13-Sous-marins (15) sous-marins classe Argonaute (1)

E-Sous-marins de 630 tonnes classe Argonaute

En guise d’introduction

La première guerre mondiale à laissé de profondes traces en France à la fois matérielles, humaines (plus d’un million de morts) et morales. Le pacifisme est une force prégnante dans l’opinion tout comme est prégnant la volonté de sanctuariser le territoire national vis vis de l’Allemagne au premier abord mais plus généralement de toutes les menaces visant la Métropole voir l’Empire.

La défense des côtes bénéficie donc de crédits qui ne sont pas forcément investis dans la réalisation de fortifications pour protéger nos ports. Point en effet de Ligne Maginot navale pour protéger Brest, Toulon, Lorient, Cherbourg.

A quoi on servit ces crédits alors ? Eh bien tout simplement à financer de manière «détournée» des navires supplémentaires et notamment des sous-marins dont les seize sous-marins de classe Argonaute.

Dérivés des sous-marins précédents, le financement des Argonaute est repartit entre le contingent 1926 (Argonaute Aréthuse Diane Meduse), 1927 (Amphitrite Antiope Amazone Atalante), 1928 (Orphée Oréade Orion Ondine II) et 1929 (Psyché Vestale Sibylle Sultane), tous construits comme leurs prédecesseurs par l’Industrie. A noter que les sous-marins du contingent 1926 n’ont pas reçu de numéro Q…… .

L’Argonaute

L'Argonaute

L’Argonaute

-L’Argonaute est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 19 décembre 1927 lancé le 23 mai 1929 et mis en service le 1er juin 1932.

Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, l’Argonaute appartient à la 19ème DSM qu’il forme avec les sous-marins de classe Sirène Sirène Naïade et Galatée. Cette division dépend du préfet maritime de la 3ème région (Premar III).

Lors de la réorganisation de septembre 1940, l’Argonaute reste intégré à la 19ème DSM mais cette division est transférée à la 5ème escadrille (5ème ESM) qui regroupe tous les «600 tonnes», tous les sous-marins de moyenne patrouille de la 1ère FSM, la composante sous-marine de la 2ème escadre.

Du 1er août au 7 septembre 1941, l’Argonaute est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage.

Armé pour essais le 18 septembre, il exécute ses essais réglementaires du 19 au 21  puis sort pour sa remise en condition du 23 septembre au 7 octobre. Rentrant à Toulon le 10 octobre, il effectue sa première patrouille post-carénage du 15 au 25 octobre 1941

Le 25 septembre 1942, le sous-marin Galatée est désarmé ce qui entraine la dissolution de la 19ème DSM, laissant l’Argonaute hors rang pendant près de dix huit mois au cours duquel il enchaine les patrouilles à un tel rythme que son dernier commandant dira qu’il connaissait par cœur les fonds du Golfe de Gênes.

Alors que son désarmement était prévu en septembre 1944, une avarie au retour d’une patrouille entraine sa mise en position de complément le 14 mars 1944. L’Argonaute est officiellement désarmé le 31 mars 1944.

Condamné le 5 avril sous le numéro Q-26-1, l’ex-Argonaute est remorqué au Bregaillon et confié au DNM le 6 avril 1944. Il y est stocké jusqu’au 14 mai 1947 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de démolition marseillais.

L’Aréthuse

L'Aréthuse à la mer

L’Aréthuse à la mer

-L’Aréthuse est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 6 janvier 1928 lancé le 8 août 1929 et mis en service le 14 juillet 1933.

Quand éclate la guerre de Pologne en septembre 1939, le deuxième sous-marin du contingent 1926 est affecté à Bizerte au sein de la 17ème DSM qu’il forme avec ses sister-ships Vestale Sultane Atalante.

Cette division est l’une des deux DSM de la 6ème escadrille de sous-marin qui dépend de la 4ème flottille de sous-marins qui est la composante sous-marine de la 4ème escadre légère.

La réorganisation de septembre 1940 ne change pas grand chose pour l’Arethuse si ce n’est que désormais la 17ème DSM qui dépend toujours de la 6ème escadrille est désormais placée sous le commandement de la  3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 20 novembre au 2 décembre 1940, les quatre sous-marins de la 17ème DSM effectue un exercice commun avec la 11ème DCT et la 12ème DT,  les neuf navires faisant escale à  Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le 9 décembre 1940.

Du 8 septembre au 15 octobre 1941, l’Arethuse est échoué sur le dock flottant pour sous-marin de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 26 octobre, sortant pour ses essais officiels du 27 au 29  puis pour sa remise en condition opérationnelle du 31 octobre au 11 novembre, le sous-marin effectuant sa première patrouille post-carénage du 16 au 26 novembre  avec pour cadre le canal d’Otrante.

Du 13 avril au 2 mai 1942, l’Arethuse et La Vestale participent à l’entrainement ASM du contre-torpilleur Mogador et des torpilleurs légers de la 12ème DT.

Le 12 février 1943, il participe un exercice avec le croiseur léger Emile Bertin, le torpillant après qu’il ait mouillé ses mines, deux torpilles sont tirées contre le croiseur.

Le 11 novembre 1943, il est mouillé au milieu du lac de Bizerte pour une revue navale à laquelle participent les sous-marins L’Atalante, Turquoise et Nautilus.

Décidément fort actif, l’Arethuse participe aux manoeuvres «Harmattan» du 12 mai au 10 juin 1944, ces manoeuvres destinées à répondre à des exercices imposants en Libye italienne voyant L’Aréthuse, La Vestale, Le Saphir et le Nautilus participent à deux exercices ASM.

Du 12 au 28 septembre 1944, l’Arethuse et son compère La Sultane participe à un exercice commun avec des unités de la 2ème Escadre à savoir les croiseurs lourds Algérie Dupleix et Henri IV et des unités de la 4ème Escadre en l’occurence les sous-marins Artémis et Amirde.

Du 15 novembre au 30 décembre 1944, l’Arethuse est échoué sur le dock flottant pour le dernier grand carénage de sa carrière. Armé pour essais le 7 janvier 1945, il exécute ses essais officiels du 8 au 10 janvier puis sa remise en condition du 12 au 22 janvier 1945. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 30 janvier au 12 février.

Du 11 au 18 octobre 1945, l’Arethuse et son compère l’Atalante participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 10ème DCT.

Mis en position de complément le 17 novembre 1945, l’Arethuse est officiellement désarmé le 1er décembre 1945.

Condamné le 12 décembre 1945 sous le numéro Q-26-2 (26 : année de financement et 2 deuxième navire du contingent), il reste mouillé sur le lac de Bizerte jusqu’au 7 juin 1947 quand vendu à la démolition, il est remorqué à un chantier de Tunis qui commence le démantèlement le 12 juin et le termine le 5 juillet 1947.

Le Diane

-Le Diane est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 4 janvier 1928 lancé le 13 mai 1930 et mis en service le 1er septembre 1932.

En septembre 1939, le troisième sous-marin du contingent 1926 appartient à la 14ème DSM en compagnie des sous-marins Danae Ariane et Eurydice, cette division basée à Oran dépendant de la 6ème escadre créée quelques semaines plutôt pour participer à la sécurisation des approches du détroit de Gibraltar en coopération avec les britanniques.

La réorganisation de septembre 1940 voit la 14ème DSM migrer de quelques kilomètres, étant redéployée à Mers-El-Kébir, intégrant la 2ème flottille de sous-marin, composante sous-marine de la 4ème Escadre.

Du 21 janvier au 30 mars 1941, le sous-marin Diane est échoué pour grand carénage sur le dock flottant de Mers-El-Kébir.

Après une période de travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 12 avril, réalisant ses essais officiels du 13 au 15 avril puis sa remise en condition du 17 avril au 1er mai. Il réalise sa première patrouille post-carénage du 2 au 12 mai 1941.

Le désarmement du Danaé en janvier 1943 entraine automatiquement la dissolution de la 14ème DSM, le Diane restant hors rang jusqu’à son désarmement prévu pour l’automne 1944.

Pour lui permettre de tenir jusqu’à cette période, il subit un petit carénage sur le dock flottant du 5 au 30 juin 1943, effectuant ses essais officiels les 7 et 8 juillet puis sortant pour remise en condition du 10 au 20 juillet, effectuant sa première patrouille après travaux du 27 juillet au 5 août 1943.

Du 21 au 27 août, juste avant d’entamer une nouvelle patrouille, il sert de plastron pour l’entrainement anti-sous-marin du contre-torpilleur Valmy de la 4ème DCT.

