22-Armée de terre : armement et matériel (69) Ordre de bataille (3)

Groupe d’Armées n°1

La zone de responsabilité du Groupe d'Armées n°1

La zone de responsabilité du Groupe d’Armées n°1 (1) : 7ème armée BEF et 1ère Armée

Préambule

Quand éclate la guerre de Pologne, le Groupe d’Armées n°1 est déployée entre la mer du Nord et Longuyon, couvrant donc la frontière belge depuis la mer du Nord jusqu’à cette ville de Lorraine avec deux armées bien équipées et bien entrainées, les 1ère et 7ème armées, deux armées moins bien équipées et entrainées, les 2éme et 9ème armées auxquelles s’ajoutaient le corps expéditionnaire britannique (British Expeditionnary Force) composé de neuf divisions d’infanterie auxquelles s’ajoute deux divisions à l’entrainement en France et une division d’infanterie au sein du Groupe d’Armées n°2.

A ces armées s’ajoutait également un Corps de Cavalerie composé des 2ème et 3ème DLM, la 1ère DLM étant affecté à la 7ème armée pour tendre la main aux néerlandais dans le cadre de la manoeuvre Dyle-Breda.

A l’origine, il était prévu en octobre 1939 un plan Escaut, le GA n°1 devant se porter sur l’Escaut jusqu’à Gand, l’armée belge couvrant la zone comprise entre Gand et Anvers, la 7ème armée restant en réserve à Reims.

Ce plan évolue avec la volonté de tendre la main aux néerlandais. Pour cela, la 7ème armée est déployée à l’ouest du BEF entre la mer du Nord et Hazebrouck et doit dès le déclenchement de l’offensive allemande et la demande d’aide des néerlandais et des belges, pénétrer en Belgique et tendre la main aux néerlandais en couvrant les bouches de l’Escaut jusqu’à Flessingue (8 novembre).

Tout cela aboutit à un plan Dyle-Breda (validé le 17 décembre 1939) qui voit la 7ème armée devant rallier Breda pour tendre la main à des unités néerlandaises.

Les britanniques auraient du se porter sur la Dyle de Louvain à Wavre, la 1ère armée dans la trouée de Gembloux sur la ligne Wavre-Namur sous la couverture du Corps de Cavalerie, l’armée belge s’installe sur une ligne Louvain à Anvers. La 9ème armée doit pénétrer dans le sud de la Belgique, la 2ème armée tenant son secteur entre Sedan et Longwy.

Ce plan n’à bien entendu pas été exécuté car la guerre de Pologne s’est achevé avant toute attaque allemande à l’ouest. Il n’à donc été joué dans cette version que dans le cadre de wargames.

Les conclusions sont les suivantes : la 7ème armée aurait eu du mal à tendre la main à la petite armée néerlandaise et la 1ère armée même renforcée par le Corps de Cavalerie aurait du mal à affronter les divisions blindées allemandes.

Ce plan aurait aboutit à un affrontement titanesque dans les plaines belges, un affrontement aux conclusions incertaines.

Entre septembre 1940 et septembre 1948, l’évolution du Groupe d’Armées n°1 se situe à la marge puisqu’elle doit toujours comprendre de l’ouest à l’est la 7ème armée, le Corps Expéditionnaire Britannique, la 1ère armée, la 9ème armée et la 2ème armée, couvrant une zone allant de la mer du Nord aux Ardennes.

A ces différentes armées s’ajoute deux Corps de Cavalerie, le 1er Corps de Cavalerie composé des 1ère et 5ème DLM et le 2ème Corps de Cavalerie composé des 3ème et 7ème DLM sans parler du 1er Corps d’Armée Cuirassé avec les 1ère, 3ème et 5ème Divisions Cuirassées.
En terme de stratégie, le plan Dyle-Breda à été réactualisé. Les deux Corps de Cavalerie soit quatre DLM (376 chars Somua + 136 chars légers de reconnaissance) doivent pénétrer en avant des différentes armées pour repousser les pointes allemandes, gagner du temps pour permettre aux différentes armées de s’installer sur un front semblable à celui imaginé en 1939.

Ensuite les Corps de Cavalerie si ils ne sont pas trop entamés doivent appuyer les différentes armées pour repousser hors de Belgique et des Pays Bas les troupes allemandes en soutien des armées de ces deux pays.

En version offensive, le GA n°1 pourrait attaquer par les plaines belges ou le Luxembourg, le CAC n°1 appuyé par les deux Corps de Cavalerie devant être la pointe de diamant appuyés par les différentes armées, les divisions d’infanterie du GA n°1 étant parmi les meilleures de l’armée française.

7ème Armée

Neuf ans plus tard, la 7ème armée  est déployée entre Dunkerque et Armentières avec deux corps d’armée à trois divisions d’infanterie. Elle pourrait également bénéficier du renfort du 1er Corps de Cavalerie et de ses deux Divisions Légères Mécaniques, les 1ère et 5ème DLM.

Une fois la mobilisation terminée, cette armée dispose de deux corps d’armée à trois divisions d’infanterie, chaque corps d’armée disposant d’une division d’infanterie motorisée et de deux divisions d’infanterie type Nord-Est.

Si les premières sont des unités d’active, les autres sont des unités mobilisées de série A, des conscrits et des réservistes jeunes voir de série B, des réservistes plus âgés mais pas moins compétents.

Outre les différents corps d’armée, on trouve des unités rattachées directement à la 7ème armée :

-4 régiments de pionniers : les 407ème, 417ème, 427ème et 437ème régiments

-7ème et 17ème compagnie de garde de quartier général

-Groupement de bataillons de chars 507 avec le 7ème BCC (45 FCM-42), le 17ème BCC (45 Renault R-40), le 32ème BCC (45 FCM-42) et le 43ème BCC (45 Renault R-40), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

On trouve également une unité de DCA en l’occurence le 7ème Groupe Anti-Aérien de Campagne (7ème GAAC) disposant d’un état-major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des véhicules tout-terrains Laffly. Et des unités de soutien dépendant de l’artillerie.

-Différentes unités du génie, des transmissions et du train avec trois compagnies hippomobiles et des compagnies de transport équipés de camions, d’autos et d’autocars; des unités d’intendance et de santé ainsi que des unités de gendarmerie pour maintenir l’ordre dans les arrières et gérer les éventuels prisonniers.

L’armée de l’air détache au profit de la 7ème Armée différentes unités pour la reconnaissance, l’observation, l’appui-feu et la couverture aérienne.

On trouve d’abord le GRAVIA VIIA (Groupement d’Aviation de la 7ème Armée) qui dispose des moyens suivants :

-8ème Escadre de chasse stationnée à Dunkerque avec 108 chasseurs répartis entre 81     monomoteurs Bloch MB-157 et 27 bimoteurs Lockeed H-322 Eclair  répartis en trois     groupes de trente-six appareils (27 monomoteurs et 9 bimoteurs).

Bréguet Br693

Bréguet Br693

-Deux groupes de bombardement d’assaut stationnés à Saint-Omer, les GBA I/35 et II/35     équipés respectivement de Bréguet 691 et de Bréguet 693

-Un groupe de bombardement en piqué, le GB I/40 stationné à Nogent-Fontes et équipé de
Loire-Nieuport LN-430

-Un groupe de bombardement moyen, le GB II/12 stationné à Lille-Lesquin avec pour équipement des Lioré et Olivier Léo 451.

-Un groupe de reconnaissance tactique, le GR I/35 stationné à Saint-Iglevert et équipé de     trente-six Bloch MB-176.

Le GRAVIA-VIIA dispose donc de 108 chasseurs (81 monomoteurs Bloch MB-157 et 27 bimoteurs Lockeed H-322 Eclair), de 54 bombardiers d’assaut (27 Bréguet Br691 et 27 Bréguet Br693), de 27 bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN-430, 27 bombardiers moyens Lioré et Olivier Léo 451 et 36 Bloch MB-176 soit un total de 252 avions de combat.

A ces moyens déjà importants s’ajoutent deux Groupes Aériens d’Observation, les GAO-501 et GAO-518 rattachés en temps normal à deux divisions d’infanterie mais qui peuvent être placés sous l’autorité du GRAVIA-VIIA pour faire masse.

-1er Corps d’Armée

Outre l’état-major du Corps d’Armée mis sur pied comme son numéro l’indique en région parisienne, on trouve des unités qui lui sont directement rattachés :

-le 601ème régiment de pionniers

-Le 1er Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (1er GRCA) mis sur pied par le CMC n°18 d’Asnières et qui dispose de douze chars légers AMX-42 et de seize automitrailleuses puissantes AM-40P sans oublier des fusiliers motocyclistes.

