Etats Unis (2) Histoire (1)

HISTOIRE DES ETATS-UNIS

Les prémices : colonisation et indépendance

C’est au 17ème siècle que le peuplement de l’Amérique du Nord commença sous l’impulsion de l’Angleterre. Les premières implantations ont lieu dans l’actuelle Virginie (terre ainsi nommée en l’honneur de la reine vierge Elisabeth 1ère) et la première colonie Jamestown (en référence à King James I, Jacques 1er de Grande-Bretagne) est fondée en 1607 treize ans avant l’épopée des pèlerins du Mayflower, apport symboliquement fort mais anecdotique sur le plan pratique.

Le Mayflower

Les colonies se développent sur la côte est, les Appalaches formant à l’époque une barrière infranchissable, une véritable frontière.

Peu à peu en dépit d’une communauté de culture avec la Grande-Bretagne, les treize colonies prennent conscience de leur spécificité, de leur singularité.

Les treize colonies ne sont pas identiques, elles peuvent être divisées en trois groupes avec du nord au sud la Nouvelle-Angleterre (New Hampshire, Massachusetts Connecticut Rhode Island) puritaine et plutôt «démocratique» au sein de communautés aux particularismes importants, un espace intermédiaire sans identité forte (New-York New Jersey Delaware Pennsylvanie) et un sud aristocratique où une minorité blanche gère ses plantations peuplées d’esclaves (Maryland Virginie, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Georgie).

L’élément déclencheur c’est la question de la représentation. Les treize colonies n’envoient aucun représentant à Westminster ce qui n’empêche pas Londres de taxer les colonies et de les empêcher de se livrer au commerce avec tous les pays.

La révolte éclate sous les cris de «pas d’impôts sans représentation.», marquant le début d’une guerre de huit ans qui aboutit à l’indépendance des treize colonies.

La guerre éclate le 19 avril 1775 avec une première victoire à Lexington, les milices des Etats parvenant à s’opposer et à vaincre des détachements britanniques faibles en nombre. Boston est prise le 17 mars 1776 et le 4 juillet, le Congrès réunit à Philadelphie proclame l’indépendance des treize colonies.

Tableau représentant la déclaration d’indépendance américaine

Les britanniques réagissent et envoie l’élite de l’armée britanniques qui débarque dès le mois de juin, s’emparant de New York et enchaînant les victoires au point de démoraliser profondément l’armée continentale (Continental Army), sapant l’autorité de George Washington. La victoire de Trenton contre les hessois n’est qu’une brève parenthèse dans un océan de défaites.

George Washington, commandant en chef de la Continental Army et futur premier président des Etats-Unis

En 1777, l’arrivée du marquis de La Fayette marque le début de l’engagement français, engagement timide et clandestin avec essentiellement de la fourniture d’armes. Les victoires britanniques pourtant s’enchainent, Philadelphie étant prise en juin mais en octobre, la victoire américaine à Saratoga encourage la France à s’engager clairement dans la guerre.

Après le terrible hivernage à Valley Forge, l’arrivée promise des premiers soldats français allait rétablir un certain équilibre bien que l’entraînement mené par La Fayette et le baron prussien Von Steuben améliora considérablement le niveau de la Continental Army.

Le Marquis de La Fayette futur « Héros des Deux Mondes »

En dépit de ces renforts et de l’action de la Royale contre la Royal Navy, la guerre resta longtemps indécise, les franco-américains échouant à s’emparer de Savannah et son battus à Camden après la prise de Charleston par les britanniques.

Von Steuben

Le 11 juillet 1780, le corps expéditionnaire français dirigé par Rochambeau débarque à Newport, la guerre prenait clairement la tournure d’un conflit conventionnel avec deux armées de métier face à face.

Au printemps 1781, la flotte française dirigée par le comte De Grasse et venue des Antilles reçoit l’ordre de Washington et de Rochambeau d’assurer le blocus de la baie de Chesapeake en Virginie où se trouvaient concentrée l’armée du général Cornwallis bientôt assiégé à Yorktown.

Lord Cornwallis se rend marquant la fin de la guerre d’indépendance américaine

Après la victoire de la flotte française en baie de Chesapeake le 5 septembre, Cornwallis compris qu’il ne pourrait recevoir de renforts et c’est la mort dans l’âme qu’il capitule le 19 octobre, marquant un tournage majeur de la guerre qui aboutit au traité de Paris du 3 septembre 1783 reconnaissant l’indépendance des treize colonies sous le nom des Etats-Unis d’Amérique.

Ce traité offre au nouvel état (qui adopte une constitution fédérale en 1787) des territoires à l’ouest des Appalaches jusqu’au Mississippi, des territoires que l’Etat fédéral va se charger de mettre en valeur. C’est le début de la conquête de l’ouest, du Far West, de l’ouest sauvage mythifié au cinéma, marquant la naissance du mythe du pionnier et de la Frontière.

Les Etats-Unis ou les Etats désunis ?

