10-Contre-torpilleurs (20)

E-Contre-torpilleurs classe Vauquelin

Le contre-torpilleur Maillé-Brézé

Le contre-torpilleur Maillé-Brézé

Avant propos

Comme je l’ai déjà mentionné plutôt, la marine nationale est en piteux état à la sortie du premier conflit mondial, frappée par une crise matérielle et morale sans précédent notamment en raison du fait qu’elle à du mener un conflit sans avoir les moyens réellements adaptés et que ses sacrifices ont été éclipsés par ceux de l’armée de terre.

Quand le premier conflit mondial éclate, la Royale était en pleine expansion avec l’ambitieux programme de 1912 mais une France épuisée par quatre ans de conflit ne peux plus se permettre de posséder 28 cuirassés.

De plus le traité de Washington à drastiquement limité les constructions de cuirassés et de croiseurs de bataille, la France se retrouvant à parité avec l’Italie.

La marine nationale aiguillonné par la rivalité franco-italienne va concentrer ses efforts et ses moyens sur les unités légères, les croiseurs et surtout les contre-torpilleurs, ces navires rapides et puissants conçus pour des raids courts et brutaux contre les lignes de communication italiennes notamment entre la péninsule, ses îles et l’Africa Settentrionale Italiana (ASI), la Libye actuelle.

Les premières tentatives sont décevantes qu’il s’agisse des contre-torpilleurs de type Jaguar ou des torpilleurs Bourrasque/L’Adroit mais peu à peu le STCN apprend de ses erreurs pour aboutir à des navires de plus performants connus sous le vocable de «quatre tuyaux» en référence à leurs quatre cheminées qui groupées deux par deux leur donnaient une allure élégante et racée.

Après les six Guépard, les quatre Aigle et les deux Milan, le STCN planche sur un nouveau type de contre-torpilleur.

Sur le plan technique, les futurs contre-torpilleurs de classe Vauquelin sont assez semblables aux Aigle au moins pour leurs spécifications de base par exemple pour ce qui est de l’artillerie principale _5 canons de 138mm en affûts simples sous masque_.

Ils intègrent cependant un certain nombre de différences par exemple en ce qui concerne leur batterie lance-torpilles qui passe de six à sept tubes avec une plate triple axiale installée entre le rouf arrière et le canon de 138mm n°3 et deux plate-formes doubles latérales installées juste en arrière de la cheminée n°2. Les contre-torpilleurs de la tranche 1929 voit aussi l’intégration d’une poupe en cul de poule en lieu et place d’une poupe en sifflet afin de faciliter  le mouillage de mines.

Les plans définitifs sont approuvés par le ministre le 21 novembre 1928.

A l’origine les navires succédant aux Aigle/Milan (deux classes différentes mais votée à la même tranche) devaient être financées à la tranche 1928 mais les parlementaires soulignent que l’Arsenal de Lorient à l’été 1928 n’à pas encore mis sur cale les Milan et Epervier. Aucune construction neuve n’est donc accordée au titre de la tranche 1928, les nouveaux contre-torpilleurs seront financés à la tranche 1929.

Cette dernière votée le 29 mars 1929 finance la construction de six contre-torpilleurs qui porteront tous le nom de grands marins français (Vauquelin Kersaint Cassard Tartu Maillé-Brézé Chevalier Paul) qui en raison de la surcharge de l’Arsenal de Lorient seront tous construits par les chantiers navals privés.

Le Vauquelin

Le Vauquelin à la mer

Le Vauquelin à la mer

Administrativement parlant, la construction d’un bâtiment ne commence par à la date de sa mise sur cale ni même à la date de sa mise en chantier mais dès la notification des marchés. En l’occurence pour le Vauquelin le 17 octobre 1929 quand est signé le marché 5268A entre la marine et les Ateliers et Chantiers de France sis à Dunkerque.

-Le Vauquelin est mis sur cale le 13 mars 1930 aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque. Il est lancé le 29 septembre 1932, cette date tardive s’expliquant par l’habitude prise par les chantiers dunkerquois de lancer des navires pour ainsi dire achever. Lors de sa mise à l’eau, l’ex Da-10 est ainsi achevé à 96% alors que ses sister-ships ne le sont qu’à 63 ou 64%.

Voilà pourquoi dès le 13 décembre 1932, le Vauquelin quitte Dunkerque pour Cherbourg. Il gagne ensuite Lorient, son port d’armement. Les essais se passent normalement sans réelles avaries jusqu’au 16 novembre 1933 quand il est sérieusement endommagé par un échouage alors qu’il rentrait à Lorient. Auparavant la clôture d’armement du Vauquelin avait été prononcée le 3 novembre 1933.

Le contre-torpilleur quitte Lorient le 23 février 1934 pour sa traversée de longue durée qui l’amène en Normandie et dans le sud de la Grande Bretagne avant un retour à Lorient le 3 mars 1934.

A son admission au service actif, le Vauquelin est affecté à une 6ème DL formée avec ses sister-ships Maillé-Brézé et Kersaint. Cette division de la 1ère Escadre quitte Brest le 22 octobre pour Toulon où ils arrivent le 31 octobre 1934, la 6ème DL devenant la 9ème DL avec le Maillé-Brézé comme navire chef de division.

A partir de 1936, le Vauquelin est intégrée à la 5ème DL, une des quatre divisions de contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère, division qu’il forme avec ses sister-ships Tartu et Chevalier Paul.

Comme la quasi-totalité de la marine nationale à l’époque, le Vauquelin va participer aux événements d’Espagne pour tenter d’éviter l’extension du conflit en faisant respecter la liberté de navigation dans le bassin occidental de la Méditerranée.

Le 13 avril 1937, la 5ème DL devient 5ème DCT mais sa composition reste identique tout comme ses missions qui d’ailleurs perturbe significativement l’entrainement des équipages.

Quand éclate la guerre de Pologne le 3 septembre 1939, le Vauquelin appartient toujours à la 5ème DCT avec toujours les même compères à savoir le Tartu (Al) et le Chevalier Paul.

La division reste basée à l’issue du conflit à Toulon au sein de la 3ème Escadre Légère. La tensions est redescendue d’un cran mais cela n’empêche pas les trois contre-torpilleurs d’être toujours aussi actifs. L’entrainement est poussé au maximum pour obtenir un outil militaire aussi affuté que possible.

La 5ème DCT sort pour la première fois de l’année 1940 du 7 au 15 janvier pour un entrainement au combat antisurface avant de mouiller aux Salins d’Hyères du 16 au 21 janvier pour des exercices au mouillage. Ils enchainent par une école à feu du 22 au 27 janvier, mouillant à nouveau aux salins du 28 janvier au 1er février, rentrant le lendemain 2 février 1940 à Toulon.

Le Vauquelin, le Tartu et le Chevalier Paul subissent une période d’entretien à flot du 3 au 25 février 1940, sortant pour essais du 26 février au 1er mars avant remise en condition du 2 au 21 mars 1940.
La 5ème division de contre-torpilleurs sort ensuite pour un entrainement de division en Méditerranée occidentale. Après une école à feux du 27 mars au 3 avril, les trois contre-torpilleurs font escale à Calvi du 4 au 7 avril puis enchainent par un raid amphibie contre le port d’Ajaccio et ce du 8 au 10 avril.

Après une escale dans la ville natale de Napoléon du 11 au 15 avril, le Vauquelin accompagné par le Tartu et le Chevalier Paul effectuent un entrainement au combat de nuit du 16 au 20 avril, faisant alors escale à Port-Vendres.

Reprenant la mer le 25 avril 1940, les trois lévriers des mers effectuent un entrainement au combat antisurface jusqu’au 1er quand ils arrivent à Marseille pour une semaine d’escale jusqu’au 8 mai, reprenant la mer le lendemain pour une école à feux du 9 au 14 mai, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Le 21 mai, le Vauquelin appareille seul de Toulon pour entrainement suivit quelques heures plus tard par ses deux compères de la 5ème DCT, le Tartu et le Chevalier Paul devant retrouver et détruire le Vauquelin avant qu’il n’atteigne Villefranche ce qu’ils échouent à faire, les deux contre-torpilleurs ayant la désagréable surprise de voir le Vauquelin déjà au mouillage le 23 mai.

La division reconstituée sert de but rapide aux sous-marins de la 5ème DSM (Espoir Pégase Monge) du 24 au 27 mai avant d’enchainer par une école à feux de jour comme de nuit du 28 mai au 5 juin, date de leur retour à Toulon.

Le Vauquelin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 6 au 22 juin, sortant pour essais et remise en condition en compagnie du Tartu du 23 juin au 12 juillet.

Alors que le Tartu est indisponible à son tour, le Vauquelin participe aux essais et à la remise en condition du Chevalier Paul qui avait été indisponible 23 juin au 15 juillet, les deux navires sortant du 16 juillet  au 1er août. Ils enchainent par les essais et la remise en condition du Tartu du 2 au 27 août 1940.

La 5ème DCT va alors sortit pour son dernier entrainement de division avant un cycle de neuf mois durant lequel la division sera toujours réduite à deux unités, le troisième navire de la division étant en grand carénage.

Le 5 septembre à l’aube, le Tartu appareille et traverse la rade de Toulon pour gagner la haute mer, suivit par le Chevalier Paul alors que le Vauquelin ferme la marche. Les trois navires vont mouiller aux Salins d’Hyères jusqu’au lendemain 6 septembre quand ils reprennent la mer pour une école à feu du 6 au 13 septembre 1940.

Après une escale à Sète du 14 au 18 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 19 au 27 septembre, date à laquelle ils arrivent à La Ciotat pour quelques jours d’escale.

Ils reprennent la mer le 1er octobre, effectuent une nouvelle école à feux du 2 au 7 octobre avant de rentrer le lendemain 8 octobre 1940 à Toulon.

Le Vauquelin débarque alors ses munitions et vidange ses soutes puis est échoué au bassin n°3 du Missiessy le 13 octobre, succédant à l’Albatros. Les trois mois de travaux qui s’achèvent le 14 janvier 1941 sont consacrés à une remise en état complète sans modernisation des capacités.

La coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les turbines inspectées, les chaudières retubées, les locaux-vie remis en état tout comme l’armement……. .

Le Vauquelin sort pour essais du 15 au 18 janvier 1941 avant sa remise en condition mené du 19 janvier au 7 février 1941 en compagnie du Chevalier Paul qui avait remplacé le Tartu comme navire amiral de la 5ème DCT.

La 5ème DCT sort pour un entrainement de division du 11 au 21 février, les deux navires faisant escale à Alger du 22 au 25 février avant d’effectuer une école à feux qui est suivie par une escale à Tunis du 2 au 9 mars. Après un entrainement au combat antisurface du 10 au 20 mars, les deux navires rentrent à Toulon le 21 mars 1941.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 22 au 30 mars, le Vauquelin et le Chevalier Paul sortent pour une école à feu et ce du 31 mars au 9 avril date de leur retour à Toulon, le premier devant participer à la remise en condition du Tartu et le second subir un grand carénage.

Du 19 avril au 12 mai, le Vauquelin participe à la remise en condition du Tartu qui venait de réaliser ses essais après son grand carénage qui s’était achevé le 12 avril 1941. Le Tartu redevient alors le navire-amiral de la 5ème DCT.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 17 au 24 mai, les deux contre-torpilleurs sortent pour un entrainement au combat de nuit du 25 au 28 mai avant de faire escale à Sète du 29 mai au 4 juin puis d’enchainer par une école à feux du 5 au 12 juin, les deux navires rentrant à Toulon le 21 juin après une escale à Marseille du 13 au 20 juin 1941.

Le Vauquelin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 21 juin au 10 juillet ce qui lui permet de reprendre la mer pour essais du 10 au 13 juillet avec une DCA modernisée en l’occurence six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples. Il participe ensuite à la remise en condition du Chevalier Paul en compagnie du Tartu et ce du 20 juillet au 11 août.

Le Tartu est à son tour indisponible du 12 au 31 août pour permissions de l’équipage et entretien (dont modernisation de la DCA) ce qui n’empêche par le Vauquelin et le Chevalier Paul de sortir pour entrainement au mouillage de mines.

En effet, l’une des missions de la 5ème DCT est d’assurer un mouillage de mines rapides. Les deux navires quittent Toulon le 15 août, traversent la Méditerranée du nord au sud en quelques heures pour mouiller leur chargement soit 80 mines d’exercices au large de Mers-El-Kébir.

Ils pensent échapper à la destruction mais un raid de bombardiers-torpilleurs Bloch MB-175 basés à Arzew est fatal au Vauquelin qui est coulé alors que le Chevalier Paul gravement endommagé doit être sabordé par son propre équipage. Bien entendu en réalité, les deux contre-torpilleurs après une escale à Ajaccio du 17 au 21 août rentrent à Toulon le lendemain 22 août 1941.

Après une école à feux du 24 au 30 août, le Vauquelin et le Chevalier Paul vont mouiller aux salins d’Hyères le lendemain 31 août où les retrouvent le Tartu qui sort d’une période d’indisponibilité pour entretien et permissions de l’équipage.

Les trois navires sortent ainsi pour les essais et la remise en condition du Tartu du 1er au 22 septembre 1941, les trois navires rentrant le lendemain à Toulon.

La 5ème DCT sort ensuite pour un important entrainement de division. Les trois contre-torpilleurs quittent Toulon le 27 septembre, font escale à Casablanca pour se ravitailler le 2 octobre puis gagnent Dakar où ils arrivent le 6 octobre 1941.

Après une école à feux du 9 au 16 octobre, les trois navires effectuent un entrainement au raid amphibie du 17 au 30 octobre, soit avec leurs compagnies de débarquement pour s’emparer d’une batterie côtière soit avec des tirailleurs sénégalais embarqués sur les lévriers des mers pour un assaut surprise du port de Dakar.

Après une période d’entretien et de détente pour l’équipage (31 octobre au 7 novembre), les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 8 au 19 novembre avant un entrainement au mouillage de mines du 21 au 30 novembre.

La 5ème DCT quitte Dakar le 1er décembre, se ravitaille à Casablanca le 5 décembre puis rentre à Toulon le 10 décembre 1941, terminant l’année par une période d’entretien à flot.

Le 1er janvier 1942, la 5ème DCT devient 7ème DCT et est redéployée à Bizerte où elle intègre la 6ème Escadre Légère. Le Vauquelin devient le nouveau navire-amiral de cette division.

Le 4 janvier 1942, le Vauquelin, le Chevalier Paul et le Tartu quittent Toulon salués par les canons des forts protégeant la rade. Les trois contre-torpilleurs secoués par le mauvais temps se mettent à l’abri à Ajaccio puis reprennent la mer le 7 janvier pour gagner Bizerte où ils arrivent le 9 janvier 1942.

La 7ème DCT entame son déploiement au sein de la 6ème EL par un entrainement de division. Le Vauquelin appareille le premier le 15 janvier suivit par le Tartu alors que le Chevalier Paul ferme la marche.

Les trois contre-torpilleurs quittent Bizerte avec leur plein chargement de mines d’exercices pour un entrainement au mouillage de mines de jour et de nuit les 15 et 16 janvier, les mines étant ensuite récupérées par les aviso dragueurs Chamois Gazelle Surprise et Rageot de La Touche de la 5ème Division d’Escorte Légère (5ème DEL).

La 7ème DCT enchaine par une école à feux du 17 au 24 janvier avant une escale à La Valette du 25 au 28 janvier 1942 avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 29 janvier au 7 février avant une escale à Tunis du 8 au 11 février, terminant ce cycle d’entrainement par un entrainement de défense aérienne à la mer du 12 au 20 février, date du retour des trois navires à Bizerte.

Alors que le Chevalier Paul est indisponible? le Vauquelin et le Tartu sortent pour un entrainement au combat antisurface avec école à feux du 25 février au 5 mars, faisant escale à Sfax à partir du 6 mars 1942.

Le lendemain 7 mars, le Chevalier Paul retrouve ses deux compères de la 7ème DCT après ses essais à la mer. Ainsi reconstituée, la division de contre-torpilleur sort pour remise en condition du Chevalier Paul, remise en condition effectuée du 8 au 18 mars, date du retour des trois navires à Bizerte.

La 7ème DCT appareille le 30 mars 1942 pour un nouvel entrainement de division mais cette fois un entrainement prévu dans l’Océan Indien. Les trois contre-torpilleurs font escale à Alexandrie pour se ravitailler le 5 avril, franchissent le canal de Suez les 6 et 7 avril et rallient Djibouti le 11 avril 1942.
Après un entrainement de base avec école à feux du 13 au 18 avril, la 7ème DCT manoeuvre du 20 au 30 avril avec l’aviso Savorgnan de Brazza, les quatre navires après un ravitaillement à Aden du 1er au 3 mai, rallient Diego-Suarez le 6 mai 1942.

Les trois contre-torpilleurs et l’aviso colonial de Djibouti vont ensuite manoeuvrer avec l’aviso colonial D’Entrecasteaux stationné à Diego-Suarez du 8 au 17 mai, les cinq navires faisant ensuite escale à La Réunion du 18 au 22 mai.

Le 23 mai, les cinq navires effectuent une spectaculaire école à feux au large de Port des Galets avant de se séparer, le D’Entrecasteaux ralliant Diego-Suarez pendant que la 7ème DCT et le Savorgnan de Brazza rentrent à Djibouti le 30 mai 1942.

La 7ème DCT quitte la Côte Française des Somalis le 2 juin, franchissent le canal de Suez le 6 juin, se ravitaillent à Alexandrie avant d’enchainer par une période de présence au Levant. Les trois contre-torpilleurs sont à Beyrouth du 9 au 12 juin, à Lattaquié du 13 au 16 juin, à Limassol (Chypre) du 17 au 21 juin avant de rentrer à Bizerte le 25 juin 1942.

Les trois navires de la 7ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 15 juillet 1942, sortant pour essais du 16 au 20 juillet avant un stage de remise en condition du 22 juillet au 14 août en compagnie de la 11ème DCT composée des puissants contre-torpilleurs Mogador et Volta.

Après un mouillage en baie de Gabès du 21 au 28 août 1942, la 7ème DCT sort pour son entrainement de division automnal. Après une école à feux du 29 août au 8 septembre, les trois navires se ravitaillent à Sfax le 9 septembre avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 10 au 19 septembre.

Après une escale à La Valette du 20 au 25 septembre, les trois contre-torpilleurs s’entrainent au combat antisurface du 26 septembre au 6 octobre avant une escale à Tunis du 7 au 11 octobre puis à Alger du 12 au 15 octobre, terminant son cycle d’entrainement par un entrainement au mouillage de mines du 16 au 22 octobre puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer au large d’Oran du 24 au 31 octobre, rentrant à Bizerte le 3 novembre 1942.

Décidément inséparables, les trois contre-torpilleurs de la 7ème DCT sont en entretien à flot du 4 au 22 novembre, sortant pour essais du 23 au 27 novembre avant remise en condition du 30 novembre au 15 décembre. Ils sortent une dernière fois pour une école à feux du 18 au 27 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain 28 décembre 1942.

