Etats Unis (44) destroyers (4)

Destroyers classe Benham

USS Benham (DD-397)

Présentation

Les dix destroyers de classe Benham sont financés au budget 1935 en compagnie de trois type Somers et de deux Gridley. Comme les Gridley et Bagley, ils sont armés de quatre canons de 127mm en affûts simples et seize tubes lance-torpilles en quatre plate-formes quadruples. Il ne dispose que d’une cheminée avec trois chaudières au lieu de quatre.

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Etats Unis (42) destroyers (2)

Destroyers classe Porter

USS Porter (DD-356) 2
Présentation

La mise en service des Farragut avait permis à l’US Navy de rattraper leur retard sur les marines étrangères, ces huit navires permettaient à la marine américaine d’envisager sereinement un combat contre les Fleet Destroyer britanniques, les Bourrasque et Adroit français, les destroyers allemands, italiens et japonais.

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Etats-Unis (5) US Navy (1)

UNE HISTOIRE DE LA MARINE AMERICAINE
Les prémices
La marine américaine est paradoxalement plus vieille que l’état dont elle assure la défense. Si les Etats-Unis d’Amérique naissent avec la déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776, la marine américaine connue sous le nom de Continental Navy voit le jour dès le 12 octobre 1775.
Cette marine est destinée à empêcher l’envoi par la Grande-Bretagne de renforts pour mater la rébellion. Il s’agit également de s’en prendre au commerce. En somme de frapper Londres où cela fait très mal.
Cette force est faite de navires britanniques capturés, de navires marchands armés. Point de guerre d’escadre mais une guerre de course.
Quand le conflit se termine, les seuls véritables navires de guerre sont deux frégates, deux bricks, deux sloops et deux goélettes, les autres navires étant des navires corsaires.
Suite au traité de Paris en novembre 1783, les relations entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne se normalisent rapidement et le Congrès continental qui à besoin de tous les fonds disponibles estime qu’une marine de guerre est superflue.
Les différents navires sont vendus à des armateurs privés et la Continental Navy disparaît le 1er août 1785 après seulement dix ans d’existence.
Seulement voilà un état possède des pouvoirs régaliens qu’il faut faire respecter. Parmi ces pouvoirs figurent les douanes. Or les américains habitués aux années de contrebande n’étaient guère pressés de respecter les droits de douane.

Pour mettre fin à cette anarchie qui fait désordre, décision est prise (4 août 1790) de créer un service naval qui allait devenir le United States Revenue Marine Service, l’ancêtre en ligne directe du United States Coast Guard. Ce service met en œuvre des cottres ou cutter et ce terme est toujours en usage de nos jours pour désigner les navires de haute-mer du corps des garde-côtes.

Dans ce dix-huitième siècle finissant, l’Afrique du Nord théoriquement sous souveraineté ottomane mais de faite indépendante est le siège de nombreux pirates. Si la France est surtout confrontée aux pirates algérois, les américains doivent ferrailler avec le bey de Tripoli.
Le besoin d’une marine de guerre permanente se fait sentir et le 27 mars 1794, le Congrès autorise l’achat ou la construction de six frégates dont l’USS Constitution toujours en service et pieusement conservée à Boston, trois étant armées de 36 canons et trois autres de 44 pièces.

La frégate USS Constitution en 2010

C’est l’acte de naissance de l’US Navy qui va peu à peu se structurer. En 1800, six arsenaux (Navy Yard) sont établis à Portsmouth, Boston, New-York, Philadelphie, Norfolk et Washington.
Sur ces six arsenaux historiques, seuls ceux de Portsmouth et de Norfolk sont encore actifs, les autres ayant été peu à peu fermés soit pour des raisons de surcapacité soit parce que les infrastructures n’étaient plus adaptées à l’entretien d’une marine moderne. A noter que le Washington Navy Yard à été reconverti comme centre administratif pour l’US Navy mais également pour des agences fédérales.
Si l’établissement d’un arsenal en Floride à Pensacola, le Pensacola Navy Yard en 1826 est important, plus important encore est la création de l’Académie Navale à Annapolis en 1845 où elle siège toujours aujourd’hui.
La jeune US Navy ne tarde pas à connaître l’odeur de la poudre avec la Quasi-Guerre entre les Etats-Unis et la France (1799-1800), les opérations de police contre le bey de Tripoli (1801-1805) et bien évidement la «deuxième guerre d’indépendance» entre 1812 et 1815.
La marine américaine se développe avec la construction de quatre vaisseaux de 74 canons et même d’un vaisseau de 136 canons construit entre 1821 et 1838.
En l’absence de conflits majeurs avec des nations majeures, l’US Navy mène une série d’opérations appartenant à la catégorie de la petite guerre pour reprendre la classification clausewitzienne à savoir la lutte contre la piraterie en Méditerranée et dans les Caraïbes, la lutte contre le trafic d’esclaves (assimilé à de la piraterie) mais également le soutien aux guerres indiennes sur les grands fleuves d’un pays absolument gigantesque aux infrastructures encore limitées, faisant du fluvial un moyen idéal pour le transport longue distance.
La guerre mexicano-américaine de 1846-1848 (13 mai 1846-2 février 1848) augmente significativement le territoire américain avec l’annexion de territoires qui allaient devenir les états de Californie, d’Arizona, du Nouveau-Mexique et du Nevada, le Texas les ayant précédés peu avant le début de ce conflit. Dès 1854, un arsenal est implanté sur la côte ouest, le Mare Island Navy Yard installé à San Pedro en Californie.

Le Commodore Perry

L’année précédente, le 8 juillet 1853, le commodore Perry avait forcé les portes du Japon pour ouvrir aux marchands américains de nouveaux débouchés. Les japonais hésitent entre la résistance et la soumission. L’exemple chinois les poussent à la résistance et une fois les forces réactionnaires écrasées, le nouvel empereur Mutsuhito lance la modernisation du pays à marche forcée, c’est le début de l’ère Meiji.
Parallèlement à ces grosses opérations, l’US Navy est engagée dans une multitude d’opérations pour protéger ses ressortissants des différentes menaces, une petite escadre, quelques Marines permettant généralement de ramener le calme.

La marine américaine et la guerre de Sécession (12 avril 1861-9 avril 1865)
Depuis le début de la décennie 1850, les tensions à propos de l’esclavage sont de plus en plus fortes, les compromis passés antérieurement sont peu à peu remis en question par les extrémistes des deux camps qu’ils soient esclavagistes ou abolitionnistes.
Chaque admission d’un nouvel état est l’objet d’une concurrence féroce pour l’imposer comme état libre ou esclavagiste. L’équilibre devient intenable et débouche sur le plus sanglant conflit de l’histoire des Etats-Unis, un conflit dont les stigmates sont encore présents aujourd’hui plus de 150 ans après la fin de la guerre.
Il n’est pas ici question de parler en détail de l’American Civil War appelée Guerre de Sécession en France mais de se concentrer sur le volet naval qui voit s’opposer l’US Navy et la Confederate State Navy, ces navires portant la marque CSS comme le plus célèbre d’entre-eux, le forceur de blocus CSS Alabama.
Quand le conflit éclate le 12 avril 1861 (bombardement de fort Sumter par la milice de Caroline du Sud), l’US Navy dispose de 44 navires, cinq vaisseaux à voile en réserve, huit frégates à voile, six frégates à hélice, trois corvettes à voile, quatre corvettes à roues (à aube), six corvettes à hélice, douze canonnières, trente unités de petite taille auxquelles il faut ajouter des stationnaires dispersés en Chine ou en Afrique pour protéger les ressortissants et le commerce.
Face à cette puissance, la marine confédérée fait feu de tous bois, mettant en œuvre treize navires aux performances variées ainsi que des forceurs de blocus dont le plus célèbre est bien évidement le CSS Alabama construit en Angleterre et qui sera coulé au large de Cherbourg par l’USS Kearsarge le 9 mars 1964.

Le sloop USS Kearsarge qui coula le CSS Alabama au large de Cherbourg

Dès le début du conflit, l’US Navy, la marine de l’Union assure un blocus des ports confédérés dans le cadre du plan Anaconda destiné à asphyxier la Confédération qui faute d’industrie dépend des exportations pour se procurer des devises (via le coton) et des importations pour les armes.
Les forceurs de blocus font ce qu’ils peuvent mais les mailles sont de plus en plus serrées et le temps va clairement jouer contre les sudistes qui comme jadis les spartiates vont avoir la hantise d’une révolte servile majeure.
Si la majorité des navires sont des voiliers, la vapeur est déjà présente. Ainsi le 8 mars 1862 à lieu au large d’Hampton Roads le premier combat entre cuirassés, le CSS Virginia opposé au USS Monitor, un combat qui restera indécis. Les premiers sous-marins sont également employés mais avec des résultats forts limités.
Les mines et les torpilles sont également employées même si à l’époque, elles se confondent. Ce n’est qu’avec l’apparition de la torpille automobile (Lupis/Whitehead) en 1868 que les deux armes vont prendre des trajectoires différentes.
Le volet naval de la guerre de Sécession c’est aussi la guerre fluviale notamment sur le Mississippi voie de communication royale pour l’Union qui en s’emparant de La Nouvelle-Orléans (avril 1862) puis de Mobile (mars 1864) asphyxie encore un peu plus la Confédération.
Quand le conflit se termine, l’US Navy à perdu 2260 hommes dont 148 marines mais aligne 671 navires dont une quarantaine de monitors, une quinzaine de frégates ou d’avisos à hélice et une bonne soixantaine de canonnières.
La New Navy
Bien évidement le conflit terminé, les effectifs et les moyens de l’US Navy chutent de manière importante. En dépit d’une volonté d’expansion commerciale, l’US Navy sombre dans une période de sous-investissement appelée par contraste avec la New Navy la Old Navy.
Chose impensable aujourd’hui mais en 1881, l’US Navy n’est que la douzième marine mondiale derrière la Chine, le Chili et le Danemark ! Si le premier cité dispose d’une marine plus que respectable, les deux derniers sont redevenus sur le plan naval en particulier et militaire en général des nains.
Un premier signal d’alerte avait été lancé en 1873 quand un incident avec l’Espagne avait montré l’inadaptation de l’US Navy à un conflit moderne. En dépit de cet incident qui faillit entraîner une guerre avec Madrid, la marine américaine ne sortit pas encore de sa léthargie.
Il faut attendre 1881 pour qu’un comité ne constate officiellement la décrépitude de la flotte. Deux ans plus tard, le 3 mars 1883 un Naval Act fait rentrer la marine américaine dans l’ère de la New Navy avec la commande de trois croiseurs, d’un aviso ainsi que l’abandon de l’entretien de quarante-six navires en bois.
La modernisation d’une flotte passant également par les infrastructures, un neuvième arsenal est implanté en 1891 à Bremerton (Etat de Washington) sous le nom de Puget Sound Navy Yard. Sept ans plus tôt, une base navale est implantée à Pearl Harbor aux îles Hawai, îles indépendantes mais pour encore peu de temps.
Les Etats-Unis commençant à rivaliser sur le plan économique avec l’Europe, l’US Navy commence à batir une flotte capable sinon de battre les puissances navales européennes du moins de faire peser une menace sur cette suprématie bien qu’on peut se demander si jusqu’en 1898, cette menace est vraiment prise au sérieux.
Il n’y à qu’à se rappeler les propos méprisants de Von Moltke sur la guerre de Sécession vue comme une bagarre d’amateurs alors qu’il annonçait les terribles guerres industrielles du 20ème siècle (cuirassés, sous-marins, rail, télégraphe….).

Epave du USS Maine. Son explosion (visiblement accidentelle) sert de prétexte à une guerre contre l’Espagne

Les cuirassés étant les maîtres étalons de la puissance navale, l’US Navy construit patiemment sa flotte, disposant en 1901 de onze cuirassés, un douzième, le Maine ayant sauté dans le port de La Havanne le 15 février 1898, le prétexte pour une guerre contre l’Espagne accusée d’avoir fait sauter le cuirassé alors qu’il semble que l’explosion soit interne et d’origine accidentelle.
La guerre hispano-américaine de 1898 est une véritable promenade de santé militaire pour les américains face à une Espagne qui s’enfonce dans le déclin et la décadence depuis la fin du 17ème siècle.
Les intellectuels de la «Génération 98» peuvent bien émettre un méprisant «Que inventen Ellos» (qu’ils inventent eux), force est de constater que l’Espagne est devenue une puissance secondaire, une puissance mineure dans le monde, Madrid perdant son empire colonial, ne conservant que des miettes en Afrique.

Théodore Roosevelt, Big Stick et Big Ships

Suite à l’assassinat de William McKinley en 1901,son vice-président Théodore Roosevelt accède à la présidence des Etats-Unis. Convaincu qu’une puissante marine est nécessaire pour accroître la puissance et le rayonnement des Etats-Unis, il va investir massivement dans les navires et les infrastructures, établissant deux nouveaux arsenaux à Charleston en Caroline du Sud et à Pearl Harbor.
C’est ainsi qu’entre 1902 et 1908, cinq classes de cuirassés sont construites : la classe Maine (Maine Missouri et Ohio) entrée en service entre 1902 et 1904, la classe Virginia (Virginia Nebraska Georgia New Jersey) entrée en service en 1906/07, la classe Connecticut (Connecticut, Lousiana Vermont Kansas Minnesota et New Hampshire) entrée en service entre 1906 et 1908 et la classe Mississippi (Mississippi et Idaho) entrée en service en 1908.
Ces cuirassés sont accompagnés de croiseurs (cuirassés et protégés) ainsi que de canonnières. Il est à noté la rareté des torpilleurs et des destroyers, leur taille réduite les rendant peu adaptés aux océans dans lesquels opèrent l’US Navy qui estime avoir besoin de navires plus gros.