Jeune nation, les Etats-Unis apprennent à gérer les querelles politiciennes sur l’avenir du pays tout en gérant des querelles extérieures comme la Quasi-Guerre avec la France (1797-1801) ou plus grave la guerre de 1812 (18 juin 1812-18 février 1815) contre la Grande-Bretagne, ce conflit méconnu en France étant souvent considéré comme une deuxième guerre d’indépendance.

En dépit d’un conflit armé, les relations entre Washington et Londres se normalisèrent rapidement en raison d’une communauté culturelle entre les deux nations et les maladresses de la France révolutionnaire qui débouchèrent sur la Quasi-Guerre, un conflit non déclaré entre 1799 et 1802.

Cela n’empêcha pas les pommes de discorde entre les deux pays notamment la question frontalière entre les Etats-Unis et la colonie britannique du Canada, la gêne au commerce américain entrainé par les guerres napoléoniennes et l’enrolement forcé de marins américains dans la Royal Navy.

Ce conflit se déroula sur mer avec un affrontement acharné entre corsaires recrutés par les deux camps, dans la région des Grands Lacs et dans le sud des Etats-Unis dans ce qui fût jadis la Louisiane Française.

Ce conflit se termina par le traité de Gand signé en 1815 qui marqua la fin des tentatives américaines d’annexer les colonies britanniques du Canada et une meilleure délimitation de la frontière entre les Etats-Unis et ce qui n’est pas encore le Commonwealth du Canada.

En effet, la Louisiane n’était plus française («Ils sont américains elles sont américaines la faute à qui donc la faute à Napoléon»), l’immense territoire conquis par Cavalier de La Salle au 17ème siècle ayant été vendu pour 15 millions de dollars en 1803, doublant la superficie du jeune état.

En 1819,la Floride espagnole est acquise et quatre ans plus tard la doctrine Monroe balise les bornes de la politique extérieure américaine qui s’interdit de participer aux affaires européennes, interdisant aux puissances européennes de se mêler aux affaires américaines alors que les colonies portugaises et espagnoles avaient fraîchement acquis leur indépendance.

La conquête de l’Ouest commence vraiment après 1830, le Missouri est franchit dès 1840. C’est alors qu’apparait le terme de «destinée manifeste», les Etats-Unis sont destinés à s’étendre jusqu’au Pacifique au détriment du Mexique, la guerre americano-mexicaine se termine en 1848 par l’annexion de vastes territoires qui devinrent les états d’Arizona, du Colorado, de la Californie, du Nevada, du Nouveau Mexique et de l’Utah.

Alors que les Etats-Unis ont triplé leur superficie passant à 7 millions de kilomètres carrés sur la période 1803/1853, les dissensions internes commencent leur action dissolvante. Si la question de la répartition des pouvoirs était globalement tranchée, l’esclavage était un véritable abcès qui formait une séparation de plus en plus nette entre un Nord industriel et un Sud à l’économie de plantations, économie basée sur l’esclavage.

Cette querelle concernait moins les états constitués que les nouveaux territoires, chaque camp esclavagiste contre abolitioniste voulant faire basculer ces territoires de leur côté.

L’élection du républicain Abraham Lincoln en novembre 1860 met le feu aux poudres. Réputé pour être un abolitionniste enragé, il fait craindre aux états sudistes qu’il n’abolisse l’esclavage alors que les états abolitionnistes étaient devenus majoritaires.

Dès le mois de décembre 1860, la Caroline du Nord fait secession suivit de nombreux autres états, le conflit démarrant en avril 1861 quand l’artillerie confédérée ouvre le feu contre Fort Sumter le 12 de ce mois.

Sur le papier, le Nord doit tout écraser, il est plus peuplé, dispose des principaux ports, de l’industrie face à un Sud trois fois moins peuplé (9M contre 25).

La guerre s’annonce rapide mais le Sud qui se bat pour la survie de son mode de vie se montre un adversaire redoutable. Les militaires du sud ne sont pas forcément meilleurs que les généraux nordistes mais les premiers semblent se battrent pour une cause, leurs hommes sont motivés alors qu’au nord les généraux sont choisis pour des raisons politiques et que les milices ne semblent guère motivées pour se battre longtemps.

Peu à peu le poids du Nord va faire la différence. Le Sud manque d’industries, est de plus étranglé par le blocus nordiste, les exploits du CSS Albama et d’autres forceurs de blocus sont de véritables victoires à la Pyrrhus.

Avec des chefs comme Sherman et Grant, les nordistes disposent enfin de généraux à la hauteur des généraux sudistes. La chute de La Nouvelle Orléans le 1er juillet 1862 prive le Sud du Mississippi. La bataille de Gettysburg en juillet 1863 n’est pas décisive mais le Sud comprend qu’il ne pourra pas gagner la guerre.

Le 9 avril 1865, Lee capitule à Appomatox. 175000 hommes se rendent. 620000 hommes sont morts dans les deux camps, majoritairement de maladie comme les guerres de jadis bien que la guerre civile américaine soit le premier conflit industriel avec l’utilisation massive du télégraphe, du chemin de fer, le premier combat entre cuirassés, le sous-marin….. .

