Grande-Bretagne (24) Cuirassés et Croiseurs de bataille (2)

Cuirassés classe Revenge

Le HMS Revenge probablement au début de sa carrière

Le HMS Revenge probablement au début de sa carrière

Des Queen Elizabeth austere
Après avoir construit plusieurs classes des dreadnought, les britanniques étaient passés au superdreadnought en remplaçant les canons de 12 pouces (305mm) pas des canons de 13.5 pouces (343mm).
Après douze cuirassés armés de canons de ce calibre, les britanniques passèrent à nouveau à la vitesse supérieure, passant du cuirassé lent armé de canons de 343mm à des cuirassés rapides armés de canons de 381mm, ce sont les Queen Elizabeth.
Quatre sont prévus puis six mais au final cinq seulement sont construits, le cinquième baptisé Malaya ayant été financé par souscription et le sixième baptisé Agincourt fût abandonné au déclenchement du premier conflit mondial, probablement parce qu’il ne pourrait pas être prêt avant la fin d’un conflit qu’on espérait court.
Les Queen Elizabeth étaient de magnifiques navires mais ils étaient coûteux et avaient l’inconvénient de fonctionner au mazout. Or à l’époque, le pétrole provient exclusivement de l’étranger à la différence du charbon fort abondant dans les Iles britanniques.
Pour les cuirassés devant succéder aux “QE”, les britanniques choisirent de revenir au cuirassé lent avec des chaudières capables d’utiliser du mazout et du charbon.
Huit cuirassés furent initialement prévus (Tout le monde connait la célèbre boutade attribuée à Winston Churchill “l’amirauté voulait six cuirassés, le ministre des finances quatre. Finalement tout le monde s’est accordé sur le chiffre de huit) mais au final seulement cinq furent construits.
Un navire fût annulé au déclenchement de la guerre (il aurait été baptisé Resistance) et deux autres baptisés Renown et Repulse furent achevés comme croiseurs de bataille pour faire face aux Mackensen dont la construction était iminente dans les chantiers allemands.
Carrière opérationnelle

Schéma du HMS Revenge muni de plate-formes pour des tests aviation (immédiatement après WWI)

Schéma du HMS Revenge muni de plate-formes pour des tests aviation (immédiatement après WWI)

-Le HMS Revenge (06) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers de Barrow-in-Furness le 22 décembre 1913 lancé le 29 mai 1915 et admis au service actif le 1er février 1916.
Il subit deux refontes (1928-1929 et 1936) et est toujours en service en septembre 1939, le vénérable cuirassé étant stationné non pas à Scapa Flow au sein du 2nd Battle Squadron mais à Portland sur la côte sud de l’Angleterre.
Avec son sister-ship Resolution, il assure au sein de la Channel Force la défense des South Western Approaches et la traque des raiders allemands.

Le HMS Revenge est désarmé le 14 septembre 1942. Une inspection révélant son bon état, il est classé en réserve A à savoir qu’il pourrait être réarmé si besoin est, un noyau d’équipage se chargeant de l’entretenir.
Ce réarmement n’aura jamais lieu et dès le 1er octobre 1948, le navire est définitivement désarmé et déclassé, la démolition n’aura cependant lieu qu’après guerre en 1955, achevant ce que des bombardiers allemands avaient commencé puisqu’il est endommagé par deux bombes lors d’un bombardement allemand de Portsmouth le 17 mars 1949 alors qu’il servait de ponton antiaérien.

Le HMS Royal Sovereign à Devonport en 1936

Le HMS Royal Sovereign à Devonport en 1936

-Le HMS Royal Sovereign (05) fût mis sur cale au Portsmouth Royal Dockyard le 15 janvier 1914 lancé le 29 avril 1915 et admis au service actif le 18 avril 1916.
Après avoir participé au premier conflit mondial, le deuxième cuirassé de classe Revenge reste en service jusqu’à la guerre de Pologne.
Quand cette dernière éclate, il appartient au 2nd Battle Squadron, l’une des deux composantes de ligne de la Home Fleet, force composée du Nelson du Rodney et de trois cuirassés de type R à savoir le Royal Sovereign le Ramillies et le Royal Oak coulé le 14 octobre 1939 par le U-47 lors de l’une des plus audacieuses opérations de l’histoire militaire.
Le HMS Royal Sovereign est désarmé en juin 1943 et comme le Revenge, il est maintenu en réserve avec un noyau d’équipage. En meilleur état que son sister-ship, il est toujours considéré comme réarmable quand la seconde guerre mondiale éclate même si son réarmement devient bien improbable.

Le HMS Ramillies à Malte en 1939

Le HMS Ramillies à Malte en 1939

-Le HMS Ramillies (07) est mis sur cale aux chantiers navals de la société William Beardmore & Company sis à Dalmuir (estuaire de la Clyde près de Glasgow) le 12 novembre 1913, lancé le 12 juin 1916 et admis au service actif le 1er septembre 1917.
Il subit une refonte de juin 1932 à août 1934 puis des travaux en 1935 et 1937. Quand éclate la guerre de Pologne, il était affecté au 2nd Battle Squadron en compagnie de ses sister-ship Royal Sovereign et Royal Oak.
Il est désarmé le 8 décembre 1943. En mauvais état matériel et avec des canons usés, il est jugé hors d’état d’être réarmé si besoin est. Privé de tout l’équipement récupérable, devenu un ponton, l’ancien cuirassé est remorqué jusqu’à Alexandrie où il va servir de ponton pour la nouvelle base, abritant bureaux et ateliers, recevant des pièces de DCA quand le conflit éclate.

