du 1er au 10 janvier et une sortie d’essais du 11 au 13 janvier, les quatre torpilleurs légers quittent Toulon le 16 janvier 1943 pour un entraînement au Levant du 24 janvier au 5 mars, la 1ère DT quittant la région le 8 mars, faisant escale à Bizerte du 13 au 18 mars avant de rentrer à Toulon trois jours plus tard.

Après un entraînement de division du 1er avril au 8 mai et un entraînement divisionnaire allégé du 15 au 31 mai, l’Agile sort pour entrainement avec le Farouche du 5 au 15 juin, les deux torpilleurs légers sont indisponibles du 17 juin au 2 juillet, sortant pour essais (3 au 5 juillet) et pour remise en condition (7 au 17 juillet) en compagnie de leurs compères Le Fier et L’Entreprenant, les quatre torpilleurs légers rentrant le lendemain  à Toulon.

Du 20 juillet au 13 août, la 1ère DT manoeuvre avec la 2ème DCT et le Marceau, les huit navires faisant escale à Nice du 14 au 17 août avant de rentrer à Toulon le lendemain. Ils enchainent par deux entraînements de division, le premier du 25 août au 16 octobre et le deuxième du 26 octobre au 17 décembre 1943, les quatre torpilleurs restant à quai jusqu’à la fin de l’année civile.

L’Agile sort pour entraînement de division du 7 janvier au 8 février avant un entraînement en solitaire du 12 au 18 février, le torpilleur léger rentrant à Toulon le lendemain  pour se préparer à son premier grand carénage.

Il est ainsi échoué au bassin n°3 du Missiessy du 21 février au 27 mars 1944 subissant remise en état complète et modernisation, succédant au Le Fier en attendant de céder la place au Farouche.

Remis à flot donc le 27 mars 1944, le torpilleur léger L’Agile est armé pour essais le 7 avril, sortant pour essais du 8 au 10 avril puis pour remise en condition du 12 au 26 avril en compagnie de ses compères Le Fier et L’Entreprenant.

Les torpilleurs légers Le Fier et L’Agile sortent pour entraînement du 3 au 10 mai 1944, rentrant le lendemain  à Toulon. Ils participent ensuite aux essais (13 au 15 mai) et à la remise encondition (17 au 31 mai) du Farouche, les trois torpilleurs légers mouillant aux salins d’Hyères du 1er au 5 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Les torpilleurs L’Agile, Le Fier et Le Farouche sortent pour entraînement au large de Toulon du 8 au 13 juin, mouillant aux salins d’Hyères où ils sont rejoint cinq jours plus tard par l’Entreprenant  qui venait d’achever son grand carénage. Les quatre torpilleurs légers sortent ainsi pour les essais (19 au 21 juin) et pour la remise en condition (23 juin au 2 juillet) du dernier nommé, les quatre torpilleurs légers rentrant à Toulon le lendemain.

Du 5 juillet au 14 août, les torpilleurs légers de la 1ère DT participent à un entrainement commun avec le cuirassé Clemenceau et ses torpilleurs d’escorte Rapière et Hallebarde, la 10ème DCT venue de Mers-El-Kébir y participant du 27 juillet au 13 août. La petite escadre fait escale à Mers-El-Kébir du 15 au 21 août avant que les navires venus de Toulon ne rentrent dans le port d’attache le 23 août.

Après un entraînement de division du 1er au 19 septembre, la 1ère DT effectue un exercice commun avec la 9ème DCT au large de Dakar du 30 septembre au 15 novembre, les sept navires venus de Toulon quittant Dakar le 16 novembre, se ravitaillent et relachent à Casablanca du 20 au 25 novembre avant de rentrer à Toulon le 30 novembre 1944. Les quatre torpilleurs légers de la 1ère DT terminent l’année par un entraînement de division du 7 au 30 décembre.

Après un entraînement commun avec les torpilleurs d’escadre Le Fleuret et Le Lansquenet du 10 janvier au 9 février 1945, la 1ère DT effectue deux entraînements de division (17 février au 27 mars  1945 et 4 avril au 3 mai) puis un entraînement commun avec la 12ème DCT du 7 mai au 30 juin date à laquelle les quatre torpilleurs légers et les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

Le torpilleur léger L’Agile sort pour un entraînement à la défense aérienne à la mer du 7 au 15 juillet avant de participer en compagnie du Farouche aux essais (22 au 24 juillet) et à la remise en condition (26 juillet au 9 août) du Le Fier.

Il participe ensuite en compagnie du Le Fier aux essais (13 au 15 août) et à la remise en condition (17 au 31 août) de l’Entreprenant.

Il est à son tour indisponible du 4 au 25 septembre, sortant pour essais du 26 au 28 septembre et pour remise en condition du 30 septembre au 14 octobre en compagnie de ses trois compères de la 1ère DT, les quatre torpilleurs légers ralliant Toulon le lendemain.

La 1ère DT termine l’année par un entraînement de division du 23 octobre au 15 décembre 1945, la division restant au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Après une sortie d’entraînement du 7 au 19 janvier, la 1ère DT effectue un entraînement de six semaines du 22 janvier au 7 mars en compagnie du croiseur lourd Algérie et de deux divisions de contre-torpilleurs : la 2ème DCT (Bayard Du Guesclin Turenne) et la 9ème DCT (Le Fantasque l’Audacieux et Le Malin).

La 1ère Division de Torpilleurs exécute ensuite deux entraînements de division, le premier du 15 mars au 14 mai et le second allégé du 17 mai au 3 juin avant d’entrer dans le cycle des permissions d’été.

L’Agile sort pour entraînement en compagnie de l’Entreprenant et du Farouche du 10 au 20 juin 1946 avant de participer toujours en compagnie du Farouche aux essais (26 au 28 juin) et à la remise en condition (30 juin au 14 juillet) du Le Fier. L’Agile et le Le Fier participent ensuite aux essais de l’Entreprenant du 17 au 19 juillet puis à sa remise en condition du 21 juillet au 4 août.

Indisponible du 8 au 29 août, L’Agile sort pour essais du 30 août au 1er septembre et pour remise en condition (3 au 17 septembre) en compagnie des trois autres torpilleurs légers de la 1ère DT, les quatre torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères du 18 au 25 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Alors que le Le Fier est indisponible suite à une avarie mécanique, l’Agile et ses compères L’Entreprenant et Le Farouche sortent pour entraînement du 2 au 9 octobre, participant ensuite aux essais (11 et 12 octobre) et à la remise en condition (14 au 25 octobre) du Le Fier. La 1ère DT exécute ensuite un dernier entraînement de division du 4 novembre au 24 décembre 1946.

L’année 1947 commence par un entraînement de division à partir du 5 janvier 1947 quand les quatre navires de la 1ère DT appareillent pour gagner les salins d’Hyères où ils mouillent du 5 au 12 janvier mais au moment d’appareiller, l’Entreprenant est victime d’une avarie qui l’oblige à regagner Toulon pour réparer.

Le reste de la divison exécute une école à feux du 13 au 20 janvier, faisant escale à Port La Nouvelle du 21 au 25 janvier où l’Entreprenant rejoint ses congénères une fois réparé.

La division au complet sort pour enfin pour entraînement de division du 26 janvier au 15 février, mouillant aux salins du 16 au 21 avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Les quatre torpilleurs légers de la 1ère DT s’entrainent alors du 15 mars au 10 avril avec la 1ère DCT et le croiseur lourd Charlemagne avant d’enchainer par des escales de représentation à Nice (12 au 17 avril), Bastia (18 au 24 avril), Ajaccio (25 au 30 avril) et Bonifaccio (2 au 7 mai) avant de rentrer à Toulon le 9 mai 1947 dans la matinée.

L’Agile sort pour entraînement de division en compagnie de L’Entreprenant et du Farouche du 16 mai au 15 juin 1947 avant de subir son deuxième grand carénage.

Il débarque alors ses munitions et vidange ses soutes pour être échoué du 18 juin au 25 juillet 1947 dans le bassin Vauban n°9.

Il subit une période de travaux complémentaires à flot avant de sortir pour essais du 5 au 7 août puis pour remise en condition du 9 au 23 août en compagnie des torpilleurs légers Le Fier et L’Agile, les trois torpilleurs légers faisant escale à Marseille du 24 au 29 août avant de rentrer à Toulon le lendemain.

L’Agile et Le Fier sortent pour une école à feux du 2 au 8 septembre, date de leur retour à Toulon. Ils participent ensuite aux essais (10 au 12 septembre) et à la remise en condition (14 au 28 septembre) du Farouche, les trois torpilleurs légers rentrant à Toulon le lendemain.

L’Agile, le Le Fier et le Farouche quittent Toulon pour entraînement du 6 au 21 octobre avant de participer aux essais (24 au 26 octobre) et à la remise en condition (28 octobre au 10 novembre) de l’Entreprenant qui venait d’achever son grand carénage, les quatre torpilleurs légers de la 1ère DT rentrant à Toulon le lendemain. La 1ère DT termine l’année par un entraînement de division du 18 novembre au 8 décembre puis une sortie d’entraînement du 13 au 23 décembre 1947, date de leur retour à Toulon.

L’Agile exécute un entraînement commun avec ses trois compères de la 1ère DT du 5 au 13 janvier avant un exercice réalisé au large de la Tunisie en compagnie de la 3ème DT et de la 2ème DC du 20 janvier au 15 février 1948.

Les huit torpilleurs légers et les trois croiseurs légers cinglent alors en direction du Levant, faisant escale à Lattaquié, à Tartous , à Beyrouth et à Haïfa (4 au 7 mars) avant de rallier Bizerte le 11 mars 1948.  La 1ère DT reprend la mer deux jours pour rentrer à Toulon le 16 mars 1948.

Après un entraînement de division du 25 mars au 19 mai et un entraînement divisionnaire allégé du 25 mai au 15 juin 1948, les torpilleurs léger L’Agile et le Le Fier sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juin au 7 juillet 1948, sortant pour essais du 8 au 10 juillet puis pour remise en condition du 11 au 25 juillet, rentrant le lendemain  à Toulon.

Ils participent ensuite aux essais (30 juillet au 1er août) et à la remise en condition (3 au 17 août) de leurs compères Le Farouche et L’Entreprenant, les quatre torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain.

Le 22 août 1948, les quatre torpilleurs passent au régime de guerre. Ils sortent pour entraînement du 25 août au 2 septembre, revenant à Toulon le lendemain 3 septembre mais se préparant aussitôt à sortir en cas de menace avérée en Méditerranée.

12-Torpilleurs légers (13)

B-Torpilleurs légers classe Le Fier (type 1010 tW)

Schéma de la classe Le Fier

Schéma de la classe Le Fier

Avant-propos

Dès les premiers essais à la mer, les limites des Melpomène ont sauté aux yeux des ingénieurs et des marins amenés à les servir mais avec de telles limites, il était difficile d’obtenir un navire à la fois rapide, endurant et bien armé.

Leurs successeurs doivent donc être plus gros pour obtenir une vitesse suffisante pour le combat et surtout disposer de la puissance offensive nécessaire.

Une série de notes publiées les 18, 27 février et 25 mai 1936 aboutit au choix d’un tonnage approchant les 1000 tonnes ce qui fait de ces nouveaux torpilleurs un type de navire intermédiaire entre les Melpomène de 610 tW et les Le Hardi de 1772tW. La mission reste la même que leurs prédécesseurs : le combat de nuit à distance rapprochée.

Les caractéristiques générales des 1010 tonnes sont adoptées dès décembre 1936 alors qu’à l’époque aucun Melpomène n’est encore en service.

Dotés d’une vitesse de 34 noeuds et d’une distance franchissable de 2500 miles à 15 noeuds, ils doivent disposer d’un armement nettement plus étoffé avec deux affûts doubles lance-torpilles de 550mm et quatre canons de 100mm groupés en deux pseudo-tourelles installées à l’arrière.

Le reste de l’armement prévu à  l’origine ne sera pas embarqué dans sa totalité. Si les quatre premiers torpilleurs sont temporairement armés de mitrailleuses de 13.2mm (huit en quatre affûts doubles), les douze autres navires seront armés de huit canons de 37mm Schneider en affûts simples puis en affûts doubles.

En ce qui concerne l’armement anti-sous-marin, ils devaient embarquer à l’origine une torpille remorquée Ginocchio, un grenadeur de sillage et deux mortiers Thornycroft mais au final, les Le Fier ne recevront que deux grenadeurs de sillage avec de nouvelles grenades légères de 130kg.

Les quatre premiers sont financés à la tranche 1937 (votée le 31 décembre 1936), trois à la tranche 1938 (votée le 31 décembre 1937), cinq à la tranche 1938bis (décret-loi du 2 mai 1938), deux à la tranche 1938ter (décret-loi du 12 avril 1939) et les deux derniers à la tranche 1941, la première du programme naval.

Si les quatre premiers porte des noms d’adjectifs martiaux (Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche), les douze autres portent des noms d’habitants de provinces françaises (L’Alsacien Le Breton Le Corse Le Tunisien _ex-Le Flamand_ Le Normand Le Parisien Le Provençal Le Saintongeais Le Niçois Le Savoyard Le Catalan et Le Béarnais).

Ces douze navires vont ainsi être repartis en quatre divisions de quatre torpilleurs soit une puissance offensive respectable avec seize canons de 100mm et seize tubes lance-torpilles de 550mm. La 1ère DT va être basée à Toulon, la 3ème DT à Bizerte, la 5ème DT à Dunkerque et la 7ème DT en Indochine.

Le Fier

-Le Fier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) le 17 janvier 1939 lancé le 12 mars 1940 et admis au service actif à Lorient le 27 février 1941.

Le premier torpilleur de 1010 tW forme à partir du 8 mai 1941 la 1ère DT en compagnie de son sister-ship l’Agile mis en service ce jour là, les Le Fier et L’Agile étant rejoints le 10 mai 1941 par L’Entreprenant.

En attendant la mise en service du Farouche, la 1ère DT dépend de la 3ème Escadre Légère de la Flotte de l’Atlantique même si cette affectation est très provisoire, l’affectation définitive de la 1ère Division de Torpilleurs étant la 2ème Escadre à Toulon.

La 1ère DT qui doit encore être rejoint par Le Farouche sort pour un premier entraînement de division du 21 mai au 16 juin 1941 moins une escale à Royan du 1er au 5, les trois torpilleurs ralliant Lorient le 17.

Le Fier est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 juin au 3 juillet, sortant pour essais du 4 au 6 juillet puis pour remise en condition du 8 au 19 juillet en compagnie du Farouche.

Il participe ensuite aux essais (21 au 23 juillet) et à la remise en condition (25 juillet au 3 août) de L’Agile, les deux torpilleurs disponibles de la 1ère DT participant ensuite aux essais (5 au 7 août) et à la remise en condition (9 au 23 août) de l’Entreprenant.

Les torpilleurs Le Fier L’Agile et L’Entreprenant sortent à nouveau pour entraînement du 2 au 28 septembre, rentrant le lendemain à Lorient.

La 1ère DT sort à nouveau pour entraînement du 6 au 13 octobre, rentrant à Lorient le lendemain et  le 15 octobre 1941, le Farouche est admis au service actif, permettant à la 1ère DT d’atteindre son format définitif.

A l’origine, la division devait rallier Toulon dans la foulée mais l’Amirauté décide finalement de faire effectuer à la division, une croisière d’entraînement aux Antilles. Le Fier et ses trois compères quittent Lorient le 22 octobre pour rallier Fort de France le 30 octobre 1941.

Après une opération de relations publiques du 31 octobre au 7 novembre (ouverture au public du 31 octobre au 3 novembre, sortie en mer pour des écoliers de la Martinique les 5 et 6 novembre), les quatre torpilleurs s’entrainent au large de la Martinique du 8 au 23 novembre.

La 1ère DT quitte Fort de France le 24 novembre, traverse l’Atlantique direction Dakar où elle arrive le 2 décembre pour une école à feux à Rufisque du 3 au 10 date à laquelle ils quittent l’AOF pour rallier Toulon, faisant escale pour se ravitailler à Casablanca le 13 décembre, les quatre torpilleurs arrivant à Toulon le 16 décembre 1941.

La 1ère DT va remplacer au sein du groupement de surveillance de la 2ème Escadre la 13ème DT composée des torpilleurs légers La Baliste La Poursuivante et La Bayonnaise.

Pour passer symboliquement le témoin, la 1ère et la 13ème DT sortent pour un exercice commun du 18 au 24 décembre, rentrant à  Toulon le lendemain.

Les torpilleurs légers Le Fier L’Agile Le Farouche et l’Entreprenant quittent Toulon pour un premier entraînement de division du 7 au 30 janvier, mouillant aux salins d’Hyères jusqu’au 9 février, rentrant à Toulon le lendemain.