Canon de 105mm long modèle 1936S

Canon de 105mm long modèle 1936S

-Le 101ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (101ème RALT) disposant de deux groupes à trois batteries (24 pièces) équipés de Schneider de 105L modèle 1936 et un groupe à trois batteries (12 pièces) équipé de canons de 155 GPFT.

-Quatre compagnies de génie, intégré au 101ème bataillon avec les 1ère et 2ème compagnies de sapeurs mineurs, la 16ème compagnie d’équipage de pont et la 21ème compagnie de parc du génie.

-81ème compagnie télégraphiste et 82ème compagnie radio.

-351/1ère compagnie automobile de quartier général
-384/1ère compagnie automobile de transport

-101/1er groupe d’exploitation motorisé et 201/1ère compagnie de ravitaillement en viande

-1ère ambulance motorisée, 201ème ambulance chirurgicale légère motorisée, 1er groupe sanitaire de ravitaillement motorisé et 1ère section hygiène,lavage et désinfection.

-Groupe Aérien d’Observation (GAO) n°501 équipé de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Mureaux ANF-123 soit un total de trente-cinq appareils chargés d’éclairer les divisions de pointe et d’appuyer le GRCA et les GRDI.

On trouve ensuite les trois divisions d’infanterie, une division motorisée et deux divisions de type Nord-Est partiellement motorisée.

-25ème Division d’Infanterie Motorisée. Cette division d’active basée à Clermont-Ferrand est la division motorisée du 1er Corps d’Armée, la division en pointe, la plus apte à suivre les DLM ou les DC.

Elle dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (38ème, 92ème et 121ème RI), de deux régiments d’artillerie (16ème RAD et 216ème RALD), de la 625ème batterie divisionnaire antichar, du 25ème bataillon de défense antiaérienne, du 21ème bataillon du génie ainsi que diverses unités logistiques et de soutien.

Il bénéficie également du concours du 5ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (5ème GRDI) équipé de     chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 4ème Division d’Infanterie est une unité de série A, une unité de mobilisation composée de jeunes conscrits ou de réservistes récemment libérés. Cette division est du type Nord-Est mais elle est néanmoins plus motorisée que les divisions d’active du même type.

Cette division dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (45ème, 72ème et 124ème RI), , de deux régiments d’artillerie (29ème RAD et 229ème RALD), de la 604ème batterie divisionnaire antichar, du 4ème bataillon de défense antiaérienne et du 66ème bataillon du génie ainsi que diverses unités logistiques et de soutien.

Elle bénéficie également du concours du 12ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (12ème GRDI) équipé de vingt chars légers Hotchkiss H-39 et de 28 automitrailleuses puissantes AM modèle 1940 P (16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC).

-La 21ème Division d’Infanterie est une division d’active stationnée dans l’Ouest de la France avec un état-major implanté à Nantes.

Cette division dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (48ème, 65ème et 137ème RI), de deux régiments d’artillerie (35ème RAD et 235ème RALD), de la 605ème batterie divisionnaire antichar, du 21ème bataillon de défense antiaérienne et du 29ème bataillon du génie ainsi que de diverses unités logistiques et de soutien.

Elle bénéficie également du concours du 27ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (27ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

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22-Armée de terre : armement et matériel (39)

Panhard 201 (AutoMitrailleuse Puissante AM modèle 40 P)

Automitrailleuse Puissante Panhard 201 ou AM modèle 1940P

Automitrailleuse Puissante Panhard 201 ou AM modèle 1940P

Développement

Le 3 mai 1938, un programme d’AutoMitrailleuse Puissante est lancée pour équiper l’armée de terre d’un véhicule de reconnaissance rapide, bien protégé et bien armé.

La rapidité est une caractéristique commune avec les AMD mais leur blindage est nettement plus important avec 40mm (identique aux chars légers de l’époque) tout comme l’armement avec un canon de 37mm semi-automatique modèle 1938, le nouveau canon standard des chars légers.

L’AMP va remplacer à la fois l’AMR et l’AMD suite à la décision prise le 27 février 1940 par le général Gamelin de cesser la production des véhicules de combat peu blindé, signant l’arrêt de mort de la Gendron-Somua et de la voiture spéciale modèle 178.

Le programme demande une voiture de 7 tonnes en ordre de marche, blindée à 40mm, armée d’un canon de 37mm et d’une mitrailleuse, pouvant circuler en tout-terrain (25 à 40 km/h) et sur route de 80 à 100 km/h.

Bucciali et Laffly sont consultés mais ne dépassent pas le stade de l’avant projet, laissant Gendron et Panhard continuer même si la première firme n’ayant pas les reins solides, elle laissa Panhard poursuivre seul le dévellopement d’une AMP qui devait désormais avoir un blindage de 60mm et un canon de 47mm comme les chars légers appelés à remplacer les AMR à mitrailleuses.

Le prototype de la Panhard 201 est présenté au printemps 1940, une première commande de 600 exemplaires étant passée le 1er mai 1940 mais la production ne commence qu’en septembre, la Panhard AM modèle 1940 P remplaçant alors son ainée «Pan Pan» sur les chaines de montage.

La montée en puissance va se faire progressivement avec vingt exemplaires produits par mois entre septembre 1940 et juin  1941, vingt-cinq entre juillet et décembre 1941, portant alors le total de véhicules produits à 350 sur les 600 de la commande initiale.

La production passe alors à trente véhicules par mois permettant à Panhard d’honorer cette première commande en septembre 1942.

Une deuxième commande est passée en septembre 1941 pour à nouveau 600 exemplaires pour équiper les régiments de découverte des DLM (384 exemplaires) et pour rééquiper les GRDI motorisés encore équipés d’AMD 178 Panhard (175 exemplaires) soit un total de 559 exemplaires auxquels s’ajoutent 41 exemplaires qui vont rejoindre le stock de réserve.

Ces véhicules suivent sur la chaine de montage les véhicules de la première commande, toujours au rythme de trente-véhicules par mois, commande qui est donc honorée en avril 1944, la chaine de montage continuant à sortir d’autres véhicules, des versions spécialisées de l’AMP.

En mars 1943, Panhard propose une version PC avec superstructure (et en temps de guerre, un canon factice dont on peut douter de l’efficacité en terme de camouflage) ainsi qu’une version d’appui rapproché disposant d’un obusier court de 75mm inspiré de l’obusier de montagne modèle 1942.

La commande est passée en janvier 1944 pour 328 AMP-Support (200 pour les GRDI et 128 pour les régiments de découverte), 43 véhicules PC (un par GRDI et un par RD) et 82 véhicules de dépannage soit un total de 443 véhicules qui vont être livrés entre septembre 1944 et novembre 1945, marquant la fin de la production pour équiper les unités en ligne.

Ces deux versions ainsi qu’une version de dépannage sont commandés en série par l’armée de terre à la différence d’une version antiaérienne (bitube de 25mm) et d’une version équipée d’un mortier de 120mm.

Après ces 1643 véhicules produits, la production va continuer à rythme réduit (dix par mois de décembre 1945 à juillet 1948) soit un total de 320 véhicules produits, les ¾ soit 240 véhicules étant en version AMP, 60 en version AMP-S, 10 en version PC et 10 en version dépannage.

La production va dès août 1948 reprendre à plus grande échelle, 30 et parfois même 40 véhicules par mois, montée en puissance facilitée par l’ouverture d’une deuxième chaine de montage chez Delaunay-Belville et par la commande massive d’acier à blindage en Grande Bretagne et aux Etats-Unis.

Unités équipées

Suite à la démobilisation de l’été 1940, décision est prise de motoriser tous les GRDI survivants pour en faire de petites unités à vocation interarmes. Elles doivent toujours avoir comme mission prioritaire la reconnaissance au profit de leur division de rattachement mais elles doivent également pouvoir mener des combats retardateurs notamment en combat défensif.

Les premières AM modèle 1940 P vont donc équiper les GRDI de type normal avant même les régiments de découverte ainsi que les GRDI motorisés équipés d’AMD 178.

Tout ceci concerne la métropole, les GRDI du Levant et d’Afrique du Nord recevant des AMD 178 de fabrication neuve tout comme les trois GRDI rattachés aux trois Divisions d’Infanterie Alpine.

Les premières automitrailleuses sortent des chaines de production au mois d’octobre et dès le mois de novembre, les premières unités vont recevoir leurs automitrailleuses début 1941.

Chaque GRDI reçoit un groupe d’escadrons de découverte avec un escadron d’automitrailleuses, chaque escadron disposant d’un véhicule PC, d’une AMP pour le chef de corps et de quatre pelotons à quatre automitrailleuses.