Le HMS Royal Oak

Le HMS Royal Oak

-Le HMS Royal Oak (08) est mis sur cale à l’Arsenal de Devonport le 15 janvier 1914, lancé le 17 novembre 1914 et admis au service actif le 1er mai 1916.
Il participe à la bataille du Jutland puis après guerre subit une refonte de septembre 1922 à juin 1924 puis une deuxième en 1934/36.
En septembre 1939, il est déployé à Scapa Flow au sein du 2nd Battle Squadron en compagnie des puissants Nelson et Rodney mais également de ses sister-ship Royal Sovereign et Ramillies.

Gunther Prien

Gunther Prien, commandant du U-47

Sa guerre de Pologne s’achève brutalement dans la nuit du 13 au 14 octobre 1939 quand il est torpillé à Scapa Flow par le U-47. Coulant rapidement, il emporte plus de 800 marins dans ses flancs.

Le HMS Resolution

Le HMS Resolution

-Le HMS Resolution (09) est mis sur cale aux chantiers Palmers de Newcastle-upon-Tyne le 29 novembre 1913 lancé le 14 janvier 1915 et admis au service actif en décembre 1916.
Alternant entre Méditerranée et eaux métropolitaines, le cuirassé subit deux refontes, la première en 1924 et la seconde en 1930/31.
Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, il est basé à Portland dans le sud-est de l’Angleterre au sein de la Channel Force en compagnie du Revenge.
Désarmé en mars 1943, il est transformé en ponton et remplacé à Scapa Flow, l’ancien Iron Duke qui avait été endommagé par un bombardement allemande et coulé par petit fond. Il accueille des bureaux et des ateliers. Quand le second conflit mondial éclate, l’ancien cuirassé type R reçoit des pièces de DCA pour participer à la défense du mouillage.

Classe Revenge 2
Caractéristiques Techniques
Déplacement : standard 25500 tonnes à l’origine 28000 tonnes après l’abandon de la chauffe mixte pétrole/charbon 31000 tonnes à pleine charge.
Dimensions : longueur (hors tout) 190.3m (entre perpendiculaires) 176.8m largeur : (origine) 27m (avec bulges) 31m tirant d’eau : 8.7m
Propulsion : 4 turbines Parson alimentées par 18 chaudières Babcock & Wilcox ou Yarrow développant une puissance totale de 40000ch entrainant 4 hélices.
Performances : Vitesse maximale 23 noeuds distance franchissable 4200 miles nautiques à 10 noeuds
Protection : ceinture blindé 25 à 331mm, bulkheads 102 à 152mm barbettes 102 à 254mm tourelles 331mm (face avant) casemates 152mm tour de commandement 279mm pont blindé 25 à 51mm
Armement : (origine) 8 canons de 381mm en quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrières), 14 canons de 152mm (6 pouces) modèle 1914 (BL Mark XII) en casemates, 2 canons de 76mm (3 pouces) antiaériens, 4 canons de 47mm de salut et 4 tubes lance-torpilles sous marins de 21 pouces (533mm).
Après guerre, les canons de 76mm furent remplacés par 4 canons de 102mm Mk V en affûts simples puis par huit canons de même calibre en affûts doubles complétés par deux Pom-Pom puis huit canons de 20mm en affûts simples.

Les affûts lance-torpilles sont débarqués en 1940 sauf le Royal Oak qui au moment de son naufrage disposait de quatre tubes de surface en remplacement des tubes sous-marins.

Aviation : Deux plate-formes pour chasseur légers installées sur les tourelles B et X remplacées après guerre par une catapulte installée d’abord à la poupe puis remplacée par un modèle plus performant installé sur la tourelle X sauf pour le Revenge et le Royal Sovereign qui conservèrent la catapulte arrière. Deux hydravions

