18-Bases et arsenaux (11)

N-Station navale de Nouméa

Nouméa, sa station navale et ses fortifications

Nouméa, sa station navale et ses fortifications

Avant propos

La Nouvelle Calédonie est reconnue colonie française le 24 septembre 1853 et le 25 juin 1854 est fondé Port de France rebaptisé Nouméa le 2 juin 1866. Le site est parfaitement adapté à l’installation d’une base militaire destiné à contrôler le Pacifique.

Comme les autres bases de la marine nationale dans l’Empire, elle est largement délaissée sans modernisation réelle jusqu’au milieu des années quarante quand il est décidé d’améliorer ses capacités d’accueil pour en faire une vraie base opérationnelle dans le Pacifique.

La Nouvelle Calédonie est en effet considérée comme une cible potentielle du Japon  si ce dernier voulait couper les lignes de communication entre l’Australie et les Etats-Unis. Les chefs alliés et notamment les australiens ont comme cauchemar un Caillou sous contrôle japonais qui transformé en «porte-avions incoulable» rendrait la mer de Corail inhospitalière pour les navires alliés qu’ils soient civils ou militaires.

Aussi Canberra est soulagée quand Paris annonce sa volonté de construire une véritable base aéronavale à Tantouta au nord de Nouméa et de moderniser la base navale de Nouméa pour lui permettre d’accueillir une escadre composée d’un porte-avions, d’un ou deux cuirassés, de leurs escorteurs sans oublier des croiseurs, des sous-marins et le train d’escadre.

Les travaux concernant la base navale voit la reconstruction des fortifications, l’extension des quais et l’aménagement de mouillages forains.

Curieusement dans un premier temps, aucune forme, aucun bassin de radoub pouvant recevoir un cuirassé n’est prévue alors que Nouméa est censée pouvoir abriter une escadre avec un ou deux navires de ligne. Cet oubli qui aurait obligé à s’appuyer sur les installations de l’Arsenal de Cockatoo est rapidement corrigé.

Après avoir envisagé la commande d’un dock-flottant, on décide de lancer en 1945 la construction d’une forme de radoub de  282m mais cette forme est loin d’être terminée en septembre 1948 quand éclate le second conflit mondial.

En revanche la base de Tantouta, les fortifications, les ateliers et les dépôts de carburant et de ravitaillement sont pleinement achevés et ne vont pas tarder à jouer un rôle de premier plan quand à son tour le Pacifique s’embrasera.

Description du site

Les travaux menés pour créer une nouvelle base en Nouvelle Calédonie vont de paire avec les travaux de modernisation du port de Nouméa et notamment la réalisation d’une digue reliant l’île de Nou à la «terre ferme». Cette digue est terminée en septembre 1945.

Si les navires basés en permanence à Nouméa sont mouillés dans la «Petite Rade», les installations d’entretien sont installés sur l’Ile Nou au sud, une digue perpendiculaire à la nouvelle digue séparant la «petite rade» et la «grande rade» pour créer un plan d’eau protégé pour une nouvelle forme de 200m qui remplace celle de 150m dans le port. Cette forme est creusée entre 1942 et 1945.

Un slipway de 100m pour construire des unités légères et les caréner est construit entre 1945 et 1946.

En janvier 1946, décision est prise de creuser un bassin de 282m de long sur 40m de large pour pouvoir caréner un cuirassé moins pour un carénage programmé que pour répondre à une réparation d’urgence après une avarie au combat et permettre à l’éclopé de rejoindre un Arsenal parfaitement équipé qu’on ne retrouve guère qu’à Pearl Harbor ou sur la côte ouest des Etats-Unis.

Cette taille importante s’explique aisément. Si les plus grands cuirassés français _la classe Alsace_ mesure 252m sur 35m, les plus grands cuirassés alliés, les Montana de l’US Navy mesurent 280.6m de long sur 36.9m de large.

Les travaux commencent en septembre 1946 mais ne sont achevés qu’à 55% en septembre 1948 quand la guerre éclate en Europe mais le bassin sera achevé et opérationnel quand le Pacifique s’embrasera à l’automne 1950.

Paradoxalement et en dépit du dévellopement des installations, les grands carénages eurent encore lieu en Australie à l’Arsenal de Cockatoo et ce jusqu’en 1947 quand les installations sont opérationnelles et capables de caréner n’importe quel type de navire.