La 7ème DCT commence l’année 1943 par une école à feux et des lancements de torpilles au large de Bizerte le 5 janvier mais le Tartu victime d’une avarie doit rentrer à Bizerte pour réparations.

Le Vauquelin et le Chevalier Paul continue l’entrainement par un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 janvier, date à laquelle ils arrivent à Sfax. Deux jours plus tard, le 15 janvier, le Tartu arrive à Sfax.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour entrainement du 16 au 30 janvier, faisant escale à Tunis du 31 janvier au 4 février avant de rentrer à Bizerte le lendemain 5 février 1943.

Le 12 février 1943, la 7ème DCT appareille pour un entrainement de division au large de la Tunisie avant un exercice prévu avec la marine britannique en Égypte. Le Vauquelin (Al), le Tartu et le Chevalier Paul effectuent tout d’abord une école à feux avec lancements de torpilles d’exercices au large de Bizerte et ce jusqu’au 19 février quand ils relâchent à Sfax.
Les trois navires reprennent la mer le 23 février pour un entrainement à la défense aérienne à la mer, devant à la fois déjouer la surveillance aérienne mais également repousser les attaques des hydravions torpilleurs de la marine et des bombardiers de l’armée de l’air.

Cet entrainement s’achève le 1er mars quand les trois navires arrivent à La Valette qui est devenu quasiment un port français tant les escales françaises dans la capitale de la colonie britannique de Malte sont devenues fréquentes.

Le 5 mars 1943 à l’aube, la 7ème DCT reprend la mer pour un exercice de combat antisurface, les trois navires de la division se poursuivant mutuellement jusqu’au 10 mars quand ils arrivent à Alexandrie.

La 7ème DCT va s’entrainer avec les destroyers britanniques, une joute nautiques de cinq jours du 12 au 17 mars quand les trois contre-torpilleurs et les quatre destroyers font escale à Haïfa.

La réalité rattrape alors les navires français et britanniques. De violentes émeutes opposent alors juifs et arabes. Le commandant de la 7ème DCT propose de son propre chef aux autorités britanniques de les aider à réprimer les émeutes.

Les britanniques acceptent mais les trois compagnies de débarquement des contre-torpilleurs soit une soixantaine d’hommes vont se contenter de relever des factionnaires britanniques à l’entrée de la zone militaire du port d’Haïfa. Cette mission statique n’est néanmoins pas sans risque : un matelot est tué par une grenade et un quartier-maitre blessé par une balle perdue.

La 7ème DCT qui devait repartir dès le 20 mars va rester jusqu’au 27 mars le temps que les émeutes s’apaisent. Le haut commissaire Sir Harold MacMichael félicitera les marins français par une lettre au contre-amiral Perrot, commandant de la 6ème EL.

La publication de cette lettre par le journal Le Tunisien déclenchera une virulente campagne de presse anglophobe de la presse d’extrême-droite, campagne qui s’apaisera bien vite cependant tant il y avait peu matière à polémiquer.

La 7ème DCT est à Beyrouth du 28 mars au 4 avril, manœuvrant avec l’aviso colonial La Grandière du 5 au 12 avril avant une nouvelle escale à Lattaquié du 13 au 18 avril. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 27 avril après une escale à Tunis du 22 au 26 avril 1943.

Les trois contre-torpilleurs mouillés au milieu du lac connaissent une période d’entretien à flot du 28 avril au 15 mai avant de sortir pour essais du 16 au 19 mai avant un entrainement de base au large de Tunis du 20 au 31 mai, les trois contre-torpilleurs relâchant dans la capitale du protectorat du 1er au 5 juin.

Après un ravitaillement à Bizerte le 6 juin, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au mouillage de mines au large de Sfax du 7 au 9 juin, enchainant par une école à feux du 10 au 19 juin puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 20 au 30 juin, rentrant à Bizerte le lendemain 1er juillet 1943.

Le Vauquelin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 20 juillet, sortant pour essais et remise en condition en compagnie du Chevalier Paul du 21 juillet au 13 août.

Alors que le Chevalier Paul est indisponible, le Vauquelin sort pour les essais et la remise en condition du Tartu qui avait été indisponible du 21 juillet au 13 août, les deux contre-torpilleurs sortant pour essais et remise en condition du 14 août au 3 septembre.
La 7ème DCT sort au complet pour la remise en condition du Chevalier Paul du 4 au 23 septembre 1943.

Les trois contre-torpilleurs vont alors sortir pour le dernier entrainement de division avant un nouveau cycle de grand carénage, grand carénage combinant une remise en état avec une modernisation des capacités militaires.

Le Vauquelin est le premier le 1er octobre à embouquer le canal reliant le lac de Bizerte à la mer suivit par le Tartu et le Chevalier Paul. La 7ème DCT entame son cycle d’entrainement  par une école à feu jusqu’au 8 octobre, faisant escale à Sfax du 8 au 12 octobre, subissant ensuite un entrainement de la défense aérienne à la mer du 13 au 21 octobre, date à laquelle, les trois contre-torpilleurs arrivent à Tunis.

Reprenant la mer le 24 octobre, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface jusqu’au 2 novembre quand ils rentrent à Bizerte.

Le 11 novembre 1943 pour le vingt-cinquième anniversaire de l’armistice à lieu une revue navale sur le lac de Bizerte, le résident général de Tunisie, Hugues de Puylaurent passe en revue à bord du croiseur La Galissonnière, le Jean de Vienne et La Marseillaise de la 2ème DC, la 3ème DT, les 7ème et 11ème DCT ainsi que plusieurs sous-marins.

Un défilé militaire à lieu également en ville avec des unités de l’armée de terre et des détachements des navires de la 6ème Escadre Légère y compris l’Emile Bertin alors en grand carénage. L’armée de l’air survole la ville avec les avions basés en Tunisie.

Le jour même, le Vauquelin transmet son pavillon de chef de division au Chevalier Paul, débarquant ensuite ses munitions et vidangeant ses soutes avant d’être échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah.

Au sec du 12 novembre 1943 au 20 janvier 1944, le Vauquelin subit une remise en état complète (grattage et peinture de la coque, remplacement des hélices, retubage des chaudières, remise en état des turbines, remise en état des locaux vie) et une modernisation de ses capacités militaires. Il reçoit notamment un nouveau système de ravitaillement à la mer.

Le Vauquelin reçoit de nouveaux radars et un Asdic. Sur le plan de l’armement, les canons de 138mm sont remplacés par cinq canons de 130mm modèle 1932 en cinq  affûts simples sous masque modèle 1941.

La DCA est modernisée, les canons de 25mm sont remplacés par d’autres pièces de 37mm portant leur nombre à dix canons Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles. L’armement ASM est renforcée avec de nouvelles grenades légères plus nombreuses rendant le Vauquelin plus apte à des missions de lutte ASM.

Remis à flot, il sort pour essais du 23 au 27 janvier en compagnie du Chevalier Paul qui participe à sa remise en condition du 30 janvier au 15 février 1944. A l’issue de cette remise en condition, le Vauquelin redevient navire-amiral de la 7ème DCT.

Alors que le Tartu est immobilisé pour grand carénage, le Vauquelin et le Chevalier Paul poursuivent inlassablement leur entrainement. Après une école à feux du 20 au 27 février, les deux contre-torpilleurs enchainent par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 29 février au 8 mars, date de leur retour à Bizerte.

Les deux navires disponibles de la 7ème DCT sortent à nouveau pour un entrainement au combat antisurface du 11 au 20 mars, rentrant ce dernier jour à Bizerte.

Du 25 au 28 mars, le Vauquelin participe aux essais du Tartu après son grand carénage puis sert de plastron pour sa remise en condition qui à lieu du 30 mars au 17 avril. Les deux navires rentrent à Bizerte le 22 avril après une escale à Alger du 18 au 21 avril 1944.

La 7ème DCT sort pour un entrainement au mouillage de mines le 27 avril mais le mauvais temps annule l’exercice et pour ne rien arranger, les deux navires gênés par le mauvais temps entre en collision. Rentrés à Bizerte, ils sont indisponibles pour réparations jusqu’àu 12 mai quand ils ressortent pour essais et remise en condition jusqu’au 22 mai date de leur retour à Bizerte.

Le Vauquelin et le Tartu sortent à nouveau pour un entrainement au mouillage qui se déroule cette fois sans incident du 1er au 6 juin, date à laquelle ils rallient le Levant et Beyrouth pour une mission de surveillance des côtes libanaises et syriennes suite à une avarie de l’aviso La Grandière.

Les deux navires vont ainsi se relayer dans cette mission menée en liaison avec les hydravions de surveillance Loire 130 de la 10R et les CAO-700M de la 14B. Le Vauquelin est à la mer du 9 au 15 juin et du 24 juin au 1er juillet;  le Tartu lui étant en mission de surveillance du 16 au 23 juin et du 2 au 9 juillet, date à laquelle les deux contre-torpilleurs après un ravitaillement regagnent la Tunisie, arrivant à Bizerte le 12 juillet 1944.

Le 12 juillet, le Chevalier Paul est remis à flot. Il sort pour essais en solitaire du 15 au 18 juillet avant son stage de remise en condition en compagnie du Vauquelin et du Tartu du 20 juillet au 4 août quand les trois navires rentrent à Bizerte.

Le Vauquelin et le Tartu sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 21 août avant de sortir pour essais et remise en condition en compagnie du Chevalier Paul du 22 août au 8 septembre 1944.

Le 12 septembre 1944, la 7ème DCT quitte Bizerte en compagnie de la 11ème DCT amputée du Hoche et du croiseur léger Emile Bertin pour un exercice de combat antisurface

Du 13 au 18 septembre, le croiseur léger et les cinq contre-torpilleurs s’entrainent au combat de nuit avant une escale à Sfax du 19 au 22 septembre puis un exercice de combat antisurface de jour du 23 au 30 septembre, les contre-torpilleurs cherchant à intercepter l’Emile Bertin qui joue admirablement bien le raider ou le mouilleur de mines rapide, échappant aux interceptions des contre-torpilleurs sauf à deux reprises où il est considéré comme coulé.

Après une escale à Tunis du 1er au 6 octobre et à La Valette du 7 au 11 octobre, les cinq navires s’entrainent à la défense aérienne à la mer du 12 au 17 octobre avant de rentrer à Bizerte le lendemain 18 octobre 1944.

La 7ème DCT sort pour un entrainement de division au large de la Tunisie à partir du 23 octobre, entamant un imposant cycle d’entrainement par une école à feux du 23 au 30 octobre avant une escale à Sfax du 31 octobre au 3 novembre.

Le Vauquelin, le Chevalier Paul et le Tartu enchainent par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 4 au 12 novembre, faisant escale à La Valette du 13 au 17 novembre avant un entrainement à  la lutte ASM avec les sous-marins L’Atalante et La Vestale du 18 au 27 novembre. Après une autre escale à Tunis du 28 novembre au 2 décembre, la 7ème DCT effectue un entrainement au combat antisurface du 3 au 17 décembre, date de leur retour à Bizerte.
Ils terminent l’année par une école à feux commune du 20 au 27 décembre 1944, subissant ensuite une période d’entretien à flot du 28 décembre au 8 janvier, sortant pour essais du 9 au 13 janvier 1945.

Du 21 janvier au 5 février 1945, la 7ème DCT sort en compagnie du croiseur léger Emile Bertin et de la 11ème DCT. Cet entrainement qui occupe ces sept navires du 21 janvier au 5 février est consacré aussi bien à la défense aérienne à la mer, au combat antisurface qu’à l’attaque et à l’escorte de convois. Après une escale à La Valette du 6 au 9 février, le croiseur léger et les contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 10 février 1945.

La 7ème DCT quitte Bizerte le 16 février pour un entrainement de division. Après un entrainement au mouillage de mines du 16 au 18 février, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Gabès avant d’enchainer par une école à feux contre terre dans le désert tunisien du 20 au 27 février avant une escale à Sfax du 28 février au 2 mars.

Le Vauquelin et ses deux sister-ships enchainent par un entrainement au combat antisurface du 3 au 10 mars, un entrainement à la lutte ASM contre des sous-marins Turquoise et Nautilus du 12 au 21 mars et un entrainement de défense aérienne à la mer du 23 au 31 mars, la division faisant escale à Tunis du 1er au 7 avril avant de rentrer à Bizerte le 8 avril.

Le Vauquelin est indisponible suite à une avarie mécanique du 9 au 20 avril, sortant pour essais et entrainement du 21 au 30 avril.

Après un entrainement avec les autres navires de sa division du 1er au 7 mai, les trois contre-torpilleurs quittent Bizerte pour se positionner entre Sfax et Kerkena pour tenter d’intercepter l’Emile Bertin chargé de mines.

Les contre-torpilleurs échouent à intercepter le 9 mai l’Emile Bertin qui parvient non seulement à mouiller son champ de mines puis à attaquer les dragueurs de mines sans que les contre-torpilleurs puissent l’intercepter.

Après une escale à Sfax du 12 au 18 mai, la 7ème DCT effectue un entrainement au combat antisurface du 19 au 27 mai, faisant escale à La Valette du 28 au 31 mai avant d’enchainer par une école à feux du 1er au 8 juin. Après une nouvelle escale à Sfax du 9 au 13 juin, la division effectue un entrainement de défense aérienne à la mer du 14 au 27 juin, faisant escale à Tunis du 28 au 30 juin, avant de rentrer à Bizerte le 1er juillet 1945.

Le Vauquelin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 22 juillet, sortant pour essais et remise en condition en compagnie du Chevalier Paul du 23 juillet au 12 août 1945. Le Vauquelin participe ensuite à la remise en condition du Tartu du 13 août au 2 septembre avant de participer en compagnie du Tartu aux essais et à la remise en condition du Chevalier Paul du 3 au 23 septembre.

La 7ème DCT sort pour un entrainement de division au large de Dakar. Quittant Bizerte le 27 septembre,  ils se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 30 septembre, relâchent à Casablanca du 3 au 6 octobre avant de rallier Dakar le 10 octobre.

Successivement, les trois navires vont effectuer une école à feux du 12 au 20 octobre,  un entrainement de défense aérienne à la mer du 22 au 30 octobre, un entrainement au combat antisurface du 31 octobre au 8 novembre avant de relâcher à Dakar du 9 au 13 novembre.

Les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement ASM avec le sous-marin Sfax venu de Brest et ce du 14 au 21 novembre. Après une école à feux de jour et de nuit du 23 novembre au 2 décembre, les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 3 décembre en compagnie du Sfax qu’ils escortent jusqu’à Brest où les quatre navires arrivent le 12 décembre 1945.

Les trois contre-torpilleurs quittent Brest le 15 décembre, font escale à Lisbonne du 18 au 20 décembre, à Mers-El-Kébir pour se ravitailler le 23 décembre avant de rentrer à Bizerte le 27 décembre 1945 après trois mois loin de son port d’attache.

Le Vauquelin, le Chevalier Paul et le Tartu sont indisponibles pour entretien du 28 décembre au 21 janvier, passant dans un bassin du port de Bizerte pour inspection, le Vauquelin étant au sec du 28 décembre au 5 janvier.

La 7ème DCT sort pour essais du 22 au 25 janvier avant remise en condition du 26 janvier au 10 février, faisant escale à Tunis du 11 au 15 février avant d’enchainer par un école à feux du 16 au 20 février, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 21 au 28 février et un entrainement au combat antisurface du 2 au 13 mars, faisant une escale à La Valette du 14 au 17 mars avant de rentrer à Bizerte le lendemain 18 mars 1946.

Après une école à feux du 21 au 28 mars, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent rapidement à Bizerte pour rallier Sfax le 30 mars où ils retrouvent les croiseurs légers La Galissonnière et Jean de Vienne. Tout commence par un affrontement entre les deux divisions du 1er au 7 avril avant un ravitaillement au dépôt pétrolier de Gabès (8 et 9 avril).

Du 10 au 16 avril 1946, La Galissonnière prend la tête de la 7ème DCT pour tenter d’intercepter le Jean de Vienne qui simulait un raider cherchant à intercepter des navires marchands et du 18 au 25 avril, c’est La Galissonnière qui devient le «méchant» poursuivit par le Jean de Vienne et les contre-torpilleurs. La 2ème DC et la 7ème DCT rentrent à Bizerte le 27 avril 1946.

La 7ème DCT enchaine par un entrainement de division. Les trois contre-torpilleurs vont ainsi manoeuvrer ensemble pendant plus d’un mois au large de la Tunisie. Après une école à feux du 4 au 8 mai, les trois navires se ravitaillent au dépôt pétrolier de Gabès avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 10 au 18 mai.

Après une escale à Sfax du 19 au 24 mai, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la lutte ASM contre les deux sous-marins restant de la 17ème DSM en l’occurence la Vestale et la Sultane (du 25 mai au 2 juin).

Après un nouveau ravitaillement au dépôt pétrolier de Gabès le 3 juin, les trois navires s’entrainent au combat antisurface du 4 au 11 juin suivit du 13 au 19 juin par un entrainement au mouillage de mines. Après une escale à Tunis du 20 au 27 juin, les trois navires rentrent à Bizerte le 28 juin 1946.

Le Vauquelin et le Chevalier Paul sortent pour une école à feux doublé d’un entrainement au combat antisurface du 5 au 12 juillet, faisant escale à Alger du 13 au 15 juillet avant de rentrer à Bizerte le 16 juillet.

Le Vauquelin participe aux essais et à la remise en condition du Tartu du 17 juillet au 7 août avant d’être indisponible du 8 au 31 août pour entretien et permissions d’été de l’équipage. Il sort pour essais et remise en condition du 3 au 18 septembre 1946 en compagnie du Tartu et du Chevalier Paul.

Le 23 septembre 1946, la 7ème DCT embouque le canal reliant le lac de Bizerte à la haute mer pour exercice avec des unités de la 4ème Escadre basée à Mers-el-Kébir.

En haute mer, les contre-torpilleurs Vauquelin, Chevalier Paul et Tartu retrouvent ainsi les croiseurs légers Latouche-Tréville et Gambetta (8ème DC) et les contre-torpilleurs Dunois Magon La Hire de la 4ème DCT sans oublier le ravitailleur rapide Tarn.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les différents navires étant du 23 au 30 septembre attaqués soit en escadres soit individuellement par des avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air.

Après un ravitaillement à Bizerte les 1er et 2 octobre, les contre-torpilleurs ressortent pour tenter d’intercepter le Tarn et les deux croiseurs légers qui simulent un raider tentant de passer du bassin occidental au bassin oriental de la Méditerranée.

