14-Navires légers (37) Corvettes classe La Malouine (6)

La Strasbourgeoise

-La Strasbourgeoise est mis sur cale aux chantiers J. Lewis & Sons Ltd d’Aberdeen le 14 avril 1942 lancée le 7 janvier 1943 et mise en service le 10 septembre 1943.

Affectée à la 5ème DEO, elle quitte son chantier constructeur le 13 septembre, fait escale à Brest du 17 au 21 septembre avant de traverser l’Atlantique pour rallier Fort de France le 29 septembre 1943 où elle retrouve La Parisienne et La Messine.

Comme ses compères de la 5ème Division d’Escorte Océanique, la vingt et unième corvette de classe La Malouine va assurer la sécurisation des Antilles contre de possibles sous-marins allemands ainsi que des escortes de convois.

Du 5 novembre au 15 décembre 1946, la corvette est échouée au bassin pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 1er janvier 1947, sortant pour essais les 2 et 3 janvier puis pour remise en condition du 5 au 20 janvier 1947, date à laquelle la corvette est de nouveau disponible.

Le 5 septembre 1948, la corvette était à quai à Fort de France.  Elle est mise en alerte prête à patrouiller ou à escorter un convoi en direction de la métropole ou de l’AOF.

La Lilloise

-La Lilloise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 5 janvier 1943 lancée le 15 octobre 1943 et mise en service le 14 mai 1944.

La Lilloise et La Clermontoise quittent ensemble leur chantier constructeur le 22 mai pour leur long périple jusqu’à Diego-Suarez. Les deux corvettes font escale à Brest du 26 au 29 mai, à Casablanca du 2 au 5 juin, franchissent le détroit de Gibraltar le 6 juin pour pénétrer en Méditerranée.

Après un ravitaillement à Bizerte le 10 juin, ils sont à Alexandrie du 14 au 16 juin pour franchir le canal de Suez les 17 et 18 juin. Après avoir descendu la mer Rouge, les deux corvettes sont à Djibouti du 23 au 25 juin avant de rallier Diego-Suarez le 2 juillet 1944 après un voyage de 41 jours.

Leur arrivée permet à la 6ème DEO d’atteindre son format définitif à quatre navires pour s’opposer aux sous-marins italiens et pour escorter les convois transitant dans la région.

Du 5 juin au 15 juillet 1947, la corvette est échouée au bassin n°1 pour une remise en état complète et une mise à jour de son électronique. Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 1er août, sortant pour essais les 2 et 3 août puis pour remise en condition du 5 au 20 août, date à laquelle la corvette est à nouveau disponible.

Le 5 septembre 1948, La Lilloise et La Clermontoise escortaient un petit convoi de trois caboteurs entre Diego-Suarez et Djibouti  _des recrues malgaches et une batterie d’artillerie de 75_.

Les deux corvettes arrivent à Djibouti le 8 septembre, se ravitaillent puis rentrent à Diego-Suarez pour prendre en charge d’autres convois en compagnie de leurs compères La Rouennaise et La Nancéenne.

La Caennaise

-La Caennaise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 4 mars 1943 lancée le 4 janvier 1944 et mise en service le 12 août 1944.

La Caennaise quitte son chantier constructeur le 14 août 1944, fait escale à Brest du 18 au 23 août où elle se ravitaille, charge des munitions et procède à d’ultimes travaux et d’ultimes tests. La corvette quitte Brest en fin d’après midi, 23 août 1944 pour rallier Fort de France le 1er septembre 1944 où elle intègre la 5ème DEO.

Comme ses compères de la 5ème Division d’Escorte Océanique, la 23ème corvette de classe La Malouine va assurer la sécurisation des Antilles contre de possibles sous-marins allemands ainsi que des escortes de convois.

Du 16 septembre au 30 octobre 1947, elle est échouée dans la forme de radoub pour son premier grand carénage, une remise en état générale et une mise à jour des radars et de l’Asdic.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 12 novembre, sortant pour ses essais réglementaires les 13 et 14 novembre puis pour remise en condition du 16 au 30 novembre date à laquelle elle est de nouveau disponible.