Le Sud ravagé est soumis à une véritable occupation militaire par le nord, provoquant un traumatisme qui marque encore le sud aujourd’hui. L’esclavage est aboli mais les noirs doivent attendre encore pour être considérés comme égaux aux Blancs.

Industrialisation Conquête de l’Ouest et Colonisation

Dès 1868, le Nord se désintéresse du sud et jette son regard vers l’ouest. C’est le début réel de la conquête de l’Ouest, du Far West magnifié par la littérature et le cinéma. Dès 1869, le chemin de fer permet de relier la côte ouest à la côte est. Cette conquête se fait au détriment des indiens, massacrés puis rassemblés dans des réserves. La conquête s’achève en 1890.

Parallèlement à la conquête de l’ouest, les Etats-Unis connaissent une formidable industrialisation notamment du Nord-Est longtemps le poumon économique avec la sidérurgie puis l’automobile, les chantiers navals et le textile.

Ce dévellopement continu s’appuie sur une formidable immigration, 14 millions d’Irlandais, d’Italiens, de Polonais, de Tchèques, de Russes…. s’installent aux Etats-Unis entre 1860 et 1900.

Comme précédement en Europe, les conditions de vie du prolétariat sont misérables. Il faudra attendre 1886 pour que soient créées les premiers syndicats.

Pays jeune et vigoureux, les Etats-Unis se cherchent désormais un but, une mission maintenant que la Frontière à été atteinte.

Comme beaucoup de pays, Washington se tourne vers l’outre-mer et la conquête de colonies, la guerre de 1898 contre l’Espagne étant un tournant dans l’histoire américaine.

Elle marque l’entrée des Etats-Unis d’Amérique dans le concert des nations. C’est le résultat également de la modernisation de l’US Navy qui passe du 12ème rang mondial en 1883 au 6ème en 1906.

Face à elle l’Espagne en déclin, disposant de moyens militaires insuffisants, une guerre rapide qui aboutit à la mise sous protectorat de Cuba, la conquête des Phillipines, de Guam, de Porto Rico.

La même année, Hawai est annexée aux Etats-Unis mais il faudra attendre le 20ème siècle pour qu’Hawai comme l’Alaska (achetée à la Russie en 1867) deviennent des Etats à part entière.

Les Etats-Unis resteront cependant des impérialistes coloniaux modestes car la révolte aux Phillipines (1899-1902) refroidit bien des va-t-en-guerre. En 1903, il favorise la sécession du Panama de la Colombie pour permettre l’achèvement du canal transocéanique de Panama et en 1917 les Iles Vierges danoises sont achetées au Danemark.

En 1935, décision est prise d’accorder d’ici 1942 l’indépendance aux Phillipines. La date est repoussée en 1945.

Le Commonwealth of Phillipines est proclamé le 14 mars 1945. Les Etats-Unis disposent cependant de pouvoirs importants et assurent la défense du pays. Théoriquement en 1950, les troupes américaines devaient partir à l’exception des bases aériennes et des bases navales de Subic et de Cavite mais comme le second conflit mondial à éclaté entre-temps, ce départ est repoussé sine die.

Cuba reste un protectorat américain à l’indépendance toute relative, Guam et Porto-Rico des territoires.

Les Etats-Unis au vingtième siècle (1) (1900-1919)

Théodore Roosevelt

-Durant cette période, quatre présidents se succèdent, William McKinley (1897-1901, troisième président américain assassiné après Garfield et Lincoln), Théodore Roosevelt (1901-1909), William Taft (1909-1913) et Woodrow Wilson (1913-1921), les trois premiers sont républicains, le dernier démocrate.

-Période d’expansion coloniale et industrielle

-La vie politique est dominée par les républicains puisqu’ils occupent la Maison Blanche pendant plus de quinze ans, l’élection du démocrate Wilson marquant le retour des démocrates au pouvoir suprème.

-1903 : Fidèle à sa théorie du Big Stick (gros baton) Théodore Roosevelt favorise en sous-main la sécession du Panama faute d’accord avec la Colombie sur la reprise des travaux du canal interocéanique dont les travaux initiés par Ferdinand de Lesseps déclenchèrent par ricochet le scandale de Panama.

-Deux ans plus tard, Théodore «Teddy» Roosevelt joue les médiateurs dans le conflit russo-japonais mettant en branle sans le savoir le mécanisme qui allait conduire quatre décennies plus tard au volet américano-nippon du second conflit mondial, une partie des élites japonaises estimant que les américains les ont privés des fruits politiques et économiques d’une victoire militaire incontestable.

-Passionné de grands espaces, le 26ème président des Etats-Unis favorise les premières mesures écologiques comme la création de parcs naturels. Il favorise aussi la puissance navale américaine en faisant voter les financements nécessaires à la constitution d’un puissant corps de bataille.

L’épopée de la «Grande Flotte Blanche» (The Great White Fleet) (1907-1909) qui effectue un tour du monde est à mettre à son crédit faisant comprendre au monde que l’US Navy était désormais une force avec laquelle il fallait compter.