Les quatre torpilleurs de la 1ère DT sortent à nouveau pour entraînement de division du 18 février au 16 mars, les quatre torpilleurs faisant escale à Tanger du 17 au 24 avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Un nouvel entrainement de division à lieu du 4 avril au 22 mai, la 1ère DT rentrant à son port d’attache le lendemain. Un entrainement de division allégé à lieu du 28 mai au 18 juin, les quatre Le Fier mouillant aux Salins du 19 au 25 avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le Le Fier est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juin au 11 juillet 1942, cette indisponibilité étant mise à profit pour moderniser la DCA, les huit mitrailleuses de 13.2mm en quatre affûts doubles sont remplacés par huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples. Il sort ensuite pour essais (12 au 14 juillet) puis pour remise en condition(16 au 26 juillet) en compagnie du Farouche et de l’Entreprenant.

Le Le Fier sort ensuite pour les essais (28 au 30 juillet) et pour la remise en condition (1er au 10 août) de l’Agile en compagnie de l’Entreprenant, enchainant par les essais (12 au 15 août) et la remise en condition (17 au 27 août) du Farouche, toujours en compagnie de l’Agile.

Le Le Fier, l’Agile et le Farouche participent alors aux essais (28 au 30 août) et à la remise en condition (1er au 12 septembre) de l’Entreprenant, la 1ère DT mouillant aux salins d’Hyères du 13 au 18 septembre avant de rallier Toulon le lendemain.

Le 27 septembre 1942, les quatre torpilleurs légers de la 1ère DT quittent Toulon pour un entraînement de division qui occupe le torpilleur léger Le Fier et ses trois compagnons jusqu’au 1er novembre, la 1ère DT ralliant Toulon le lendemain.

La 1ère Division de Torpilleurs termine l’année 1942 par un dernier entraînement de division qui à
lieu du 12 novembre au 20 décembre, la 1ère DT rentrant à Toulon le lendemain.

Après une période d’entretien à flot (chaudières et artillerie principalement) du 1er au 10 janvier et une sortie d’essais du 11 au 13 janvier, les quatre torpilleurs légers quittent Toulon le 16 janvier 1943 pour un entraînement au Levant.

Ils arrivent à Beyrouth le 23 janvier après une escale de ravitaillement à Bizerte. Ils vont y manoeuvrer du 24 janvier au 4 mars, rentrant le lendemain à Beyrouth. La 1ère DT quitte le Levant le 8 mars, fait escale à Bizerte du 13 au 18 mars avant de rallier Toulon le 21 mars 1943.

Le torpilleur léger Le Fier participe ensuite à un nouvel entrainement de division du 1er avril au 7 mai, la division rentrant le lendemain à Toulon.

Les torpilleurs légers de la 1ère DT sortent pour entraînement du 15 au 25 mai, mouillant aux salins d’Hyères du 26 au 31 mai, rentrant en fin de journée à Toulon.

Le Le Fier et l’Entreprenant sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 16 juin, sortant pour essais du 17 au 19  et pour remise en condition du 21 juin au 1er juillet. Ils participent ensuite aux essais (3 au 5 juillet) et à la remise en condition (7 au 17 juillet) des torpilleurs Le Farouche et l’Agile, les quatre torpilleurs légers rentrant le lendemain  à Toulon.

Du 20 juillet au 13 août, la 1ère DT manoeuvre avec la 2ème DCT  et le Marceau, les huit navires faisant escale à Nice du 14 au 17 août avant de rentrer à Toulon le.

Le Le Fier et ses trois compères de division effectuent un nouvel entrainement de division du 25 août au 15 octobre, rentrant à Toulon le 16 après un mouillage aux salins d’Hyères du 8 au 15. Il est suivit par un nouvel entrainement de division du 26 octobre au 10 décembre et un mouillage aux Salins d’Hyères du 11 au 16 décembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

La 1ère DT va alors entrer dans un cycle de carénage privant la division d’un navire et son navire-amiral va être le premier à y passer.

Le 3 janvier 1944, le Le Fier transmet son pavillon de chef de division à l’Entreprenant avant de vidanger ses soutes et de débarquer ses munitions. Il est échoué deux jours plus tard au bassin n°3 du Missiessy pour remise en état et modernisation.

La coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont remplacées, les turbines subissent une grande visite, les chaudières sont retubées, les locaux-vie et les locaux opérationnels sont remis en état…… .

Sur le plan de la modernisation, le Le Fier reçoit un Asdic et plusieurs radars en l’occurence un radar de navigation et un radar de veille combinée. Sur le plan de l’armement, les huit canons de 37mm en affûts simples sont remplacés par huit canons de 37mm en quatre affûts doubles modèle 1943.

Remis à flot le 20 février 1944, il est armé pour essais le 3 mars et sort pour ses essais post-carénage du 4 au 7  puis pour remise en condition du 9 au 23 mars à chaque fois en compagnie de l’Entreprenant et du Farouche, le Le Fier redevenant chef de division de la 1ère DT à leur retour à Toulon le 24.

Le Le Fier et l’Entreprenant sortent pour une école à feux commune du 30 mars au 6 avril avant de participer aux essais (8 au 10 avril) et à la remise en condition (12 au 26 avril) de l’Agile qui venait d’achever son premier grand carénage.

Alors que l’Entreprenant est entré en grand carénage, les torpilleurs Le Fier et l’Agile sortent pour entrainement du 3 au 10 mai puis participent aux essais (13 au 15 mai) et à la remise en condition (17 au 31 mai) du Farouche, les trois torpilleurs légers mouillant aux salins d’Hyères du 1er au 5 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Les torpilleurs Le Fier l’Agile et le Farouche sortent pour entraînement du 8 au 13 juin au large de Toulon mouillant aux salins d’Hyères à partir du 14 juin 1944.

Le 18 juin, ils sont rejoints par l’Entreprenant qui venaient d’achever son grand carénage. Les quatre torpilleurs légers sortent ainsi pour les essais (19 au 21 juin) et pour la remise en condition (23 juin au 2 juillet) du dernier nommé, les quatre torpilleurs légers rentrant à Toulon le lendemain.

Du 5 au 26 juillet, les torpilleurs légers de la 1ère DT manœuvrent avec le cuirassé Clemenceau puis après une courte escale à Ajaccio, s’entrainent avec le cuirassé et les contre-torpilleurs de la 10ème DCT jusqu’au 13 août. La petite escadre fait escale à Mers-El-Kébir du 15 au 21 avant que les torpilleurs légers, le cuirassé et ses torpilleurs d’escorte ne rentrent à Toulon deux jours plus tard.

Le Fier et ses trois comparses de la 1ère DT participent à un entrainement de division du 1er au 19 septembre avant un entrainement au large de l’AOF en compagnie de la 9ème DCT. Les deux divisions arrivent à Dakar le 28 septembre après une semaine de mer et vont y manoeuvrer jusqu’au 15 novembre, quittant la capitale de l’AOF le 16 pour rentrer à Toulon le 30 novembre après avoir fait escale à Casablanca du 20 au 25.

Les torpilleurs légers Le Fier L’Agile, L’Entreprenant et Le Farouche terminent l’année par un entraînement de division au large de Toulon réalisé du 7 au 30 décembre, date du retour de la division à son port d’attache.

Du 10 janvier au 8 février, la 1ère DT effectue un entrainement commun avec les torpilleurs d’escadre Fleuret et Lansquenet enchainant par un entrainement de division du 17 février au 18 mars, mouillant aux salins d’Hyères du 19 au 26, rentrant le lendemain à Toulon.

La 1ère DT effectue un nouvel entrainement de division du 4 avril au 2 mai, rentrant le lendemain à Toulon pour quelques jours à quai puisque du 7 mai au 30 juin, le Le Fier et ses trois acolytes s’entrainent avec la 12ème DCT, soutenu par le ravitailleur rapide L’Adour.

Le torpilleur léger Le Fier est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 21 juillet 1945, sortant pour essais du 22 au 24 et pour remise en condition du 26 juillet au 9 août en compagnie du Farouche et de l’Agile.

Le Fier participe ensuite aux essais (13 au 15 août) et à la remise en condition (17 au 31 août) de l’Entreprenant en compagnie de l’Agile, les torpilleurs légers Le Fier et l’Entreprenant participant dans la foulée aux essais (4 au 6 septembre) et à la remise en condition (8 au 22 septembre) du Farouche.

Les torpilleurs légers Le Fier l’Entreprenant et Le Farouche participent ensuite aux essais (26 au 28 septembre) et à la remise en condition (30 septembre au 14 octobre) de l’Agile, les quatre torpilleurs légers ralliant Toulon le lendemain.

Les Le Fier, le Farouche, l’Entreprenant et l’Agile terminent l’année par un entrainement de division mené du 23 octobre au 3 décembre, mouillant en rade de Villefranche du 4 au 14 avant de rallier Toulon le 15 décembre 1945, restant au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Après une sortie d’entraînement du 7 au 19 janvier, les quatre torpilleurs légers de la 1ère DT quittent Toulon le 22 janvier en compagnie du croiseur lourd Algérie et des 2ème et 9ème DCT pour un entraînement commun de six semaines du 22 janvier au 7 mars 1946, la petite escadre rentrant à Toulon dans la journée.

Le Le Fier enchaine par un entrainement de division du 15 mars au 6 mai, faisant escale avec ses trois compères du 7 au 12 mai à Alger avant de rentrer le surlendemain à Toulon.

La 1ère Division de Torpilleurs (1ère DT) quitte Toulon pour une école à feux du 17 au 21 mai puis après un ravitaillement le 22 mai 1946 effectuent un entraînement au combat antisurface du 23 mai au 3 juin date du retour de la division à Toulon pour les permissions d’été.

Le torpilleur léger Le Fier est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 4 au 25 juin, sortant pour essais du 26 au 28 juin avant remise en condition du 30 juin au 14 juillet en compagnie du Farouche et de l’Agile.

Le Le Fier participe ensuite aux essais (17 au 19 juillet) et à la remise en condition (21 juillet au 4 août) de l’Entreprenant en compagnie de l’Agile, le Le Fier et l’Entreprenant participent ensuite aux essais (8 au 10 août) et à la remise en condition (12 au 26 août) du Farouche.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 1ère DT participent alors aux essais (30 août au 1er septembre) et à la remise en condition (3 au 17 septembre) de l’Agile, les quatre torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères du 18 au 25 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Victime d’une avarie mécanique, le torpilleur léger Le Fier est indisponible du 30 septembre au 10 octobre 1946, sortant pour essais les 11 et 12 octobre et pour remise en condition du 14 au 25 octobre à chaque fois en compagnie de ses compères de la 1ère DT.

Le 4 novembre 1946, le Le Fier quitte Toulon en compagnie de ses compères de la 1ère DT pour le dernier entraînement de division de l’année qui à lieu du 4 novembre au 17 décembre, mouillant aux salins d’Hyères du 18 au 23 avant de rentrer à Toulon la veille de Noël.

L’année 1947 commence comme l’année précédente s’était terminée par un entrainement de division mais à l’appareillage, l’Entreprenant est victime d’une avarie qui l’oblige à rentrer à Toulon pour réparer.

Le reste de la division exécute une école à feux du 13 au 20 janvier, faisant escale à Port La Nouvelle du 21 au 25 janvier où l’Entreprenant rejoint ses congénères une fois réparé. La division au complet sort pour entraînement du 26 janvier au 15 février, mouillant aux salins d’Hyères du 16 au 21, rentrant à Toulon le lendemain.

Les quatre torpilleurs légers sortent pour une école à feux du 26 février au 4 mars, mouillant aux salins d’Hyères du 5 au 12 mars, rentrant le lendemain 13 mars 1947.

La 1ère DT sort ensuite avec la 1ère DCT et le croiseur lourd Charlemagne du 15 mars au 10 avril avant des escales à Nice (12 au 17 avril), Bastia (18 au 24 avril), Ajaccio (25 au 30 avril) et Bonifaccio (2 au 7 mai) avant de rentrer à Toulon le 9 mai 1947 dans la matinée.

Le Le Fier transmet son pavillon de chef de division au Farouche puis débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban n°9 du 11 mai au 17 juin 1947 pour une remise en état complète.

Remis à flot le 17 juin, il est armé pour essais le 27, sortant pour essais du 28 au 30 juin puis pour remise en condition du 2 au 16 juillet en compagnie du Farouche et de L’Entreprenant, les trois torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères du 17 au 24 juillet, rentrant à Toulon le lendemain.

Le Le Fier redevenu chef de division de la 1ère DT participe ensuite aux essais (5 au 7 août) et à la remise en condition (9 au 23 août) de l’Agile et ce en compagnie de l’Entreprenant, les trois torpilleurs légers faisant escale à Marseille du 24 au 29 août avant de rentrer à Toulon le lendemain 30 août 1947.

Le Fier et l’Agile sortent pour une école à feux du 2 au 8 septembre, date de leur retour à Toulon. Ils se ravitaillent rapidement avant de participer aux essais (10 au 12 septembre) et à la remise en condition (14 au 28 septembre) du Farouche, les trois torpilleurs légers rentrant à Toulon le lendemain.

Le Le Fier, l’Agile et le Farouche sortent pour entrainement du 6 au 22 octobre, rentrant le lendemain à Toulon.

Ils participent ensuite aux essais (24 au 26 octobre) et à la remise en condition (28 octobre au 10 novembre) de l’Entreprenant qui venait d’achever son grand carénage, les quatre torpilleurs légers de la 1ère DT rentrant à Toulon le lendemain.

La 1ère DT quitte Toulon pour un entraînement de division du 18 novembre au 7 décembre avant un nouvel entrainement du 13 au 22 décembre, rentrant le lendemain à Toulon.

Le torpilleur léger Le Fier commence l’année par un entraînement commun avec ses trois compères de la 1ère DT du 5 au 13 janvier, rentrant à Toulon le lendemain 14 janvier 1948. Ils reprennent la mer dès le 17 janvier pour rallier la Tunisie.

Le 19 janvier 1948, les torpilleurs légers Le Fier L’Agile L’Entreprenant et Le Farouche arrivent au large de Sfax où elle retrouve la 3ème DT  et les croiseurs légers de la 2ème DC  pour un exercice commun du 20 janvier au 15 février avant une croisière au Levant marquée par des escales à Lattaquié (18 au 21 février), à Tartous (22 au 25 février) , à Beyrouth (26 février au 2 mars), à Haïfa (4 au 7 mars) avant de rentrer à Bizerte le 11 mars 1948. La 1ère DT reprend la mer deux jours plus tard pour rentrer à Toulon le 16 mars 1948.

Les quatre torpilleurs de la 1ère DT quittent Toulon le 25 mars pour un nouvel entraînement de division réalisé du 25 mars au 18 mai, la division rentrant à Toulon le lendemain.

Le torpilleur léger Le Fier et ses compères de la 1ère DT quittent Toulon pour une école à feux du 25 mai au 2 juin puis exécutent un entraînement au combat antisurface du 4 au 14 juin, rentrant à Toulon le lendemain 15 juin 1948.

Les Le Fier et L’Agile sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juin au 7 juillet 1948, sortant pour essais du 8     au 10 juillet puis pour remise en condition du 11 au 25 juillet, rentrant le lendemain 26 juillet à Toulon.

Ils participent ensuite aux essais (30 juillet au 1er août) et à la remise en condition (3 au 17 août) de leurs compères Le Farouche et L’Entreprenant, les quatre torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain.

Le 22 août 1948, les quatre torpilleurs passent au régime de guerre. Ils sortent pour entraînement du 25 août au 2 septembre, revenant à Toulon le lendemain 3 septembre mais se préparant aussitôt à sortir en cas de menace avérée en Méditerranée.

12-Torpilleurs légers (4)

La Flore

Le torpilleur léger La Flore

Le torpilleur léger La Flore

-La Flore est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes le 26 mars 1934 lancé le 4 mai 1935 et admis au service actif le 27 janvier 1937.

A son admission au service actif, le torpilleur léger La Flore est affecté à Bizerte à la 12ème DT en compagnie de ses compères La Pomone L’Iphigénie et La Melpomène.

En juin 1939, les torpilleurs légers La Flore et La Melpomène rallient Lorient pour former une 14ème DT en compagnie du Bouclier.

La Flore devant servir de navire-école, il est armé à partir de juillet 1939 à effectifs réduits sauf durant la guerre de Pologne où il est armé  à effectifs de guerre pour des missions de souveraineté et de surveillance depuis Lorient dans le Golfe de Gascogne.

Le 5 janvier 1940, La Flore et ses compères de la 14ème DT repassent à effectifs réduits, redevenant des navires écoles pour former les marins nécessaires aux nouveaux navires de la Marine nationale.

La 14ème DT sort ainsi pour entraînement dans le Golfe de Gascogne du 7 au 20 janvier, du 25 janvier au 7 février et du 14 au 22 février.

Après une courte période d’entretien à flot du 23 février au 8 mars, les trois torpilleurs sortent à nouveau pour entraînement du 9 au 29 mars, rentrant à Lorient le lendemain.

La Flore et ses compères enchaînent ensuite par un entraînement commun avec la 4ème DT du 4 avril au 8 mai puis avec la 5ème DT du 11 mai au 2 juin, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.

