Dominions (9) Canada (9)

La Royal Canadian Navy au combat

Patrouiles anti-raiders et escortes de convois

Alors que l’opération Weserübung à commencé et que le Canada s’est immédiatement engagé aux côtés de l’ancienne puissance coloniale, la marine canadienne propose son aide pour combattre en mer du Nord. Cette aide est appréciée par Paris et Londres mais dans un premier temps on demande à la RCN d’assurer l’escorte des convois transatlantiques et de mener des patrouilles anti-raiders.

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Italie (36) Sous-Marins (2)

Sous-marins classe Argonauta

Argonauta 2

L’Argonauta

Carrière opérationnelle

Les sept sous-marins de classe Argonauta sont les premiers sous-marins dit de “600 tonnes”, des sous-marins côtiers mis en service au début des années trente, des sous-marins baptisés Argonauta, Fisalia,Medusa,Serpente,Salpa,Jantina et Jalea.

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21-Armée de terre (6)

Les Divisions d’Infanterie Nord-Africaine (D.I.N.A)

Les Divisions d’Infanterie Nord-Africaine ou D.I.N.A sont des unités semblables aux D.I type Nord-Est mais leur recrutement est comme leur nom l’indique issu de l’Afrique du Nord, les régiments d’infanterie étant ici des régiments de tirailleurs marocains, algériens et tunisiens ainsi que de zouaves. Comme les D.I.C, ils connaissent une motorisation partielle notamment de l’artillerie mais leurs capacités de transport sont inférieures aux D.I.C rendant ces divisions moins manoeuvrantes.

On trouve en septembre 1939, quatre divisions d’infanterie nord-africaine puis à la suite de la mobilisation, leur nombre est porté à sept avec les 5ème, 6ème et 7ème DINA dont l’existence est brève puisqu’elles ne survivent pas à la démobilisation.

La 1ère DINA est stationnée à Lyon (du moins pour son état-major), la 2ème DINA à son état-major est à Toul, la 3ème DINA est à Poitiers et la 4ème DINA est à Epinal. Elles sont organisées de la façon suivante :

-Elements de Quartier Général

-Trois régiments d’infanterie à trois bataillons. Ce sont des régiments de tirailleurs et non des régiments d’infanterie.

La 1ère DINA dispose d’un régiment de tirailleurs marocains, d’un régiment de tirailleurs algériens et d’un régiment de tirailleurs tunisiens.  La 2ème DINA dispose d’un régiment de zouaves et de deux régiments de tirailleurs algériens. La 3ème DINA dispose elle de deux régiments de tirailleurs algériens et d’un régiment de zouaves (avant de retrouver le 28ème RTT) alors que la 4ème DINA dispose de deux régiments de tirailleurs algériens et d’un régiment de zouaves.

-Un Régiment d’Artillerie Nord-Africaine équipé de deux groupes de canons de 75mm, deux groupes de 105 et un de 155mm à traction hippomobile puis automobile.

-Un batterie antichar de division équipé de pièces tractées

-Un bataillon antiaérien de division équipé de pièces tractées et de pièces motorisées, les premières plus destinées à la protection de l’arrière, les pièces motorisées pour la protection de l’avant

-Une compagnie de pionniers

-Une Compagnie de sapeurs mineurs

-Une compagnie radio

-Une compagnie télégraphique

Ces quatre dernières compagnies forment en 1944 un bataillon du génie comme dans toutes les DI.

-Un Groupe d’exploitation divisionnaire (intendance)

-Un Groupe sanitaire divisionnaire

-Un groupement de transport du train pour le transport de l’infanterie

-Une Compagnie automobile de transport pour le transport du matériel
-Une compagnie automobile de quartier général qui contrairement à ce que son nom indique regroupe  les éléments du train du QG (secrétaires, plantons…), des formations de santé et d’intendance, une section sanitaire auto, et un détachement de circulation routière.

En temps de guerre, le R.A.N.A doit être subdivisé entre un R.A.N.A équipé des pièces de 75mm et un R.A.L.N.A. équipé des canons de 105 et de 155mm. Un GRDI est rattaché pour emploi à la division tout comme pourrait l’être un Bataillon de Chars de Combat (B.C.C.)

A la mobilisation d’août 1948, quatre nouvelles divisions d’infanterie nord-africaine sont mises sur pied :

-La 5ème DINA dispose du 8ème régiment de tirailleurs algériens, des 10ème et 11ème régiments de tirailleurs marocains

-La 6ème DINA dispose des 9ème et 10ème régiments de tirailleurs algériens et du 12ème régiment de tirailleurs marocains

-La 7ème DINA dispose du 5ème régiment de tirailleurs tunisiens ainsi que des 12ème et 16ème régiments de tirailleurs algériens

-La 8ème DINA dispose du 17ème régiment de tirailleurs algériens ainsi que des 6ème et 7ème régiments de tirailleurs tunisiens.