Il faut néanmoins prouver au monde que la marine américaine est une marine puissante et efficace et pour cela, le président Roosevelt va impulser le premier tour du monde de l’US Navy connu sous le nom de «Grande Flotte Blanche» ou The Great White Fleet.
The Great White Fleet (1907-1909)
Cette opération d’une ampleur inédite à l’époque à un double rôle. Montrer la puissance nouvelle de l’US Navy mais également entrainer les équipages.
Du 16 décembre 1907 au 22 février 1909, la marine américaine impressionne les esprits en effectuant un tour du monde, exploit connu dans l’histoire sous le nom de «Great White Fleet» (la grande flotte blanche) en référence à la peinture employée à l’époque par l’US Navy : coque blanche et superstructure chamois .

Ce sont pas moins de 16 navires qui appareillent d’Hampton Roads le 16 décembre 1907 sous le commandement du contre-amiral Robert Evans repartis entre une première escadre (1ère division : Connecticut, Kansas, Vermont et Lousiana 2ème division : Georgia New Jersey, Rhode Island et Virginia) et une seconde escadre (3ème division : Minnesota, Maine, Missouri et Ohio 4ème division : Alabama, Illinois, Kearsarge et Kentucky) et accompagnés de six destroyers avec un ravitailleur et cinq autres auxiliaires. A part les Wisconsin et le Nebraska ce sont tous les cuirassés récents qui sont engagés dans cette opération.

Peu importe qu’à l’époque l’apparition du HMS Dreadnought ait rendu obsolètes ces navires, l’impact politique est fort. Le message est reçut fort et clair : L’US Navy n’est plus une marine secondaire que l’on peut regarder avec mépris et condescendance.

La flotte Blanche effectue une escale à Trinidad, à Rio de Janeiro, Punta Arenas (Chili), Callao (Pérou), Magdalena Bay (Mexique), la flotte arrivant à San Francisco le 6 mai 1908 où le Wisconsin va remplacer l’Alabama (problèmes de machines) et le Nebraska le Maine qui consomme beaucoup trop de charbon (la consommation atteint 1500 tonnes par jour !). Le contre-amiral Evans malade est remplacé par le contre-amiral Sperry qui commandait la 4ème division.

Les deux cuirassés remplacés vont rallier la côte est par leurs propres moyens passant par Honolulu, Manille,Singapour,Colombo,Suez,Naples et Gibraltar.

Quand au reste de la flotte après avoir multiplié sur les escales sur la côte ouest, elle appareille de San Francisco le 7 juillet sans les torpilleurs. Elle fait escale à Auckland, Sydney, Melbourne, Albany. Après une escale à Manille et à Yokohama, la 2ème escadre mouille à Amoy en Chine, le reste de la flotte retournant à Manille.

Quittant les Phillipines le 1er décembre 1908, la flotte fait escale à Colombo du 13 au 20 avant de mettre cap à l’est, franchissant le canal de Suez du 4 au 6 janvier 1909 avant de se disperser dans les différents ports de la Méditerranée (Athènes, Salonique, Smyrne, Naples, Messine, Tripoli, Alger), quelques navires participant aux secours suite au tremblement de terre de Messine survenu le 28 décembre 1908, les autres ralliant Marseille et Villefranche.

La flotte se rassemble à Gibraltar le 31 janvier 1909 pour se ravitailler, quittant le Rocher le 6 février pour rallier Hampton Roads le 22 février 1909, accueillis par le Maine, le New Hampshire, le Mississipi et l’Idaho peints en gris, couleur qui va remplacer le blanc et le chamois.

Grande Bretagne (96) Armée de l’Air (7)

Les avions de la RAF (3) les bombardiers lourds

Handley-Page HP.54 Harrow

Handley-Page HP-54 Harrow

Handley-Page HP-54 Harrow

Le plus souvent les avions sont issus d’une lignée de modèles, chaque modèle apportant son lot d’évolution par rapport au précédent tout en annonçant le suivant.

Le Handley-Page HP.54 Harrow n’échappe pas à la règle puisqu’il est directement issu du HP.51 qui était lui même une conversion du biplan trimoteur Handley-Page H.P 43,les deux appareils répondant à la Spécification C.26/31 demandant un appareil de bombardement capable de mener des missions de transport.

Cet appel d’offres ne déboucha que sur une nouvelle compétition, répondant à la Spécification B.29/35 qui majorait la capacité bombardier et minorait (sans la supprimer) la capacité transport.

Signe de l’empressement des services officiels, une commande de 100 exemplaires fût passsée dès le mois d’août 1936 alors que l’appareil n’effectua son vol inaugural que le 10 octobre 1936. La mise au point de l’appareil est rapide puisque le premier appareil de série est livré en janvier 1937, la fin de l’année voyant la commande honorée, commande suffisante pour équiper cinq squadrons du Bomber Command.

Sur ces cent appareils, les dix-neuf premiers appartenaient au type Mk I et les autres au type Mk II, ces derniers possédant un Pegasus XX de 925ch

Rapidement dépassé, ce monoplan à aile haute et train fixe fût rapidement exfiltré des unités de première ligne, étant néanmoins encore utilisés comme transports et avions sanitaires. Quelques exemplaires étaient encore en service en septembre 1948 mais leur carrière avait atteint le crépuscule. Vu le faible nombre d’appareils produits, l’appareil n’à naturellement pas été exporté.

Caractéristiques Techniques du Handley-Page HP.54 Harrow Mk II

Type : bombardier lourd bimoteur multiplace

Masse : à vide 6180kg en charge 10500kg

Dimensions : longueur 25.05m envergure 26.96m hauteur 5.92m

Motorisation : deux moteurs radiaux Bristol Pegasus XX de 925ch chacun

Performances : vitesse maximale 322 km/h vitesse de croisière 262 km/h distance franchissable 6950m

Armement : quatre mitrailleuses Lewis de 7.7mm plus de 1400kg de bombes

Equipage : cinq hommes + 20 soldats ou douze civières en configuration transport.

Armstrong-Whitworth A.W 38 Whitley

Armstrong Whitworth Whitley

Armstrong Whitworth Whitley

A l’origine du Whitley figure l’Air Ministry Specification B.3/34 qui demandait un bombardier lourd nocturne. Il était issu du AW.23 qui avait perdu face au Bristol Bombay dans le cadre de la spécification C.26/31 en raison notamment de ses moteurs Tiger.

Le premier prototype décolle pour la première fois le 17 mars 1936 suivit peu après par un second prototype.

En raison de l’urgence du remplacement des bombardiers biplans encore en service, une commande de 80 exemplaires est passée alors que l’avion est encore au stade de la planche à dessin.

Sur cette commande initiale, les trente-quatre premiers appareils sont des Mk I, les autres des Mk II aux moteurs plus puissants. En remplaçant les tourelles manuelles par des tourelles à commande hydraulique, les appareils deviennent des Whitley Mk III.

Le Whitley Mk IV est un Whitley remotorisé avec des moteurs Rolls-Royce Merlin alors que le Whitley Mk V lui aussi propulsé par des Merlin disposaient de petites modifications notamment un armement défensif plus important.

L’appareil entre en service en mars 1937, remplaçant les biplans Handley-Page Heyford. Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, dix squadrons sont équipés de ce bombardier qui forme l’épine dorsale du Bomber Command en compagnie du Hampden et du Wellington.

Conçu dès l’origine comme un bombardier nocturne, il n’est pas engagé de jour ce qui lui épargne les pertes sévères que vont subir les unités de Hampden et de Wellington sous les coups de la chasse allemande.

Rapidement déclassé comme tous les appareils conçus au début des années trente, dépassé par les quadrimoteurs Stirling, Halifax et Lancaster, le Whitley est encore en service au sein d’un squadron déployé en Egypte au sein d’un wing composé de deux squadrons de Short Stirling.

La transformation du squadron devait être réalisée en octobre 1948 mais suite au déclenchement du second conflit mondial, cette transformation est reportée sine die.

Les appareils retirés du service ont été utilisés pour l’entrainement, des expérimentations et des missions de transport au sein du Transport Command en attendant la livraisons d’appareils dédiés aux missions de transport. L’appareil n’à pas été exporté.

Caractéristiques Techniques du Armstrong-Whitworth Whitley Mk V

Type : bombardier lourd bimoteur

Masse : à vide 8768kg maximale au décollage 15196kg

Dimensions : longueur 21.49m envergure 25.60m hauteur 4.57m

Motorisation : deux moteurs en ligne Rolls-Royce Merlin X de 1145ch chacun

Performances : vitesse maximale 370 km/h à 5000m distance franchissable 2650km (3900km en configuration convoyage) plafond opérationnel 7900m

Armement : une mitrailleuse Vickers K de 7.7mm dans le nez, quatre mitrailleuses Browning de 7.7mm en tourelle de queue plus de 3175kg de bombes (poids maximal unitaire 907kg)

Equipage : 5 hommes

Avro 679 Manchester

Avro Manchester

Avro Manchester

A l’origine de cet infortuné appareil à l’origine du formidable Lancaster figure l’Air Ministry Specification P.13/36 à laquelle répondit la firme Avro avec son type 679 mais également Handley-Page avec son H.P 56 dont allait être issu le futur Halifax.

Publiée en mai 1936, cette spécification demandait un bombardier bimoteur median capable de transporter 3630kg de bombes ou deux torpilles de 457mm, un bombardier à long rayon d’action capable de mener des missions en piqué. La vitesse de croisière devait être de 275 miles par heure à 15000 pieds.

Outre Avro et Handley-Page, Boulton-Paul, Bristol et Fairey. Vickers avait son Warwick disposant de moteurs Napier Sabre mais ne le présenta pas à cette compétition. Au final seuls Avro et Handley-Page furent sélectionnés et des prototypes commandés, les commandes de série ne devant pas tarder, la menace de la guerre poussant le Ministère de l’Air à multiplier les commandes sur la planche à dessin.

Le prototype du Avro Manchester effectue son premier vol le 25 juillet 1939, un deuxième prototype décollant pour la première fois le 26 mai 1940. Contrairement à ce qui à été écrit, le choix du Rolls-Royce Vulture était un choix du constructeur Avro et non du ministère de l’Air.

A noter que suite aux premiers problèmes de mise au point des moteurs Vulture, Handley-Page modifia son HP.56 qui passa d’une configuration bimoteur à moteurs Vulture à une configuration quadrimoteur avec des Bristol Hercules sous le nom de HP.57.

Les vingt premier Manchester de série sont des Avro Manchester Mk I avec une dérive unique alors que les suivants baptisés Mk IA disposent d’une double-dérive comme décidé initialement.

Au final 202 Avro Manchester ont été produits mais leur carrière au sein de sept squadrons à été brève en raison des problèmes chroniques rencontrés par les Vulture. Le premier appareil à été livré en octobre 1940 et l’appareil mis en service en avril 1941.

Bien que le temps aurait permis de corriger les défauts du Vulture mais au prix d’un investissement massif, la RAF lassée d’immobiliser sa flotte de Manchester au sol préféra arrêter les frais en septembre 1942.

La mise au point du Avro Lancaster (qui contrairement à ce qui est écrit parfois n’est pas une simple version quadrimoteur du Manchester), du Short Stirling mais également du Handley-Page Halifax condamna l’Avro Manchester qui est officiellement retiré du service en juin 1943.

L’appareil qui intéressa le Canada (qui testa quelques appareils et renonça rapidement à l’acquérir) ne fût pas stocké, les différents appareils étant ferraillés comme pour conjurer le mauvais sort. Seuls cinq appareils ont été préservés dans des musées, deux en GB, deux aux Etats-Unis et un en France.

Caractéristiques Techniques du Avro Manchester Mk I

Type : bombardier lourd bimoteur multiplace

Masse : à vide 14152kg maximale au décollage 22680kg

Dimensions : longueur 21.34m envergure 27.46m hauteur 5.94m

Motorisation : deux moteurs en ligne Rolls-Royce Vulture 24 cylindres en X dévellopant 1760ch

Performances : vitesse maximale 426 km/h à 5180m distance franchissable 1930km avec la charge maximale de bombes (4695kg) plafond opérationnel 5852m

Armement : huit mitrailleuses de 7.7mm Browning en tourelles Nash & Thomson de nez, dorsale et de queue avec respectivement deux, deux et quatre mitrailleuses 4695kg de bombes.

Equipage : sept hommes

Short Stirling

Short Stirling

Short Stirling

Bien qu’ayant choisit le bombardement stratégique, la RAF était limitée par des capacités techniques, humaines et financières. Elle privilégiait les bombardiers bimoteurs moins coûteux à produire, à entretenir et à utiliser.

Néanmoins si les moteurs étaient de plus en plus puissants, les performances étaient encore limitées et les recherches en matière de moteurs de plus de 2000ch étaient difficiles et délicates, l’exemple du Vulture rappelant que la technologie est parfois capricieuse et retive à la maitrise.

Si la puissance unitaire était limitée, on pouvait augmenter le nombre de moteurs et la Grande-Bretagne imitant les Etats-Unis et l’URSS étudia des bombardiers lourds quadrimoteurs.

L’Air Ministry Specification B.12/36 demandait un avion capable d’embarquer 6350kg de bombes pouvant franchir 3218km ou une charge de 3629kg à 4800km, une demande extraordinaire pour l’époque mais peut être banale dans trois, cinq ou dix ans.

Sa vitesse de croisière devait être de 230 mph (370 km/h) ou plus à 15000 pieds (4600m) avec pour trois tourelles pour armement. Cet appareil devait pouvoir emporter 24 soldats en configuration transport et utiliser une assistance au décollage. La construction, l’entretien et le transport était pensée puisque l’appareil pouvait être démonté en plusieurs éléments, le bombardier pouvant décoller de terrains peu préparés.