Alors que La Melpomène est en grand carénage, La Flore sort pour une école à feux du 10 au 20 juin puis pour un entraînement au combat antisurface du 22 juin au 4 juillet en compagnie de son compère Bouclier.

Il sort ensuite seul pour une nouvelle école à feux du 6 au 13 juillet avant de participer aux essais (16 au 18 juillet) puis à la remise en condition (20 juillet au 4 août) de La Melpomène. La Melpomène et La Flore sortent ensuite pour un entraînement du 10 au 25 août avant de rentrer à Lorient le lendemain 26 août.

La Flore subit à son tour un grand carénage à l’Arsenal de Lorient du 28 août au 3 octobre 1940, sortant pour essais du 4 au 6 octobre puis pour remise en condition du 8 au 22 octobre, à chaque fois en compagnie de ses compères Melpomène et Bouclier.

Les trois torpilleurs font ensuite escale à Cherbourg du 23 au 27 octobre, au Havre du 28 au 31, à Dunkerque du 1er au 4 novembre, à Cherbourg à nouveau du 5 au 11, à Brest du 12 au 15 novembre avant de rallier Lorient le lendemain.

A noter que la réorganisation de septembre 1940 affectait la 14ème DT au groupement de surveillance de la flotte de l’Atlantique, Lorient restant le port d’attache des trois torpilleurs légers.

La Flore et ses deux compagnons de la 14ème DT terminent l’année par un entraînement commun avec la 11ème DT du 25 novembre au 18 décembre, les deux divisions faisant escale à Boulogne du 19 au 22 décembre avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg, la 11ème DT rentrant dans le port normand et la 14ème DT à Lorient le 24 décembre 1940 à l’aube.

La Flore commence l’année 1941 par une sortie d’entraînement en compagnie de La Melpomène et du Bouclier du 5 au 15 janvier, première sortie d’entraînement suivit d’une seconde du 22 au 27 janvier et d’une troisième du 4 au 12 février 1941.

Ces sorties de division sont suivies par un entraînement commun avec la 11ème DT du 26 février au 17 mars, les deux divisions effectuant une escale commune à Cherbourg du 18 au 24  avant que la 14ème DT ne rentre à Lorient le 26.

La Flore sort pour une école à feux du 3 au 10 avril avant de sortir en compagnie du Bouclier pour les essais (14 au 17 avril) et la remise en condition (19 au 30 avril) du Melpomène qui venait de connaître une période d’indisponibilité accidentelle. Les trois torpilleurs légers rentrent le lendemain à Lorient.

Après un entraînement de division du 8 mai au 4 juin, La Flore et ses deux compagnons de la 14ème DT font escale à La Pallice du 5 au 8 juin, à Royan du 9 au 12 juin, à Bordeaux du 17 au 22 juin, à Biaritz du 23 au 25 juin avant de rentrer à Lorient le 26 juin 1941.

La Flore sort pour une école à feux du 3 au 12 juillet avant de participer aux essais (18 au 21 juillet) et à la remise en condition (23 juillet au 7 août) du Melpomène.

Indisponible à son tour du 9 au 30 août, il sort pour essais (1er au 4 septembre) et pour remise en condition (6 au 20 septembre) en compagnie du Melpomène et du Bouclier, les  trois torpilleurs faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Hendaye du 25 au 30 septembre avant de rallier Lorient le lendemain 1er octobre 1941.

Les trois torpilleurs de la 14ème DT terminent l’année par un entraînement de division du 9 octobre au 16 novembre puis du 23 novembre au 26 décembre 1941, rentrant le lendemain à Lorient.

La Flore commence l’année par un entraînement de division avec ses deux compères de la 14ème DT et ceux de la 11ème DT basée à Cherbourg du 8 janvier au 16 février, les six torpilleurs faisant une escale commune à Saint-Malo du 17 au 22  avant que les deux divisions ne rentrent dans leur port d’attache, la 14ème DT rentrant à Lorient le 24 février 1942 à l’aube.

La 14ème DT enchaîne par un entraînement dans le Golfe de Gascogne du 4 mars au 2 avril puis par un entraînement commun avec la 2ème DTE venue de Brest du 6 avril au 8 mai, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.
Les torpilleurs La Flore, La Melpomène et le Bouclier vont alors appareiller pour une croisière d’instruction entre les ports des 1ère et 2ème Région Maritime. Les trois torpilleurs légers quittent Lorient le 12 mai, contournent la péninsule bretonne et pénètrent en Manche, réalisant manœuvre et écoles à feux jusqu’au 15 mai quand ils arrivent à Dunkerque.

Après une escale du 15 au 18 mai 1942, la 14ème DT manœuvre avec la 11ème DT du 18 au 25 mai avant que La Melpomène et ses deux compères ne fassent escale à Rouen du 25 au 28 mai, au Havre du 29 mai au 3 juin, à Saint-Malo du 4 au 7, à Nantes du 10 au 14, à Saint-Nazaire du 15 au 18, à La Pallice du 19 au 22, à Royan du 23 au 26, à Bordeaux du 27 au 30 juin, à Biarritz du 1er au 3 juillet avant de rentrer à Lorient le lendemain.

La Flore sort pour une école à feux du 12 au 20 juillet, faisant escale à Quiberon du 21 au 24 juillet avant de rallier Lorient le lendemain.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juillet au 16 août, sortant pour essais du 17 au 19 puis pour remise en condition du 21 août au 3 septembre à chaque fois en compagnie de La Melpomène, les deux torpilleurs légers participant ensuite aux essais (5 au 8 septembre) et à la remise en condition (10 au 25 septembre) du Bouclier, les trois torpilleurs ralliant Lorient le lendemain.

La 14ème DT quitte à nouveau Lorient pour entraînement du 4 au 24 octobre avant de rentrer le jour même à Lorient, enchaînant ensuite par un entraînement commun avec la 5ème DTE du 26 octobre au 24 novembre, la 14ème DTE rentrant à Lorient le 25 lendemain.

La Flore, la Melpomène et le Bouclier terminent l’année par une école à feux du 2 au 12 décembre, une escale à Saint-Nazaire du 13 au 17 décembre, exécutant un entraînement à la défense aérienne à la mer du 18 au 27 décembre, ralliant Lorient le 28 décembre 1942.

L’année 1943 commence pour les trois torpilleurs légers de la 14ème DT par un entraînement de division du 6 janvier au 8 février, les trois torpilleurs rentrant le lendemain à Lorient, ressortant du 14 février au 3 mars pour un nouvel entraînement mais ne rentrant à Lorient que le 10 mars après une escale à Saint-Nazaire du 4 au 9.

La Flore sort pour entraînement du 17 mars au 7 avril, faisant escale au Verdon du 8 au 12 avril avant de rentrer le lendemain à Lorient.

Le 18 avril, La Flore quitte Lorient pour rallier Cherbourg afin de subir un grand carénage, arrivant en Normandie le 19 avril. Il est échoué au bassin du 21 avril au 30 mai 1943, subissant une remise en état complète de sa coque, de son appareil propulsif et de ses locaux-vie.

Armé pour essais le 9 juin, il sort pour ses essais post-carénage du 10 au 13  puis pour remise en condition du 15 au 30 juin, le torpilleur ralliant Lorient le 5 juillet après une escale à Saint-Malo du 1er au 4.

Après une sortie d’entraînement en solitaire du 10 au 17 juillet, La Flore sort pour une école à feux avec La Melpomène du 19 au 26 juillet, les deux navires faisant escale au Verdon du 27 au 30 juillet avant un entraînement à la défense aérienne à la mer du 31 juillet au 6 août, les deux torpilleurs ralliant Lorient le lendemain.

La Flore enchaîne par un entraînement de division du 13 août au 20 septembre, la 14ème DT faisant escale à La Pallice du 21 au 25 septembre avant de rentrer à Lorient le 26.

Après une école à feux du 28 septembre au 3 octobre, la 14ème DT effectue un entraînement commun avec la 2ème DTE du 11 octobre au 8 novembre, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.

Après une ultime sortie commune du 12 au 20 novembre, la 14ème DT est dissoute le 22 novembre 1943, ces trois torpilleurs reclassés patrouilleurs devant être redéployés essentiellement outre-mer pour servir de navire de souveraineté.

La Flore va ainsi être redéployée à La Réunion. Elle subit une période d’entretien à flot du 23 novembre au 7 décembre 1943 avec remise en état et modification de son armement.

Il sort pour essais du 8 au 11 décembre puis pour remise en condition du 12 au 30 décembre 1943 en compagnie de ses deux anciens compères de feu la 14ème DT.

Les trois nouveaux patrouilleurs quittent Lorient le 4 janvier 1944, font escale à Lisbonne du 7 au 9 janvier, à Casablanca du 11 au 13 janvier puis arrivent à Tunis le 16 janvier _nouvelle affectation du Bouclier_.

La Flore et la Melpomène eux poursuivent leur chemin, faisant escale à Alexandrie du 21 au 23 janvier, franchissent le canal de Suez les 24 et 25 janvier avant de rallier Djibouti le 30 janvier 1944.

Si La Melpomène reste dans ce port car il s’agit de sa nouvelle affectation, La Flore continue sa route direction la Réunion, quittant la Corne de l’Afrique le 2 février, fait escale à Diego-Suarez le 7 février avant de rallier Port-des-Galets le 10 février 1944.

Il va y rester déployé jusqu’en septembre 1948, patrouillant au large de la Réunion, allant parfois jusqu’à l’Ile Maurice ou encore Madagascar notamment pour caréner notamment au printemps 1947.

A l’annonce du début du conflit en Europe, La Flore renforce ses patrouilles pour tenter d’intercepter  des corsaires allemands dont la présence est redoutée comme à l’automne 1939.

12-Torpilleurs légers (1)

12°) TORPILLEURS LEGERS

A-Torpilleurs légers classe Melpomène

Les torpilleurs de 610 tW une fausse bonne idée

Le 6 février 1922 est signé à Washington le premier traité limitant les armements navals, mettant notamment fin à la course aux cuirassés engagée entre les Etats Unis et le Japon pour le contrôle du Pacifique.

Ce traité limitait le tonnage globale des flottes (par exemple la France ne pouvait disposer que de 170000 tonnes de cuirassés et 60000 tonnes de porte-avions) et les capacités unitaires de chaque navires (35000 tonnes pour un cuirassé avec un artillerie principale ne pouvait dépasser 406mm, 10000 tonnes pour un croiseur avec une artillerie principale de 203mm).

Traité aux contours nébuleux et sujets à interprétation, il laissait certaines failles notamment la non limitation du nombre des navires de moins de 610 tonnes Washington (708 tonnes métriques).

Chaque pays vit là l’occasion d’augmenter discrètement leur flotte en se dôtant de nombreux bâtiments ne dépassant pas ce déplacement et la France ne fit pas exception à la règle en trouvant l’opportunité de s’équiper de navires sans trop gréver le budget des constructions navales.

Vont ainsi être financés aux lois de finance du 31 mars 1931, du 10 juillet 1931 et du 31 mars 1932, douze «escorteurs de convois», des navires reclassés torpilleurs le 24 octobre 1936.  Trop fragiles, au rayon d’action trop faible, à l’armement et à la détection ASM dépassés, ces navires montreront rapidement leurs limites ce qui explique leur déclassement en patrouilleur.

La construction de ces douze navires est assurée comme souvent pour les unités légères entièrement par le privé qu’ils s’agissent des Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes (La Pomone L’Iphigénie Bombarde), des Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes (La Melpomène et La Flore), des Chantiers Maritimes du Sud-Ouest (La Bayonnaise), des Chantiers Augustin Normand du Havre (La Cordelière Branlebas), des Ateliers et Chantiers de Seine Maritime (L’Incomprise  Bouclier) et des Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque (La Poursuivante Baliste).

La Melpomène

Le torpilleur léger La Melpomène

Le torpilleur léger La Melpomène

-La Melpomène est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes le 13 décembre 1933 lancée le 24 janvier 1935 et admise au service actif le 27 janvier 1937.

A l’origine, les douze torpilleurs de classe Melpomène forment trois divisions de quatre navires :

    -La 11ème DT à Cherbourg avec les L’Incomprise Branlebas Cordelière et Bouclier

    -La 12ème DT à Bizerte avec les La Pomone L’Iphigénie La Flore et La Melpomène

    -La 13ème DT à Toulon avec les Baliste La Poursuivante Bombarde et La Bayonnaise

Le 10 juin 1939, une 5ème Escadre est créée à Lorient, escadre qui dispose d’une 14ème DT composée des torpilleurs La Flore La Melpomène et Bouclier ce qui entraine donc une réorganisation des autres divisions de torpilleurs qui sont désormais ainsi composées :

 -11ème DT (Cherbourg) : L’Incomprise Branlebas et La Cordelière

    -12ème DT (Bizerte) : La Pomone l’Iphigénie Bombarde

    -13ème DT (Toulon) : Baliste La Poursuivante La Bayonnaise

La Melpomène devant servir de navire-école, il est armé à partir de juillet 1939 à effectifs réduits sauf durant la guerre de Pologne où il est armé  à effectifs de guerre pour des missions de souveraineté et de surveillance depuis Lorient dans le Golfe de Gascogne.

Le 5 janvier 1940, La Melpomène et ses compères de la 14ème DT repassent à effectifs réduits, redevenant des navires écoles pour former aussi bien des artilleurs que mes mécaniciens, des manœuvriers comme des tacticiens, les besoins de la marine étant tout simplement gigantesques.

La 14ème DT sort pour entraînement dans le Golfe de Gascogne du 7 au 20 janvier, du 25 janvier au 7 février et du 14 au 22 février, exécutant des écoles à feux, des lancements de torpilles, de grenadage.

Après une courte période d’entretien à flot du 23 février au 8 mars, les trois torpilleurs sortent à nouveau pour entraînement du 9 au 29 mars, rentrant à Lorient le 30.

Du 4 avril au 8 mai 1940, la 14ème DT manoeuvre avec la 4ème DT (Bourrasque, Orage et Ouragan) venue de Brest avant d’enchainer par un exercice commun avec la 5ème DT du 11 mai au 2 juin.

La Melpomène subit un grand carénage à l’Arsenal de Lorient, étant mis à sec au bassin du 5 juin au 15 juillet pour une remise en état complète, sortant pour essais du 16 au 18 juillet puis pour remise en condition du 20 juillet au 4 août en compagnie de La Flore.

La Melpomène et La Flore sortent pour un entraînement du 10 au 25 août avant de rentrer à Lorient le lendemain. Alors que La Flore est en grand carénage, La Melpomène sort pour les essais (28 au 31 août) et la remise en condition (2 au 16 septembre) du Bouclier, les deux navires faisant escale à Saint-Malo du 17 au 20 septembre et à Portsmouth du 21 au 25 septembre, ralliant Lorient le lendemain.

Suite à la réorganisation de la marine effective en septembre 1940, la 14ème DT quitte la 5ème Escadre (qui est dissoute) pour le groupement de surveillance de la Flotte de l’Atlantique, Lorient restant le port d’attache, la base opérationnelle de la 14ème DT.

La Melpomène et le Bouclier participent ensuite aux essais (4 au 6 octobre) et à la remise en condition (8 au 22 octobre) du Flore, les trois torpilleurs faisant escale à Cherbourg du 23 au 27 octobre, au Havre du 28 au 31 octobre, à Dunkerque du 1er au 4 novembre, à Cherbourg à nouveau du 5 au 11 novembre, à Brest du 12 au 15 novembre avant de rallier Lorient le 16.

Les trois torpilleurs légers de la 14ème DT quittent Lorient le 23 novembre pour rallier Cherbourg le lendemain  pour un exercice commun avec la 11ème DT du 25 novembre au 18 décembre, faisant escale à Boulogne avant de se séparer à  la hauteur de Cherbourg, la 11ème DT rentrant dans le port normand et la 14ème DT à Lorient le 24 décembre à l’aube.

La Melpomène commence l’année 1941 par une sortie d’entraînement en compagnie de La Flore et du Bouclier du 5 au 15 janvier, première sortie d’entraînement suivit d’une seconde du 22 au 27 janvier et d’une troisième du 4 au 12 février 1941.
Le 23 février 1941, la 14ème DT quitte Lorient pour un nouvel entraînement avec la 11ème DT, arrivant dans le port bas-normand le 25. Les deux divisions manœuvrent ensemble du 26 février au 17 mars, faisant escale à Rouen du 4 au 7 mars puis à Cherbourg du 18 au 24, la 14ème DT rentrant à Lorient le 26 mars 1941.

La Melpomène victime d’une avarie est indisponible du 30 mars au 13 avril 1941, sortant pour essais du 14 au 17 avril puis pour remise en condition du 19 au 30 avril à chaque fois en compagnie de ses compère Flore et Bouclier, les trois torpilleurs légers rentrant le lendemain à Lorient.

La Melpomène sort pour un nouvel entraînement de division en compagnie du Flore et du Bouclier du 8 mai au 4 juin, enchainant par des escales à La Pallice du 5 au 8, Royan du 9 au 12, Bordeaux du 17 au 22, Biaritz du 23 au 25 juin avant de rentrer à Lorient le lendemain.