Equipage : 1146 officiers et marins

Croiseurs de bataille classe Repulse

Le croiseur de bataille, une fausse bonne idée ou une bonne idée mal utilisée ?
Nommé à la tête de l’Amirauté en 1904 pour réduire le budget de la Royal Navy, l’amiral Fisher réussit le tour de force d’obtenir l’inverse. Il bouscule une institution ronronnante, modernise les structures et impose de nouveaux choix techniques comme la turbine, le cuirassé à artillerie monocalibre et le croiseur de bataille.
Frappé par la bataille de Tsushima qui avait les forces de l’amiral Tojo écraser la malheureuse flotte de la Baltique éreintée par un tour du monde depuis Kronstadt, il imagina un cuirassé rapide, bien armé mais à la protection plus faible que les cuirassés conventionnels, résumant sa pensée par l’aphorisme “Speed is armour”.
Dans son esprit, le battlecruiser devait frapper et s’enfuir, devait attaquer les éclaireurs ennemis mais certainement pas opérer dans la ligne où son manque de protection le rendait vulnérable, vulnérabilité accrue par des règles de sécurité loin d’être draconiennes (portes étanches ouvertes, gargousses en toile, surcharge en explosifs et en gargousses).
Résultat, la bataille du Jutland vit la destruction de trois croiseurs de bataille et l’opprobre jetée sur un type de navire qui n’avait pourtant pas que des défauts.
Cela n’empêcha pas les britanniques de construire de nouveaux battlecruiser. Informés de la construction des Mackensen (croiseurs de bataille armés de canons de 350mm), les britanniques qui allaient entamer la construction de quatre navires de type Hood (un seul comme on le sait sera finalement mis en service) précipitèrent la construction de deux cuirassés Revenge qui devinrent des croiseurs de bataille avec seulement six canons de 381mm.
Le Jutland porta un coup de grace définitif au concept du croiseur de bataille. Il y eut bien les Alaska américains et les Dunkerque français mais ce concept eut une place météorique de l’histoire militaire et l’histoire navale.
L’apparition des 35000 tonnes rendait ce concept de toute façon caduque, les nouveaux cuirassés construits dans la foulé des Littorio combinant l’armement, la protection et la vitesse dans un compromis relativement acceptable.
Carrière opérationnelle

Le HMS Renown à la mer

Le HMS Renown à la mer

-Le HMS Renown fût mis sur cale aux chantiers Fairfield de Govan le 25 janvier 1915 lancé le 4 mars 1916 et admis au service actif le 20 septembre 1916.
Régulièrement en travaux, il fût surnommé HMS Refit. Il subit une grande refonte de septembre 1936 à juin 1939, n’étant pas encore opérationnel en septembre 1939. Il rejoint en décembre le Battlecruiser Squadron de la Home Fleet en compagnie de son sister-ship Repulse et du Hood, le seul navire de classe Admiral à avoir connu le service actif.
Il sert dans la Home Fleet jusqu’en janvier 1946 quand il est désarmé et mis en réserve à Rosyth avec un noyau d’équipage en attendant un éventuel réarmement au cours du conflit.

Le HMS Repulse

Le HMS Repulse

-Le HMS Repulse est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank (Ecosse) le 25 janvier 1915 lancé le 8 janvier 1916 et admis au service actif le 18 août 1916.

Si le HMS Renown est surnomé HMS Refit, son sister-ship est surnommé HMS Repair pour une mise au point longue et de multiples retour au chantier. Il subit une refonte analogue mais moins poussée que son sister-ship de 1933 à 1936.
En septembre 1939, il appartient au Battlecruiser Squadron en compagnie du Hood, retrouvant au mois de décembre son sister-ship.
Il est désarmé le 24 mars 1946 et mis en réserve avec un noyau d’équipage chargé de l’entretien en attendant un réarmement de plus en plus hypothétique.

Classe Renown 2

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 27650 tonnes pleine charge 30835 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 242m (entre perpendiculaires) 228.6m largeur : 27.4m tirant d’eau : 7.8m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Brown-Curtiss alimentées par 42 chaudières Babcox & Wilcox devellopant une puissance totale de 112000ch et entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 31.5 noeuds distance franchissable : 3650 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture blindée 38 à 152mm, bulkheads 76 à 102mm barbettes 102 à 178mm tourelles 279mm tour de commandement 254mm ponts blindés 13 à 76mm

Armement : six canons de 381mm en trois tourelles doubles (deux avant et une arrière), dix-sept canons de 102mm (cinq affûts triples et deux affûts simples), deux canons de 76mm antiaériens Mk I en affûts simples et Huit tubes lance-torpilles de 533mm sous marins.

Après refonte, le Renown disposait en plus de ses canons de 381mm de vingt-canons de 114mm en dix tourelles doubles, 3 affûts octuples Pom-Pom de 40mm et quatre affûts quadruples de 12.7mm, ces derniers étant remplacés ultérieurement par des canons de20mm Oerlikon. Les tubes lance-torpilles ont été débarqués.

Le Repulse lui disposait de six canons de 381mm, de vingt canons de 102mm en quatre affûts triples et quatre affûts doubles, trois affûts octuples Pom Pom de 40mm et huit canons de 20mm Oerlikon ajoutés en 1941 quand les tubes lance-torpilles furent supprimés.