Des ateliers modernes sont construits et des dépôts installés au nord de l’île Nou permettant le ravitaillement des navires au mouillage dans la Grande Rade»

Fortifications

Les défenses de Nouméa notablement délaissées en l’absence de menace subissent une sérieuse cure  de rajeunissement. Il s’agit d’empêcher un coup de main contre les installations opérationnelles du port et de la base navale. Pour cela les travaux suivants sont menés entre 1943 et 1948 :

-La protection de la Grande Rade est assurée au sud par le Fort Montravel (du capitaine de vaisseau Tardy de Montravel qui sélectionna en 1854 le site de Nouméa _à l’époque Fort de France_ pour y implanter un port et une base navale).

Ce fort construit entre 1943 et 1946 dispose d’une tourelle double de 203mm accompagnée par quatre canons de 130mm en affûts simples sous masque et sur plate-forme rotative permettant le tir contre terre et contre la mer. Ces affûts simples sont installés à chaque coin du fort. Cette organisation est identique à celles des forts défendant les accès à la baie de Cam-Ranh.
La DCA  du fort est assurée par douze canons de 37mm Schneider modèle 1941 installés seulement en 1947. La défense rapprochée du fort est assurée par des casemates indépendants, quatre casemates armés chacun de deux mitrailleuses de 7.5mm

Au nord, c’est le Fort Ducos qui assure la défense de la grande rade avec le même armement que le Fort Montravel rendant inexpugnable un magnifique plan d’eau pouvant accueillir selon les calculs une escadre composée d’un porte-avions, de deux à trois cuirassés, de leurs escorteurs et de plusieurs croiseurs.

-La défense du port n’est pas oubliée avec la construction du Fort de l’ilôt Brun sur l’ilôt du même nom. Si les deux forts précédents devaient tenir à distance une escadre ennemie, ce fort était destiné à la défendre rapprochée du port avec pour armement deux canons de 130mm en affûts simples sous masque et sur plate-forme rotative permettant donc le tir contre terre et contre but flottant.

Ils sont relayés quatre canons de 75mm antiaériens et antisurface. La DCA était assurée par six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 et la défense rapprochée assurée par quatre tourelles démontables sur encuvement en béton, chaque tourelle disposant d’un canon de 25mm et d’une mitrailleuse de 7.5mm.

Le pendant nord du Fort de l’ilôt Brun est Fort Nouville situé sur l’Ile de Nou. Son armement est identique à celui du fort de l’ilôt Brun.

La défense antiaérienne de la base est assurée par une batterie dédiée équipée de six canons de 90mm modèle 1926 en trois tourelles doubles montés sur plate-forme rotative et huit canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40.

La garnison de la base de Nouméa se compose d’une compagnie de fusiliers marins _la 1ère compagnie de fusiliers marins du Pacifique_ en plus des compagnies d’ouvrage chargés d’armer les fort défendant la base. En temps de guerre, cette compagnie doit être renforcée par les unités de l’armée de terre stationnée sur place.

La défense terrestre de Nouméa n’est pas oubliée et se confond avec celle de Tantouta où est implantée la base aéronavale. De petits casemates d’infanterie et des tourelles démontables sont installés pour protéger la BAN et les approches de Nouméa.

Navires stationnés à Nouméa en septembre 1948

-Aviso colonial Rigault de Genouilly

-Patrouilleur La Poursuivante

-Canonnière L’Audacieuse

-Chasseurs de sous-marins CH-47 et CH-48

Pour faire face à  la montée en puissance inévitable de la base, le commandement local décide de commander à «L’Arsenal de Nouméa» plusieurs unités de soutien, quatre petits patrouilleurs pouvant servir de remorqueur.

La commande de remorqueurs, de pousseurs et même d’un dock flottant pour sous-marins est sérieusement envisagée auprès de chantiers australiens mais aucune commande n’est passée avant septembre 1948.

O-Station navale de Papeete

Avant propos

La colonisation française à commencé en 1842 par la signature d’un traité de protectorat avec les souverains de Tahiti. Cette situation perdure jusqu’en 1880 quand le roi Pomare V fait dont de ses territoires à la France, donnant naissance aux Etablissements Français de l’Océanie.

Une base est établie à Papeete mais cette base n’est pas destinée à servir de véritable point d’appui mais plutôt une base de souverainté. L’attaque de Von Spee en 1914 montre l’utilité de fortifications limitées mais bien réelles.