Le torpilleur La Melpomène est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juin au 17 juillet 1941. Durant cette immobilisation, la DCA d’origine _deux affûts doubles de 13.2mm_ sont remplacés par deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples.

Il sort pour essais du 18 au 21 juillet et pour remise en condition du 23 juillet au 7 août, à chaque fois en compagnie du torpilleur La Flore.

Il participe ensuite aux essais (9 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 28 août) du Bouclier, La Melpomène et le Bouclier sortent ensuite pour les essais (1er au 4 septembre) et pour la remise en condition (6 au 20 septembre) du Flore, les trois torpilleurs faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Hendaye du 25 au 30 septembre avant de rallier Lorient le lendemain.

La Melpomène et les deux autres torpilleurs de la 14ème DT sortent pour un entraînement de division du 9 octobre au 10 novembre, faisant escale à Saint-Nazaire, à Bordeaux et à La Rochelle, rentrant à Lorient le 16 novembre 1941.

Les trois torpilleurs légers de la 14ème DT sortent pour le dernier entraînement de division de l’année du 23 novembre au 26 décembre, rentrant le lendemain à Lorient.

La Melpomène et ses deux compères de la 14ème DT quittent Lorient le 6 janvier 1942 pour rallier Cherbourg le 8 janvier au matin pour un nouvel exercice commun avec la 11ème DT, exercice exécuté du 8 janvier au 16 février, les deux divisions faisant une escale commune à Saint-Malo du 17 au 22 février, la 14ème DT rentrant à Lorient le 24 à l’aube.

La 14ème DT sort pour un nouvel entraînement de division dans le Golfe de Gascogne du 4 mars au 2 avril puis enchaine du 6 avril au 8 mai par un entraînement commun avec la 2ème Division de Torpilleurs d’Escadre (2ème DTE) venue de Brest, rentrant le lendemain à Lorient.

Les torpilleurs La Melpomène, Le Flore et Bouclier vont alors appareiller pour une croisière d’instruction entre les ports des 1ère et 2ème Région Maritime. Les trois torpilleurs légers quittent Lorient le 12 mai, contournent la péninsule bretonne et pénètrent en Manche, réalisant manoeuvres et écoles à feux jusqu’au 15 mai quand ils arrivent à Dunkerque.

Après une escale dans la ville de Jean Bart du 15 au 18 mai 1942, la 14ème DT manoeuvre avec la 11ème DT du 18 au 25 mai avant que La Melpomène et ses deux compères ne fassent escale à Rouen du 25 au 28 mai, au Havre du 29 mai au 3 juin, à Saint-Malo du 4 au 7 juin, à Nantes du 10 au 14 juin, à Saint-Nazaire du 15 au 18 juin, à La Pallice du 19 au 22 juin, à Royan du 23 au 26 juin, à Bordeaux du 27 au 30 juin, à Biaritz du 1er au 3 juillet avant de rentrer à Lorient le lendemain.

Le torpilleur léger La Melpomène est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet 1942, sortant pour essais du 27 au 30 juillet et pour remise en condition du 1er au 15 août en compagnie de son compère Bouclier.

La Melpomène participe ensuite aux essais (17 au 19 août) et à la remise en condition (21 août au 3 septembre) du Flore, les deux torpilleurs légers participant ensuite aux essais (5 au 8 septembre) et à la remise en condition (10 au 25 septembre) du Bouclier, les trois torpilleurs ralliant Lorient le lendemain.

La 14ème DT quitte à nouveau Lorient pour une école à feux du 4 au 14 octobre puis pour un entraînement à la défense aérienne à la mer du 16 au 24 octobre avant de rentrer le jour même à son port d’attache, enchainant ensuite par un entraînement commun avec la 5ème DTE du 26 octobre au 24 novembre, la 14ème DTE rentrant à Lorient le 25 novembre 1942.

La Melpomène, la Flore et le Bouclier terminent l’année par une école à feux du 2 au 12 décembre, une escale à Saint-Nazaire du 13 au 17 décembre, exécutant un entraînement à la défense aérienne à la mer du 18 au 27 décembre, ralliant Lorient le lendemain.

La Melpomène, la Flore et le Bouclier commencent l’année par un entraînement de division du 6 janvier au 8 février, rentrant le lendemain à Lorient. Ils sont de nouveau à la mer pour entraînement du 14 février au 3 mars, faisant escale  à Saint-Nazaire du 4 au 9 mars avant de rentrer à Lorient le lendemain .

Le 12 mars, le torpilleur léger La Melpomène quitte Lorient pour Cherbourg où il va subir un grand carénage. Arrivé en Haute-Normandie le 14 mars, il est échoué au bassin du 16 mars au 20 avril 1943, sortant pour essais du 1er au 3 mai et pour remise en condition du 5 au 20 mai, rentrant à Lorient le 22 mai 1943.

Le Melpomène sort pour entraînement du 27 mai au 10 juillet, entraînement entrecoupé d’escales à Hendaye (6 au 10 juin) et à Bordeaux (19 au 24) avant de rentrer à Lorient le 12 juillet.

Le Melpomène sort pour entraînement en compagnie du Flore du 19 juillet au 6 août moins une escale au Verdon du 27 au 30 juillet, les deux navires ralliant Lorient le 7 août.

Le 13 août, la 14ème DT au grand complet quitte Lorient pour un entraînement de division dans le Golfe de Gascogne exécuté du 13 août au 20 septembre, la division rentrant à Lorient le 26 septembre après une escale à La Pallice du 21 au 25.

La Melpomène et ses deux compagnons effectuent une école à feux du 28 septembre au 3 octobre, rentrant à Lorient le lendemain  avant d’enchainer par un entraînement commun avec la 2ème DTE  du 11 octobre au 8 novembre, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.

Après une ultime sortie commune du 12 au 20 novembre, la 14ème DT est dissoute le 22 novembre 1943, ses trois torpilleurs reclassés patrouilleurs devant être redéployés essentiellement outre-mer pour servir de navire de souveraineté.

La Melpomène va ainsi être redéployée à Djibouti. Elle subit une période d’entretien à flot du 23 novembre au 7 décembre 1943.

Le nouveau patrouilleur perd ainsi son canon de 100mm n°2 ainsi que son affût double lance-torpilles en échange de grenades ASM et de pièces légères supplémentaires en l’occurence deux canons de 37mm Schneider (ce qui porte le nombre à quatre en deux affûts doubles) et quatre mitrailleuses de 7.5mm en affûts simples installés sur les ailerons de passerelle et à la poupe.

Il sort pour essais du 8 au 11 décembre puis pour remise en condition du 12 au 30 décembre 1943 en compagnie de ses deux anciens compères de feu la 14ème DT.

Les trois nouveaux patrouilleurs quittent Lorient le 4 janvier 1944, font escale à Lisbonne du 7 au 9, à Casablanca du 11 au 13 puis arrivent à Tunis le 16 janvier _nouvelle affectation du Bouclier_.

La Melpomène et la Flore eux poursuivent leur chemin, faisant escale à Alexandrie du 21 au 23 janvier, franchissent le canal de Suez les 24 et 25 janvier avant de rallier Djibouti le 30 janvier 1944. Si La Melpomène reste dans ce port car il s’agit de sa nouvelle affectation, La Flore continue sa route direction la Réunion.

Le patrouilleur passe au bassin du 1er au 10 février pour inspection et réparations, sortant pour essais les 11 et 12 février avant de sortir pour entraînement au large de la Côte Française des Somalis du 14 au 24 février, ralliant Djibouti le lendemain.

Depuis ce port de la Corne de l’Afrique, le Melpomène va mener jusqu’en septembre 1948 des patrouilles de surveillance, appuyant les forces de souveraineté de la CFS notamment le régiment de tirailleurs sénégalais de la côté française des somalis. A plusieurs reprises, l’ancien torpilleur va tirer contre la terre pour dégager des patrouilles tombées dans des embuscades. Il va également surveiller les mouvements navals italiens depuis l’Érythrée et la Somalie italienne.

De mars à mai 1947, il subit un grand carénage à Diego-Suarez pour une remise en état complète sans modernisation de ses capacités militaires. Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, le patrouilleur va multiplier les patrouilles anti-sous-marines pour empêcher la manoeuvre des sous-marins italiens stationnés à Massoua en Érythrée.

11-Torpilleurs d’escadre (66)

Le Masséna

André Massena (1758-1817), Maréchal d'Empire, duc de Rivoli et Prince d'Esling

André Massena (1758-1817), Maréchal d’Empire, duc de Rivoli et Prince d’Esling

-Le Masséna est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes le 10 novembre 1946 et lancé le 4 décembre 1947 pour une période d’armement à flot.

Le 10 mars 1948, le Masséna quitte son chantier constructeur pour rallier Lorient en fin de journée afin de subir des travaux complémentaires, ses essais officiels et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Masséna est officiellement admis au service actif le 2 septembre 1948

Il quitte Lorient le jour même 2 septembre, ralliant au large de Cherbourg ses sister-ships Davout et Soult avec lesquels il rallie Dunkerque le 4 septembre 1948.

A l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège, les trois torpilleurs de la FTN  appareillent pour une mission de chasse aux sous-marins dans le détroit du Pas de Calais.

11-Torpilleurs d’escadre (27)

Le Fougueux

Le torpilleur d'escadre Le Fougueux

Le torpilleur d’escadre Le Fougueux

-Le Fougueux est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes le 21 septembre 1927 lancé le 4 août 1928 et  admis au service actif le 4 juillet 1930.

A son admission au service actif, le Fougueux est affecté à la 11ème DT (activée le 1er octobre 1930) en compagnie de ses sister-ships Frondeur, Bordelais et L’Alcyon.

Le 1er octobre 1934, la 11ème DT est dissoute et Le Fougueux affecté un temps au groupe de complément quitte Toulon le 27 juin 1935 pour Casablanca où il va servir de stationnaire au profit de Marine Maroc.

A compter du 1er novembre 1935, il retrouve cependant une division en l’occurence la 2ème DT à Brest en compagnie de ses sister-ship Frondeur et Basque.

Il participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne qu’il s’agisse de la non-intervention d’août 1936 à avril 1937, du contrôle naval d’avril à septembre 1937 puis les missions de présence jusqu’à la fin du conflit en mars 1939.

Le 23 mars 1938, la 2ème DT quitte Brest pour la Oran et la Méditerranée. Le 9 août 1938, Le Fougueux accompagné par Le Frondeur est attaqué par quatre avions républicains  mais les bombes tombent à plus de 4000m.

Au 3 septembre 1939, Le Fougueux est toujours intégré à la 2ème DT qui est revenue à Brest et mise à la disposition d’Amiral-Ouest pour des missions de présence dans le Golfe de Gascogne et des escortes entre l’Afrique du Nord, la France et la Grande Bretagne, mission qu’il mènera à bien jusqu’à la fin du conflit le 15 décembre 1939 et plus généralement jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Fougueux commence l’année 1940 par un entrainement de division en compagnie de ses sister-ships Frondeur et L’Adroit du 7 au 31 janvier avant d’enchainer par un entrainement commun entre la 2ème DT et le cuirassé Courbet  du 8 au 24 février, les trois  torpilleurs et le cuirassé faisant escale à Saint-Nazaire du 25 au 29 février avant de rentrer à Brest le 1er mars 1940.

Le Fougueux et le Frondeur sortent pour une école à feux du 8 au 18 mars, faisant escale à Avranches du 19 au 22 mars et à Cherbourg du 23 au 27 mars, rentrant le lendemain  à Brest. Le Fougueux et le Frondeur participent ensuite aux essais (31 mars au 3 avril) et à la remise en condition (5 au 20 avril) de L’Adroit après ses réparations.

Les torpilleurs d’escadre Fougueux, Frondeur et L’Adroit quittent Brest le 27 avril 1940 pour un entrainement de division qui les occupent jusqu’au 18 mai, les trois torpilleurs de la 2ème DT  faisant escale à La Pallice du 19 au 22 mai et à Hendaye du 23 au 27 mai avant de rallier Brest le 28.

Le Fougueux sort pour une école à feux en mer d’Iroise du 5 au 18 juin, faisant escale à Concarneau du 19 au 22 juin avant de rentrer à Brest le lendemain. Il participe dans la foulée aux essais (24 au 27 juin) et à la remise en condition (29 juin au 13 juillet) du L’Adroit

Indisponible pour entretien et permissions estivales de l’équipage du 14 juillet au 4 août, le Fougueux sort pour essais du 5 au 8 août puis pour remise en condition du 10 au 25, à chaque fois en compagnie de ses sister-ships Frondeur et L’Adroit.

Le 4 septembre 1940, la 2ème DT quitte Brest pour entrainement, Le fougueux effectuant avec le L’Adroit et le Frondeur une école à feux du 4 au 11 septembre, ralliant ensuite Cherbourg où ils arrivent le 12. Ils enchainent par un entrainement commun avec les torpilleurs légers de la 11ème DT du 17 septembre au 8 novembre, les L’Adroit et les Melpomène  se séparant à la hauteur d’Ouessant le 9 novembre, la 2ème DT rentrant à Brest le lendemain.

La 2ème DTE termine l’année 1940 par un entrainement commun avec les vénérables cuirassés Courbet et Paris dans le Golfe de Gascogne du 21 novembre au 12 décembre, les cinq navires rentrant à Brest le 13 décembre 1940.

Le Fougueux commence l’année 1941 par un entrainement de division du 4 au 21 janvier, les trois torpilleurs d’escadre faisant escale à Royan du 22 au 27 janvier avant de rentrer à Brest le lendemain.

Le Fougueux sort pour entrainement du 7 au 15 février, participant ensuite avec le Frondeur aux essais (21 au 24 février) et à la remise en condition (26 février au 6 mars) du L’Adroit victime précédemment d’une avarie mécanique avant  un entrainement de la 2ème flottille de torpilleurs du 20 mars au 5 avril 1941, date du retour des torpilleurs à Brest et un entrainement de division du 12 avril au 24 mai 1941, le Fougueux rentrant à Brest en compagnie du Frondeur et du L’Adroit le 25 mai 1941.

Le Fougueux sort pour école à feux et lancement de torpilles du 2 au 12 juin, rentrant à Brest le lendemain. Il est indisponible pour permissions de l’équipage du 17 juin au 8 juillet, sortant pour essais du 9 au 12 juillet et pour remise en condition du 14 au 30 juillet en compagnie de L’Adroit, les deux torpilleurs  d’escadre participant ensuite aux essais (31 juillet au 3 août) et à la remise en condition (5 au 21 août) du Frondeur.

Le Fougueux débarque alors ses munitions puis vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Tourville le 31 août 1941 pour un grand carénage. Outre une remise en état de la coque, de l’appareillage propulsif et des locaux vie et opérations, le Fougueux bénéficie d’une modernisation de ses capacités militaires : embarquement d’un Asdic, d’un radar de navigation et d’un radar de veille combinée et modernisation de la DCA désormais composée de quatre canons de 37mm et de deux canons de 25mm.

Remis à flot le 30 septembre 1941, le Fougueux est armé pour essais le 8 octobre, effectuant ses essais officiels du 9 au 12 octobre et sa remise en condition du 14 au 30 octobre, à chaque fois en compagnie du Fougueux, les deux torpilleurs faisant escale à Quiberon du 31 octobre au 3 novembre, avant de rentrer à Brest le 4 novembre 1941.  Le même jour, L’Adroit transmet son pavillon de navire-amiral de la 2ème DTE au Fougueux puis est échoué le lendemain 5 novembre au bassin Tourville pour grand carénage.

Le Fougueux effectue une école à feux du 10 au 17 novembre en mer d’Iroise avant de rentrer à Brest le lendemain. Il participe ensuite aux essais (23 au 26 novembre) et à la remise en condition (28 novembre au 12 décembre) du Frondeur, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 13 décembre 1941.

Le Fougueux et le Frondeur effectuent une école à feux du 19 au 25 décembre, se ravitaillant à Brest le 26 décembre avant de mouiller en baie de Douarnenez le soir. Le 28 décembre, les deux torpilleurs de la 2ème DTE y sont rejoints par L’Adroit qui venait de réaliser ses essais à la mer, les trois torpilleurs sortant du 30 décembre 1941 au 8 janvier 1942, faisant escale à Lorient du 9 au 12 janvier avant un nouveau cycle d’entrainement du 13 au 25 janvier, date à laquelle les trois torpilleurs rentrent à Brest et que l’Adroit redevient navire-amiral de la 2ème DTE.

Du 1er au 22 février, le Fougueux et ses compères L’Adroit et Frondeur sont à la mer pour entrainement, un entrainement destiné à préparer un exercice commune à tous les torpilleurs d’escadres de la 2ème FT, exercice qui à lieu du 26 février au 31 mars 1942.

Le 5 avril 1942, la 2ème DTE quitte Brest direction Lorient où la division arrive en fin de journée pour un entrainement avec la 14ème DT du 6 avril au 8 mai, la 2ème DTE rentrant à Brest le lendemain.