La firme Short Brothers aux capacités de recherche et de production importantes avaient travaillé sur des appareils quadrimoteurs notamment l’hydravion Short Sunderland. Le S.29 était pour simplifié un Sunderland dont on avait retiré la partie amphibie. Les ailes et les surfaces de contrôle étaient identiques.

Le Short S.29 était opposé au Supermarien type 316 mais Short était vu avec plus de confiance en raison de son expérience dans le domaine des multimoteurs sans oublier la mort de Reginald Mitchell, l’ingénieur en chef de Supermarine.

Tout n’était pas gagné et il fallut attendre juin 1937 pour que le S.31 soit accepté par les services officiels.

Le futur Stirling effectue son premier vol le 14 mai 1939 et se montre prometteur. Sa production est donc rapidement décidée même si fallut près de vingt-quatre mois pour que les premiers appareils de série soient livrés soit avril 1941. Suite au succès de cet appareil, le type 316 est abandonné au printemps 1940.

Quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, le Short Stirling équipe au total dix squadrons plus deux en cours de transformation, transformation suspendue en attendant que l’attitude de l’Italie et du Japon soit clairement fixée.

En métropole, les deux wings sont équipés de Short Stirling Mk IV, la dernière version produite de l’appareil avec des moteurs plus puissants, un armement défensif renforcé, des équipements de radio-navigation à la pointe de la technologie de l’époque.

En Egypte, les deux squadrons (en attendant le troisième encore équipé de Whitley), les appareils en service sont des Stirling Mk III guère différents des Mk II et des Mk I, le wing déployé en Malaisie disposant de Mk I et de Mk II.

Suite à une décision de septembre 1947, la production du Stirling est stoppée en mars 1948. Les projets d’un Short Stirling Mk VI à moteurs Grifon et Mk VII avec six moteurs Bristol Hercules (appareil provisoirement baptisé Super Stirling) sont donc abandonnés.

Il est prévu que les squadrons équipés de Stirling utilise l’appareil jusqu’à ce que les stocks d’appareils neufs et les pièces détachées menacent leur intégrité opérationnelle. Ils seront alors transformés soit sur Lancaster soit sur Halifax à moins que des Consolidated model 32 ne soient commandés aux Etats-Unis.

Caractéristiques Techniques du Short Stirling Mk I

Type : bombardier lourd quadrimoteur

Masse : à vide 21274kg en charge 26944kg maximale au décollage 31752kg

Dimensions : longueur 26.6m envergure 30.2m hauteur 6.9m

Motorisation : quatre moteurs radiaux Bristol Hercules II de 1375ch entrainant des hélices tripales

Performances : vitesse maximale 454 km/h à 3800m vitesse de croisière 320 km/h distance franchissable 3750km plafond opérationnel 5030m

Armement : huit mitrailleuses Browning de 7.7mm (deux dans une tourelle de nez, quatre en tourelle de queue, deux en tourelle dorsale) 6350kg de bombes

Equipage : sept hommes (deux pilotes, un bombardier-navigateur, un mitrailleur-opérateur radio, deux mitrailleurs et un ingénieur de vol)

Handley-Page H.P 57 Halifax

Handley-Page Halifax B Mk II

Handley-Page Halifax B Mk II

Si l’Avro Manchester se révéla être un vilain petit canard, son concurrent se révéla nettement plus efficace. Répondant comme son homologue à l’Air Ministry Specification P.13/36, le Handley-Page H.P 56 était à l’origine un bimoteur utilisant des moteurs plus puissants que ceux existants, des moteurs existant que sur le papier et qui comme le Vulture se révéla raté.

Le programme évolua vers un bombardier quadrimoteur en raison des problèmes rencontrés par le Vulture et l’Air Ministry demanda à Handley-Page dont le projet avait été sélectionné comme second choix derrière l’Avro 679 de proposer une version quadrimoteur avec des moteurs existants et donc fiables et éprouvés.

Ce changement eut un impact sur l’envergure (27 à 30m) et le poids augmenta de 5.9 tonnes. Les moteurs choisis étaient des Merlin suivant une demande du ministère de l’Air en septembre 1937.

Une maquette est réalisée suivie de la construction de deux prototypes HP.57 demarre en mars 1938 alors qu’une première commande de Handley-Page Halifax Mk I à été passée dès le mois de janvier.

Le premier vol à lieu le 25 octobre 1939 alors que le conflit fait rage entre la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne suite à l’invasion de la Pologne qui à été époque à déjà mis bas les armes.

Les premiers appareils de série sont livrés en septembre 1940 et le bombardier est déclaré bon pour le service en juin 1941.

Après la commande des Mk I, une variante Mk II (moteurs plus puissants, armement défensif accru, meilleure protection de l’équipage) et une variante Mk III apparaissent, cette dernière voyant les Merlin remplacés par des Bristol Hercules plus puissants, permettant de réserver les Merlin aux chasseurs ainsi qu’aux Avro Lancaster.

Une variante Mk IV n’est finalement pas produite en série à la différence du Mk V et du Mk VI, ces deux versions se distinguant pas des points de détail. Quand au Mk VII et Mk VIII, il désigne les bombardiers exportés respectivement en Australie et au Canada, la RAAF mettant en oeuvre trois squadrons et la RCAF six squadrons dont trois doivent être déployés en Grande-Bretagne.

Enfin la désignation Halifax Mk IX désigne les bombardiers transformés à l’usine ou sur une base en appareils de transports bien que le Handley-Page Hasting ait vite pris le relais.

En septembre 1948, le Bomber Command met en ligne deux wings de trois squadrons soit six squadrons équipés de Handley-Page Halifax. Un squadron dispose de Mk I, un autre de Mk II, deux disposent de Mk III, un est équipé de Mk V et le dernier de Mk VI.

Avec la mobilisation, le nombre de Halifax doit augmenter sans parler du remplacement des Stirling dont la production à été stoppée.

Caractéristiques Techniques du Handley-Page Halifax Mk III

Type : bombardier lourd quadrimoteur

Masse : à vide nc en charge 24675 kg

Dimensions : longueur 21.81m envergure 31.75m hauteur 6.32m

Motorisation : quatre moteurs radiaux Bristol Hercules XVI de 1615ch

Performances : vitesse maximale 454 km/h à 4115m distance franchissable 3000km (combat) plafond opérationnel 7315m

Armement : huit mitrailleuses Browning de 7.7mm (quatre en tourelle dorsale, quatre en tourelle de queue), une mitrailleuse Vickers K dans le nez 5897kg de bombes

Equipage : sept hommes (pilote, copilote-ingénieur de vol, navigateur, bombardier, opérateur radio-mitrailleur, deux mitrailleurs)

Avro 683 Lancaster

Avro Lancaster B Mk III

Avro Lancaster B Mk III

Après l’échec de l’Avro Manchester, la firme du Lancashire ne se découragea pas et décida de suivre le même chemin que la firme Handley-Page en métamorphosant un bimoteur sous-motorisé en un élégant et puissant quadrimoteur même si comme nous l’avons vu plus haut, il serait réducteur de considérer le Lancaster comme une version quadrimoteur du Manchester bien que le Lancaster soit initialement connu comme Avro type 683 Manchester III.

Le Lancaster effectue son premier vol le 9 janvier 1941 et se montre dès le début remarquable, l’Avro Lancaster étant l’un de ses appareils sans graves défauts et à la mise au point facile.

Commandé rapidement en série, les premiers appareils sont en livrés en septembre 1942 mais suite à un accident lors d’un vol d’essais, la RAF qui ne veut prendre aucun risque _la mésaventure du Manchester est dans tous les esprits et le temps de paix est moins exigeant en terme de delais_ et la mise en service n’est officiellement prononcée que le 20 mars 1943.

Après le Lancaster B. Mk I suit le B. Mk II et le B. Mk III, chaque version disposant de Rolls-Royce Merlin plus puissants, une amélioration de l’avionique embarquée et quelques menues modification liées au retour d’expérience des nombreux vols d’entrainement avec parfois largage de bombes réelles.

Le B. Mk IV est la version acquise par le Canada pour compléter le Halifax et moderniser son industrie aéronautique puisqu’à la différence des Halifax, les Lancaster canadiens ont été produits outre-atlantique. Deux squadrons de bombardement vont être équipés de cet appareil, des squadrons déployés en Afrique du Nord, pour frapper l’Italie.

Le B. Mk V tropicalisé n’est pas produit mais le B. Mk VI va prendre au printemps 1949 la suite du B. Mk III en attendant la mise en production de l’Avro Lincoln, un bombardier étroitement dérivé du Lancaster mais avec un armement plus puissant.

Des versions de reconnaissance photo et de patrouille maritime sont étudiées mais non réalisées avant guerre à la différence de l’Avro Lancastrian, version de transport (civil et militaire) du Lancaster. Quand à l’Avro York, il s’agit d’un appareil de transport dévellopé à partir du Lancaster.

Quand le second conflit mondial éclate, la RAF dispose de douze squadrons d’Avro Lancaster répartis en quatre wings. Sur ces douze unités, quatre sont équipés de B. Mk I, deux de B. Mk II et six de B. Mk III.

Mis à part le Canada, l’appareil n’à pas été exporté avant guerre, l’Argentine un temps intéressée ne donna pas suite.

Les raisons sont inconnues mais outre le manque de fond, il semble que Londres se soit montrée réticente à vendre des bombardiers lourds modernes à un pays connu pour ses sympathies pro-allemandes.

Caractéristiques Techniques du Avro Lancaster B. Mk I

Type : bombardier lourd quadrimoteur

Masse : à vide 16571kg en charge 30909kg maximale au décollage 32727kg (avec 10 tonnes de bombes)

Dimensions : longueur 21.11m envergure 31.09m hauteur 6.25m

Motorisation : quatre moteurs en ligne Rolls-Royce MerlinXX de 1280ch chacun

Performances : vitesse maximale 453 km/h (poids 29 tonnes 4000m d’altitude) vitesse de croisière 322 km/h distance franchissable 4073km plafond opérationnel 6500m (poids 29 tonnes)

Armement : deux mitrailleuses Browning Mk II dans le nez, deux mitrailleuses identiques en tourelle dorsale et quatre autres dans la tourelle de queue 6350kg de bombes

Equipage : sept hommes (pilote, ingénieur de vol, navigateur, bombardier-mitrailleur de nez, opérateur radio et deux mitrailleurs)

Grande Bretagne (77) Armée de terre (2)

Les grandes structures

Divisions d’infanterie

En dépit de l’augmentation des forces blindées-mécanisées, l’infanterie reste la reine des batailles avec un grand nombre de Grandes Unités (GU).

En septembre 1939, la division d’infanterie de la British Army (armée d’active) est organisée de la façon suivante :

-Un état-major

-Trois brigades d’infanterie à trois bataillons

-Trois régiments d’artillerie de campagne à vingt-quatre canons de 25 livres (88mm)

-Un régiment antichar avec 48 pièces

-Un régiment d’artillerie antiaérienne avec 54 canons antiaériens de 40mm Bofors

-Un régiment de reconnaissance

mortier lourd Ordnance ML 4.2 Inch Mortar (107mm)

mortier lourd Ordnance ML 4.2 Inch Mortar (107mm)

-Un bataillon de mitrailleuses moyennes à trois compagnies de mitrailleuses et une compagnie de mortiers de 4.2 inch (107mm)

-Un bataillon du génie à quatre compagnies (trois field compagnies et une field park company)

-Une unité de transmission du Royal Corps of Signals

-Une unité de soutien logistique du Royal Army Service Corps avec trois compagnies de transport,

-Une compagnie du Royal Army Ordnance Corps (munitions)

-Une compagnie de police militaire (Royal Military Police)

Au cours de la Pax Armada les structures évoluent à la marge, l’absence de contact avec le feu ennemi ne permet guère de faire évoluer les structures.

Néanmoins en septembre 1948, les structures de l’Infantry Division ont légèrement évolué :

-Un état-major

-Trois brigades d’infanterie à trois bataillons

-Trois régiments d’artillerie de campagne à vingt-quatre canons de 25 livres (88mm)

-Un régiment antichar avec 48 pièces

Canon de 20mm Oerlikon en affût terrestre

Canon de 20mm Oerlikon en affût terrestre

-Un régiment d’artillerie antiaérienne avec 54 canons antiaériens de 20mm Oerlikon/Polsten et de 40mm Bofors

-Le régiment de reconnaissance est devenu bataillon avec autos blindées et motos side-cars

-Un bataillon de mitrailleuses moyennes à trois compagnies de mitrailleuses et une compagnie de mortiers de 4.2 inch (107mm)

-Un bataillon du génie à quatre compagnies (trois field compagnies et une field park company)

-Une unité de transmission du Royal Corps of Signals

-La logistique est désormais assuré par un bataillon regroupant trois compagnies de transport, une compagnie de ravitaillement en munitions et une compagnie de maintenance

-Une compagnie de police militaire (Royal Military Police)

Ce n’est qu’au cours de la guerre que les structures des divisions britanniques évolueront pour s’adapter aux leçons du conflit mais également au terrain, plusieurs divisions étant transformées en divisions de Montagne pour de futures opérations en Norvège ou en climat difficile.

Unités de Cavalerie et de Chars

Avant-Propos

Les britanniques ont été les premiers à utiliser le char au combat en 1916. L’engagement d’une poignée de chars losanges Mark I provoqua la panique chez les troupes allemandes même si un engagement massif aurait eu des effets nettement plus importants car le premier moment de stupeur passé, les allemands se ressaisissent et prennent des mesures passives et actives contre les chars.

Quand aux britanniques, ils ne tirent guère profit de cette première durant l’entre-deux-guerre où une poignée de passionnés comme Fuller ou Lidell-Hart ne parvient à déboucher sur une doctrine cohérente d’utilisation des chars.