Ultérieurement, s’ajoutent deux AMP d’appui aux quatre AMP de reconnaissance plus deux véhicules de dépannage. Cela porte le total à 24 automitrailleuses (16 AMP et 8 AMP d’appui) plus un véhicule PC, une AMP pour le chef de corps et deux véhicules de dépannage soit un total de 28 véhicules.

Le 15ème GRDI rattaché à la 10ème Division d’Infanterie est le premier groupe à recevoir le nouveau fleuron de la cavalerie française, ses vingt-cinq véhicules étant livrés en janvier 1941.

Le 16ème GRDI chargé d’éclairer la 11ème DI est équipé en février 1941 suivit en mars par le 17ème GRDI rattaché à la 13ème DI.

Le 18ème GRDI chargé d’éclairer la 23ème DI est équipé en avril suivit en mai du 21ème GRDI (19ème DI) et en juin du 25ème GRDI chargé d’éclairer la 14ème DI.

Ce n’est ensuite qu’en septembre que l’équipement se poursuit, le 27ème GRDI chargé d’éclairer la 21ème DI recevant ses véhicules en septembre suivit en octobre du 32ème GRDI (43ème DI), du 37ème GRDI (42ème DI) en novembre et du 39ème GRDI (36ème DI) en décembre 1941.

A l’issue de cette première année de livraison et de ces quinze mois de production, Panhard à sortit 350 véhicules de son usine de la rue d’Ivry, 250 véhicules étant en service au sein des GRDI, les cent autres stockés attendant soit d’être mis en service en unités ou utilisés pour les essais et la formation.

Le 71ème GRDI chargé d’éclairer la 1ère Division d’Infanterie Coloniale reçoit ses vingt-cinq véhicules en janvier 1942 tout comme le 72ème GRDI de la 2ème DIC, laissant cinquante véhicules en réserve, chiffre montant à quatre-vingt avec la production du mois.

Le 73ème GRDI chargé d’éclairer la 3ème Division d’Infanterie Coloniale reçoit ses vingt-cinq véhicules en février 1942 suivit au mois de mars par le 74ème GRDI qui lui éclaire la 4ème Division d’Infanterie Coloniale.

Au 1er avril 1942, on trouve en ligne un total de 350 AM modèle 1940 P en service sur les 440 véhicules sortis d’usine ce qui laisse en réserve 90 véhicules.

En avril 1942, c’est le 91ème GRDI qui reçoit ses véhicules pour lui permettre d’éclairer la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine. Il est suivit en mai 1942 par le 92ème GRDI (2ème DINA), en juin par le 93ème GRDI (3ème DINA) et enfin par le 94ème GRDI chargé d’éclairer la 4ème DINA qui reçoit ses véhicules en juillet 1942.

450 véhicules sont en ligne, la production de la première commande s’achevant en septembre 1942, elle laisse donc sur le papier 150 véhicules, je dis bien sur le papier car dans les faits la situation est plus compliquée.

Les régiments de découverte des Divisions Légères Mécaniques vont alors commencer leur rééquipement avec une automitrailleuse puissante, chaque régiment de découverte disposant de deux groupes d’escadrons avec deux escadrons d’automitrailleuses.

Chaque escadron dispose de quatre pelotons de cinq voitures auxquelles il faut ajouter une voiture pour le commandant de l’escadron soit 21 voitures, 42 en cumulant les AMP des deux GE, laissant une voiture pour le commandant du régiment, une pour son adjoint et quatre voitures de réserve soit un total de 48 AMP en attendant les AMP-S et les versions commandement et dépannage.

Le 6ème cuirassier, régiment de découverte de la 1ère DLM commence son rééquipement en septembre 1942 et l’achève au mois d’octobre avec un total de 48 véhicules prélevés sur les stocks de réserve qui tombent au 31 octobre à 102 véhicules, les trente véhicules produits en septembre et les trente véhicules produits en octobre ayant servit à équiper complètement un autre régiment de découverte et partiellement un troisième.

L’autre régiment de découverte en question est le 8ème régiment de cuirassiers, le régiment de découverte de la 2ème DLM qui reçoit ses quarante-huit véhicules en octobre et en novembre 1942.

Le 1er régiment de hussards, régiment de découverte de la 3ème DLM reçoit ses véhicules entre novembre 1942 et janvier 1943. Il est suivit par le 5ème régiment de cuirassiers _régiment de découverte de la 4ème DLM_ qui reçoit ses véhicules en janvier et février 1943.

Le 11ème cuirassiers qui est le régiment de découverte de la 5ème DLM reçoit ses véhicules en mars et avril 1943.

Au 30 avril 1943, un total de 18 GRDI et de cinq régiments de découverte sont équipés de l’AM modèle 1940 P soit un total de véhicules en ligne de 690 sur un total produit de 800 véhicules.

Le 2ème cuirassiers, régiment de découverte de la 6ème DLM reçoit ses véhicules en mai et juin 1943, la dernière DLM à être équipée en attendant la création à l’époque encore hypothétique de deux DLM.

Cela porte le nombre de véhicules en ligne à 738 sur un total produit de 860 véhicules, laissant donc 122 véhicules en réserve.

C’est ensuite au tour des sept GRDI motorisés, encore équipés d’AMD-178 de suivre le chemin du rééquipement, le 1er GRDI recevant ses vingt-cinq véhicules en juillet, le 2ème GRDI en août, le 3ème GRDI en septembre, le 4ème GRDI en octobre, le 5ème GRDI en novembre, le 6ème en décembre 1943 et le 7ème GRDI en janvier 1944.

Cela porte le total de véhicules produits à 1070 véhicules avec en ligne 913 véhicules, laissant un total de 157 véhicules en réserve, réserve qui gonfle avec la fin de production de véhicules prévus pour deux nouvelles DLM, la réserve atteignant le chiffre respectable de 287 véhicules qui permettra d’équiper les RD des deux DLM (96 véhicules) ainsi que servir de volant de fonctionnement.

La production et la livraison vont alors concerner les versions spécialisées de l’AM modèle 1940 P (appui-rapproché, dépannage,PC), les GRDI étant servis en premier avant les RD. Les 443 véhicules sont livrés entre septembre 1944 et novembre 1945.

Après ces 1643 véhicules produits, la production va continuer à rythme réduit (quinze par mois de décembre 1945 à juillet 1948) soit un total de 480 véhicules produits, les 2/3 soit 320 véhicules étant en version AMP, 100 en version AMP-S, 30 en version PC et 30 en version dépannage.

La production va dès août 1948 reprendre à plus grande échelle, 30 et parfois même 40 véhicules par mois, montée en puissance facilitée par l’ouverture d’une deuxième chaine de montage chez Delaunay-Belville et par la commande massive d’acier à blindage en Grande Bretagne et aux Etats-Unis.

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, on trouve un total de 1356 véhicules en ligne plus 671 véhicules de réserve donc beaucoup vont rejoindre les unités de mobilisation.

Caractéristiques Techniques de l’AutoMitrailleuse modèle 1940 P

Poids en ordre de combat : 9750 kg

Dimensions : longueur 4.45m largeur 2.00m Hauteur 1.80m

Motorisation : un moteur Panhard SK 6 C12 délivrant 92ch

Performances : vitesse maximale sur route 80 à 100 km/h vitesse maximale sur terrain varié 25 à 40 km/h Autonomie 400km (145 litres de carburant)

Blindage : 60mm maximum

Armement : tourelle monoplace avec un canon de 47mm semi-automatique modèle 1935 avec 90 obus associé à une mitrailleuse de 7.5mm MAC 31 avec 3500 cartouches

Equipage : un mécanicien-pilote et un chef-de char tireur

22-Armée de terre : armement et matériel (38)

Panhard AMD 178

Panhard AMD-178 affectueusement surnomée "Pan Pan" à cause du bruit de son moteur deux temps

Panhard AMD-178 affectueusement surnommée « Pan Pan » à cause du bruit de son moteur deux temps

Genèse d’une surdouée

En avril 1923, la cavalerie avait lancé le programme AMC n°1 (AutoMitrailleuse de Cavalerie n°1) qui demandait une voiture de 4 tonnes à quatre hommes avec inverseur de marche blindée à 12mm, pouvant circuler sur route à 55 km/h.

Ce programme ne donna naissance à aucun véhicule et va muter en une AutoMitrailleuse de Découverte (AMD) selon la nouvelle nomenclature de décembre 1931 : Découverte, Reconnaissance et Combat.