Aviation : Plate-forme en bois sur la tourelle B remplacée au cours de la refonte des années trente par une catapulte dans l’axe du navire avec un hangar pour deux à quatre hydravions type Blackburn Shark puis Fairey Swordfish

Equipage : 1181 officiers et marins

Croiseur de bataille HMS Hood (classe Admiral)

Le HMS Hood sur la côte d'Azur en avril 1938

Le HMS Hood sur la côte d’Azur en avril 1938

L’orgueuil de la Royal Navy
L’apparition du croiseur de bataille avait entrainé une riposte allemande en dépit de la répugnance de l’amiral Tirpitz qui ne croyait pas dans l’adage “Speed is armour” au point que la protection des croiseurs de bataille de la Kaiserliche Marine leur offrait un degré de survivabilité nettement plus important.
Cette riposte lança une nouvelle course, la course au croiseur de bataille. L’apparition des Lion à canons de 343mm obligea les allemands à envisager des croiseurs de bataille armés de canons de 350mm, les futurs Mackensen.
Face à cette menace, les britanniques après avoir envisagé de construire de nouveaux cuirassés (peut être proches des Queen Elizabeth et des Revenge ?) préféra lancer l’étude pour un nouveau type de croiseur de bataille, le type Admiral.
Quatre navires furent prévus baptisés Hood Anson Howe et Rodney mais seul le premier fût achevé, en tentant de tirer les leçons de la bataille du Jutland.
Si la construction du Hood fût menée à bien, celle de ses sister-ship fût suspendue le 9 mars 1917 pour favoriser la sortie des navires marchands et des escorteurs puis annulée le 27 février 1919 en raison d’un design insatisfaisant.
De toute façon il est peu probable que la construction aurait repris et même si cela avait le cas, le traité de Washington aurait entrainé leur abandon comme les Lexington américains.
Carrière opérationnelle et préservation

Le HMS Hood, une puissante élégance

Le HMS Hood, une puissante élégance

-Le HMS Hood est mis sur cale aux chantiers John Brown de Glasgow sur la Clyde le 1er septembre 1916 lancé le 22 août 1918 et mis en service le 15 mai 1920.
Avec sa ligne élégante et racée, il fait l’orgueuil de la Royal Navy et de l’opinion britannique, recevant le surnom de Mighty Hood (le puissant Hood).
Pas étonnant qu’il fût choisit pour réaliser une croisière impériale en compagnie du Repulse et de cinq croiseurs légers (Danae Dragon Delhi Dunedin Dauntless). Cette croisière réalisée du 27 novembre 1923 au 29 septembre 1924 le mena en Afrique, en Asie du Sud-Est, dans les dominions de l’Océanie, à Hawai, au Canada, en Californie.
Il subit d’importants travaux du 3 juin 1929 au 26 mai 1931, ses seuls travaux d’envergure, les autres carénages étant limités à l’entretien général et une modernisation à minima. Il exista bien des projets mais aucun ne fût mené à bien.
Il est engagé dans la Grande Mutinerie d’Invernogordon les 15 et 16 septembre 1931 quand les marins britanniques protestent contre les mesures d’économies décidées par le gouvernement d’union nationale dirigé par le travailliste Ramsey MacDonald.
Quand la guerre de Pologne éclate, le Hood est déployé à Scapa Flow au sein du Battlecruiser Squadron en compagnie du HMS Repulse. Il prend à plusieurs reprises la mer pour intercepter les navires de la Kriegsmarine mais sans succès.
Le HMS Hood est désarmé le 14 septembre 1945, les projets de refonte étant jugés trop coûteux pour le service attendu. Il est néanmoins maintenu en réserve jusqu’à son désarmement définitif le 14 mai 1950 en plein conflit. Il aurait du être vendu à la démolition mais suite à une souscription publique (à laquelle participa notamment la famille royale), il est préservé à Chatham et constitue une attraction mondialement connue.

Le HMS Hood en 1931

Le HMS Hood en 1931

Caractéristiques Techniques
Déplacement : A la construction 41125 tonnes Aux essais 42670 tonnes En service à pleine charge 46380 tonnes. En 1940, le déplacement à pleine charge atteidra 48360 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 262.30m (entre perpendiculaires) 259.20m largeur (hors tout) 31.70m (entre perpendiculaires) 28.90m Tirant d’eau (1941 pleine charge) 10.10m
Propulsion : 4 turbines à engrenages Brown-Curtiss alimentées par 24 chaudières Yarrow à petits tubes développant une puissance totale de 144000ch entrainant 4 hélices tripales, chaque hélice pesant 20 tonnes et ayant un diamètre de 4.5m.
Performances : Vitesse maximale : 31 noeuds (le 18 mars 1920, le Hood dévellopa une puissance totale de 151280ch lui permettant d’atteindre une vitesse de 32.1 noeuds) Distance franchissable : 8500 miles nautiques à 14 noeuds, 4500 miles nautiques à 20 noeuds.

Protection : La protection principale est assurée par une ceinture blindée inclinée à 12° mesurant 171.30m de long sur 4.35m de haut pour une épaisseur variant de 130mm à l’avant à 305mm à l’arrière en passant par 150mm à l’arrière.