Cet exercice qui à lieu du 3 au 15 octobre est suivit par un exercice de combat antisurface, le Latouche-Tréville prenant la tête de la 7ème DCT et le Gambetta celui de la 4ème DCT et ce du 17 au 27 octobre. La 7ème DCT mouille à Bizerte en compagnie de la 8ème DC et de la 4ème DCT du 28 octobre au 3 novembre, date à laquelle les navires «oranais» rentrent à leur port d’attache

La 7ème DCT termine l’année par un entrainement de division, le dernier avant un nouveau cycle de grand carénage qui va amputer la division d’un navire pendant neuf mois.

Le Vauquelin, le Tartu et le Chevalier Paul quittent Bizerte le 12 novembre, effectuent une école à feux du 12 au 20 novembre avant une escale à Tunis du 21 au 25 novembre. Les trois navires enchainent par un entrainement au combat antisurface du 26 novembre au 4 décembre puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 6 au 12 décembre, ce cycle d’entrainement étant terminé par un entrainement au mouillage de mines du 14 au 17 décembre et par un entrainement ASM avec les sous-marins Vendémiaire et Messidor du 19 au 26 décembre, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentre à Bizerte.

Le 2 janvier 1947, le Vauquelin transmet son pavillon de navire-amiral au Chevalier Paul avant de décharger ses munitions et de vidanger ses soutes. Le 4 janvier 1947, il est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour une remise en état complète, sans modernisation des capacités militaires.

Le Vauquelin est remis à flot le 9 avril 1947, sortant pour essais et remise en condition en compagnie du Chevalier Paul du 10 avril au 4 mai, date à laquelle le Vauquelin redevient navire-amiral de la 7ème DCT.

Le Vauquelin et le Chevalier Paul sortent pour une école à feux du 12 au 21 mai, faisant escale à La Valette du 22 au 26 mai avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 mai au 8 juin.

Après une nouvelle escale à Oran du 9 au 13 juin, les deux contre-torpilleurs s’entrainent au mouillage de mines du 14 au 17 juin avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM contre les sous-marins Minerve et Junon  du 19 au 27 juin. Après une escale à Alger du 28 juin au 2 juillet, les deux contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 4 juillet 1947 à l’aube.

Après une sortie d’entrainement au large de Bizerte du 7 au 12 juillet, le Vauquelin va participer aux essais et à la remise en condition du Tartu qui est remis à flot après son grand carénage le 15 juillet 1947. Le Vauquelin et le Tartu sont ainsi à la mer du 16 au 19 juillet pour les essais puis du 21 juillet au 12 août pour la remise en condition.

Le Vauquelin est indisponible pour les permissions de l’équipage du 13 août au 9 septembre, sortant pour essais du 10 au 13 septembre et remise en condition du 14 au 25 septembre, rentrant à Bizerte le 26 septembre.

Le Vauquelin et le Tartu sort pour entrainement de base du 1er au 12 octobre, rentrant à Bizerte le 13 octobre pour participer aux essais et à la remise en condition du Chevalier Paul. Les trois navires sortent pour les essais du dernier navire nommé du 16 au 19 octobre puis pour sa remise en condition du 21 octobre au 2 novembre 1947.

Du 4 au 24 novembre, la 7ème DCT sort en compagnie de l’Emile Bertin pour un entrainement commun qui est suivi par une escale à Sfax du 25 au 29 novembre avant un retour à Bizerte le 1er décembre.

Du 8 au 20 décembre, la 7ème DCT sort en compagnie de la 11ème DCT et de l’Emile Bertin pour une série d’exercices. Les sept navires rentrent à Bizerte le 22 décembre 1947 et restent au port jusqu’à la fin de l’année.

Le Vauquelin commence l’année 1948 par une sortie d’entrainement en solitaire le 7 janvier mais victime d’une avarie, il doit rentrer dès le 8 janvier pour réparations, étant indisponible jusqu’au 17 janvier quand ils sort pour essais du 18 au 21 janvier.

Le 22 janvier, le Vauquelin appareille de Bizerte pour Sfax où il retrouve ses deux compères de la 7ème DCT. La division ainsi reconstituée sort pour une école à feux du 23 au 30 janvier puis après un ravitaillement à Gabès le 31 enchaine par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 10 février avant une escale à Sousse du 11 au 14 février.

L’entrainement se poursuit à un rythme soutenu, les trois contre-torpilleurs effectuant un entrainement au combat antisurface du 15 au 22 février avant une nouvelle escale à Tunis du 23 au 27 février où outre le ravitaillement en carburant, ils chargent des mines d’exercices au mouillage, loin du port, une leçon tirée de la perte du Pluton (bien que les mines d’exercices soient dépourvues d’explosif). Après un entrainement au mouillage de mines du 28 février au 3 mars, la 7ème DCT rentre à Bizerte le 5 mars 1948.

La 7ème DCT sort pour école à feux du 12 au 21 mars puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 23 au 31 mars, date de leur retour à Bizerte.

Le 5 avril 1948, le Vauquelin et ses compères de la 7ème DCT appareillent de Bizerte pour un entrainement commun avec la 11ème DCT et l’Emile Bertin. Dans un premier temps (6 au 11 avril), le croiseur doit échapper à la meute des contre-torpilleurs lancé à sa poursuite et après un ravitaillement à la mer auprès du Mékong le 12 avril, le croiseur doit intercepter la 7ème DCT en compagnie de la 11ème DCT avant que les rôles ne s’inversent (13 au 24 avril). La petite escadre rentre à Bizerte le 26 avril 1948.

Le Vauquelin est indisponible pour entretien à flot du 27 avril au 23 mai, sortant pour essais du 24 au 27 mai avant une sortie d’entrainement du 28 mai au 9 juin, date de son retour à Bizerte.

Après une sortie d’entrainement avec le Chevalier Paul du 12 au 16 juin, le Vauquelin participe toujours avec le Chevalier Paul à un entrainement avec le croiseur léger Emile Bertin  du 18 au 24 juin 1948 avant une escale à Sfax du 24 au 27 juin puis à Tunis du 29 juin au 2 juillet avant de rentrer le lendemain au port.

Le Vauquelin et le Chevalier Paul sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 24 juillet 1948, sortant pour essais et remise en condition du 25 juillet au 17 août.

Le 20 août, le Vauquelin et le Chevalier Paul passent à l’effectif de guerre et sort pour une mission de surveillance du 21 au 28 août. Elle devait rentrer à Bizerte mais elle reçoit l’ordre de gagner Sfax où elle charge des mines de guerre qu’elle mouille à la frontière entre la Tunisie et la Libye dans la nuit du 30 août au 1er septembre avant de rentrer à Bizerte le 3 septembre, couvert par le Tartu.

A partir de cette date, un navire reste en alerte chaudières allumées et les deux autres en alerte à 6h, feux bas.

Publicités

10-Contre-torpilleurs (17)

Le Gerfaut

Le Gerfaut à la mer probablement durant ses essais à la mer

Le Gerfaut à la mer probablement durant ses essais à la mer

-Le Gerfaut est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes en mai 1929 lancé le 14 juin 1930, armé pour essais en janvier 1931 et admis au service actif en janvier 1932.

A son admission au service actif, le Gerfaut quitte la Bretagne pour la Méditerranée, étant affecté à la 1ère Escadre, plus précisément au sein de la 5ème DL composée à partir d’octobre 1933 du Gerfaut, de l’Aigle et du Vautour.

La 5ème DL devient la 7ème DL le 1er octobre 1934 puis en avril 1937, la 7ème DCT alors qu’elle participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne.

A partir du 1er juillet 1939,  le Gerfaut et la 7ème DCT intègre la 3ème Escadre Légère, l’une des composantes de la 3ème Escadre, cette dernière composée également de la 1ère Escadre de croiseurs étant basée à Toulon.

Durant la guerre de Pologne, le Gerfaut va participer à des missions d’escorte (bien qu’il ne soit pas le mieux armé pour cette mission) et de surveillance notamment des atterrages immédiats de Toulon.

Le Gerfaut et l’Albatros sortent pour une école à feux du 16 au 22 décembre, faisant escale à La Ciotat du 23 au 26 décembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 27 décembre 1939.

Après une période d’entretien à flot du 1er au 14 janvier, le Gerfaut et l’Albatros sortent pour entrainement du 15 janvier au 8 février, date de leur retour à Toulon. Les deux contre-torpilleurs sont à nouveau pour entrainement du 15 au 22 février, faisant escale à Nice du 23  au 27 février avant de rentrer le lendemain à Toulon.

Le Gerfaut est immobilisé dans le bassin n°5 du Castigneau du 5 mars au 6 juin 1940 pour une remise en état complète. Il sort pour essais du 7 au 10 juin puis pour remise en condition en compagnie du Vautour du 12 au 30 juin et du 6 au 14 juillet, remise en condition entrecoupée d’une escale à Marseille. Les deux contre-torpilleurs sont de retour à Toulon le 15 juillet.

Le Gerfaut sort seul pour une école à feux du 20 au 27 juillet, mouillant aux Salins du 28 juillet au 2 août, rentrant à Toulon le lendemain 3 août. Il est indisponible pour les permissions de l’équipage du 8 au 22 août, sortant pour essais et remise en condition du 23 août au 3 septembre 1940.

La 7ème DCT _toujours réduite à deux unités, le Gerfaut et l’Aigle_ sort pour entrainement du 4 septembre au 8 octobre avec des escales à Nice du 9 au 13 septembre et à Bastia du 23 au 26 septembre.

Après un mouillage aux Salins du 10 au 17 octobre, le Gerfaut participe à la remise en condition de l’Albatros en compagnie de l’Aigle et ce du 20 octobre au 4 novembre 1940, date à laquelle l’Albatros redevient navire-amiral de la 7ème DCT.

Le 12 novembre, la 7ème DCT quitte Toulon pour mouiller aux salins d’Hyères jusqu’au 16 novembre, date à laquelle débute un entrainement de division dans le Golfe du Lion jusqu’au 30 novembre. Après une escale à Sète du 1er au 5 décembre 1940, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feu du 6 au 21 décembre, date de leur retour à Toulon.

Après une période d’entretien à flot commune avec ses deux compères du 22 décembre 1940 au 7 janvier 1941, le Gerfaut  sort le 8 janvier pour entrainement jusqu’au 21 janvier 1941. En compagnie de l’Albatros, ils mouillent aux salins d’Hyères où ils sont rejoints par le Vautour le 23 pour des exercices au mouillage jusqu’au 9 février 1941.

La 7ème DCT sort alors au complet pour entrainement du 10 février au 4 mars, les trois contre-torpilleurs faisant néanmoins escale à Propriano du 22 au 26 février.

Le Gerfaut et l’Albatros effectuent une école à feux de nuit le 7 mars avant de mouiller aux Salins d’Hyères du 8 au 13 mars puis de mener un entrainement au raid amphibie contre l’hydrobase de Saint Mandrier du 14 au 17 mars.

Les deux navires disponibles de la division s’entrainent au combat antisurface du 20 au 28 mars,  faisant escale à Calvi du 29 mars au 2 avril, rentrant à Toulon le 4 avril 1941. Du 11 au 30 avril 1941, le Gerfaut participe à la remise en condition du Vautour en compagnie de l’Albatros. La division au complet  mouillant aux Salins du 1er au 9 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 10 mai 1941.

La 7ème DCT est de nouveau à la mer pour entrainement du 17 au 30 mai, entrainement composé d’écoles à feux et  de combat antisurface de jour comme de nuit. Rentrée à Toulon le 1er juin, la 7ème DCT reprend la mer pour un entrainement d’officiers de marine de réserve du 8 au 15 juin, rentrant à Toulon le lendemain.

Du 20 juin au 2 juillet, le Gerfaut et ses deux compères de la 7ème DCT participe à un entrainement  commun avec la 4ème DCT et les croiseurs légers Primauguet et Lamotte-Picquet (6ème DC), rentrant à Toulon le 13 juillet après une escale à Nice du 3 au 10.

La 7ème DCT est indisponible pour entretien à flot et permissions de l’équipage du 15 juillet au 12 août 1941. Cette immobilisation est mise à profit pour moderniser une DCA dépassée depuis bien trop longtemps.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 13 au 17 août avant une remise en condition intensive du 18 au 31 août, les trois navires mouillant aux Salins d’Hyères du 1er au 12 septembre 1941, date de leur retour à Toulon.

Le 15 septembre 1941, la 7ème DCT quitte Toulon en compagnie du pétrolier Elorn chargé de les ravitailler en carburant et de participer aux exercices prévus par cet entrainement divisionnaire. Les quatre navires font escale à Casablanca du 19 au 22 septembre avant de gagner Dakar le 26 septembre 1941. La division s’entraine dans l’Atlantique jusqu’au 22 octobre, faisant escale à Dakar du 23 au 27 octobre, à Casablanca du 1er au 3 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1941.

Après une période d’entretien à flot du 8 au 20 novembre 1941, les trois contre-torpilleurs de la 7ème DCT sortent pour essais du 21 au 26 novembre avant un stage de remise en condition du 28 novembre au 15 décembre, les trois navires mouillant aux salins d’Hyères du 16 au 23 décembre, rentrant le lendemain à Toulon.

Suite à la réorganisation des Divisions de Contre-Torpilleurs entrant en vigueur le 1er janvier 1942, le Gerfaut forme une nouvelle 5ème DCT en compagnie de l’Albatros et de l’Aigle qui venu de Bizerte en devient le chef de division.

Le 4 janvier 1942, l’Albatros et le Gerfaut quittent Toulon, accompagnant le Vautour qui rallie Brest (pour former une nouvelle 6ème DCT en compagnie du Milan et de l’Epervier). A 30 miles de Toulon, le Vautour quitte ses deux anciens compères, ces derniers faisant leur jonctions avec l’Aigle venu de Bizerte.

Les trois contre-torpilleurs subissent ensuite une période d’entretien à flot du 4 au 21 janvier, la 5ème DCT sort pour essais du 22 au 25 janvier avant remise en condition du 27 janvier au 12 février 1942. La division de contre-torpilleurs sort ensuite pour son premier entrainement de division du 15 février au 3 mars 1942.

Du 12 mars au 15 avril, la 5ème DCT manoeuvre avec la 2ème DCT dans une série d’exercices qui conduisent les deux divisions jusqu’à Bizerte où elles se ravitaillent le 6 avril. Elles sont de retour à Toulon le 15 après un entrainement DAM de huit jours.

Le Gerfaut et l’Albatros sortent pour entrainement du 20 avril au 17 mai, rentrant à Toulon le lendemain. Ils vont mouiller aux salins d’Hyères du 21 mai au 2 juin, date de son retour au quai Noël.

Le 8 juin 1942, la 5ème DCT au complet appareille pour un entrainement dans l’Atlantique au large de Dakar. Les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Casablanca le 13 juin et arrivent à Dakar le 17 juin. Ils vont y manoeuvrer jusqu’au 21 juillet, quittant Dakar le 29 juillet, se ravitaillant à Casablanca le 4 août avant de rentrer à Toulon le 9 août 1942.

Les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’au 30 août 1942 quand ils sortent pour essais jusqu’au 4 septembre, enchainant par un stage de remise en condition du 6 au 15 septembre 1942.

La 5ème DCT sort le 22 septembre pour un entrainement commun avec la 1ère DT, le pétrolier Elorn et la 1ère DSM. Cet entrainement se déroule pour la phase I du 22 septembre au 2 octobre, est suivi par une escale à Alger, une phase II du 7 au 17 octobre, une escale à Tunis du 18 au 23 octobre et enfin une phase III du 24 octobre au 5 novembre, tous les navires engagés rentrant le 6 novembre 1942.

Le Gerfaut est indisponible pour avarie du 7 au 13 novembre sortant pour essais du 14 au 17 novembre avant remise en condition du 18 au 27 novembre. Il participe ensuite avec l’Albatros à la remise en condition de l’Aigle et ce du 2 au 15 décembre 1942, rentrant à Toulon le 21 décembre après une escale à La Ciotat du 16 au 20 décembre.

Le 5 janvier 1943, la 5ème DCT quitte Toulon pour entrainement de division, entrainement qui occupe les trois contre-torpilleurs du 5 janvier au 19 février, ralliant Toulon le lendemain.

Le Gerfaut connait ensuite une longue période d’indisponibilité suite à une série d’avaries techniques qui fit croire pour les plus superstitieux à la présence à bord d’un chat noir. Il est ainsi immobilisé du 20 février au 31 mars 1943, sortant pour essais du 1er au 4 avril avant un stage de remise en condition du 5 au 19 avril, le contre-torpilleur rentrant à Toulon le lendemain 20 avril 1943.

La 5ème et la 2ème DCT quittent ensemble Toulon pour une série d’exercices en Méditerranée occidentale, les deux divisions s’entrainant du 22 avril au 25 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 26 mai.

Le Gerfaut et l’Albatros s’entrainent ensemble du 2 au 27 juin, ralliant Toulon le 2 juillet après une escale à La Ciotat du 28 juin au 1er juillet.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 31 juillet, sortant pour essais du 1er au 5 août avant remise en condition du 6 au 17 août, rentrant à Toulon le 24 août après un mouillage aux salins d’Hyères du 18 au 23 août.

Après une école à feux du 27 août au 5 septembre 1943, le Gerfaut participe avec l’Albatros à la remise en condition de l’Aigle du 9 au 23 septembre, les trois contre-torpilleurs faisant escale à Sète du 24 au 30 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 1er octobre 1943. Le même jour, l’Aigle redevient navire-amiral de la 5ème DCT qui sort pour un nouvel entrainement du 5 au 17 octobre en compagnie du Marceau.

Du 21 au 31 octobre, le Gerfaut participe avec ses compagnons de division à un exercice commun engageant la 2ème DCT, le Marceau et le croiseur léger Primauguet. Il enchaine par un nouvel entrainement engageant cette fois les cuirassés Richelieu et Clemenceau, la 5ème DCT, le Marceau et le ravitailleur rapide L’Adour et ce du 2 novembre au 4 décembre, faisant escale dans différents ports de Corse du 5 au 11 décembre avant de rentrer à Toulon le 13 décembre 1943.

La 5ème DCT termine l’année 1943 par une école à feu du 18 au 26 décembre, mouillant jusqu’au 5 janvier aux salins d’Hyères. La division se sépare alors, l’Aigle et l’Albatros sortant pour exercices alors que le Gerfaut rentre à Toulon pour subir un grand carénage.

Il est ainsi échoué au bassin n°5 du Castigneau le 8 janvier 1944 pour remise en état complète et modernisation qui s’achève le 4 mars quand il est remis à flot. Il sort pour essais du 5 au 9 mars avant remise en condition en compagnie de ses sister-ships de la 5ème DCT et ce du 12 au 31 mars, rentrant à Toulon le lendemain 1er avril 1944.

La 5ème DCT au grand complet sort pour un entrainement de division du 4 au 17 avril, entrainement consacré aussi bien à la défense aérienne à la mer qu’au combat antisurface, la division rentrant à Toulon le lendemain 18 avril 1944. La division enchaine ensuite par un exercice avec la 2ème DCT et la 1ère DC (croiseurs lourds Suffren et Dupleix) du 25 avril au 8 mai 1944 avant de faire escale à Alger du 9 au 12 mai et à Ajaccio du 13 au 17 mai, les deux croiseurs rentrant à Toulon le 18 mai 1944.