Elle s’équipe ainsi de chars légers rapides, mal armés et mal protégés pour les missions de la cavalerie (éclairage, exploitation de la percée) et de chars d’infanterie bien protégés mais lents et mal armés, adaptés au soutien des fantassins mais inaptes à une chevauchée dans la profondeur.

La situation de l’arme blindée britannique est donc semblable à la France et son évolution va être comparable avec la création d’unités à base de chars.

En septembre 1939, le Royal Tank Corps dispose de deux divisions blindées, la Mobile Division devenue ultérieurement 1st Armoured Division stationnée en Grande-Bretagne et d’une Mobile Division (Egypt) rebaptisée 7th Armoured Division en mars 1940 et stationnée comme son nom l’indique en Egypte.

Des brigades de chars sont également formées durant ce court conflit. Citons la 1st Army Tank Brigade déployée avec le BEF mais également des unités mises sur pied par la Territorial Army à savoir les 21st 23rd 24th et 25th Army Tank Brigade.

Des brigades blindées indépendantes (Armoured qui se distingue des précédentes par la présence d’une infanterie organique) sont également mises sur pied comme la 4th Armoured Brigade stationnées en Egypte ou la 20th Light Armoured Brigade de la Territorial Army.

Durant la guerre de Pologne, une 2nd Armoured Division est formée en Grande-Bretagne sur le même modèle que la 1st Armoured Division. Est également formée une 1st Cavalry Division qui deviendra ultérieurement une 3rd Armoured Division, division composée de trois brigades de cavalerie (4th 5th 6th Cavalry Brigade).

Le Royal Tank Corps est totalement réorganisé à l’automne 1942 avec quatre divisions blindées et six brigades blindées indépendantes.

Si la 7th Armoured Division reste déployée en Egypte, les trois autres (1st 2nd 3rd Armoured Division) sont stationnées en Grande-Bretagne.

Les six brigades blindées indépendantes (4th 5th 6th 8th 9th 10th Independent Armoured Brigade) sont réparties en la Grande-Bretagne (5th 8th 10th), en Palestine Mandataire (4th), en Malaisie (6th) et en Inde (9th).

Quand éclate le second conflit mondial, deux divisions (1st 2nd Armoured Division) sont déployées sur le continent au sein du BEF, la troisième restant en réserve en Grande-Bretagne pour créér une cinquième division blindée qui pourrait gagner la Malaisie même si le tonnage et le temps nécessaire rend assez improbable cet envoi.

Organisation

En septembre 1948, la British Armoured Division est composée de la façon suivante :

-Un Etat-Major Divisionnaire

Char médian A-27M Cromwell

Char médian A-27M Cromwell

-Deux brigades blindées avec un état-major, trois régiments de chars (un régiment de chars lourds Churchill et deux régiments de chars moyens Cromwell), un bataillon d’infanterie motorisé et une unité de soutien.

-Un groupe de soutien (Support Group) avec un état-major, un bataillon d’infanterie (Lorried Infantry Batallion), un régiment d’artillerie de campagne, un régiment d’artillerie antichar et un régiment d’artillerie antiaérienne.

-Des unités hors-rang avec un régiment d’autos blindées et de chars légers pour la reconnaissance, une unité sanitaire, une unité de transmissions, une unité du génie, une unité de service et une unité de police militaire.

Les Independent Armoured Brigade devaient à l’origine être équipées entièrement de chars Churchill mais au final elles seront considérées comme des divisions blindées allégées. Elles sont organisées de la façon suivante :

-Un état-major

-Deux régiments de chars moyens Cromwell

-Un batailllon de chars lourds Churchill

-Deux bataillons d’infanterie motorisée

-Un régiment d’artillerie

-Un bataillon antichar

-Un bataillon antiaérien

-Un batailllon de soutien logistique (deux compagnies de ravitaillement, une compagnie de maintenance, une compagnie sanitaire)

-Une compagnie de reconnaissance motorisée

-Un bataillon du génie

L’organisation des unités subalternes

Infanterie

A la différence de la France ou de l’Allemagne, les unités d’infanterie britanniques sont organisées en bataillons et en brigades au lieu de régiments.

Chaque brigade dispose d’une compagnie d’état-major et de trois bataillons d’infanterie. L’appui-feu est assuré par le bataillon de mitrailleuses moyennes et de mortiers lourds qui détachent auprès des bataillons un élément d’appui-feu. On peut ajouter également des sapeurs du génie et des moyens antichars fournit par le régiment d’artillerie antichar.

Ce modèle théorique connut ses limites durant les premières opérations du second conflit mondial et après la campagne de Norvège et surtout les opérations en Méditerranée et en Afrique du Nord, les brigades d’infanterie allaient devenir autonomes.

Le bataillon d’infanterie est organisé en un état-major, une compagnie d’état-major (transmissions et administration), quatre compagnies de combat (état-major et trois pelotons/section) et une compagnie d’appui avec un peloton de transport équipé de chenillettes Universal Carrier, un peloton de mortiers, un peloton antichar équipés de canons de 2 puis de 6 pouces et enfin un peloton de pionniers.

Universal Carrier Mk II

Universal Carrier Mk II

Le peloton de combat dispose d’un état-major avec un mortier de 51mm (2-inch mortar), des équipes antichars équipés de PIAT et trois sections (groupes en français) avec sept fusiliers et un fusil-mitrailleur Bren servit par un trio.

Cavalerie et Chars

Chaque brigade blindée dispose de trois régiments de chars, un régiment de chars lourds Churchill et deux régiments de chars moyens Cromwell.

Chaque régiment dispose d’un état-major, d’un squadron d’état-major (transmissions et administration), trois squadron à trois troops de cinq chars plus un troop de commandement avec deux chars (le commandant du squadron et son adjoint) et un squadron d’appui avec un troop de sept chars légers, un troop antiaérien, un troop de maintenance, un troop de ravitaillement et un troop EVASAN.

Chaque régiment de chars dispose de cinquante-huit chars soit un total de 348 chars légers, moyens et lourds.

Chaque régiment de reconnaissance dispose d’un état-major, d’un squadron de commandement, d’un squadron de soutien (transmission, logistique, ravitaillement) et de trois squadrons de combat avec des chars légers (un squadron) des autos blindées (deux squadrons) et des unités motocyclistes.

Artillerie

Les régiments d’artillerie sont majoritairement intégrés aux divisions d’infanterie et aux divisions blindées mais certains équipés de pièces lourdes forment l’équivalent britannique de la Réserve Générale, cette RG disposant également des pièces sur voie ferrée, concentrées en métropole dans le Sud-Est pour d’abord la défense côtière.

Le Royal Artillery Corps dispose également de régiments d’artillerie antichar et de régiments d’artillerie antiaérienne.

Le régiment d’artillerie de campagne (Field Artillery Regiment) des divisions d’infanterie et des divisions blindées disposent d’un état-major, d’une batterie de soutien (maintenance, ravitaillement, soutien sanitaire), d’une batterie de conduite de tir et de trois batteries de huit canons, des obusiers de 25 livres qui ont remplacé les 18 livres du premier conflit mondial.

L’organisation des régiments d’artillerie médiane et lourde est identique, seule variant le nombre de pièces inférieur pour les canons de moyen et de gros calibre.

La “Réserve Générale” de l’Armée britannique voit le jour en septembre 1946 sous le forme de quatre Royal Artillery Support Group (RASG) qui disposent chacun de six régiments médians à trois batteries de huit canons (576 pièces), de quatre régiments de siège à trois batteries de quatre canons (48 canons) et d’un régiment d’artillerie super-lourde sur voie ferrée (12 pièces).

Les 1st et 2nd RASG vont être déployés sur le Continent (moins l’ALVF) au sein du BEF tandis que les deux autres vont rester en Grande-Bretagne.

BL 4.5 Inch Medium Field

BL 4.5 Inch Medium Field

Des régiments d’artillerie médiane et lourdes indépendants sont également déployés au Moyen-Orient (quatre, trois équipés de canons de 4.5 Inch et un de canon de 5.5 Inch), au Proche-Orient (un de chaque calibre) ainsi qu’en Malaisie (deux régiments de 4.5 Inch et deux de 5.5 Inch).

B.L 5.5 Inch Medium Gun

B.L 5.5 Inch Medium Gun

Les régiments antichars ont une organisation différente. Si il dispose d’une batterie de commandement et une batterie de soutien, il aligne quatre batteries de douze canons d’abord des canons de 2 livres (ou des 25mm Hotchkiss de fabrication française) puis dès 1942 des canons de 6 livres (57mm) aux performances semblables au 50mm allemand et au 47mm français.

QF 6 Pounder

QF 6 Pounder

A l’instar des RAAC (Régiments d’Artillerie Antichar) français, des Anti-Tank (Heavy) Regiment sont mis sur pied, quatre en Grande-Bretagne et un en Egypte, des régiments organisés en un état-major, une batterie de commandement, une batterie de soutien et trois batteries à huit canons de 17 livres. Trois de ces régiments passent sur le continent en septembre 1948, le quatrième ralliant la Norvège.

Chaque division dispose également d’un régiment d’artillerie antiaérienne, des régiments à trois batteries avec des troops (pelotons) de quatre canons, nombre réduit ensuite à trois puis augmenté à six canons, chacune des trois batteries disposant de dix-huit canons Bofors de 40mm pour deux d’entre-elles, la troisième disposant de canons de 20mm.

Un Anti-Aircraft Command dispose en septembre de douze divisions d’artillerie antiaérienne équipées de pièces lourdes (76 et 94mm notamment), de projecteurs et de ballons.

A but territorial, elles sont peu mobiles et peu souples d’utilisation. Elles sont donc réorganisées au printemps 1945, chaque division disposant de trois brigades totalement autonomes capables de protéger seules un secteur.

Si huit divisions sont déployées sur le territoire britannique (quatre en Angleterre, une en Irlande du Nord, une au Pays de Galles et deux en Ecosse), une est déployée en Egypte, une à Malte et deux en Malaisie.

Pour couvrir le BEF, quatre brigades sont déployées sur le continent, renforçant par la même occasion l’action de la DAT française.

A noter l’absence de canons automoteurs à la différence de la France et de l’Allemagne. Ce n’est qu’au cours du conflit que des châssis de chars déclassés reçurent des pièces d’artillerie de 25 livres pour équiper les régiments d’artillerie des divisions et brigades blindées.

Unités de soutien

En dehors des divisions d’infanterie et des divisions blindées, il n’existe pas de grandes unités appartenant aux autres armes. Le génie ne dispose que de bataillons intégrés aux divisions, la logistique et les transmissions sont dans la même situation.

Les projets de créer des brigades du génie à partir des bataillons de pionniers existants n’aboutissent pas avant guerre.

Grande Bretagne (73) Ordre de bataille et programme de guerre (2)

Mediterranean Fleet

Longtemps la Flotte de la Méditerranée à été le commandement le plus prestigieux de la Royal Navy avant que la Home Fleet ne la supplante même si le commandant de la Mediterranean Fleet pouvait raisonnablement espérer devenir commandant de la marine britannique ou occuper un poste important à ces côtés.

En septembre 1948, la flotte britannique déployée dans la Mare Nostrum est puissante avec notamment six cuirassés et trois porte-avions.

Cette flotte qui s’appuie sur les bases de Malte et d’Alexandrie doit participer à la défense de ce cordon ombilical vital pour les liaisons entre l’Europe et l’Extrême-Orient, le Canal de Suez économisant un temps précieux aux navires par rapport au Cap de Bon Espérance.

En compagnie de la Flotte de la Méditerranée française, elle doit neutraliser la Regia Marina et participer à la conquête de la Libye, des dépendances insulaires italiennes et de la péninsule italique.

1st Battle Squadron (1ère Escadre de Bataille) (QG HMNB Alexandria)

Comme pour la Home Fleet, l’Escadre de Bataille de la Mediterranean Fleet est regroupée dans une seule base, la base navale flambant neuve implantée à l’ouest d’Alexandrie. Seule exception, le porte-avions HMS Ark Royal stationné à Malte

Elle se compose de trois divisions de cuirassés :

Le HMS Nelson

Le HMS Nelson

-6th Battleship Division cuirassés classe Nelson, les HMS Nelson et Rodney

-7th Battleship Division cuirassés classe King George V HMS Prince of Wales et Duke of York

Le HMS Duke of York en Méditerranée

Le HMS Duke of York en Méditerranée

-8th Battleship Division cuirassés classe Queen Elizabeth HMS Barham et Valiant

-Porte-avions HMS Indomitable (classe Illustrious) stationné à Alexandrie

-Porte-avions HMS Furious (classe Malta) stationné à Alexandrie

HMS Ark Royal en 1939

HMS Ark Royal en 1939

-Porte-avions HMS Ark Royal (classe Ark Royal) stationné à Malte

Mediterranean Light Squadron-Egypt

Le MLS-E regroupe tous les croiseurs stationnés à Alexandrie. La mission de ces croiseurs est d’attaquer les lignes de communication italiennes entre l’Italie, le Dodécannèse et l’Afrique du Nord.

-1st Cruiser Squadron : croiseurs lourds classe Admiral HMS Hawke Raleigh Drake

Le HMS Uganda, classe Crown Colony

Le HMS Uganda, classe Crown Colony

-13th Cruiser Squadron : croiseurs légers clase Crown Colony HMS Newfoundland et Uganda

-Le HMSSpartan sert de navire-amiral pour le Destroyer Commander Egypt
-Les croiseurs légers antiaériens classe Dido HMS Hermione et Dido assurent la protection des porte-avions HMS Indomitable et HMS Furious.