Le pont blindé principal est d’une épaisseur de 100mm réduite à 50mm pour le pont supérieur. Le blockaus principal est solidement protégé avec 280mm pour les parois, 230mm pour le toit et 60mm pour le plancher.
Les tourelles de 381mm sont munis d’un blindage de 380mm pour la face avant de 300 à 280mm sur les côtés, de 280mm pour l’arrière et de 130mm pour le toit. Les barbettes sont protégées à 300mm.
Armement (origine) huit canons de 381mm en quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrière), douze canons de 140mm en affûts simples sous masques, quatre canons de 102mm en affûts simples et un affût octuple Pom-Pom et six tubes lance-torpilles de 533mm (deux sous-marins et quatre de surface).
(A son désarmement) huit canons de 381mm en quatre tourelles doubles, seize canons de 102mm en affûts doubles, trois affûts octuples Pom-Pom et douze canons de 20mm en affûts doubles qui ont remplacés les trois affûts quadruples de 12.7mm
Aviation : A la construction comme tous les cuirassés de l’époque, le Hood fût équipé de plate-formes en bois sur les tourelles «B» et «X» pour deux chasseurs Fairey Flycactcher mais ce système se révéla totalement inefficace provoquant même des dommages structuraux aux tourelles. Lors de la réfonte de 1929/31, le Hood reçut à la poupe une catapulte Mk IV avec une grue pour deux hydravions Fairey IIIF mais sans hangar. Installation débarquée en 1932.
Equipage : 1419 officiers et marins

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Grande-Bretagne (23) Cuirassés et croiseurs de bataille (1)

CUIRASSES ET CROISEURS DE BATAILLE

Avant-propos
Après avoir durement ferraillé avec la marine espagnole et la marine néerlandaise aux 16ème et 17ème siècle, la Royal Navy devient au 18ème siècle la marine dominante, écrasant de tout son poids les océans, le Britannia rules the waves rendait illusoire toute remise en cause de la suprématie britannique. Cette suprématie se poursuit au 19ème siècle en dépit des efforts de la France pour se doter d’une puissante marine.

Le HMS Dreadnought

Le HMS Dreadnought

Quand la Grande-Bretagne rentre dans le 20ème siècle, la Royal Navy à fière allure, construisant de nombreux cuirassés dont le HMS Dreadnought, le premier all big gun battleship, le premier cuirassé à artillerie principale monocalibre en bon français.
La France à depuis longtemps renoncé à contester la puissance britannique dans le domaine des cuirassés, les Etats-Unis n’étant pas une menace, seule l’Allemagne rivalise en multipliant sous l’impulsion de Guillaume II et de l’amiral Tirpitz _le premier dans le rôle du compositeur, le second dans celui du chef d’orchestre_ la construction de cuirassés et de croiseurs de bataille.

Amiral Fisher

L’Amiral Fisher, digne héritier de Nelson

Cela inquiète tellement les britanniques que le bouillant amiral Fisher proposa de “Copenhaguiser” la flotte allemande, référence aux raids surprises menés contre la flotte danoise en 1801 et 1807, le Danemark étant à cette époque allié de la France impériale.

La supériorité britannique est d’autant plus écrasante que les alliances avec la France (1904) et le Japon (1902) permettent à la marine britannique de concentrer ses moyens en mer du Nord, rendant illusoire toute remise en cause de son leadership.
Ainsi quand le premier conflit mondial éclate, la Royal Navy dispose de 74 navires de ligne avec 64 cuirassés (dont 40 pré-dreadnought à la valeur militaire douteuse) et 10 croiseurs de bataille, la Kaiserliche Machine ne disposant que de 46 navires de ligne avec 39 cuirassés (dont 22 pré-dreadnought) et 7 croiseurs de bataille.

La Grande-Bretagne sort gagnante du conflit mais la Royal Navy à perdu de son éclat. Elle à perdu quatorze cuirassés, six par des sous-marins, trois accidentellement, trois par mines et deux aux Dardanelles auxquels s’ajoute les trois croiseurs de bataille coulés à la bataille du Jutland.
Ces pertes sont à relativiser sur le plan matériel par le fait qu’il s’agit de pré-dreadnought (sauf les Vanguard et Audacious) et que onze cuirassés et cinq croiseurs de bataille ont rejoint les rangs de la marine britannique.
Le renouvellement de la flotte se heurte à de nombreuses difficultés. Outre la crise économique, les dégâts du premier conflit mondial et le profond pacifisme, la Grande-Bretagne se heurte à l’appétit du Japon et des Etats-Unis qui se sont lancés dans une course aux armements comparable à celle opposant Londres et Berlin avant le premier conflit mondial.

Projet N3

Projet N3

Face aux seize cuirassés et croiseurs de bataille américains, face aux seize navires de ligne japonais, la Grande-Bretagne tente de construire quatre cuirassés type N3 et quatre croiseurs de bataille type G3 mais face à la dépense, la Grande-Bretagne met pouce en l’air et propose une conférence pour limiter les armements navals, aboutissant au traité de Washington.
Certes la Grande-Bretagne obtient la parité avec les Etats Unis mais il s’agit plus d’une fleur pour services rendus qu’un statut s’appuyant sur des bases solides. Pire encore, le Japon rétrogradé à la troisième place voit la Grande-Bretagne abandonner son alliance de 1902, mettant en germe les graines d’un futur conflit.
Deux cuirassés seulement vont être construits par la Royal Navy durant l’entre-deux-guerre, les puissants Nelson et Rodney, ces puissants cuirassés armés de canons de 406mm étant le derniers navires de lignes britanniques mis en service avant le début de la guerre de Pologne.
Situation du corps de bataille britannique en septembre 1939
Le 1er septembre 1939, la Royal Navy dispose de douze cuirassés en service plus trois navires en refonte soit quinze unités sans compter les cuirassés à différents stades de construction notamment les cinq unités de classe King George V et les deux premiers Lion.