Les Divisions d’Infanterie d’Afrique (D.I.A) et les Divisions Marocaines (D.M)

Ces deux type de divisions sont des unités de souveraineté. En septembre 1939, ces unités sont pour la plupart des grandes unités médiocres, tout juste capables d’assurer la défense des colonies, à réprimer le brigandage mais certainement pas de participer à un conflit moderne en Europe.

Avant la mobilisation d’août/septembre 1939, le dispositif français en Afrique du Nord (puisque c’est la région la plus concernée) est le suivant :

Algérie

Dans la seule colonie de peuplement, on trouve le 19ème Corps d’Armée d’Alger avec trois divisions territoriales, des divisions qui sont circonscriptions territoriales disposant de brigades d’infanterie.

La Division d’Alger dispose d’une 1ère brigade d’infanterie algérienne à deux régiments d’infanterie (9ème régiment de zouaves et 13ème régiment de tirailleurs sénégalais), de la 5ème brigade d’infanterie algérienne à trois régiments de tirailleurs algériens (1er, 5ème et 9ème RTA) .

La Division d’Oran dispose comme son homologue d’Alger de deux brigades et d’un régiment d’artillerie, la 2ème brigade d’infanterie algérienne alignant le 1er REI (jusqu’à son intégration à la 4ème DLI basée au Maroc), le 2ème régiment de zouaves et le 13ème régiment de tirailleurs sénégalais, la 4ème brigade d’infanterie algérienne dispose des 2ème et 6ème régiments de tirailleurs algériens.

La Division de Constantine dispose elle de la 3ème brigade d’infanterie algérienne avec le 3ème régiment de zouaves et le 15ème régiment de tirailleurs sénégalais, de la 7ème brigade d’infanterie algérienne avec les 3ème, 7ème et 11ème régiments de tirailleurs algériens.

Tunisie

Le protectorat tunisien dispose de deux divisions territoriales, celles de Tunis et celle de Sousse qui alignent les moyens suivants :

-La Division de Tunis dispose du 4ème régiment de zouaves, des 4ème et 8ème régiments de tirailleurs tunisiens.

-La Division de Sousse dispose de trois régiments d’infanterie, les 5ème, 10ème et 18ème régiments de tirailleurs sénégalais.

Maroc

Les troupes territoriales marocaines pour ce qui concerne l’infanterie comprennent dix régiments et un bataillon autonome.

Si les zouaves n’ont qu’un régiment (le 1er), les tirailleurs marocains ont quatre régiments (les 1er  2ème et 4ème à quatre bataillons, le 7ème à trois bataillons), la Légion Etrangère dispose de trois régiments étrangers d’infanterie, les 2ème 3ème et 4ème REI (Le 2ème REI intégrant ultérieurement la 4ème DLI), les tirailleurs sénégalais des 3ème et 6ème RTS, le dispositif étant complété par un bataillon autonome d’infanterie coloniale.

Levant

On trouve dans les mandats une demi-brigade algéro-marocaine qui aligne le 4ème bataillon du 6ème RTA, le 4ème bataillon du 7ème RTA, le 5ème bataillon du 1er régiment de tirailleurs marocains, le 16ème régiment de tirailleurs tunisiens et le 17ème régiment de tirailleurs sénégalais.

On trouve également le bataillon de marche d’infanterie coloniale du Levant et le groupement de la Légion Etrangère du Levant avec les 1er, 4ème et 6ème bataillons du 1er REI ainsi que le 2ème bataillon du 2ème REI. Le 1er octobre 1939, ce groupement est dissous et les différents bataillons forment le 6ème Régiment Étranger d’Infanterie.

Lorsqu’elle éclate la guerre de Pologne on trouve douze Divisions d’Infanterie d’Afrique ou DIA et  deux Divisions Marocaines ou DM répartis de la façon suivante  :

-En métropole, la 87ème DIA

-Au Maroc, les 2ème et 3ème Divisions Marocaines
-En Algérie : les 81ème, 82ème 85ème, 181ème, 182ème et 183ème DIA

-En Tunisie, les 83ème, 84ème, 88ème

-Au Levant dans les mandats, les 86ème, 191ème et 192ème DIA (ex-191ème et 192ème DI)

-La 1ère Division Marocaine dispose ainsi de trois régiments de tirailleurs recrutés dans le royaume chérifien en l’occurence, les 1er, 2ème et 7ème RTM.

-La 81ème DIA est issue de la transformation de la 5ème brigade d’infanterie algérienne de la Division d’Alger et aligne d’abord trois régiments de tirailleurs algériens, les 1er, 5ème et 9ème RTA avant que le 5ème RTA ne soit transférer à la 180ème DIA et remplacé par le 218ème RI formé en France.