Destroyer Commander Egypt

Sous cette autorité se trouvent les destroyers déployés à Alexandrie principalement chargés de l’escorte des cuirassés et des porte-avions :

HMS Glowworm

HMS Glowworm

-1st Destroyer Flottilla : six destroyers type G, les HMS Glowworm Greyhound Grafton Grenade Griffin et Grenville

-3rd Destroyer Flottilla : neuf destroyers type I, les HMS Icarus Imogen Isis Inglefield Imperial Ilex Intrepid Ivanhoe Impulsive

-21th Destroyer Flottilla : huit destroyers type D, les HMS Duncan Dainty Daring Decoy Defender Deligh Diamond Diana

Submarine Commander Egypt

Ce commandement regroupe les sous-marins stationnés à Alexandrie et destinés à opérer dans le bassi oriental de la Méditerranée voir en Adriatique.

Le HMS United

Le HMS United

Il ne dispose que d’une flottille en temps normal en l’occurence la 6th Submarine Flottilla et ses Sous-marins type U HMS Umbra Unbending Unbroken Unison United Unrivalled Unruffied mais tous les sous-marins déployés pour une longue durée dans le bassin oriental de la Méditerranée dependront du Submarine Commander Egypt

Mediterranean Light Squadron-Malta (MLS-M)

Sous ce commandement sont regroupés les croiseurs stationnés sur l’île-forteresse

Le croiseur léger HMS Arethusa avec sur catapulte un Fairey IIIF

Le croiseur léger HMS Arethusa avec sur catapulte un Fairey IIIF

-Croiseurs légers classe Arethusa HMS Arethusa Galatea Aurora Penelope formant le 3rd Cruiser Squadron (3rd CS)

-Croiseur léger antiaérien classe Dido HMS Royalist théoriquement Destroyer Commander Malta

-Croiseur léger antiaérien classe Dido HMS Bonaventure chargé de la protection antiaérienne rapprochée du HMS Ark Royal.

Destroyer Commander Malta

-Destroyers type G HMS Gallant & Garland chargés de l’escorte du porte-avions Ark Royal

-Six destroyers légers type Hunt (HMS Dulverton Eridge Airedale Albrighton Aldenham Belvoir) formant la 17th Destroyer Flottilla

Submarine Commander

-4th Submarine Flottilla avec huit sous-marins type U, les HMS Unique Upholder Upright Urchin Urgin Usk Ulmost et Upron

-9th Submarine Flottilla avec huit sous-marins type S, les HMS Salmon Sealion Sterlet Sunfish Satyr Sceptre Sea Dog et Sea Nymph

-Sous-marin mouilleur de mines HMS Porpoise (classe Grampus)

Coastal Group

Malta Coastal Group

-Sloops HMS Shearwater Guillenot Pintail classe Kingfisher

HMS Hythe

HMS Hythe

-Dragueurs de mines classe Bangor HMS Hythe Ifracombe Llanduno Lyme Regis Middlesbrough New Haven Padstow Pohucan formant la 6th Minesweeping Flottilla

-Deux flottilles de vedettes lance-torpilles, les 2nd (MTB-2 4 6 8 10 12 14 16) et 4th MTB (MTB-18 20 22 24 26 28 30 32) Flottilla

-Deux canonnières, deux patrouileurs ASM et une vedette de sauvetage

Egypt Coastal Group

-Dragueurs de mines classe Halcyon HMS Hazard Leda Sharpshooter Brittonait Scoot Speedy et Sphinx formant la 3rd Minesweeping Flottilla

-Sloop classe Grimsby, le HMS Aberdeen ancien navire-amiral de la Mediterranean Fleet chargé désormais de la défense du port d’Alexandrie et de la base navale

-Deux canonnières, une vedette émettrice de fumée, quatre vedettes anti-sous-marines, deux dragueurs de mines légers, quatre Harbor Defence Motor Launch (HDML)

Support Commander

Un unique Support Commander existe au sein de la Mediterranean Fleet. Il est installé à Alexandrie et regroupe tous les navires de soutien y compris ceux stationnés à Malte.

Pour des raisons pratiques et pour compenser les problèmes de communication en temps de guerre, il est prévu que l’adjoint du Support Commander s’installe à Malte pour gérer au plus près les navires de soutien déployés sur l’île-forteresse.

En septembre 1948, les navires de soutien suivants sont stationnés à Malte :

-Pétroliers RFA Olwen & Olynthus (type Ol), RFA War Bahadur (type War) RFA Denbydale (type Dale) et RFA Red Ranger (type Ranger)

-Citerne à eau RFA Freshfjord (classe Fresh)

-Cargo rapide RFA Fort Sandusky (classe Fort)

-Navire-atelier HMS Resource (qui doit rejoindre Freetown dès le début du conflit)

-Bâtiment-base de sous-marin HMS Medusa (9th Submarine Flottilla)

-Ravitailleur de sous-marin HMS Rosario (4th Submarine Flottilla)

-Bâtiment-base de vedettes lance-torpilles HMS Vulcan

Tandis que du côté d’Alexandrie, on trouve les navires de soutien suivants :

-Pétrolier RFA Pearleaf classe Trinol, RFA Olcades classe Ol, RFA War Sirdar et Patham classe War, RFA Blythswood classe Dale, RFA White Ranger classe Ranger

-Citerne à eau RFA Freshmere et Freshlake classe Fresh

-Transport de produits pétroliers RFA Petrobus

-Cargo rapide RFA Duquesne

-Poseur de filets HMS Protector

-Bâtiment-base de sous-marins HMS Maidstone

-Mouilleur de mines HMS Welshman

Fleet Air Arm Mediterranean Command (FAA-MC)

2nd Carrier Air Group (2nd CAG)

Ce groupe aérien stationné à Malte est celui embarqué sur le HMS Ark Royal, un véritable prototype des porte-avions blindés type Illustrious/Indefatigable. Il se compose des squadron suivants :

-Squadron 848 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 849 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 850 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 851 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 852 : quatre Blackburn Buccaneer

-Squadron 853 : six Douglas Dauntless Mk I
Soit un total de quarante-deux appareils.

4th Carrier Air Group (4th CAG)

Ce groupe aérien stationné à Alexandrie quand il n’est pas embarqué est rattaché au porte-avions HMS Indomitable, un porte-avions de classe Illustrious, le seul qui n’est pas déployé au sein de la Home Fleet.

-Squadron 854 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 855 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 856 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 857 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 858 : squadron fantôme destiné à prendre sous son aile des avions de reconnaissance venant en renfort

-Squadron 859 : six Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 861 : six Douglas Dauntless Mk I

6th Carrier Air Group (6th CAG)

Ce troisième groupe aérien de la Mediterranean Fleet est embarqué sur le HMS Furious ou basé à Alexandrie quand le porte-avions est stationné dans sa base égyptienne.

-Squadron 860 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 862 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 863 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 864 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 865 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 866 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 867 : huit Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 868 : huit Blackburn Buccaneer

-Squadron 869 : huit Douglas Dauntless Mk I

2nd Seaplane Group (Malta Seaplane Group)

Ce Deuxième Groupe d’hydravions appelé également squadron 708 regroupe les hydravions des croiseurs légers stationnés à Malte en l’occurence trois des quatre croiseurs légers de classe Arethusa (l’Aurora ne disposa jamais de catapulte) soit six hydravions Supermarine Walrus.

4th Seaplane Group (Alexandria Seaplane Group)

Ce quatrième groupe d’hydravions regroupe les hydravions des cuirassés et des croiseurs déployés depuis Alexandrie.

Le squadron 709 regroupe les six hydravions destinés aux deux cuirassés de classe Queen Elisabeth (Barham Valiant), le squadron 710 regroupe les huit hydravions destinés aux deux cuirassés de classe King George V (Prince of Wales Duke of York)

Le squadron 711 regroupe les hydravions des croiseurs lourds (six appareils) et le squadron 712 regroupe les hydravions des croiseurs légers (quatre appareils).

Unités de servitude

-Squadron 902 : unité de servitude équipée d’avions de liaison et de transport stationnée à Malte avec quatre Lockheed Hudson de liaison, quatre Douglas DC-3 et quatre SNCAO SO-30P de transport

-Squadron 904 : unité de servitude équipée d’hydravions de transport et d’EVASAN stationnée à Alexandrie avec huit Supermarine Stranaer ex-RAF

-Squadron 906 : unité de servitude équipée d’avions de liaison et de transport stationnée à Alexandrie équipée de quatre Lockheed Hudson de liaison, deux Vickers VC.1 Viking et six Vickers Valetta

-Squadron 908 : unité de servitude équipée d’hydravions de servitude stationnée à Malte avec huit Supermarine Stranaer ex-RAF

Grande Bretagne (43) destroyers (6)

Destroyers classe L

Avant-Propos
Depuis les type A, l’armement principal des destroyers britanniques était le canon de 4.7 pouces (120mm) en affût simple ou double (pour les Tribal, les J et les K), un canon médian comparable au 130mm des torpilleurs français, les torpilleurs italiens disposant du 120mm, les torpilleurs allemands utilisant le canon de 105mm.
Pour les type L, un féroce débat opposa les partisans d’un armement antisurface lourd à ceux partisan d’un armement antiaérien développé, la guerre d’Espagne ayant montré à échelle réduite que l’aviation pouvait être une menace majeure pour les bâtiments de surface.
Pragmatique, la Royal Navy coupa la poire en deux. Quatre type L reçurent le même armement que les J et les K à savoir trois affûts doubles de 120mm (Laforey Lightning Lookout Loyal) et quatre (Lance Larne Lively Legion) reçurent quatre affûts doubles de 102mm.
Comme les type M et surtout les suivants ont reçu des canons de 120mm on peut se demander si ce choix était un moyen d’assurer une sorte de paix dans les services techniques plutôt qu’une véritable remise en cause de l’armement des destroyers, le canon de 120mm étant abandonné au début du conflit au profit du 114mm d’abord pour des raisons de pénurie puis par un choix de faire du canon de 4.5 pouces le canon standard des destroyers britanniques comme c’est toujours le cas aujourd’hui.
La coque est semblable aux type J, une cheminée unique, des superstructures ramassées, un mat tripode et un mat léger. Ces navires vont être mis en service en 1942
Carrière opérationnelle

HMS Laforey

HMS Laforey

-Le HMS Laforey est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow & Company de Scotsoun le 1er mars 1939 lancé le 15 février 1941 et mis en service le 14 janvier 1942
-Le HMS Lance est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow & Company de Scotsoun le 1er mars 1939 lancé le 28 novembre 1940 et mis en service le 16 janvier 1942.

-Le HMS Larne est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird & Company de Birkenhead le 18 octobre 1938 lancé le 17 août 1940. Victime d’un incendie le 4 mars 1941, sa mise en service n’à lieu que le 8 février 1942 soit six mois de retard sur le calendrier initial.

HMS Lively

HMS Lively

-Le HMS Lively est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird & Company de Birkenhead me 20 décembre 1938 lancé le 14 mars 1941 et mis en service le 17 février 1942.
-Le HMS Legion est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 1er novembre 1938 lancé le 1er juillet 1940 et mis en service le 21 février 1942.

HMS Lightning

HMS Lightning

-Le HMS Lightning est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 15 novembre 1938 lancé le 21 septembre 1940 et mis en service le 8 mars 1942.
-Le HMS Lookout est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 23 novembre 1938 lancé le 4 décembre 1940 et mis en service le 4 avril 1942.

HMS Loyal

HMS Loyal

-Le HMS Loyal est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 23 novembre 1938 lancé le 5 novembre 1941 et mis en service le 14 juin 1942.
La classe L intègre la 9th Destroyer Flottilla. Stationnée à Gibraltar, elle doit participer à la couverture des convois français et anglais entre la Grande-Bretagne, la France et l’Afrique du Nord ou de l’Ouest. Cette flottille dépend successivement du North Atlantic Command, de la West African Station puis du Gibraltar Command.
Au 5 septembre 1948, la situation opérationnelle de la flottille est la suivante :

-Le Loyal est immobilisé pour un grand carénage. Sa disponibilité n’est pas prévue avant octobre

-Le Lookout et le Lightning sont en patrouille, le premier à l’est du détroit en Méditerranée, le second à l’ouest pour éviter la pénétration en Méditerranée de sous-marins allemands.

-Le Legion est immobilisé pour entretien à flot de son artillerie et de ses radards

-Le Lively et le Larne sont à quai en alerte

-Le Laforey et le Lance sont à l’entrainement

Ils vont dès les premiers jours du conflit assurer l’escorte des convois voir prêter main forte aux groupes de chasse mis en place contre les raiders allemands.

HMS Loyal (G-15) 3

Caractèristiques Techniques

Déplacement : standard 1950 tonnes pleine charge 2700 tonnes

Dimensions : longueur 110.4m largeur 11.3m tirant d’eau 3m
Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté développant 48000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 36 nœuds distance franchissable 5500 miles nautiques à 15 nœuds

Electronique : un Asdic, un radar de conduite de tir antiaérienne type 285 et un radar de veille aérienne type 286M

Armement : six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant un arrière) ou huit canons de 102mm en quatre affûts doubles (deux avant deux arrière), un Pom-Pom quadruple et deux affûts quadruples de 12.7mm remplacés ultérieurement par quatre canons de 40mm Bofors en un affût quadruple et six canons de 20mm Oerlikon en affûts simples. Deux plate-formes quadruples lance-torpilles de 533mm, quarante-deux grenades ASM avec deux grenadeurs et deux projecteurs.

Equipage : 190 officiers et marins

Destroyers type M

Avant-Propos
Les destroyers type M commandés en même temps que les type L sont donc semblables pour ne pas dire identiques aux type L. A la différence du Legion et de ses sister-ships, les huit classe M sont armés de six canons de 120mm en trois affûts doubles, l’armement standard des destroyers britanniques de la Pax Armada.

L’appareil propulsif est plus puissant, les chaudières à plus haute pression (sans pour autant être des chaudières à haute pression au fonctionnement et à la maintenance délicate) et le bloc-passerelle réorganisé pour pouvoir mettre en oeuvre les radars de la façon la plus efficace possible.