La 5ème DCT sort pour entrainement du 22 mai au 27 juin, rentrant le lendemain 28 juin pour la période d’indisponibilité annuelle pour entretien et permissions de l’équipage. La division au complet est ainsi immobilisée du 29 juin au 13 juillet,  sortant pour essais du 14 au 17 juillet avant remise en condition du 18 au 31 juillet 1944.

Du 10 au 23 août 1944, le Gerfaut, l’Aigle et l’Albatros manoeuvre avec le croiseur léger Emile Bertin venu de Bizerte. Réduite à deux unités (Albatros en grand carénage), la 5ème DCT effectue un entrainement de division allégé du 4 au 26 septembre.

Après un ravitaillement de quelques heures, les deux contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 27 septembre au 7 octobre avant un entrainement de division du 15 octobre au 14 novembre, rentrant le lendemain à Toulon après avoir fait escale durant l’entrainement à Sète et à La Ciotat.

Après une période d’indisponibilité pour entretien du 16 au 29 novembre 1944, les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 30 novembre au 4 décembre. Après un rapide ravitaillement, l’Aigle et le Gerfaut participent aux essais à la mer de l’Albatros du 5 au 10 décembre avant la remise en condition du 12 au 30 décembre 1944.

A noter qu’avec la sortie de l’Albatros de son grand carénage, la 5ème DCT redevient homogène avec trois contre-torpilleurs armés de 5 canons de 130mm modèle 1932 en affûts simples modèle 1941.

La 5ème DCT ressort pour la première fois en 1945 le 7 janvier pour un entrainement de division très intense qui l’occupe jusqu’au 22 février, la division rentrant à Toulon le lendemain.

Alors que l’Aigle est de nouveau indisponible pour avarie, le Gerfaut et l’Albatros sortent pour une nouvelle phase d’entrainement du 27 février au 21 mars, date de leur retour à Toulon. Ils ressortent dès le lendemain pour une école à feux qui les occupent jusqu’au 30 mars avant que le Gerfaut et l’Albatros ne participent du 4 au 23 avril à la remise en condition de l’Aigle.

La 5ème DCT quitte Toulon le 28 avril, se ravitaille à Casablanca le 3 mai et gagne Dakar le 7 mai 1945. Après une escale pour le repos des hommes et des machines, le Gerfaut et ses deux compères s’entrainent intensivement du 11 mai au 27 juin en compagnie de la 8ème DSM.

Après une nouvelle escale  à Dakar du 28 juin au 2 juillet, les contre-torpilleurs quittent Dakar en compagnie des quatre sous-marins le 3 juillet. La petite escadre se ravitaille le 8 juillet à Casablanca avant de gagner Brest le 12 juillet 1945. Après un ravitaillement à Brest, les trois contre-torpilleurs quittent la Bretagne le 13 juillet, font escale à Casablanca du 17 au 20 juillet avant de rentrer à Toulon le 24 juillet 1945.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 25 juillet au 18 août 1945, sortant pour essais du 19 au 22 août avant un stage de remise en condition intensif du 23 août au 12 septembre 1945.

Le Gerfaut, l’Aigle et l’Albatros effectuent une nouvelle phase d’entrainement du 17 septembre au 7 octobre, moins une escale à Calvi du 28 septembre au 2 octobre. La division est de retour à Toulon le 8.

Du 15 octobre au 10 novembre, le Gerfaut et ses compères de la 5ème DCT effectuent un entrainement commun avec le croiseur léger Chateaurenault, le cuirassé Richelieu et ses torpilleurs d’escadre. La petite escadre fait escale à Marseille du 31 octobre au 2 novembre et à Nice du 11 au 15 novembre avant de rentrer à Toulon le 17 novembre.

Après une période d »entretien à flot consacrée notamment à l’artillerie du 18 au 30 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT sortent pour essais du 1er au 5 décembre et pour entrainement de base avec école à feux du 7 au 20 décembre. Ils rentrent à Toulon le 25 décembre 1945  après escale à Nice du 21 au 24.
Alors que l’Aigle teste de nouveaux obus explosifs de 130mm, l’Albatros et le Gerfaut effectuent un entrainement au combat antisurface du 5 au 11 janvier 1946 avant de gagner Villefranche où ils mouillent, retrouvant le 13 janvier leur compère l’Aigle.

Après des entrainements au mouillage du 14 au 21 janvier, les trois contre-torpilleurs sortent pour un entrainement de division du 22 janvier au 12 février, rentrant à Toulon le lendemain 13 février 1946.

La 5ème Division de Contre-Torpilleurs quitte à nouveau Toulon le 17 février en compagnie de la 1ère DT et du ravitailleur rapide Adour pour un entrainement en Méditerranée occidentale du 17 au 23 février puis après une escale à Bizerte  du 24 au 27 février en Méditerranée orientale du 5 mars au 5 avril avec la participation de la 17ème DSM et de l’aviso colonial La Grandière. Les contre-torpilleurs font notamment escale à Lattaquié du 13 au 16 mars et à Beyrouth du 6 au 10 avril avant de rentrer à Toulon le 17 avril.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 30 avril 1946, les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT effectuent une sortie d’essais du 1er au 4 mai mais le Gerfaut victime d’une avarie doit rentrer au port pour réparations.

Le contre-torpilleur construit à Nantes est ainsi immobilisé jusqu’au 15 mai 1946, date à laquelle il gagne les Salins d’Hyères, y retrouvant quelques heures après son arrivée, ses compères de la 5ème DCT rentrant d’une sortie d’entrainement. La 5ème DCT ainsi reconstituée sort pour entrainement de division du 16 mai au 27 juin, rentrant à Toulon le lendemain 28 juin 1946.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 21 juillet, sortant pour essais du 22 au 26 juillet avant remise en condition du 27 juillet au 12 août. Après un ravitaillement à Toulon le 13 août, ils vont mouiller aux salins d’Hyères, simulant une division mouillant dans une baie non préparée.

A tour de rôle, l’un des contre-torpilleurs est sous pression prêt à appareiller alors que ses compères auraient besoin de 6h pour obtenir suffisamment de pression pour prendre la mer. Le 19 août, l’Aigle en alerte prit la mer en urgence pour assister un cargo norvégien en feu pendant que l’Albatros et le Gerfaut montaient en pression mais le cargo ayant sombré, leur intervention devient inutile et ils mettent bas les feux.

La 5ème DCT revenue au quai Noël le 25 août, sort pour le dernier entrainement de division avec un cycle de grand carénage à partir du 28 août et jusqu’au 27 septembre, les trois lévriers des mers ralliant Toulon le lendemain.

Le Gerfaut et l’Albatros sortent pour entrainement du 4 octobre au 2 novembre, rentrant à Toulon le 11 novembre après une escale à Sète du 3 au 9 novembre 1946.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 15 au 21 novembre, le Gerfaut et l’Albatros sortent à nouveau pour entrainement et ce du 22 novembre au 7 décembre, rentrant à Toulon le lendemain 8 décembre 1946. Du 18 au 30 décembre, le Gerfaut et l’Albatros participent à la remise en condition de l’Aigle après son grand carénage.

Lui succède dans le bassin n°5 du Castigneau le Gerfaut qui est au sec du 2 janvier au 15 mars 1947. Il sort pour essais du 16 au 20 mars puis rallie se aux Salins le lendemain. Il mène sa remise en condition en compagnie de l’Aigle du 22 mars au 13 avril, les deux contre-torpilleurs rentrant à Toulon le 19 avril après une escale à Marseille du 14 au 18 avril 1947.

L’Aigle et l’Albatros sortent pour entrainement du 26 avril au 4 juin (escales à Villefranche, Nice et Menton) avant une escale à Bastia du 5 au 8 juin, les deux contre-torpilleurs ralliant Toulon le lendemain.

Du 13 au 21 juin, l’Aigle et le Gerfaut effectuent une école à feux avant de gagner le 22 juin les Salins d’Hyères. Ils sont rejoint le 25 juin par l’Albatros. La 5ème DCT reconstituée sort ainsi pour remise en condition de l’Albatros du 26 juin au 15 juillet 1947.

Le Gerfaut est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 au 27 juillet 1947, sortant pour essais du 28 juillet au 2 août avant un stage de remise en condition au large d’Ajaccio du 4 au 17 août. Rentré à Toulon le 18 août, il enchaine par un exercice de lutte ASM du 21 au 27 août puis par une escale à Bastia du 28 août au 2 septembre, rentrant à Toulon le 3 septembre à l’aube.

Le 8 septembre 1947, la 5ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division au large du Levant. Ils sont accompagnés par la 2ème DCT (Bayard Du Guesclin Turenne) et le pétrolier-ravitailleur Liamone. Les six contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée sans escale Toulon-Beyrouth, étant ravitaillés deux fois par le PRE avant d’arriver à destination le 16 septembre 1947.

L’entrainement proprement dit qui voit la participation de l’aviso colonial La Grandière et du pétrolier-caboteur Ardèche de la DNL à lieu du 19 septembre au 20 octobre, la petite escadre faisant escale à Beyrouth du 20 au 24 octobre, quittant le Levant le lendemain pour rallier Toulon le 7 novembre après une escale à Bizerte du 30 octobre au 4 novembre.

La 5ème DCT subit une période d’entretien à flot du 8 au 23 novembre, sortant pour essais du 24 au 27 novembre avant remise en condition du 30 novembre  au 15 décembre, les trois contre-torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères jusqu’au 27 décembre avant de rentrer le jour même à Toulon.

Du 10 au 20 janvier 1948, le Gerfaut et ses compères de la 5ème DCT exécutent un entrainement antisurface en compagnie de la 2ème DCT et des croiseurs lourds de la 5ème DC. Les croiseurs font ensuite escale à Bastia, la 2ème DCT à l’Ile Rousse et la 5ème DCT à Calvi du 21 au 27 janvier avant de rallier Toulon le lendemain.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 2 au 13 février, la 5ème DCT sort le 14 février pour un nouvel entrainement de division cette fois entre le Golfe du Lion et la Corse qui l’occupe du 14 février au 24 mars soit dix jours de moins de prévu, le réalisme des exercices provoquant son lot d’avaries qui pousse à l’annulation du reste de l’exercice.

Rentrés à Toulon le 25 mars, les trois «quatre tuyaux» de la 5ème DCT sont indisponibles jusqu’au 14 avril 1948 quand ils ressortent pour essais jusqu’au 17 avril. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 18 au 22 avril, les trois contre-torpilleurs effectuent un stage de remise en condition du 23 avril au 12 mai, faisant escale à Port-Vendres du 13 au 17 mai puis à Marseille du 18 au 22 mai avant de rentrer à Toulon le 23 mai 1948.

La 5ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division le 1er juin. Les officiers et les marins de l’Aigle, du Gerfaut et de l’Albatros en longeant la presqu’ile de Saint Mandrier puis en gagnant la haute-mer ignorent bien entendu qu’il s’agit du dernier exercice de ce type avant le début du second conflit mondial.

Cet exercice mené avec la 3ème DSM occupe le Gerfaut et ses compères jusqu’au 27 juillet quand la division rallie Sète pour une escale de six jours du 28 juillet au 2 août, la division ralliant Toulon le lendemain.

Ils auraient du être indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’à la fin du mois mais dès le 15 août, les permissions sont suspendues, les permissionnaires et les réservistes rappelés, les contre-torpilleurs passant à l’effectif de guerre soit 220 hommes contre 201 en temps normal.

La 5ème DCT sort pour entrainement du 16 au 26 août puis va mouiller en rade de Villefranche selon la même procédure que celle observée aux Salins d’Hyères : un navire sous pression prêt à appareiller et deux autres en alerte à 6h.

Elle y est toujours le 5 septembre 1948 quand à l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark, la 5ème DCT appareille pour contrer une possible attaque italienne sur la frontière.

Caractéristiques techniques de la classe Aigle

Déplacement standard : 2441 tW (2660 tonnes en charge normale 3141 tonnes en charge maximale)

Dimensions : longueur hors tout 128.50m longueur entre perpendiculaires 122.40m largeur maximum de la coque : 11.84m tirant d’eau moyen : 4.23m

Propulsion : deux turbines à engrenages Parsons ou Rateau alimentées en vapeur par quatre chaudières Yarrow-Penhoët dévellopant 64000ch et entrainant deux hélices de 3.79m de diamètre

Performances : vitesse maximale en service courant 36 noeuds distance franchissable 3000 miles nautiques à 18 noeuds

Electronique : installation dans les années quarante d’un radar de navigation, d’un radar de veille combinée et de deux radars de conduite de tir pour l’artillerie principale sans oublier un Asdic

Armement :

(origine)

-Cinq canons de 138mm modèle 1927 en affûts simples (deux avant deux arrières et une derrière la cheminée n°4)

-Deux affûts doubles de 37mm modèle 1933 et deux affûts doubles de 13.2mm

-Deux affûts triples lance-torpillles de 550mm

-Quatre mortiers Thornycroft (rapidement débarqués) et deux grenadeurs de sillage avec seize grenades.

(septembre 1948)

-Cinq canons de 130mm modèle 1932 en affûts simples modèle 1941 au même emplacement que les pièces de 138mm

-Six canons de 37mm modèle 1941 en trois affûts doubles et quatre canons de 25mm modèle 1939-40 en deux affûts doubles (5ème DCT) Dix canons de 37mm modèle 1941 en cinq affûts doubles (6ème DCT)

-Six tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes triples et deux grenadeurs de sillage avec 36 grenades.

Equipage : 220 officiers et matelots

10-Contre-torpilleurs (16)

L’Albatros

Le contre-torpilleur Albatros en mer

Le contre-torpilleur Albatros en mer

-L’Albatros est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) sur leur site de Saint-Nazaire en janvier 1929 lancé le 27 juin 1930 et mis en service en décembre 1931.

A son admission au service actif,  l’Albatros est affecté en Méditerranée au sein de la 7ème Division Légère jusqu’au 1er octobre 1934 quand la 7ème DL devient la 5ème DL. Il est placé en position de complément durant l’année d’instruction 1936-37 avant de participer aux opérations de la guerre d’Espagne.

Durant la guerre de Pologne, il est intégré à la 7ème DCT (ex-7ème DL) en compagnie de ses sister-ship Gerfaut et Vautour avec toujours Toulon comme port d’attache.

Le 15 décembre 1939, le Vautour navire-amiral de la 7ème DCT entre en grand carénage et transmet son rôle de chef de division à l’Albatros.

L’Albatros sort en compagnie du Gerfaut pour une école à feux du 16 au 22 décembre, faisant escale à La Ciotat du 23 au 26 décembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 27 décembre 1939.

Après une période d’entretien à flot du 1er au 14 janvier, l’Albatros et le Gerfaut sortent pour une école à feux du 15 au 22 janvier avant de mouiller aux salins d’Hyères jusqu’au 27 janvier quand ils reprennent la mer pour un entrainement au combat antisurface jusqu’au 8 février quand ils rentrent à Toulon.

La 7ème DCT sort pour entrainement avec école à feux du 15 au 22 février, faisant escale à Nice du 23  au 27 février avant de rentrer le lendemain à Toulon.

Du 10 au 27 mars, l’Albatros participe à la remise en condition du Vautour après son grand carénage, les deux navires  rentrant à Toulon le 2 avril après une escale à La Ciotat du 28 mars au 1er avril 1940.

Alors que le Gerfaut est immobilisé pour son grand carénage, le Vautour et l’Albatros sortent pour entrainement en commun du 7 au 17 avril, mouillant aux salins d’Hyères du 18 au 25 avril avant d’enchainer par un nouvel entrainement commun du 26 avril au 7 mai, date du retour des deux navires à Toulon.

Victime d’une avarie mécanique, l’Albatros est indisponible du 8 au 19 mai sortant pour essais du 20 au 23 mai. Devant prochainement entrer en grand carénage, il va mouiller aux salins d’Hyères du 24 au 31 mai, rentrant à Toulon le 1er juin.

Le 6 juin, le Gerfaut achève son grand carénage et le lendemain, l’Albatros _qui à transmis son pavillon de navire-amiral au Vautour_ est à son tour échoué dans le bassin n°3 du Missiessy. Les travaux qui durent jusqu’au 12 octobre consistent en une remise en état sans modernisation.

Après les essais réglementaires du 14 au 18 octobre, le contre-torpilleur effectue sa remise en condition en compagnie de ses deux compères de la 7ème DCT et ce du 20 octobre au 4 novembre, date à laquelle l’Albatros redevient navire-amiral de la division.

Le 12 novembre, la 7ème DCT quitte Toulon pour mouiller aux salins d’Hyères jusqu’au 16 novembre quand débute un entrainement de division dans le Golfe du Lion qui s’achève le 30 novembre.

Après une escale à Sète du 1er au 5 décembre 1940, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feu du 6 au 21 décembre, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Après une période d’entretien à flot commune avec ses deux compères du 22 décembre 1940 au 7 janvier 1941, l’Albatros sort pour entrainement avec les deux autres navires de la 7ème DCT le 8 janvier mais le Vautour victime d’une avarie de barre doit rentrer à Toulon.

L’Albatros et le Gerfaut poursuivent l’entrainement en duo avec écoles à feux et combat antisurface avant de mouiller aux salins d’Hyères le 21 janvier. L’Albatros et le Gerfaut retrouvent le 23 janvier leur compère Vautour pour des exercices au mouillage jusqu’au 9 février 1941.

La 7ème DCT sort alors pour une école à feux et ce du 10 au 21 février avant de faire escale à Propriano du 22 au 26 février. Reprenant la mer le lendemain 27 février, la division effectue un entrainement au combat antisurface jusqu’au 4 mars quand la division au complet rentre à Toulon.

L’Albatros et le Gerfaut sortent pour une école à feux de nuit le 7 mars avant de mouiller aux salins d’Hyères du 8 au 13 mars. Reprenant la mer, ils effectuent un entrainement au raid amphibie contre Saint Mandrier et ce du 14 au 17 mars.

Les deux contre-torpilleurs profitant de la nuit ouvrent le feu contre l’hydrobase avant de mettre leurs compagnies de débarquement à terre, compagnies qui ravagent les installations avant de rembarquer et d’échapper à la contre-attaque des batteries côtières qui encadrent cependant les deux raiders.

La 7ème DCT sort pour entrainement au combat antisurface du 20 au 28 mars, faisant escale à Calvi du 29 mars au 2 avril, rentrant à Toulon le 4 avril 1941. Du 11 au 30 avril 1941, l’Albatros participe à la remise en condition du Vautour en compagnie du Gerfaut,  la division au complet mouillant aux Salins du 1er au 9 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 10 mai 1941.

