22-Armée de terre : armement et matériel (99) ordre de bataille (33)

Théâtre d’Opérations Méditerranée Sud-Est (TOMSE)

Préambule

Sous ce nom pompeux sont regroupées les forces françaises déployées dans les mandats du Levant en l’occurence le Liban et la Syrie, d’anciens territoires ottomans qui doivent à terme accéder à l’indépendance.

Cependant en 1943, rien n’est acté ce qui déclenche une série de troubles assez graves, suffisamment pour pousser Paris à accorder en 1948 l’indépendance promise même si à la grande déception des nationalistes, des troupes françaises (et quelques unités polonaises) sont encore stationnées au nom d’accord de défense qui laissent une grande marge de manoeuvre à la France.

Le maintien de troupes importantes dans cette région s’explique par la présence italienne dans le Dodécanèse, la volonté de dissuader la Turquie de rejoindre l’Axe et surtout de pouvoir disposer d’un marche pied pour intervenir plus facilement dans les Balkans en soutien de la Grèce et de la Yougoslavie.

L’état-major du TOMSE est implanté à Damas en Syrie et à autorité sur deux «groupements» :

-Le Groupement des Forces de Souveraineté du Levant (GFSL) devenu en 1948 à l’indépendance du Liban et de la Syrie, les Forces Françaises du Levant (FFL). Elles sont chargées de la sécurité intérieure et de la défense du territoire.

-Le Groupement des Forces Expéditionnaires du Levant (GFEL) regroupe toutes les forces chargées de la défense des mandats mais surtout pouvant comme leur nom l’indique se déployer rapidement dans la région soit les îles grecques ou les Balkans voir de préter main forte aux britanniques dans leur mandat de Palestine ou en Irak.

Groupement des Forces de Souveraineté du Levant/Forces Françaises du Levant (Beyrouth)

Le commandement de ce groupement est assuré par un général de brigade installant son poste de commandement à Beyrouth. Un adjoint installé à Damas assure le commandement des forces du GFSL/FFL stationnées en Syrie.

En septembre 1939, le GFSL dispose de huit bataillons d’infanterie du Levant, de trois bataillons de chasseurs libanais et de la brigade de montagne polonaise des Carpathes à trois bataillons soit un total de quatorze bataillons d’infanterie.

Le GFSL dispose d’unités de cavalerie en l’occurence le 8ème groupement d’automitrailleuses et dix sept escadrons de ligne Alaouites, Druzes et Tcherkesses

En mars 1943, la brigade de montagne des Carpathes est transféré au GFEL réduisant le nombre de bataillons d’infanterie de souveraineté à onze.

Groupement des Forces Expéditionnaires du Levant (GFEL) (Damas)

Le commandement de ce groupement est assuré par un général de corps d’armée qui assure également le commandement du TOMSE du moins en temps de paix car en cas d’engagement des forces stationnées au Levant dans le cadre par exemple d’une assistance à la Grèce, il est probable que l’adjoint au chef du TOMSE prenne la direction du GFEL pour soulager son supérieur d’un poids.

En septembre 1939, le GFEL dispose des unités suivantes :

-La 86ème Division d’Infanterie d’Afrique (86ème DIA) formée en Algérie en août dispose de deux régiments de zouaves (3ème et 6ème RZ), d’un régiment de tirailleurs tunisiens (20ème RTT), de deux régiments d’artillerie (86ème Régiment d’Artillerie d’Afrique et 286ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire), d’éléments du génie et de soutien et bénéficie du support du 86ème GRDI (GRDI type normal c’est à dire monté).

-191ème Division d’Infanterie d’Afrique (191ème DIA) dispose de deux régiments de tirailleurs tunisiens (12ème et 16ème RTT), du 24ème régiment mixte d’infanterie coloniale (24ème RMIC); de deux groupes d’artillerie (1er groupe du 41ème RAC et 3ème groupe du 80ème RANA), d’éléments du génie et de soutien et bénéficie du support du 191ème GRDI.

-La 192ème Division d’Infanterie d’Afrique (192ème DIA) est stationnée au Levant avec deux régiments d’infanterie à savoir le 6ème REI (ex-GLEL avec les 1er, 4ème et 6ème bataillons du 1er REI et le 2ème bataillon du 2ème REI), le 17ème régiment de tirailleurs sénégalais et la 10ème demi-brigade nord-africaine (IV/6ème RTA, IV/7ème RTA et V/1er RTM); deux groupes d’artillerie (2ème groupe du 41ème RAC et 1er et 2ème groupe du 80ème RANA) et des éléments du génie et de soutien, bénéficiant au passage du support du 192ème GRDI.