Mis en position de complément le 12 septembre 1944, le Diane est officiellement désarmé le 25 septembre et condamné le 2 octobre 1945 sous le numéro Q-26-3. Remorqué à Toulon le 2 novembre 1945, il est confié aux bons soins du Dépôt Naval de la Méditerranée (plus connu sous le nom de cimetière naval du Bregaillon) et y était toujours un certain 5 septembre 1948.

La Méduse
-La Méduse est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 1er janvier 1928 lancé le 26 août 1930 et mis en service le 1er septembre 1932.

En septembre 1939, le sous-marin Méduse forme la 18ème DSM en compagnie des sous-marins Amphitrite Oréade et Psyché, division qui dépend de la 2ème escadrille, la composante sous-marine de la 6ème Escadre basée à Oran pour participer notamment à la sécurisation du détroit de Gibraltar.

La réorganisation de septembre 1940 affecte la 18ème DSM et donc le sous-marin Méduse à la 2ème flottille de sous-marin, la composante sous-marine de la 4ème escadre dont l’antre est la moderne base de Mers-El-Kébir.

Du 31 mars au 15 mai 1941, le sous-marin Méduse est échoué sur le dock flottant pour sous-marins pour un grand carénage. Après une période de travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 25 mai.

Ses essais officiels ont lieu du 26 au 28 mai et sa remise en condition du 30 mai au 11 juin, le sous-marin Méduse effectuant sa première patrouille post-carénage du 18 au 28 juin avec pour cadre les côtes espagnoles.

Du 25 avril au 3 mai 1943, il participe à l’entrainement ASM de la 4ème DCT (Valmy Verdun Vauban classe Guépard) en compagnie de son compère Amphitrite. Il enchaine par un entrainement anti sous-marin particulier au profit du Vauban et ce du 16 au 23 août 1943.

Mis en position de complément le 6 juin 1944, il est désarmé officiellement le 21 juin et condamné le 4 juillet 1944 sous le numéro Q-26-4. Il est provisoirement mouillé dans la base de Mers-El-Kébir en attendant qu’il soit transféré à Toulon.

Le 7 septembre 1944, l’ex-Méduse est secoué par une violente explosion qui déclenche un incendie vite incontrôlable. Un remorqueur réussit à éloigner l’épave infernale jusqu’à la haute mer où elle est détruite par les batteries côtières. L’enquête révélera que l’explosion avait été causée par le non dégazage d’un réservoir, les vapeurs s’étant enflammées suite à un pic de chaleur.

13-Sous-marins (14) sous-marins Ondine/Ariane (3)

Le Thétis

Lancement du sous-marin Thétis

Lancement du sous-marin Thétis

-Le Thétis (Q-134) est mis sur cale aux chantiers Schneider de Bordeaux le 1er février 1924 lancé le 30 juin 1927 et mis en service en juin 1929.

Lors de l’entrée en guerre de la France en septembre 1939, le Thétis est l’un des sous-marins de la 13ème DSM qu’il forme avec ses sister-ships Circé Calypso et Doris. Cette division est placée sous l’autorité de la 5ème escadrille qui regroupe tous les «600 tonnes» de la 1ère FSM.

Du 31 mars au 2 mai 1940, le Thétis est échoué dans le bassin Vauban n°6 pour un grand carénage qui s’achève lors de sa prise d’armement pour essais le 12 mai 1940.

il réalise ses essais à la mer du 13 au 15 puis sa remise en condition du 17 au 31 mai. Il réalise sa première patrouille post-carénage du 5 au 15 juin quelque part en Méditerranée occidentale.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Thétis qui reste intégré à la 13ème DSM, à la 5ème escadrille et donc à la 1ère FSM, la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Mis en position de complément le 1er mars 1943, le Thétis est officiellement désarmé le 13 mars 1943 et condamné le 25 mars 1943 sous le numéro Q-134. Remorqué au DNM le 27 mars, il y était toujours le 5 septembre 1948.

Le Doris

Le Doris

Le Doris

-Le Doris est mis sur cale aux chantiers Schneider de Bordeaux le 1er février 1924 lancé le 26 novembre 1927 et mis en service en 1930.

Lors de l’entrée en guerre de la France en septembre 1939, le Doris  est l’un des sous-marins de la 13ème DSM qu’il forme avec ses sister-ships Circé Calypso et Thétis. Cette division est placée sous l’autorité de la 5ème escadrille qui regroupe tous les «600 tonnes» de la 1ère FSM.

Du 3 mai au 20 juin 1940, le sous-marin Doris est échoué au bassin Vauban n°6 (il remplace son sister-ship et compère Thétis) pour un grand carénage qui s’achève lors de sa prise d’armement pour essais le 2 juillet 1940

Il exécute ses essais réglementaires du 3 au 5 juillet puis sa remise en condition du 7 au 21 juillet, date à laquelle il rentre à Toulon pour préparer sa première patrouille post-carénage, patrouille exécutée du 28 juillet au 7 août 1940.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Doris qui reste intégré à la 13ème DSM, à la 5ème escadrille et donc à la 1ère FSM, la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Mis en position de complément le 12 juillet 1943, le Doris est officiellement désarmé le 24 juillet 1943. Condamné le 4 août 1943 sous le numéro Q-135, il est remorqué au DNM du Bregaillon le 5 août. Il y était toujours le 5 septembre 1948 même si son utilisation comme cible de tir était prévu à très court terme.
Caractéristiques Techniques de la classe Ondine/Sirène

Déplacement : surface 626 tonnes plongée 787 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 66m largeur 4.9m tirant d’eau 3.8m

Propulsion : deux moteurs diesel de 600ch et deux moteurs électriques de 500ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 14 noeuds en surface 7.5 noeuds en plongée Rayon d’action en surface 2000 miles nautiquesà 10 noeuds en surface 80 miles nautiques à 5 noeuds en plongée Immersion maximale 80m

Armement : un canon de 75mm (Ondine Ariane Sirène Naïade) ou de 100mm (les autres), 2 mitrailleuses de 8mm et 7 tubes lance-torpilles de 550mm (cinq à l’avant et une plate-forme double à l’arrière)

Equipage : 41 officiers et marins

13-Sous-marins (13) sous-marins classe Ondine/Ariane (2)

Le Calypso

Le Calypso

Le Calypso

-Le Calypso (Q-126) est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 7 février 1924 lancé le 28 janvier 1926  et mis en service en juin 1929.

Le sixième sous-marin de la tranche 1922 est intégré en septembre 1939 à la 13ème DSM en compagnie de ses sister-ships Circé Thétis et Doris. Cette division est placée sous l’autorité de la 1ère FSM et plus précisément de la 5ème escadrille qui regroupe tous les «600 tonnes» toulonnais.

Du 21 février au 30 mars 1940, le sous-marin Calypso est échoué dans le bassin Vauban n°6 pour une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 10 avril, sortant pour essais du 11 au au 13 avril puis pour remise en condition du 15 au 30 avril. Le sous-marin Calypso exécutant sa première patrouille post-carénage du 5 au 15 mai 1940.

Après une dernière patrouille au large des côtes italiennes, le Calypso est mis en position de complément le 20 septembre 1942 et officiellement désarmé le 2 octobre suivant.

Condamné sous le numéro Q-126 le 12 novembre 1942, l’ex-Calypso est mouillé au Bregaillon du 13 novembre 1942 au 4 février 1947 quand il est coulé comme cible au large des iles du Levant par trois Lioré et Olivier 456 de l’escadrille 8T qui place deux bombes de 250kg et deux torpilles de 400mm.

L’Eurydice
-L’Eurydice (Q-130) est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 18 avril 1924 lancé le 31 mai 1927 et mis en service le 1er septembre 1929.

Le premier sous-marin du contingent 1923 est intégré à la 14ème DSM quand éclate la guerre de Pologne, division également composée de ses sister-ships  Ariane et Danae ainsi que du Diane (classe Argonaute).

Cette division est placée à Oran sous la responsabilité de la 6ème Escadre jusqu’en septembre 1940 quand la réorganisation l’affecté à Mers-El-Kébir au sein de la 4ème Escadre et plus précisément de la 2ème flottille de sous-marins.

Du 1er octobre au 15 novembre 1940, il est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de Mers-El-Kébir pour un grand carénage. Après une période de travaux complémentaires à flot, l’Eurydice est armé pour essais le 25 novembre.