Le HMS Nelson en 1940

Le HMS Nelson en 1940

-Neuf cuirassés sont en service en Metropole, sept au sein de la Home Fleet (Nelson Rodney Royal Oak Royal Sovereign Ramillies Hood Repulse) et deux au sein de la Channel Force (Resolution Revenge).

croiseur de bataille HMS Hood

croiseur de bataille HMS Hood

Les cinq premiers sont intégrés au sein 2nd Battle Squadron, la 2ème escadre de bataille, les deux derniers formant le Battlecruiser Squadron. Quand aux vénérables Resolution et Revenge, ils sont chargés de défense les côtes de la Manche.

cuirassé HMS Warspite

cuirassé HMS Warspite

-En Méditerranée, on trouve trois cuirassés de classe Queen Elizabeth, regroupés au sein du 1st Battle Squadron à savoir les Warspite Barham et Malaya.
-Deux cuirassés sont en refonte, les Queen Elizabeth et Valiant ainsi qu’un croiseur de bataille, le Renown, sister-ship du Repulse.

Vue aérienne du cuirassé King George V

Vue aérienne du cuirassé King George V

-Sept cuirassés sont en construction, les cinq unités de classe King George V (King George V Prince of Wales Anson Howe Duke of York) ainsi que les deux premiers cuirassés de classe Lion (Lion et Temeraire).
Evolution du corps de bataille britannique entre septembre 1939 et septembre 1948
-Double évolution : réorganisation des structures et renouvellement de la flotte avec le désarmement des unités les plus anciennes et la mise en service de navires modernes.
-Sur le plan de l’organisation, le 2nd Battle Squadron reste le corps de bataille de la Home Fleet avec une organisation interne composée de divisions. Le 1st Battle Squadron regroupe les cuirassés de la Mediterranean Fleet. Le 3rd Battle Squadron regroupe les cuirassés de la British Eastern Fleet.

HMS Revenge

HMS Revenge

-Au niveau des navires, les cuirassés de classe Revenge sont désarmés respectivement en septembre 1942 (Revenge), en mars 1943 (Resolution), en juin 1943 (Royal Sovereign) et en décembre 1943 (Ramillies) après la mise en service des cinq cuirassés de classe King George V.
-Le King George V est mis en service en septembre 1940, le Prince of Wales en juin 1941, le Duke of York en septembre 1941, le Anson en janvier 1942 et le Howe en mai de la même année.
-Ces premiers “35000 tonnes” sont suivis par quatre cuirassés de classe Lion. Si les King George V sont les plus légèrement armés des cuirassés rapides avec leurs dix canons de 356mm, leurs successeurs sont parmi les mieux armés avec neuf canons de 406mm en trois tourelles triples.

Les Lion combinent une coque de KGV avec trois tourelles triples de 406mm

Les Lion combinent une coque de KGV avec trois tourelles triples de 406mm

-Le HMS Lion mis sur cale en compagnie du Temeraire à l’été 1939 sont lancés respectivement en mars et septembre 1942, leur mise en service ayant lieu en avril et décembre 1944.
-Le HMS Thunderer mis sur cale en novembre 1939 est lancé en janvier 1943 et mis en service en mai 1945. Le HMS Conqueror est mis sur cale en octobre 1939 lancé en février 1943 et mis en service en janvier 1946.
-La mise en service des Lion permet le désarmement des croiseurs de bataille encore en service, le Hood cessant d’être un navire opérationnel en septembre 1945 (il est préservé à Chatham), le Renown et le Repulse sont désarmés en janvier et mars 1946, ces deux navires ayant été démolis après la guerre.
-Pour remplacer les Queen Elisabeth, pas moins de huit cuirassés sont commandés. Les cuirassés de classe Vanguard sont mis sur cale à partir de 1942 après le lancement des Lion.
-Le HMS Vanguard est mis sur cale en avril 1942 lancé en juillet 1944 et mis en service en mai 1946, le HMS Royal Oak est mis sur cale en mai 1942 lancé en août 1944 et mis en service en septembre 1946.
Le HMS Iron Duke est mis sur cale en mars 1943 lancé en juin 1945 et mis en service en septembre 1947 alors que le HMS Centurion est mis sur cale en septembre 1943 lancé en octobre 1945 et mis en service en mars 1948.
-Les quatre dernières unités qui portent les noms des saints patrons des nations du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord (Saint Andrew pour l’Ecosse, Saint David pour le Pays de Galles, Saint George pour l’Angleterre et Saint Patrick pour l’Irlande) étaient encore en construction, les deux premiers en achèvement à flot, les deux derniers encore sur cale.
Si l’achèvement des deux premiers cités est quasi-certain (la construction était trop avancée pour rendre économique son abandon), l’achèvement des Saint George et Saint Patrick était nettement plus incertain.
-En septembre 1948, la Royal Navy dispose des deux cuirassés de classe Nelson, de cinq cuirassés de classe Queen Elisabeth, de cinq cuirassés de classe King George V, de quatre cuirassés de classe Lion et de quatre cuirassés de classe Vanguard soit vingt cuirassés en service.
Situation en septembre 1948
-La Home Fleet dispose d’une escadre de bataille, le 2nd Battle Squadron avec la 1ère Division (1st Battleship Division) composée des Lion et Conqueror, la 2ème division (2nd Battleship Division) composée des Temeraire et Thunderer, la 3ème division (3rd Battleship Division) regroupe trois cuirassés de classe King George V (King George V Anson Howe), la 4ème division (4th Battleship Division) dispose des cuirassés Vanguard et Iron Duke alors que la 5ème division (5th Battleship Division) dispose elle des cuirassés Royal Oak et Centurion soit onze cuirassés.
-La Mediterranean Fleet dispose au sein du 1st Battle Squadron de trois divisions de cuirassés, la 6th Battleship Division dispose des vénérables cuirassés Nelson et Rodney, la 7th Battleship Division met en oeuvre les modernes Prince of Wales et Duke of York alors que la 8th Battleship Division est elle aussi une division de vétérans avec les Barham et Valiant.
-Enfin contrairement à septembre 1939, trois cuirassés sont déployés en Extrême-Orient, au sein de la nouvelle British Eastern Fleet et de son 3rd Battle Squadron composé des cuirassés Queen Elizabeth Warspite et Malaya (9th Battleship Division). Théoriquement, les quatre derniers Vanguard doivent renforcer la BEF et peser sur le Japon.
Cuirassés rapides classe Queen Elizabeth
Avant-Propos