The Great White Fleet

-1912 : les territoires de l’Arizona et du Nouveau-Mexique deviennent des Etats à part entière, les 47ème et 48ème, cinq ans après l’Oklahoma et seize ans après l’Utah. Il faudra attendre plus de quarante pour que de nouveaux états accèdent à l’Union, l’Alaska et Hawaï devant attendre la fin du second conflit mondial pour devenir des états à part entière.

-Quand éclate le premier conflit mondial en août 1914, les américains réaffirment leur neutralité, refusant de prendre partie entre la Triplice et la Triple Entente, entre les Alliés et les Empires Centraux.

-Attachés à la liberté du commerce, ils pestent et protestent contre les restrictions imposées par le blocus britannique contre l’Allemagne. Ils ne vont cependant pas jusqu’à déclarer la guerre à leur ancienne puissance tutélaire.

-Après son échec (victoire tactique et défaite stratégique) au Jutland, l’Allemagne abandonne la guerre navale traditionnelle celle des grandes escadres au profit de la guerre sous-marine, mettant tout le poids de l’économie dans la fabrication de sous-marins et décident la guerre sous-marine à outrance (janvier 1917).

-Le 23 février 1917 alors que la guerre sous-marine fait rage depuis un mois, le ministre des affaires étrangères britanniques lord Balfourd communique au président Wilson le contenu d’un télégramme envoyé par le ministre des affaires étrangères allemand, Zimmerman à son ambassadeur à Mexico.

Ce dernier autorise son représentant dans la capitale mexicaine à négocier une alliance politique et militaire promettant de faire la guerre et la paix ensemble, un soutien financier et surtout un soutien pour la reconquête des territoires perdus lors de la guerre mexicano-américaine.

Le 2 avril 1917, Woodrow Wilson demande au Congrès de reconnaître l’état de guerre entre l’Allemagne et les Etats-Unis ce qui est chose faite le 6 avril 1917.

-Cette entrée en guerre parachève un engagement de plus en plus prononcé depuis 1914 avec non seulement les commandes de l’Entente mais également l’engagement de volontaires dans l’armée britannique ou française, cinquante américains intégrant la Légion Etrangère sans oublier la fameuse Escadrille Lafayette.

-Malgré sa puissance industrielle, les Etats-Unis qui ne disposaient à l’époque que d’une armée de taille réduite ont besoin de plusieurs mois pour jeter tout leur poids dans la bataille. On se souvient de la phrase du général Pétain qui déclara «J’attends les américains et les chars».

-Les allemands aussi, tentant au printemps 1918 le tout pour le tout en lançant leur offensive de printemps qui est en passe d’obtenir la victoire. Son échec et le début de l’offensive des 100 jours marque le début de la fin pour l’Allemagne qui allait aboutir à l’Armistice de Rethondes.

-Le 8 janvier 1918, Woodrow Wilson propose les bases d’un réglement du conflit (les quatorze points) avec notamment le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ce qui enterre les derniers espoirs d’un maintien en état de l’Autriche-Hongrie.

-La première division arrive en France en juin 1917 en l’occurence la 1st Infantry Division (The Big Red One) suivit de cinquante-huit autres, vingt à partir de l’armée d’active, dix-sept à partir de la Garde Nationale et vingt-deux à partir de la mobilisation.

Quand à l’United States Army Air Service créé le 24 mai 1918, il va mettre en œuvre 45 squadron et 740 appareils.

-L’US Navy n’est pas en reste participant à la protection des convois contre les sous-marins allemands, déployant une division de cuirassés au sein de la Home Fleet, la 9th Battleship Division (USS New York,USS Florida, USS Delaware et USS Wyoming) qui permet aux anglais de désarmer des cuirassés anciens et de libérer des équipages expérimentés pour la protection des convois.

Le premier engagement à lieu dès le mois de novembre 1917 mais il faut attendre le printemps 1918 pour que le poids américain se fasse sentir. Si les Marines s’illustrent dans le Bois de Belleau (6 au 22 juin), les unités de l’Armée de terre s’illustrent surtout dans la seconde bataille de la Marne.

-Sans l’Armistice de novembre 1918, les forces armées américaines auraient mené avec les troupes françaises une offensive majeure en Lorraine, l’American Expeditionnary Force ayant Metz _ville natale de La Fayette_ pour objectif.

-Au final, les forces armées américaines ont mobilisé durant le premier conflit mondial 4.3 millions d’hommes. 126000 ont été tués (combat et la grippe espagnole), 234000 blessés, 4526 portés disparus et 2450 faits prisonniers.

-Tout comme la France, les Etats-Unis choisissent un soldat inconnu qui enterré dans le cimetière national d’Arlington (Virginie) symbolise le sacrifice des Sammies, la cérémonie officielle ayant lieu en octobre 1921 à Chalons sur Marne, le corps étant inhumé en Virginie le 11 novembre 1921, cet homme ayant été rejoint depuis par un soldat inconnu de chaque conflit auxquels ont participé les Etats-Unis (second conflit mondial, première et deuxième guerre du Vietnam).

-Le coût est bien évidement financier, les Etats-Unis deviennent les créanciers du monde, la France et la Grande-Bretagne ayant massivement emprunté pour financer un conflit toujours plus coûteux.