A la démobilisation, le dispositif est sérieusement retayé puisque seule la 191ème DIA est maintenue en ligne avec deux régiments d’infanterie en l’occurence le 12ème régiment de tirailleurs tunisiens et le 24ème régiment d’infanterie coloniale.

Il faut attendre septembre 1944 pour voir la création d’une nouvelle division appelée Division Légère d’Infanterie du Levant (DLIL) avec le 4ème régiment de tirailleurs algériens et le 9ème régiment de tirailleurs marocains (amalgame du 5ème bataillon du 1er RTM et d’anciens goumiers), cette division devenant en septembre 1948 la 2ème DLI.

A cette même époque, la 86ème DIA renait sous la forme d’une division légère à deux régiments en l’occurence les 3ème et 9ème régiments de zouaves.

En ce qui concerne la cavalerie, on trouve le 1er régiment de spahis marocains et le 3ème groupe d’escadrons du 4ème régiment de spahis tunisiens. Ce dernier devient le 5ème régiment de spahis tunisiens suite à la motorisation du 4ème RST.

Au niveau des chars, on trouve deux Bataillons de Chars de Combat (B.C.C), les 63ème et 68ème BCC équipés de Renault R-35, la compagnie autonome de chars du Levant étant dissoute.

En ce qui concerne l’artillerie, on trouve le 149ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile équipé de deux groupes de 155L modèle 1945S et deux groupes de 105L modèle 1936S en plus de six compagnies autonomes antiaériennes et des régiments intégrés aux divisions.

Publicités

21-Armée de terre (62)

Les régiments d’artillerie nord-africain (RANA)

Comme leur nom l’indique, les régiments d’artillerie nord-africain sont les régiments d’artillerie des Divisions d’Infanterie Nord-Africaine (DINA).  En août 1939, ils sont au nombre de quatre :

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

Lors de la guerre de Pologne, d’autres régiments sont mis sur pied pour équiper les DINA, les DIA (Divisions d’Infanterie d’Afrique) ainsi que certaines divisions «non-africaines» :

-Le 6ème régiment d’artillerie nord-africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et rattaché à la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 80ème régiment d’artillerie nord-africain est un régiment d’artillerie réparti entre les 191ème et 192ème DIA, les deux groupes de 75mm sont pour la première division et le groupe de 155mm pour la 192ème Division d’Infanterie d’Afrique.

-Le 81ème régiment d’artillerie nord-africain est affecté à la 7ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (7ème DINA)

-Le 82ème régiment d’artillerie nord-africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et affecté à la 8ème Division d’Infanterie.

-Le 380ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 180ème DIA

-Le 385ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 181ème DIA

-Le 386ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 182ème DIA

-Le 387ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 183ème DIA

Comme pour les Régiments d’Artillerie Divisionnaire, certains RANA se dédoublent, formant un RANA de guerre et un Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain :

-Le 220ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 20ème RANA de la 3ème DINA. Mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers, il est affecté à la même division.

-Le 233ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 33ème RANA de la 4ème DINA. Mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal, il est affecté à la même division.

-Le 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 40ème RANA de la 2ème DINA et mis sur pied par le CMA 20 de Nancy et affecté à la même division.
-Le 254ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 54ème RANA de la 1ère DINA. Mis sur pied par le CMA 14 de Lyon, il est affecté à la même division.

-Le 282ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 13 d’Issoire et affecté à la 8ème DI en compagnie du régiment-mère, le 82ème RANA.

A l’issue de la démobilisation menée à l’été et à l’automne 1940, les quatre RANA sont maintenus en compagnie d’un régiment de mobilisation, le 386ème RANA intégré à l’unique 182ème DIA déployée an Levant, ce régiment qui ne dispose que de deux groupes de 75mm et un groupe de 155mm, étant rebaptisé 61ème RANA en mars 1941. Cela donne nous donne le paysage suivant :

-Le 6ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon fait partie intégrante de la Réserve Générale.

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 61ème régiment d’artillerie nord-africaine de Lyon est rattaché à la 182ème Division d’infanterie d’Afrique et déployé au Levant.

En septembre 1939, les Régiments d’Artillerie Nord-Africain sont organisés comme les Régiments d’Artillerie Divisionnaire. Cette situation n’évoluant pas, les RANA suivent la réforme des RAD disposant avant mobilisation de trois groupes de 75mm, de deux groupes de 105mm et d’un groupe de 155mm selon le schéma suivant :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Six groupes de tir (trois de 75mm, deux de 105mm et un de 155mm) soit un total de 72 pièces (36 de 75mm, 24 pièces de 105mm et 12 de 155mm), chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de quatre pièces.