-La 82ème DIA est mise sur pied par la Division d’Oran et aligne trois régiments d’infanterie, le 1er régiment de zouaves, le 4ème régiment de tirailleurs marocains et le 6ème régiment de tirailleurs algériens.

-La 83ème DIA est l’ancienne 7ème brigade d’infanterie algérienne de la Division de Constantine avec les 3ème, 7ème et 11ème régiments de tirailleurs algériens qui à son arrivée en Tunisie troque le 11ème RTA contre le 344ème RI.

-La 84ème DIA est l’ancienne Division de Tunis alignant trois régiments, le 4ème régiment de zouaves et deux régiments de tirailleurs tunisiens, les 4ème et 8ème régiments.

-La 85ème DIA est issue elle aussi de la Division de Constantine et dispose de trois régiments d’infanterie, le 3ème régiment de zouaves ainsi que les 11ème et 19ème régiments de tirailleurs algériens.

-La 86ème DIA est formée à Alger le 30 août 1939 avec deux régiments de zouaves (3ème et 9ème régiment) ainsi qu’un régiment de tirailleurs tunisiens, le 20ème RTT. Sa composition aurait du évoluer mais au final, cette division resta en l’état et fût envoyée au Levant.

-La 87ème DIA devait être formée du 9ème régiment de zouaves et des 17ème et 18ème régiments de tirailleurs algériens mais au final lors de son envoi en métropole en octobre, elle ne dispose que des deux RTA, le 9ème zouave restant au sein de la 86ème DIA.

-La 88ème DIA est l’ancienne division de Sousse alignant à l’origine, les 5ème, 10ème et 18ème régiments de tirailleurs sénégalais puis le 10ème RTS, le 18ème RTS et enfin le 257ème régiment d’infanterie

-La 181ème DIA aligne le 29ème régiment de zouaves, le 11ème régiment de tirailleurs sénégalais et le 13ème régiment de tirailleurs sénégalais

-La 182ème DIA aligne le 1er régiment étranger d’infanterie, le 22ème zouave et deux bataillons sénégalais détachés en Afrique occidentale.

-La 183ème DIA aligne le 23ème régiment de zouaves, le 15ème régiment de tirailleurs sénégalais et un bataillon de marche sénégalais.

-La 191ème DIA est stationnée au Levant avec deux régiments de tirailleurs tunisiens (12ème et 16ème RTT) ainsi que le bataillon mixte d’infanterie coloniale qui devient ensuite le 24ème régiment mixte d’infanterie coloniale puis le 24ème RIC.

-La 192ème DIA est stationnée au Levant avec le 6ème REI et le 17ème régiment de tirailleurs sénégalais

-La 2ème division marocaine aligne les 2ème et 4ème régiments étrangers d’infanterie ainsi que le 3ème régiment de tirailleurs sénégalais. C’est une division de protection chargée de la défense du Maroc contre un éventuel coup de force espagnol.

-La 3ème division marocaine aligne le 3ème régiment étranger d’infanterie, le 21ème régiment de zouaves et le 6ème régiment de tirailleurs sénégalais.

Démobilisation et réorganisation

Le général Villeneuve se préoccupe de renforcer ces divisions, d’améliorer leur équipement et leur entrainement pour en faire des divisions aptes si nécessaires à s’inserrer dans une manoeuvre moderne en Europe.

Pour cela, les D.I.A et les deux Divisions Marocaines sont réorganisés selon le même schéma organisationnel que les Divisions Légères d’Infanterie ce qui donne le schéma suivant :

-Éléments de QG

-Deux régiments d’infanterie à trois bataillons (quatre pour les régiments de tirailleurs), ces régiments organisés selon le même modèle que les R.I type Nord-Est sont de recrutement local avec un encadrement européen.

-Un Régiment d’Artillerie Divisionnaire à trois groupes de trois batteries de 75mm modèle 1897 (et parfois de rares TAZ modèle 1939) et un groupe de trois batteries de quatre canons de 155mm Schneider modèle 1917, ce régiment étant hippomobile sauf pour les D.I.A de Tunisie de type automobile.

-Une compagnie antichar avec des pièces remorquées de 25 et de 47mm (respectivement une batterie de six et deux batteries de quatre)

-Une compagnie antiaérienne avec des pièces remorquées de 25mm

-Une compagnie de pionniers

-Une Compagnie de sapeurs mineurs

-Une compagnie mixte de transmissions

Ces trois compagnies forment bataillon à partir de 1946.