Il réalise ses essais réglementaires du 26 au 28 novembre et sa remise en condition du 30 novembre au 15 décembre 1940. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 22 décembre 1940 au 3 janvier 1941.

Mis en position de complément le 11 octobre 1942, l’Eurydice est officiellement désarmé le 28 octobre. Condamné le 7 novembre 1942 sous le numéro Q-130, le sous-marin reste mouillé à Mers-El-Kébir jusqu’au 14 juin 1944 quand il est pris en charge par un remorqueur pour le ramener à Toulon.

Pris dans une brusque et violente tempête, la remorque reliant le remorqueur au sous-marin rompt et le navire de servitude doit se réfugier à Ajaccio. Quand il reprend la mer quelques heures plus tard pour récupérer son colis, l’ancien Eurydice à disparu.

Ce n’est qu’en 1965 que le commandant Cousteau retrouva par hasard l’épave au cours d’une mission océanographique au large de la Corse.

Le Danaé

-Le Danaé est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 18 avril 1924 lancé le 13 septembre 1927 et mis en service et mis en service le 1er novembre 1929.

Le deuxième sous-marin du contingent 1923 est intégré à la 14ème DSM quand éclate la guerre de Pologne, division également composée de ses sister-ships Eurydice Ariane et Danae.

Cette division est placée à Oran sous la responsabilité de la 6ème Escadre jusqu’en septembre 1940 quand la réorganisation l’affecté à Mers-El-Kébir au sein de la 4ème Escadre et plus précisément de la 2ème flottille de sous-marins (2ème FSM).

Du 16 novembre 1940 au 20 janvier 1941, le Danae est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de la base navale de Mers-El-Kébir. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 4 février 1941.

Il réalise ses essais réglementaires du 5 au 7 février puis sa remise en condition du 9 au 23 février 1941. Il exécute sa première patrouille post-carénage du 1er au 12 mars au large de la Sicile.

Après une ultime patrouille au large de Tarente, le Danaé est mis en position de complément le 12 janvier 1943 et désarmé le 21 janvier 1943.

Condamné sous le numéro Q-131, il est remorqué à Toulon le 7 mars 1943 et mouillé au Bregaillon du 9 mars 1943 au 14 décembre 1947 quand à la suite d’une rupture d’amarre, il dérive jusqu’à heurter l’ex-Circé sans provoquer de graves dommages.

Le Q-131 est finalement échoué sur une plage de la presqu’ile de Gien et démantelé par les ouvriers de l’Arsenal de Toulon.

Le Galatée

La Galatée

La Galatée

-Le Galatée (Q-132) est mis sur cale  est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes le 1er février 1924 lancé le 18 décembre 1925 et armé définitif le 6 mai 1927.

Cette division est placée sous le commandement du préfet maritime de la 3ème Région (Premar III) jusqu’à la réorganisation de septembre 1940 qui intègre la 19ème DSM à la 5ème escadrille de la 1ère FSM comme les autres sous-marins de 600 tonnes basés à Toulon.

Du 16 juin au 30 juillet 1941, le Galatée est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage destiné à le remettre totalement en état, effectuant des travaux impossibles à faire en service courant.

Armé pour essais le 9 août 1941, il exécute ses essais réglementaires du 10 au 12 août puis sa remise en condition du 14 au 25 août, ralliant Toulon le 27 août et préparant sa future patrouille qui à lieu du 1er au 12 septembre 1941.

Mis en position de complément le 13 septembre 1942, Le Galatée est désarmé le 25 septembre 1942 et condamné sous le numéro Q-132 le 2 octobre 1942. Il est alors remorqué au Bregaillon et confié aux bons soins du DNM où il était toujours mouillé le 5 septembre 1948.

Son désarmement entraine la dissolution de la 19ème DSM _laissant l’Argonaute hors rang jusqu’à son propre désarmement_

Endommagé le 12 mars 1949 par un bombardement italien sur Toulon (une bombe et des éclats d’une bombe tombée à proximité), il est remorqué en eaux profondes au large de Toulon et sabordé le 17 mars 1949.

13-Sous-marins (12) sous-marins classe Ondine/Ariane (1)

D-Sous-marins de classe Ondine/Ariane

En guise d’introduction

Alors que le premier conflit mondial fait encore rage, notre marine s’interroge sur le futur de notre force sous-marine.

En reprennant les réalisations antérieures, en prennant en compte les menaces actuelles et futures, en tenant compte du retour d’expérience des commandants, la CEPSM (Commission d’Etudes Pratiques du sous-marin) aboutit au choix de deux types de sous-marins : un sous-marin de grand patrouille d’environ 1000 tonnes et un sous-marin de moyenne patrouille d’environ 600 tonnes.

Espérant obtenir le meilleur sous-marin possible, l’Amirauté décide de confier la construction de ces sous-marins à l’Industrie _les chantiers navals privés_ ce qui pourrait aboutir à des solutions techniques innovantes ou au moins que la concurrence des différents chantiers ne produise de beaux fruits.

Cela commence dès 1922, la tranche 1922 du programme naval finançant la construction de six sous-marins de 630 tonnes baptisés Ondine Ariane Sirène Naïade Circé Calypso auxquels s’ajoutent  six autres submersibles financés au contingent 1923 au titre de la défense des côtes (Eurydice Danaé Galatée Nymphe Thetis Doris) soit douze sous-marins.

Sur ces douze sous-marins, l’Ondine est perdu en 1928 lors de l’abordage avec un cargo grec au large de Vigo (Espagne) et le second, le Nymphe est désarmé en 1938, laissant dix sous-marins qui seront cependant tous désarmés quand éclatera le second conflit mondial en septembre 1948.

L’Ariane

L'Ariane

L’Ariane

-L’Ariane (Q-122) est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 6 août 1923 lancé le 6 août 1925 et mis en service le 1er septembre 1929.

Le deuxième sous-marin de la tranche 1922 est intégré à la 14ème DSM quand éclate la guerre de Pologne, division également composée de ses sister-ships Eurydice et Danae ainsi que du Diane (classe Argonaute). Cette division est placée à Oran sous la responsabilité de la 6ème Escadre.

Du 5 au 30 septembre 1940, il est échoué sur le dock flottant de la nouvelle base de Mers-El-Kébir pour un petit carénage limité à une remise en état complète pour lui permettre de tenir jusqu’à son désarmement prévu pour la fin de l’année prochaine.

Après des travaux complémentaires à flot, le sous-marin désormais intégré à la 2ème flottille de sous-marins _composante sous-marine de la 4ème Escadre_ est armé pour essais le 12 octobre, exécutant les essais réglementaires du 13 au 15  puis sa remise en condition du 17 au 30 octobre. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 7 au 20 novembre au large de la Sardaigne et de la Sicile.

Mis en position de complément le 8 décembre 1941, l’Ariane est officiellement désarmé le 22 décembre 1941. Remorqué au DNM le 8 février 1942, le sous-marin est condamné le 17 avril 1942 sous le numéro Q-122.

Le 17 mars 1944, l’ex-Ariane coule accidentellement à son mouillage. Renfloué, l’épave est démantelée sur place par un chantier de démolition de la région toulonnaise.

Le Sirène

La Sirène

La Sirène

-La Sirène (Q-123) est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes le 28 novembre 1923 lancé le 6 août 1925 et armé définitif le 12 mars 1927.

Quand débute la guerre de Pologne, en septembre 1939, le Sirène est endivisionné au sein de la 19ème DSM en compagnie de ses sister-ships Naïade et Galatée ainsi que de l’Argonaute appartenant à la classe éponyme.

Cette division est placée sous le commandement du préfet maritime de la 3ème Région (Premar III) jusqu’à la réorganisation de septembre 1940 qui intègre la 19ème DSM à la 5ème escadrille de la 1ère FSM comme les autres sous-marins de 600 tonnes basés à Toulon.

Après une ultime patrouille, le sous-marin Sirène est mis en position de complément le 17 juin 1941 et désarmé le 1er juillet 1941. Condamné le 12 août 1941 sous le numéro Q-123, il est mouillé au Bregaillon du 13 août 1941 au 5 septembre 1945 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de démolition marseillais.

Le Naïade

Le sous-marin Naïade

Le sous-marin Naïade

-La Naïade (Q-124)  est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes le 28 novembre 1923 lancé le 20 octobre 1925 et armé définitif le 6 mai 1927.

Cette division est placée sous le commandement du préfet maritime de la 3ème Région (Premar III) jusqu’à la réorganisation de septembre 1940 qui intègre la 19ème DSM à la 5ème escadrille de la 1ère FSM comme les autres sous-marins de 600 tonnes basés à Toulon.

