Dominions (11) Canada (11)

Artillerie et Systèmes d’Armes

Artillerie

La marine canadienne utilise quasi-exclusivement des canons de conception et/ou de fabrication britannique. C’est logique, tous les navires de la RCN étant d’origine britannique qu’ils soient fabriqués ou non en Grande-Bretagne.

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URSS (22) Artillerie et Systèmes d’Armes (2)

Artillerie légère

Canons de 57mm

Le développement d’un canon antiaérien plus puissant que le canon de 45mm commença en 1949 alors que les soviétiques étaient encore mais pour peu de temps en dehors du second conflit mondial.

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Italie (17) Artillerie et Systèmes d’Armes (1)

ARTILLERIE ET SYSTEMES D’ARMES

Avant-propos

Quand elle rentre en guerre en octobre 1948, la Regia Marina ne se distingue pas dans le domaine des armes. Elle dispose de canons légers, médians et lourds, de torpilles, de mines, d’armes anti-sous-marines.

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Japon (16) Marine Impériale (9)

Mines,Torpilles et Armes ASM

Torpilles

Dans la stratégie navale japonaise, la torpille occupe une place centrale. Pas étonnant que la marine impériale japonaise dispose de nombreux modèles d’anguilles adaptées à l’usage depuis des sous-marins, des navires de surface et des avions.

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Etats-Unis (14) US Navy (10)

Artillerie Médiane (102 à 203mm)

6 Inch (152mm) Mark 12

Canon de 152mm 53 calibres US Navy 2

6 Inch Mark 12 en tourelle double sur un croiseur de classe Omaha

Ce canon de 53 calibres (soit un tube long de 8.056m) à été initialement mis au point pour l’armement secondaire des cuirassés et des croiseurs de bataille dont la construction à été annulée par le traité de Washington.

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Etats-Unis (1) Avant-Propos

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE

T.4 : LES ETATS-UNIS

AVANT-PROPOS

Ce n’était absolument pas fait exprès mais c’est donc le 11 septembre 2015 que je vais commencer le tome 4 de ma gigantesque et vertigineuse uchronie consacré aux Etats-Unis.

Pour ceux qui me suivent depuis le début soit depuis 2011, je dois vous avouer qu’à plusieurs reprises j’ai voulu tout envoyer balader.

Si j’avais su que quatre ans plus tard je ne serais même pas à la moitié de mon œuvre, j’aurais grandement hésité à me lancer là-dedans.

En même temps sans l’expérience d’un tome 1 interminable, comment aurais-pu aboutir à des tomes suivants plus équilibrés ?

Au sortir du tome 1, j’étais mentalement vidé. Plus de 2500 pages, deux ans de travail et un sentiment de profond écoeurement. Je pensai que le tome 2 sur l’Allemagne allait être plus court à faire à la fois parce que j’avais moins de source, parce que je ne suis pas germanophone mais également parce que je savais ce qu’il ne fallait pas faire.

Grossière erreur ! Je me suis à nouveau lancé dans un récit interminable, sans souffle, académique et pompeux qui me faisait moi même horreur alors les lecteurs du blog vous pensez….. .

Après avoir à nouveau envisagé de tout abandonner, je me suis décidé à faire une version austère, plus synthétique, trop puisqu’à la fin je suis revenu à un tome plus riche, plus solide.

Mine de rien j’avais enfin trouvé un bon équilibre dont bénéficia pleinement le tome 3 qui est riche d’informations mais sans être obèse comme le tome 1.

Je peux donc envisager sereinement la réalisation du tome 4 consacré aux Yankees, aux Etats-Unis d’Amerique.

Charles Lindbergh (1902-1974) 33ème président des Etats-Unis (1944-1952)

Dans cette uchronie, il y à un changement majeur notamment en matière politique. Roosevelt effectue bien trois mandats (1932-1936 1936-1940 et 1940-1944) mais point de quatrième mandat, étant battu par Charles Linbergh considéré comme le premier aviateur à avoir traversé l’Atlantique (certains estiment qu’il s’agit en réalité du duo Nungesser et Coli mais passons).