-Un Groupe d’exploitation divisionnaire (intendance)

-Un Groupe sanitaire divisionnaire

-Un groupe de transport du train de type réduit
-Une Compagnie automobile de transport

-Une compagnie automobile de quartier général

La démobilisation s’accompagne partout d’une réduction du nombre de grandes unités, des régiments et des divisions sont dissous après qu’un tri sévère eut été fait entre soldats, sous-officiers et officiers pour ne pas perdre des éléments brillants. A l’issue de la démobilisation, on trouve ainsi les unités suivantes :

Maroc

-La 1ère Division Marocaine aligne deux régiments de tirailleurs marocains avec le 1er et le 7ème RTM, le 2ème RTM étant dissous

-La 2ème Division Marocaine aligne le 2ème régiment étranger d’infanterie et le 4ème régiment étranger d’infanterie, le 3ème régiment de tirailleurs sénégalais étant dissous.

-La 3ème Division Marocaine est elle dissoute mais si le 21ème régiment de zouaves et le 6ème régiment de tirailleurrs sénégalais sont dissous, le 3ème REI est préservé, étant déployé dans le Sud marocain.

Algérie

-La 81ème DIA remplace la Division d’Alger et aligne pour cela le 1er et le 9ème RTA, le 218ème RI étant lui dissous.

-La 82ème DIA remplace la Division d’Oran avec le 1er régiment de zouaves et le 6ème régiment de tirailleurs algériens, le 4ème RTM étant lui dissous

-La 83ème DIA remplace la Division de Constantine avec le 3ème et le 7ème régiments de tirailleurs algériens, le 11ème RTA étant dissous (avec la 85ème DIA) tout comme le 344ème régiment d’infanterie.

-La 87ème DIA fût un temps menacée de dissolution mais elle est préservée avec ses 17ème et 18ème régiments de tirailleurs algériens et déployée dans le sud Algérien.

-La 181ème DIA déployée en Algérie est dissoute en compagnie de ses trois régiments (29ème zouave, 11ème et 13ème régiment de tirailleurs sénégalais)

-La 182ème DIA est maintenue après avoir été un temps menacée de dissolution et aligne le 1er régiment étranger d’infanterie ainsi que le 22ème régiment de zouaves. En septembre 1944, elle quitte l’Algérie pour le Maroc avec les 22ème et 23ème régiments de zouaves, le 1er REI ayant rejoint la 4ème DLI.

-La 183ème DIA qui aligne le 23ème régiment de zouaves, le 15ème régiment de tirailleurs sénégalais et un bataillon de marche sénégalais est dissoute avec deux de ses trois grandes unités, le 23ème zouaves étant transféré à la 182ème DIA.

Tunisie

-Le 84ème DIA remplace la Division de Tunis avec le 4ème régiment de zouaves et le 8ème régiment de tirailleurs tunisiens, le 4ème régiment de tirailleurs tunisiens après avoir été menacé de dissolution est finalement affecté à la place de Bizerte.

-La 85ème DIA et ses deux régiments (11ème et 19ème RTA) est dissoute

-La 88ème DIA remplace la Division de Sousse et aligne deux régiments de tirailleurs sénégalais, les 10ème et 18ème RTS.

Levant

-La 86ème DIA déployée au Levant est dissoute avec ses trois régiments (3ème et 9ème zouaves, 20ème régiment de tirailleurs tunisiens).

-La 191ème DIA stationnée au Levant aligne le 12ème régiment de tirailleurs de tunisiens et le 24ème régiment mixte d’infanterie coloniale puis 24ème régiment d’infanterie coloniale, le 16ème RTT étant dissous.

-La 192ème DIA est dissoute en septembre 1940.

A la mobilisation d’août/septembre 1948, il est décidé de maintenir ces dix divisions sur place en attendant que la situation géopolitique s’éclaircisse.

Pour ne pas être pris au dépourvu, il est même décidé de réactiver en Afrique deux divisions dissoutes en septembre 1940 et par la même occasion, des régiments mis en sommeil huit ans plus tôt.

-La 3ème Division Marocaine est réactivée le 4 septembre 1948 avec deux régiments, le 2ème régiment de tirailleurs marocains et le 21ème régiment de zouaves. Elle est déployée en Corse et va connaître son baptême du feu au moment d’une certaine opération Merkur.

-La 85ème Division d’Infanterie d’Afrique est réactivée le 3 septembre 1948 avec le 3ème régiment de tirailleurs sénégalais et le 20ème régiment de tirailleurs tunisiens.

Elle est ensuite déployée en Tunisie pour renforcer les moyens du commandement des Forces Armées de Tunisie (et non Forces Armées Tunisiennes comme on l’écrit parfois, ce nom désignant les troupes terrestres de la Tunisie indépendante) qui dispose alors de trois division puis d’une quatrième avec le transfert de la 87ème DIA.

Au Levant, la 86ème DIA est réactivée avec deux régiments d’infanterie, les 3ème et 9ème régiments de zouaves.