Ces dettes vont empoisonner les relations entre américains et européens, Washington poussant dans le sens d’un assouplissement des réparations, oubliant un peu vite que les français notamment comptaient sur ses réparations (132MM de mark-or) pour rembourser les américains.

Selon une étude récente, la première guerre mondiale aurait coûté 551 milliards de $ au cours actuel (33MM au cours de 1918) et la dette est passée de 3.6 milliards en 1914 à 27 milliards en 1918.

-Si les américains font partie des vainqueurs, ils échouent à sortir de leur isolationisme. Suite à un vote hostile du Sénat, on aboutit à un paradoxe amer : le pays promotteur de la SDN (Société des Nations) refuse d’y participer ce qui d’entrée affaiblit grandement l’organisme.

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Grande-Bretagne (23) Cuirassés et croiseurs de bataille (1)

CUIRASSES ET CROISEURS DE BATAILLE

Avant-propos
Après avoir durement ferraillé avec la marine espagnole et la marine néerlandaise aux 16ème et 17ème siècle, la Royal Navy devient au 18ème siècle la marine dominante, écrasant de tout son poids les océans, le Britannia rules the waves rendait illusoire toute remise en cause de la suprématie britannique. Cette suprématie se poursuit au 19ème siècle en dépit des efforts de la France pour se doter d’une puissante marine.

Le HMS Dreadnought

Le HMS Dreadnought

Quand la Grande-Bretagne rentre dans le 20ème siècle, la Royal Navy à fière allure, construisant de nombreux cuirassés dont le HMS Dreadnought, le premier all big gun battleship, le premier cuirassé à artillerie principale monocalibre en bon français.
La France à depuis longtemps renoncé à contester la puissance britannique dans le domaine des cuirassés, les Etats-Unis n’étant pas une menace, seule l’Allemagne rivalise en multipliant sous l’impulsion de Guillaume II et de l’amiral Tirpitz _le premier dans le rôle du compositeur, le second dans celui du chef d’orchestre_ la construction de cuirassés et de croiseurs de bataille.

Amiral Fisher

L’Amiral Fisher, digne héritier de Nelson

Cela inquiète tellement les britanniques que le bouillant amiral Fisher proposa de “Copenhaguiser” la flotte allemande, référence aux raids surprises menés contre la flotte danoise en 1801 et 1807, le Danemark étant à cette époque allié de la France impériale.

La supériorité britannique est d’autant plus écrasante que les alliances avec la France (1904) et le Japon (1902) permettent à la marine britannique de concentrer ses moyens en mer du Nord, rendant illusoire toute remise en cause de son leadership.
Ainsi quand le premier conflit mondial éclate, la Royal Navy dispose de 74 navires de ligne avec 64 cuirassés (dont 40 pré-dreadnought à la valeur militaire douteuse) et 10 croiseurs de bataille, la Kaiserliche Machine ne disposant que de 46 navires de ligne avec 39 cuirassés (dont 22 pré-dreadnought) et 7 croiseurs de bataille.

La Grande-Bretagne sort gagnante du conflit mais la Royal Navy à perdu de son éclat. Elle à perdu quatorze cuirassés, six par des sous-marins, trois accidentellement, trois par mines et deux aux Dardanelles auxquels s’ajoute les trois croiseurs de bataille coulés à la bataille du Jutland.
Ces pertes sont à relativiser sur le plan matériel par le fait qu’il s’agit de pré-dreadnought (sauf les Vanguard et Audacious) et que onze cuirassés et cinq croiseurs de bataille ont rejoint les rangs de la marine britannique.
Le renouvellement de la flotte se heurte à de nombreuses difficultés. Outre la crise économique, les dégâts du premier conflit mondial et le profond pacifisme, la Grande-Bretagne se heurte à l’appétit du Japon et des Etats-Unis qui se sont lancés dans une course aux armements comparable à celle opposant Londres et Berlin avant le premier conflit mondial.

Projet N3

Projet N3

Face aux seize cuirassés et croiseurs de bataille américains, face aux seize navires de ligne japonais, la Grande-Bretagne tente de construire quatre cuirassés type N3 et quatre croiseurs de bataille type G3 mais face à la dépense, la Grande-Bretagne met pouce en l’air et propose une conférence pour limiter les armements navals, aboutissant au traité de Washington.
Certes la Grande-Bretagne obtient la parité avec les Etats Unis mais il s’agit plus d’une fleur pour services rendus qu’un statut s’appuyant sur des bases solides. Pire encore, le Japon rétrogradé à la troisième place voit la Grande-Bretagne abandonner son alliance de 1902, mettant en germe les graines d’un futur conflit.
Deux cuirassés seulement vont être construits par la Royal Navy durant l’entre-deux-guerre, les puissants Nelson et Rodney, ces puissants cuirassés armés de canons de 406mm étant le derniers navires de lignes britanniques mis en service avant le début de la guerre de Pologne.
Situation du corps de bataille britannique en septembre 1939
Le 1er septembre 1939, la Royal Navy dispose de douze cuirassés en service plus trois navires en refonte soit quinze unités sans compter les cuirassés à différents stades de construction notamment les cinq unités de classe King George V et les deux premiers Lion.