Rien n’est pourtant réalisé avant 1942 quand la décision est prise de protéger le port de Papeete contre un coup de main. On décide également d’améliorer les capacités d’entretien même si il ne s’agit pas de créer un véritable Arsenal parfaitement équipé dont l’utilité serait des plus douteuses.

Installations

La station navale est installée au sein même du port de Papeete, une zone militaire est établie en septembre 1943 pour pouvoir accueillir les navires des Forces Navales Françaises du Pacifique (FNFP).

Les installations d’entretien sont tout de même importantes avec un dock flottant de 150m commandé aux Etats Unis et livré en 1943. Des ateliers et une fonderie ont également été construites pour soutenir les forces de souveraineté. Une cale de 100m à également été construite, cale construisant des navires civils et militaires.

Les fortifications destinées à défendre Papeete se composent de deux points d’appui armés chacun d’un canon de 130mm modèle 1919 sur plate-forme rotative et sous bouclier, de deux canons de 75mm antiaériens et de mitrailleuses de 7.5mm pour la défense rapprochée.

Une compagnie de fusiliers marins de recrutement local, la 2ème CFMP assure la défense de Papeete.

Navires basés à Papeete en septembre 1948

-Aviso colonial D’Iberville

-Patrouilleur La Bayonnaise

-Canonnière L’Etourdi

14-Navires légers (6) avisos-coloniaux classe Bougainville (5)

Le Rigault de Genouilly

Le Rigault de Genouilly

Le Rigault de Genouilly

-Le Rigaux de Genouilly est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux le 7 juillet 1931 lancé le 18 septembre 1932 et admis au service actif le 14 mars 1934.

Comme nombre de ses sister-ships, le Rigault de Genouilly est affecté en Extrême Orient au sein de la Division Navale d’Extrême Orient à partie de novembre 1934, étant affecté tantôt en Indochine tantôt en Chine.

Après une affectation à Nouméa de novembre 1937 à novembre 1938, il retrouve l’Indochine et la Chine jusqu’en novembre 1939 date à laquelle il est détaché à Madagascar pour assurer la surveillance d’une zone où pourraient opérer des raiders allemands.

La grande réorganisation de septembre 1940 l’affecte aux Forces Navales Françaises du Pacifique (FNFP) avec Nouméa comme port d’attache. Avant de rallier sa nouvelle affectation, il subit un grand carénage à Diego-Suarez.

Échoué au bassin du 15 septembre au 5 novembre 1940, il subit une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 17 novembre, exécutant ses essais officiels du 18 au 20  puis sa remise en condition du 22 novembre au 2 décembre 1940.

Il quitte Madagascar le lendemain 3 décembre 1940, traverse l’Océan Indien direction Singapour où il fait escale du 13 au 15 décembre. Reprenant la mer, il fait escale à Darwin du 22 au 26 décembre puis à Brisbane du 30 décembre 1940 au 2 janvier 1941 avant de rallier Nouméa le 7 janvier 1941.

Sur place, l’aviso colonial va effectuer des missions de présence et de maintien de l’ordre. Il est également un formidable ambassadeur de la France dans ses contrées lointaines et devient un invité régulier des ports australiens et néo-zélandais.

Le 12 mai 1942, le patrouilleur La Poursuivante arrive à Nouméa. Cet ancien torpilleur de classe Melpomène transformé en patrouilleur va relayer l’action de l’aviso colonial même si son rayon d’action limité est un défaut que l’on ne réussira jamais à corriger. Le Rigault de Genouilly participe aux essais du 28 au 31 mai puis à sa remise en condition du 2 au 16 juin 1942.

Les installations d’entretien à Nouméa étant limités, c’est en Australie que l’aviso colonial va subir ses grands carénages, plus précisément à l’Arsenal de Cockatoo à Sydney. C’était également un moyen de renforcer les liens entre la France et l’Australie.

Le premier de ce grand carénage à lieu du 15 janvier au 30 mars 1944 pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires. Il perd ses installations d’hydraviation et reçoit des pièces de DCA modernes (quatre canons de 37mm et six canons de 25mm en affûts doubles). Armé pour essais le 5 avril 1944, il sort pour essais du 6 au 8 avril puis pour remise en condition du 10 au 24 avril, l’aviso colonial rentrant à Nouméa le 1er mai 1944.