Lorsque la mobilisation est entamée à la fin août 1948, les RANA d’active se dédoublent, formant un «régiment léger» avec les trois groupes de 75mm, une batterie d’instruction et une batterie antichar de 47mm (affecté à la division mais rattachée administrativement au RANA)  et un régiment lourd appelé RALNA avec les deux groupes de 105mm et le groupe de 155mm.

-Le 206ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 6ème RANA de la Réserve Générale et mis sur pied avec l’aide du CMA 14 de Lyon. Ces deux régiments intègrent la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine.

-Le 220ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 20ème RANA de la 3ème DINA. Mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers, il est affecté à la même division.

-Le 233ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 33ème RANA de la 4ème DINA. Mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal, il est affecté à la même division.

-Le 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 40ème RANA de la 2ème DINA et mis sur pied par le CMA 20 de Nancy et affecté à la même division.

-Le 254ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 54ème RANA de la 1ère DINA. Mis sur pied par le CMA 14 de Lyon, il est affecté à la même division.

A noter que le 61ème RANA ne se dédouble pas à la différence des régiments d’artillerie nord-africain de métropole.

La mobilisation voit la mise sur pied de six nouveaux régiments d’artillerie nord-africain, quatre en métropole et deux en Afrique du Nord.

Les régiments de métropole sont formés selon le même principe que les RANA d’active avec trois groupes de 75mm, une batterie d’instruction et d’une batterie antichar de 47mm, des RALNA étant également mis sur pied avec deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm quand naturellement les pièces étaient disponibles.

Quand aux deux régiments mis sur pied en Afrique du Nord, ils sont organisés selon un nouveau modèle avec deux groupes de 75mm, un groupe de 105mm et une batterie antichar de 47mm.

-Le 126ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et intégré à la 5ème DINA.

-Le 6ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est intégré à la mobilisation à la 6ème DINA, quittant donc la réserve générale pou cette nouvelle division.

-Le 81ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 15 de Nimes et intégré à la 7ème DINA.

-Le 127ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et intégré à la 8ème DINA.

-Le 128ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied au Maroc pour intégrer la 3ème Division Marocaine

-Le 129ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied au Maroc pour intégrer la 85ème Division d’Infanterie Africaine.

Les régiments d’artillerie nord-africaine des 5ème, 7ème et 8ème DINA donnent par ricochet naissance à des RALNA.

-Le 281ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 15 de Nimes et intégré à la 7ème DINA.

-le 326ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et intégré à la 5ème DINA
-Le 327ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et intégré à la 8ème DINA.

Régiments d’Artillerie d’Afrique et les autres unités d’artillerie dans l’Empire

Bien que les menaces concernant l’Empire sont assez limitées (sauf cas particulier de la Tunisie et dans une grande improbabilité le Maroc), cela n’empêche pas le déploiement dans ces régions d’unités d’artillerie, des régiments ou des unités plus petites.

Après la mobilisation d’août/septembre 1939, la situation est la suivante :

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine

-Le 85ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 85ème DIA

-Le 86ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 86ème DIA

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA

-Groupement d’artillerie autonome coloniale de Tunis basé à Sousse et intégré à la division du même nom qui à la mobilisation devient le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie.

-2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie affecté à la 88ème DIA

-Groupement autonome d’artillerie coloniale du Maroc basé à Marrakech devient le régiment d’artillerie coloniale du Maroc intégré à la 2ème Division Marocaine.

-Au Levant, on trouve le Régiment d’artillerie coloniale du Levant à trois groupes de 65 ou 75 mm stationné à Damas et qui devient le 41ème RAC après la mobilisation.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale

-A Madagascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne.

Suite à la démobilisation, le nombre de régiments et d’unités diminue mais parallèlement, la qualité de leur matériel augmente, les derniers canons de 65mm sont ainsi retirés du service et l’entrainement nettement amélioré. Cela nous donne la situation suivante :

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis puis rendu indépendant

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes (trois de 75mm et deux de 155mm) intégre à la démobilisation la 1ère Division Marocaine

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes (quatre de 75mm et un de 155mm) reste indépendant.

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger puis à la 81ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de trois groupes de 75mm et un groupe de 105mm.

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran puis à la 82ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 155mm.

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine puis à la 83ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 105mm

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA et dispose pour l’appuyer de deux groupes de 75mm et un groupe de 105mm.

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA qui succède à la division de Sousse, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 105mm.

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 84ème DIA qui remplace la division de Tunis, disposant pour l’appuyer de trois groupes de 75mm.