La 7ème DCT est de nouveau à la mer pour entrainement du 17 au 30 mai, entrainement composé d’écoles à feux et  de combat antisurface de jour comme de nuit. Rentrée à Toulon le 1er juin, la 7ème DCT reprend la mer pour un entrainement d’officiers de marine de réserve du 8 au 15 juin, rentrant le lendemain.  Du 20 juin au 2 juillet, la 7ème DCT manoeuvre avec la 4ème DCT et les croiseurs légers Primauguet et Lamotte-Picquet, les huit navires font escale à Nice du 3 au 10 juillet avant de rentrer à Toulon le 13 juillet 1941.

La 7ème DCT est indisponible pour entretien à flot et permissions de l’équipage du 15 juillet au 12 août 1941. Cette immobilisation est mise à profit pour moderniser la DCA qui est désormais composée de six canons de 37mm modèle 1941 en trois affuts doubles et quatre canons de 25mm modèle 1939/40 en affûts simples.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 13 au 17 août avant une remise en condition intensive du 18 au 31 août, les trois navires mouillant aux Salins d’Hyères du 1er au 12 septembre 1941, date de leur retour à Toulon.

Le 15 septembre 1941, la 7ème DCT quitte Toulon en compagnie du pétrolier Elorn chargé de les ravitailler en carburant et de participer aux exercices prévus par cet entrainement divisionnaire. Les quatre navires font escale à Casablanca du 19 au 22 septembre avant de gagner Dakar le 26 septembre 1941.

La 7ème DCT effectue d’abord une école à feu du 27 au 30 septembre, enchainant après un ravitaillement le 1er octobre par un entrainement de défense aérienne à la mer du 2 au 9 octobre avant une escale de ravitaillement, de repos et de maintenance à Dakar du 10 au 13 octobre 1941.

Du 14 au 22 octobre, les trois contre-torpilleurs vont s’entrainer à l’escorte et l’attaque de convois, convoi symbolisé par le pétrolier Elorn et deux cargos des Messageries Maritimes qui venaient de livrer du matériel à Dakar.

Après une ultime escale à Dakar du 23 au 27 octobre, la 7ème DCT et l’Elorn quittent la capitale de l’AOF le 28 octobre, relâchent à Casablanca du 1er au 3 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1941.

Après une période d’entretien à flot du 8 au 20 novembre 1941, les trois contre-torpilleurs de la 7ème DCT sortent pour essais du 21 au 26 novembre avant un stage de remise en condition du 28 novembre au 15 décembre, les trois navires mouillant aux salins d’Hyères du 16 au 23 décembre, rentrant le lendemain à Toulon.

Suite à la réorganisation du 1er janvier 1942, l’Albatros quitte la 7ème DCT pour former une nouvelle 5ème DCT en compagnie de l’Aigle et du Gerfaut. Cette division reste basée à Toulon.

Le 4 janvier 1942, l’Albatros et le Gerfaut quittent Toulon, accompagnant le Vautour qui rallie Brest (pour former une nouvelle 6ème DCT en compagnie du Milan et de l’Epervier). A 30 miles de Toulon, le Vautour quitte ses deux anciens compères, ces derniers faisant leur jonctions avec l’Aigle venu de Bizerte.

Après une période d’entretien à flot du 4 au 21 janvier 1942, la 5ème DCT sort pour essais du 22 au 25 janvier avant remise en condition du 27 janvier au 12 février 1942. La division de contre-torpilleurs sort pour entrainement de division du 15 février au 3 mars 1942.

L’Albatros enchaine ensuite par un entrainement commun aux 2ème et 5ème DCT jusqu’au 15 avril, rentrant à Toulon le même jour après une escale à Ajaccio du 21 au 24 mars, à Tunis du 1er au 5 avril et à Bizerte le 6 avril 1942.

Alors que l’Aigle est indisponible suite à une avarie mécanique, l’Albatros et le Gerfaut sortent pour entrainement du 20 avril au 2 mai, faisant escale à Alger du 3 au 7 mai avant d’enchainer par un entrainement de défense aérienne du 8 au 17 mai avant de rentrer le lendemain à Toulon. Ils vont mouiller aux salins d’Hyères du 21 mai au 2 juin, date de son retour au quai Noël.

Le 8 juin 1942, la 5ème DCT au complet appareille pour un entrainement dans l’Atlantique au large de Dakar. Les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Casablanca le 13 juin et arrivent à Dakar le 17 juin. Ils vont manoeuvrer au large de la capitale de l’AOF du 21 juin au 21 juillet. Après une nouvelle escale à Dakar du 22 au 29 juillet, les trois contre-torpilleurs quittent la capitale de l’AOF le 30 juillet, se ravitaillent à Casablanca le 4 août avant de rentrer à Toulon le 9 août 1942.

Les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’au 30 août 1942 quand ils sortent pour essais jusqu’au 4 septembre, enchainant par un stage de remise en condition du 6 au 15 septembre 1942.

La 5ème DCT sort le 22 septembre pour un entrainement commun avec la 1ère DT, le pétrolier Elorn et la 1ère DSM. Après un entrainement DAM du 22 septembre au 2 octobre, les navires de ce groupe occasionnel font escale à Alger du 3 au 6 octobre 1942.

C’est ensuite l’affrontement de la 5ème DCT et de la 1ère DT du 7 au 17 octobre avant une escale à Tunis du 18 au 23 octobre et un entrainement ASM du 24 octobre au 5 novembre.  Ils rentrent à tous à Toulon le lendemain 6 novembre 1942.

L’Albatros va mouiller aux salins d’Hyères du 10 au 15 novembre, sortant pour une école à feux du 16 au 23 novembre avant de rentrer à Toulon le 24 novembre, mouillant en grande rade. Le 25 novembre 1942, il sort en urgence pour prendre en remorque un hydravion torpilleur Latécoère Laté 298 qui avait fait un poser d’urgence suite à une panne moteur. Il remorque l’hydravion jusqu’à Saint Mandrier où il sera réparé.

Du 2 au 15 décembre, l’Albatros participe avec le Gerfaut à la remise en condition de l’Aigle qui sortait d’une période d’entretien à flot, rentrant à Toulon le 21 décembre après une escale à La Ciotat du 16 au 20 décembre.

Le 5 janvier 1943, la 5ème DCT quitte Toulon pour entrainement de division qui voit l’entrainement se dérouler jusqu’au 20 février avec des escales à Nice du 16 au 21 janvier et Calvi du 1er au 6 février.

Alors que le Gerfaut est indisponible,  l’Albatros et l’Aigle sortent pour entrainement du 27 février au 28 mars avec des escales à Ajaccio du 5 au 8 mars et à Marseille du 23 au 27 mars. effectue une spectaculaire école à feux de nuit au large de Toulon et ce du 27 février au 4 mars. L’Albatros est à son tour indisponible jusqu’au 13 avril 1943, sortant pour essais du 14 au 20 avril, date de son retour à Toulon.

L’Albatros participe ensuite au sein de la 5ème DCT à un exercice commun avec la 2ème DCT et ce du 22 avril au 25 mai, les deux divisions rentrant à Toulon le 26 après des escales à Ajaccio du 30 avril au 3 mai et à Mers-El-Kébir du 13 au 16 mai.

Le 27 mai 1943, l’Albatros devient navire-amiral de la 5ème DCT en remplacement de l’Aigle entré en grand carénage.

L’Albatros et le Gerfaut sortent pour école à feux du 2 au 12 juin, faisant escale à Marseille du 13 au 18 juin avant de reprendre la mer pour un exercice de défense aérienne à la mer du 19 au 27 juin. Après une escale à La Ciotat du 28 juin au 1er juillet, les deux contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 2 juillet 1943.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 31 juillet, sortant pour essais du 1er au 5 août avant remise en condition du 6 au 17 août, rentrant à Toulon le 24 août après un mouillage aux salins d’Hyères du 18 au 23 août.

Les deux contre-torpilleurs de la 5ème DCT sortent pour une école à feux du 27 août au 4 septembre, rentrant à Toulon le 5 septembre avant de participer à la remise en condition de l’Aigle du 9 au 23 septembre, les trois contre-torpilleurs faisant escale à Sète du 24 au 30 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 1er octobre 1943. Le même jour, l’Aigle redevient navire-amiral de la 5ème DCT qui sort pour un nouvel entrainement du 5 au 17 octobre en compagnie du Marceau.

Du 21 au 31 octobre 1943, la 5ème DCT sort en compagnie de la 2ème DCT, du Marceau et du croiseur léger Primauguet pour un exercice antisurface avant pour thème la chasse au croiseur auxiliaire. Les navires rentrent à Toulon dans la soirée du 31.

Le 2 novembre 1943, une escadre imposante quitte Toulon avec outre la 5ème DCT, le contre-torpilleur Marceau, les cuirassés Richelieu et Clemenceau, leurs torpilleurs d’escorte et le ravitailleur rapide L’Adour.

Après une première phase d’exercice dans le Golfe du Lion jusqu’au 12 novembre, la petite escadre fait escale à Marseille du 13 au 18 novembre. Les exercices reprennent avec une nouvelle phase du 19 novembre au 4 décembre suivit d’une escale du 5 au 11 décembre (les cuirassés à Ajaccio, le ravitailleur à Calvi et les contre-torpilleurs à l’Ile-Rousse). Ils rentrent tous à Toulon le 13 décembre 1943. La 5ème DCT termine l’année 1943 par une école à feu du 18 au 26 décembre, mouillant jusqu’au 5 janvier aux salins d’Hyères.

L’Albatros et l’Aigle sortent pour entrainement du 5 janvier au 2 février 1944 avec des escales à l’Ile Rousse du 14 au 20 janvier et à Sète du 4 au 8 février, les deux contre-torpilleurs ralliant Toulon le 9 février 1944.

Les deux unités disponibles de la 5ème DCT effectuent un entrainement de division réduit du 15 au 23 février, faisant escale à La Ciotat du 24 au 27 février avant de rentrer à Toulon le 28 février 1944.

Du 12 au 31 mars, l’Albatros et l’Aigle participent à la remise en condition du Gerfaut après son grand carénage, rentrant à Toulon le 1er avril 1944. L’Albatros participe ensuite à un entrainement de division du 4 au 17 avril, rentrant à Toulon le lendemain.

Du 25 avril au 8 mai, l’Albatros participe au sein de la 5ème DCT à un exercice commun avec la 2ème DCT et les croiseurs Suffren et Dupleix (1ère DC), un exercice anti-raider qui se termine par des escales à  Alger du 9 au 12 mai et à Ajaccio du 13 au 17 mai, les navires engagés rentrant à Toulon le 18 mai 1944.

La 5ème DCT sort pour entrainement du 22 mai au 27 juin, faisant escale à Villefranche sur mer du 1er au 7 juin, les trois contre-torpilleurs rentrant à Toulon le 28.

L’Albatros comme ses deux compères de la 5ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juin au 13 juillet, sortant pour essais du 14 au 17 juillet avant remise en condition du 18 au 31 juillet 1944.

Du 10 au 23 août, la 5ème DCT s’entraine avec le croiseur léger Emile Bertin qui rentre ensuite en Tunisie avec à bord les tirailleurs tunisiens amenés à Canjuers pour entrainement.

Du 4 septembre au 3 décembre 1944, l’Albatros est échoué au bassin n°5 du Castigneau pour un grand carénage (remise en état et modernisation). Il sort pour essais du 5 au 10 décembre puis pour remise en condition du 12 au 30 décembre en compagnie de l’Aigle et du Gerfaut.

A noter qu’avec la sortie de l’Albatros de son grand carénage, la 5ème DCT redevient homogène avec trois contre-torpilleurs armés de 5 canons de 130mm modèle 1932 en affûts simples modèle 1941.

La 5ème DCT ressort pour la première fois en 1945 le 7 janvier pour un entrainement de division très intense jusqu’au 22 février, la division ralliant Toulon le lendemain 23 février 1945.

L’Albatros et le Gerfaut sortent pour entrainement du 27 février au 21 mars (avec un mouillage aux salins d’Hyères du 6 au 9 mars). Les deux navires sortent à nouveau pour une école à feux du 25 mars au 2 avril avant d’effectuer la remise en condition de l’Aigle du 4 au 23 avril 1945.

La 5ème DCT quitte Toulon le 28 avril, se ravitaille à Casablanca le 3 mai et gagne Dakar le 7 mai 1945 pour un cycle d’entrainement complet jusqu’au 27 juin, les contre-torpilleurs accompagnés des sous-marins Agosta Bévéziers Ouessant et Sidi-Ferruch de la 8ème DSM quittant Dakar le 3 juillet 1945, se ravitaillant à Casablanca le 8 avant d’arriver à Brest le 12 juillet 1945. Les contre-torpilleurs quittent la Bretagne le 13 juillet, font escale à Casablanca du 17 au 20 juillet avant de rentrer à Toulon le 24 juillet 1945.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 25 juillet au 18 août 1945, sortant pour essais du 19 au 22 août avant un stage de remise en condition intensif du 23 août au 12 septembre 1945.

C’est ensuite une école à feux au large du Cap Corse du 18 au 27 septembre, un mouillage au pied de la citadelle de Calvi du 28 septembre au 2 octobre, un exercice de combat de nuit du 3 au 7 octobre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le 15 octobre 1945, la 5ème DCT largue les amarres qui la retienne au Quai Noël pour effectuer un entrainement en Méditerranée occidentale en compagnie du cuirassé Richelieu, du croiseur léger Chateaurenault et de deux torpilleurs d’escadre.

Ces navires vont manoeuvrer ensemble du 15 octobre au 10 novembre (escales à Ajaccio les 22 et 23 octobre, Marseille du 31 octobre au 2 novembre), faisant ensuite escale à Nice du 11 au 15 novembre avant de rentrer à Toulon le 17.

Après une période d »entretien à flot consacrée notamment à l’artillerie du 18 au 30 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT sortent pour essais du 1er au 5 décembre et pour entrainement de base avec école à feux du 7 au 20 décembre. Ils rentrent à Toulon le 25 décembre après escale à Nice du 21 au 24.

Alors que l’Aigle teste de nouveaux obus explosifs de 130mm, l’Albatros et le Gerfaut effectuent un entrainement au combat antisurface du 5 au 11 janvier 1946 avant de gagner Villefranche où ils mouillent, retrouvant le 13 janvier leur compère l’Aigle. La 5ème DCT réunie enchaine les exercices au large de Nice jusqu’au 13 février 1946 date de leur retour à Toulon.

Quatre jours plus tard, l’Albatros et ses deux compères de la 5ème DCT quitte Toulon en compagnie de la 1ère DT et du ravitailleur rapide L’Adour pour un entrainement en Méditerranée occidentale et orientale jusqu’au 5 avril en compagnie notamment de l’aviso colonial La Grandière et la 17ème DSM à partir du 29 mars. Après une ultime escale à Beyrouth du 6 au 10 avril 1946, les huit navires reprennent la mer, rentrant à Toulon sans escale le 17 avril en étant ravitaillés à tour de rôle par l’Adour.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 30 avril 1946, les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT effectuent une sortie d’essais du 1er au 4 mai mais le Gerfaut victime d’une avarie doit rentrer au port pour réparations (jusqu’au 15 mai).

Ses deux compères de la 5ème DCT vont mouiller aux salins du 5 au 12 mai, effectuant une petite sortie de deux jours les 13 et 14 mai avant de retourner mouiller aux Salins où les deux navires retrouvent le Gerfaut fraichement réparé. La 5ème DCT sort pour essais du Gerfaut et entrainement commun du 16 au 30 mai avant une escale à Nice du 31 mai au 3 juin. La division reconstituée participe à un entrainement du 4  au 27 juin, rentrant à Toulon le lendemain.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 21 juillet, sortant pour essais du 22 au 26 juillet avant remise en condition du 27 juillet au 12 août.

Après un ravitaillement à Toulon le 13 août, ils vont mouiller aux salins d’Hyères, simulant une division mouillant dans une baie non préparée. A tour de rôle, l’un des contre-torpilleurs est sous pression prêt à appareiller alors que ses compères auraient besoin de 6h pour obtenir suffisamment de pression pour prendre la mer.

Le 19 août 1946, la 5ème DCT reçoit le SOS d’un cargo norvégien en feu, l’Aigle appareille pour assister le TK Bremen et ses deux sister-ships mettent leurs chaudières sous pression pour lui prêter main forte mais le cargo ayant sombré, l’intervention de l’Albatros et du Gerfaut n’est plus nécessaire et les deux navires mettent bas les feux.

La 5ème DCT revenue au quai Noël le 25 août, sort pour le dernier entrainement de division avec un cycle de grand carénage du 28 août au 18 septembre, date du retour de la division à Toulon. .

Le 29 septembre 1946, l’Albatros devient navire-amiral de la 5ème DCT durant l’immobilisation de l’Aigle pour grand carénage. Les deux navires disponibles sortent pour entrainement du 4 octobre au 2 novembre, faisant escale à Sète du 3 au 9 novembre avant de rentrer à Toulon le 11.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 15 au 21 novembre, l’Albatros et le Gerfaut sortent pour une école à feu du 22 novembre au 2 décembre puis pour un entrainement au combat de nuit du 4 au 7 décembre, rentrant à Toulon le lendemain 8 décembre 1946. Ils participent ensuite à la remise en condition de l’Aigle du 18 au 30 décembre 1946, date à laquelle l’Aigle redevient navire-amiral de la 5ème DCT.

Le 5 janvier 1947, l’Albatros et l’Aigle vont mouiller aux Salins d’Hyères  où ils sont rejoint le 8 janvier par le transport-caboteur Golo et les cargos rapides (17 noeuds) Tlemcen et Sidi-Bel-Abbès.

Après un entrainement à la protection de convois contre les assauts de la 1ère DT du 9 au 21 janvier, la petite force navale quitte Toulon le 22 janvier pour rallier Bizerte le 28 janvier. Les cargos déchargent leur chargement pendant que les autres navires mouillent au centre du lac. Le groupe occasionnel quitte la Tunisie le 30 janvier pour rentrer à Toulon le 2 février 1947.

Du 3 au 13 février, l’Aigle et l’Albatros subissent une période d’entretien à flot mais comble de malchance, l’Albatros est victime d’une avarie et indisponible du 14 au 25 février. Il retrouve le même jour l’Aigle  aux salins d’Hyères.

L’Albatros et l’Aigle participent aux essais du premier nommé du 26 février au 1er mars avant une sortie d’entrainement du 2 au 9 mars,  les deux contre-torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 10 mars,l’Albatros pour subir un grand carénage et l’Aigle pour participer à la remise en condition du Gerfaut.

L’Albatros est échoué du 17 mars au 20 juin 1947 au bassin n°5 du Castigneau pour remise en état et modernisation de ses capacités militaires (renforcement de la DCA notamment).

Remis à flot le 20 juin  1947, il sort pour essais du  21 au 24 juin, retrouvant ses deux sister-ships aux Salins le 25 juin, ces derniers venant de réaliser une école à feux (13 au 21 juin) et mouillant là bas depuis le 22. La 5ème DCT reconstituée sort ainsi pour remise en condition de l’Albatros du 26 juin au 15 juillet 1947.