Du 15 mai au 20 juin 1942, les torpilleurs d’escadre Fougueux Frondeur et L’Adroit manœuvrent avec l’Ouragan, les quatre torpilleurs faisant escale à Bordeaux du 21 au 27 juin avant de rallier Brest le lendemain.

Le Fougueux est indisponible du 29 juin au 19 juillet, sortant pour essais du 20 au 23 juillet et pour remise en condition opérationnelle du 25 juillet au 8 août, à chaque fois en compagnie du Frondeur.

Le Fougueux participe ensuite aux essais (10 au 14 août) et à la remise en condition (16 au 30 août) de L’Adroit, les deux torpilleurs participant dans la foulée aux  essais (1er au 4 septembre) et à la remise en condition (6 au 20 septembre) du Frondeur.

Le Fougueux sort pour entrainement en division en compagnie de L’Adroit et du Frondeur  du 1er octobre au 18 octobre quand les trois torpilleurs arrivent à Saint-Nazaire pour quelques jours d’escale.

Le 24 octobre 1942 lors de l’appareillage, le Fougueux entre en collision avec L’Adroit. Si Le Fougueux n’est que légèrement endommagé, le L’Adroit doit entrer en réparations à Lorient jusqu’au 15 décembre 1942 obligeant le Frondeur à devenir navire-amiral de la 2ème DTE.
Le Fougueux et le Frondeur rentrés à Brest le 1er novembre 1942, sortent à nouveau pour entrainement du 8 novembre au 13 décembre, rentrant le lendemain  à Brest.

Les torpilleurs Fougueux et Frondeur participent ensuite aux essais (18 au 21 décembre) et à la remise en condition (23 décembre 1942 au 7 janvier 1943) de L’Adroit en compagnie du Frondeur, ce dernier lui remet alors le pavillon de navire-amiral de la division.

Pour le Fougueux, l’année 1943 commence réellement par un entrainement de division du 15 janvier au 5 mars 1943, entrainement ayant pour cadre Ouessant et le Golfe de Gascogne. Elle se poursuit par un entrainement commun de la 2ème DTE avec la 5ème DTE du 12 mars au 2 mai puis par un nouvel entrainement de division du 10 mai au 24 juin, la division de torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le 25 juin 1943.

Le Fougueux sort pour entrainement du 2 au 14 juillet, rentrant à Brest le lendemain 15 juillet. Il est ensuite indisponible du 18 juillet au 8 août, sortant pour essais (9 au 12 août) puis pour remise en condition (14 au 29 août) en compagnie du L’Adroit.

Le Fougueux et L’Adroit se ravitaillent à Brest le 31 avant de participer aux essais (1er au 4 septembre) et à la remise en condition (6 au 20 septembre) du Frondeur, les trois torpilleurs de la 2ème DTE faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Biaritz du 25 au 30 septembre, rentrant  à Brest le 2 octobre à l’aube.

Le 9 octobre 1943, les trois torpilleurs d’escadre de la 2ème DTE quittent Brest pour Lorient où ils arrivent en fin de soirée pour un dernier exercice avec la 14ème DT. Les deux divisions manœuvrent ensemble du 11 octobre au 8 novembre, la 2ème DTE ralliant Brest le lendemain 9 novembre 1943.

Le 18 novembre 1943, la 2ème DTE appareille pour une croisière d’instruction de plus de trois mois entre les ports français de l’Atlantique, de la Manche et de la Méditerranée.

Les trois torpilleurs effectuent de nombreux exercices sans oublier des escales comme à Cherbourg du 19 au 22 novembre, au Havre du 23 au 27 novembre, à Boulogne du 28 novembre au 1er décembre, à Dunkerque du 2 au 7 décembre, à Rouen du 9 au 12 décembre, à Saint Malo du 13 au 16 décembre, à Saint-Nazaire du 18 au 21 décembre, à La Pallice du 23 au 26 décembre, à Biaritz du 27 janvier 1943 au 2 janvier 1944.

Les torpilleurs de la 2ème DTE sont à Casablanca du 5 du 8 janvier, à Oran du 10 au 13 janvier, à Alger du 15 au 18 janvier, à Tunis du 20 au 23 janvier, à Bizerte du 25 au 28 janvier, à Lattaquié du 1er au 4 février, à Beyrouth du 5 au 8 février, à Ajaccio du 11 au 14 février, à Nice du 15 au 18 février, à Marseille du 19 au 22 février, à Port-Vendres du 24 au 27 février, à Casablanca du 1er au 4 mars, à Biaritz du 7 au 11 mars, à Saint-Nazaire du 13 au 17 mars avant de rentrer à Brest le 18 mars 1944 après quatre mois loin de son port d’attache.

Les trois torpilleurs vont subir une période d’entretien étoffé (ou un petit carénage allégé c’est selon) en passant au bassin Tourville.

Le Fougueux est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Brest du 31 mars au 8 avril pour inspection des œuvres, grattage et peinture de la coque plus les travaux d’entretien courant. Il sort pour essais et remise en condition du 10 au 22 avril, faisant escale à Concarneau du 23 au 27 avril, ralliant Brest le lendemain 28 avril 1944. Il enchaine ensuite par un entrainement de division du 1er mai au 15 juin 1944, date du retour des trois navires à Brest.

Le Fougueux exécute une école à feux au large de Brest du 22 au 30 juin, faisant escale à Quimper du 1er au 5 juillet, rentrant le lendemain 6 juillet 1944 à Brest. Il est ensuite indisponible du 8 au 29 juillet, sortant pour essais du 30 juillet au 2 août et pour remise en condition du 4 au 17 août en compagnie du L’Adroit, les deux torpilleurs disponibles de la 2ème DTE participant ensuite aux essais (20 au 23 août) et à la remise en condition (25 août au 8 septembre) du Frondeur.

L’entrainement de division mené du 13 au 30 septembre 1944 est particulier puisque c’est le dernier du L’Adroit qui est placé en position de complément le 2 octobre après avoir la veille transmis son pavillon de navire-amiral de la 2ème DTE au Frondeur.

Le Fougueux débarque alors ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué dans le bassin Tourville pour un grand carénage. Échoué du 2 octobre au 5 novembre 1944, il subit une remise en état et une modernisation.

Outre une mise à jour de l’électronique embarquée (qui devenait rapidement obsolète), le Fougueux voit sa DCA être modernisée qui passe de quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 à huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943.

Armé pour essais le 15 novembre, le Fougueux sort pour essais du 16 au 19 novembre et pour remise en condition du 21 novembre au 4 décembre, faisant escale à Cherbourg du 5 au 10 décembre et à Dunkerque du 11 au 17 décembre, rentrant à Brest le lendemain 18 décembre.

Il participe ensuite aux essais (27 au 30 décembre) et à la remise en condition (2 au 16 janvier 1945) de son compère le Frondeur, les deux torpilleurs de la 2ème DTE rentrant à Brest le 21 janvier après une escale à La Pallice du 17 au 20 janvier.

Le 30 janvier 1945, la 2ème DTE quitte Brest pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, Le Fougueux et le Frondeur s’entrainant ainsi du 30 janvier au 6 avril, rentrant à Brest le lendemain.

Le Fougueux et le Frondeur quittent Brest le 15 avril pour un exercice commun avec la 3ème DEL et l’aviso-hydrographe Beautemps-Beaupré jusqu’au 26 mai, les différents navires rentrant à Brest le lendemain 27 mai 1945.

Le Fougueux effectue une école à feux du 5 au 12 juin, faisant escale à La Pallice du 13 au 17 juin, rentrant à Brest le lendemain 18 juin. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet et pour remise en condition du 13 au 27 juillet, à chaque fois en compagnie du Frondeur, les trois torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 28 juillet 1945.

Le 6 août 1945, le Fougueux et le Frondeur quittent Brest pour le dernier entrainement de la divion de la 2ème DTE avant sa dissolution, entrainement exécuté du 6 août au 24 septembre, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Le 27 septembre 1945, le Fougueux est mis en position de complément ce qui entraine la dissolution de la 2ème DTE.

Le torpilleur d’escadre Le Fougueux est officiellement désarmé le 23 novembre 1945.

Il passe au bassin (bassin Tourville) du 24 novembre au 5 décembre 1945 puis est remorqué à Landevennec dès le surlendemain 7 décembre 1945. Il est condamné le même jour sous le numéro Q-21.

Il est coulé comme cible le 12 septembre 1946, le sous-marin Casabianca plaçant deux torpilles de 550mm, l’ex-torpilleur se cassant en deux et sombrant en mer d’Iroise.

Classe L'Adroit

Caractéristiques Techniques de la classe L’Adroit

Déplacement :  théorique 1378 tonnes  prévu 1516 tonnes pleine charge 2000 tonnes

Dimensions :  Longueur hors tout : 107.2m Longueur entre perpendiculaires : 100.9m  Largeur : 9.91m Tirant d’eau : 3.45m à l’avant et 4.24m à l’arrière à pleine charge.

Propulsion : deux groupes indépendants de turbines à engrenages chacun composé d’une turbine HP (Haute Pression) à action et à réaction, d’une turbine BP (Basse pression) qui intègre une turbine pour marche arrière.

Les turbines sont alimentées en vapeur par trois chaudières multitubulaires réparties en deux salles (une dans la chaufferie avant et deux dans la chaufferie arrière), la conception de l’appareil évaporatoire ayant été centralisée et confiée aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët.

Trois modèles de turbines sont ainsi utilisées ce qui complexifie l’entretien même si la marine veillait à ce que les torpilleurs d’une même division disposent de mêmes turbines. Les torpilleurs L’Adroit L’Alcyon Bordelais Frondeur et Fougueux sont équipés de turbines Zoelly, Le Basque est équipé de turbines Rateau. Les torpilleurs La Palme La Railleuse Le Fortuné Le Mars Brestois Boulonnais Forbin et Foudroyant sont équipées de turbines Parsons.

L’appareil propulsif dévellope une puissance totale de 31000ch, les turbines entrainant deux lignes d’arbres terminées par des hélices de 3m de diamètre quadripales en laiton haute résistance. Un gouvernail

Les soutes peuvent contenir un total de 378 mètres cubes de mazout. Le volume total de l’eau des chaudières est de 29 mètres cubes

Performances :  vitesse maximale pratique : 30 noeuds distance franchissable (théorique) 3000 miles nautiques à 15 noeuds mais en réalité seulement 2010 miles à 15 noeuds et 2138 miles à 13 noeuds.

Electronique : un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée

Armement

(Origine) : 4 canons de 130mm modèle 1924 en quatre affûts simples sous masque (deux avant et deux arrière) superposés; deux canons de 37mm modèle 1925 (installés à la hauteur du rouf arrière);

quatre mitrailleuses de 8mm Hotchkiss modèle 1914 en deux affûts doubles puis quatre mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en deux affûts doubles;

deux plate-formes triples lance-torpilles de 550mm modèle 1920; deux grenadeurs parallèles installés à l’arrière avec six grenades par grenadeur plus quatre grenades de réserve et deux mortiers Thornycroft de 240mm installés à l’arrière de la tueuge sous le jambage du mât tripode. Chaque mortiers dispose de trois grenades de 100kg.

(Modifications) :  Les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 sont remplacés sur tous les navires (sauf La Railleuse) par quatre canons de 37mm modèle 1941 et deux canons de 25mm modèle 1939-40 en affûts simples.

Les L’Alcyon, Bordelais Basque, Frondeur Forbin, Foudroyant et Fougueux recevant au cours de leur dernier grand carénage  quatre canons de 37mm supplémentaires en remplacement des canons de 25mm, tous ces canons de 37mm étant regroupés en quatre affûts doubles.

Equipage :  A la construction, l’équipage se compose de 142 hommes avec un officier supérieur commandant, six officiers subalternes, un premier maitre mécanicien, cinq ou six maitres, de douze à dix-sept second maîtres, 109 à 115 quartiers-maitres et marins et deux agents de service.

L’effectif du temps de guerre sera porté à 9 officiers et 153 officiers mariniers, quartiers-maitres et marins.

10-Contre-torpilleurs (33)

Le Volta

Le contre-torpilleur Volta à la mer au large de Toulon

Le contre-torpilleur Volta à la mer au large de Toulon

-Le Volta est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) de Nantes en décembre 1934 lancé le 26 novembre 1936 et mis en service le 21 mars 1939.

A son admission au service actif, il forme la 6ème DCT, une division de contre-torpilleurs de la 1ère Escadre avec Toulon comme port d’attache.

Néanmoins quand éclate la guerre de Pologne, le Mogador et le Volta ont rejoint Brest pour intégrer la force de Raid.

Sous le commandement de l’amiral Gensoul, cette force occasionnelle regroupe les navires les plus récents de la flotte comme les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg qui sont chargés de faire sus aux raiders allemands.

A l’issue de cette guerre de Pologne, alors qu’une importante réorganisation se prépare, il est décidé de redéployer les deux plus puissants contre-torpilleurs à Toulon pour faire face aux italiens.

Le Volta et le Mogador  quittent Brest le 6 janvier, font escale à Bordeaux du 7 au 10 janvier, à Casablanca du 13 au 15 avant de rallier Toulon le 18 janvier 1940 au soir.

Les deux puissants contre-torpilleurs subissent une période de travaux à flot du 19 janvier au 3 février, sortant pour essais du 4 au 6 février avant un stage de remise en condition mené du 7 au 20 février.

L’Amirauté décide d’effectuer une tournée de propagande en Méditerranée avec ses deux plus puissants contre-torpilleurs, faisant escale successivement à Marseille, Sète, Port-Vendres, Ajaccio, Tanger, Oran,Alger,Bizerte,Tunis, La Valette, Heraklion,Le Pirée,Thessalonique,Istanbul, Izmir,Antalya,Lattaquié,Beyrouth,Haïfa et Alexandrie. Ils rentrent ensuite à Toulon le 16 mai après une courte escale de ravitaillement à Bizerte.

La 6ème DCT sort à nouveau pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion et au large de la Corse du 25 mai au 27 juin, date à laquelle le Volta et le Mogador rentrent à Toulon.

Le Volta effectue une école à feu du 2 au 7 juillet avant de mouiller aux salins d’Hyères du 8 au 13 juillet, sortant pour un nouvel entrainement du 14 au 22 juillet avant de rentrer le lendemain 23 juillet à Toulon.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 25 juillet au 20 août, sortant pour essais du 21 au 24 août 1940. Retrouvant la 13ème DT et son sister-ship Mogador aux salins d’Hyères, il effectue sa remise en condition en leur compagnie du 25 août au 13 septembre.

Les deux divisions décidément inséparables vont manoeuvrer ensemble au cours d’un entrainement de division dans le Golfe du Lion et ce du 23 septembre au 10 octobre.

Les deux divisions vont mouiller aux salins d’Hyères du 11 au 17 octobre, sont à Marseille du 18 au 21 octobre, à Sète du 22 au 25 octobre et à Port-Vendres du 26 au 30 octobre avant de rentrer le 1er novembre 1940 à Toulon.

La 6ème DCT sort à nouveau pour entrainement du 5 au 10 novembre, faisant escale à Ajaccio du 11 au 15 novembre, la compagnie de débarquement du Mogador et celle du Volta défilant dans les rues de la ville corse en compagnie d’une section de fusiliers marins de la BAN d’Aspretto, d’une section de fusiliers de l’air de la base aérienne de Calvi-Sainte Catherine et d’une section de la 173ème DBIA à l’occasion des célébration de l’armistice de novembre 1918.

Le Volta et Le Mogador effectuent une école à feux au large des îles Sanguinaires du 16 au 20 novembre. Après une escale à Calvi du 20 au 23 novembre, ils effectuent un exercice de combat antisurface du 24 novembre au 2 décembre, rentrant le lendemain à Toulon.

Le Volta sort pour une école à feux du 10 au 15 décembre, mouillant aux salins du 16 au 20 décembre avant une nouvelle sortie d’entrainement du 21 au 28 décembre, date à laquelle il rentre à Toulon.

Le Volta commence l’année par une participation du 2 au 10 janvier 1941 à la remise en condition du Mogador,  les deux navires de la 6ème DCT rentrant à Toulon le 16 janvier après une escale à Marseille du 11 au 15.

La 6ème DCT quitte Toulon le 23 janvier, fait escale à Casablanca du 27 au 30 janvier avant de rallier Dakar le 4 février 1941 pour un entrainement de division qui occupe le Volta et son sister-ship jusqu’au 22 février.
La division de contre-torpilleurs enchaine alors par une tournée en Afrique Equatoriale et plus précisément dans le Golfe de Guinée,  faisant escale à Abidjan du 28 février au 2 mars, à Conakry du 5 au 8 mars, à Douala du 9 au 12 mars et à Pointe Noire du 14 au 17 mars.

Après une nouvelle école à feux du 18 au 22 mars, les deux contre-torpilleurs font escale à Lomé du 23 au 26 mars, à Dakar du 28 mars au 2 avril, à Casablanca du 6 au 9 avril avant de rentrer à Toulon le 15 avril 1941.