17-Aviation navale (28)

Escadrille 16B

Loire-Nieuport LN-401 à l'appontage sur le Béarn

Loire-Nieuport LN-401 à l’appontage sur le Béarn

Cette escadrille est créée le 5 mars 1942 en même temps que les autres unités de la 6ème flottille d’aviation navale qui constitue le groupe aérien du porte-avions Joffre. Quand leur bâtiment porteur est à quai, les avions de l’unité trouvent refuge à Hyères-Le Palyvestre.

Cette escadrille est l’unité d’assaut du Joffre avec pour équipement neuf bombardiers en piqué monomoteurs monoplaces Loire-Nieuport LN-401.

A bord du porte-avions, l’unité s’entraine intensivement, formant continuellement de jeunes pilotes et maintenant en condition des pilotes expérimentés qui une fois leur niveau validé, pouvaient s’entrainer au bombardement en piqué en mer ou sur terre.

Elle participe également à des expérimentations comme les appontages de nuit _guère pratiqués à bord du Béarn_ et à de nombreux exercices contre les autres unités de la 6ème FAN et les navires de la 2ème Escadre.
Profitant de l’indisponibilité estivale du porte-avions (7 juin au 15 juillet), l’escadrille 16B  remplace  ses neuf LN-401 (six du lot initial et trois appareils de remplacement) par neuf LN-420, un bombardier en piqué monomoteur biplace plus moderne. Les premiers catapultages et appontages ont lieu du 20 juillet au 14 août 1947 lors de la remise en condition du porte-avions.

Après avoir participé à un entrainement intensif du 25 août au 3 septembre 1948, l’escadrille 16B était à Hyères-Le Palyvestre où il recomplétait ses forces, recomplément achevé le 6 septembre.

Escadrille 17B

Numéro non attribué en temps de paix mais qui pourrait l’être si des unités de réserve sont mises sur pied. Ce numéro pourrait également être attribué à une unité temporaire ou au dédoublement d’une unité existante.

Escadrille 18B

Cette escadrille est activée le 13 octobre 1946 à Cherbourg-Querqueville, base où va monter en puissance la 10ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions lourd Commandant Teste.

Ce porte-avions d’une conception nouvelle (inspirée notamment des Essex américains) doit remplacer numériquement le Béarn et donner un punch supplémentaire à la 4ème Escadre de Mers-El-Kébir. Doté d’un groupe aérien de soixante-douze appareils, elle dispose de deux escadrilles d’assaut, les 18 et 20ème escadrilles de bombardement équipées chacune de neuf Loire-Nieuport LN-420.

L’escadrille 18B effectue ses premiers «vrais» appontages et ses premiers catapultages du 9 au 13 octobre 1946.

Les premiers vrais exercices ont cependant lieu au large de Dakar du 15 au 30 novembre, la 18B perdant un appareil victime d’une panne moteur au dessus du polygone de Rufisque mais que le pilote parvient à poser en planeur à proximité de Dakar. Le pilote est légèrement blessé mais l’appareil irrécupérable sera cannibalisé et remplacé au sein de l’unité par un nouvel appareil.

Le temps fort pour la 18B est la participation du 15 mai au 20 juin 1948 à une importante série d’exercices avec le cuirassé Bretagne et du croiseur de bataille Strasbourg  mais également en compagnie de six torpilleurs d’escadre et des trois contre-torpilleurs de la 11ème DCT à savoir le Mogador, le Volta et le Hoche.

Du 7 au 18 juillet 1948, l’escadrille 18B participe à un entrainement au large d’Alger. Le 14 juillet 1948, la 9ème flottille au complet survolent la ville en émettant des fumigènes bleu-blanc-rouge du plus bel effet.

L’escadrille 18B sort à nouveau pour entrainement du 25 juillet au 8 août, rentrant à Mers-El-Kébir le 15 août après une escale à La Valette du 9 au 13 août 1948. Elle est à nouveau à la mer pour entrainement du 21 au 29 août 1948.

A l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark le 5 septembre, le Commandant Teste appareille en compagnie du Bretagne pour contrer une éventuelle action italienne contre l’Afrique du Nord. L’escadrille 18B se préparant à une riposte éventuelle contre la flotte italienne et ses bases.

Escadrille 19B

Numéro non attribué en temps de paix mais qui pourrait l’être si des unités de réserve sont mises sur pied. Ce numéro pourrait également être attribué à une unité temporaire ou au dédoublement d’une unité existante.

Escadrille 20B

Cette escadrille est la jumelle de l’escadrille 18B, appartenant donc à la 10ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions lourd Commandant Teste avec donc le même équipement soit neuf Loire-Nieuport LN-420, un bombardier en piqué monomoteur biplace.