Un nouveau programme est donc lancé le 22 décembre 1931 pour une automitrailleuse de découverte d’un poids maximal de 4.7 tonnes avec une tourelle monoplace AVIS disposant d’un canon de 20mm et d’une mitrailleuse de 7.5mm, pouvant circuler à 70 km/h sur route et pouvant manoeuvrer en tout chemin.

Ce programme est modifié le 9 décembre 1932 avec une tourelle biplace APX-3 armée d’un canon de 25mm et d’une mitrailleuse de 7.5mm.

Panhard propose son modèle 178, Renault une voiture baptisée VZ, Berliet propose sa VUB et enfin Latil propose également un projet. Le projet Renault reste à l’état de prototype, Latil parce que sa voiture ne peut sortir de route alors qu’il dispose de quatre roues motrices et Berliet parce que son modèle est trop lourd.

Sorti en octobre 1933, le prototype Panhard va être intensivement testé en métropole et au Maroc à partir du début de 1934. Il est adopté en janvier 1935, l’automitrailleuse de découverte Panhard modèle/type 178 devenant l’automitrailleuse de découverte Panhard modèle 1935 ou plus simplement «AMD 35».

Production

La première commande de série est passée dès le 1er janvier avec quinze exemplaires suivit d’une deuxième le 29 avril 1935 pour quinze nouveaux exemplaires. Les commandes successives portent le nombre de véhicules commandés au 1er septembre 1939 à 557 exemplaires en différentes versions (8 en modèle colonial pour l’Indochine, 24 PC et 128 AFN laissant 397 en modèle métropolitain).

La production est perturbée par les mouvements sociaux du printemps 1936 mais aussi par un schéma de production complexe.

En effet, Panhard n’assure que la fabrication du moteur et l’assemblage final. Les carcasses blindées sont fournies par différents aciéristes à l’usine de la rue d’Ivry où la société Panhard & Levassor y installe les roues, la suspension, le moteur, la boite de vitesse, direction et tous les équipements et accessoires.

Les tourelles sont fournies par différents fournisseurs, l’installation de l’armement et la peinture sont du ressort de l’Atelier de Construction de Rueil (ARL) qui fournit des tourelles complètes à Panhard qui assure le montage final et la présentation en recette.

Ce système compliqué mais logique explique donc une partie des retards de production, Panhard fabriquant plus vite les caisses que n’arrivent les tourelles. C’est ainsi qu’au 1er septembre 1939, sur 557 véhicules commandés, seulement 217 ont été livrées à l’armée soit un retard de soixante-treize voitures mais huit mois plus tard sur une commande globale de 657 exemplaires, il se trouve avec 38 voitures d’avance sur les prévisions.

Le retard est progressivement comblé : il en manque 68 le 31 mai 1940 mais seulement 38 au 30 juin 1940, le 657ème exemplaire de série sortant le 1er août 1940, cent exemplaires supplémentaires ayant été commandés le 15 novembre 1939.

Des marchés de guerre sont passés peu avant la fin de la guerre de Pologne avec un objectif de soixante exemplaires par mois. Les premiers véhicules de cette commande sortent en septembre 1940 avec vingt-cinq exemplaires portant le total de véhicules produits à 682.

Trente-cinq exemplaires sortent de la chaine de montage en octobre 1940, quarante en novembre, quarante-cinq en décembre, cinquante en janvier, février et mars 1941, cinquante-cinq en avril, mai et juin 1941 avant d’atteindre les soixante exemplaires peu avant la fin de la production de «Pan Pan» à savoir en juillet et août 1941, l’AMP Panhard modèle 201 prenant le relais dès le mois de septembre.
Au final ce sont donc 1237 AMD modèle 1935 produits. Ils se répartissent entre 32 exemplaires coloniaux pour l’Indochine (trois hommes, tourelle monoplace), 174 véhicules PC, 320 AMD 35 AFN (identiques au type métropole mise à part un refroidissement du moteur plus important pour pouvoir opérer par temps chaud) soit un total de 526 laissant un total de 711 AMD type métropolitain.

Sur les 1031 véhicules métropolitains et AFN, 320 furent équipés d’une nouvelle tourelle biplace armée d’un canon de 47mm pour améliorer leur potentiel antichar, ces véhicules servant au sein des GRDI des Division d’Infanterie Alpine (DIAlp) et au sein du régiment de découverte de la 1ère DLC, le 4ème Régiment de Spahis Tunisiens.

Unités équipées

Cette automitrailleuse de découverte _dernière exemplaire de ce type avec la Gendron-Somua AM 39_ va équiper les régiments de découverte des Divisions Légères Mécaniques, des régiments d’automitrailleuses des Divisions de Cavalerie (futurs régiments de découverte de non moins futures DLM) ainsi que des GRDI motorisés.

Suite à la décision du général Gamelin de ne pas poursuivre dans la voie des véhicules trop faiblement blindés (27 février 1940), «Pan Pan» va peu à peu céder la place à sa grande sœur, l’AutoMitrailleuse Puissante (AMP) AM modèle 1940 P ou AM 40 P.

Sa carrière n’est pas pour autant terminée puisqu’elle va servir à la motorisation des GRDI montés en Afrique du Nord, au Levant ainsi qu’en métropole au profit des trois groupe de reconnaissance rattachés aux DIAlp. Il va aussi servir au Groupement Motorisé de Corse (GMC) avec huit exemplaires.

Elle va continuer à servir également en Indochine au sein du Groupement Mécanisé Colonial (future 2ème DLC) ainsi qu’au sein de deux escadrons indépendants.

Les autres véhicules vont être stockés précieusement et vont équiper des GRCA et des GRDI de mobilisation en attendant que suffisamment d’AM 40 P ne sortent des chaines de Panhard pour les équiper.

Situation au printemps 1940

Au 1er juin 1940, les unités suivantes sont équipées de l’AutoMitrailleuse de Découverte modèle 1935 :

-Le 6ème régiment de cuirassiers _régiment de découverte de la 1ère DLM_ dispose de deux escadrons de 24 voitures soit un total de 48 véhicules.

-Le 8ème régiment de cuirassiers _régiment de découverte de la 2ème DLM_ dispose de deux escadrons de 24 voitures soit un total de 48 véhicules.

-Le 12ème régiment de cuirassiers _régiment de découverte de la 3ème DLM_ dispose de deux escadrons de 24 voitures soit un total de 48 véhicules.

Les trois régiments de découverte des Divisions Légères Mécaniques disposent donc de 144 véhicules.

L’AMD 35 est également en service au sein des deux Divisions de Cavalerie appelées à être transformées en Divisions Légères Mécaniques. A l’époque où nous parlons, un total de 80 voitures sont en service.

Au sein de la 2ème Division de Cavalerie, le 2ème groupe d’automitrailleuses dispose de deux escadrons de vingt voitures soit quarante véhicules.

Au sein de la 3ème Division de Cavalerie, le 3ème groupe d’automitrailleuses dispose de deux escadrons de vingt voitures soit quarante véhicules.

L’AMD modèle 1935 équipe également les Groupes de Reconnaissance de Division d’Infanterie ou GRDI plus précisément les sept GRDI motorisés qui sont les 1er, 2ème, 3ème, 4ème, 5ème, 6ème et 7ème GRDI.

Chaque GRDI motorisé dispose d’un escadron de découverte à quatre pelotons de trois véhicules soit douze AMD auxquelles s’ajoutent un véhicule pour le commandant de l’escadron soit un total de treize véhicules par GRDI, le total pour les sept GRDI étant donc de 91 véhicules.

Le total de véhicules en ligne est donc de 315 véhicules sur un total disponible de 374 véhicules à la mi-mai, laissant un reliquat de 59 véhicules utilisés pour l’instruction à Saumur (cinq) à Gien (cinq) ou stockés pour un usage ultérieur (49 exemplaires).

Évolution ultérieure  

La production de la voiture spéciale modèle 178 cesse à la fin du mois d’août 1941 mais ce n’est pas la fin de sa carrière opérationnelle, loin de là même.

Elle va d’abord compléter l’équipement des GRDI motorisés existants qui passe à quatre pelotons de quatre véhicules soit un total de dix-sept AMD dans le groupe d’escadrons de découverte de ses sept GRDI soit un total de 119 véhicules.

Elle va ensuite équiper les GRDI rattachés aux Divisions d’Infanterie Alpine en l’occurence le 22ème GRDI rattaché à la 30ème DIAlp de Nice qui va donc aligner dix sept AMD 35. Il est suivit par le 20ème GRDI (27ème DIAlp de Grenoble ) et par le 23ème GRDI (31ème DIAlp de Montpelier).

Cela porte le nombre de GRDI motorisés à dix qui alignent un total de de 170 automitrailleuses de ce type.