Le second à lieu du 15 avril au 24 juin 1947 pour une remise en état complète sans modernisation des capacités militaires. Armé pour essais le 1er juillet, il sort pour essais les 2 et 3 juillet puis pour remise en condition du 5 au 19 juillet, ralliant Nouméa le 26 juillet 1947.

Quand la guerre éclate en Europe, le Rigault de Genouilly continue à vaquer à ses occupations à savoir patrouiller autour du Caillou.

12-Torpilleurs légers (5)

La Poursuivante

Le torpilleur léger La Poursuivante

Le torpilleur léger La Poursuivante

-La Poursuivante est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque le 13 août 1934 lancé le 4 août 1936 et admis au service actif le 3 décembre 1937.

A son admission au service actif, le cinquième torpilleur de classe Melpomène est affecté à la 13ème DT et basé à Toulon en compagnie de ses sister-ships Baliste Bombarde et La Bayonnaise.

La création d’une 14ème DT à Lorient ne change rien à la situation de La Poursuivante qui reste affectée à Toulon au sein de la 13ème DT en compagnie de ses sister-ships Baliste et La Bayonnaise.

Durant les trois mois de la guerre de Pologne (3 septembre-15 décembre 1939), les trois torpilleurs vont effectuer des patrouilles au large de Toulon et de la Corse, des escortes de convois _bien qu’ils ne soient pas les mieux équipés pour cette tache_ et surtout se préparent à mener des raids surprises dans le Golfe de Gênes contre la navigation italienne.

La Poursuivante, la Baliste et la Bayonnaise commencent l’année 1940 par un entraînement de division du 5 au 22 janvier, rentrant le lendemain à Toulon.

Le 29 janvier 1940, la 13ème DT quitte Toulon pour rallier le lendemain les salins d’Hyères où elle rejoint la 7ème DT pour un entraînement commun du 31 janvier au 18 février, les deux divisions mouillant aux salins d’Hyères du 19 au 25 février avant de rentrer le lendemain  à Toulon.

La 13ème DT sort pour entraînement de division du 3 mars au 2 avril puis du 11 au 30 avril, les trois torpilleurs légers faisant escale à Menton du 1er au 5 mai et à La Ciotat du 6 au 9 mai avant de rallier Toulon le lendemain.

La Poursuivante est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 11 mai au 2 juin, sortant pour essais du 3 au 5 puis pour remise en condition du 7 au 21 en compagnie de La Bayonnaise.

Il sort ensuite pour les essais (24 au 26 juin) et pour la remise en condition (28 juin au 12 juillet) du Baliste, La Poursuivante et la Baliste sortant ensuite pour essais (16 au 18 juillet) et pour remise en condition (20 juillet au 2 août) de La Bayonnaise.

La 13ème Division de Torpilleurs participe ensuite à un entraînement avec le contre-torpilleur Mogador du 5 au 17 août, les quatre navires ralliant les salins d’Hyères le lendemain. Après six jours d’entraînement au mouillage, le Mogador et la 13ème DT sortent en compagnie du Volta pour la remise en condition de ce dernier du 25 août au 13 septembre 1940, rentrant dans la foulée à Toulon.

La 13ème DT et la 6ème DCT vont effectuer un nouvel entraînement de division commun dans le Golfe du Lion. Après une école à feux chacune de son côté du 23 au 30 septembre, les deux divisions vont mouiller à Villefranche du 1er au 7 octobre. L’entraînement commun à lieu du 7 au 10 octobre

Les deux divisions vont mouiller aux salins d’Hyères du 11 au 17 octobre, sont à Marseille du 18 au 21, à Sète du 22 au 25 et à Port-Vendres du 26 au 30 avant de rentrer ensemble à Toulon le 1er novembre 1940.

Les trois torpilleurs légers de la 13ème DT terminent l’année par un entraînement de division du 8 novembre au 10 décembre, rentrant le lendemain à Toulon après avoir fait escale au cours de cet entraînement à Nice et à Bastia.