Son histoire opérationnelle est quasi-similaire à celle de sa consoeur de la 18B même si elle se distingue au niveau du taux d’attrition avec deux appareils perdus : un en mer (pilote disparu présumé mort) et un à terre (pilote blessé mais appareil irrécupérable).

17-Aviation Navale (5)

Janvier à décembre 1944

Dewoitine D-520

Dewoitine D-520

-Création en juin 1944 à Alger de la 8ème flottille d’aviation navale (8ème FAN). Cette flottille d’avions terrestres est chargée de couvrir la 4ème Escadre de Mers-El-Kébir. Elle dispose des unités suivantes :

-Escadrille 14C : douze Dewoitine D-520

-Escadrille 22E : douze CAO-700M

-Escadrille 16T : douze Lioré et Olivier Léo 456

Au 31 décembre 1944, l’aviation navale dispose de 1003 appareils (449 hydravions, douze autogires et 542 avions) soit une augmentation de 78 appareils

Janvier à décembre 1945

Création en juin 1945 à Calais-Marck de l’escadrille  15T équipée de douze bombardiers-torpilleurs Lioré et Olivier Léo 456, escadrille intégrée à la 1ère FAN (1ère flottille d’aviation navale).

Au 31 décembre 1945, l’aviation navale dispose de 1025 appareils (469 hydravions, douze autogyres et 544 avions) soit unr augmentation de vingt-trois appareils

14-Navires légers (14) avisos-dragueurs classe Elan (3)

La Curieuse

-La Curieuse est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 1er août 1938 lancé le 11 novembre 1939 et mis en service le 5 juin 1940.

L’aviso-dragueur quitte Lorient le 6 juin 1940, se ravitaille à Casablanca le 10 juin pour rallier Toulon le 14 juin, retrouvant ses sister-ships  Elan et Commandant Dominé avec qui il forme une 1ère DEL.

Du 21 octobre au 30 novembre 1942, il est échoué au bassin Vauban n°6 pour son premier grand carénage limité à une remise en état complète, la modernisation de la DCA n’étant réalisée qu’en septembre 1943.

Armé pour essais le 12 décembre 1942, il réalise ses essais réglementaires les 13 et 14 décembre et sa remise en condition du 16 au 24 décembre 1942, date à laquelle il est de nouveau disponible pour ses missions de patrouille, d’escorte, de dragage et de soutien aux écoles.

Du 1er janvier au 21 février 1946, il est à nouveau échoué au bassin Vauban n°6 pour un nouveau grand carénage.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 4 mars 1946, sortant pour ses essais réglementaires du 5 au 7 mars puis pour sa remise en condition du 9 au 20 mars 1946 date à laquelle il reprend le cours normal de sa carrière opérationnelle.
Le 5 septembre 1948, il était en mer en escorte d’un convoi de transport de troupes entre Alger et Marseille en compagnie de ses compères de la 1ère DEL.

La Batailleuse

Aviso-dragueur La Batailleuse

Aviso-dragueur La Batailleuse

-La Batailleuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) de Port de Bouc le 8 décembre 1937 lancé le 22 août 1939 et mis en service le 16 mars 1940.

Du 11 avril au 15 mai 1943, l’aviso-dragueur La Batailleuse est échoué au bassin Tourville pour son premier grand carénage.

Il subit une véritable remise en état et une modernisation de sa DCA à flot jusqu’à son armement pour essais le 1er juin 1943. Les essais à la mer ont lieu les 2 et 3 juin et la remise en condition est réalisée du 5 au 16 juin 1943.

Le 12 janvier 1945, il est rejoint en grande rade par le sous-marins Kerguelen. Les deux navires quittent Cherbourg le lendemain 13 janvier et arrivent à Brest le 14 janvier à l’aube.

Le 15 octobre 1945, les aviso-dragueurs  L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse (3ème DEL) et le torpilleur Frondeur arrivent à Dakar pour un exercice commun avec l’aviso colonial Dumont d’Urville et le patrouilleur La Bombarde exécuté du 15 octobre au 13 novembre, les navires brestois quittant Dakar le 17 novembre, se ravitaillant à Casablanca le 22 novembre avant de rentrer à Brest le 27 novembre 1945 à l’aube.

Du 6 mai au 15 juin 1946, il subit un nouveau grand carénage, étant échoué au bassin Tourville pour une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 27 juin, sortant pour essais les 28 et 29 juin puis pour remise en condition du 1er au 13 juillet 1948.

Le 5 septembre 1948, il est à quai en entretien. Il accélère ses travaux pour pouvoir appareiller dès qu’il en recevra l’ordre.

La Boudeuse

-La Boudeuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque le 28 mars 1938 lancé en septembre 1939 et mis en service le 15 février 1940.

Armé à Cherbourg, il rallie Brest le lendemain 16 février et est affecté à la 3ème DEL en compagnie de ses compères  L’Impétueuse, La Capricieuse et La Batailleuse.

