22-Armée de terre : armement et matériel (94) ordre de bataille (28)

31ème Corps d’Armée

-631ème régiment de pionniers

-31ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (31ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant des automitrailleuses puissantes. A noter que les AMX-42 ne sont livrés qu’à la fin du mois de septembre.

-144ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (144ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°531 (GAO-531) ne doit être placé sous le commandement du 31ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-Ce Corps d’Armée dispose comme les autres de deux divisions d’infanterie, une division d’infanterie coloniale la 6ème DIC et une division d’infanterie polonaise, la 3ème DIP.

-La 6ème Division d’Infanterie Coloniale (6ème DIC) est une division d’infanterie coloniale de mobilisation qui dispose d’un régiment d’infanterie coloniale (5ème RIC) et de deux régiments de tirailleurs sénégalais (19ème et 22ème RTS); de deux régiments d’artillerie coloniaux (14ème RAC et 214ème RALC), la 606ème Batterie Divisionnaire Antichar coloniale, du 606ème Bataillon de défense antiaérienne colonial, du 102ème bataillon du génie et de différentes unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 76ème Groupement de Reconnaissance de Divisionnaire d’Infanterie (76ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 3ème Division d’Infanterie Polonaise (3ème DIP) est une division composée de polonais de France, volontaires ou conscrits.

Elle est organisée sur le modèle d’une DI française et dispose donc de trois régiments d’infanterie (7ème régiment d’infanterie polonaise, 8ème régiment d’infanterie polonaise et 9ème régiment d’infanterie polonaise); deux régiments d’artillerie (3ème RAPol et 203ème RAPol), de la 603ème Batterie Divisionnaire Antichar Polonaise, du 603ème bataillon de défense antiaérienne polonais, du 103ème bataillon du génie et de différentes unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 3ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses Daimler Dingo en attendant la disponibilité de chars légers.

32ème Corps d’Armée

-632ème régiment de pionniers

-32ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (32ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 _reçus à la mi-octobre_ et d’automitraIlleuses de découverte en attendant des automitrailleuses puissantes.

-145ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (145ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°532 (GAO-532) ne doit être placé sous le commandement du 32ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-Ce Corps d’Armée dispose comme les autres de deux divisions d’infanterie, une division d’infanterie coloniale la 7ème DIC et une division d’infanterie polonaise, la 4ème DIP.

-La 7ème Division d’Infanterie Coloniale (7ème DIC) est une division d’infanterie coloniale de mobilisation composée d’un régiment d’infanterie coloniale (7ème RIC), de deux régiments de tirailleurs sénégalais (20ème et 25ème RTS); de deux régiments d’artillerie (15ème RAC et 215ème RALC), de la 607ème Batterie Divisionnaire Antichar coloniale, du 607ème Bataillon de défense antiaérienne coloniale, du 104ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 77ème Groupement de Reconnaissance de Divisionnaire d’Infanterie (76ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 4ème Division d’Infanterie Polonaise (4ème DIP) dispose de trois régiments d’infanterie, les 10ème 11ème et 12ème RIP; deux régiments d’artillerie (4ème RAPol et 204ème RAPol), de la 604ème Batterie Divisionnaire Antichar polonaise, du 604ème Bataillon de défense antiaérienne polonais, du 105ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 4ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses Daimler Dingo en attendant la disponibilité de chars légers.

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21-Armée de terre (12)

Régiments d’infanterie coloniale (R.I.C)

Les troupes dites coloniale regroupent plusieurs réalités. Nous venons de voir les régiments de tirailleurs qui appartiennent à la Coloniale. A part leur encadrement, ils sont formés d’indigènes qu’ils soient sénégalais (en réalité de toute l’Afrique Noire), algériens, marocains, tunisiens, malgaches ou indochinois.

L’autre versant de la Coloniale se sont les régiments coloniaux qui sont eux formés d’engagés métropolitains qui ne doivent eux pas être confondus avec les troupes de l’Armée d’Afrique comme les zouaves ou les chasseurs d’Afrique.

Les troupes coloniales ont pour origine les compagnies ordinaires de la mer créées par le cardinal de Richelieu pour fournir de l’infanterie aux navires de la marine royale et ainsi participer à l’arbordage des navires ennemis.

Surnomés marsouins (et bigors pour les artilleurs), les fantassins de la marine participe à la guerre franco-allemande de 1870 au sein de la Division Bleue. Ce conflit terminé, l’infanterie de marine participa aux conquêtes coloniales en Afrique et en Asie.

En 1872, on trouvait quatre régiments d’infanterie de marine en métropole, des régiments logiquement basés dans les bases de la Royale, le 1er étant stationné à Cherbourg, le 2ème à Brest, le 3ème à Rochefort et le 4ème à Toulon.

En 1890, les régiments de métropole se dédoublent, le 5ème et le 6ème RIM étant basés à Lyon, le 7ème à Bordeaux et le 8ème à Toulon. On trouve également quatre régiments en Indochine (9ème à Hanoï, le 10ème à Haïphong, le 11ème et le 12ème à Saïgon). De nouveaux régiments sont régulièrement créés pour faire face aux besoins de la conquête coloniale

Le 7 juillet 1900, une loi est promulguée faisant passer ces troupes dans le giron du Ministère de la Guerre, les Troupes de Marine prennent le nom de Troupes coloniales.