Le Volta et le Mogador sortent à nouveau pour entrainement, effectuant une école à feux du 22 au 26 avril avant de mouiller aux salins d’Hyères du 27 avril au 2 mai. Ils affrontent ensuite la 13ème DT du 3 au 10 mai, les deux divisions effectuant une escale commune à Nice du 11 au 15 mai, rentrant ensemble à Toulon le 16 mai 1941.

Le Volta est indisponible (avarie mécanique) du 18 au 28 mai,  sortant pour essais les 29 et 30 mai avant d’effectuer un exercice de combat antisurface contre son compère de la 6ème DCT du 2 au 12 juin, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Sète du 13 au 17 juin, à Barcelone du 18 au 21 juin, à Marseille du 22 au 25 juin, rentrant à Toulon le lendemain.

Le Volta sort de nouveau pour une école à feux du 30 juin  au 3 juillet, faisant escale à La Ciotat du 4 au 8 juillet avant un entrainement au combat antisurface du 9 au 13 juillet, le contre-torpilleur participant le lendemain à la revue navale pour célébrer notre fête nationale. Il sort à nouveau du 15 au 20 juillet, dernière sortie avant sa période d’indisponibilité estivale.

Le Volta est indisponible du 21 juillet au 20 août 1941, sortant pour essais du 21 au 23 août, retrouvant ce même jour son sister-ship mouillé aux salins d’Hyères. Les deux contre-torpilleurs sont à la mer du 23 au 27 août, en escale à Bastia du 28 au 31 août, à nouveau la mer du 1er au 5 septembre, rentrant à Toulon le 9 septembre après une escale à Ajaccio du 6 au 8 septembre 1941.

Le 17 septembre 1941, la 6ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion, entrainement qui occupe le Volta et son sister-ship du 17 septembre au 5 octobre avant des escales à Sète du 6 au 10 octobre, à Marseille du 11 au 15 octobre, à Porto-Ota du 16 au 20 octobre avant de rentrer à Toulon le lendemain 21 octobre 1941.

Le Volta sort pour entrainement du 26 octobre au 4 novembre, faisant escale à Sète du 5 au 9 novembre, rentrant le 10 novembre à Toulon. Il subit du 11 novembre au 1er décembre une période de travaux à flot consacré en particulier à la modernisation de la DCA.

Comme le Mogador, le Volta troque ses deux affûts doubles de 37mm modèle 1933 et ses quatre mitrailleuses de 13.2mm en deux affûts doubles modèle 1932  contre huit canons de 37mm Schneider en quatre affûts doubles et six canons de 25mm Hotchkiss en trois affûts doubles.

Après ses essais à la mer, il retrouve le Mogador mouillé aux salins d’Hyères le 4 décembre.  Les deux contre-torpilleurs sont à la mer du 6 au 13 décembre puis après un mouillage aux Salins du 14 au 17 décembre, effectuent une dernière sortie du 18 au 23 décembre, rentrant le lendemain à Toulon.

Le 1er janvier 1942, les divisions de contre-torpilleurs sont réorganisés. Le Mogador et le Volta sont redéployés à Bizerte où ils forment la 11ème DCT.

Le Mogador et le Volta quittent Toulon le 31 décembre 1941 et rallient Bizerte le 2 janvier 1942.

Alors que le Mogador subit son premier grand carénage, le Volta sort pour entrainement du 10 au 22 janvier, faisant escale à Alger du 23 au 27 janvier, à Tunis du 28 janvier au 1er février avant de rentrer à Bizerte le lendemain 2 février 1942.

Après une école à feux du 9 au 15 février, le Volta effectue un entrainement de défense aérienne à la mer du 17 au 26 février puis un entrainement au mouillage de mines du 28 février au 3 mars, faisant escale à Sfax du 4 au 8 mars avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Du 13 mars au 17 juin, le Volta est échoué dans le bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour subir un grand carénage. Il est armé pour essais le 21 juin, sortant pour essais du 21 au 24 juin et pour remise en condition du 26 juin au 13 juillet, en compagnie du Mogador.

Après avoir participé du 22 juillet au 14 août à la remise en condition des contre-torpilleurs de la 7ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul), le Volta et le Mogador sont indisponibles pour entretien et surtout permissions d’été de l’équipage du 15 août au 5 septembre 1942.

Ils sont à la mer pour essais du 6 au 8 septembre puis pour remise en condition du 10 au 25 septembre, faisant escale à Sfax du 26 au 30 septembre, à La Valette du 1er au 4 octobre, à Tunis du 5 au 8 octobre et à Alger du 9 au 14 octobre, rentrant le 16 octobre. La 11ème DCT sort pour une école à feux du 26 octobre au 2 novembre, faisant escale à Gabès du 3 au 7 novembre avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Le 14 novembre, la 11ème DCT qui Bizerte pour un important exercice d’entrainement en compagnie des croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise et de la 3ème DT (torpilleurs légers  L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien.), exercices qui les occupent du 15 novembre au 20 décembre, rentrant à Bizerte le 22 décembre et d’y passer le reste de l’année à quai.

La Volta et le Mogador quittent Bizerte pour le premier entrainement de division du 5 janvier au 3 février, rentrant à Bizerte le lendemain.
Le 11 février 1943, le Mogador et le Volta quittent Bizerte pour Sfax où ils arrivent le lendemain 12 février. A quai, ils retrouvent le lendemain 13 février les croiseurs légers de la 2ème DC et le contre-torpilleur Hoche, un demi-frère des Mogador.

Après un entrainement propre à la 11ème DCT du 15 au 18 février, la 11ème DCT va affronter la 2ème DC du 21 au 27 février avant que les deux divisions ne rentrent ensemble à Bizerte le 1er mars 1943.

La 11ème DCT à donc atteint son format définitif avec trois contre-torpilleurs. Elle sort pour son premier entrainement de division le 10 mars quand les trois lévriers des mers traversent le lac, le canal de Bizerte avant de déboucher en haute mer. Cet entrainement occupe la 11ème DCT du 11 mars au 18 avril 1943, date du retour des trois navires à Bizerte.
Le 26 avril, le Volta accompagné du Mogador et du Hoche quittent Bizerte pour une tournée en Méditerranée orientale. Cette tournée est une tournée diplomatique (fortifier les contacts entre les pays de la région), militaire (exercices bilatéraux) et commerciale, la France espérant pourquoi pas exporter quelques navires.

Après une école à feux du 26 au 30 avril, les trois contre-torpilleurs font escale à La Valette sur l’île de Malte du 1er au 4 mai avant un exercice avec des destroyers britanniques basés à Malte du 5 au 12 mai.

Après un ravitaillement à La Valette le 13 mai, les trois contre-torpilleurs traversent la Méditerranée, faisant escale à Patras du 15 au 20 mai puis à Heraklion du 22 au 25 mai. Ils manœuvrent ensuite avec la marine grecque du 26 au 30 mai, la 11ème DCT faisant escale au Pirée du 31 mai au 3 juin, à Thessalonique du 4 au 7 juin, à Istanbul du 8 au 11 juin puis après un exercice avec des destroyers turcs, à Izmir du 15 au 21 juin et à Antalya du 22 au 25 juin 1943.
Le Mogador et ses deux compères font escale à Lattaquié du 26 au 29 juin,  manœuvrent avec l’aviso colonial La Grandière du 30 juin au 4 juillet avant une escale commune à Beyrouth du 5 au 8 juillet.
Les trois contre-torpilleurs font escale à Haïfa du 9 au 13 juillet, à Alexandrie du 15 au 18 juillet avant de rallier Bizerte le 22 juillet après presque trois mois de mer où le matériel s’est bien comporté sans avaries majeures.

Le Volta et le Hoche sortent pour entrainement du 30 juillet au 8 août, faisant escale à La Valette du 9 au 12 août, rentrant le lendemain 13 août à Bizerte.

Le Volta est ensuite indisponible du 14 août au 4 septembre, sortant pour essais du 5 au 8 septembre puis pour remise en condition du 9 au 26 septembre en compagnie du Mogador. Le Volta participe avec le Mogador aux essais et à la remise en condition du Hoche du 27 septembre au 20 octobre 1943.
Du 25 octobre au 4 novembre, la 11ème DCT exécute une école à feux, faisant escale à Tunis du 5 au 8 novembre, rentrant le lendemain à Bizerte.
Le 11 novembre 1943, le Volta participe avec ses compères de la 11ème DCT à la revue navale de la 6ème EL pour célébrer le vingt-cinquième anniversaire de l’armistice mettant fin au premier conflit mondial.

Le 20 novembre, la 11ème DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division au large de Dakar, soutenus par le pétrolier La Mayenne. Les navires arrivent ainsi à Dakar le 28 novembre sans avoir fait d’escale.

Cet entrainement de division à lieu du 1er décembre 1943 au 10 janvier 1944, les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 13 janvier, relâchent à Casablanca du 17 au 20 janvier avant de rentrer à Bizerte le 25 janvier 1944.

Les trois contre-torpilleurs de la 11ème DCT sont indisponibles pour entretien à flot et permissions de l’équipage du 26 janvier au 17 février 1944, sortant pour essais du 18 au 21 février avant d’effectuer sa remise en condition du 22 février au 8 mars en compagnie de la 3ème DT.

La 11ème DCT devait quitter Bizerte le 15 mars pour un entrainement de division mais cet entrainement est reporté suite à l’avarie du Mogador.

Cela n’empêche pas le Volta et le Hoche sortir pour une école à feux du 17 au 27 mars puis pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 30 mars au 7 avril avant un entrainement au bombardement littoral du 9 au 17 avril, les deux navires rentrant à Bizerte le lendemain 18 avril 1944.

L’entrainement de division commence enfin le 24 avril quand les trois contre-torpilleurs quittent le lac de Bizerte, entrainement qui occupe la 11ème DCT du 24 avril au 15 juin 1944, les trois navires rentrant à Bizerte le 16 juin 1944.
Le Volta est indisponible (entretien et permissions d’été) du 17 juin au 8 juillet, sortant pour essais du 9 au 12 juillet et pour remise en condition du 14 au 30 juillet,  à chaque fois en compagnie du Mogador qui entre à son tour dans ce cycle d’indisponibilité.

Le Volta sort alors pour les essais et la remise en condition du Hoche du 31 juillet au 20 août. Il sort ensuite en compagnie du Hoche du 21 au 24 août pour les essais et du 25 août au 8 septembre pour la remise en condition du Mogador.

Du 12 septembre au 17 octobre 1944, Le Volta accompagné du Mogador et du Hoche participent à un exercice commun avec la 7ème DCT et le croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin. Ils rentrent tous le lendemain à Bizerte.

Le 19 octobre, Le Volta remplace le Mogador comme navire-amiral de la 11ème DCT. Avec le Hoche, il sort pour un entrainement de division du 23 octobre au 1er décembre, faisant escale à  Sfax du 2 au 6 décembre avant de rentrer le lendemain 7 décembre 1944 à Bizerte.

La 11ème DCT termine l’année par un entrainement au large de Bizerte du 10 au 22 décembre, restant au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Du 4 au 19 janvier 1945, le Volta participe avec le Hoche aux essais et à la remise en condition du Mogador qui venait d’achever son grand carénage.

Le 21 janvier, la 11ème DCT sort en compagnie de la 7ème DCT et du croiseur léger Emile Bertin pour entrainement. Cet entrainement qui occupe ces sept navires du 21 janvier au 5 février est consacré aussi bien à la défense aérienne à la mer, au combat antisurface qu’à l’attaque et à l’escorte de convois. Après une escale à La Valette du 6 au 9 février, le croiseur léger et les contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 10 février 1945.

Le 21 février 1945, la 11ème DCT sort pour le premier entrainement de division de l’année, entrainement qui va occuper les trois puissants contre-torpilleurs jusqu’au 3 avril 1945, le Volta et ses deux compères rentrant à Bizerte le lendemain.

Le Volta et le Hoche sortent pour un entrainement commun du 11 au 22 avril, faisant escale à Alger du 23 au 27 avril, à Tunis du 28 avril au 3 mai, rentrant à  Bizerte le lendemain 4 mai. Le Volta et le Hoche ressortent à nouveau du 11 au 17 mai pour une école à feux.

Du 19 au 27 mai 1945, la 11ème DCT  affronte le croiseur léger Emile Bertin et les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT, les trois contre-torpilleurs  accompagnés par le croiseur léger et les quatre torpilleurs rentrant à Bizerte jusqu’au 28 mai.

Du 1er juin au 1er septembre 1945, le Volta est échoué dans le bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage. Armé pour essais le 4 septembre, il sort pour essais du 4 au 7 septembre et pour remise en condition du 8 au 23 septembre en compagnie du Mogador et du Hoche.

Le 1er octobre 1945, la 11ème DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division dans le bassin oriental de la Méditerranée, entrainement qui va occuper la division jusqu’au 7 novembre avec notamment un entrainement avec l’aviso colonial La Grandière du 19 au 27 octobre. Ils sont de retour à Bizerte le 10 novembre.

La 11ème DCT sort à nouveau pour entrainement en compagnie de l’Emile Bertin du 15 au 27 novembre, les quatre navires faisant escale à  Sfax du 28 novembre au 2 décembre 1945 avant de rentrer à Bizerte le 4 décembre 1945.

Le Volta et le Mogador terminent l’année par une école à feux doublé d’un exercice de combat antisurface du 8 au 20 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain 21 décembre.

Le Volta et le Mogador sont indisponible jusqu’au 3 janvier 1946 pour permettre à l’équipage de prendre ses permissions. Les deux contre-torpilleurs sortent pour essais et remise en condition du 4 au 30 janvier, rentrant à Bizerte le 5 février après une escale à Tunis du 1er au 4 février.

Le 12 février 1946, la 11ème DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division en compagnie du pétrolier La Mayenne. Durant le transit jusqu’à Dakar où les trois navires arrivent le 19 février, les trois contre-torpilleurs et leur ravitailleur sont attaqués par les avions de l’armée et de l’aéronavale déployés en Algérie et au Maroc sans oublier des contacts sous-marins réguliers.

Après une relâche de quelques jours, les deux contre-torpilleurs entament leur cycle d’entrainement qui va les occuper du 24 février au 12 avril. Ils enchainent alors par une mission de présence dans les colonies.

Quittant Dakar le 16 avril, la 11ème DCT est à Abidjan du 19 au 22 avril, à Douala du 24 au 27 avril, à Conakry du 29 avril au 3 mai, à Libreville du 5 au 8 mai, à Pointe Noire du 10 au 15 mai.

Les Volta et le Mogador quittent l’AEF le 15 mai, font escale à Abidjan du 18 au 21 mai avant de rallier Dakar le 24 mai où ils retrouvent La Mayenne qui avait profité des installations du port pour un passage au bassin.

Quittant la capitale de l’AOF le 27 mai, les deux contre-torpilleurs rallient Bizerte le 6 juin après une traversée sans escale, étant ravitaillés à la mer par La Mayenne.

Le Volta sort pour une école à feux du 3 au 10 juin puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 20 juin, faisant escale à Tunis du 21 au 26 juin et rentrant le lendemain 27 juin à Bizerte.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juin au 20 juillet. Il sort pour essais (21 au 23 juillet) et remise en condition (25 juillet au 10 août) en compagnie du Mogador, le Volta et son sister-ships participant ensuite aux essais (12 au 15 août) et à la remise en condition (17 août au 1er septembre) du Hoche.

La division sort au complet du 8 au 17 septembre pour un entrainement de «routine» avec écoles à feux et lancement de torpilles, rentrant le 19 septembre 1946 à Bizerte après une escale à Tunis les 17 et 18 septembre.

Le 24 septembre 1946, la 11ème DCT quitte Bizerte en compagnie de la 7ème DCT, de la 3ème DT, de l’Emile Bertin, du transport Golo et du pétrolier Mékong pour un important cycle d’entrainement.

Après un entrainement dans le triangle Malte-Tunisie-Libye jusqu’au 2 octobre, la petite escadre fait escale à La Valette du 3 au 6 octobre avant un exercice de défense aérienne à la mer du 7 au 12 octobre.

Du 13 au 16 octobre, les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs font escale à Zanthe pendant que l’Emile Bertin est à Patras. L’escadre se réunit à la mer le lendemain pour un ravitaillement auprès du Mékong, prélude à une escale du 21 au 25 octobre au Pirée puis à un exercice avec la marine du 26 au 30 octobre.

Après une escale à Thessalonique du 1er au 5 novembre, à Istanbul du 6 au 10 novembre, à Iskenderun du 13 au 17 novembre et à Beyrouth du 20 au 24 novembre, la petite escadre s’entraine avec la DNL du 25 au 29 novembre. Après une ultime escale à Haïfa du 30 novembre au 3 décembre, l’escadre rentre à Bizerte le 7 décembre.

Le Volta et le Hoche sortent pour un entrainement du commun du 14 au 27 décembre avant une période d’indisponibilité pour permettre à l’équipage de prendre ses permissions.