Après une ultime patrouille au large des côtes espagnoles (où en surface, il est semoncé par un patrouilleur espagnol), le Naïade est mis en position de complément le 15 septembre 1941.

Officiellement désarmé le 4 octobre 1941, le Naïade est condamné le 15 novembre 1941 sous le numéro Q-124 et mouillé au Bregaillon du 17 novembre 1941 au 4 décembre 1944 quand il est remorqué au large et utilisé comme but de tir pour l’aviation, le Q-124 étant coulé par deux torpilles de 400mm lancés par deux Bloch MB-175T de l’escadrille 6B (2ème flottille d’aviation navale) de Fréjus-Saint Raphaël.

Le Circé

Le Circé à Toulon

Le Circé à Toulon

-Le Circé (Q-125) est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 15 janvier 1924 lancé le 29 octobre 1925 et mis en service en juin 1929.

Le cinquième sous-marin de la tranche 1922 est intégré en septembre 1939 à la 13ème DSM en compagnie de ses sister-ships Calypso Thétis et Doris, ces quatre navires ayant été construits par l’entreprise Schneider à Chalons sur Saône (Circé Calypso) et à Bordeaux (Thétis Doris). Cette division est placée sous l’autorité de la 1ère FSM et plus précisément de la 5ème escadrille qui regroupe tous les «600 tonnes» toulonnais sauf la 19ème DSM.

Du 5 janvier au 20 février 1940, le Circé subit un grand carénage, étant échoué dans le bassin Vauban n°6 pour une remise en état complète. Armé pour essais le 2 mars 1940, il réalise ses essais réglementaires du 3 au 5 mars puis sa remise en condition du 7 au 17 mars, effectuant sa première patrouille post-carénage du 22 mars au 4 avril au large des côtes de la Sardaigne.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Circé qui reste un sous-marin de la 13ème DSM, 5ème escadrille et 1ère flottille.

Après une ultime patrouille mouvementée (échouage sur un banc de sable au large du port de Livourne mais le sous-marin parvient à se dégager seul et sans que les italiens ne se doutent de sa présence), le Circé est mis en position de complément le 5 juillet 1942 puis désarmé le 17 juillet suivant.

Condamné le 5 août 1942 sous le numéro Q-125, l’ex-Circé est mouillé au Bregaillon le lendemain 6 août 1942 et y est toujours le 5 septembre 1948, le déclenchement de la guerre repoussant sine die sa vente à la démolition ou son utilisation comme cible lors d’un exercice en mer.

11-Torpilleurs d’escadre (7)

Le Simoun

Le torpilleur d'escadre Simoun

Le torpilleur d’escadre Simoun

-Le Simoun est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët sis à Saint-Nazaire le 8 août 1923 lancé le 3 juin 1924 et armé pour essais le 1er juin 1925.

Il entre en armement pour essais le 1er janvier 1926 (essais réalisés à Lorient), la clôture d’armement étant prononcée le 29 avril 1926. Le Simoun est admis au service actif en décembre 1926.

Le torpilleur est alors affecté à la 1ère escadrille de la 1ère flottille de torpilleurs, intégrée à la 1ère escadre (Méditerranée) et ce jusqu’au 31 janvier 1928 quand il sera affecté à la 5ème escadrille de la 3ème flottille en compagnie du Cyclone et du Mistral.

A partir du 1er novembre 1930, la 5ème division (ex-escadrille) de torpilleurs (Cyclone, Siroco et Simoun) est affectée à la 1ère escadrille (ex-flottille) de la flottille de torpilleurs de la Méditerranée.

Le 11 août 1933, le Simoun est remplacé dans sa division par le torpilleur Tempête et placé en position de complément, la marine connaissant à l’époque des difficultés à armer tous ses navires.

De juillet 1935 à février 1936, le Simoun est placé hors rang et détaché à Tanger comme stationnaire, alors relevé par la Tempête le temps de travaux à Toulon avant de reprendre sa place en septembre 1936. Entre-temps, la guerre d’Espagne avait éclaté et le torpilleur est chargé du contrôle navale notamment de la surveillance des enclaves de Ceuta et de Melilla raliées au camp nationaliste.

Le 1er avril 1937, il redevient un torpilleur comme un autre en étant intégré à la 3ème division de la 1ère flottille en compagnie des torpilleurs Le Fortuné et La Railleuse. Il est toujours engagé dans la guerre d’Espagne jusqu’à la fin du conflit en avril 1939.

Quand éclate la seconde guerre mondiale, le torpilleur d’escadre Simoun est intégré à la Flotte de la Méditerranée, plus précisément à la 2ème escadre, formant avec les torpilleurs La Fortuné et La Railleuse la 3ème division de torpilleurs.

La 3ème DT participe jusqu’à la fin de la guerre de Pologne à des escortes de convois entre Afrique du Nord et Métropole sans parler de différents exercices.

Le Simoun commence l’année par un entrainement de division en compagnie de ses compères Le Fortuné et La Railleuse. Il quitte Toulon le 7 janvier, faisant une école à feux du 7 au 15 janvier puis après une escale à Ajaccio du 16 au 21 janvier, effectuant un entrainement au combat antisurface du 22 janvier au 2 février, effectuant ensuite une escale à Alger du 3 au 7 février avant de rentrer à Toulon le 8 février 1940.

Le 9 février 1940, la marine décide de redéployer la 3ème DT à Casablanca. Les trois torpilleurs quittent Toulon le 11 février et rallient le Maroc le 14 février. Ils effectuent un exercice antisurface du 15 au 20 février, rentrant le lendemain à Casablanca le 21 février 1940.

Le 23 février 1940, le torpilleur La Railleuse est détruit à Casablanca par l’explosion d’une de ces torpilles. La 3ème DT est ainsi réduite aux seuls torpilleurs Le Fortuné et le Simoun.

La division réduite donc à deux navires reste déployée à Casablanca. Le Simoun et le Fortuné quittent le port marocain le 2 mars pour une école à feux du 2 au 10 mars, faisant escale à Rabat du 11 au 15 mars, effectuant un entrainement au combat antisurface du 16 au 24 mars, rentrant à Casablanca le 1er avril après une escale à Port-Etienne du 25 au 28 mars.

Les deux torpilleurs d’escadre sont en entretien à flot du 2 au 16 avril, sortant pour essais du 17 au 20 avril et pour remise en condition du 22 avril au 2 mai, date à laquelle ils rentrent à Casablanca.

Le Simoun et Le Fortuné quittent Casablanca le 8 mai 1940 en escorte d’un convoi en direction de Brest, convoi de quatre cargos qui transportent du matériel militaire et des troupes nord-africaine en direction de la métropole.

Le convoi prit dans une tempête doit se réfugier dans l’estuaire de la Garonne le 11 mai le temps que les éléments se calment. Les deux torpilleurs ont subit quelques dégâts mais cela ne les empêchent pas de reprendre la mer le 15 mai en direction de Brest où ils arrivent le 17 mai.

Le temps que les cargos déchargent, les deux torpilleurs sont confiés aux bons soins des ouvriers de l’Arsenal . Les deux torpilleurs quittent Brest le 22 mai, laissant les cargos rendus à leurs armateurs à leur sort pour rentrer à Casablanca le 26 mai au matin.
Après une école commune avec son compère Le Fortuné du 1er au 8 juin, le Simoun est indisponible pour permissions de l’équipage du 9 au 24 juin, sortant pour essais du 25 au 28 juin et pour remise en condition du 30 juin au 8 juillet. Il participe ensuite aux essais (10 au 13 juillet) et à la remise en condition (15 au 24 juillet) du Fortuné.

Le 2 août 1940, la 3ème DT quitte Casablanca pour un entrainement de division dans l’Atlantique, effectuant une école à feux du 2 au 10 août, faisant escale à Mogador du 11 au 15 août avant un entrainement au combat antisurface du 16 au 23 août, rentrant à Casablanca le 25 août 1940.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la composition de la 3ème DT qui est désormais intégrée à la 1ère flottille de torpilleurs, elle même dépendant du groupement de Ligne de la 2ème Escadre avec Toulon comme port base.

Le 2 septembre 1940, le Simoun et le Fortuné quittent Casablanca, se ravitaillent à Oran le 4 septembre puis rallient Toulon le 5 septembre. Ils effectuent ensuite une sortie d’entrainement du 7 au 13 septembre pour prendre leurs marques, rentrant à Toulon le lendemain 14 septembre.