L’Albatros sort pour une école à feux du 22 juillet au 2 août avant une escale à l’Ile Rousse du 3 au 7 août avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 19 août avant une nouvelle escale à Nice du 20 au 24 août, rentrant à Toulon le 2 septembre après un mouillage aux salins d’Hyères du 25 août au 1er septembre 1947.

Le 8 septembre 1947, la 5ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division au large du Levant. Ils sont accompagnés par la 2ème DCT (Bayard Du Guesclin Turenne) et le pétrolier-ravitailleur Liamone.

Arrivés à Beyrouth le 16 septembre, les deux divisions commencent leur entrainement le 19 septembre et l’achève le 20 octobre. La 2ème et la 5ème DCT accompagnés du PRE quittent le Levant le 25 octobre, relâchent à Bizerte du 30 octobre au 4 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1947 au matin.

La 5ème DCT subit une période d’entretien à flot du 8 au 23 novembre, sortant pour essais du 24 au 27 novembre avant remise en condition du 30 novembre  au 15 décembre, les trois contre-torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères jusqu’au 27 décembre avant de rentrer le jour même à Toulon.

Le 10 janvier 1948, l’Albatros accompagné de ses compères de la 5ème DCT quitte Toulon pour un exercice commun avec les contre-torpilleurs Du Guesclin et Turenne de la 2ème DCT et les croiseurs lourds de la 5ème DC. Cet exercice se déroule jusqu’au 20 janvier avant une escale à  Bastia pour les croiseurs, à Calvi pour la 5ème DCT et à l’Ile Rousse pour la 2ème DCT). Les huit navires sont de retour à Toulon le 28 janvier 1948.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 2 au 13 février, la 5ème DCT sort le 14 février pour un nouvel entrainement de division cette fois entre le Golfe du Lion et la Corse, entrainement qui occupe la division jusqu’au 24 mars, le réalisme des exercices obligeant les contre-torpilleurs à interrompre l’exercice alors qu’il restait dix jours de prévu.

Rentrés à Toulon le 25 mars, les trois «quatre tuyaux» de la 5ème DCT sont indisponibles jusqu’au 14 avril 1948 quand ils ressortent pour essais jusqu’au 17 avril. Après un mouillage aux Salins d’Hyères du 18 au 22 avril, les trois contre-torpilleurs effectuent un stage de remise en condition du 23 avril au 12 mai, faisant escale à Port-Vendres du 13 au 17 mai puis à Marseille du 18 au 22 mai avant de rentrer à Toulon le 23 mai 1948.

La 5ème DCT effectue un nouvel entrainement de division du 1er juin au 27 juillet, avec des escales à Tunis du 10 au 13 juin et à Alger du 6 au 14 juillet, rentrant à Toulon le 28 juillet après un ultime exercice de défense aérienne à la mer exécuté du 15 au 27 juillet.

Ils auraient du être indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’à la fin du mois d’août mais dès le 15, les permissions sont suspendues et les réservistes rappelés, les contre-torpilleurs passant à l’effectif de guerre soit 220 hommes contre 201 en temps normal.

La 5ème DCT sort pour entrainement du 16 au 26 août puis va mouiller en rade de Villefranche selon la même procédure que celle observée aux Salins d’Hyères : un navire sous pression prêt à appareiller et deux autres en alerte à 6h.

Elle y est toujours le 5 septembre 1948 quand à l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark, la 5ème DCT appareille pour contrer une possible attaque italienne sur la frontière.

10-Contre-torpilleurs (14)

C-Contre-torpilleurs classe Aigle

Le contre-torpilleur Aigle sans marque de coque

Le contre-torpilleur Aigle sans marque de coque

Avant-propos

Le traité de Washington de février 1922 avait établit la parité navale entre Paris et Rome, déclenchant une rivalité navale, rivalité reposant notamment sur les revendications territoriales de l’Italie mussolinienne (Nice, la Savoie, la Corse, Tunisie et Djibouti).

Cette rivalité était particulièrement visible dans le domaine des unités légères. Ce qui explique pourquoi le contre-torpilleur va devenir le principal navire de combat de la marine nationale.

Chaque classe marque ainsi une amélioration par rapport à la précédente en terme de taille et de puissance militaire.

La tranche 1927 finance ainsi la construction de quatre contre-torpilleurs de classe Aigle (Aigle Vautour Albatros Gerfaut), une version améliorée des Guépard avec un armement et une conduite de tir plus moderne.

Peu à peu, les ingénieurs français arrivent à obtenir un compromis satisfaisant. Alors que les Jaguar sont considérés comme moyennement réussis (pour ne pas dire plus), les Guépard et surtout les Aigle sont considérés comme réussis.

Les deux navires suivants financés à la tranche 1928 et baptisés Milan et Epervier. Ces navires sont tantôt considérés comme des Aigle, tantôt comme une classe spécifique. Par rapport aux Aigle, ces deux navires se distinguent par un arrière en cul de poule (déjà prévu pour la classe suivante, les futurs Vauquelin), une coque plus longue (129.30m contre 122.40m), une puissance propulsive accrue (68000 contre 64000ch) et un tube lance-torpilles de plus.

L’Aigle

Le contre-torpilleur Aigle à la mer

Le contre-torpilleur Aigle à la mer

-L’Aigle est mis sur cale aux chantiers des  Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 8 octobre 1928 lancé le 19 février 1932 et admis au service actif en septembre 1932.

L’Aigle bien que construit dans le Nord va effectuer toute sa carrière dans le sud à savoir en Méditerranée.

En effet, en l’absence d’une menace allemande crédible, les unités les plus modernes sont prioritairement affectées à Toulon, Brest se contentant le plus souvent de navires déclassés et il faudra attendre le milieu des années trente pour assister à un certain rééquilibrage suite à la renaissance de la marine allemande.

A sa mise en service, l’Aigle rejoint la 5ème DL qu’il forme avec le Gerfaut, le Vautour et le Tartu (classe Vauquelin). La composition de la division change en octobre 1933, la 5ème DL revenant à un format plus traditionnel à trois navires soit le Gerfaut, l’Aigle et le Vautour.

Le 1er octobre 1934, la composition du groupement des contre-torpilleurs de la 1ère escadre évolue à nouveau : la 5ème DL (Aigle Gerfaut Vautour) est renuméroté 7ème DL, la 7ème DL (Tartu Albatros Chevalier Paul) devient 5ème DL et une 9ème DL est créée par changement appellation de la 6ème DL composée du Maillé-Brézé, du Vauquelin et du Kersaint.

Placé en position de complément durant l’année d’instruction 1935-1936 (1er octobre 1935-mi août 1936), l’Aigle est réarmé pour l’année d’instruction 1936-1937, formant la 7ème DL en compagnie de ses sister-ships Gerfaut et Vautour.

De septembre 1937 à mars 1938, il est ainsi détaché au sein de la Division Navale du Levant (DNL) avant de prendre la tête du 15 août 1938 au 1er juin 1939 de la 1ère flottille de sous-marin, servant de navire-amiral mais également de but de tir pour les exercices et les essais de torpilles.

Le 26 août 1939 est officiellement mise sur pied une nouvelle 1ère DCT formée par le Vauban, le Lion et l’Aigle bien que ce dernier soit indisponible jusqu’au 9 octobre et remplacé jusque là par l’Epervier. Cette division est intégrée à la 4ème escadre chargée de mener des raids contre les lignes de communication italiennes depuis Bizerte.

A nouveau disponible, l’Aigle va finalement intégrer _toujours à Bizerte_ la 11ème DCT qu’il va ainsi former avec le Milan et le Bison. Le Bison victime d’une collision avec le croiseur léger Georges Leygues ne va cependant arriver en Tunisie que le 4 janvier 1940.

La division sort pour entrainement du 10 au 31 janvier, rentrant à Bizerte le 7 février 1940 après escale à Tunis du 1er au 6 février.

La 11ème DCT va devenir la division la plus active de la 4ème escadre, sortant très régulièrement pour entrainement. Elle est ainsi à la mer pour un entrainement au combat de nuit du 12 au 19 février puis un entrainement au combat de jour du 21 au 27 février, faisant escale à La Valette du 28 février au 2 mars avant de rentrer à Bizerte le 4 mars 1940 à l’aube.

La 11ème DCT quitte Bizerte le 10 avril en compagnie de la 12ème DT ( torpilleurs de classe Melpomène La Pomone la Bombarde et L’Iphigénie) pour un exercice commun, les deux divisions effectuant une série de joutes nautiques et ce du 10 au 17 avril, du 19 au 24 avril, du 25 avril au 2 mai et du 4 au 10 mai, rentrant à Bizerte le 15 mai 1940 après une escale à Tunis du 11 au 14 mai.

Du 16 au 23 mai, l’Aigle est entretien à flot, les travaux concernant essentiellement les chaudières et l’armement. Il sort pour essais du 24 au 27 mai avant un stage de remise en condition menée avec le Bison et le Milan du 30 mai au 12 juin 1940.

Après un ravitaillement à Bizerte le 13 juin, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement de division du 14 au 21 juin, se ravitaillant à Malte le 22 juin avant de traverser la Méditerranée, faisant escale à Beyrouth du 23 au 27 juin puis à Haïfa du 29 juin au 3 juillet avant de rentrer à Bizerte le 8 juillet 1940.

L’Aigle sort pour entrainement individuel du 15 du 22 juillet, faisant escale à Tunis du 23 au 27 juillet avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Du 29 juillet au 12 août, le contre-torpilleur Aigle participe à la remise en condition du Bison après sa période d’indisponibilité, période d’indisponibilité que l’Aigle connait à son tour du 13 au 28 août.

L’Aigle sort lui pour essais du 29 août au 2 septembre puis pour remise en condition du 3 au 12 septembre en compagnie de ses deux sister-ships.

Le 21 septembre 1940, la 11ème DCT sort pour son dernier entrainement de division avant un cycle de grand carénage.

Du 22 au 28 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat de nuit avant de se ravitailler à Bizerte le 29 septembre puis d’enchainer par un entrainement au combat de jour avec écoles à feux du 30 septembre au 6 octobre puis une escale à Tunis du 7 au 12 octobre avant de rentrer à Bizerte le 13 octobre 1940.

Alors que le Milan est en grand carénage, l’Aigle et le Bison sortent pour entrainement de division du 21 octobre au 3 novembre, faisant escale à Sfax du 4 au 10 novembre avant de rentrer à  Bizerte le 12 novembre 1940.

La 11ème DCT sort à nouveau pour entrainement du 20 novembre au 2 décembre 1940 en compagnie de la 17ème DSM (Aréthuse, de l’Atalante, de la Vestale et de la Sultane) et de la 12ème DT, les deux contre-torpilleurs, les trois torpilleurs et les quatre sous-marins faisant escale à  Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le 9 décembre.

L’Aigle sort pour une école à feux dans le sud Tunisien et ce du 15 au 22 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain 23 décembre 1940. Il participe ensuite à la remise en condition du Bison du 27 décembre 1940 au 12 janvier 1941.

Il entre ensuite en grand carénage, l’Aigle étant échoué au bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 15 janvier au 9 avril 1941 pour une remise en état complète (changement des hélices, travaux de peinture sur les œuvres vivres, retubage des chaudières, inspection des turbines…….), les travaux de modernisation (DCA, armement ASM) étant reportées pour des raisons techniques comme l’indisponibilité de suffisamment de pièces de DCA légère modernes ou d’Asdic (priorité aux torpilleurs d’escadre).

Le 9 avril 1941, l’Aigle achève son grand carénage, libérant son bassin pour le Bison qui transmet son pavillon de navire-amiral au Milan. L’Aigle sort ensuite pour essais du 10 au 13 avril avant un stage de remise en condition en compagnie du Milan du 17 au 30 avril 1941.

L’Aigle et le Milan sortent pour un entrainement de division du 7 au 18 mai, faisant escale à La Valette (Malte) du 19 au 24 mai avant d’enchainer par une école à feu au large de la Tunisie du 25 mai au 4 juin, rentrant à Bizerte le 10 juin après une escale à Tunis du 5 au 9 juin 1941.

Après une période d’entretien à flot du 11 au 30 juin, l’Aigle et le Milan sort pour essais et remise en condition du 1er au 11 juillet 1941. L’Aigle et le Milan participent ensuite à la remise en condition du Bison du 24 juillet au 12 août, les trois navires rentrant à Bizerte le 17 août après une escale à Tunis du 13 au 16 août. A l’issue de ce stage de remise en condition, le Bison redevient navire-amiral de la 11ème DCT.

La 11ème DCT sort pour son premier entrainement de division depuis près d’un an, enchainant un entrainement au combat antisurface de jour (24 août au 4 septembre), une école à feux (6 au 13 septembre) et un entrainement au combat de nuit (15 au 27 septembre), la division rentrant à Bizerte le 5 octobre après une escale à La Valette du 28 septembre au 3 octobre 1941.

L’Aigle intégré à la 6ème Escadre Légère participe ensuite avec ses compères de la 11ème DCT au grand cycle d’entrainement de l’automne avec une phase I du 15 au 30 octobre 1941, des escales à La Valette du 1er au 7 novembre et à Alexandrie du 10 au 15 novembre, des exercices avec la marine britannique du 16 au 21 novembre, une escale à Lattaquié du 23 au 27 novembre et à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre, les contre-torpilleurs manœuvrant division par division jusqu’au 12 décembre avant de rallier Bizerte le 16 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, le contre-torpilleur Aigle quitte la 11ème DCT pour intégrer une nouvelle 5ème DCT en compagnie de ses sister-ship Albatros et Gerfaut. Il devient navire-amiral de cette division basée à Toulon.

Arrivé à Toulon le 4 janvier,  l’Aigle y retrouve l’Albatros et le Gerfaut. Les trois contre-torpilleurs subissent une période d’entretien à flot du 4 au 21 janvier. Au cours de cet entretien, les Aigle voient leur DCA modernisée. Les quatre affûts doubles de 37mm modèle 1933 et les deux affûts doubles de 13.2mm modèle 1932 sont remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en deux affûts doubles.

La 5ème DCT sort pour essais du 22 au 25 janvier avant remise en condition du 27 janvier au 12 février 1942. La division de contre-torpilleurs sort pour entrainement de division du 15 février au 3 mars 1942.

La 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) quitte Toulon le 12 mars en compagnie de la  2ème DCT (Guépard Lion Bison)  pour une série d’exercices. Les deux divisions s’affrontent dans un combat antisurface du 12 au 20 mars, les deux divisions faisant escale à Ajaccio du 21 au 24 mars avant d’enchainer par un exercice de combat de nuit du 25 au 31 mars, les six contre-torpilleurs faisant escale à Tunis du 1er au 5 avril 1942. Après une escale à Bizerte pour se ravitailler le 6 avril, les deux divisions subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 7 au 15 avril, rentrant le même jour à Toulon.

Victime d’une avarie technique, l’Aigle est indisponible du 21 avril au 14 mai, sortant pour essais du 15 au 18 mai avant une remise en condition menée du 19 mai au 2 juin 1942.

Le 8 juin 1942, la 5ème DCT au complet appareille pour un entrainement dans l’Atlantique au large de Dakar. Les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Casablanca le 13 juin et arrivent à Dakar le 17 juin.

Après trois jours d’escale pour reposer les hommes et remettre en condition le matériel (17 au 20 juin), le cycle d’entrainement commence par un exercice de combat antisurface du 21 au 30 juin 1942.

Après un ravitaillement à Dakar le 1er juillet, la 5ème DCT enchaine par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 11 juillet. Le troisième ravitaillement à lieu le 12 juillet et est suivit par une école à feu à Rufisque du 13 au 21 juillet. Après une nouvelle escale à Dakar du 22 au 29 juillet, les trois contre-torpilleurs quittent la capitale de l’AOF le 30 juillet, se ravitaillent à Casablanca le 4 août avant de rentrer à Toulon le 9 août 1942.

Les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’au 30 août 1942 quand ils sortent pour essais jusqu’au 4 septembre, enchainant par un stage de remise en condition du 6 au 15 septembre 1942.

La 5ème DCT sort le 22 septembre pour un entrainement commun avec la 1ère DT (torpilleurs légers Le Fier L’Entreprenant Le Farouche et L’Agile), le pétrolier Elorn et la 1ère DSM (sous-marins de 1500 tonnes Le Héros Le Glorieux Le Conquérant Le Tonnant).

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les contre-torpilleurs devant protéger le pétrolier Elorn alors que les torpilleurs légers doivent se débrouiller seuls, les sous-marins devant eux plonger le plus rapidement possible même si il  y eu quelques phases d’entrainement au tir pour les canonniers du sous-marins.

L’exercice se termine le 2 octobre quand les douze navires font escale à Alger, le port plus habitué aux bateaux blancs se retrouve soudain embouteillé de bateaux gris.

Du 7 au 17 octobre 1942, la 5ème DCT affronte la 1ère DT dans un exercice de combat antisurface, les contre-torpilleurs simulant des corsaires rapides cherchant à franchir le détroit de Sicile. Les sept navires sont ravitaillés par l’Elorn, tous disposant d’un système RAM.

Après une escale à Tunis du 18 au 23 octobre, les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs affrontent dans un exercice ASM les sous-marins de la 1ère DSM pour un exercice en commun du 24 octobre au 5 novembre. Ils rentrent à tous à Toulon le lendemain 6 novembre 1942.

L’Aigle est indisponible pour entretien du 8 au 21 novembre 1942 avant de sortir pour essais du 22 au 26 novembre, enchainant par une remise en condition en compagnie de ses deux sister-ship et ce du 2 au 15 décembre, rentrant à Toulon le 21 décembre après une escale à La Ciotat du 16 au 20 décembre.

Le 5 janvier 1943, la 5ème DCT quitte Toulon pour entrainement de division. Après une école à feu et des lancements de torpilles simulés du 5 au 15 janvier, l’Aigle, l’Albatros et le Gerfaut font escale à Nice du 16 au 21 janvier avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer au large de Calvi où les trois navires font escale du 1er au 6 février. Ils enchainent par un exercice de combat antisurface du 7 au 19 février avant de rentrer à Toulon le lendemain 20 février 1943.

Alors que le Gerfaut est indisponible, l’Aigle et l’Albatros effectue une spectaculaire école à feux de nuit au large de Toulon et ce du 27 février au 4 mars. Après une escale à Ajaccio du 5 au 8 mars, les deux contre-torpilleurs subissent un entrainement à  la défense aérienne à la mer du 9 au 22 mars, rentrant à Toulon le 28 mars après une escale à Marseille du 23 au 27 mars 1943. l’Aigle est à son tour indisponible jusqu’au 13 avril 1943, sortant pour essais du 14 au 20 avril, date de son retour à Toulon.