En ce qui concerne la DCA légère, les Pom-Pom et les affûts quadruples de 12.7mm cèdent rapidement la place aux Oerlikon de 20mm et aux Bofors de 40mm.

Un temps, on envisage de réduire à une plate-forme, l’armement en torpilles mais au final les type M vont recevoir comme leurs devanciers, huit tubes lance-torpilles en deux plate-formes quadruples.

Ces huit navires sont financés au titre des 1939 Naval Estimates.

Carrière opérationnelle

HMS Milne

HMS Milne

-Le HMS Milne est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 24 janvier 1940 lancé le 30 décembre 1941 et mis en service le 17 octobre 1942.
-Le HMS Mahratta(ex-Marksman) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 7 juillet 1939 lancé le 14 mai 1941 et mis en service le 14 juin 1942.
-Le HMS Muskeeter est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 7 décembre 1939 lancé le 2 mars 1942 et mis en service le 18 février 1943.

-Le HMS Myrmidon est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 7 décembre 1939 lancé le 2 mars 1942 et mis en service le 5 mars 1943.

-Le HMS Matchless est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephen & Sons de Linthouse le 12 juin 1941 lancé le 14 novembre 1942 et mis en service le 7 janvier 1944.

-Le HMS Meteor est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephen & Sons de Linthouse le 14 septembre 1941 lancé le 14 janvier 1943 et mis en service le 8 mai 1944.

-Le HMS Marne est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Walker le 23 octobre 1939 lancé le 14 mai 1941 et mis en service le 7 juillet 1942.

-Le HMS Martin est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Walker le 23 octobre 1939 lancé le 2 juillet 1941 et mis en service le 14 octobre 1942.

La classe M forme la 10th Destroyer Flottilla stationnée à Devonport pour des missions de patrouille dans les Western Approaches ainsi que des escortes de convois entre Halifax et Liverpool.
Le 5 septembre 1948, le Martin, le Marne, le Matchless et le Muskeeter sont à la mer en compagnie du croiseur léger HMS Minotaur pour couvrir le passage en Europe de deux divisions canadiennes destinées à participer à la défense de l’Europe du Nord-Ouest puis à une future offensive contre l’Allemagne provoquée ou non par l’attaque allemande.
La 1st Canadian Division doit se déployer en France au sein du BEF alors que la 2nd Canadian Division doit rejoindre la Grande-Bretagne pour parfaire sont entrainement.
Le Milne et le Mahratta est à la mer pour une patrouille de surveillance alors que le Myrmidon et le Meteor sont immobilisés pour carénage.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1950 tonnes pleine charge 2700 tonnes

Dimensions : longueur 110.4m largeur 11.3m tirant d’eau 3m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté développant 48000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 36 nœuds distance franchissable 5500 miles nautiques à 15 nœuds

Electronique : un Asdic, un radar de conduite de tir antiaérienne type 285 et un radar de veille aérienne type 286M
Armement : six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant un arrière) ), quatre canons de 40mm Bofors en un affût quadruple et six canons de 20mm Oerlikon en affûts simples. Deux plate-formes quadruples lance-torpilles de 533mm, quarante-deux grenades ASM avec deux grenadeurs et deux projecteurs.

Equipage : 190 officiers et marins

Destroyers classe N

Britanniques, australiens ou polonais ?

Les huit destroyers de classe N sont identiques aux J et aux K et pourtant ils n’ont jamais servis sous pavillon de la Royal Navy.

La raison est simple. S’attendant à une guerre longue, la marine britannique commande de nombreux destroyers à partir de 1937 quand la guerre devient une hypothèse de plus en plus probable.

Cette guerre s’achevant beaucoup plus rapidement, la marine de Sa Majesté se retrouve avec des destroyers neufs. Elle pourrait les armer mais cela nécessiterait des moyens jugés normaux en temps de guerre mais qui même en temps de paix armée pouvaient choquer.
Les démolir étaient hors de question et il fût un temps envisager de les mettre en réserve pour les réarmer en cas de nouveau conflit.
Finalement c’est l’Australie qui cherchait à remplacer ses V&W par des destroyers modernes qui proposa de les racheter ou de les louer sur une longue durée, les navires restant propriété nominale de la Royal Navy.
Six navires furent récupérés par la Royal Australian Navy qui avec huit Tribal et six type N se dotait d’une force de combat appréciable, force associée à deux croiseurs lourds, trois croiseurs légers et un porte-avions, la plus puissante marine de l’histoire de l’Australie, une marine que beaucoup d’Aussies regrette aujourd’hui.

Les deux derniers furent proposés à des pays neutres comme la Norvège ou la Suède avant finalement d’être cédés à la marine libre polonaise pour remplacer ses torpilleurs type Bourrasque vieillissants et difficiles à entretenir faute de pièces détachées en dépit du soutien français qui vendait des pièces issues de ses propres Bourrasque.

Si les type N australiens gardèrent leurs noms d’origine, les N polonais furent rebaptisés.

Carrière opérationnelle

HMS Noble avant son passage sous pavillon polonais

HMS Noble avant son passage sous pavillon polonais

-Le HMS Noble (G84) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 10 juillet 1939 lancé le 17 avril 1942 et mis en service le 12 juin 1942 au sein de la marine polonaise libre sous le nom de Warszawa (Varsovie).
Il est stationné à Devonport où il forme un groupe occasionnel avec le destroyer HMS Amazon, son sister-ship Crakow (ex-Nonpareil) et de chalutiers armés. Le 5 septembre 1948, il était à quai attendant la suite des événements.
-Le HMS Nonpareil (G16) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 10 juillet 1939 lancé le 17 avril 1941 et mis en service le 30 octobre 1942 sous le nom de Cracow (Cracovie).
Il est stationné à Devonport où il forme un groupe occasionnel avec le destroyer HMS Amazon, son sister-ship Warszawa et de chalutiers armés.
Le 5 septembre 1948, il était à quai attendant la suite des événements.

Les six autres sont loués à la Royal Australian Navy et stationnés à Perth, plus précisément à Garden Island, la nouvelle base de la marine australienne implantée sur les rives de l’Océan Indien. A la différence des deux destroyers de la Free Polish Navy, les six destroyers “Aussies” gardent leurs noms d’origine.

HMAS Napier

HMAS Napier

-Le HMAS Napier (G97) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 26 juillet 1939 lancé le 22 mai 1940 et mis en service le 7 juillet 1941.
-Le HMAS Nestor (G02) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 26 juillet 1939 lancé le 9 juillet 1940 et mis en service le 14 septembre 1941.

HMAS Nizam (G-38)

HMAS Nizam (G-38)

-Le HMAS Nizam (G38) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 27 juillet 1939 lancé le 4 juillet 1940 et mis en service le 17 juillet 1941.
-Le HMAS Norman (G49) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft de Woolston le 27 juillet 1939 lancé le 30 octobre 1941 et mis en service le 1er mars 1942.
-Le HMAS Norseman (G25) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft de Woolston le 9 septembre 1939 lancé le 4 décembre 1941 et mis en service le 8 mars 1943.
-Le HMAS Nerissa (G65) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 26 juillet 1939 lancé le 8 juillet 1940 et mis en service le 22 septembre 1941.
Ces navires vont rallier l’Australie en un groupe accompagnés d’un pétrolier et d’un cargo pour assurer leur ravitaillement. Formant la 1st Destroyer Flottilla Royal Australian Navy (1st DF RAN), ils quittent Devonport le 10 mars 1943.
Ils traversent l’Atlantique font escale à Boston du 22 au 25 mars, à Jacksonville du 27 au 30 mars, à La Havanne du 2 au 5 avril, à Colon du 8 au 10 avril, franchissent le canal de Panama les 11 et 12 avril avant de relacher à Balboa du 13 au 17 avril.
Ils mettent cap au nord direction San Francisco où ils font escale du 24 au 30 avril, les marins australiens s’illustrant par leur consommation d’alcool et leur goût de la bagarre notamment contre les marins américains au point que le maire de San Francisco aurait dit qu’il aurait préféré un nouveau tremblement de terre comme celui de 1909 plutôt que l’escale des navires australiens.

Reprenant la mer, ils font escale à Pearl Harbor du 10 au 14 mai _sous très haute surveillance on se demande bien pourquoi_ avant de rallier Suva aux îles Fidji après dix jours de mers le 25 mai 1943. Ils quittent les Fidji le 28 mai, ralliant Sydney le 6 juin 1943.

L’équipage à droit à quinze jours de permission après cette longue traversée pendant que les navires subissent des réparations bien nécessaires après presque trois mois de mer.
Après un entrainement avec d’autres navires de la marine australienne du 25 juin au 7 juillet, la 1st Destroyer Flottilla Royal Australian Navy quitte Sydney pour rallier Perth sa nouvelle base. Ils arrivent à destination le 15 juillet 1943.
Le 5 septembre 1948, le Nerissa et le Norseman étaient à la mer pour entrainement, le Nizam et le Norman étaient immobilisés pour carénage, le Napier et le Nestor à quai.
Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1717 tonnes pleine charge 2367 tonnes

Dimensions : longueur 108.7m largeur 10.90m tirant d’eau 3.8m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenafes Parson alimentées en vapeur par deux groupes de chaudières Amirauté dévellopant 40000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 36 noeuds (32 noeuds à pleine charge) 5500 miles nautiques à 15 noeuds 1500 miles nautiques à 32 noeuds

Armement :

-six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant “A” et “B” et un arrière “X”),

-Un Pom-Pom quadruple et deux affûts quadruples de 12.7mm, ces derniers sont remplacés ultérieurement par six canons de 20mm Oerlikon

-Deux plate-formes quintuples lance-torpilles de 533mm

-Des charges de profondeur avec un grenadeur axial et deux projecteurs latéraux

Equipage : 163 officiers et maris (218 avec un état-major).

Grande Bretagne (35) croiseurs légers (5)

Croiseurs légers classe Arethusa

A la recherche du croiseur économique

Tout comme son ancêtre la frégate, le croiseur avait parmi ses missions de défendre les lignes de communication et le commerce face aux attaques ennemies de surface, la menace était principalement matérialisée par le raider soit un navire marchand armé (croiseur auxiliaire ou Armed Merchant Cruiser) ou un véritable navire de guerre.

Face à d’immenses besoins, la Royal Navy cherchait le croiseur économique, un navire efficace mais suffisamment économique pour être construit en grand nombre.

Alors que la crise économique frappait durement la Grande-Bretagne l’heure n’était pas aux dépenses militaires somptuaires mais comment faire plus avec toujours moyens.
Les nouveaux croiseurs allaient être des versions réduites des Leander avec seulement six canons de 152mm en trois tourelles doubles.

Six croiseurs furent initialement prévus mais seuls quatre furent construits, les deux derniers baptisés Polyphemus et Minotaur étant transformés en Southampton et Newcastle, les deux premiers croiseurs de type Town, des navires destinés à répondre aux Mogami japonais.

Carrière opérationnelle

Le HMS Arethusa

Le HMS Arethusa

-Le HMS Arethusa est mis sur cale au Chatham Dockyard le 25 janvier 1933 lancé le 6 mars 1934 et admis au service actif le 23 mai 1935.

Il est d’abord affecté en Méditerranée au sein du 3rd Cruiser Squadron. Cette division de croiseurs basée à La Valette était composée de l’Arethusa, du Penelope et du Coventry, un croiseur de type C.

Sa participation à la guerre de Pologne est inexistante, son déploiement dans l’Atlantique Sud n’ayant pu avoir lieu avant la fin de cette guerre.

Suite à la réorganisation de la Royal Navy, les croiseurs sont regroupés dans des divisions homogènes. Pour les Arethusa (Arethusa Penelope Galatea Aurora), c’est le 3rd Cruiser Squadron toujours stationné à Malte.

Le 5 septembre 1948, l’Arethusa était en entretien à flot dans le port de La Valette. Son appareillage n’était pas possible dès le début du second conflit mondial.

Le HMS Galatea

Le HMS Galatea

-Le HMS Galatea est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company installés à Greenock sur la Clyde le 2 juin 1933 lancé le 9 août 1934 et admis au service actif le 14 août 1935.

A son admission au service actif, le nouveau croiseur léger de Sa Majesté fût affecté à la Mediterranean Fleet comme navire-amiral au profit du contre-amiral commandant les destroyers de cette flotte. Lors de la guerre d’Espagne, il effectua quelques patrouilles de neutralité en compagnie ironie de l’histoire de navires allemands et italiens.

Quand la guerre de Pologne éclate, le croiseur léger Galatea était toujours le navire-amiral de la force de destroyers déployée à Malte.

Remplacé dans ce rôle par le HMS Royalist (classe Dido), le Galatea intègre avec l’Aurora le 3rd Cruiser Squadron où se trouvaient déjà ses sister-ship Arethusa et Penelope.

Le 5 septembre 1948, le navire était disponible pour des missions d’interdiction et d’attaque des lignes de communication italiennes notamment entre la péninsule et la Sicile, la péninsule et l’Afrique du Nord.

HMS Penelope

HMS Penelope

-Le HMS Penelope est mis sur cale aux chantiers Harland & Wolff de Belfast (Irlande du Nord) le 30 mai 1934 lancé le 15 octobre 1935 et admise au service actif le 13 novembre 1936.

Déployé en Méditerranée au sein du 3rd Cruiser Squadron, le troisième croiseur léger de classe Arethusa était stationné à Malte. Son activité fût réduite durant la guerre de Pologne en raison de la neutralité italienne.

En septembre 1948, le croiseur léger était à la mer pour entrainement.

Le HMS Aurora

Le HMS Aurora

-Le HMS Aurora est mis sur cale au Portsmouth Dockyard le 27 juillet 1935 lancé le 20 août 1936 et admis au service actif le 12 novembre 1937.