Le 15 septembre 1940, le Simoun est échoué dans le bassin Vauban n°6 pour une remise en état complète  jusqu’au 30 octobre quand il est remis à flot. Armé pour essais le 8 novembre, Le Simoun sort pour essais du 9 au 12  puis après une escale à Bastia du 13 au 16 novembre, enchaine par  sa remise en condition du 17 au 30 novembre, date à laquelle il rentre à Toulon.

Après une école à feux du 9 au 18 décembre, le Simoun se ravitaille à Toulon le 19 décembre avant d’aller mouiller à partir du 20 décembre aux salins d’Hyères. Le 25 décembre, le Fortuné le rejoint après ses essais post-carénage. Le Simoun participe à la remise en condition de son compère de la 3ème DT du 26 décembre 1940 au 12 janvier 1941, date de leur retour commun à  Toulon.

La 3ème DT sortent pour un entrainement de division à partir du 20 janvier. Après une école à feux du 20 au 28, les deux torpilleurs Le Simoun et Le Fortuné se ravitaillant à Toulon le 29 janvier avant de mouiller aux salins d’Hyères du 30 janvier au 7 février, faisant ensuite un entrainement au combat antisurface du 8 au 15 février, date de leur retour à Toulon.

Le 22 février 1941, les torpilleurs de la 1ère FT quittent Toulon sauf La Palme en grand carénage soit un total de sept torpilleurs en l’occurence ceux de la 3ème DT et ceux de la 7ème Division de Torpilleurs (Tramontane Typhon Tornade) pour un exercice commun avec les cuirassés de la 5ème DL, les vénérables Provence et Lorraine. Cet exercice se déroule jusqu’au 8 mars avec des écoles à feux, des lancements de torpilles, des manoeuvres anti-surfaces.

Le Simoun et le Fortuné sortent pour un nouvel entrainement à partir du 15 mars quand les deux torpilleurs appareillent en compagnie des trois torpilleurs de la 7ème DT. Les deux divisions effectuent une école à feux du 15 au 22 mars avant de se ravitailler à Toulon le 23 puis d’aller mouiller aux Salins d’Hyères du 24 mars au 1er avril, sortant pour un entrainement antisurface du 2 au 12 avril, date à laquelle les cinq torpilleurs rentrent à Toulon.

Le 21 avril 1941, le Simoun et le Fortuné quittent Toulon pour un exercice commun avec le cuirassé Lorraine. Après un entrainement à l’évolution en temps de guerre du 21 au 24 avril, les deux torpilleurs vont se ravitailler à Toulon le 25 avril, retrouvant le cuirassé aux salins d’Hyères pour une période d’exercices au mouillage du 26 avril au 2 mai.

Les trois navires sont à nouveau à la mer pour une école à feux du 3 au 15 mai. Après un nouveau ravitaillement à Toulon le 16, les trois navires effectuent un ultime exercice du 17 au 24 mai, rentrant à Toulon le lendemain.
Le Simoun est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 mai au 16 juin 1941, cette période d’immobilisation étant l’occasion de moderniser la DCA, les deux canons de 37mm modèle 1925 et les quatre mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 étant remplacés par quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples.

Il sort pour essais du 17 au 20 juin puis pour remise en condition du 22 juin au 6 juillet 1941. Le Simoun sort ensuite pour les essais (9 au 12 juillet) et pour la remise en condition (14 au 30 juillet) du Fortuné.

Le 8 août 1941, les torpilleurs de la 3ème DTE sortent pour un exercice en compagnie du cuirassé Provence. Après un exercice d’entrainement à la navigation du 8 au 11 août, les trois navires effectuent une école à feux du 12 au 20 août avant que les torpilleurs ne se ravitaillent à Toulon le 21 août. Les deux torpilleurs d’escadre effectuent un entrainement au combat antisurface avec et contre le cuirassé Provence et ce du 22 août au 2 septembre quand les trois navires se ravitaillent à Toulon.

Ils reprennent la mer le lendemain 3 septembre, retrouvant en haute mer le Lorraine pour une école à feux du 4 au 11 septembre puis pour un entrainement au combat antisurface du 13 au 25 septembre, les deux cuirassés et les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 26 au 30 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Les deux torpilleurs de la 3ème DTE effectuent une période d’entretien à flot du 2 au 15 octobre, sortant pour essais du 16 au 19 octobre puis pour remise en condition du 21 octobre au 1er novembre date de leur retour à Toulon.

Le 8 novembre 1941, la 1ère flottille de torpilleurs appareille pour un entrainement commun dans le Golfe du Lion en compagnie de la 5ème DL (cuirassés Provence et Lorraine), entrainement composé d’écoles à feux, de lancements de torpilles, d’entrainement à la défense aérienne à la mer, de combat antisurface. Les huit torpilleurs et les deux cuirassés rentrent à Toulon le 24 novembre.

Le Simoun et Le Fortuné effectuent une dernière sortie du 1er au 9 décembre pour entrainement, mouillant aux salins d’Hyères du 10 au 15 décembre avant de rentrer à Toulon le 16 décembre 1941.

Le Simoun est placé en position de complément le 17 décembre 1941 ce qui entraine la dissolution de la 3ème DTE, le torpilleur d’escadre Le Fortuné étant placé hors rang au sein de la 1ère FT.

Le Simoun passe au bassin Vauban n°6 du 1er au 8 janvier 1942 pour préparer son désarmement, les prises d’eau étant bouchées, l’artillerie et l’électronique débarquée……….. .

Le torpilleur d’escadre Simoun est officiellement désarmé le 9 janvier 1942 et condamné le lendemain 10 janvier sous le numéro Q-03.

Le 15 janvier 1942, il est remorqué au cimetière naval du Bregaillon pour y être stocké, le navire y resta  deux ans jusqu’au 21 mars 1944.

Ce jour il sert de cible aux avions du porte-avions Joffre, encaissant deux torpilles de 400mm et quatre bombes de 250kg des LN-401 et des Laté 299 du porte-avions de la 2ème Escadre avant de sombrer à 50 miles au sud-est de Toulon.

11-Torpilleurs d’escadre (4)

Le Mistral

Le torpilleur d'escadre Mistral dans sa configuration d'origine

Le torpilleur d’escadre Mistral dans sa configuration d’origine

-Le Mistral est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) sur leur site havrais le 28 novembre 1923, lancé le 6 juin 1925 et armé pour essais le 1er août 1926. Il entre en armement définitif le 5 avril 1927, la clôture d’armement étant prononcée le 1er juin 1927 et son admission au service actif le 21 janvier 1928.

A son admission au service actif, le Mistral est affecté à l’Escadre de la Méditerranée, à la 3ème flottille et plus précisément à la 5ème escadrille en compagnie du Cyclone et du Simoun.

Le 1er mars 1929, les appellations des unités de torpilleurs sont modifiées : le terme «Escadrille» est remplacé par celui de «Division», le terme «Flottille» devient «Escadrille» et le terme «Flottille» regroupe tous les torpilleurs d’une escadre, les torpilleurs d’escadre de l’Escadre de la Méditerranée étant regroupés au sein de la 1ère flottille. Cela ne change rien pour le Mistral qui est toujours intégré à la 5ème division de la 3ème Escadrille et ce jusqu’au 31 octobre 1930.

Le 2 juillet 1930, il est gravement endommagé par un échouage sur le banc des Sardinaux à 3 kilomètres à l’est de Sainte-Maxime. Il faudra presque deux jours pour le déséchouer et le mettre au sec dans le bassin n°2 du Missiessy.

Les réparations sont particulièrement longues (juillet 1930-août 1933) puisqu’il faudra refaire les œuvres vives sur deux tiers de la longueur, les machines et les auxiliaires sont remis au point, les chaudières et les condenseurs retubés.

A compter du 15 septembre 1934, les escadrilles de torpilleurs sont dissoutes, les flottilles étant simplement organisées en division.

La 5ème DT composée des torpilleurs Cyclone, Siroco et Mistral est transférée à la 2ème flottille dans l’Atlantique en juillet 1935 et  rebaptisée 6ème DT.

La 6ème DT est basée à Lorient de juillet 1935 à septembre 1936 avant de rejoindre Brest. Comme les autres torpilleurs de la 2ème flottille, le Mistral va participer aux opérations liées à la guerre d’Espagne. Il subit une période de grandes réparations de novembre 1937 à mai 1938.