En septembre 1940, la 2ème Division de Cavalerie devient la 4ème DLM. Comme ses trois devancières, elle reçoit un régiment de découverte, le 5ème régiment de cuirassiers qui hérite des AMD mises en œuvre par le 2ème groupe d’automitrailleuses. Il reçoit ultérieurement d’autres véhicules pour compléter ses rangs à 48 véhicules.

Quand l’année 1940 se termine, le nombre de véhicules en ligne atteint le chiffre de 402 véhicules en ligne plus 59 véhicules en réserve et instruction auxquels s’ajoutent six mois de production en l’occurence 25 véhicules des commandes du temps de paix et de la guerre de Pologne et 145 exemplaires des commandes de guerre soit un total de véhicules en service, disponibles ou produits de 631 exemplaires

Les GRDI d’Afrique du Nord et du Levant entament début 1941 leur motorisation sur le schéma d’un groupe d’escadrons de découverte à quatre pelotons de quatre voitures soit un total de dix-sept véhicules qui appartiennent tous au type AFN.

Le 80ème GRDI affecté à la 1ère Division Marocaine est le premier à recevoir ses dix-sept véhicules en janvier 1941 en même temps que le 81ème GRDI affecté à la 81ème Division d’Infanterie d’Afrique.

En février 1941, les 82ème et 83ème GRDI reçoivent leurs véhicules, ces groupes étant affectés respectivement à la 82ème et à la 83ème DIA.

En mars 1941, le 42ème GRDI rattaché à la 84ème DIA reçoit ses automitrailleuses modèle 1935 en même temps que le 87ème GRDI rattaché à la 87ème DIA.

En avril 1941, le 182ème GRDI rattaché à la 182ème DIA reçoit ses automitrailleuses de découverte modèle 1935 en même temps que le 191ème GRDI rattaché à la 191ème DIA.

En mai 1941, les 32 automitrailleuses AMD modèle 1935 type Colonies sont officiellement mises en service en Indochine au sein de deux escadrons officiellement de seize véhicules mais dans la pratique de douze, laissant huit véhicules en réserve. Ces véhicules avaient été produits au printemps 1940 mais conservés en métropole au cas où et ce n’est que lorsque la situation s’est stabilisée en Europe qu’elles sont envoyées en Indochine.

Le 7 juin 1941, la 3ème Division de Cavalerie est officiellement transformée en 5ème Division Légère Mécanique. Elle dispose comme les autres d’un régiment de découverte en l’occurence le 11ème régiment de cuirassiers qui récupère les AMD du 3ème GAM plus des véhicules neufs pour faire nombre en l’occurence 48 véhicules.

Au 1er juillet 1941, on trouve cinq régiments de découverte, dix-huit GRDI motorisés et deux escadrons indépendants équipés de cette automitrailleuse soit un total de 578 véhicules en ligne plus 104 en réserve immédiate/instruction auxquels s’ajoute les véhicules produits en six mois et non encore pris en compte par les unités. En retirant 144 véhicules mis en service, on trouve en parc 171 véhicules.

Sur les 275 véhicules encore disponibles à cette date, une grande partie va servir à équiper les unités à motoriser notamment dans l’Empire où le blindage jugé trop faible pour la métropole est largement suffisant pour contrer les menaces internes à l’Empire.

En septembre 1941 alors que la production de l’AMD modèle 1935 est terminée, le 2ème Régiment Etranger Cavalerie (2ème REC) est entièrement motorisé et déployé dans le Sud marocain en appui du 3ème REI.

Organisé comme un régiment de découverte, il dispose de deux groupes d’escadrons avec pour chacun un escadron de 21 automitrailleuses soit 42 AMD en service.

En octobre 1941, décision est prise d’affecter les voitures PC aux GRDI en plus des régiments de découverte déjà équipés soit en ligne un total de 25 véhicules PC, nombre ultérieurement doublé pour permettre à son adjoint de commander lui aussi sous blindage.. .

En novembre et décembre 1941, le 2ème régiment de chasseurs d’Afrique reçoit ses 42 AMD 178 auxquelles s’ajoute une voiture PC pour le commandant du régiment,

Il est suivit en février et mars 1942 par le 3ème régiment de chasseurs d’Afrique, le 5ème régiment de chasseurs d’Afrique fermant la marche en étant équipée en septembre/octobre 1942.

Il faut ensuite attendre juin 1943 pour qu’une nouvelle unité soit équipée de cette remarquable automitrailleuse. Il s’agit du 8ème groupement d’automitrailleuses qui reçoit vingt AMD 178 à canon de 47mm dans une tourelle biplace, ces vingt véhicules étant répartis en quatre pelotons de cinq véhicules.

Entre mars et juin 1944, le 1er régiment de chasseurs d’Afrique est entièrement motorisé avec deux groupes d’escadrons à quatre escadrons à trois pelotons de quatre AMD plus trois véhicules de volant, un véhicule pour le commandant d’escadron et un véhicule PC pour le chef de corps soit un total de 56 véhicules, un gros régiment déployé au Maroc pour par exemple participer à l’occupation du Maroc espagnol.

En 1945, deux nouvelles unités du niveau divisionnaire sont créées au sein de l’armée française en l’occurence la 1ère Division Légère de Cavalerie en Tunisie et le Groupement Mécanisé Colonial qui allait être rebaptisée 2ème Division Légère de Cavalerie.

Alors qu’à l’origine il était prévu que le régiment de découverte de la 1ère DLC soit équipé d’AMD modèle 1935, au final seul le 1er régiment de cavalerie indochinoise reçut ses 42 AMD et ses deux véhicules PC.

Situation en août 1948

Peu avant la mobilisation générale et le début de la seconde conflagration mondiale, la situation de la flotte de l’AutoMitrailleuse de Découverte modèle 1935 est la suivante :

-Les sept GRDI motorisés existant en septembre 1939 l’ont remplacé par l’AM 40 P tout comme les régiments de découverte des cinq premières DLM, les régiments de découverte des 6ème, 7ème et 8ème DLM ayant été créées avec des AM 40 P.

-Les GRDI rattachés aux DIAlp disposent encore de cette automitrailleuse, il s’agit en l’occurence les 20ème, 22ème et 23ème GRDI qui disposent donc de dix-neuf véhicules chacun

-Les huit GRDI déployés en Afrique du Nord et au Levant disposent toujours de l’AMD modèle 1935  soit un total de 152 véhicules, chaque GRDI disposant de dix-neuf véhicules (dix-sept AMD et deux AMD PC)

-Le 2ème REC dispose toujours de ses 42 AMD auxquelles il faut désormais ajouter deux voitures PC soit un total de 44 véhicules.

-Les 1er 2ème, 3ème et 5ème régiments de chasseurs d’Afrique disposent eux aussi de 44 AMD (42 AMD et 2 AMD PC sauf le 1er RCA plus gros)

-Le 8ème groupe d’automitrailleuses dispose de vingt AMD et deux AMD PC

-La 2ème Division Légère de Cavalerie (ex-GMC) dispose toujours d’un régiment de découverte, le 1er RCI qui dispose de 44 véhicules.

-Les deux escadrons indépendants déployés en Indochine disposent toujours de leurs 32 AMD.

Avant mobilisation, le nombre d’AMD modèle 1935 en ligne est donc de 439 sur un total de 1237 véhicules produits, laissant théoriquement un reliquat substantiel de 798 mais sur ce total il faut en retirer 48 utilisés pour l’instruction et les tests, 75 réformés car trop usées ou trop endommagées suite à des accidents ou des incidents de tir et 24 cédées au Portugal soit un total de 147 véhicules.

Il reste donc en réserve, disponibles pour équiper des unités de mobilisation 651 véhicules stockés dans différents dépôts de France, dépôts brutalement vidés par la mobilisation.

A noter qu’en septembre 1940, Panhard proposa la réalisation d’une famille complète de véhicules à partir du chassis de l’AMD modèle 1935 avec une version chasseur de char à canon de 47mm, une version PC, une version TSF, une version avec mortier de 60mm, une version antiaérienne (mitrailleuse de 13.2mm), dépannage, véhicule du génie mais l’armée ne donna pas suite à un concept révolutionnaire pour l’époque que Panhard allait développer après guerre avec sa célébrissime AML.