Le 15 mai 1943,La Boudeuse venue de Brest arrive à Cherbourg pour escorter le sous-marin La Praya jusqu’à Brest où les deux navires arrivent le lendemain à l’aube, le mauvais temps ayant retardé la traversée.

Du 28 juillet au 4 septembre 1943, il est échoué au bassin Tourville pour son premier grand carénage où il subit une remise en état complète et la modernisation de la DCA.

Armé pour essais le 19 septembre, il réalise ses essais officiels les 20 et 21 septembre puis sa remise en condition du 23 septembre au 3 octobre 1943.

Le 15 octobre 1945, les aviso-dragueurs  L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse (3ème DEL) et le torpilleur Frondeur arrivent à Dakar pour un exercice commun avec l’aviso colonial Dumont d’Urville et le patrouilleur La Bombarde .
La série d’exercices à lieu du 15 octobre au 13 novembre, les navires venus de Brest  quittant Dakar le 17 novembre, se ravitaillant à Casablanca le 22 novembre avant de rentrer à Brest le 27 novembre 1945 à l’aube.

Du 16 juin au 31 juillet 1946, l’aviso-dragueur La Boudeuse est à nouveau échoué dans le bassin Tourville pour un grand carénage. Armé pour essais le 14 août, il sort pour essais les 15 et 16 août avant un stage de remise en condition dans le Golfe de Gascogne du 18 au 28 août 1946.

Le 5 septembre 1948, l’aviso-dragueur La Boudeuse est à la mer pour un exercice au large de l’estuaire de la Gironde. Il rallie Brest pour se ravitailler en carburant et en munitions pour mener une véritable mission de guerre.

14-Navires légers (12) avisos-dragueurs classe Elan (1)

C-Aviso-dragueurs classe Elan

Remplacer les anciens

La flotte disparate d’avisos et de canonnières héritée du premier conflit mondial vieillissant inexorablement, son remplacement devient nécessaire si possible avec une certaine standardisation.

Deux types d’aviso-dragueurs vont donc être construits : des avisos dits de 640 tW et d’autres avisos dits «aviso-dragueurs coloniaux» de 64 tW.

Les premiers de classe Elan vont être au nombre de treize et sont financés par le contingent 1934  (Elan), le contingent 1936 (Commandant Bory Commandant Delage Commandant Duboc Commandant Rivière) et le contingent 1937 (L’Impétueuse La Curieuse La Batailleuse La Boudeuse La Gracieuse La Moqueuse La Capricieuse Le Commandant Dominé).

Leur aspect extérieur est caractéristique avec une plage avant si basse qu’elle leur donne l’aspect d’un sous-marin trop chargé dans les hauts. Formant des Division d’Escorteurs Légers (DEL), ils sont chargés de missions d’escorte et de dragage de mines au large des côtes de la métropole, les colonies devant être théoriquement le terrain de jeu des vingt-quatre navires de classe Chamois qui bénéficient eux d’une plage avant plus orthodoxe.

Ces avisos sont répartis en Division d’Escorteurs Legers (DEL). La 1ère DEL se compose de l’Elan, du Commandant Dominé et de La Curieuse et basée à Toulon, la 2ème DEL basée à Mers el Kebir se compose du Commandant Bory, du Commandant Delage, du Commandant Duboc et du Commandant Rivière, la 3ème DEL basée à Brest se compose de L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse tandis que la 4ème DEL basée à Ajaccio se compose des avisos La Gracieuse et La Moqueuse.

classe Elan

L’Elan

-L’Elan est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient en août1936 lancé le 27 juillet 1938 et mis en service le 20 octobre 1939.

Il quitte le port de Lorient le 21 octobre 1939, se ravitaille à Casablanca le 25 octobre puis rallie Toulon le 30 octobre 1939 au matin.

Formant la 1ère DEL en compagnie de ses sister-ships Commandant Dominé et La Capricieuse mis en service en décembre 1939, l’Elan va effectuer de nombreuses missions d’escorte y compris après la fin de la guerre de Pologne notamment quand il s’agissait de transports sensibles.

La liberté de navigation revenue, les Elan vont s’entrainer inlassablement à l’escorte mais également au dragage de mines, l’Amirauté craignant que l’Italie ne lance une opération massive de mouillage de mines sous la forme de vastes champs de mines pour interdire un détroit ou une voie d’eau mais également sous la forme de bouchons de mines plus vicieux et plus paralysant.

Du 15 septembre au 20 octobre 1942, l’Elan est échoué au bassin Vauban n°6 pour son premier grand carénage. Outre une remise en état totale (hélices, turbines, chaudières, coque, locaux-vie), il voit son armement modernisé, les huit mitrailleuses antiaériennes de 13.2mm (un affût quadruple à l’avant et deux affûts doubles) sont remplacés par six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en trois affûts doubles.