Le 5 septembre 1948, la corvette était à quai à Fort de France. Elle est mise en alerte prête à appareiller pour une patrouille anti-sous-marine ou des escortes de convois.

La Clermontoise

-La Clermontoise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 12 janvier 1943 lancée le 23 octobre 1943 et mise en service le 21 mai 1944.

La Clermontoise et La Lilloise quittent ensemble leur chantier constructeur le 22 mai pour leur long périple jusqu’à Diego-Suarez. Les deux corvettes font escale à Brest du 26 au 29 mai, à Casablanca du 2 au 5 juin, franchissent le détroit de Gibraltar le 6 juin pour pénétrer en Méditerranée.

Après un ravitaillement à Bizerte le 10 juin, ils sont à Alexandrie du 14 au 16 juin pour franchir le canal de Suez les 17 et 18 juin. Après avoir descendu la mer Rouge, les deux corvettes sont à Djibouti du 23 au 25 juin avant de rallier Diego-Suarez le 2 juillet 1944 après un voyage de 41 jours.
Leur arrivée permet à la 6ème DEO d’atteindre son format définitif à quatre navires pour s’opposer aux sous-marins italiens et pour escorter les convois transitant dans la région.

Du 16 juillet au 31 août 1947, la corvette est échouée au bassin pour son  premier grand carénage, une remise en état générale et une mise à jour des radars et de l’électronique.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 13 août, effectuant ses essais à la mer les 14 et 15 août puis sa remise en condition du 17 au 31 août, date à laquelle elle est de nouveau opérationnelle.

Le 5 septembre 1948, La Clermontoise et La Lilloise escortaient un petit convoi de trois caboteurs entre Diego-Suarez et Djibouti _des recrues malgaches et une batterie d’artillerie de 75_.

Les deux corvettes arrivent à Djibouti le 8 septembre, se ravitaillent puis rentrent à Diego-Suarez pour prendre en charge d’autres convois en compagnie de leurs compères La Rouennaise et La Nancéenne.

14-Navires légers (36) Corvettes classe La Malouine (5)

La Parisienne

-La Parisienne est mis sur cale aux chantiers J. Lewis & Sons Ltd d’Aberdeen le 14 janvier 1942 lancée le 20 novembre 1942 et mise en service le 30 juillet 1943.

La dix-septième corvette construite pour la marine nationale quitte l’Ecosse et ses frimats pour des latitudes plus clémentes. Appareillant du grand port d’Ecosse le 3 août, elle fait escale à Brest du 7 au 14 août avant de traverser l’Atlantique, direction Fort de France son nouveau port d’attache où elle arrive le 22 août. Il est placé hors rang au sein des FNFA.

Cette situation est éphémère car le 21 septembre, son sister-ship La Messine arrive à Fort de France ce qui permet l’activation de la 5ème DEO dont la mission en temps de guerre est de participer à la sécurisation des Antilles contre les sous-marins ennemis et à escorter de probables convois FFC (Fort de France Casablanca), des convois de troupes et de produits tropicaux nécessaires à une économie nord-africaine en pleine expansion voir des convois FFB (Fort de France Brest), des convois qui seraient essentiellement composées de transport de troupes.

Du 13 août au 27 septembre 1946, la corvette La Parisienne est échouée dans la forme de radoub de la base de Fort de France pour son premier grand carénage qui comporte une remise en état complète et une modernisation des radars et de l’Asdic.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 15 octobre, sortant pour ses essais réglementaires le 16 et le 17 octobre puis pour remise en condition du 19 au 31 octobre, date à laquelle elle peut reprendre ses missions.

Quand éclate le second conflit mondial, La Parisienne est à la mer pour entrainement en compagnie de son sister-ship La Messine. L’exercice est annulé et les deux corvettes rentrent au port pour se ravitailler et se tenir prête à toute éventualité.

La Rouennaise

-La Rouennaise est mis sur cale aux chantiers J. Lewis & Sons Ltd d’Aberdeen le 21 janvier 1942 lancée le 1er décembre 1942 et mise en service le 12 août 1943.