Durant la guerre de Pologne, la 2ème flottille de torpilleurs est placée sous le commandement des Forces Maritimes de l’Ouest (FMO) qui sous l’autorité d’Amiral-Ouest pour des missions d’escorte de convois entre l’Angleterre, Brest, Gibraltar et Casablanca.

La 6ème Division de Torpilleurs (6ème DT) commence l’année 1940 par un traditionnel entrainement de division qui occupe la division du 6 janvier au 27 février avec de nombreuses escales à Lorient, Royan, Bordeaux et Biaritz. Les trois torpilleurs sont de retour à Brest le 28.

Le Mistral, le Cyclone et le Siroco sont en entretien à flot du 29 février au 17 mars, sortant pour essais du 18 au 20 mars puis pour remise en condition du 22 mars au 2 avril, date à laquelle ils rallient Cherbourg.

Ils y retrouvent la 11ème DT composé des torpilleurs La Cordelière L’Incomprise Branlebas (classe Melpomène) pour un entrainement commun du 4 avril au 12 mai avec des escale au Havre, à Boulogne  et à Dunkerque, la 6ème DT rentrant à Brest le 22 mai à l’aube après une escale à Cherbourg du 13 au 20 mai 1940.

Du 31 mai au 25 juin, le Mistral et ses deux compères de la 6ème DT effectuent un entrainement de division, rentrant le lendemain à Brest.

Le Mistral effectue une école à feux en solitaire du 30 juin au 7 juillet, faisant escale à Saint Malo du 8 au 11 juillet avant de rentrer le lendemain 12 juillet à Brest. Il est ensuite indisponible du 13 au 28 juillet, sortant pour essais du 29 au 31 juillet puis pour remise en condition du 1er au 12 août, à chaque fois en compagnie du Cyclone.

Les deux torpilleurs disponibles de la 6ème DT participent ensuite aux essais (14 au 17 août) et à la remise en condition (19 août au 1er septembre) du Siroco, les trois torpilleurs effectuant une escale au Havre du 2 au 7 septembre, rentrant à Brest le 9 septembre 1940.

Le 12 septembre 1940, la 6ème DT quitte Brest pour un entrainement de division, entrainement qui occupe la division du 16 septembre au 21 octobre.

Alors que le Cyclone est indisponible suite à une avarie mécanique, le Mistral et le Siroco sortent pour une école à feux du 28 octobre au 4 novembre, faisant escale à Lorient du 5 au 11 novembre puis à Quiberon du 12 au 15 novembre, rentrant le lendemain 16 novembre à Brest.

Le 23 novembre 1940, la 6ème DT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement occupant les trois torpilleurs du 24 novembre au 12 décembre. La division relâche à Nantes du 13 au 18 décembre, le transit jusqu’à Brest où ils arrivent le 21 décembre à l’aube étant l’occasion d’exercices supplémentaires.

Le Mistral sort seul pour entrainement du 7 au 16 janvier, rentrant le lendemain à Brest. Le 18 janvier, le Mistral devient navire-amiral de la 6ème DTE en remplacement du Cyclone qui rentre en grand carénage.

Le Mistral et le Siroco sortent pour entrainement du 24 janvier au 17 février, rentrant à Brest le lendemain. Les deux torpilleurs sortent à nouveau pour entrainement du 24 au 28 février, rentrant le lendemain à Brest.

Seul torpilleur disponible de la 6ème DTE, le Mistral sort pour entrainement en solitaire du 5 au 15 mars avant d’enchainer par un entrainement de flottille du 20 mars au 4 avril, tous les torpilleurs rentrant à Brest le 5.

Le 6 avril, le Mistral cesse d’être navire-amiral de la 6ème DTE avant d’être échoué au bassin Tourville (appelé également bassin n°1) du 13 avril au 22 mai pour une remise en état complète ainsi qu’une modernisation (DCA, Asdic et radars).

Armé pour essais le 28 mai 1941, le Mistral sort pour ses essais réglementaires du 29 mai au 1er juin puis pour remise en condition du 3 au 17 juin à chaque fois en compagnie du Cyclone et du Siroco, les trois torpilleurs faisant escale à La Pallice du 18 au 21 juin avant de rallier Brest le lendemain.

Le Mistral et le Siroco sortent ensemble pour une école à feux du 27 juin au 6 juillet, faisant escale à Lorient du 7 au 10 juillet avant de rentrer à Brest le lendemain 11 juillet  1941. Le Mistral participe ensuite aux essais (14 au 17 juillet) et à la remise en condition (19 juillet au 2 août) du Cyclone.

Il est ensuite indisponible du 5 au 26 août, sortant pour essais (27 au 30 août) et remise en condition (1er au 14 septembre) en compagnie du Cyclone et du Siroco, les trois torpilleurs allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez après un crochet par la base navale pour se ravitailler.

Le 21 septembre, la 6ème DTE quitte la baie de Douarnenez pour retrouver au large d’Ouessant le cuirassé Paris. Le vénérable cuirassé et les trois torpilleurs d’escadre vont manoeuvrer ensemble du 21 septembre au 6 octobre, la petite escadre ralliant Brest le 13 après une escale à La Rochelle du 7 au 11 octobre.

Le 22 octobre 1941, le Mistral et les deux autres torpilleurs d’escadre de la 6ème DTE quittent Brest pour un entrainement commun avec la 5ème DTE (Brestois Foudroyant Boulonnais) dans le Golfe de Gascogne et ce jusqu’au 27 novembre, les six torpilleurs d’escadre faisant escale à Lorient du 28 novembre au 1er décembre, rentrant à Brest le lendemain.

Le Mistral et le Siroco effectuent un entrainement ASM du 10 au 17 décembre contre le sous-marin Pascal. Après un ravitaillement le 18 décembre, les deux torpilleurs effectuent un entrainement commun du 19 au 30 décembre 1941, date de leur retour à Brest au quai des flottilles.

Le Mistral commence l’année 1942 par un entrainement de division du 15 janvier au 16 février avant d’enchainer par un entrainement de flottille à partir du 26 février quand la 2ème flottille quitte Brest.

Ce sont donc au total dix torpilleurs d’escadre (2ème DTE Fougueux Frondeur L’Adroit 5ème DTE Brestois Foudroyant Boulonnais 6ème DTE Cyclone Siroco Mistral plus l’Ouragan) qui vont manoeuvrer ensemble. L’exercice à lieu du 26 février au 31 mars, date du retour des torpilleurs d’escadre à Brest.

La 6ème DTE sort pour un nouvel entrainement de division du 10 avril au 22 mai,  les trois navires rentrant à Brest le 28 mai après une escale à Saint Malo du 23 au 27 mai 1942.

Le Mistral effectue un entrainement de base avec écoles à feux et entrainement de défense aérienne à la mer du 1er au 10 juin, rentrant le lendemain à Brest.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 9 juillet, sortant pour essais du 10 au 13 juillet et pour remise en condition du 15 au 30 juillet, à chaque fois en compagnie du Cyclone, le Mistral et le Cyclone  participant ensuite aux essais (1er au 4 août) et à la remise en condition (6 au 21 août) du Siroco.

Le 7 septembre 1942, la 6ème DTE aurait du quitter Brest pour un entrainement de division mais le Cyclone est victime d’une avarie qui l’immobilise jusqu’à la fin du mois.

Le Mistral et le Siroco sortent pour entrainement du 12 septembre au 2 octobre, rentrant le lendemain à Brest avant d’enchainer par la remise en condition du Cyclone du 6 au 20 octobre.

L’entrainement de division à finalement lieu avec plus d’un mois et demi de retard du 27 octobre au 23 novembre, les trois torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le lendemain.

Le Mistral sort pour un entrainement de défense aérienne du 30 novembre au 7 décembre, retrouvant ensuite à la mer le Siroco et le Cyclone pour un exercice commun du 9 au 20 décembre, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 21 décembre 1942.

Le Mistral, le Cyclone et le Siroco quittent Brest le 5 janvier 1943 pour le dernier entrainement de division de la 6ème DTE, entrainement de division qui à lieu du 5 janvier au 20 février dans le Golfe de Gascogne, au large du Maroc et de Dakar. La 6ème DTE quitte Dakar le 23 février, relâche à Casablanca du 27 février au 1er mars avant de rallier Brest le 4 mars 1943.

La 6ème DTE effectue une ultime sortie à la mer du 12 au 21 mars avant que le Mistral ne soit mis en position de complément respectivement le 23 mars 1943.