Le Volta et le Hoche sortent pour la première fois de l’année du 10 au 21 janvier 1947  pour un entrainement de base au large de Bizerte, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Alger du 22 au 26 janvier, à Port-Vendres du 28 au 31 janvier, à Propriano du 1er au 4 février avant de rallier Bizerte le 7 février à l’aube.

Du 10 au 17 février, le Volta et le Hoche effectuent un entrainement au combat antisurface, faisant escale à Tunis du 18 au 22 février avant d’enchainer par une école à feux du 23 au 27 février, rentrant le lendemain 28 février à Bizerte.

Victime d’une avarie mécanique, le Volta est indisponible dès le 7 mars alors qu’il devait appareiller pour entrainement avec le Hoche. Cette immobilisation permet à l’équipage de préparer le grand carénage en débarquant les munitions (obus de 130mm, cartouches de 25 et de 37mm, torpilles, grenades ASM) et en vidangeant les soutes.

Du 16 mars au 12 juin, Le Volta subit un grand carénage dans le bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah. Armé pour essais le 17 juin, le Volta sort pour ses essais réglementaires du 17 au 21 juin en compagnie du Mogador qui participe également à sa remise en condition et ce du 22 juin au 7 juillet. Les deux navires rentrent le lendemain à Bizerte.

Alors que le Mogador et le Hoche sont indisponibles _respectivement pour indisponibilité estivale et grand carénage_, le Volta sort en solitaire pour une école à feux du 12 au 23 juillet puis après une escale à Tunis du 24 au 29 juillet rentre à Bizerte le lendemain. Il sort pour les essais et la remise en condition du Mogador, respectivement du  31 juillet au 3 août et  du 5 au 21 août.

Le Volta et le Mogador sortent pour entrainement du 28 août au 8 septembre, rentrant le lendemain 9 septembre à Bizerte. Le même jour, le Hoche quitte le bassin n°4 à l’issue de son grand carénage.

Le Volta et le Mogador participent aux essais du Hoche du 13 au 17 septembre puis à sa remise en condition du 19 septembre au 2 octobre 1947. Du 7 au 24 octobre, la 11ème DCT manoeuvre avec l’Emile Bertin, les quatre navires rentrant à Bizerte le 2 novembre après une escale à La Valette du 26 au 30 octobre.

La 11ème DCT sort pour entrainement du 10 au 30 novembre, entrainement composé aussi bien d’écoles à feux que de lancements de torpilles, de mouillage de mines. Les trois contre-torpilleurs font escale à Sfax du 1er au 4 décembre avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Du 8 au 20 décembre 1947, le Volta et ses deux compères de la 11ème DCT manoeuvre avec la 7ème DCT et l’Emile Bertin. Ils rentrent à Bizerte le 22 décembre et restent au port jusqu’à la fin de l’année.

Le 8 janvier 1948, la 11ème DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division au large de Dakar en compagnie de La Mayenne ce qui permet aux trois contre-torpilleurs de rallier la capitale de l’AOF le 18 janvier sans avoir fait escale. L’exercice occupe la division du 21 janvier au 5 mars

Les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 7 mars en compagnie de l’Agosta qu’ils escortent jusqu’à Brest où les quatre navires arrivent le 15 mars. Les trois contre-torpilleurs repartent de Brest le 16 mars, relâchent à Casablanca du 20 au 23 mars avant de rentrer à Bizerte le 28 mars 1948.

Du 6 au 24 avril, la 11ème DCT effectue un exercice à double détente avec la 7ème DCT et l’Emile Bertin, la petite escadre rentrant à Bizerte le 26 avril 1948.

Les trois contre-torpilleurs de la 11ème DCT sont en entretien à flot du 27 avril au 5 mai, sortant pour essais et remise en condition du 6 au 13 mai, rentrant le lendemain à Bizerte.

Du 15 mai au 20 juin 1948, Le Volta accompagné de ses compères Hoche et Mogador participent à un exercice commun avec le porte-avions Commandant Teste, le cuirassé Bretagne, le croiseur de bataille Strasbourg, les torpilleurs d’escadre Lansquenet Fleuret L’Eveillé L’Alerte Hussard et Spahi les sous-marins Minerve Junon Cornélie Amirde et les pétroliers Mékong et Tarn

Le programme était chargé pour ne pas dire copieux avec un exercice de défense aérienne à la mer d’une force navale, la lutte ASM, le raid antisurface au cours duquel le Strasbourg et le Commandant Teste attaquèrent les contre-torpilleurs au canon et avec l’aviation embarqué avant que les contre-torpilleurs et les torpilleurs d’escadre ne tentent d’attaquer les gros.

La force navale occasionnelle exécuta également des tirs contre la terre sur des ilots inhabités du territoire tunisien pour simuler un assaut amphibie. Il termina par un exercice d’escorte de convois composé de deux pétroliers et de deux cargos escortés par les trois contre-torpilleurs et un torpilleur  à l’arrière; le porte-avions, le cuirassé et le croiseur de bataille plus les trois torpilleurs restant formant un groupe de couverture. Le convoi est ainsi attaqué par des sous-marins et des avions basés à terre. La 11ème DCT est de retour à Bizerte le 21 juin 1948.

Alors que le Mogador est indisponible, le Volta sort pour une école à feux en compagnie du Hoche du 23 juin au 2 juillet, faisant escale à Tunis du 3 au 6 juillet avant de rentrer le lendemain à Bizerte

Le Volta est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 13 juillet au 3 août, sortant pour essais et remise en condition du 4 au 24 août en compagnie du Mogador. Du 25 août au 5 septembre, il participe avec le Mogador et le Volta à la remise en condition du Hoche, remise en condition accélérée en raison du déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale.

Caractéristiques Techniques de la classe Mogador

Déplacement : standard 2884 tW pleine charge 4018 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 137.50m largeur maximale de la coque 12.67m tirant d’eau moyen 4.60m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Rateau alimentées en vapeur par six chaudières verticales Indret dévellopant 92000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 40 noeuds distance franchissable 4000 miles nautiques à 18 noeuds

Electronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée, deux radars de conduite de tir et un Asdic

Armement :

(Originel) :  8 canons de 138mm modèle 1934 en quatre pseudo-tourelles doubles, deux affûts doubles de 37mm modèle 1933, deux affûts doubles de 13.2mm modèle 1932, dix tubes lance-torpilles en deux plate-formes triples et deux plate-formes doubles toutes latérales, deux grenadeurs de sillage avec seize grenades de 240kg et jusqu’à 40 mines

(En septembre 1948) :  8 canons de 130mm modèle 1930 en quatre tourelles doubles modèle 1936, huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles, six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en trois affûts doubles, dix tubes lance-torpilles en deux plate-formes triples et deux plate-formes doubles toutes latérales, deux grenadeurs de sillage avec vingt-huit grenades légères et jusqu’à 40 mines

Equipage : 238 officiers et marins

10-Contre-torpilleurs (22)

Le Cassard

Le contre-torpilleur Cassard du temps où il était intégré à la 9ème DL

Le contre-torpilleur Cassard du temps où il était intégré à la 9ème DL

La construction du Da-12 est attribuée par le marché n°5268C signé entre la marine nationale et les Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) de Nantes, marché signé comme les cinq autres de la classe Vauquelin le 17 octobre 1929.

-Le Da12 ultérieurement baptisé Cassard est mis sur cale le 12 novembre 1930, lancé le 8 novembre 1931 puis subissant une période d’achèvement à flot à Nantes.

Le 9 août 1932, il quitte Nantes pour Lorient, le port d’armement des six contre-torpilleurs de classe Vauquelin, arrivant à destination le lendemain.

Le programme d’essais est rondement mené, la clôture d’armement est prononcé  le 15 septembre et dès le 3 octobre, le Cassard rentre en période de démontages.

Malheureusement, lors d’une sortie d’essais le 13 décembre 1932, il est victime d’une avarie ce qui l’oblige à revenir à son chantier constructeur pour des réparations estimées à six mois.

Les réparations terminées, le Cassard rallie Lorient le 8 septembre puis Brest le 13 septembre pour charger ses torpilles avant de réaliser sa traversée de longue durée.

Armé définitivement le 20 septembre 1933, il appareille pour sa traversée de longue durée le 23 septembre, faisant escale à Casablanca et à Alger avant de rallier Toulon le 6 octobre 1933.

Le 7 octobre 1933, le contre-torpilleur Cassard est admis au service actif au sein de la 1ère escadre

A son admission au service actif, le Cassard forme la 7ème Division Légère (7ème DL) en compagnie de son sister-ship Tartu et de l’Albatros.

Il est placé en position de complément durant l’année d’instruction 1934-35 (1er octobre 1934 au 30 septembre 1935) remplacé au sein de la 7ème DL par son sister-ship Chevalier Paul. Cela ne signifie pas qu’il reste à Toulon, sortant régulièrement pour entrainement.

Il est réarmé pour l’année d’instruction 1935-1936, intégrant la 5ème DL qu’il forme avec ses sister-ships Tartu et Chevalier Paul.

Cette appartenance est éphémère car pour l’année d’instruction 1936-37 il intègre la 9ème DL où il retrouve le Maillé-Brézé et le Kersaint, la 9ème DL étant l’une des divisions de la 3ème Escadre Légère.

Comme tous les autres contre-torpilleurs basés à Toulon,  le Cassard participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne.

Le 1er octobre 1937, les trois contre-torpilleurs de la 9ème DCT prennent l’effectif de la disponibilité armée, en principe pour la durée de l’année d’instruction 1937-38 (1er octobre 1937 au 30 septembre 1938).

Après quelques sorties à effectifs réduits, les contre-torpilleurs de cette division rentrent en grand carénage. Le Cassard arrive à l’Arsenal de Sidi-Abdallah le 13 janvier 1938 pour presque six mois de travaux, revenant à Toulon à la mi-juin.

La dégradation de la situation internationale (crise des Sudètes) accélère le réarmement de la 9ème DCT qui est réalisé début septembre alors qu’il n’était prévu que le 1er octobre 1938. Les contre-torpilleurs sont armés à effectifs de guerre avant de revenir à l’effectif de temps de paix au début du mois d’octobre.

Le 1er juillet 1939 est créée la Flotte de la Méditerranée. Placée sous le commandement de l’amiral Ollive qui à mis sa marque sur le cuirassé Provence, cette grande entité est organisée en quatre escadres.

La 2ème Escadre basée à Toulon regroupe les vieux cuirassés  Lorraine Bretagne au sein de la 2ème DL accompagnés par les torpilleurs de la 1ère flottille.

La 3ème Escadre basée à Toulon regroupe deux «sous-escadres» avec la 1ère Escadre de Croiseurs composée de la 1ère DC (Algérie Foch Dupleix) et de la 2ème DC (Duquesne Tourville Colbert) et la 3ème Escadre Légère composée de trois divisions de contre-torpilleurs la 5ème DCT, la 7ème DCT et la 9ème DCT ( Maillé Brézé_navire amiral de la 3ème escadre légère_ Kersaint Cassard).

On trouve également la 4ème Escadre basée à Bizerte avec la 3ème DC (La Marseillaise Jean de Vienne et La Galissonnière) la 1ère DCT : contre-torpilleurs Vauban Lion Epervier la 3ème DCT contre-torpilleurs Guépard Valmy Verdun, la 11ème DCT : contre-torpilleurs Milan et Bison plus hors-rang le croiseur léger Emile Bertin et la 6ème Escadre à Oran avec le contre-torpilleur Lion, les torpilleurs Bordelais L’Alcyon et     Trombe et douze sous-marins.

Quand la guerre de Pologne éclate le 1er septembre 1939, la 9ème DCT est toujours composée des même navires, navires qui vont mener des missions de surveillance et d’escorte de convois en dépit du fait qu’ils n’étaient bien équipés pour une la dernière mission nommée.

La 9ème DCT est en entretien à flot du 1er au 17 janvier, sortant pour essais du 18 au 21 janvier avant remise en condition du 23 au 17 février 1940. Ils rentrent tous à Toulon le 22 février après une escale à Marseille du 18 au 21 février.

Alors que le Kersaint est indisponible pour avarie, le Cassard et le Maillé Brézé sortent pour un entrainement au combat antisurface du 25 février au 5 mars, faisant escale en rade de Villefranche du 6 au 10 mars avant d’enchainer une école à feux et des lancements de torpilles du 11 au 17 mars allant mouiller aux salins d’Hyères.

Le 20 mars, le Kersaint réparé retrouve ses compères aux salins d’Hyères, les trois contre-torpilleurs effectuant une école à feux jusqu’au 24 mars quand ils rentrent à Toulon.

La 9ème DCT exécute alors un entrainement de division mené du 30 mars au 21 avril, date à laquelle les  trois navires reprennent leur poste au quai Noël.

Le Cassard est victime d’une avarie mécanique sur sa turbine HP tribord, étant indisponible du 22 avril au 4 mai, sortant pour essais du 5 au 8 mai avant de rallier les salins d’Hyères le 9 mai où le contre-torpilleur retrouve ses compères de la 9ème DCT. Les trois-contre-torpilleurs sortent alors pour un entrainement commun du 9 au 18 mai.  Après une escale commune à La Ciotat du 19 au 24 mai, les trois navires rentrent à Toulon le 25 mai 1940.

Le 8 juin 1940, le Maillé Brézé est détruit accidentellement par une torpille alors qu’il était mouillé en grande rade à Toulon. La 9ème DCT se retrouve donc limitée à deux navires, le Kersaint reprenant le pavillon de navire-amiral de la division.

Le Cassard et le Kersaint sortent pour entrainement du 12 au 20 juin sans leurs tubes lance-torpilles qui ont été débarquées pour inspection et modification. Après un  mouillage aux salins d’Hyères du 21 au 27 juin, les deux contre-torpilleurs s’entrainent jusqu’au 6 juillet, rentrant à Toulon le 10 juillet après une escale à Sète du 7 au 9 juillet.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 10 juillet au 1er août, sortant pour essais du 2 au 5 août et pour remise en condition du 6 au 23 août avec cette fois leurs tubes lance-torpilles. Ils rentrent à Toulon le 24 août 1940.

Le 1er septembre 1940, décision est prise de détacher à Casablanca la 9ème DCT pour renforcer la surveillance des côtes du Maroc. Les deux contre-torpilleurs quittent Toulon le 2 septembre et arrivent à leur nouveau port d’attache Casablanca le 7 septembre. Ils vont être déployés dans la région jusqu’au 10 janvier 1941 quand la décision est prise de redéployer à Toulon la 9ème DCT.

Le Cassard et le Kersaint quittent le Maroc le 11 janvier pour rallier Toulon le 15 janvier. Ils sont indisponibles jusqu’au 2 février, sortant pour essais et remise en condition du 4 au 27 février 1941.

Le Cassard et le Kersaint sortent pour un nouvel entrainement de division du 5 au 27 mars, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Propriano du 28 au 31 mars puis à Port-Bouc du 1er au 6 avril avant de rentrer à Toulon le 8 avril 1941.

Le Cassard est victime d’une avarie qui le rend indisponible pour entretien du 9 au 20 avril, sortant pour essais et remise en condition du 21 avril au 3 mai. Le lendemain, il quitte Toulon, retrouvant au large d’Ajaccio le Kersaint venu d’Alger.

La 9ème DCT ainsi reconstituée manoeuvre du 5 au 12 mai, faisant escale ensuite à Bastia du 13 au 17 mai, à Nice du 18 au 21 mai, mouille aux salins d’Hyères du 22 au 27 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 28 mai 1941.

La 9ème Division de Contre-Torpilleurs va mouiller en rade de Villefranche du 5 au 17 juin avant de sortir pour un entrainement du 18 juin au 10 juillet avec une escale à La Ciotat du 27 juin au 2 juillet, les deux contre-torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 11 juillet 1941.

Le Kersaint en grand carénage, le Cassard après une période d’indisponibilité pour les permissions de l’équipage du 11 au 31 juillet sort pour essais du 2 au 5 août et pour remise en condition du 7 au 27 août, rentrant à Toulon le 1er septembre après une escale à Calvi du 28 au 31 août.

Le Cassard effectue une série de missions de présence et de surveillance dans le golfe de Gênes en raison de l’accroissement des mouvements de la Regia Marina. Quittant Toulon le 7 septembre, le contre-torpilleur effectue une première mission de surveillance du 7 au 13 septembre avant une escale à Nice du 14 au 17 septembre.

Une deuxième mission de surveillance à lieu du 18 au 25 septembre avant une escale à Bastia du 26 au 28 septembre, escale qui est suivie par une troisième mission de surveillance du 29 septembre au 5 octobre avant de rentrer à Toulon le lendemain 6 octobre.

Le 8 octobre 1941, le Kersaint quitte le bassin n°3 du Missiessy après presque trois mois de travaux et dès le lendemain 9 octobre, le Cassard lui succède pour des travaux qui vont l’immobiliser jusqu’au 30 décembre. Comme son sister-ship Kersaint, le Cassard subit une remise en état et une modernisation de sa DCA.