A son admission au service actif, le croiseur est admis au service actif au sein de la Home Fleet, passant les années d’avant guerre à manoeuvrer en mer du Nord, dans la Manche et dans l’Atlantique. Alternant entre Portland et Rosyth, le croiseur gagne Scapa Flow en août 1939 alors que la guerre est iminente.

Quand la guerre éclate, il devient le navire-amiral de la force des destroyers de la Home Fleet, menant des missions de chasse en mer du nord et après la destruction du cuirassé Royal Oak, le croiseur léger Aurora quitte Scapa Flow pour le Loch Ewe.

Suite à la réorganisation des divisions de croiseurs, l’Aurora est transféré en Méditerranée et affecté à Malte au 3rd Cruiser Squadron.

En septembre 1948, il était à Gibraltar pour un grand carénage et ne pourra être disponible avant plusieurs semaines même en accélérant les travaux.

Classe-Arethusa_1

Caractéristiques Techniques

Déplacement : Standard 5354 tonnes Pleine Charge : 6771 tonnes (Arethusa Galatea) 6822 tonnes (Penelope Aurora)

Dimensions : longueur hors tout : 154.22m longueur entre perpendiculaires 146.3m largeur 15.54m tirant d’eau 5.03m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté développant 64000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32.25 noeuds distance franchissable 5300 miles nautiques à 13 noeuds

Protection : soutes à munitions : 1 à 3 pouces (26 à 76mm) ceinture 2.25 pouces (57mm) tourelles ponts et bulkheads 26mm

Electronique : un radar de veille aérienne type 279, un radar de veille combinée type 286, un radar de conduite de tir type 284 (canons de 152mm), un radar de conduite de tir type 285 pour les canons de 102mm, un radar de conduite de tir type 282 pour l’artillerie légère.

Armement : 6 canons de 152mm (6 pouces) BL Mark XXIII groupés en trois tourelles doubles Mark XXI (deux avant et une arrière), 4 canons de 102mm (Arethusa et Galatea) et 8 pour les Aurora et Penelope, 8 mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts quadruples remplacées ultérieurement par huit canons de 40mm Bofors et douze canons de 20mm Oerlikon, les premiers en affûts doubles, les seconds en affûts simples, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples.

Aviation : une catapulte et un hydravion Supermarine Walrus sauf pour l’Aurora qui ne l’embarqua jamais.

Equipage : 500 officiers et marins en temps de paix

Croiseurs légers classe Town

Répondre aux Mogami avec ses moyens

Durant le premier conflit mondial, alors que le Japon est peu et les Etats-Unis pas du tout engagés dans ce qui aurait du être la der des Ders, les deux pays s’engagent dans une course aux armements rappelant à l’échelle réduite la concurrence anglo-allemande avant le début de la première guerre mondiale.
Tokyo et Washington multiplient les mises sur cale de cuirassés, de croiseurs de bataille _seize chacuns_ sans compter tout l’environnement nécessaire avec les destroyers et les croiseurs.
Ce programme très coûteux menace d’épuiser les forces des deux concurrents notamment du Japon dont l’industrie n’est pas aussi développée que celle des américains.
Dans l’après guerre marqué par la crise économique et le pacifisme, une telle débauche pour l’armement choque, obligeant les gouvernements à se restreindre au travers du traité de Washington.
Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises, ce dernier donne naissance au croiseur lourd dit croiseur type Washington, un navire de 8 à 10000 tonnes armés d’un nombre variable de canons de 203mm de six pour les Exeter britanniques à dix pour les Salt Lake City américains.
Chaque pays reçoit un quota à ne pas dépasser même si mis à part les britanniques, le respect des limitations des poids n’était pas toujours des plus scrupuleux.
Problème le Japon atteint rapidement les limites du contingent attribué en février 1922 et décide de contourner un traité que Tokyo n’à accepté que contraint et forcé, traité que le gouvernement japonais sera le premier à dénoncer fin 1934 peu avant la France.
Elle met sur cale des navires présentés comme des croiseurs légers, les Mogami armés non pas de huit, de neuf ou de douze canons de 155mm mais de quinze pièces en cinq tourelles triples, la place étant prévue pour remplacer ces cinq tourelles triples par cinq tourelles doubles de 200mm et transformer ces croiseurs légers en croiseurs lourds, transformation effectuée entre 1942 et 1946.
Face à ces constructions, les anglo-saxons doivent réagir. Les américains construisent les sept Brooklyn et les deux Saint Louis, des navires armés de quinze canons de 152mm en cinq tourelles triples.
Les britanniques qui n’ont pas les moyens de leur ancienne colonie doivent se contenter de navires plus “modestes” mais qui doivent être capables de faire bonne figure en cas de combat contre les Mogami.
Reprendre le design des Arethusa était impensable, ces navires étaient bien trop légers aussi les ingénieurs navals britanniques repartirent pour ainsi dire de zéro, dessinant un modèle de croiseur destiné non pas à la protection des convois et des lignes de communication contre les raiders et les croiseurs auxiliaires mais destinés à combattre au sein de l’Escadre.

Ils dessinèrent des navires bien plus longs que les Arethusa, mieux protégés, plus rapides et mieux armés avec douze canons de 152mm en quatre tourelles triples (deux avant et deux arrières).

L’apparition du Mogami bouscula les prévisions des autorités britanniques qui avaient envisagé pour les Naval Estimates 1933-34 un Leander modifié et trois Arethusa. La demande fût ensuite modifiée avec deux Leander modifié et deux Arethusa puis avec trois de ces nouveaux croiseurs.

Au final, le budget 1933-34 finança la construction du quatrième et dernier Arethusa baptisé Aurora et la construction de deux nouveaux croiseurs, un temps connu sous les noms de Polyphemus et Minotaur avant d’être rebaptisé Southampton et Newcastle.

Au total, dix croiseurs furent construits, dix navires pouvant être repartis en trois sous-classes. Le type I ou classe Southampton (Southampton Newcastle Birmingham Glasgow et Sheffield), le type II ou classe Liverpool (Liverpool Manchester Gloucester) et le type III ou classe Belfast (Belfast Edinburgh). Si les deux premières classes étaient semblables, le type Belfast se distinguait par une coque plus longue de sept mètres.

Carrière opérationnelle

Le HMS Southampton

Le HMS Southampton

-Le HMS Southampton est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 21 novembre 1934 lancé le 10 mars 1936 et admis au service actif le 6 mars 1937.

Affecté à sa mise en service au 2nd Cruiser Squadron en compagnie de son sister-ship Glasgow, le croiseur léger intègre au moment de la guerre de Pologne la Humber Force, un groupement occasionnel destiné depuis l’estuaire formé par l’Ouse et la Trent à empêcher les navires allemands de bombarder la côte orientale de l’Angleterre.

Suite à la réorganisation de la Home Fleet, la Humber Force est dissoute en juin 1944 et le 2nd Cruiser Squadron renforcé un an plus tard du Belfast rejoint le Light Squadron, l’Escadre Légère de la Home Fleet avec pour base Rosyth 584km plus au nord.

Quand le second conflit mondial éclate, le Southampton est immobilisé pour un grand carénage et même en accélérant les travaux, le croiseur léger ne sera pas disponible avant plusieurs semaines.

Le HMS Newcastle

Le HMS Newcastle

-Le HMS Newcastle est mis sur cale aux chantiers navals Vickers Armstrong de Newcastle-upon-Tyne le 4 octobre 1934 sous le nom de Minotaur, lancé sous un nouveau nom le 23 janvier 1936 et admis au service actif le 5 mars 1937.

Il manque le début de la guerre de Pologne car achevant un grand carénage à Devonport. Ce n’est que le 7 septembre qu’il rejoint à Scapa Flow le 18th Cruiser Squadron composé également de ses sister-ship Sheffield Edimburg et Belfast.

Suite à la réorganisation de la Home Fleet, il intègre le Light Squadron toujours au sein du 18th CS qui perd le Belfast en 1945, le HMS Belfast rejoignant le 2nd Cruiser Squadron.

En septembre 1948, le Newcastle est opérationnel. Mis en alerte, il prend la mer le 6,quittant sa base de Devonport pour une première patrouille contre les croiseurs auxiliaires et autres raiders.

Le HMS Sheffield

Le HMS Sheffield

-Le HMS Sheffield est mis sur cale aux chantiers navals Vickers Armstrong de Newcastle-upon-Tyne le 31 janvier 1935 lancé le 23 juillet 1936 et admis au service actif le 25 août 1937 au sein de la 2ème division de croiseurs, Home Fleet.

Quand éclate la guerre de Pologne, le troisième croiseur de classe Town appartient au 18th Cruiser Squadron de la Home Fleet, sa mission principale étant la traque des raiders allemands.

A noter qu’après la destruction du Royal Oak, toute la Home Fleet se redéploie dans le Loch Ewe et jusqu’en mars 1940, le temps que le mouillage soit à nouveau sécurisé.
Le 5 septembre 1948, le Sheffield achève un grand carénage et ne peut donc prendre immédiatement la mer.

Le HMS Glasgow

Le HMS Glasgow

-Le HMS Glasgow est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 16 avril 1935 lancé le 20 juin 1936 et admis au service actif le 9 novembre 1937.

En mai 1939, le croiseur léger escorte le paquebot Empress of Australia qui enmène au Canada le roi George VI.

Quand éclate la guerre de Pologne, le croiseur appartient à la 2ème division de croiseurs en compagnie de son sister-ship Southampton, division renforcée en 1945 par le Belfast, cette division à la dissolution de la Humber Force (juin 1944) ralliant la base navale de Rosyth au sein du Light Squadron (Escadre Légère) de la Home Fleet.

Neuf ans plus tard, en septembre 1948, le croiseur léger est à la mer pour un exercice afin de parfaire sa mise en condition. A l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège, il met cap au large pour tenter d’intercepter les convois allemands et ce en compagnie de son sister-ship Belfast qui appareille de Rosyth dès le 5 septembre à 10h.

Le HMS Birmingham

Le HMS Birmingham

-Le HMS Birmingham est mis sur cale à l’Arsenal de Devonport le 18 juillet 1935 lancé le 1er septembre 1936 et admis au service actif le 18 novembre 1937.

En septembre 1939, le Birmingham est affecté en Extrême-Orient au sein de la China Station, le croiseur léger formant le 5th Cruiser Squadron en compagnie des croiseurs lourds Kent Cornwall et Dorsetshire.

En septembre 1943, il rentre à Devonport, son berceau pour subir jusqu’en octobre 1944 une refonte avec une remise en état complète, une inspection de la propulsion (avec les réparations nécessaires), l’embarquement de radar et le renforcement de la DCA. On envisage un temps de débarquer la tourelle X (supérieure arrière) mais on y renonce de peur d’affaiblir la puissance de feu du croiseur.

Une fois remis en service, il est réaffecté hors rang au sein du Light Squadron, servant pour des missions spéciales. En septembre 1948, le croiseur léger est à quai à Rosyth. Il va être chargé d’escorter les convois transportant les troupes françaises, britanniques et polonaises en Norvège.

Le HMS Liverpool

Le HMS Liverpool

-Le HMS Liverpool est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan en Ecosse le 17 février 1936 lancé le 24 mars 1937 et admis au service actif le 2 novembre 1938.

Quand la Grande Bretagne entre en guerre le 3 septembre 1939, le Liverpool est déployé au Moyen Orient au sein du 4th Cruiser Squadron qu’il forme avec ses sister-ship Gloucester et Manchester. Il est basé à Aden pour intercepter les forceurs de blocus et les raiders allemands.

Le 14 novembre, décision est prise de le transférer à la China Station avec Hong Kong pour port d’attache. Le Liverpool arrive à destination le 10 décembre et commence sa mission à partir du 14 décembre 1939 et jusqu’au mois d’avril 1940 alors que le conflit est terminé depuis presque cinq mois.

Suite à la réorganisation de la marine britannique, le Liverpool et les deux autres croiseurs du 4th CS sont redéployés au sein de la Home Fleet avec Portland (sud de l’Angleterre) comme pour d’attache.

Disponible le 5 septembre 1948, le Liverpool appareille dès le lendemain pour traquer dans l’Atlantique les raiders allemands notamment ceux voulant s’attaquer aux convois transatlantiques au départ d’Halifax.

Le HMS Manchester

Le HMS Manchester

-Le HMS Manchester est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie de Hebburn (sur la rivière Tyne) le 28 mars 1936 lancé le 12 avril 1937 et admis au service actif le 4 août 1938.

A son admission au service actif, le Manchester est affecté à la 4ème division de croiseurs en Inde, division qu’il forme avec ses sister-ship Gloucester et Liverpool.

Il ne participe qu’au premier mois de la guerre de Pologne, rentrant fin novembre à Portsmouth pour subir un petit carénage. Initialement, il devait être affecté au 18th Cruiser Squadron de la Home Fleet mais au final il va retourner au Moyen-Orient avec ses sister-ships.

Ce n’est qu’en 1944 que le Manchester est réaffecté à la Home Fleet, toujours au sein du 4th Cruiser Squadron qui est cette fois basé à Portland dans le sud de l’Angleterre même si le 5 septembre 1948, le croiseur léger est immobilisé pour carénage, ne devant être opérationnel qu’à la fin du mois d’octobre.

Le HMS Gloucester

Le HMS Gloucester

-Le HMS Gloucester est mis sur cale à l’Arsenal de Devonport le 22 septembre 1936 lancé le 19 octobre 1937 et admis au service actif le 19 janvier 1939.

A sa mise en service, il est donc déployé à Aden au sein du 4th Cruiser Squadron dans une mission de protection du trafic commercial, une mission défensive qui se double d’une mission offensive à savoir la destruction des raiders allemands qu’il s’agisse de navires de guerre comme les cuirassés de poche ou des navires marchands armés comme les croiseurs auxiliaires.