Le Mistral passe au bassin Tourville du 23 au 30 mars 1943 pour préparer son désarmement. Les prises d’eau sont bouchées, les canons sont débarqués et stockés tout comme les éléments électroniques.

Le torpilleur d’escadre Mistral est officiellement désarmé le 4 avril 1943. Condamné le 15 avril 1943, il devient le Q-07 et est remorqué au cimetière marin de Landevennec où il est toujours présent en septembre 1948.

11-Torpilleurs d’escadre (3)

Le Cyclone

Le torpilleur d'escadre Cyclone en 1933

Le torpilleur d’escadre Cyclone en 1933

-Le Cyclone est mis sur cale par les Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) sur leur site du Havre le 29 septembre 1923 lancé le 24 janvier 1925 armé pour essais le 15 mars 1926. La clôture d’armement est prononcée est le 31 mai 1927 et le Cyclone est admis au service actif le 25 juin 1928.

Du 1er avril 1928 au 28 février 1929, le torpilleur Cyclone est affecté à la 5ème escadrille de la 3ème flottille en compagnie de ses sister-ship Mistral et Simoun, devenues respectivement le 1er mars 1929 5ème division de la 3ème escadrille, intégrée à la 1ère flottille qui regroupe les torpilleurs de l’Escadre de la Méditerranée..

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons flottille et division, la 1ère flottille étant réduite à trois divisions (1ère, 3ème et 5ème DT), le Cyclone appartenant toujours à la 5ème division avec le Siroco et le Mistral.

En juillet 1935, la 5ème DT est transférée à la 2ème flottille dans l’Atlantique, devenant à cette occasion la 6ème DT avec toujours les mêmes membres à savoir le Cyclone, le Siroco et le Mistral.

Cette division est stationnée jusqu’en septembre 1936 à Lorient, utilisant la coque de l’ancien croiseur léger Strasbourg comme ponton.

Comme le reste de la marine nationale, la 6ème DT va participer aux opérations liées à la guerre d’Espagne en assurant la surveillance du nord-est du pays notamment la Cantabrie, les Asturies et le pays Basque. Il subit de grandes réparations de novembre 1937 à mai 1938.

En juillet 1939, les 1ère et 5ème escadre sont regroupées au sein de la Flotte de l’Atlantique, la 2ème flottille de torpilleurs sous l’autorité de la 1ère escadre est ainsi composée de trois divisions de torpilleurs, la 4ème DT  la 5ème DT et la 6ème DT.

Comme les autres torpilleurs de la 2ème flottille, le Cyclone et ses autres compères de la 6ème DT vont assurer durant la guerre de Pologne des missions d’escorte, essentiellement entre Brest, Casablanca et Dakar avec parfois un crochet en direction de Gibraltar.

La 6ème Division de Torpilleurs (6ème DT) commence l’année 1940 par un traditionnel entrainement de division, le Cyclone appareillant en compagnie du Siroco et du Mistral  le 6 janvier  1940 pour une école à feux jusqu’au 13 janvier faisant escale à Lorient jusqu’au 17 pour ravitaillement et entretien.

Après un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 janvier, les trois torpilleurs de la 6ème DT effectue une escale à Royan du 26 au 31 janvier, à Bordeaux du 2 au 7 février, à Biaritz du 8 au 12 février avant de reprendre la mer pour une nouvelle école à feux du 13 au 20 février, se ravitaillant à Lorient le 21 février pour effectuer un ultime entrainement au combat antisurface du 22 au 27 février, rentrant le lendemain 28 février 1940.

Le Cyclone, le Mistral et le Siroco sont en entretien à flot du 29 février au 17 mars, sortant pour essais du 18 au 20 mars puis pour remise en condition du 22 mars au 2 avril, date à laquelle ils rallient Cherbourg.

Ils y retrouvent la 11ème DT composé des torpilleurs légers La Cordelière L’Incomprise Branlebas pour un entrainement commun. Après une école à feux commune du 4 au 15 avril, les six torpilleurs font escale au Havre du 16 au 20 avril, à Boulogne du 21 au 25 avril et à Dunkerque du 26 au 30 avril enchainant par un entrainement au combat antisurface, la 6ème DT affrontant la 11ème DT du 1er au 12 mai 1940, les deux divisions faisant escale à Cherbourg du 13 au 20 mai avant de rentrer à Brest le 22 mai à l’aube.

Le 31 mai 1940, les torpilleurs Cyclone, Mistral et Siroco sortent pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, effectuant une école à feux du 31 mai au 8 juin, se ravitaillant à Lorient le 9 juin avant un entrainement au combat antisurface du 10 au 25 juin, rentrant à Brest le lendemain.

Le Cyclone est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juin au 12 juillet, sortant pour essais du 13 au 15 juillet puis pour remise en condition du 17 au 27 juillet, à chaque fois en compagnie du Siroco.
Le Cyclone participe alors aux essais (29 au 31 juillet) et à la remise en condition (1er au 12 août) du Mistral, les deux torpilleurs disponibles de la 6ème DT participant ensuite aux essais (14 au 17 août) et à la remise en condition (19 août au 1er septembre) du Siroco, les trois torpilleurs effectuant une escale au Havre du 2 au 7 septembre, rentrant à Brest le 9 septembre 1940.
La réorganisation de septembre 1940 rattache les Cyclone Siroco Mistral, les trois navires de la 6ème DT à la 1ère Escadre au sein de la 2ème flottille de torpilleurs en compagnie de la 2ème DT (Fougueux Frondeur L’Adroit), de la 5ème DT (Brestois Foudroyant Boulonnais) et enfin de la 4ème DT (Bourrasque, l’Orage et l’Ouragan ).

Le 12 septembre 1940, la 6ème DT quitte Brest pour un entrainement de division. Après un entrainement à la navigation de combat du 12 au 15 septembre, les trois torpilleurs effectuent une école à feux du 16 au 21 septembre avant de se ravitailler à Lorient le 22 septembre.

Le Cyclone et ses deux compères enchainent par un entrainement au combat antisurface du 23 au 30 septembre puis font escale à Royan du 1er au 5 octobre et à Hendaye du 6 au 10 octobre, les trois torpilleurs effectuant un nouvel exercice de combat antisurface du 11 au 20 octobre avant de rallier Brest le lendemain.

Victime d’une avarie, le Cyclone est indisponible du 24 octobre au 8 novembre, sortant pour essais du 9 au 12 novembre puis pour remise en condition du 14 au 22 novembre, rentrant le lendemain à Brest.

Le 23 novembre 1940, la 6ème DT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, effectuant d’abord une école à feux du 24 au 30 novembre, se ravitaillant à Lorient le 1er décembre avant un entrainement au combat antisurface du 2 au 12 décembre, la division faisant escale à Nantes du 13 au 18 décembre avant de rentrer à Brest le 21 décembre à l’aube.

Le Cyclone effectue une école à feux du 5 au 12 janvier, faisant escale à Saint Malo du 13 au 16 janvier avant de rentrer le lendemain 17 janvier à Brest. Le 18 janvier 1941, il transmet son pavillon de navire-amiral de la division au Mistral avant de vidanger ses soutes et de débarquer ses munitions.

Il est échoué au bassin Tourville le 21 janvier 1941 succédant à l’Orage pour une remise en état complète jusqu’au 2 mars.

Remorqué à un quai de la Penfeld, il subit des travaux complémentaires notamment une modernisation de sa DCA, les 2 canons de 37mm modèle 1925 et les quatre mitrailleuses de 13.2mm (en deux affûts doubles) sont remplacés par 4 canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples. Il reçoit également un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée.

Armé pour essais le 10 mars 1941, il sort pour les essais réglementaires du 11 au 14 mars avant remise en condition du 15 au 30 mars en solitaire.

Le Cyclone rentré à Brest le 1er avril, redevient navire-amiral de la 6ème DT le 6 avril au cours d’une brève cérémonie menée au mouillage en grande rade avec le Mistral.

Après une nouvelle école à feux en mer d’Iroise du 9 au 15 avril, le Cyclone va participer aux essais et à la remise en condition du Siroco. Ce dernier est armé pour essais le 22 avril et retrouve le Cyclone en rade de Brest.

Le Cyclone et le Siroco sortent ensemble pour les essais (23 au 27 avril) et la remise en condition (29 avril au 12 mai) du second nommé, les deux torpilleurs faisant escale à Saint Malo du 13 au 17 mai avant de rentrer le 18 mai à Brest.