La Rouennaise quitte son chantier constructeur en même temps que son sister-ship La Nancéenne pour une véritable odysée puisque les deux corvettes doivent rallier Diego-Suarez, la grande base française dans l’Océan Indien.

Appareillant d’Ecosse le 13 août, les deux corvettes font escale à Brest du 17 au 21 août, à Casablanca du 25 au 30 août, franchissent les colonnes d’Hercules le 31 avant de pénétrer en Méditerranée, se ravitaillant à Bizerte le 5 septembre avant une nouvelle escale à Alexandrie du 8 au 11 septembre.

La Rouennaise et La Nancéenne franchissent le canal de Suez les 12 et 13 septembre, sont à Djibouti du 17 au 20 septembre avant de rallier Diego-Suarez le 29 septembre après un mois et demi de mer. Leur arrivée dans la Grande Ile permet l’activation de la 6ème DEO qui doit encore accueillir La Lilloise et La Clermontoise.

La mission principale de la 6ème Division d’Escorte Océanique est de lutter contre les sous-marins italiens déployés dans la région depuis notamment l’Eyrthrée et la Somalie italienne et d’escorter les convois transitant par cet océan, ceux pouvant ravitailler et renforcer l’Indochine ou la Nouvelle Calédonie mais ceux également transportant en Europe les troupes indiennes, australiennes et néo-zélandaises.

Du 21 août au 1er octobre 1946, la corvette est échouée dans le bassin n°1 de Diego-Suarez pour un premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, La Rouennaise est armée pour essais le 13 octobre, sortant pour essais officiels les 14 et 15 octobre puis pour remise en condition du 17 au 30 octobre 1946.

Le 24 août 1948, il quitte Diego-Suarez en compagnie du pétrolier La Garonne pour rallier Adaban afin de charger du mazout pour les dépôts de Diego-Suarez. Les deux navires arrivent à destination le 2 septembre, chargeant du mazout les 3 et 4 septembre, appareillant dans la nuit du 4 au 5 septembre pour rentrer à Diego-Suarez le 14 septembre 1948.

La Messine

-La Messine est mis sur cale aux chantiers J. Lewis & Sons Ltd d’Aberdeen le 28 janvier 1942 lancée le 10 décembre 1942 et mise en service le 25 août 1943.

La dix-neuvième corvette de classe La Malouine quitte l’Ecosse le 30 août, fait escale à Brest du 5 au 12 septembre avant de rallier Fort de France le 21 septembre 1943, son arrivée permettant l’activation de la 5ème DEO qui atteindra son format définitif avec les mises en service de La Strasbourgeoise et de la Caennaise.

Après de nombreux exercices et patrouilles, La Messine est échouée au bassin de la base navale de Fort de France du 28 septembre au 4 novembre 1946 pour son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 18 novembre, sortant pour essais les 19 et 20 novembre puis pour remise en condition du 22 novembre au 7 décembre 1946, date à laquelle la corvette est déclarée disponible.

Quand éclate le second conflit mondial, La Messine est à la mer pour entrainement en compagnie de son sister-ship La Parisienne. L’exercice est annulé et les deux corvettes rentrent au port pour se ravitailler et se tenir prête à toute éventualité.

La Nancéenne

-La Nancéenne est mis sur cale aux chantiers J. Lewis & Sons Ltd d’Aberdeen le 24 janvier 1942 lancée le 2 décembre 1942 et mise en service le 14 août 1943.

La Nancéenne quitte son chantier constructeur en même temps que son sister-ship La Rouennaise pour une véritable odysée puisque les deux corvettes doivent rallier Diego-Suarez, la grande base française dans l’Océan Indien.

Appareillant d’Ecosse le 13 août, les deux corvettes font escale à Brest du 17 au 21 août, à Casablanca du 25 au 30 août, franchissent les colonnes d’Hercules le 31 avant de pénétrer en Méditerranée, se ravitaillant à Bizerte le 5 septembre avant une nouvelle escale à Alexandrie du 8 au 11 septembre.