La 5ème et la 2ème DCT quittent ensemble Toulon pour une série d’exercices en Méditerranée occidentale. Les deux divisions enchainent un entrainement au combat antisurface de jour du 22 au 29 avril 1943, une escale à Ajaccio du 30 avril au 3 mai, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 4 au 12 mai, une escale à Mers-El-Kébir du 13 au 16 mai et un entrainement au combat antisurface de nuit du 17 au 25 mai, rentrant à Toulon le lendemain 26 mai 1943.

Le 27 mai 1943, l’Aigle transmet son pavillon de navire-amiral à l’Albatros avant d’entrer en grand carénage. Les travaux commencent dès le 28 mai par de spectaculaires travaux : le débarquement de l’artillerie principale soit 5 canons de 138mm modèle 1927 qui doivent être remplacés par cinq canons de 130mm modèle 1932 en affûts simples modèle 1941. Ces travaux font suite à la décision de standardiser l’artillerie médiane de tous les navires de surface. L’Aigle est échoué dans le bassin n°5 du Castigneau le 1er juin 1943 pour trois mois de travaux intensifs.

Outre une remise en état générale (grattage, sablage et peinture de la coque; changement des hélices, retubage des chaudières, visite des turbines, refonte des locaux vie), l’Aigle reçoit un Asdic, de nouveaux grenadeurs avec des grenades plus légères mais également plus nombreuses et de nouveaux radars.

Remis à flot le 3 septembre 1943, l’Aigle sort pour essais du 4 au 7 septembre 1943 avant remise en condition en compagnie de ses deux compères de la 5ème DCT du 9 au 23 septembre, les trois contre-torpilleurs faisant escale à Sète du 24 au 30 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 1er octobre 1943. Le même jour, l’Aigle redevient navire-amiral de la 5ème DCT qui sort pour un nouvel entrainement du 5 au 17 octobre en compagnie du Marceau.
Du 21 au 31 octobre, la 2ème et la 5ème DCT accompagnés du Marceau et du croiseur léger Primauguet effectuent un exercice de combat antisurface, destiné à intercepter plusieurs cargos «ennemis» symbolisés par des cargos affrétés durant cette période par la marine.

La 5ème DCT enchaine par un exercice avec les cuirassés Richelieu et Clemenceau, leurs quatre torpilleurs d’escadre et le ravitailleur rapide L’Adour. Quittant Toulon le 2 novembre 1943, la petite escadre manoeuvre dans le Golfe du Lion jusqu’au 12 novembre quand les cuirassés, leurs torpilleurs d’escorte, les contre-torpilleurs et le ravitailleur font escale à Marseille jusqu’au 18 novembre.

Du 19 au 27 novembre, les contre-torpilleurs tentent d’intercepter le cuirassé qui protégeait le ravitailleur avant un ravitaillement à la mer le 28 novembre. Après un exercice de défense aérienne à la mer du 29 novembre au 4 décembre, le cuirassé fait escale à Ajaccio, le ravitailleur à Calvi et les contre-torpilleurs à l’Ile-Rousse et ce du 5 au 11 décembre. Ils rentrent tous à Toulon le 13 décembre 1943.

La 5ème DCT termine l’année 1943 par une école à feu du 18 au 26 décembre, mouillant jusqu’au 5 janvier 1944 aux salins d’Hyères.

Alors que le Gerfaut est entré en grand carénage le 8 janvier, l’Aigle et l’Albatros quittent les salins le 5 janvier 1944 pour une série d’exercices. Après une école à feu du 5 au 13 janvier, les deux contre-torpilleurs font escale à l’Ile Rousse du 14 au 20 janvier avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 21 janvier au 2 février puis de rentrer à Toulon le 9 février après une escale à Sète du 4 au 8 février 1944.

La 5ème DCT réduite à deux unités sort pour un nouvel entrainement de division du 15 au 23 février, faisant escale à La Ciotat du 24 au 27 février avant de rentrer à Toulon le 28 février 1944.

Du 12 au 31 mars, l’Aigle et le Albatros participent à la remise en condition ud Gerfaut, les trois navires rentrant à Toulon le  lendemain 1er avril 1944.

La 5ème DCT au grand complet sort pour un entrainement de division du 4 au 17 avril, entrainement consacré aussi bien à la défense aérienne à la mer qu’au combat antisurface, la division rentrant à Toulon le lendemain 18 avril 1944.

Du 25 avril au 8 mai, l’Aigle et ses compères de la 5ème DCT sortent en compagnie de la 2ème DCT et des croiseurs lourds Suffren et Dupleix.

Les deux croiseurs commencent d’abord par simuler la présence d’un navire corsaire en Méditerranée, menaçant des convois entre l’Afrique du Nord et la métropole, convois protégés par les contre-torpilleurs avant que les deux croiseurs ne simulent des cargos rapides, cherchant à échapper à plusieurs groupes de ratissage formés par les contre-torpilleurs. Après une escale à Alger du 9 au 12 mai et à Ajaccio du 13 au 17 mai, les deux croiseurs rentrent à Toulon le 18 mai 1944.

La 5ème DCT effectue une école à feu commune du 22 au 31 mai, faisant escale à Villefranche sur mer du 1er au 7 juin avant d’enchainer successivement par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 18 juin et un entrainement au combat de nuit du 20 au 27 juin, la division rentrant à Toulon le lendemain 28 juin 1944.

L’Aigle, l’Albatros et le Gerfaut sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juin au 13 juillet, sortant pour essais du 14 au 17 juillet avant remise en condition du 18 au 31 juillet 1944.
Le 10 août, le croiseur léger Emile Bertin s’amarre au quai Noël à Toulon où il débarque une compagnie du 8ème régiment de tirailleurs tunisiens. Le navire amiral de la 6ème Escadre Légère avait appareillé de Bizerte pour tester sa capacité à transporter de rapidement des troupes.

Alors que les tirailleurs tunisiens manœuvrent à Canjuers, le croiseur léger va se frotter à la 5ème DCT pour un exercice de combat de nuit du 10 au 14 août 1944 puis un exercice  de défense de convois à l’aide de navires affrétés par la marine (deux cargos et un pétrolier) du 16 au 23 août.

Rentrés à Toulon, le croiseur léger et les trois contre-torpilleurs vont se quitter en haute mer le 25 août, les Aigle Albatros et Gerfaut accompagnant sur une trentaine de miles l’Emile Bertin qui rentre avec ses tirailleurs en Tunisie. Les contre-torpilleurs font demi-tour dans la foulée pour rentrer à Toulon le 25 août 1944.

Le 5 septembre 1944, l’Albatros rentre en grand carénage, réduisant la 5ème DCT aux seuls Aigle et Gerfaut, ces deux derniers étant de sortie du 4 au 12 septembre, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Nice du 13 au 17 septembre avant d’enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 18 au 26 septembre, rentrant le lendemain à Toulon.

Après une école à feux du 27 septembre au 7 octobre 1944, la 5ème DCT sort le 15 octobre pour un entrainement de division. Après un entrainement au combat antisurface du 15 au 23 octobre, les deux contre-torpilleurs font escale à Sète du 24 au 27 octobre avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 octobre au 4 novembre, faisant escale à La Ciotat du 5 au 9 novembre, terminant son cycle d’exercices par un entrainement au combat de nuit du 10 au 14 novembre, les deux contre-torpilleurs rentrant le lendemain à Toulon.

Après une période d’indisponibilité pour entretien du 16 au 29 novembre 1944, les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 30 novembre au 4 décembre. Après un rapide ravitaillement, l’Aigle et le Gerfaut participent aux essais à la mer de l’Albatros du 5 au 10 décembre avant la remise en condition du 12 au 30 décembre 1944.

A noter qu’avec la sortie de l’Albatros de son grand carénage, la 5ème DCT redevient homogène avec trois contre-torpilleurs armés de 5 canons de 130mm modèle 1932 en affûts simples modèle 1941.

La 5ème DCT ressort pour la première fois en 1945 le 7 janvier pour un entrainement de division très intense.

Après une école à feu pour permettre notamment à l’Albatros de roder sa nouvelle artillerie en compagnie de ses deux compères plus expérimentés, les trois contre-torpilleurs mouillent à Ajaccio du 17 au 25 janvier, Reprenant la mer pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 26 janvier au 5 février, faisant une nouvelle escale à Alger du 6 au 10 février 1945.

Après un exercice anti-sous-marin en compagnie des sous-marins Amphitrite et Oréade de la 4ème Escadre du 11 au 22 février, la 5ème DCT rentre à Toulon le lendemain 23 février 1945.

Victime d’une avarie technique (problème d’alimentation de chaudière), l’Aigle est indisponible du 27 février au 14 mars 1945. Il sort pour essais le 15 mars mais victime d’une nouvelle avarie, il doit rentrer au port pour des réparations complémentaires achevées le 27 mars 1945. Les essais ont lieu du 28 mars au 2 avril avant d’enchainer par une remise en condition menée en compagnie de ses deux sister-ships du 4 au 23 avril 1945.

La 5ème DCT quitte Toulon le 28 avril, se ravitaille à Casablanca le 3 mai et gagne Dakar le 7 mai 1945. Après une escale pour le repos des hommes et des machines, l’Aigle et ses deux compères sortent pour une école à feux à Rufisque du 11 au 19 mai avant un ravitaillement au port.

La 5ème DCT s’entraine aussi au combat antisurface du 21 au 30 mai avant une escale d’entretien et de repos à Dakar du 31 mai au 4 juin.

Ils enchainent successivement un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 13 juin puis un entrainement à la lutte ASM du 15 au 27 juin en compagnie de la 8ème DSM (Agosta Bévéziers Ouessant Sidi-Ferruch), une division de sous-marins basée à Brest mais qui en temps de guerre doit être déployé à Dakar pour opérer dans l’Atlantique Sud.

Après une nouvelle escale  à Dakar du 28 juin au 2 juillet, les contre-torpilleurs quittent Dakar en compagnie des quatre sous-marins le 3 juillet. La petite escadre se ravitaille le 8 juillet à Casablanca avant de gagner Brest le 12 juillet 1945.

Après un ravitaillement à Brest, les trois contre-torpilleurs quittent la Bretagne le 13 juillet, font escale à Casablanca du 17 au 20 juillet avant de rentrer à Toulon le 24 juillet 1945.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 25 juillet au 18 août 1945, sortant pour essais du 19 au 22 août avant un stage de remise en condition intensif du 23 août au 12 septembre 1945.

Les contre-torpilleurs Aigle, Gerfaut et Albatros quittent Toulon le 17 septembre pour une école à feu au large du cap Corse. Cette école à feu est réalisée du 18 au 27 septembre, les trois navires mouillant au pied de la citadelle de Calvi du 28 septembre au 2 octobre. Après un exercice de combat de nuit du 3 au 7 octobre, les trois navires de la 5ème DCT rentrent à Toulon le lendemain 8 octobre 1945.

Le 15 octobre 1945,  la 5ème DCT (Aigle [Al] Gerfaut Albatros) quittent Toulon en compagnie du Richelieu, des deux torpilleurs d’escadre attachés à la protection du navire de ligne et du croiseur léger Chateaurenault.

L’entrainement de groupe commence par un entrainement DAM (Défense Aérienne à la Mer) jusqu’au 21 octobre, le cuirassé, le croiseur léger et les contre-torpilleurs étant assaillis par l’aviation basée à terre.

Après un ravitaillement à Ajaccio les 22 et 23 octobre, les cinq navires effectuent un entrainement au combat de nuit du 24 au 30 octobre avant une escale à Marseille du 31 octobre au 2 novembre.

Reprenant la mer, ils s’entrainent à la lutte ASM, les contre-torpilleurs assurant un ratissage au large du cap Corse contre les sous-marins Venus Iris et Pallas qui tentaient du 3 au 10 novembre une embuscade contre le cuirassé et le croiseur léger qui participent à la traque en utilisant leurs hydravions.

Après une escale à Nice du 11 au 15 novembre, le Richelieu, le Chateaurenault et la 5ème DCT rentrent à Toulon le 17 novembre 1945.

Après une période d »entretien à flot consacrée notamment à l’artillerie du 18 au 30 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT sortent pour essais du 1er au 5 décembre et pour entrainement de base avec école à feux du 7 au 20 décembre. Ils rentrent à Toulon le 25 décembre après escale à Nice du 21 au 24.

Après une sortie en solitaire pour tester de nouveaux obus explosifs de 130mm du 4 au 12 janvier, l’Aigle retrouve au mouillage à Villefranche ses compères Gerfaut et Albatros le 13 janvier. Après des entrainements au mouillage du 14 au 21 janvier, les trois contre-torpilleurs effectuent un spectaculaire entrainement antisurface au large de Nice du 22 au 30 janvier, entrainement suivi par de nombreux badauds sur la promenade des Anglais.

Après une escale dans le port de Nice du 31 janvier au 4 février, les trois lévriers des mers subissent un entrainement de défense aérienne à la mer au large de Toulon du 5 au 12 février.

Lors de cet entrainement, les trois navires de la division simulent des navires ennemis cherchant à réaliser un raid artillerie éclair sur Toulon. Ils doivent affronter à la fois l’aviation basée à terre et déjouer le tir précis des défenses du secteur de Toulon. Ils rentrent au port le lendemain 13 février 1946.

La 5ème Division de Contre-Torpilleurs quitte à nouveau Toulon le 17 février en compagnie de la 1ère DT (Le Fier l’Agile L’Entreprenant et le Farouche) et du ravitailleur rapide Adour pour un entrainement en Méditerranée orientale.

Les deux divisions s’affrontent dans un intense entrainement antisurface du 17 au 23 février avec un ravitaillement à la mer mené par l’Adour avant que les huit navires ne fassent escale à Bizerte du 24 au 27 février 1946.

Les huit navires reprennent la mer le lendemain 28 février, faisant la traversée jusqu’à Beyrouth où ils arrivent le 3 mars, l’Adour ravitaillant les contre-torpilleurs et les torpilleurs légers. Ils effectuent ensuite un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 mars avant une nouvelle escale cette fois à Lattaquié et ce du 13 au 16 mars 1946.

Ce déploiement en Méditerranée orientale s’achève pour la 5ème DCT et la 1ère DT par deux exercices : un entrainement avec l’aviso colonial La Grandière du 17 au 27 mars et un entrainement anti-sous-marin avec la 17ème DSM ( sous-marins L’Atalante,Vestale et Sultane) du 29 mars au 5 avril 1946

Le premier exercice voit d’abord La Grandière simuler un raider ennemi cherchant à s’en prendre au trafic commercial intense entre les ports de métropole, d’Afrique du Nord et du Levant et traqué par la 1ère DT et la 5ème DCT puis dans une seconde phase de voir l’aviso colonial commander la 1ère DT pour contrer un raid artillerie de la 5ème DCT contre le port de Beyrouth.

Le second exercice voit la 5ème DCT traquer des sous-marins engagés au large du Levant pour attaquer le trafic commercial. Les contre-torpilleurs bien que peu adaptés à cette mission, assurent la traque en solitaire des trois sous-marins pendant que les torpilleurs légers assurent soit l’escorte de l’aviso qui simule un cargo rapide soit la protection rapprochée du port de Beyrouth.

Après une ultime escale à Beyrouth du 6 au 10 avril 1946, les huit navires reprennent la mer, rentrant à Toulon sans escale le 17 avril en étant ravitaillés à tour de rôle par l’Adour.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 30 avril 1946, les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT effectuent une sortie d’essais du 1er au 4 mai mais le Gerfaut victime d’une avarie doit rentrer au port pour réparations (jusqu’au 15 mai).

Ces deux compères de la 5ème DCT vont mouiller aux salins du 5 au 12 mai, effectuant une petite sortie de deux jours les 13 et 14 mai avant de retourner mouiller aux Salins où les deux navires retrouvent le Gerfaut fraichement réparé.
La 5ème DCT sort pour essais du Gerfaut et entrainement commun du 16 au 30 mai avant une escale à Nice du 31 mai au 3 juin. Les trois navires effectuent ensuite un entrainement de défense aérienne à la mer du 4 au 10 juin puis après un ravitaillement à Ajaccio le 11 juin, enchainent par un entrainement au combat antisurface avec lancements réels et simulés, écoles à feux et lutte contre les avaries du 12 au 27 juin. Ils rentrent à Toulon le lendemain 28 juin 1946.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 21 juillet, sortant pour essais du 22 au 26 juillet avant remise en condition du 27 juillet au 12 août. Après un ravitaillement à Toulon le 13 août, ils vont mouiller aux salins d’Hyères, simulant une division mouillant dans une baie non préparée.

A tour de rôle, l’un des contre-torpilleurs est sous pression prêt à appareiller alors que ses compères auraient besoin de 6h pour obtenir suffisamment de pression pour prendre la mer.

Le 19 août, c’est l’Aigle qui est en alerte. Il capte le message de détresse d’un cargo norvégien en feu au large de Toulon. Il reçoit l’ordre de Marine Toulon porter assistance au cargo pendant que ses deux sister-ships montent en pression pour si nécessaire lui prêter main forte.

Le contre-torpilleur prend la mer mais en arrivant sur zone, il ne peut que constater impuissant que le brasier frappant le TK Bremen est incontrôlable, le vraquier s’enfonçant par l’arrière. L’Aigle recueille 27 membres d’équipage sur 38, onze hommes étant morts ou portés disparus et les ramènent à Toulon.

Parmi les 27 rescapés soignés à l’hôpital Saint Anne à Toulon, quatre grièvement brûlés succomberont à leurs blessures.  Après ravitaillement à Toulon, l’Aigle retourne aux salins où il retrouve ses deux sister-ships qui ont finalement mis bas les feux à l’annonce du naufrage du cargo.

La 5ème DCT revenue au quai Noël le 25 août, sort pour le dernier entrainement de division avec un cycle de grand carénage à partir du 28 août.

Après un entrainement au combat antisurface du 28 août au 7 septembre avec lancements de torpilles et écoles à feux, les trois contre-torpilleurs enchainent par un entrainement ASM avec les sous-marins Tonnant et Conquérant du 9 au 17 septembre puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 27 septembre, les trois navires rentrant à Toulon le lendemain 28 septembre 1946.

Le 29 septembre 1946, l’Aigle transmet à l’Albatros son pavillon de navire-amiral de la 5ème DCT avant d’être échoué le 3 octobre au bassin n°5 du Castigneau pour une remise en état complète et un renforcement de sa DCA.

La coque est grattée sablée et repeinte; les hélices sont changées, les chaudières retubées, les turbines subissent une grande visite, les locaux-vie sont entièrement remis en état (électricité, plomberie, peinture), les radars modernisés.

Au niveau de l’armement, les canons de 130mm sont retubés et la DCA renforcée. Deux affûts doubles de 37mm remplacent les deux affûts doubles de 25mm ce qui uniformise la DCA composée désormais de de cinq affûts doubles de 37mm.