Le 1er mai 1941, la 6ème Division de Torpilleurs devient la 6ème Division de Torpilleurs d’Escadre (DTE)

Le 28 mai, le Cyclone et le Siroco quittent Brest pour participer aux essais et à la remise en condition du Mistral. Les trois contre-torpilleurs sont à  la mer pour les essais réglementaires du 29 mai au 1er juin puis pour remise en condition du 3 au 17 juin, les trois torpilleurs faisant escale à La Pallice du 18 au 21 juin avant de rallier Brest le lendemain 22 juin 1941.

Le Cyclone est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juin au 13 juillet, sortant pour essais du 14 au 17 juillet et pour remise en condition du 19 juillet au 2 août en compagnie du Mistral.

Le Cyclone participe ensuite aux essais (5 au 8 août) et à la remise en condition (9 au 25 août) du Siroco, les deux torpilleurs de la 6ème DTE participant ensuite aux essais (27 au 30 août) et à la remise en condition (1er au 14 septembre) du Mistral, les trois torpilleurs allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez après un crochet par la base navale pour se ravitailler.

Le 21 septembre, la 6ème DTE quitte la baie de Douarnenez pour retrouver au large d’Ouessant le cuirassé Paris. Après un entrainement à l’évolution en temps de guerre du 21 au 25 septembre, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 26 septembre avant d’effectuer une école à feux commune du 27 septembre au 6 octobre, le cuirassé et les trois torpilleurs faisant escale à La Rochelle du 7 au 11 octobre. Le cuirassé et la 6ème DTE rentrent à Brest le 13 octobre 1941.

Le 22 octobre 1941, le Cyclone et les deux autres torpilleurs d’escadre de la 6ème DTE quittent Brest pour un entrainement commun avec la 5ème DTE (Brestois Foudroyant Boulonnais) dans le Golfe de Gascogne.

Après une école à feux commune du 22 au 30 octobre, les six torpilleurs d’escadre se ravitaillent à Lorient le 1er novembre avant un entrainement au combat antisurface du 2 au 12 novembre, la 6ème DTE affrontant la 5ème DTE avec tirs et lancements simulés de torpilles.
Après une escale à La Pallice du 13 au 18 novembre, les deux divisions subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 27 novembre, les six torpilleurs d’escadre faisant escale à Lorient du 28 novembre au 1er décembre, rentrant à Brest le lendemain 2 décembre 1941.

Le Cyclone sort pour une école à feux en solitaire du 9 au 17 décembre, retrouvant ses deux compères de la 6ème DTE, les torpilleurs Siroco et Mistral qui avaient eu réalisé un entrainement à la lutte ASM et au grenadage contre le sous-marin Pascal. Après un ravitaillement le 18 décembre, les trois torpilleurs effectuent un entrainement commun du 19 au 30 décembre 1941, date de leur retour à Brest au quai des flottilles.

Le Cyclone commence l’année 1942 par un entrainement de division en compagnie du Siroco et du Mistral. Les trois torpilleurs de la 6ème DTE quittent Brest le 15 janvier 1942 pour une école à feu jusqu’au 20 quand ils rallient Lorient pour ravitailler avant d’enchainer par un exercice de combat antisurface du 21 au 28 janvier, date à laquelle ils arrivent à Bordeaux pour quelques jours d’escale.

L’entrainement de division se poursuit ensuite par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 7 février puis après ravitaillement à Lorient le 8, s’achève par un exercice de synthèse du 9 au 16 février, date du retour de la 6ème DTE à Brest.

Le 26 février 1942, le quai des flottilles se désertifie avec l’appareillage de la 2ème flottille de torpilleurs pour un importante exercice dans l’Atlantique. L’Ouragan, navire hors-rang et navire-amiral de la 2ème FT est le premier à appareiller suivit par les 2ème, 5ème et 6ème DTE au complet.

Après un exercice de navigation de combat du 26 février au 1er mars, les dix torpilleurs se ravitaillent à Cherbourg le 2 mars avant d’enchainer par une école à feux du 3 au 7 mars, une escale au Havre du 8 au 10 mars, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 11 au 17 mars, une escale à Boulogne du 18 au 20 mars, une exercice de synthèse du 21 au 30 mars, rentrant le lendemain 31 mars à Brest.

La 6ème DTE sort pour un nouvel entrainement de division le 10 avril 1942 quand le Cyclone franchit le Goulet de la rade de Brest en compagnie du Siroco et du Mistral, les trois navires effectuant une école à feux du 10 au 15 avril avant de se ravitailler le 16 à Lorient.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 24 avril, les trois torpilleurs d’escadre font escale sur l’île de Ré du 25 au 30 avril avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM en compagnie des sous-marins Pasteur et Archimède du 1er au 6 mai puis après un nouveau ravitaillement à Lorient un exercice de synthèse du 8 au 22 mai, rentrant à Brest le 28 mai après une ultime escale à Saint Malo du 23 au 27 mai 1942.

Le Cyclone est indisponible (entretien et permissions de l’équipage) du 28 mai au 18 juin, sortant pour essais du 19 au 21 juin puis pour remise en condition du 23 juin au 8 juillet à chaque fois en compagnie du Siroco.

Il participe ensuite aux essais (10 au 13 juillet) et à la remise en condition (15 au 30 juillet) du Mistral, le Cyclone et le Mistral participant ensuite aux essais (1er au 4 août) et à la remise en condition (6 au 21 août) du Siroco.

Le 7 septembre, la 6ème DTE aurait du quitter Brest pour un entrainement de division mais le Cyclone est victime d’une importante avarie qui dans un premier temps laissait envisager un désarmement anticipé mais au final, le navire-amiral de la 6ème DTE est indisponible du 7 au 30 septembre, sortant pour essais du 1er au 4 octobre puis pour remise en condition en compagnie du Mistral et du Siroco du 6 au 20 octobre.

L’entrainement de division à finalement lieu avec plus d’un mois et demi de retard. Après une école à feux du 27 octobre au 4 novembre, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 5 novembre avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 6 au 10 novembre, de faire escale à Saint-Nazaire du 11 au 15 novembre puis d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 16 au 23 novembre, la 6ème DTE rentrant à Brest le lendemain 24 novembre 1942.

Le Cyclone sort seul pour une école à feux du 1er au 8 décembre, retrouvant ensuite en mer le Siroco et le Mistral pour un exercice commun et ce du 9 au 20 décembre, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 21 décembre 1942.

Le Cyclone, le Mistral et le Siroco quittent Brest le 5 janvier 1943 pour le dernier entrainement de division de la 6ème DTE, le désarmement des deux compères du Cyclone approchant à grands pas.

Après une école à feux du 5 au 12 janvier, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 13 janvier puis vont manoeuvrer plus au sud que prévu en raison du mauvais temps frappant la Bretagne. Ils font escale à Lisbonne du 16 au 19 janvier puis à Casablanca du 21 au 23 janvier avant d’effectuer un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 au 30 janvier, ralliant dans la foulée Dakar.

Après une escale dans la capitale de l’AOF du 1er au 5 février, la 6ème DTE effectue un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 février, se ravitaillant à Dakar le 14 février avant une école à feux à Rufisque du 15 au 20 février.

La 6ème DTE quitte Dakar le 23 février, relâche à Casablanca du 27 février au 1er mars avant de rallier Brest le 4 mars 1943.

La 6ème DTE effectue une ultime sortie à la mer du 12 au 21 mars avant que le Mistral et le Siroco ne soient mis en position de complément respectivement les 23 et 24 mars. La 6ème DTE est ainsi dissoute officiellement le 25 mars, le Cyclone restant affecté hors-rang au sein de la 2ème flottille de torpilleurs.

Le Cyclone subit une période d’entretien à flot du 26 mars au 10 avril, sortant pour essais du 11 au 14 avril puis pour remise en condition du 15 au 25 avril 1943.

Il effectue une école à feux du 2 au 9 mai, faisant escale à Cherbourg du 10 au 15 mai avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 16 au 23 mai. Il est ensuite au Havre du 24 au 30 mai, à Dunkerque du 31 mai au 3 juin, à Saint Malo du 5 au 8 juin avant de rallier Brest le lendemain 9 juin 1943.

Placé en position de complément le 12 juin 1943, il passe au bassin Tourville du 13 au 20 juin, première étape vers son désarmement.

Le torpilleur d’escadre Cyclone est officiellement désarmé le 23 juin 1943 et condamné le 27 juin 1943 sous le numéro de Q-11.

Il est remorqué à Landevennec où il est toujours présent en compagnie du Mistral et du Siroco en septembre 1948.