La Nancéenne et La Rouennaise franchissent le canal de Suez les 12 et 13 septembre, sont à Djibouti du 17 au 20 septembre avant de rallier Diego-Suarez le 29 septembre après un mois et demi de mer. Leur arrivée dans la Grande Ile permet l’activation de la 6ème DEO qui doit encore accueillir La Lilloise et La Clermontoise.

Du 15 septembre au 30 octobre 1946, la vingtième corvette est échouée au bassin n°2 pour une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 13 novembre, sortant pour ses essais réglementaires les 14 et 15 novembre puis pour sa remise en condition du 17 au 30 novembre, date à laquelle la corvette est de nouveau disponible.

Le 5 septembre 1948, La Nancéenne était à quai à Diego-Suarez. Elle est mise en alerte à l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège (comme l’ensemble des forces navales françaises) mais bien vite va prendre part à des missions plus «routinières» : l’escorte de convois de transport de troupes entre Fremantle et Suez, relevant l’escorte australienne avant de passer le relais à l’entrée du canal en mer Rouge à des navires britanniques ou australiens détachés auprès de la Royal Navy.

14-Navires légers (32) corvettes classe La Malouine (1)

J-Corvettes classe La Malouine

La corvette HMS Myositis de classe Flower

La corvette HMS Myositis de classe Flower

Avant-propos

Surprise durant le premier conflit mondial par les sous-marins, la marine britannique si elle à oublié la tactique du convoi (rappelée par la marine nationale),  à anticipé un grand besoin en escorteurs en construisant des chalutiers et des destroyers légers mais également de corvettes dont la coque est inspirée de celle d’un baleinier, une coque taillée pour l’Atlantique Nord.

La France est rapidement intéressée par ce modèle de navire qui à l’avantage d’être équipé d’origine d’un Asdic. Des négociations sont rapidement entamés entre Paris et Londres pour construire dans les chantiers britanniques des corvettes à armement français.

Cela aboutit sur la commande de quatre corvettes à la tranche 1938bis complémentaire ou 1938ter (12 avril 1939) suivit de dix-huit navires supplémentaires dans le cadre du décret du 11  novembre 1939.

A ces vingt-deux navires s’ajoutent dix autres navires, des versions améliorées financées au tranches 1941 (quatre) et aux tranche 1944 (six) du programme naval, ces trente-deux navires remplaçant les chalutiers équipés d’Asdic construits aux Etats Unis et auraient du remplacer les Cancalaise/Ajacienne sans le déclenchement du second conflit mondial.

Ces trente deux navires sont baptisés La Malouine La Bastiaise La Dieppoise La Paimpolaise La Remoise La Dunkerquoise La Versaillaise L’Antillaise La Nimoise La Calaisienne La Calvaise La Troyenne La Rennaise La Rochellaise La Agenaise La Paloise La Parisienne La Rouennaise La Messine, La Nancéenne, La Strasbourgeoise La Lilloise La Caennaise La Clermontoise La Lyonnaise L’Algéroise L’Oranaise L’Aixoise La Sablaise La Quimperoise La Servannaise et La Cherbourgeoise.

Ces trente-deux navires vont au final être tous construits en Grande Bretagne avec un armement français généralement mis en place à Brest par les ouvriers de l’Arsenal de Brest voir ceux de Cherbourg ou de Lorient.

Comme les aviso-dragueurs, les trente-deux corvettes vont former des divisions appelées DEO ou Division d’Escorte Océanique avec l’Atlantique comme principal terrain de jeu même si La Malouine et ses soeurs pointeronr également le bout de leur étrave en Méditerranée.

-1ère DEO (Brest) : La Malouine La Dieppoise La Remoise  et La Versaillaise

-2ème DEO (Casablanca) : La Bastiaise La Paimpolaise La Dunkerquoise et L’Antillaise

-3ème DEO (Lorient) : La Nimoise La Calvaise La Rennaise et L’Agenaise

-4ème DEO (Brest) : La Calaisienne La Troyenne La Rochelaise et La Paloise

-5ème DEO (Fort de France) : La Parisienne, La Messine La Strasbourgeoise et La Caennaise

-6ème DEO (Diego-Suarez) : La Rouennaise La Nancéenne La Lilloise et La Clermontoise

-7ème DEO (Dakar) : La Lyonnaise L’Oranaise La Sablaise et La Servannaise

-8ème DEO (Dunkerque) : L’Algeroise L’Aixoise La Quimperoise et La Cherbougeoise.