Le HMS Nelson en 1940

Le HMS Nelson en 1940

-Neuf cuirassés sont en service en Metropole, sept au sein de la Home Fleet (Nelson Rodney Royal Oak Royal Sovereign Ramillies Hood Repulse) et deux au sein de la Channel Force (Resolution Revenge).

croiseur de bataille HMS Hood

croiseur de bataille HMS Hood

Les cinq premiers sont intégrés au sein 2nd Battle Squadron, la 2ème escadre de bataille, les deux derniers formant le Battlecruiser Squadron. Quand aux vénérables Resolution et Revenge, ils sont chargés de défense les côtes de la Manche.

cuirassé HMS Warspite

cuirassé HMS Warspite

-En Méditerranée, on trouve trois cuirassés de classe Queen Elizabeth, regroupés au sein du 1st Battle Squadron à savoir les Warspite Barham et Malaya.
-Deux cuirassés sont en refonte, les Queen Elizabeth et Valiant ainsi qu’un croiseur de bataille, le Renown, sister-ship du Repulse.

Vue aérienne du cuirassé King George V

Vue aérienne du cuirassé King George V

-Sept cuirassés sont en construction, les cinq unités de classe King George V (King George V Prince of Wales Anson Howe Duke of York) ainsi que les deux premiers cuirassés de classe Lion (Lion et Temeraire).
Evolution du corps de bataille britannique entre septembre 1939 et septembre 1948
-Double évolution : réorganisation des structures et renouvellement de la flotte avec le désarmement des unités les plus anciennes et la mise en service de navires modernes.
-Sur le plan de l’organisation, le 2nd Battle Squadron reste le corps de bataille de la Home Fleet avec une organisation interne composée de divisions. Le 1st Battle Squadron regroupe les cuirassés de la Mediterranean Fleet. Le 3rd Battle Squadron regroupe les cuirassés de la British Eastern Fleet.

HMS Revenge

HMS Revenge

-Au niveau des navires, les cuirassés de classe Revenge sont désarmés respectivement en septembre 1942 (Revenge), en mars 1943 (Resolution), en juin 1943 (Royal Sovereign) et en décembre 1943 (Ramillies) après la mise en service des cinq cuirassés de classe King George V.
-Le King George V est mis en service en septembre 1940, le Prince of Wales en juin 1941, le Duke of York en septembre 1941, le Anson en janvier 1942 et le Howe en mai de la même année.
-Ces premiers “35000 tonnes” sont suivis par quatre cuirassés de classe Lion. Si les King George V sont les plus légèrement armés des cuirassés rapides avec leurs dix canons de 356mm, leurs successeurs sont parmi les mieux armés avec neuf canons de 406mm en trois tourelles triples.

Les Lion combinent une coque de KGV avec trois tourelles triples de 406mm

Les Lion combinent une coque de KGV avec trois tourelles triples de 406mm

-Le HMS Lion mis sur cale en compagnie du Temeraire à l’été 1939 sont lancés respectivement en mars et septembre 1942, leur mise en service ayant lieu en avril et décembre 1944.
-Le HMS Thunderer mis sur cale en novembre 1939 est lancé en janvier 1943 et mis en service en mai 1945. Le HMS Conqueror est mis sur cale en octobre 1939 lancé en février 1943 et mis en service en janvier 1946.
-La mise en service des Lion permet le désarmement des croiseurs de bataille encore en service, le Hood cessant d’être un navire opérationnel en septembre 1945 (il est préservé à Chatham), le Renown et le Repulse sont désarmés en janvier et mars 1946, ces deux navires ayant été démolis après la guerre.
-Pour remplacer les Queen Elisabeth, pas moins de huit cuirassés sont commandés. Les cuirassés de classe Vanguard sont mis sur cale à partir de 1942 après le lancement des Lion.
-Le HMS Vanguard est mis sur cale en avril 1942 lancé en juillet 1944 et mis en service en mai 1946, le HMS Royal Oak est mis sur cale en mai 1942 lancé en août 1944 et mis en service en septembre 1946.
Le HMS Iron Duke est mis sur cale en mars 1943 lancé en juin 1945 et mis en service en septembre 1947 alors que le HMS Centurion est mis sur cale en septembre 1943 lancé en octobre 1945 et mis en service en mars 1948.
-Les quatre dernières unités qui portent les noms des saints patrons des nations du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord (Saint Andrew pour l’Ecosse, Saint David pour le Pays de Galles, Saint George pour l’Angleterre et Saint Patrick pour l’Irlande) étaient encore en construction, les deux premiers en achèvement à flot, les deux derniers encore sur cale.
Si l’achèvement des deux premiers cités est quasi-certain (la construction était trop avancée pour rendre économique son abandon), l’achèvement des Saint George et Saint Patrick était nettement plus incertain.
-En septembre 1948, la Royal Navy dispose des deux cuirassés de classe Nelson, de cinq cuirassés de classe Queen Elisabeth, de cinq cuirassés de classe King George V, de quatre cuirassés de classe Lion et de quatre cuirassés de classe Vanguard soit vingt cuirassés en service.
Situation en septembre 1948
-La Home Fleet dispose d’une escadre de bataille, le 2nd Battle Squadron avec la 1ère Division (1st Battleship Division) composée des Lion et Conqueror, la 2ème division (2nd Battleship Division) composée des Temeraire et Thunderer, la 3ème division (3rd Battleship Division) regroupe trois cuirassés de classe King George V (King George V Anson Howe), la 4ème division (4th Battleship Division) dispose des cuirassés Vanguard et Iron Duke alors que la 5ème division (5th Battleship Division) dispose elle des cuirassés Royal Oak et Centurion soit onze cuirassés.
-La Mediterranean Fleet dispose au sein du 1st Battle Squadron de trois divisions de cuirassés, la 6th Battleship Division dispose des vénérables cuirassés Nelson et Rodney, la 7th Battleship Division met en oeuvre les modernes Prince of Wales et Duke of York alors que la 8th Battleship Division est elle aussi une division de vétérans avec les Barham et Valiant.
-Enfin contrairement à septembre 1939, trois cuirassés sont déployés en Extrême-Orient, au sein de la nouvelle British Eastern Fleet et de son 3rd Battle Squadron composé des cuirassés Queen Elizabeth Warspite et Malaya (9th Battleship Division). Théoriquement, les quatre derniers Vanguard doivent renforcer la BEF et peser sur le Japon.
Cuirassés rapides classe Queen Elizabeth
Avant-Propos