Placé sous l’autorité de la 8ème direction du ministère de la guerre (7 janvier 1901), les troupes coloniales sont cependant placées sous l’autorité du ministère des Colonies quand elles sont déployées dans l’Empire.

En 1902, le nombre de régiments d’infanterie coloniale passe à 24 régiments avant de bientôt retomber à vingt et un suite à des dissolutions.

Si les régiments dans l’Empire restent indépendants, les douze régiments d’infanterie coloniale stationnés en métropole forment trois divisons d’infanterie coloniale à deux brigades de deux régiments d’infanterie coloniale chacune, ses trois divisions formant un corps d’armée colonial.

Durant le premier conflit mondial, les troupes coloniales écrivent avec leur sang les plages les plus glorieuses notamment dans la boue des tranchées.

Avec le deuxième empire du monde derrière l’Empire britannique, les troupes coloniales sont plus que jamais nécessaires et comme avant le premier conflit mondial, elles sont à la fois stationnées en métropole et dans l’Empire. Ainsi en septembre 1939, la Coloniale affiche pour ces régiments d’infanterie le visage suivant :

-Le 1er régiment d’infanterie coloniale (1er RIC) stationné à Paris est intégré à la 3ème DIC

-Le 2ème régiment d’infanterie coloniale (2ème RIC) stationné à Brest est intégré à la 4ème DIC

-Le 3ème régiment d’infanterie coloniale (3ème RIC) stationné à Bordeaux est intégré à la 1ère DIC

-Le Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc (R.I.C.M) stationné à Aix appartient lui à la 2ème DIC

-Le 9ème régiment d’infanterie coloniale est déployé en Indochine

-Le 11ème régiment d’infanterie coloniale est déployé en Indochine

-Le 16ème régiment d’infanterie coloniale est déployé en Chine

-Le 21ème régiment d’infanterie coloniale (21ème RIC) stationné à Paris appartient à la 3ème DIC

-Le 23ème régiment d’infanterie coloniale (23ème RIC) stationné à Paris appartient à la 3ème DIC.

-le bataillon autonome d’infanterie coloniale est stationné à Ouezzan au Maroc

-Le bataillon de marche d’infanterie coloniale stationné au Levant devient peu après la mobilisation le 24ème régiment de marche d’infanterie coloniale puis en 1944, le 24ème régiment d’infanterie coloniale. Il intégre ensuire la 191ème DIA qu’il forme avec le 12ème RTT (le 16ème RTT qui appartenait à la division à été dissous quand les DIA ont été reformés sur le mode DLI à deux RI.)

-Le bataillon d’infanterie coloniale de l’AOF est déployé au Sénégal

-103ème bataillon de marche d’infanterie coloniale stationné en Chine

-104ème bataillon de marche d’infanterie coloniale stationné en Chine

-108ème bataillon de marche d’infanterie coloniale stationné en Chine

-Le 10ème régiment mixte d’infanterie coloniale est stationné en Indochine

-Le19ème régiment mixte d’infanterie coloniale est stationné en Indochine

-Quatre compagnies mixtes d’infanterie coloniale basée à Fort de France, à Camp Jacob (Guadeloupe), à Cayenne et à Papeete.

La situation évolue entre septembre 1939 et septembre 1948. La compagnie mixte d’infanterie coloniale stationnée à Fort de France devient le 12ème régiment d’infanterie coloniale qui dispose de deux bataillons plus un troisième activé à la mobilisation.

La compagnie mixte stationnée à Camp Jacob en Guadeloupe devient un bataillon mixte d’infanterie coloniale.

La compagnie mixte stationnée à Cayenne en Guyane est complétée en 1945 par un bataillon de tirailleurs sénégalais de Guyane.

La compagnie mixte stationnée à Papeete devient un bataillon appelé le 1er bataillon d’infanterie coloniale du Pacifique.

-Un régiment d’infanterie coloniale du Pacifique est créé en septembre 1945 avec un recrutement chez les caldoches alors qu’un temps il fût prévu que le régiment soit mixte. Ce régiment reçoit en juin 1948 le n°1 pour prévoir la création éventuelle d’autres régiments de ce type.

A la mobilisation générale d’août 1948, trois nouvelles divisions d’infanterie coloniale sont mises sur pied, les 5ème, 6ème et 7ème DIC.

Trois nouveaux régiments d’infanterie coloniale sont ainsi créés, le 1er régiment d’infanterie coloniale donne naissance au 4ème RIC qui intègre la 5ème DIC en compagnie des 11ème et 21ème RTS, le 2ème RIC donne naissance au 5ème RIC qui intègre la 6ème DIC en compagnie des 19ème et 22ème RTS alors que le 3ème RIC donne naissance au 7ème RIC qui intègre la 7ème DIC en compagnie des 20ème et 25ème RTS.