Le HMS Queen Elizabeth amarré à Alexandrie

Le HMS Queen Elizabeth amarré à Alexandrie

Ces cinq navires (Queen Elizabeth Valiant Warspite Barham Malaya, un sixième baptisé Agincourt ne fût jamais construit) sont les premiers cuirassés rapides du monde.
Avec leurs 24 noeuds, ils faisaient pale figure vis à vis des 35000 tonnes capables de filer à plus de 30 noeuds mais à l’époque, ils marquaient une vrai innovation, le cuirassé rapide à mi-chemin entre le cuirassé conventionnel lent (20 noeuds en théorie mais souvent 17 ou 18 noeuds dans la pratique avec une coque sale), bien protégé et bien armé et le croiseur de bataille rapide, bien armé mais à la protection nettement plus faible.
En raison des limitations imposées par les traités navals de l’entre-deux-guerre, ces navires étaient encore en service en septembre 1939.
Ils vont être refondus à la fin des années trente et au début des années quarante même si leur remplacement était prévu avec la construction des Vanguard.
Carrière opérationelle

Le HMS Queen Elizabeth à Mudros en 1915 lors de l'expédition des Dardanelles

Le HMS Queen Elizabeth à Mudros en 1915 lors de l’expédition des Dardanelles

-Le HMS Queen Elizabeth (00) est mis sur cale au Porsmouth Royal Naval Shipyard le 21 octobre 1912 lancé le 16 octobre 1913 et admis au service actif en janvier 1915.
Quand éclate la guerre de Pologne en septembre 1939, il est en cours de refonte au Porsmouth Royal Naval Shipyard depuis le 11 août 1937 et jusqu’au 10 décembre 1940.
A sa remise en service, il s’entraine intensivement au sein de la Home Fleet dans laquelle il va servir jusqu’à la mise en service des King George V.
Avec ses sister-ship Warspite et Malaya, il va former le 3rd Battleship Squadron, l’escadre de ligne de la British Pacific Fleet, Singapour remplaçant Portsmouth et Rosyth. Il arrive sur l’île aux Lions en janvier 1944.
En septembre 1948, il était toujours en service même si une avarie de machine l’avait immobilisé au port. Réparé, il va multiplier les patrouilles dans le Golfe de Thaïlande, seul ou avec ses sister-ship.

Le HMS Warspite entrant dans le port de La Valette (Malte)

Le HMS Warspite entrant dans le port de La Valette (Malte)

-Le HMS Warspite (03) fût mis sur cale au Devonport Royal Dockyard le 31 octobre 1912 lancé le 26 novembre 1913 et admis au service actif le 8 mars 1915.
Il est profondément modernisé de 1934 à 1937, subissant les mêmes travaux que son sister-ship Queen Elizabeth.
Quand éclate la guerre de Pologne, le Warspite est déployé en Méditerranée au sein du 1st Battle Squadron en compagnie de ses sister-ship Barham et Malaya.
Il le reste jusqu’en janvier 1944 quand il rallie l’Extrême-Orient et le 3rd Battle Squadron, la composante “navires de ligne” de la British Eastern Fleet .
Quand les allemands envahissent la Norvège, le Warspite est en patrouille dans le Golfe du Bengale. Il se ravitaille à Trincomalee (Ceylan) avant de cingler vers Singapour où après une nouvelle escale, il reprend ses patrouilles en compagnie de ses sister-ship Queen Elizabeth et Malaya.