Le HMS Queen Elizabeth amarré à Alexandrie

Le HMS Queen Elizabeth amarré à Alexandrie

Ces cinq navires (Queen Elizabeth Valiant Warspite Barham Malaya, un sixième baptisé Agincourt ne fût jamais construit) sont les premiers cuirassés rapides du monde.
Avec leurs 24 noeuds, ils faisaient pale figure vis à vis des 35000 tonnes capables de filer à plus de 30 noeuds mais à l’époque, ils marquaient une vrai innovation, le cuirassé rapide à mi-chemin entre le cuirassé conventionnel lent (20 noeuds en théorie mais souvent 17 ou 18 noeuds dans la pratique avec une coque sale), bien protégé et bien armé et le croiseur de bataille rapide, bien armé mais à la protection nettement plus faible.
En raison des limitations imposées par les traités navals de l’entre-deux-guerre, ces navires étaient encore en service en septembre 1939.
Ils vont être refondus à la fin des années trente et au début des années quarante même si leur remplacement était prévu avec la construction des Vanguard.
Carrière opérationelle

Le HMS Queen Elizabeth à Mudros en 1915 lors de l'expédition des Dardanelles

Le HMS Queen Elizabeth à Mudros en 1915 lors de l’expédition des Dardanelles

-Le HMS Queen Elizabeth (00) est mis sur cale au Porsmouth Royal Naval Shipyard le 21 octobre 1912 lancé le 16 octobre 1913 et admis au service actif en janvier 1915.
Quand éclate la guerre de Pologne en septembre 1939, il est en cours de refonte au Porsmouth Royal Naval Shipyard depuis le 11 août 1937 et jusqu’au 10 décembre 1940.
A sa remise en service, il s’entraine intensivement au sein de la Home Fleet dans laquelle il va servir jusqu’à la mise en service des King George V.
Avec ses sister-ship Warspite et Malaya, il va former le 3rd Battleship Squadron, l’escadre de ligne de la British Pacific Fleet, Singapour remplaçant Portsmouth et Rosyth. Il arrive sur l’île aux Lions en janvier 1944.
En septembre 1948, il était toujours en service même si une avarie de machine l’avait immobilisé au port. Réparé, il va multiplier les patrouilles dans le Golfe de Thaïlande, seul ou avec ses sister-ship.

Le HMS Warspite entrant dans le port de La Valette (Malte)

Le HMS Warspite entrant dans le port de La Valette (Malte)

-Le HMS Warspite (03) fût mis sur cale au Devonport Royal Dockyard le 31 octobre 1912 lancé le 26 novembre 1913 et admis au service actif le 8 mars 1915.
Il est profondément modernisé de 1934 à 1937, subissant les mêmes travaux que son sister-ship Queen Elizabeth.
Quand éclate la guerre de Pologne, le Warspite est déployé en Méditerranée au sein du 1st Battle Squadron en compagnie de ses sister-ship Barham et Malaya.
Il le reste jusqu’en janvier 1944 quand il rallie l’Extrême-Orient et le 3rd Battle Squadron, la composante “navires de ligne” de la British Eastern Fleet .
Quand les allemands envahissent la Norvège, le Warspite est en patrouille dans le Golfe du Bengale. Il se ravitaille à Trincomalee (Ceylan) avant de cingler vers Singapour où après une nouvelle escale, il reprend ses patrouilles en compagnie de ses sister-ship Queen Elizabeth et Malaya.