Caractéristiques Techniques de l’AutoMitrailleuse de Découverte modèle 1935

Poids en ordre de combat : 8200kg

Dimensions : longueur 4.79m largeur hors tout 2.01m hauteur sans tourelle 1.65m (2.31m avec tourelle)

Motorisation : moteur Panhard SK 4F 11 bis développant 105ch à 2200 tours/min

Performances : vitesse maximale sur route 72 km/h moyenne 47 km/h Autonomie : 300km sur route avec 140 litres d’essence

Blindage : 20mm maximum

Armement : tourelle biplace APX-2 ou monoplace APX-5 avec un canon de 25mm SA 35 alimenté à 150 obus associé à une mitrailleuse de 7.5mm MAC 31 avec 3750 cartouches. La mitrailleuse de rechange peut servir d’arme antiaérienne

Les modèle 178 équipés d’un canon de 47mm semi-automatique modèle 1937 disposent d’une tourelle Renault-Restany avec 84 obus et une mitrailleuse de 7.5mm MAC 31 avec 3750 cartouches.  La mitrailleuse de rechange peut servir d’arme antiaérienne.

Equipage : chef de voiture et tireur en tourelle, conducteur et inverseur en caisse

22-Armée de terre : armement et matériel (26)

Hotchkiss H-35

Quand naissent les années trente, le char léger standard est le Renault FT, un char ayant déjà une quinzaine d’années d’existence. Comme nous l’avons vu plus haut, le programme de remplacement à été lancé en août 1933 et modifié en mai 1934.

Le prototype de la firme de Levallois est testé intensivement de janvier à septembre 1935 avant d’être adopté en novembre 1935 sous le nom de char léger modèle 1935 H.

Il va ainsi être livré à la cavalerie à partir de juillet 1936 et jusqu’en 1938 pour accélérer la constitution des DLM faute d’une production suffisante de Somua S-35. Ce n’est que dans un second temps que l’infanterie va recevoir le H-35.

En septembre 1939, le Hotchkiss H-35 équipe des unités de l’infanterie et de la cavalerie  sachant que sa production à été stoppée à 400 exemplaires en raison de nombreuses insuffisances techniques notamment un moteur asmathique (rapport de 7.5 ch par tonne, loin des 10 ch par tonne exigées par les autorités militaires) et des performances médiocres en tout terrain, la vitesse sur route ayant été privilégiée à tout autre considération.

Quand éclate la guerre de Pologne, le char léger Hotchkiss modèle 1935 H équipe deux BCC de l’infanterie ainsi que trois DLM où il complète le Somua S-35 faute de mieux. A noter que le Conseil Consultatif de l’Armement avait demandé de ne pas mettre en service ces chars en attendant la disponibilité d’une version nettement améliorée, le H-39.

-Le 13ème BCC est mis sur pied par le centre mobilisateur 505 de Vannes. Il dispose de 45 chars type H-35 remplacés en mars 1942 par des H-39 toujours en service en septembre 1948 quand éclate le second conflit mondial.

-Le 38ème BCC est mis sur pied par le centre mobilisateur 509 installé à Maubeuge puis à Meucon et disposant comme le 13ème BCC de 45 Hotchkiss H-35. Il est dissous en août 1940 et son matériel stocké même si sa réutilisation est improbable.

A ces 90 chars s’ajoutent sept chars en dépôts, en école ainsi qu’un char à la disposition de l’ERGM de Gien portant le total à 98 chars.

La cavalerie à elle reçut 292 chars Hotchkiss H-35 pour équiper ses trois DLM, faute de mieux, le petit blindé étant tout sauf adapté à la mission de ces divisions.

La 1ère DLM dispose ainsi de 92 Hotchkiss H-35 répartis à part égale entre le 4ème régiment de cuirassiers et le 18ème régiment de dragons à raison de deux escadrons de vingt-trois blindés.

La 2ème DLM dispose également de 92 Hotchkiss H-35 répartis à part égale entre le 13ème et le 29ème régiment de dragons.

Les trois divisions de cavalerie disposent également chacune d’un escadron équipé de Hotchkiss H-35 soit 48 chars auxquels s’ajoute un escadron de la 3ème DLM (vingt-trois chars) ainsi qu’un escadron du 1er régiment de chasseurs d’Afrique à seize chars soit un total de 271 chars en ligne au printemps 1940 laissant vingt et un en réserve et en dépôts.

En additionant la cavalerie et l’infanterie on aboutit à un total de 390 chars, le solde de dix chars ayant apparemment été retourné chez le constructeur pour servir de banc d’essais, de véhicule d’expérimentation, deux H-35 ayant apparemment servis à valider les solutions techniques choisis pour transformer un vilain petit canard en magnifique cygne.

A partir de l’été 1940, le Somua S-40 commence à sortir des chaines de production permettant à la cavalérie d’homogénéiser l’équipement de ses DLM qui font disparaître peu à peu les différentes divisions de cavalerie. Les derniers H-35 des quatre DLM à équipement mixte quittent le service actif  en juillet 1942 quand la 3ème DLM achève son rééquipement avec le S-40.

Le H-35 quitte progressivement la cavalerie pour rejoindre les dépôts même si il est encore en service au sein du 1er RCA au Maroc, seule unité de cavalerie encore équipée de ce char décidément pas né sous une bonne étoile quand éclate le second conflit mondial et qui au cours du conflit le remplacera par quelques S-40.

Caractéristiques du char léger modèle 1935 H

Poids total : 10.6 tonnes

Dimensions : longueur totale 4.22m largeur totale 1.85m hauteur totale : 2.133m (1.38m sans tourelle)

Motorisation : un moteur Hotchkiss 6 cylindres de 75ch à 2700 tours/minute

Vitesse maximale : 27.8 km/h  Pente : 75% sur sol dur  Autonomie : 130km (réservoir de 180 litres)

Blindage : 40mm maximum

Armement : un canon de 37mm SA modèle 1918 alimenté à cent obus et une mitrailleuse MAC 31 alimentée à 2400 cartouches

Equipage : un chef de char en tourelle, un mécanicien-pilote en caisse

Hotchkiss H-39

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

char léger modèle 1935H  M.39 dit Hotchkiss H-39

Comme nous venons de le voir, le H-35 à été un échec technique, la faute notamment à un moteur insuffisamment puissant. La firme Hotchkiss qui avait anticipé sur le programme aurait pu ne jamais s’en relever mais au final, elle développa un nouveau char léger, dérivé du H-35 dont il reprenait la ligne générale mais avec de sérieuses modifications.

Un moteur plus puissant (120ch au lieu de 75) lui donnait le rapport poids/puissance réclamé par l’infanterie (en l’occurence 10 ch/tonne), un canon de 37mm SA modèle 1938 lui donnait une véritable capacité antichar (à partir du 480ème exemplaire de série, monté en rattrapage par la suite) et une queue passe-tranchée lui donnait une aisance en terrain difficile.

Les essais du prototype sont menés en 1937/38 et c’est fin 1938 qu’il est adopté sous le nom de char léger modèle 1935 H M. 39. Comme son devancier, il va équiper l’infanterie et la cavalerie et comme son ainé raté, si il est adapté aux demandes de l’infanterie, il l’est beaucoup moins à celles de la cavalerie mais faute de mieux…….. .

Au printemps 1940, il équipe six bataillons de 45 chars, bataillons de chars de combat qui sont intégrés aux trois premières divisions cuirassées :

-Les 25ème BCC et 26ème BCC sont intégrés à la 1ère Division Cuirassée

-Les 14ème et 27ème BCC sont intégrés à la 2ème Division Cuirassée

-Le 42ème et le 45ème BCC sont intégrés à la 3ème Division Cuirassée.

Ces six bataillons alignent donc un total de 270 chars Hotchkiss H-39. Deux autres bataillons sont ensuite équipées de ce char pour former une demi-brigade blindée de la 4ème Division Cuirassée en l’occurence le 19ème BCC qui troque ses D2 contre des H-39 et le 44ème BCC qui troque ses Renault R-35 contre d’autres H-39 les deux bataillons étant transformés entre mars et septembre 1941, portant le total de chars en ligne à 360 chars.

Des BCC non endivisionnés reçoivent également ce petit char biplace comme le 13ème BCC mis sur pied avec le H-35 et qui reçoit des H-39 en mars 1942 et le 22ème BCC remplace ses Renault R-35 par des Hotchkiss H-39 en septembre 1942.

Si les BCC des quatre premières divisions cuirassées remplacent leurs Hotchkiss H-39 par des Renault G1, les 13ème et 22ème BCC conservent leurs H-39 quand éclate le second conflit mondial, ce char pouvant très bien assurer le soutien de l’infanterie. L’infanterie va disposer au total de 450 chars plus 225 chars en réserve.