Mis à part un carénage à Simonstown (Afrique du Sud) entre juin 1941 et septembre 1942, le croiseur léger reste déployé dans l’Océan Indien jusqu’en juin 1944 quand il rejoint avec ses sister-ships Liverpool et Manchester la base navale de Portland et la Home Fleet.

Le HMS Belfast

Le HMS Belfast

-Le HMS Belfast est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 10 décembre 1936 lancé le 17 mars 1938 et admis au service actif le 5 août 1939.

Quand la guerre de Pologne éclate, le HMS Belfast fait partie de la 18th Cruiser Squadron en compagnie de ses sister-ship Newcastle, Sheffield et Edinburgh.

Comme tous les croiseurs de la Royal Navy, le Belfast va assurer des missions de protection du trafic commercial et des patrouilles d’interceptions des navires allemands tentant de rentrer au pays et les raiders.

Le 9 septembre 1939, il capture le paquebot allemand Cap Norte (13000 CRT) qui sera le plus gros navire marchand allemand capturé durant le conflit. Il l’escorte jusqu’aux Shetlands puis reprend sa patrouille après que le croiseur Delhi eut repris son rôle de chien de garde. Le paquebot sera interné à Devonport jusqu’en janvier 1940 quand il sera rendu à son légitime propriétaire.

Le 21 novembre 1939, il est gravement endommagé par une mine magnétique allemande. Il fallut pas moins de dix-huit mois de réparations avant que le navire soit à nouveau opérationnel toujours au sein du 18th CS (mai 1941).

En juin 1945, le Belfast quitte le 18th CS et Devonport pour rallier Rosyth et le 2nd dont il dépend désormais.

En septembre 1948, le croiseur était opérationnel. Le 5 de ce mois, il était amarré à Rosyth et est mis en alerte à l’annonce des premiers bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark.

Le HMS Edinburgh en juillet 1939

Le HMS Edinburgh en juillet 1939

-Le HMS Edinburgh est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter & Wigham Richardson de Newcastle-Upon-Tyne le 30 décembre 1936 lancé le 31 mars 1938 et admis au service actif le 31 juillet 1939.

Quand la guerre de Pologne éclate, le HMS Edinburgh appartient à la 18ème division de croiseurs qu’il forme avec ses sister-ships Newcastle Sheffield et Belfast.

Depuis Scapa Flow, il mène des patrouilles d’interception et des escortes de convois pour les protéger des raiders allemands. Le 26 septembre, il participe à l’opération de récupération du sous-marin Spearfish échoué sur le Horns Reef.

Le conflit terminé, le croiseur reprend ses missions habituelles, ses patrouilles de surveillance entrecoupées d’exercices et de périodes d’entretien, un grand carénage doublé de travaux de renforcement structurel ayant lieu de mars 1940 à janvier 1941. Un nouveau grand carénage à lieu de mars à septembre 1944 puis de mai à novembre 1947, le dernier avant l’éclatement du conflit.

Suite à la réorganisation de la Royal Navy en 1944, le 18th CS à été redéployé à Devonport sur la côte sud de l’Angleterre.

Le 5 septembre 1948, l’Edinburgh est en exercice pour amariner les nouveaux marins embarqués.

HMS Gloucester 1940 (3)
Caractéristiques Techniques

Déplacement : (Southampton) standard 9100 tonnes pleine charge 11730 tonnes (Liverpool) standard 9300 tonnes pleine charge 12120 tonnes (Edinburgh) standard 10000 tonnes pleine charge 13386 tonnes

Dimensions : longueur hors tout (Southampton et Liverpool) 180.320m (Edinburgh) 187.025m largeur (Southampton) 18.99m (Liverpool et Edinburgh) 19.78m tirant d’eau : (Southampton) 6.1m (Liverpool) 6.28m (Edinburgh) 6.89m

Propulsion : quatre groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté à trois tubes dévellopant 75000ch (82500ch pour les Liverpool et Edinburgh) et entrainant quatre hélices.

Performances : vitesse maximale 32 noeuds distance franchissable 5300 miles nautiques à 13 noeuds capacité carburant 12020 tonnes de mazout.

Protection : ceinture 114mm pont blindé 51mm tourelles 25 à 63.5mm bloc-passerelle 102mm

Electronique : Après plusieurs périodes où l’équipement radar était différent, les différents croiseurs sont tous équipés de la même suite radar pour des raisons d’efficacité et de gestion de la ressource humaine.

Les croiseurs légers type Town disposent d’un radar de veille aérienne type 279, d’un radar de veille combinée type 290, d’un radar d’acquisition de cibles type 273, d’un radar de conduite de tir type 285 (artillerie secondaire), un radar de conduite de tir type 282 pour l’artillerie légère et d’un radar de conduite de tir type 284 pour l’artillerie principale.

Armement :

-12 canons de 152mm (6 pouces) Mak XXIII en quatre tourelles triples XXII (Southampton et Liverpool) ou XXIII (Edinburgh) (deux avant et deux arrières).

-Huit (douze sur les Edinburgh) canons de 102mm en quatre ou six affûts doubles

-Deux affûts quadruples Pom-Pom Mark VIII et 8 mitrailleuses de 12.7mm Vickers en deux affûts quadruples pour les Southampton et les Liverpool, deux affûts octuples Pom-Pom Mark VIII et 8 mitrailleuses de 12.7mm Vickers en deux affûts quadruples pour les Edinburgh.

En septembre 1948, la DCA légère se compose de seize canons de 40mm Bofors en deux affûts quadruples et quatre affûts doubles ainsi que douze canons de 20mm Oerlikon en affûts simples.

-6 tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples.

Aviation : une catapulte et deux hydravions Supermarine Walrus

Equipage : 850 officiers et matelots

Allemagne (84) Armée de l’Air (17)

Les unités parachutistes

Historique

Fallschirmjäger

De tous temps les généraux ont rêvé de surprendre l’adversaire et de lui infliger des pertes décisives. L’apparition de l’avion et du parachute donna l’idée de projeter par voie aérienne des troupes qui seraient déposés sous parachute à proximité de l’objectif. Ces troupes devant combattre en infériorité numérique, elles devaient être supérieurement entrainées et bien équipées.

C’est l’acte de naissance des troupes aéroportées apparues d’abord en URSS avant de faire école en Allemagne. Si la majorité des pays ont confié la mise sur pied de ces troupes par leur armée de terre, l’Allemagne comme la France préféra laisser leur armée de l’air se charger de cette besogne.

Pour l’Allemagne, ces troupes sont baptisées d’un nom composé de Fallschirm _parachute_ et de Jäger _chasseur_ qui désignait les troupes d’élite de l’armée prussienne, les paras allemands sont donc des chasseurs parachutistes.

En 1933, Herman Goering ordonne la mise sur pied d’unités aéroportées au sein de la police bavaroise (il était alors ministre de l’Intérieur de Bavière), ces unités étant l’ancêtre du régiment General Göring.

Ce régiment parachutiste considéré comme la garde prétorienne du « Gros Herman » sera dissous en septembre 1944 après avoir été incorporé à la Luftwafe le 1er octobre 1935. En janvier 1936, une école de parachutiste est établie à Stendal à 96km à l’ouest de Berlin.

Fallschirmjäger insigne

Insigne des Fallschirmjäger

Aux bataillons succédèrent les régiments puis enfin une division, la 7th Fliegerdivision composé de trois régiments de Fallschirmjäger. Une deuxième division, la 5th Fliegerdivision est mise sur pied en 1943 juste avant le début de la guerre civile suivit d’une troisième, la 3rd FliegerDivision créée en 1946. Ces trois divisions sont regroupées dans un FallschirmjägerKorps (FjK).

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, les parachutistes allemands dans le cadre de l’opération Weserübung vont être parachutés sur le Danemark et la Norvège pour s’emparer des points stratégiques.

Organisation

Les trois divisions de parachutistes sont organisées de la façon suivante :

-Un Etat-Major

-Un groupement logistique

-Trois régiments de Fallschirmjager à trois bataillons, chaque bataillon disposant d’une compagnie de commandement, de trois compagnies de combat et d’une compagnie d’appui

-Un régiment d’artillerie parachutiste

-Une unité antichar

-Une unité antiaérienne

-Une unité spéciale de transmissions

Tactiques et opérations projetées

-L’engagement des trois divisions au complet est impossible. A la fois parce que la formation d’un parachutiste prend plus de temps qu’un soldat lambda (et donc que sa perte est plus préjudiciable à l’effort de guerre) mais parce que la Luftwafe n’à pas assez d’avions de transports pour envoyer sur un objectif ses trois divisions.

-Il est probable que les Fallschirmjäger vont être engagés sous la forme de compagnies ou de bataillons pour saisir des objectifs stratégiques comme les aérodromes et permettre l’arrivée de renforts par voie aérienne.

L’opération Weserübung prévoit des opérations aéroportées contre les aérodromes danois et norvégiens qui une fois sous contrôle permettront l’arrivée de renforts par voie aérienne.

Nettement plus ambitieux sont les projets en direction de l’Europe Occidentale, de la France et de la Grande Bretagne notamment.

Le général Kurt Student

Le général Kurt Student

Le général Student, chef des paras allemands envisage de larguer sur la Belgique ses trois divisions, de faire un tapis de troupes aéroportées pour faciliter la progression des divisions de Panzer dans une redite du plan Schlieffen.

Des projets d’assaut sur la Grande-Bretagne sont étudiés mais sans la maitrise des aérodromes belges, néerlandais ainsi que la neutralisation des aérodromes du nord de la France, ces opérations sont impossibles.

Plus tangible est le projet d’assaut contre la Corse et Malte pour couper la Méditerranée en deux et protéger la péninsule italienne voir de projeter un assaut sur l’Afrique du Nord, véritable base arrière économique et militaire de la France.

En ce qui concerne l’URSS, aucune opération majeure n’est planifiée en raison probablement de l’immensité du pays. Il n’est pas cependant pas impossible que des opérations tactiques sur des objectifs bien ciblés soient planifiés.

Armements et équipements spécifiques

Si la majorité des équipements sont semblables à l’armée de terre, les parachutistes disposent de certains équipements spécifiques.

Casque modèle 1938 adapté aux contraintes du saut

Casque modèle 1938 adapté aux contraintes du saut

Le casque n’est ainsi pas identique, c’est le modèle 1938 qui se distingue par une forme différente et des équipements de fixation renforcés pour permettre de mieux protéger le Fallschirmjäger lors de la descente vers le sol.

L’armement est similaire mais on note la présence d’une arme automatique révolutionnaire pour l’époque, la FG-42. Cette arme après une mise au point compliquée donne un punch certain et un certain punch à des troupes qui doivent combattre en nombre inférieur.

fusil automatique FG-42

fusil automatique FG-42

24-Armée de l’air (48)

Commandement de Soutien et de Logistique (CSL)

Unités de transport en métropole

-1ère Escadre de Transport Militaire (1ère ETM) stationnée sur la BA 112 de Reims pour soutenir notamment le 601ème Groupe d’Infanterie de l’Air.

-2ème Escadre de Transport Militaire (2ème ETM) stationnée à Orléans sur la BA 123

A la mobilisation des avions de ces unité rejoignent Calais-Marck (où s’installe le 601ème GIA) et Tunis (où s’installe le 602ème GIA)

Unités d’entrainement

En temps de paix, les unités d’entrainement de l’armée de l’air sont installées sur tout le territoire national même si l’Ecole de l’Air est installée à Salon de Provence (BA 130) avec une part non négligeable de la flotte d’entrainement.

En temps de guerre, la situation évolue, une partie non négligeable des écoles se replie au delà de la Méditerranée pour permettre aux jeunes pilotes d’apprendre loin des bombes allemandes et italiennes et libérer de la place sur les aérodromes pour les unités de combat.

Avant la mobilisation de septembre 1948, le panorama de la formation des pilotes de l’armée de l’air était le suivant :

Ecole de l’Air à Salon de Provence chargée de la formation initiale de tous les pilotes quelque soit le cursus choisit grâce au GEI ou Groupement d’Entrainement Initial (GEI).

A partir de 1944, neuf Groupement Régionaux d’Entrainement (GRE) sont créés pour décentraliser la formation, six en métropole et trois en Afrique du Nord.

Les GRE de métropole sont implantés à Le Havre-Octeville (BA 147), Rochefort (BA 113), Romorantin (BA 114), Chateaudun (BA 120) Chartres (BA 122) et Marcilloles (BA 188) alors que ceux d’Afrique du Nord sont implantés à Marrakech (BA 207), Guelmine (BA 208) et sur la base aérienne 201 de Blida.

Le Groupe d’Entrainement à la Chasse dispose de quatre bases : Salon de Provence, Etampes (BA 110), Lyon-Bron (BA 105) et Meknès où est implantée la BA 206.

Comme son nom l’indique, il forme les pilotes des chasseurs monomoteurs et des chasseurs bimoteurs, les pilotes de ces derniers effectuant en sus un passage préliminaire au Groupe d’Entrainement sur Multimoteurs.

Le Groupe d’Entrainement sur Multimoteurs ou GEM assure la formation des pilotes de chasseurs bimoteurs,de bombardiers, d’avions de reconnaissance et de transport. Il est installé à Saint Cyr l’Ecole sur la base aérienne 116.

En août 1948 alors que le conflit semble iminent, décision est prise de décentraliser encore davantage la formation et les GEC/GEM rallient la base aérienne de Meknès au Maroc pour bénéficier de conditions d’entrainement encore plus favorables qu’en Provence.

La base marocaine se révélant vite saturée, des terrains annexes sont aménagés pour la désengorger, terrains baptisés Meknès I à VI.

Les GRE restent eux installés en métropole même si leur activité est sensiblement réduite notamment pour ceux situés au nord de la Loire.