Ce choix je ne suis pas le premier à le faire en matière d’uchronie. Pourquoi alors imiter les autres ? Tout simplement parce que les sympathies de Linbergh pour l’Allemagne nazie et sa farouche volonté isolationiste peut laisser planer un doute sur la position de Washington en cas de conflit en Europe. Neutralité farouche ? Alliance avec l’Allemagne ? Engagement précoce avec les alliés ?

Sur le plan plus militaire, il n’y aura pas de véritable révolution, tout juste une adaptation au bouleversement uchronique.

Rien que pour l’US Navy, les modifications seront nombreuses et importantes.

Pour ce qui est des porte-avions et des cuirassés, certains navires présents OTL dans la seconde guerre mondiale ne seront plus là, d’autres qui n’ont jamais été construits le seront notamment les monstrueux Montana et les deux derniers Iowa (Illinois et Kentucky)

USS Essex (CV-9)

Les cuirassés les plus anciens seront désarmés et/ou démolis, les porte-avions également et si la flotte de classe Essex sera nombreuse, les Lexington seront désarmés, le Ranger et le Wasp seront relégués au statut de navire-école et à la place des Midway, nous aurons des porte-avions lourds de classe United States puisque dans mon uchronie, point de bataille de Midway.

Au niveau des croiseurs, les Alaska auront une allure et un armement différent alors que tous les Cleveland seront achevés comme croiseurs puisqu’il n’y aura pas de carrier gap à combler.

Point de flush-decker convertis en escorteurs, les «cinquante destroyers qui sauvèrent le monde» n’ont pas ici de raison d’être et si il y aura des escorteurs, ils seront nettement moins nombreux. Les destroyers seront construits en grand nombre mais il n’y aura pas 175 Fletcher.

Quand aux navires amphibies, autre génération spontanée, ils existeront mais leur usage sera essentiellement destiné au Pacifique.

Pour les sous-marins, la situation sera semblable à celle des destroyers, la flotte logistique n’étant pas non plus bouleversée par ce changement de prisme chronologique.

Quand à l’aéronavale, les avions existant OTL le seront également dans mon uchronie. Il y aura néanmoins quelques menues différences, le Bearcat par exemple participant au conflit alors que ce ne fût pas le cas dans le second conflit mondial tel que nous le connaissons.

Grumman F8F-1 Bearcat

Pour les autres forces armées, même situation, les changements ne seront que la conséquence des changements de chronologie. Par exemple le Mustang aura une tout autre histoire car il n’y aura pas cette fois de demande britannique pour un chasseur moderne.

En cequi concerne le plan, il sera semblable à celui des autres tomes.

La première partie sera consacrée à une histoire générale des Etats-Unis, très simplifiée, simplement pour poser les bases et entrer de plein pied dans l’uchronie.

La deuxième partie sera consacrée à la géopolitique des Etats-Unis, la rivalité avec le Japon, les relations avec ses alliés et ses ennemis qu’ils soient naturels ou potentiels.

La troisième partie sera consacrée à l’US Navy, son histoire brièvement jusqu’au début du 20ème siècle, plus détaillée après 1900. J’aborderai également l’organisation de l’US Navy en septembre 1939 et en septembre 1948.

Nous étudierons ensuite l’armement de la marine américaine, l’artillerie, les mines, les torpilles et les armes anti-sous-marines.

Les parties suivantes seront consacrées aux différentes classes de navires, les cuirassés, les porte-avions, les croiseurs lourds, les croiseurs légers, les destroyers, les sous-marins, les navires-légers, les navires de soutien.

Nous parlerons également de l’évolution de l’aéronavale américaine avec ses avions et ses hydravions avant de passer par les Leathernecks, le Corps des Marines des Etats-Unis. Il sera ensuite temps de parler des bases et des arsenaux américains.