Le HMS Barham à Scapa Flow en 1917

Le HMS Barham à Scapa Flow en 1917

-Le HMS Barham (04) est mis sur cale aux chantiers John Brown de Clydebank le 24 février 1913 lancé le 31 octobre 1914 et admis au service actif le 19 octobre 1915.
Quand éclate la guerre de Pologne, il est déployé en Méditerranée en compagnie de ses sister-ship Warspite et Malaya. Il aurait du être profondément réfondu après le Queen Elizabeth au final sa refonte fût menée à minima entre janvier 1941 et mars 1942.
Il reste déployé en Méditerranée où il forme la 8th Battleship Division en compagnie du Valiant.
Quand le second conflit mondial éclate, il était en entretien à Alexandrie. Les travaux sont accélérés pour lui permettre de retrouver les autres cuirassés de la flotte de la Méditerranée (Nelson Rodney Prince of Wales Duke of York Valiant).

Le HMS Valiant camouflé

Le HMS Valiant camouflé

-Le HMS Valiant est mis sur cale aux chantiers de la Fairfield Shipbuilding and Engineering Company à Govan sur la Clyde le 31 janvier 1913 lancé le 4 novembre 1914 et admis au service actif le 19 février 1916.
Quand la guerre de Pologne éclate, le Valiant achève une refonte à l’Arsenal de Devonport, refonte entamée en mars 1937 et achevée en novembre 1939.
Remis en service en janvier 1940, il est déployé au sein de la Home Fleet avant d’être transféré en juin 1942 en Méditerranée où il forme avec le Barham une nouvelle division, la 8th Battleship Division.Il était toujours en service en septembre 1948 et le 5 de ce mois, il était à quai à Alexandrie.

Le HMS Malaya lieu et date inconnue

Le HMS Malaya lieu et date inconnue

-Le HMS Malaya est mis sur cale aux chantiers Armstrong Whitworth de Newcastle upon Tyne le 20 octobre 1913 lancé le 18 mars 1915 et admis au service actif le 1er février 1916.
Quand la guerre de Pologne éclate, le Malaya est déployé en Méditerranée en compagnie du Barham et du Warspite.
Il subit une refonte à Devonport de décembre 1942 à octobre 1943 avant de reprendre du service pour quelques mois au sein de la Home Fleet avant de rallier l’Extrême-Orient en compagnie de ses sister-ship Queen Elizabeth et Warspite.
Quand la guerre éclate le 5 septembre 1948, le Malaya effectuait des exercices de tir au large de Singapour.
A l’annonce de la guerre et craignant que le Japon n’attaque en même temps que l’Allemagne, l’Amirauté donne l’ordre au Malaya de rentrer à Singapour pour se ravitailler et se préparer à toute éventualité.

Classe Queen Elisabeth
Caractéristiques Techniques
Déplacement : standard 27500 tonnes pleine charge 33000 tonnes

Dimensions : longueur 196.8m largeur 27.6m tirant d’eau 9.2m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Parson alimentées par 24 chaudières dévellopant une puissance totale de 75000ch entrainant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale 24 noeuds distance franchissable 5000 miles nautiques à 12 noeuds

Protection : Ceinture blindée de 13 pouces (343mm) avec des endroits plus légèrement couverts (6 pouces soit 152mm et 4 pouces soit 102mm); Bulkheads : 6 pouces et 4 pouces selon les endroits; Tourelles : 11 pouces (279mm) sur les côtés 13 pouces (343mm) sur la face avant et 4.5 pouces (108mm) pour le toit; Barbettes 4 à 10 pouces selon les endroits (6 pouces pour celles de 152mm); Tour de commandement : 11 pouces sur les faces latérales et 3 pouces pour le toit.

Armement : 8 canons de 381mm (15 pouces) modèle 1915 en quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrières), 16 canons de 152mm (6 pouces) modèle 1914 (BL Mark XII) en casemates (16 pour le Queen Elizabeth et 14 pour ses sister-ships), 2 canons de 76mm (3 pouces) antiaériens et 4 canons de 47mm de salut et 4 tubes lance-torpilles sous marins de 21 pouces (533mm).

L’armement secondaire évolua, les canons de 152mm et de 102mm du Queen Elizabeth et du Valiant furent remplacés par des canons de 114mm, la DCA légère régulièrement accrue au point d’être composée de quatre affûts Pom-Pom quadruples et de dix-huit canons de 20mm en affûts simples. Les tubes lance-torpilles sont débarqués ne 1944.

Les Barham Warspite et Malaya perdirent leurs canons de 152mm et de 102mm au profit de canons de 102mm en tourelles doubles. Leur DCA légère était semblable à celle des deux navires cités plus haut.
Aviation : Après avoir un temps reçu des plate-formes sur les tourelles de 15 pouces, les Queen Elizabeth reçurent des catapultes : le Valiant et le Queen Elizabeth à la poupe, le Malaya et le Warspite derrière la cheminée devenue unique et le Barham sur la tourelle X (n°3) de 15 pouces. 3 hydravions étaient embarqués.

Equipage : 925 à 1220 hommes