Il troque ainsi ses canons de 37mm modèle 1933 (deux affûts doubles) et ses mitrailleuses de 13.2mm (deux affûts doubles) contre trois affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941 et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40  en affûts simples. Des radars et un Asdic sont installés tout comme un système performant de ravitaillement à la mer.

Le 30 décembre 1941, le Cassard est donc remis à flot après près de trois mois de travaux. Il sort pour essais du 31 décembre au 3 janvier avant remise en condition du 4 au 21 janvier 1942.

Le 1er janvier 1942 dans le cadre de la réorganisation des divisions de contre-torpilleurs, le Kersaint forme avec le Cassard une nouvelle 8ème DCT, affectée en Manche avec Dunkerque pour port d’attache.

Le 22 janvier 1942, la nouvelle 8ème DCT quitte Toulon, se ravitaille à Casablanca le 26 janvier, relâche à Lisbonne du 28 janvier au 2 février, se ravitaille à Brest le 5 février avant de rallier Cherbourg le 6 février 1942, base provisoire en attendant que les installations de Dunkerque soient prêtes.

Le Cassard et le Kersaint effectuent une école à feux du 9 au 15 février puis après ravitaillement le 16 février rallie Le Havre le 18 février où ils retrouvent la 1ère DCT (Jaguar et Chacal) pour un exercice commun du 19 février au 25 mars, les deux divisions se séparant alors, la 8ème DCT rentrant à Cherbourg le 26 mars 1942..

Le 17 mars 1942, un décret du ministre de la Marine officialise la création de l’Escadre Légère du Nord (ELN) et l’activation de la station navale de Dunkerque qui bénéficie du soutien de la base aéronavale de Calais-Marck. Le Cassard est le navire-amiral de l’ELN en attendant la mise en service (encore assez lointaine) du croiseur léger prévu comme navire-amiral……….. .

La 8ème DCT quitte Cherbourg le 29 mars 1942 et rallie son nouveau port d’attache le lendemain 30 mars. Les deux contre-torpilleurs ressortent dès le lendemain pour un entrainement de base jusqu’au 6 avril quand les deux navires rentrent à Dunkerque.

Après une période d’entretien à flot du 7 au 30 avril, les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 1er au 4 mai avant remise en condition. Ils enchainent par un entrainement du 5 au 23 mai 1942.

Le 1er juin, les deux contre-torpilleurs appareillent de Dunkerque pour effectuer une tournée en mer du Nord. Le Cassard et le Kersaint effectuent une escale à Ostende du 2 au 6 juin, à Zeebruge du 7 au 11 juin, Anvers du 12 au 15 juin, Rotterdam du 17 au 21 juin, Oslo du 23 au 25 juin, Newcastle du 27 au 30 juin, Londres du 2 au 5 juillet, Douvres du 6 au 9 juillet avant de rentrer à Dunkerque le lendemain 10 juillet 1942.

Le Cassard sort pour entrainement du 16 juillet au 3 août avant d’être indisponible du 5 au 29 août 1942, effectuant ses essais et sa remise en condition en compagnie du Kersaint du 30 août au 20 septembre, les deux navires rentrant à Dunkerque le lendemain.

Du 29 septembre au 5 octobre, les deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT effectuent un entrainement commun avec le cuirassé Jean Bart et ses torpilleurs d’escorte Opiniâtre et Aventurier, les cinq navires faisant escale à Cherbourg avant de se séparer le 9 octobre, les contre-torpilleurs ralliant Dunkerque le lendemain.

La 8ème DCT quitte Dunkerque le 15 octobre pour un entrainement de division au large de la Belgique. Il était prévu que le Corps Naval Belge participe à cet exercice mais au final sa participation à été annulée pour des raisons de politique intérieure.

Cet entrainement à lieu du 15 octobre au 28 novembre, rentrant à Dunkerque le 5 décembre après une escale à Calais du 29 novembre au 4 décembre, les contre-torpilleurs ayant également relâché à Douvres du 23 au 26 octobre. La 8ème DCT termine l’année par un entrainement du 8 au 21 décembre, rentrant à Dunkerque le lendemain.

Le Cassard commence l’année 1943 par un entrainement de division en compagnie du Kersaint, entrainement qui l’occupe du 7 janvier au 24 février, rentrant à Dunkerque le lendemain après avoir fait escale au Havre (28 janvier au 4 février et du 5 au 8 février).

Le Cassard sort pour un entrainement au combat antisurface du 27 février au 3 mars puis après une escale à Dieppe du 4 au 6 mars enchaine par un entrainement de défense aérienne à la mer du 7 au 14 septembre, rentrant à Dunkerque le 15 septembre 1943. Il participe ensuite à la remise en condition du Kersaint du 18 au 25 mars avec notamment une école à feux.

Le 28 mars 1943 dans la soirée, la 8ème DCT accueille au large de Dunkerque les contre-torpilleurs Jaguar Chacal et Léopard de la 1ère DCT venue de Brest. Les deux divisions vont s’entrainer du 31 mars au 27 avril, faisant escale à Dunkerque du 27 au 30 avril avant que les deux divisions se séparent.

La 8ème DCT sort pour un nouveau entrainement de division du 10 mai au 26 juin avec une participation belge du 23 mai au 9 juin, les deux contre-torpilleurs ayant fait escale à Ostende du 17 au 22 mai, Anvers du 28 au 31 mai, Calais du 10 au 12 juin et enfin Le Havre du 27 au 30 juin avant de rentrer le lendemain à Dunkerque.

Le Cassard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 25 juillet, sortant pour essais du 26 au 29 juillet avant remise en condition du 31 juillet au 16 août. Il participe ensuite à la remise en condition du Kersaint du 22 août au 4 septembre 1943.

Du 10 septembre au 15 octobre, la 8ème DCT exécute un exercice commun avec la 3ème et la 6ème DCT venues de Brest. Après une école à feu du 22 au 30 octobre, les deux contre-torpilleurs effectuent une escale à Zeebruge du 31 octobre au 2 novembre, rentrant à Dunkerque le lendemain 3 novembre.

Le 8 novembre 1943, les contre-torpilleurs de la 8ème DCT et les torpilleurs légers de la 5ème DT accueillent à Dunkerque la 1ère DCT venue de Brest pour un entrainement commun du 9 novembre au 10 décembre, faisant une escale commune à Dunkerque jusqu’au 15 décembre, les contre-torpilleurs brestois quittant le Nord le lendemain.

Le Cassard et le Kersaint sont ensuite en entretien à flot du 20 décembre 1943 au 4 janvier 1944, sortant pour essais du 5 au 8 janvier avant un stage de remise en condition du 9 au 22 janvier, les deux navires rentrant à Dunkerque le 27 janvier après une escale à  Douvres du 23 au 26 janvier.

Le Cassard et le Kersaint effectuent ensuite un nouvel entrainement de division du 22 février au 26 mars, participant notamment à la remise en condition de deux sous-marins britanniques et faisant escale à Chatham du 13 au 16 mars. Les deux navires sont de retour à Dunkerque le 27.

Le Cassard est indisponible suite à une avarie de turbine du 28 mars au 18 avril, retrouvant le même jour au large de Dunkerque le Kersaint. Alors que le Cassard attend au mouillage, le Kersaint va se ravitailler avant de participer aux essais du 18 au 21 avril puis à sa remise en condition du 23 avril au 8 mai 1944.

La 8ème Division de Contre-Torpilleurs sort pour entrainement du 12 mai au 2 juin, faisant escale à Dieppe du 3 au 7 juin avant de rentrer à Dunkerque le 8 juin 1944.

Alors que le Kersaint est en grand carénage, le Cassard sort pour entrainement du 14 au 23 juin, faisant escale à Dieppe du 24 au 27 juin enchainant par une école à feux du 28 juin au 3 juillet, rentrant à Dunkerque le 4 juillet 1944.

Il est indisponible du 5 au 26 juillet pour entretien courant et permissions de l’équipage, sortant pour essais du 27 au 31 juillet avant un stage de remise en condition du 2 au 22 août. Il rentre à Dunkerque le 27 août après une escale à Anvers du 23 au 26 août 1944.

Le Cassard sort pour un entrainement au mouillage de mines du 1er au 5 septembre puis après un ravitaillement à Dunkerque le 6 septembre enchaine par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 7 au 17 septembre et par une école à feux du 19 au 24 septembre, rentrant à Dunkerque le lendemain 25 septembre 1944.

Après une école à feux et des lancements de torpilles du 29 septembre au 2 octobre, le Cassard quitte Dunkerque le 3 octobre pour rallier Cherbourg le lendemain 4 octobre. Mouillant en grande rade, il retrouve le Kersaint remis à flot le même jour, sortant pour essais  du 5 au 8 octobre avant un stage de remise en condition du 10 au 27 octobre.

Le 30 octobre 1944, le Cassard est échoué dans le même bassin que le Kersaint pour des travaux identiques à ceux subit par son compère de la 8ème DCT.  Il est remis à flot le 15 février 1945, retrouvant le Kersaint avec lequel il sort pour essais du 16 au 19 février puis pour remise en condition du 21 février au 13 mars.

Après des travaux à flot du 15 au 27 mars, les deux contre-torpilleurs quittent Brest pour Dakar, faisant escale à Casablanca pour se ravitailler le 31 mars, les deux navires arrivant à destination le 5 avril 1945. Ils vont s’y entrainer jusqu’au 27 mai, faisant escale à Dakar du 28 au 31 mai avant de quitter l’AOF pour escorter les sous-marins jusqu’à Mers-El-Kébir où ils arrivent le 7 juin 1945.

La 8ème DCT quitte l’Algérie le 8 juin, relâche à Casablanca pour ravitaillement du 11 au 13 juin, à Brest du 16 au 18 juin avant de rentrer à  Dunkerque le 19 juin 1945.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien courant et permissions de l’équipage du 20 juin au 13 juillet, sortant pour essais du 14 au 17 juillet avant un stage de remise en condition du 18 juillet au 7 août 1945.

La 8ème DCT sort pour un entrainement de division en Manche et en mer du Nord du 14 août au 27 septembre, faisant escale à Douvres, à Calais, à Boulogne et à Zeebruge du 28 au 30 septembre avant de rentrer à Dunkerque le 1er octobre

Après un duel antisurface contre le Kersaint le 10 octobre, le Cassard et son compère participent à un entrainement de division du 16 octobre au 20 novembre, rentrant à Dunkerque le lendemain 21 novembre 1945.

Les deux navires subissent une période d’entretien à flot consacrée à l’artillerie et à l’électronique embarquée du 22 novembre au 9 décembre, sortant pour essais du 10 au 13 décembre avant un stage d’entrainement à la mer du 14 au 24 décembre avec notamment une école à feux menée entièrement au radar.

Le 5 janvier 1946, la 8ème DCT entame son premier entrainement de division de l’année. Ce cycle d’entrainement va occuper les deux contre-torpilleurs jusqu’au 17 février, ralliant Dunkerque le lendemain.

Le Cassard sort pour une école à feux du 21 au 27 février puis après une escale à Boulogne du 28 février au 2 mars, enchainent par un entrainement au combat antisurface du 3 au 13 mars, un entrainement au mouillage de mines du 15 au 18 mars et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 24 mars. Le lendemain 25 mars, il retrouve à la mer le Kersaint pour un stage de remise en condition du 25 mars au 19 avril, date du retour des deux navires au quai Ronar’ch.

Du 27 avril au 7 juin, le Cassard et le Kersaint sortent pour un nouvel entrainement de division marqué par une participation néerlandaise (sous-marins) et britanniques (avions) avec des escales à Anvers et à Chatham.

Le Cassard sort pour entrainement du 13 juin au 2 juillet avec une escale à Zeebruge du 23 au 26 juin avant une période d’indisponibilité pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 3 au 25 juillet, sortant pour  essais du 26 au 29 juillet et pour remise en condition du 31 juillet au 19 août, le tout en compagnie du Kersaint. Le Cassard effectue une école à feux du 23 au 27 août avant de rentrer à Dunkerque le lendemain 28 août.

Du 1er au 25 septembre, les deux contre-torpilleurs sortent pour un entrainement de division avant d’accueillir au large de Dunkerque le croiseur Waldeck-Rousseau qui devient navire-amiral de l’ELN en remplacement du Cassard.

Les deux contre-torpilleurs reprennent ensuite la mer pour exécuter la deuxième partie de l’entrainement de division du26 septembre au 15 octobre, date à laquelle les deux navires rentrent à Dunkerque.

Le Cassard et le Kersaint sont à nouveau à la mer du 22 au 29 octobre pour une école à feu qui se double de lancements simulés de torpilles et d’entrainement au bombardement littoral contre les défenses de la région. Les deux navires sont ensuite en escale à Zeebruge du 30 octobre au 3 novembre rentrant le 4 novembre à Dunkerque.

Le 5 novembre 1946, le croiseur léger Waldeck-Rousseau quitte Dunkerque en compagnie de la 8ème DCT pour un entrainement combiné en mer du Nord, entrainement qui s’achève le 18 novembre quand les trois navires rentrent à Dunkerque.

Le Cassard est indisponible suite à une avarie mécanique du 21 au 29 novembre, sortant pour essais du 30 novembre au 2 décembre avant d’entamer un cycle d’entrainement.

Alors que le Kersaint est en grand carénage, le Cassard sort pour un cycle complet d’entrainement jusqu’au 25 décembre avant une période d’indisponibilité pour permissions de l’équipage du 26 décembre 1946 au 19 janvier 1947, sortant pour essais du 20 au 23 janvier avant remise en condition du 24 janvier au 7 février 1947.

Après une école à feux du 10 au 15 février, le Cassard quitte Dunkerque le 16 février pour rallier Cherbourg le 17 février. Il entre ensuite en grand carénage, étant échoué au bassin du 19 février au 21 mai 1947.

Le Cassard va réaliser ses essais du 22 au 25 mai puis sa remise en condition du 27 mai au 17 juin en compagnie du Kersaint, les deux navires rentrant à Dunkerque le 22 juin après une escale au Havre du 18 au 21 juin 1947.

Le Cassard sort pour une école à feux du 25 juin au 3 juillet puis après une escale à Calais du 4 au 6 juillet, effectue un entrainement de défense aérienne à la mer du 7 au 14 juillet.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juillet au 13 août, sortant pour essais du 13 au 17 août et pour remise en condition du 19 au 31 août, le tout en compagnie du Kersaint.

Du 3 au 13 septembre 1947, le Cassard s’entraine à la lutte ASM contre le sous-marin Brumaire, retrouvant le même jour à Calais son sister-ship Kersaint. Les deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT sortent ensemble pour un entrainement au combat antisurface du 13 au 21 septembre, rentrant à Dunkerque le lendemain 22 septembre 1947.

Le 27 septembre 1947, le Waldeck-Rousseau sort avec la 8ème DCT et la 5ème DT pour une importante série de manoeuvres automnales baptisées «Noroit» qui vont occuper les différentes divisions jusqu’au 30 novembre 1947 avec la participation de navires britanniques et de navires néerlandais. Ils font notamment escale à Chatham, Dunkerque et Anvers. Le Cassard et le Kersaint terminent l’année par un nouvel exercice du 3 au 23 décembre.

Le Cassard et le Kersaint subissent une période d’entretien à flot commun du 3 au 17 janvier, sortant pour essais du 18 au 21 janvier puis pour remise en condition du 23 janvier au 15 février, date à laquelle ils rentrent à Dunkerque.

Le 20 février 1948, la 8ème DCT et la 5ème DT accueillent la 6ème DCT venue de Brest pour une importante série de manoeuvres au large de la Normandie jusqu’au 27 mars avec des escales à Boulogne, Le Havre et enfin Cherbourg du 28 mars au 2 avril, les navires rentrant dans leurs ports respectifs, la 8ème DCT rentrant le lendemain à Dunkerque.

Du 8 avril au 31 mai, le Cassard et le Kersaint sortent pour un entrainement de division en mer du Nord avec une escale à Newcastle du 18 au 21 avril.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 juin, sortant pour essais du 23 au 26 juin et pour remise en condition du 28 juin au 13 juillet 1948. La 8ème DCT sort pour un entrainement antisurface du 17 au 24 juillet puis pour école à feu du 26 au 31 juillet.

Du 1er au 10 août, la 8ème DCT sort en compagnie du croiseur léger Waldeck-Rousseau, les  trois navires se ravitaillant auprès du Blavet, un pétrolier-caboteur qui les accueille à Boulogne pour une escale du 11 au 14 août. Ils rentrent à Dunkerque le 15 août 1948.

Le 21 août,  les deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT passent à l’effectif de guerre. A partir de ce jour, un des deux contre-torpilleurs à une partie de ses chaudières sous pression pour un appareillage en urgence.

Les deux contre-torpilleurs sortent pour une école à feu du 22 au 28 août puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 30 août au 3 septembre.

A l’annonce de l’attaque allemande contre le Danemark et la Norvège le 5 septembre, le Waldeck-Rousseau appareille de Dunkerque en compagnie de la 8ème DCT pour une patrouille dans le détroit du Pas de Calais.