La cavalerie va également disposer de Hotchkiss H-39 au sein de la 3ème DLM (140 chars utilisés comme AMR), au sein des deux divisions de cavalerie restant en l’occurence les 2ème et 3ème Divisions de Cavalerie (32 chars) et au sein des GRDI en l’occurence les 2ème et 5ème GRDI mis sur pied à la mobilisation sans automitrailleuses et qui reçoivent donc des H-39 au printemps 1940 avec quinze puis vingt chars de ce type.

Suite à la démobilisation, les GRDI préservés sont tous motorisés, le Hotchkiss H-39 va ainsi équiper d’abord les GRDI type monté puis remplacer les AMR 33 et 35 au sein des GRDI motorisés, équipant au final les  2ème, 5ème, 15ème, 18ème, 23ème, 32ème, 71ème, 74ème et 93ème GRDI soit un total de 180 chars, toujours en service en septembre 1948. La cavalerie va disposer de 352 chars en ligne plus 176 en stock et dans les écoles.

En septembre 1945, douze chars sont sortis des stocks pour équiper le Groupement Motorisé de Corse auxquels s’ajoutent un nombre équivalent de véhicules en volant de fonctionnement réduisant le stock et le parc en école à 152.

Le H-39 à également été exporté d’abord à dose homéopathique, trois à la Pologne et deux à la Turquie puis de manière plus massive avec deux bataillons pour l’armée polonaise libre (90 chars), trois bataillons à la Grèce (135 chars), deux pour les Pays Bas (90 chars) deux à la Yougoslavie (90 chars) et 32 pour la Grande Bretagne qui les utilisa pour perfectionner ses chars Cruiser.

Au final le Hotchkiss H-39 va être produit à 1640 exemplaires jusqu’en mai 1947 quand la chaine de montage fermée mais pour peu de temps car dès le mois de septembre 1947, elle va à nouveau fabriquer ce char à faible cadence (huit chars par mois) pour permettre un équipement rapide des GRDI/GRCA de mobilisation, la cadence passant à douze chars par mois dès le mois de juin 1948.

Caractéristiques Techniques du char léger modèle 1935 H M. 39

Poids total : 12 tonnes

Dimensions : longueur totale 4.22m largeur totale 1.85m hauteur totale : 2.133m (1.38m sans tourelle)

Motorisation : un moteur Hotchkiss 6 cylindres de 120ch à 2800 tours/minute

Vitesse maximale : 36.5 km/h  Pente : 75% sur sol dur  Autonomie : environ 150km (réservoir de 207 litres)

Blindage : 40mm maximum

Armement : un canon de 37mm SA18 alimenté à cent obus et une mitrailleuse MAC 31 alimentée à 2400 cartouches. Le canon de 37mm SA modèle 1938 remplace le SA modèle 1918 à partir du 480ème char environ avant d’être installé en rattrapage sur les autres.

Equipage : un chef de char en tourelle, un mécanicien-pilote en caisse

21-Armée de terre (40)

Liste des différents G.R.D.I.

Motorisés avec ou sans AM

-1ère GRDI : mis sur pied à partir du 7ème régiment de chasseurs d’Evreux, il est rattaché à la 5ème Division d’Infanterie Motorisée et donc préservé à la démobilisation.

-2ème GRDI : mis sur pied à partir du 20ème régiment de dragons de Limoges, il est rattaché à la 9ème Division d’Infanterie Motorisée et donc préservée à la démobilisation

-3ème GRDI : mis sur pied à partir du 9ème régiment de dragons d’Epernay, il est rattaché à la 12ème Division d’Infanterie Motorisée et préservé à la démobilisation

-4ème GRDI : mis sur pied à partir du 11ème régiment de chasseurs de Vesoul, il est rattaché à la 15ème Division d’Infanterie Motorisée et préservé à la démobilisation.

-5ème GRDI : mis sur pied à partir du 10ème dragon d’Orange, il est rattaché à la 25ème DIM et préservé à la démobilisation

-6ème GRDI : mis sur pied à partir du 6ème groupe d’automitrailleuses de Compiègne, il est rattaché à la 3ème DIM et préservé à la démobilisation

-7ème GRDI :  mis sur pied à partir du 7ème groupe d’automitrailleuses de Saint Omer, il est rattaché à la 1ème DIM et préservé à la démobilisation

Montés

-8ème GRDI : mis sur pied à Moulins au profit de la 17ème Division d’Infanterie. Dissous en août 1940 en même temps que la division à laquelle il est rattaché.

-11ème GRDI : mis sur pied à Saint Omer au profit de la 2ème DI. Dissous en août 1940 en même temps que la division à laquelle il est rattaché

-12ème GRDI : mis sur pied à Compiègne au profit de la 4ème DI. Dissous en août 1940 en même temps que la division à laquelle il est rattaché

-13ème GRDI : mis sur pied à Saint Lô au profit de la 6ème DI. Dissous en août 1940 en même temps que la division à laquelle il est rattaché

-14ème GRDI : mis sur pied par le CMC 13 au profit de la 26ème DI. Dissous en juillet 1940 en même temps que la division à laquelle il est rattaché

-15ème GRDI : mis sur pied à partir du 7ème régiment de chasseurs d’Evreux, il est affecté à la 10ème DI, une unité d’active. Survivant à la démobilisation, il est comme tous les GRDI montés transformés en GRDI motorisé.

-16ème GRDI : mis sur pied à partir du 3ème régiment de hussards de Strasbourg, il est affecté à la 11ème DI, une unité d’active. Survivant à la démobilisation, il est comme tous les GRDI montés transformés en GRDI motorisé.

-17ème GRDI : mis sur pied à partir du 11ème régiment de chasseurs de Vesoul, il est affecté à la 13ème DI, une unité d’active. Survivant à la démobilisation, il est comme tous les GRDI montés transformés en GRDI motorisé.

-18ème GRDI : mis sur pied à partir du 20ème régiment de dragons de Limoges, il est affecté à la 23ème DI, une unité d’active.  Survivant à la démobilisation, il est comme tous les GRDI montés transformés en GRDI motorisé.

-19ème GRDI : mis sur pied par le centre mobilisateur de cavalerie n°8 (CMC8), il est affecté à la 16ème DI, une unité de réserve. Il est dissous en même temps que la division à laquelle il est rattachée.

-20ème GRDI : mis sur pied à partir du 9ème cuirassiers de Lyon, ce groupement est rattaché à la 27ème Division d’Infanterie Alpine (27ème DIAlp) et donc survis à la démobilisation, bien qu’il soit transformé en unité motorisée.

-21ème GRDI : mis sur pied à partir du 20ème dragon de Limoges, ce groupement est rattaché à la 19ème Division d’Infanterie et donc survis à la démobilisation, bien qu’il soit transformé en unité motorisée

-22ème GRDI : mis sur pied à partir du 9ème cuirassiers de Lyon, ce groupement est rattaché à la 28ème DIAlp. Ce groupement est  dissous en même temps que la division à laquelle il est rattaché

-23ème GRDI : mis sur pied à partir du 2ème régiment de hussards de Tarbes, ce groupement est rattaché à la 31ème Division d’Infanterie Alpine de Montpelier. Il survit donc à la démobilisation même si il est transformé en groupement motorisé.

-24ème GRDI : mis sur pied à partir le CMC de Pontivy, il est rattaché à la 22ème DI, une unité de mobilisation. Il est donc dissous en même temps que la division à laquelle il est rattaché à l’été 1940.

-25ème GRDI : mis sur pied à partir du 11ème chasseurs de Vesoul, ce groupement est rattaché à la 14ème DI, une unité d’active. Il survit donc à la démobilisation et est transformée en unité motorisée comme tous les GR.

-26ème GRDI : mis sur pied à partir du 10ème régiment de dragons d’Orange, ce groupement est rattaché à la 30ème DIAlp. Il survit à la démobilisation et est transformée en unité motorisée comme tous les GR.

-27ème GRDI : mis sur pied à partir du 20ème dragons de Limoges, ce groupement est rattaché à la 21ème DI, une unité d’active. Il survit donc à la démobilisation et est transformée en unité motorisée comme tous les GR.

-28ème GRDI : mis sur pied à partir du CMC 29 de Bellac, ce groupement est rattaché à la 24ème DI, une unité de mobilisation qui est démobilisée en août 1940 ce qui entraine la démobilisation de ce groupement.

-29ème GRDI : mis sur à partir du CMC 18 de Saintes, ce groupement est rattaché à la 35ème DI, une unité de mobilisation qui est démobilisée en août 1940 ce qui entraine la démobilisation de ce groupement.

-30ème GRDI : mis sur pied à partir du CMC 9 d’Angers, ce groupement est rattaché à la 18ème DI, une unité de mobilisation qui est démobilisée en août 1940 ce qui entraine la démobilisation de ce groupement.