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 182ème DIA avec pout équipement deux groupes de 75mm et un groupe de 155mm.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale équipé de canons de 75mm

-A Madascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne qui disposent de canons de 75mm.

-Pour ce qui est de l’Indochine, les 4ème et 5ème Régiments d’Artillerie Coloniaux intègrent les 6ème et 7ème DLI alors que le groupe autonome déployé en Chine est dissous;

Au printemps 1944, décision est prise de standardiser l’équipement et l’organisation des RAA selon le schéma suivant :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Deux groupes de 75mm et un groupe de 105mm, chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de quatre pièces soit un total de 24 canons de 75mm modèle 1897 et douze canons de 105mm, des Schneider modèle 1917 retirés du service de métropole mais toujours capable de servir dans l’Empire.

Le nombre de Régiments d’Artillerie d’Afrique ne change pas à la mobilisation d’août/septembre 1948, une batterie d’instruction étant activée pour former les recrues destinées aux RAA mais également aux RANA.

21-Armée de terre (52)

Régiments d’Artillerie Coloniale

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale (RAC) de Libourne est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Coloniale de Bordeaux

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Nimes est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Coloniale de Nimes
-Le 3ème régiment d’artillerie coloniale de Joigny est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Coloniale de Paris

-4ème  régiment d’artillerie coloniale en Indochine

-5ème  régiment d’artillerie coloniale en Indochine

-6ème  régiment d’artillerie coloniale

-8ème  régiment d’artillerie coloniale affecté à la 8ème DIC

-9ème  régiment d’artillerie coloniale

-11ème régiment d’artillerie lourde coloniale mis sur pied par le CMA 31 de Lorient

-Le 12ème régiment d’artillerie coloniale d’Agen est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Coloniale de Toulouse.

-Le 21ème Régiment d’Artillerie Colonial Mixte Motorisé est le régiment d’artillerie de la 5ème Division d’Infanterie Coloniale.

-Le 22ème Régiment d’Artillerie Coloniale est intégré à la 5ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 23ème  Régiment d’Artillerie Colonial Mixte Motorisé est le régiment d’artillerie de la 6ème Division d’Infanterie Coloniale.

-Le 32ème  Régiment d’Artillerie Colonial Mixte Motorisé est le régiment d’artillerie de la 7ème Division d’Infanterie Coloniale.

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Coloniale est partagé entre la 191ème et 192ème DIA.

-Le 42ème Régiment d’Artillerie Coloniale est intégré à la 30ème DIAlp

-Le 201ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 1ère Division d’Infanterie Coloniale

-Le 202ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 2ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 203ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 3ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 208ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 8ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 212ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 4ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 221ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale Mixte Motorisé est intégré à la 5ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 222ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 5ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 223ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale Mixte Motorisé est intégré à la 6ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 232ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale Mixte Motorisé est intégré à la 7ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 242ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 30ème DIAlp

Régiments d’Artillerie Nord-Africain

-Le 6ème régiment d’artillerie nord-africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et rattaché à la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 80ème régiment d’artillerie nord-africaine est un régiment d’artillerie réparti entre les 191ème et 192ème DIA, les deux groupes de 75mm sont pour la première division et le groupe de 155mm pour la 192ème Division d’Infanterie d’Afrique.

-Le 81ème régiment d’artillerie nord-africaine est affecté à la 7ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (7ème DINA)

-Le 82ème régiment d’artillerie nord-africaine est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et affecté à la 8ème Division d’Infanterie.

-Le 380ème régiment d’artillerie nord-africaine est le régiment d’artillerie de la 180ème DIA

-Le 385ème régiment d’artillerie nord-africaine est le régiment d’artillerie de la 181ème DIA

-Le 386ème régiment d’artillerie nord-africaine est le régiment d’artillerie de la 182ème DIA

-Le 387ème régiment d’artillerie nord-africaine est le régiment d’artillerie de la 183ème DIA

Régiments d’Artillerie d’Afrique et unités d’artillerie de l’Empire

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine

-Le 85ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 85ème DIA

-Le 86ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 86ème DIA

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA

-Groupement d’artillerie autonome coloniale de Tunisie basé à Sousse et intégré à la division du même nom qui à la mobilisation devient le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie.

-2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie affecté à la 88ème DIA

-Groupement autonome d’artillerie coloniale du Maroc basé à Marrakech devient le régiment d’artillerie coloniale du Maroc intégré à la 2ème Division Marocaine.

-Au Levant, on trouve le Régiment d’artillerie coloniale du Levant à trois groupes de 65 ou 75 mm stationné à Damas et qui devient le 41ème RAC après la mobilisation.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale

-A Madagascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne.

-En Chine, on trouve un groupe mixte d’artillerie coloniale.