La Malouine

-La Malouine est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 13 novembre 1939 lancée le 21 mars 1940 et mise en service le 5 novembre 1940.

La corvette qui son chantier constructeur le lendemain pour rallier Brest où elle arrive le 8 novembre 1940, intégrant hors rang le groupement de surveillance de la flotte de l’Atlantique.

Le 19 mars 1941, la corvette La Dieppoise arrive à Brest. Son arrivée permet l’activation de la 1ère Division d’Escorte Océanique.

En cas de conflit, cette division (qui doit encore accueillir les corvettes La Remoise  et La Versaillaise) doit assurer l’escorte de convois BCD/DCB (Brest Casablanca Dakar/Dakar Casablanca Brest) et d’éventuels convois transatlantiques pour livrer du matériel commandé et/ou fabriqué aux Etats Unis voir de très hypothétiques troupes américaines.

Du 3 septembre au 15 octobre 1943, La Malouine est échouée dans le bassin n°4 au Salou pour son premier grand carénage. Elle y subit une remise en état complète, une modernisation de sa DCA (canons de 37mm à la place des mitrailleuses de 13.2mm) et de son électronique embarquée.

Armée pour essais le 1er novembre 1943, elle sort pour ses essais réglementaires du 2 au 4 puis pour sa remise en condition du 6 au 20 novembre 1943.

Elle subit un nouveau grand carénage en état échoué au bassin n°3 du 7 décembre 1946 au 17 janvier 1947 pour une remise en état complète, les seuls travaux de modernisation concernant l’électronique.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 1er février 1947, réalisant ses essais réglementaires du 2 au 5  puis sa remise en condition du 7 au 17 février 1947 date à laquelle il peut reprendre ses missions.

Quand l’Allemagne bombarde la Norvège  le 5 septembre 1948, décision est prise de riposter par l’envoi d’un corps expéditionnaire. Aussitôt, des troupes prévues à cet effet, convergent vers Brest pour embarquer à bord de cargos et de paquebots réquisitionnés dont l’escorte rapprochée doit être assurée par la 1ère DEO.

La Bastiaise

-La Bastiaise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 18 novembre 1939 lancée le 8 avril 1940 et mise en service le 12 décembre 1940.

La deuxième corvette de sa classe quitte Middlesborough le 14 décembre, se ravitaille à Brest le 17 décembre pour rallier Casablanca où elle arrive le 22 décembre 1940 au matin, étant placé hors rang au sein du groupement de surveillance de l’Atlantique en attendant la mise en service de La Paimpolaise. L’arrivée de cette dernière à Casablanca le 14 avril 1941 permet l’activation de la 2ème DEO.

Cette division (qui doit encore l’accueillir La Dunkerquoise et L’Antillaise ) doit à la fois participer à la sécurisation du détroit de Gibraltar et protéger les convois BCD/DCB voir d’éventuels convois transatlantiques «Sud» entre Fort de France et Casablanca.

Le 2 janvier 1944, la corvette La Bastiaise quitte Casablanca pour Dakar afin de subir son premier grand carénage. Arrivé dans la capitale de l’AOF le 6 janvier, il est échoué dans le bassin n°1 du 10 janvier au 21 février pour une remise en état complète plus la modernisation de la DCA et de l’électronique du bord.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 7 mars 1944, sortant pour essais du 8 au 10 puis pour remise en condition du 12 au 22 mars. Il quitte Dakar le 23 mars pour rallier Casablanca le 27 mars 1944 au matin.

La Bastiaise va subir au printemps 1947 son deuxième grand carénage. Le 3 avril 1947, elle quitte Casablanca pour rallier Dakar le 7. Elle est échouée dans le bassin n°1 du 11 avril au 30 mai pour une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 9 juin, effectuant ses essais réglementaires du 10 au 12 puis sa remise en condition du 14 au 28 juin. Elle quitte Dakar le 29 juin pour rallier Casablanca le 4 juillet 1947.