Le HMS Barham à Scapa Flow en 1917

Le HMS Barham à Scapa Flow en 1917

-Le HMS Barham (04) est mis sur cale aux chantiers John Brown de Clydebank le 24 février 1913 lancé le 31 octobre 1914 et admis au service actif le 19 octobre 1915.
Quand éclate la guerre de Pologne, il est déployé en Méditerranée en compagnie de ses sister-ship Warspite et Malaya. Il aurait du être profondément réfondu après le Queen Elizabeth au final sa refonte fût menée à minima entre janvier 1941 et mars 1942.
Il reste déployé en Méditerranée où il forme la 8th Battleship Division en compagnie du Valiant.
Quand le second conflit mondial éclate, il était en entretien à Alexandrie. Les travaux sont accélérés pour lui permettre de retrouver les autres cuirassés de la flotte de la Méditerranée (Nelson Rodney Prince of Wales Duke of York Valiant).

Le HMS Valiant camouflé

Le HMS Valiant camouflé

-Le HMS Valiant est mis sur cale aux chantiers de la Fairfield Shipbuilding and Engineering Company à Govan sur la Clyde le 31 janvier 1913 lancé le 4 novembre 1914 et admis au service actif le 19 février 1916.
Quand la guerre de Pologne éclate, le Valiant achève une refonte à l’Arsenal de Devonport, refonte entamée en mars 1937 et achevée en novembre 1939.
Remis en service en janvier 1940, il est déployé au sein de la Home Fleet avant d’être transféré en juin 1942 en Méditerranée où il forme avec le Barham une nouvelle division, la 8th Battleship Division.Il était toujours en service en septembre 1948 et le 5 de ce mois, il était à quai à Alexandrie.

Le HMS Malaya lieu et date inconnue

Le HMS Malaya lieu et date inconnue

-Le HMS Malaya est mis sur cale aux chantiers Armstrong Whitworth de Newcastle upon Tyne le 20 octobre 1913 lancé le 18 mars 1915 et admis au service actif le 1er février 1916.
Quand la guerre de Pologne éclate, le Malaya est déployé en Méditerranée en compagnie du Barham et du Warspite.
Il subit une refonte à Devonport de décembre 1942 à octobre 1943 avant de reprendre du service pour quelques mois au sein de la Home Fleet avant de rallier l’Extrême-Orient en compagnie de ses sister-ship Queen Elizabeth et Warspite.
Quand la guerre éclate le 5 septembre 1948, le Malaya effectuait des exercices de tir au large de Singapour.
A l’annonce de la guerre et craignant que le Japon n’attaque en même temps que l’Allemagne, l’Amirauté donne l’ordre au Malaya de rentrer à Singapour pour se ravitailler et se préparer à toute éventualité.

Classe Queen Elisabeth
Caractéristiques Techniques
Déplacement : standard 27500 tonnes pleine charge 33000 tonnes

Dimensions : longueur 196.8m largeur 27.6m tirant d’eau 9.2m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Parson alimentées par 24 chaudières dévellopant une puissance totale de 75000ch entrainant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale 24 noeuds distance franchissable 5000 miles nautiques à 12 noeuds

Protection : Ceinture blindée de 13 pouces (343mm) avec des endroits plus légèrement couverts (6 pouces soit 152mm et 4 pouces soit 102mm); Bulkheads : 6 pouces et 4 pouces selon les endroits; Tourelles : 11 pouces (279mm) sur les côtés 13 pouces (343mm) sur la face avant et 4.5 pouces (108mm) pour le toit; Barbettes 4 à 10 pouces selon les endroits (6 pouces pour celles de 152mm); Tour de commandement : 11 pouces sur les faces latérales et 3 pouces pour le toit.

Armement : 8 canons de 381mm (15 pouces) modèle 1915 en quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrières), 16 canons de 152mm (6 pouces) modèle 1914 (BL Mark XII) en casemates (16 pour le Queen Elizabeth et 14 pour ses sister-ships), 2 canons de 76mm (3 pouces) antiaériens et 4 canons de 47mm de salut et 4 tubes lance-torpilles sous marins de 21 pouces (533mm).

L’armement secondaire évolua, les canons de 152mm et de 102mm du Queen Elizabeth et du Valiant furent remplacés par des canons de 114mm, la DCA légère régulièrement accrue au point d’être composée de quatre affûts Pom-Pom quadruples et de dix-huit canons de 20mm en affûts simples. Les tubes lance-torpilles sont débarqués ne 1944.

Les Barham Warspite et Malaya perdirent leurs canons de 152mm et de 102mm au profit de canons de 102mm en tourelles doubles. Leur DCA légère était semblable à celle des deux navires cités plus haut.
Aviation : Après avoir un temps reçu des plate-formes sur les tourelles de 15 pouces, les Queen Elizabeth reçurent des catapultes : le Valiant et le Queen Elizabeth à la poupe, le Malaya et le Warspite derrière la cheminée devenue unique et le Barham sur la tourelle X (n°3) de 15 pouces. 3 hydravions étaient embarqués.

Equipage : 925 à 1220 hommes