Après une partie consacrée à l’ordre de bataille en septembre 1948 ainsi qu’au programme de guerre voté dès l’entrée en guerre des Etats-Unis dans le second conflit mondial, nous terminerons ce tome 4 par les traditionnelles parties consacrées à l’Armée de terre et à l’Armée de l’Air encore semi-autonome en septembre 1948.

Pour terminer cet avant-propos, vous constaterez que pour la carrière de nombreux navires, je vais m’avancer sur leur sort durant la guerre et après le conflit. J’espère ainsi attirer de nouveaux lecteurs, curieux et interrogateurs mais également baliser le conflit que j’espère un jour écrire.

Grande-Bretagne (22) Artillerie & Systèmes d’Armes (4)

Mines, Torpilles et Armes anti-sous-marines

Torpilles

-7100 torpilles dans les stocks de la Royal Navy en septembre 1939.

-Torpilles conventionnelles, un moteur fonctionnant à l’air comprimé réchauffé par l’alcool

Torpilles de 622mm Mark I à bord du HMS Rodney

Torpilles de 622mm Mark I à bord du HMS Rodney

-La torpille de 622mm Mark I équipe les cuirassés de classe Nelson à une époque où l’on pensait qu’un cuirassé pouvait torpiller ses congénères mais la portée accrue de l’artillerie principale rendait cette idée illusoire. Les deux tubes lance-torpilles des seuls cuirassés britanniques construits durant l’entre-deux-guerre sont débarqués en 1944.

-Les torpilles Mark II et Mark IV de 533mm équipent la majorité des navires en service en septembre 1939.

torpille de 21 pouces (533mm) embarquée à bord du croiseur lourd HMS York

torpille de 21 pouces (533mm) embarquée à bord du croiseur lourd HMS York

-La Mark V équipe les destroyers et les croiseurs, la Mark VII est l’apanage des croiseurs lourds, alors que la Mark VIII équipe les sous-marins.

-On trouve également la Mark VIII*, une torpille capable d’atteindre une cible à 6400m à la vitesse de 41 nœuds, la portée tombant à 4570m si la vitesse choisie est de 45.5 nœuds.

Torpille de 21 pouces (533mm) Mark IX

Torpille de 21 pouces (533mm) Mark IX

-En 1930 est mise en service la Mark IX qui remplace sur les croiseurs lourds la Mark VII. Cette torpille dans sa version IX** peut atteindre une cible à 10050m

-La torpille Mark X mise au point pour les navires exportés (notamment les destroyers produits à l’intention de la Turquie et du Brésil) finit par équiper également la Royal Navy et notamment ses vedettes lance-torpilles.

Torpille aéroportée Mark VII

Torpille aéroportée Mark VII

-Les torpilles aéroportées sont d’un calibre plus réduit de 457mm (18 pouces), les versions Mark VII, VIII et XI étant majoritaires en septembre 1939 mais peu réussies, elles sont peu utilisées à la différence de la Mark XII apparue en 1937.

torpille de 18 pouces Mark XII et un Bristol Beaufort

torpille de 18 pouces Mark XII et un Bristol Beaufort

Cette torpille également utilisée par les Motor Torpedo Boat (MTB) peut atteindre la portée maximale de 1370m à 40 noeuds et de 3200m à 27 noeuds. En 1942 est mise en service la Mark XV qui porte à 2290m à 40 noeuds. Une version Mark XVII n’à pas le temps d’entrer en service avant septembre 1948.

-Des projets de torpilles acoustiques n’ont pas le temps d’être menés à bien avant le début du second conflit mondial.

Mines

Mines à bord du mouilleur de mines HMS Apollo

Mines à bord du mouilleur de mines HMS Apollo

Comme tous les autres pays, la Royal Navy dispose d’un stock conséquent de mine, une arme d’un rapport coût/efficacité sans équivalent, une arme d’un coût réduit pouvant couler un navire valant plusieurs millions de livres.