Le 5 septembre 1948, La Bastiaise était en patrouille de surveillance au large du détroit de Gibraltar et informée des bombardements allemands et du début de la guerre, elle rallie Casablanca pour se ravitailler et se tenir prête à toute éventualité.

La Dieppoise

-La Dieppoise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 23 mars 1940 lancée le 30 septembre 1940 et mise en service le 14 mars 1941.

La corvette quitte Middlesborough le 17 mars pour rallier Brest deux jours plus tard, son arrivée dans le port du Ponant permettant l’activation de la 1ère DEO.

En cas de conflit, cette division (qui doit encore accueillir les corvettes La Remoise qui arriva fin mai 1941  et La Versaillaise) doit assurer l’escorte de convois BCD/DCB (Brest Casablanca Dakar/Dakar Casablanca Brest) et d’éventuels convois transatlantiques pour livrer du matériel commandé et/ou fabriqué aux Etats Unis voir de très hypothétiques troupes américaines.

Du 11 avril au 30 mai 1944, la Dieppoise est échouée au bassin Tourville pour son premier grand carénage où elle subit une remise en état complète plus une modernisation de son électronique et de sa DCA.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 15 juin 1944, sortant pour essais du 16 au 18 puis pour remise en condition du 20 juin au 3 juillet 1944, date à  laquelle il est de nouveau déclaré disponible.

Avant le début du second conflit mondial, La Dieppoise va subir un deuxième grand carénage. Du 7 mai au 15 juin 1947, elle va être échoué dans le bassin Tourville pour une remise en état complète qui se poursuit ensuite à quai.

Armée pour essais le 1er juillet 1947, elle réalise ses essais réglementaires du 2 au 4 puis sa remise en condition du 6 au 17 juillet, date à laquelle elle est de nouveau disponible.

Quand l’Allemagne bombarde la Norvège  le 5 septembre 1948, décision est prise de riposter par l’envoi d’un corps expéditionnaire.

Aussitôt, des troupes prévues à cet effet, convergent vers Brest pour embarquer à bord de cargos et de paquebots réquisitionnés dont l’escorte doit être assurée par la 1ère DEO.

La Paimpolaise

-La Paimpolaise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 23 mars 1940 lancée le 7 octobre 1940 et mise en service le 5 avril 1941.

La corvette quitte son chantier constructeur le 7 avril 1941, se ravitaille à Brest le 10 pour pouvoir rallier Casablanca le 14 avril, permettant l’activation de la 2ème DEO avec son sister-ship La Bastiaise.

Cette division (qui doit encore l’accueillir La Dunkerquoise et L’Antillaise ) doit à la fois participer à la sécurisation du détroit de Gibraltar et protéger les convois BCD/DCB voir d’éventuels convois transatlantiques «Sud» entre Fort de France et Casablanca.

Le 6 mai 1944, la corvette quitte Casablanca pour subir son premier grand carénage à Dakar. Elle arrive sur place le 10 mai et est échouée au bassin du 15 mai au 30 juin pour une remise en état complète plus la modernisation de l’électronique et de la DCA

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 9 juillet, sortant pour essais du 10 au 12  puis pour remise en condition du 14 au 28 juillet. Elle quitte Dakar le 1er août pour rallier Casablanca le 5 août 1944 et reprendre son service habituel.

Le 23 mai 1947, la corvette quitte Casablanca pour rallier Dakar le 27 mai afin de subir son premier grand carénage. Elle est échouée dans le bassin n°1 du 1er juin au 15 juillet pour une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à quai, La Paimpolaise est armée pour essais le 26 juillet, effectuant ses essais à la mer du 27 au 29 juillet puis sa remise en condition du 1er au 15 août. Elle quitte Dakar le 17 pour rentrer à Casablanca le 21 août 1947.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, La Paimpolaise est à quai à Casablanca. Elle est mise en alerte mais n’appareille pas immédiatement.