La Poursuivante et ses deux compères de la 13ème DT commencent l’année 1941 par un entraînement de division exécuté du 7 janvier au 3 février, rentrant à Toulon le 8 après une escale à Oran du 4 au 7 février. Un nouvel entraînement de division à lieu du 15 février au 22 mars, exercices entrecoupés d’escales à Port-Vendres, à Porto-Vecchio et à Bonifaccio

La Poursuivante et ses deux compères vont mouiller aux salins d’Hyères du 1er au 8 avril pour entraînement au mouillage, sortant pour une école à feux du 9 au 17 avril, se ravitaillant à Toulon le 18 avant un entraînement au combat antisurface du 19 au 28 avril, rentrant le lendemain à Toulon.

Du 3 au 10 mai, la 13ème DT effectue un entraînement commun avec les deux contre-torpilleurs de la 6ème DCT, les trois torpilleurs légers et les deux contre-torpilleurs effectuant une escale  commune à Nice du 11 au 15 mai, rentrant ensemble à Toulon le lendemain.

La 13ème DT enchaîne par un entraînement commun avec la 12ème DT venue de Bizerte entre le 23 mai et le 12 juin, les six torpilleurs faisant une escale de représentation à Nice du 13 au 17 juin avant de se séparer, la 13ème DT rentrant à Toulon le lendemain.

La Poursuivante est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 9 juillet 1941, cette immobilisation étant l’occasion de moderniser la DCA avec deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples en remplacement des affûts doubles de 13.2mm.

Il sort pour essais du 10 au 12 juillet et pour remise en condition du 14 au 28 juillet, à chaque fois en compagnie de La Bayonnaise.

La Poursuivante participe ensuite aux essais (1er au 3 août) et à la remise en condition (5 au 19 août) du torpilleur Baliste, les deux torpilleurs disponibles de la 13ème DT participant alors aux essais (23 au 25 août) et à la remise en condition (27 août au 10 septembre) de La Bayonnaise, les trois navires rentrant à Toulon le lendemain.

La 13ème Division de Torpilleurs sort pour entraînement de division du 20 septembre au 30 octobre avec des exercices entrecoupés d’escales à Marseille et Ajaccio. Les trois torpilleurs légers rentrent à Toulon le 4 novembre après une escale à Ajaccio du 31 octobre au 3 novembre.

Un dernier entraînement de division à lieu du 12 novembre au 12 décembre, les trois torpilleurs légers ralliant Toulon le lendemain.

En effet, le 16 décembre 1941, quatre torpilleurs légers flambants neufs arrivent à Toulon. Ces navires baptisés  Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche de classe Le Fier forment une 1ère DT qui va remplacer la 13ème DT au sein de la 2ème Escadre.

Pour passer symboliquement le témoin, la 1ère et la 13ème DT sortent pour un exercice commun du 18 au 24 décembre, rentrant à  Toulon le lendemain jour de noël. Le 26 décembre 1941, la 13ème DT est dissoute et les trois torpilleurs reclassés patrouilleurs. Ils vont alors subir un petit carénage.

La Poursuivante est échoué au bassin Vauban n°9 du 1er janvier au 10 février 1942 pour remise en état et modifications de l’armement, modifications identiques à tous les torpilleurs. Il sort pour essais du 15 au 17 février puis pour remise en condition du 19 février au 7 mars, rentrant à Toulon le 8 mars 1942.

Il va être affecté en Nouvelle Calédonie à Nouméa pour relayer l’action de l’aviso colonial Rigault de Genouilly.

Il quitte Toulon le 12 mars, faisant escale à Bizerte le 15 mars, franchissant le canal de Suez les 22 et 23 mars, faisant escale à Djibouti du 27 au 30 mars, à Diego-Suarez du 4 au 6 avril, à Triconmalee du 11 au 14 avril, à Singapour du 17 au 20 avril, à  Batavia du 22 au 25 avril, à Darwin  du 28 avril au 1er mai, à Port Moresby du 4 au 7 mai avant d’arriver à Nouméa le 12 mai après deux mois de mer.

Il passe au bassin du 13 au 27 mai 1942, sortant pour essais du 28 au 31 mai puis pour remise en condition du 2 au 16 juin en compagnie de l’aviso colonial Rigault de Genouilly.

Basé à Nouméa, le patrouilleur va relayer l’action de l’aviso colonial, montrant le pavillon dans les ports de la région jusqu’en Australie, en Nouvelle Zélande voir même jusqu’en Malaisie en dépit d’un rayon d’action limité. Il est encore basé à Nouméa en septembre 1948, ayant subit un grand carénage à l’Arsenal de Cockatoo à Sydney au printemps 1945 et au printemps 1948.