La majorité des mines britanniques sont des mines classiques à orin (type HII Mark XIV Mark XV Mark XVI Mark XVII et Mark XIX)

Une mine magnétique étudiée depuis 1936 n’est mise en service qu’en 1942. Un projet de mine à influence magnétique et acoustique n’à pas le temps d’aboutir avant le début du conflit tout comme une mine à influence déclenchée par les vagues provoquées par un navire en approche.

Si les navires de surface sont chargés de mouiller des champs de mines étendus qu’ils soient défensifs ou offensifs, les sous-marins sont chargés eux de mouiller des bouchons de mines, de petites grappes d’engins de mort capable de paralyser les mouvements d’une flotte.

Les submersibles de Sa Majesté peuvent mouiller des mines par des puits quand ils sont spécialisés dans le mouillage de mines ou par les tubes lance-torpilles. Le principal modèle est la mine Mark II à mise à feu magnétique chargée de 454kg d’explosif et pouvant être déployée dans des fonds de 9 à 110m. Une mine Mark V mise en service en septembre 1947 peut être déployée dans des fonds allant jusqu’à 150m.

Des mines télécommandées L Mark I et Mark II sont utilisées pour protéger les accès aux bases navales.

L’avion pouvant être également un vecteur de mouillage de mines, des mines aéroportées sont également en service (A Mark I II III IV V VI VII VIII et IX).

Ces mines sont équipées d’un détonateur acoustique et magnétique qui peuvent sur les derniers modèles être combinés, rendant le travail des dragueurs pénible.

Dès le début du second conflit mondial, d’imposants champs de mines défensifs sont mouillés pour protéger les accès aux bases navales, plans communiqués à la France pour éviter les méprises, la France faisant de même avec ses propres champs de mines.

La mine étant également une arme offensive, des destroyers et les mouilleurs de mines rapides de classe Abdiel mouillent des champs de mines dans les eaux ennemis, les avions du Coastal Command se servant de ces champs de mines pour attaquer les dragueurs de mines allemands.

Les sous-marins vont eux mouiller des champs de mines dans les points de passage obligés de la Kriegsmarine, obligeant cette dernière à redoubler de prudence.

Armes anti-sous-marines

Charge de profondeur Mark VII

Charge de profondeur Mark VII

Bien qu’ayant cruellement subit les affres des U-Boot durant le premier conflit mondial, la Royal Navy comme les autres marines n’à pas vraiment mis la lutte anti-sous-marine au centre de ses priorités. La faute à la fois à des budgets restreints obligeant à faire des choix mais également à la préférence des amiraux pour les navires plus nobles que sont les cuirassés, les croiseurs et les destroyers.

Néanmoins en comparaison avec la France et l’Allemagne, la Grande-Bretagne est plutôt bien équipée pour lutter contre les loups gris de l’amiral Doenitz.

L’arme principale est la grenade anti-sous-marine appelée également charge de profondeur ou depth charge. La Mark VII pèse 191 kilos dont 132kg d’explosif, une version alourdie pour descendre plus vite (68 kilos de plus mais sans un gramme d’explosif supplémentaire). Elles sont lancées soit par gravité à l’arrière ou par des mortiers comme le Thornycroft Mark II.

Des grenades anti-sous-marines légères de 25 (Mark XII) et 56kg (Mark XIII) sont disponibles pour la lutte anti-sous-marine côtière.

L’inconvénient de ces armes c’est que l’escorteur risque de perdre le contact entre le moment où l’Asdic répère le sous-marin et le grenadage.

Ce gap (fossé) est compensé par la tactique du “chasseur-tueur” avec un détecteur et un grenadeur mais ce problème ne sera résolu que durant le conflit quand la mise au point du lance-roquettes permettra de lancer des charges anti-sous-marines par l’avant.