-31ème GRDI : mis sur pied à partir du CMC 24 de Dinan, ce groupement est rattaché à la 20ème DI, une unité de mobilisation qui est démobilisée en juillet 1940 ce qui entraine la démobilisation de ce groupement.

-32ème GRDI : mis sur pied à partir du CMC 20 de Strasbourg, ce groupement est rattaché à la 43ème DI, une unité d’active. L’unité survit à la démobilisation et est transformée en GRDI motorisée.

-33ème GRDI : mis sur pied à partir des CMC 5 d’Orléans et CMC 9 de Niort, ce groupement est rattaché à une unité de mobilisation, la 45ème Division d’Infanterie qui est démobilisée en juillet 1940 ce qui entraine la démobilisation de l’unité.

-34ème GRDI : mis sur pied à partir du 10ème régiment de dragons, ce groupement est rattaché à une unité de mobilisation, le 29ème Division d’Infanterie qui est démobilisée en juillet 1940 ce qui entraine la démobilisation de l’unité.

-35ème GRDI : mis sur pied à partir du CMC 7 de Vesoul-Lure, il est rattaché à une unité de mobilisation, la 47ème Division d’Infanterie qui est démobilisée en juillet 1940 ce qui entraine la démobilisation de l’unité.

-36ème GRDI : mis sur pied à partir du CMC 3 de Saint Lo et du CMC 41 de Melun, il est rattaché à une unité de mobilisation, la 41ème Division d’Infanterie qui est démobilisée en juillet 1940 ce qui entraine la démobilisation de l’unité.

-37ème GRDI : mis sur pied à partir du 30ème dragons de Metz, ce GRDI est rattaché à une unité d’active, la 42ème Division d’Infanterie. Survivant à la démobilisation, ce GRDI est motorisé comme l’ensemble des groupements de ce type.

-38ème GRDI : mis sur pied par les CMC 16 de Carcassonne et CMC 17 d’Auch, ce groupement est affecté à la 32ème Division d’Infanterie, une unité de mobilisation ce qui explique qu’il est dissous le 1er août 1940 en même temps que la division à laquelle il était rattaché.

-39ème GRDI : mis sur pied par le 2ème régiment de hussard de Tarbes, ce groupement est affecté à la 36ème Division d’Infanterie, une unité d’active ce qui explique que le 39ème GRDI est pérénnisé après la démobilisation, étant transformé en groupement motorisé.

-40ème GRDI : mis sur pied par le CMC 4 d’Alençon, ce groupement est affecté à une unité de mobilisation, la 7ème Division d’Infanterie qui est dissoute le 15 juin 1940, entrainant la dissolution du 40ème GRDI.

-41ème GRDI : mis sur pied par le DC 14 de Lyon, ce groupement est affecté à la 44ème Division d’Infanterie qui est dissoute le 15 juillet 1940 entrainant la dissolution du 41ème GRDI.

-42ème GRDI : mis sur pied par le CMC 15 de Tarascon, ce groupement est issu de la fusion des 84ème et 98ème GRDI (mars 1940). Affecté à la 8ème Division d’Infanterie, une unité de mobilisation qui est dissoute le 1er septembre 1940  à la différence du 42ème GRDI transféré en Tunisie au profit de la 84ème DIA.

-44ème GRDI : mis sur pied par le 30ème dragons de Metz, ce groupement est affecté à la Région Fortifié de Metz jusqu’à sa dissolution le 1er juillet 1940.

-45ème GRDI : mis sur pied par le 30ème dragons de Metz, ce groupement est affecté à la Région Fortifié de Metz jusqu’à sa dissolution le 1er juillet 1940.

-46ème GRDI : mis sur pied par le 3ème hussard de Metz, ce groupement affecté à la Région Fortifié du Lauter jusqu’à sa dissolution le 15 juillet 1940

-51ème GRDI : mis sur pied par les CMC 21 (Vincennes) et 41 (Melun), ce groupement est affecté à la 70ème DI, une unité de mobilisation dissoute le 12 août 1940 en même temps que le 51ème GRDI.

-52ème GRDI : mis sur pied par le CMC 17 de Auch, il est rattaché à la 67ème DI, une unité de mobilisation qui est dissoute le 22 juillet 1940, entrainant la dissolution du 52ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie.

-53ème GRDI : mis sur pied par le CMC 16 de Carcassonne, il est rattaché à la 66ème DI, une unité de mobilisation qui est dissoute le 1er août 1940, entrainant la dissolution du groupement.

-54ème GRDI : mis sur pied par le CMC 15 de Tarascon et le CMC 17 d’Auch, il est rattaché à la 65ème DI, une unité de mobilisation qui est dissoute le 10 août 1940, entrainant la dissolution du groupement.

-55ème GRDI : mis sur pied par le CMC 14 de Vienne, il est rattaché à la 64ème DI, une unité de mobilisation qui est dissoute le 30 août 1940, entrainant la dissolution du groupement.

-56ème GRDI : mis sur pied par le CMC 13 de Moulins, il est rattaché à la 63ème DI, une unité de mobilisation dissoute le 30 juillet 1940, entrainant la dissolution du groupement.

-57ème GRDI : mis sur pied par le CMC 29 de Bellac, il est rattaché à la 62ème DI, une unité de mobilisation dissoute le 31 juillet 1940, entrainant la dissolution du groupement.
-60ème GRDI : mis sur pied par le CMC 3 de Caen et le CMC 41 de Melun, ce groupement est affecté à la 71ème DI, une unité de mobilisation dissoute dès le 30 mai 1940, entrainant la dissolution du groupement de reconnaissance n°60.

-61ème GRDI : mis sur pied par le CMC 8 de Beaune, ce groupement est affecté à la 58ème DI et dissous en même temps qu’elle le 8 août 1940.

-62ème GRDI : mis sur pied par le CMC 7 de Lure et le CMC 9 de Niort, il est affecté à la 57ème Division d’Infanterie et dissous en même temps qu’elle le 10 juin 1940

-63ème GRDI : mis sur pied par le CMC 3 de Caen et le CMC 26 d’Épernay, il est affecté à la 56ème Division d’Infanterie et dissous en même temps qu’elle le 15 juin 1940

-64ème GRDI : mis sur pied par le CMC 5 d’Orléans, il est affecté à la 55ème Division d’Infanterie et dissous en même temps qu’elle le 20 juin 1940.

-65ème GRDI : mis sur pied par le CMC 4 d’Alençon, il est affecté à la 54ème Division d’Infanterie et dissous en même temps qu’elle le 25 juin 1940

-66ème GRDI : mis sur pied par le 7ème régiment de chasseurs à cheval d’Évreux et le CMC 3 de Saint Lô, il est affecté à la 53ème Division d’Infanterie et dissous en même temps qu’elle le 30 juin 1940

-68ème GRDI : mis sur pied par le CMC 24 de Dinan, il est affecté à la 60ème Division d’Infanterie et dissous en même temps qu’elle le 4 juillet 1940.

-70ème GRDI : mis sur pied par le CMC 1 de Saint-Omer, il est affecté à la 51ème Division d’Infanterie et dissous en même temps qu’elle le 9 juillet 1940.

-71ème GRDI : mis sur pied par le 2ème régiment de hussards et le CMC 18, il est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Coloniale. Survivant à la démobilisation, il est transformé en GRDI motorisé comme tous les GRDI ayant échappé aux affres de la dissolution.

-72ème GRDI : mis sur pied par le 10ème régiment de dragons et le CMC 15, il est rattaché à la  2ème Division d’Infanterie Coloniale. Survivant à la démobilisation, il est transformé en GRDI motorisé comme tous les GRDI ayant échappé aux affres de la dissolution.

-73ème GRDI : mis sur pied par le 7ème régiment de chasseurs à cheval ainsi que les CMC 3 et 61, il est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Coloniale. Survivant à la démobilisation, il est transformé en GRDI motorisé comme tous les GRDI ayant échappé aux affres de la dissolution.

-74ème GRDI : mis sur pied par le 2ème régiment de hussards ainsi que par les CMC 17 et 18, il est affecté à la 4ème Division d’Infanterie Coloniale.  Survivant à la démobilisation, il est transformé en GRDI motorisé comme tous les GRDI ayant échappé aux affres de la dissolution.

-75ème GRDI : mis sur pied par les CMC 16 et 17, ce groupement est affecté à la 5ème Division d’Infanterie Coloniale et dissous en même temps qu’elle le 15 juillet 1940.

-76ème GRDI : mis sur pied par le CMC 9, ce groupement est affecté à la 6ème Division d’Infanterie Coloniale et dissous en même temps qu’elle le 20 juillet 1940.