Armé pour essais le 2 novembre 1942, il sort pour essais les 3 et 4 novembre puis pour remise en condition du 6 au 16 novembre date à laquelle il est de nouveau disponible pour des missions de patrouille, d’escorte et de dragage de mines sans parler des exercices incessants.

Il subit un deuxième grand carénage fin 1945, étant échoué au bassin du 21 novembre au 30 décembre 1945 pour une remise en état complète. Armé pour essais le 10 janvier 1946, il réalise ses essais réglementaires les 11 et 12 janvier puis sa remise en condition du 14 au 25 janvier date à laquelle il est de nouveau disponible.

Le 28 mai 1947, l’Elan quitte Toulon, se ravitaille à Casablanca le 1er mai puis rallie Cherbourg le 6 juin 1947 en vue d’escorter à Toulon le sous-marin Saint Marcouf. Les deux navires quittent Cherbourg le 8 juin, font escale à Casablanca du 14 au 17 juin puis rallient Toulon le 21 juin 1947 à l’aube.

Le 5 septembre 1948, il était en mer en escorte d’un convoi de transport de troupes entre Alger et Marseille en compagnie de ses compères de la 1ère DEL.

Le Commandant Bory

Le Commandant Bory

Le Commandant Bory

-Le Commandant Bory est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque en novembre 1936 lancé le 26 janvier 1939 et mis en service le 20 octobre 1939.

Armé à Brest, l’aviso-dragueur quitte la Bretagne le 25 octobre 1939, se ravitaille à Casablanca le 30 octobre puis rallie la base de Mers-El-Kébir  le 4 novembre 1939.

Comme ses sister-ships Commandant Delage,Commandant Duboc et Commandant Rivière de la 2ème DEL, le Commandant Bory va effectuer des missions de patrouille, d’escorte et de dragage de mines sans oublier les nombreux exercices pour maintenir l’équipage en capacité de soutenir un conflit.

Du 12 mai au 15 juin 1942, l’aviso-dragueur est échoué sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour son premier grand carénage limité à une remise en état complète, la modernisation de la DCA ne devant être réalisé que plus tard.

Armé pour essais le 27 juin 1942, il sort pour essais réglementaires les 28 et 29 juin 1942 et pour remise en condition du 1er au 13 juillet 1942.

Sa DCA d’origine _huit mitrailleuses de 13.2mm en un affût quadruple et deux affûts doubles_ est finalement remplacée au cours d’une immobilisation accidentelle du 13 juin au 4 juillet 1943 (avarie de chaudière) et le Commandant Bory reçoit six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en trois affûts doubles.

Du 5 août au 30 septembre 1945, il subit un nouveau grand carénage, toujours sur le dock-flottant de la base oranaise. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 12 octobre 1945, sortant pour essais les 13 et 14 octobre et pour remise en condition du 16 au 27 octobre 1945 date à laquelle il est à nouveau disponible.

Le 5 septembre 1948, le Commandant Bory était à quai à Mers-El-Kébir. Il est mis en alerte, devant se tenir prêt à appareiller en cas de besoin.

Le Commandant Delage

-Le Commandant Delage est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque en novembre 1936 lancé le 25 février 1939 et mis en service le 15 décembre 1939.

Armé à Brest, il quitte le port du Ponnant le 16 décembre, se ravitaille à Casablanca le 20 décembre et rallie Mers-El-Kébir le 24 décembre permettant à l’équipage d’y fêter Noël.

Intégré à la 2ème DEL, il va effectuer comme ses compères Commandant Bory,Commandant Duboc et Commandant Rivière des missions de patrouille, d’escorte et de dragage plus des exercices nombreux et variés.

Du 17 juin au 25 juillet 1942, il est échoué sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour son premier grand carénage.

Comme le Commandant Bory, il devra attendre pour recevoir une DCA convenable (ce sera chose faite à la fin de 1943 quand ses mitrailleuses de 13.2mm seront remplacés par des canons de 25mm). Armé pour essais le 4 août 1942, il sort pour essais les 5 et 6 août puis pour remise en condition du 8 du 20 août, date à laquelle il est de nouveau disponible.

Il subit un nouveau du 2 octobre au 10 novembre 1945, toujours sur le dock flottant de Mers-El-Kébir pour une remise en état totale et complète.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 23 novembre, sortant pour essais les 24 et 25 novembre puis pour remise en condition du 27 novembre au 10 décembre 1945, date à laquelle il est de nouveau disponible.

Le 5 septembre 1948, le Commandant Delage était à quai à Mers-El-Kébir. Il est mis en alerte, devant se tenir prêt à appareiller en cas de besoin.