Remis à flot le 12 décembre 1946, l’Aigle sort pour essais du 14 au 17 décembre avant un stage de remise en condition en compagnie de ses deux sister-ships du 18 au 30 décembre 1946. A l’issue de ce stage, l’Aigle redevient navire-amiral de la 5ème DCT.
Quittant Toulon le 5 janvier, l’Aigle et l’Albatros vont mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoint le 8 janvier par le transport-caboteur Golo et les cargos rapides (17 noeuds) Tlemcen et Sidi-Bel-Abbès.

Ces navires vont simuler un convoi mouillant dans une baie et menacée par les forces navales ennemies. La 5ème DCT va assurer la protection contre les torpilleurs légers de la 1ère DT. Au cours d’une série de douze duels du 9 au 21 janvier, les torpilleurs ne parviendront à atteindre les trois transports qu’à quatre reprises.

Le Golo, le Tlemcen et le Sidi-Bel-Abbès appareillent le 22 janvier de Toulon pour livrer du matériel à  Bizerte. Ils sont escortés par les deux contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers qui doivent néanmoins recompléter leurs soutes à Ajaccio le 23 janvier, les trois cargos mouillant en baie d’Ajaccio, attendant leurs protecteurs.

Le petit convoi bien protégé arrive à Bizerte le 28 janvier 1947 au matin. Les deux contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs se ravitaillent puis mouillent au centre du lac en attendant que les trois cargos soient vidés de leur chargement (munitions, pièces détachées de chars AMX-42, moteurs d’avions, produits semi-finis pour l’Arsenal de Sidi-Abdallah).

Les trois cargos repartent avec leurs escorteurs le 30 janvier, rentrant directement à Toulon le 2 février 1947.

Après une période d’entretien à flot du 3 au 13 février, l’Aigle aurait du manoeuvrer avec l’Albatros mais ce dernier est victime d’une avarie mécanique qui l’immobilise du 14 au 25 février  pour réparations, réparations qui anticipent le prochain grand carénage que le contre-torpilleur doit subir après la disponibilité du Gerfaut.

L’Aigle sort donc seul du 15 au 22 février pour une école à feux avec simulation de lancement de torpilles. Il va alors mouiller aux salins d’Hyères où le retrouve l’Albatros réparé le 25février.

Les deux navires sortent pour les essais du dernier nommé du 26 février au 1er mars avant une sortie d’entrainement du 2 au 9 mars, les deux contre-torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 10 mars,l’Albatros pour subir un grand carénage et l’Aigle pour participer à la remise en condition du Gerfaut.

Disponible le 15 mars 1947, le Gerfaut sort pour essais du 16 au 20 mars puis va mouiller aux Salins le 21 mars. Il est rejoint le lendemain par l’Aigle pour un stage de remise en condition du 22 mars au 13 avril, les deux contre-torpilleurs rentrant à Toulon le 19 avril après une escale à Marseille du 14 au 18 avril 1947.

L’Albatros immobilisé au bassin n°5 du Castigneau, c’est une 5ème DCT réduite à l’Aigle et au Gerfaut qui quitte Toulon le 26 avril pour mouiller en rade de Villefranche pour une série d’exercices au mouillage jusqu’au 1er mai quand les deux navires quittent cette magnifique baie naturelle pour un entrainement au combat de nuit du 2 au 7 mai.

Après une escale à Nice du 8 au 10 mai et à Menton du 11 au 14 mai, les deux contre-torpilleurs effectuent un exercice de défense aérienne à la mer du 15 au 21 mai avant un ravitaillement à Bastia le 22 mai.

Après un exercice de lutte ASM avec comme plastron les sous-marin Venus et Pallas du 23 mai au 4 juin, les deux navires relâchent à nouveau à Bastia du 5 au 8 juin, rentrant le lendemain à Toulon.

L’Aigle et le Gerfaut sortent ensuite pour une école à feux du 13 au 21 juin où les deux navires tirent près de 800 coups de 130mm, lance une douzaine de torpilles, des grenades ASM sans parler du tir sur cibles remorquées pour entrainer la DCA du bord.

Mouillant aux Salins à partir du 22 juin, l’Aigle et le Gerfaut retrouvent l’Albatros le 25 juin après que ce dernier eut réalisé ses essais post-carénage. L’Aigle et le Gerfaut participent ensuite à sa remise en condition du 26 juin au 15 juillet 1947.

L’Aigle est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juillet au 7 août, sortant en solitaire  pour essais et remise en condition du 9 au 31 août, retrouvant le port de Toulon le lendemain 1er septembre 1947.

Le 8 septembre 1947, la 5ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division au large du Levant. Ils sont accompagnés par la 2ème DCT (Bayard Du Guesclin Turenne) et le pétrolier-ravitailleur Liamone. Les six contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée sans escale Toulon-Beyrouth, étant ravitaillés deux fois par le PRE avant d’arriver à destination le 16 septembre 1947.

Le cycle d’entrainement commence le 19 septembre par une école à feu qui s’achève le 27 septembre 1947. Après une escale à Lattaquié du 28 septembre au 1er octobre, les deux divisions s’affrontent dans un exercice de défense et d’attaque de convois, convoi symbolisé par l’aviso colonial La Grandière et le pétrolier-caboteur Ardèche, les deux divisions assurant tour à tour la défense et l’escorte du convoi sans parler des périodes où les deux divisions sont recomposées.

Après un ravitaillement auprès du Liamone le 10 octobre, les deux divisions de contre-torpilleurs effectuent un exercice de défense aérienne à la mer jusqu’au 20 octobre quand ils rallient le port de Beyrouth.

La 2ème et la 5ème DCT accompagnés du PRE quittent le Levant le 25 octobre, relâchent à Bizerte du 30 octobre au 4 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1947 au matin.

La 5ème DCT subit une période d’entretien à flot du 8 au 23 novembre, sortant pour essais du 24 au 27 novembre avant remise en condition du 30 novembre  au 15 décembre, les trois contre-torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères jusqu’au 27 décembre avant de rentrer le jour même à Toulon.

Le 10 janvier 1948, la 5ème DCT au grand complet appareille de Toulon en compagnie de la 2ème DCT (avec les seuls Du Guesclin et Turenne  , le Bayard étant immobilisé pour carénage) et de la 5ème DC soit les croiseurs lourds Saint Louis Charlemagne et Henri IV.

Les trois divisions qui cumulent 27 canons de 203mm et 31 canons de 130mm manœuvrent ensemble du 10 au 20 janvier avant une escale à Bastia pour les croiseurs, à Calvi pour la 5ème DCT et à l’Ile Rousse pour la 2ème DCT et ce du 21 au 27 janvier. Les huit navires sont de retour à Toulon le 28 janvier 1948.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 2 au 13 février (avec un navire en alerte, chaudières sous pression et les deux autres en appareillage à 6 heures), la 5ème DCT sort le 14 février pour un nouvel entrainement de division cette fois entre le Golfe du Lion et la Corse.

Après un entrainement de défense aérienne à la mer du 14 au 20 février, la 5ème DCT fait escale à Sète du 21 au 25 février avant de reprendre la mer pour une école à feux du 26 février au 6 mars avant une escale d’entretien et de ravitaillement à Ajaccio du 7 au 12 mars 1948.

Du 13 au 22 mars, au large du cap Corse, les trois contre-torpilleurs se retrouvent seuls pour une série de duels, l’Aigle, le Gerfaut et l’Albatros s’affrontant avec leur artillerie et leurs torpilles.

Le réalisme poussé à l’extrême provoque une série d’avaries qui oblige les contre-torpilleurs à interrompre leur entrainement dès le 24 mars alors qu’il restait dix jours d’entrainement de prévu.

Rentrés à Toulon le 25 mars, les trois «quatre tuyaux» de la 5ème DCT sont indisponibles jusqu’au 14 avril 1948 quand ils ressortent pour essais jusqu’au 17 avril. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 18 au 22 avril, les trois contre-torpilleurs effectuent un stage de remise en condition du 23 avril au 12 mai, faisant escale à Port-Vendres du 13 au 17 mai puis à Marseille du 18 au 22 mai avant de rentrer à Toulon le 23 mai 1948.

La 5ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division le 1er juin. Les officiers et les marins de l’Aigle, du Gerfaut et de l’Albatros en longeant la presqu’ile de Saint Mandrier puis en gagnant la haute-mer ignorent bien entendu qu’il s’agit du dernier exercice de ce type avant le début du second conflit mondial.

Après un exercice de lutte ASM mené en compagnie de la 3ème DSM (sous-marins La Réunion Crozet Ile d’Oleron et Belle Ile) du 1er au 9 juin, les trois contre-torpilleurs font escale à Tunis du 10 au 13 juin avant de reprendre la mer pour une école à feux au large de la Tunisie du 14 au 23 juin.

Après une nouvelle escale à Tunis du 24 au 27 juin, la 5ème DCT effectue un entrainement au combat antisurface du 28 juin au 5 juillet, étant ensuite à Alger du 6 au 14 juillet, participant aux célébrations de la fête de la Fédération.

Après un entrainement de défense aérienne à la mer du 15 au 27 juillet 1948, les trois contre-torpilleurs font escale à Sète du 28 juillet au 2 août, rentrant à Toulon le lendemain.

Ils auraient du être indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’à la fin du mois mais dès le 15 août, les permissions sont suspendues et les réservistes rappelés, les contre-torpilleurs passant à l’effectif de guerre soit 220 hommes contre 201 en temps normal.

La 5ème DCT sort pour entrainement du 16 au 26 août puis va mouiller en rade de Villefranche selon la même procédure que celle observée aux Salins d’Hyères : un navire sous pression prêt à appareiller et deux autres en alerte à 6h.

Elle y est toujours le 5 septembre 1948 quand à l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark, la 5ème DCT appareille pour contrer une possible attaque italienne sur la frontière.

C-Contre-torpilleurs classe Aigle

Avant-propos

Le traité de Washington de février 1922 avait établit la parité navale entre Paris et Rome, déclenchant une rivalité navale, rivalité reposant notamment sur les revendications territoriales de l’Italie mussolinienne (Nice, la Savoie, la Corse, Tunisie et Djibouti).

Cette rivalité était particulièrement visible dans le domaine des unités légères. Ce qui explique pourquoi le contre-torpilleur va devenir le principal navire de combat de la marine nationale.

Chaque classe marque ainsi une amélioration par rapport à la précédente en terme de taille et de puissance militaire.

La tranche 1927 finance ainsi la construction de quatre contre-torpilleurs de classe Aigle (Aigle Vautour Albatros Gerfaut), une version améliorée des Guépard avec un armement et une conduite de tir plus moderne.

Peu à peu, les ingénieurs français arrivent à obtenir un compromis satisfaisant. Alors que les Jaguar sont considérés comme moyennement réussis (pour ne pas dire plus), les Guépard et surtout les Aigle sont considérés comme réussis.

Les deux navires suivants financés à la tranche 1928 et baptisés Milan et Epervier. Ces navires sont tantôt considérés comme des Aigle, tantôt comme une classe spécifique. Par rapport aux Aigle, ces deux navires se distinguent par un arrière en cul de poule (déjà prévu pour la classe suivante, les futurs Vauquelin), une coque plus longue (129.30m contre 122.40m), une puissance propulsive accrue (68000 contre 64000ch) et un tube lance-torpilles de plus.

L’Aigle

-L’Aigle est mis sur cale aux chantiers des  Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 8 octobre 1928 lancé le 19 février 1932 et admis au service actif en septembre 1932.

L’Aigle bien que construit dans le Nord va effectuer toute sa carrière dans le sud à savoir en Méditerranée.

En effet, en l’absence d’une menace allemande crédible, les unités les plus modernes sont prioritairement affectées à Toulon, Brest se contentant le plus souvent de navires déclassés et il faudra attendre le milieu des années trente pour assister à un certain rééquilibrage suite à la renaissance de la marine allemande.

A sa mise en service, l’Aigle rejoint la 5ème DL qu’il forme avec le Gerfaut, le Vautour et le Tartu (classe Vauquelin). La composition de la division change en octobre 1933, la 5ème DL revenant à un format plus traditionnel à trois navires soit le Gerfaut, l’Aigle et le Vautour.

Le 1er octobre 1934, la composition du groupement des contre-torpilleurs de la 1ère escadre évolue à nouveau : la 5ème DL (Aigle Gerfaut Vautour) est renuméroté 7ème DL, la 7ème DL (Tartu Albatros Chevalier Paul) devient 5ème DL et une 9ème DL est créée par changement d’appélation de la 6ème DL composée du Maillé-Brézé, du Vauquelin et du Kersaint.

Placé en position de complément durant l’année d’instruction 1935-1936 (1er octobre 1935-mi août 1936), l’Aigle est réarmé pour l’année d’instruction 1936-1937, formant la 7ème DL en compagnie de ses sister-ships Gerfaut et Vautour.

De septembre 1937 à mars 1938, il est ainsi détaché au sein de la Division Navale du Levant (DNL) avant de prendre la tête du 15 août 1938 au 1er juin 1939 de la 1ère flottille de sous-marin, servant de navire-amiral mais également de but de tir pour les exercices et les essais de torpilles.

Le 26 août 1939 est officiellement mise sur pied une nouvelle 1ère DCT formée par le Vauban, le Lion et l’Aigle bien que ce dernier soit indisponible jusqu’au 9 octobre et remplacé jusque là par l’Epervier. Cette division est intégrée à la 4ème escadre chargée de mener des raids contre les lignes de communication italiennes depuis Bizerte.

A nouveau disponible, l’Aigle va finalement intégrer _toujours à Bizerte_ la 11ème DCT qu’il va ainsi former avec le Milan et le Bison. Le Bison victime d’une collision avec le croiseur léger Georges Leygues ne va cependant arriver en Tunisie que le 4 janvier 1940.

La division sort pour entrainement du 10 au 31 janvier, rentrant à Bizerte le 7 février 1940 après escale à Tunis du 1er au 6 février.

La 11ème DCT va devenir la division la plus active de la 4ème escadre, sortant très régulièrement pour entrainement. Elle est ainsi à la mer pour un entrainement au combat de nuit du 12 au 19 février puis un entrainement au combat de jour du 21 au 27 février, faisant escale à La Valette du 28 février au 2 mars avant de rentrer à Bizerte le 4 mars 1940 à l’aube.

La 11ème DCT quitte Bizerte le 10 avril en compagnie de la 12ème DT ( torpilleurs de classe Melpomène La Pomone la Bombarde et L’Iphigénie) pour un exercice commun, les deux divisions effectuant une série de joutes nautiques et ce du 10 au 17 avril, du 19 au 24 avril, du 25 avril au 2 mai et du 4 au 10 mai, rentrant à Bizerte le 15 mai 1940 après une escale à Tunis du 11 au 14 mai.

Du 16 au 23 mai, l’Aigle est entretien à flot, les travaux concernant essentiellement les chaudières et l’armement. Il sort pour essais du 24 au 27 mai avant un stage de remise en condition menée avec le Bison et le Milan du 30 mai au 12 juin 1940.

Après un ravitaillement à Bizerte le 13 juin, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement de division du 14 au 21 juin, se ravitaillant à Malte le 22 juin avant de traverser la Méditerranée, faisant escale à Beyrouth du 23 au 27 juin puis à Haïfa du 29 juin au 3 juillet avant de rentrer à Bizerte le 8 juillet 1940.

L’Aigle sort pour entrainement individuel du 15 du 22 juillet, faisant escale à Tunis du 23 au 27 juillet avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Du 29 juillet au 12 août, le contre-torpilleur Aigle participe à la remise en condition du Bison après sa période d’indisponibilité, période d’indisponibilité que l’Aigle connait à son tour du 13 au 28 août.

L’Aigle sort lui pour essais du 29 août au 2 septembre puis pour remise en condition du 3 au 12 septembre en compagnie de ses deux sister-ships.

Le 21 septembre 1940, la 11ème DCT sort pour son dernier entrainement de division avant un cycle de grand carénage.

Du 22 au 28 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat de nuit avant de se ravitailler à Bizerte le 29 septembre puis d’enchainer par un entrainement au combat de jour avec écoles à feux du 30 septembre au 6 octobre puis une escale à Tunis du 7 au 12 octobre avant de rentrer à Bizerte le 13 octobre 1940.

Alors que le Milan est en grand carénage, l’Aigle et le Bison sortent pour entrainement de division du 21 octobre au 3 novembre, faisant escale à Sfax du 4 au 10 novembre avant de rentrer à  Bizerte le 12 novembre 1940.

La 11ème DCT sort à nouveau pour entrainement du 20 novembre au 2 décembre 1940 en compagnie de la 17ème DSM (Aréthuse, de l’Atalante, de la Vestale et de la Sultane) et de la 12ème DT, les deux contre-torpilleurs, les trois torpilleurs et les quatre sous-marins faisant escale à  Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le 9 décembre.

L’Aigle sort pour une école à feux dans le sud Tunisien et ce du 15 au 22 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain 23 décembre 1940. Il participe ensuite à la remise en condition du Bison du 27 décembre 1940 au 12 janvier 1941.

Il entre ensuite en grand carénage, l’Aigle étant échoué au bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 15 janvier au 9 avril 1941 pour une remise en état complète (changement des hélices, travaux de peinture sur les oeuvres vivres, retubage des chaudières, inspection des turbines…….), les travaux de modernisation (DCA, armement ASM) étant reportées pour des raisons techniques comme l’indisponibilité de suffisamment de pièces de DCA légère modernes ou d’Asdic (priorité aux torpilleurs d’escadre).

Le 9 avril 1941, l’Aigle achève son grand carénage, libérant son bassin pour le Bison qui transmet son pavillon de navire-amiral au Milan. L’Aigle sort ensuite pour essais du 10 au 13 avril avant un stage de remise en condition en compagnie du Milan du 17 au 30 avril 1941.

L’Aigle et le Milan sortent pour un entrainement de division du 7 au 18 mai, faisant escale à La Valette (Malte) du 19 au 24 mai avant d’enchainer par une école à feu au large de la Tunisie du 25 mai au 4 juin, rentrant à Bizerte le 10 juin après une escale à Tunis du 5 au 9 juin 1941.

Après une période d’entretien à flot du 11 au 30 juin, l’Aigle et le Milan sort pour essais et remise en condition du 1er au 11 juillet 1941. L’Aigle et le Milan participent ensuite à la remise en condition du Bison du 24 juillet au 12 août, les trois navires rentrant à Bizerte le 17 août après une escale à Tunis du 13 au 16 août. A l’issue de ce stage de remise en condition, le Bison redevient navire-amiral de la 11ème DCT.

La 11ème DCT sort pour son premier entrainement de division depuis près d’un an, enchainant un entrainement au combat antisurface de jour (24 août au 4 septembre), une école à feux (6 au 13 septembre) et un entrainement au combat de nuit (15 au 27 septembre), la division rentrant à Bizerte le 5 octobre après une escale à La Valette du 28 septembre au 3 octobre 1941.

L’Aigle intégré à la 6ème Escadre Légère participe ensuite avec ses compères de la 11ème DCT au grand cycle d’entrainement de l’automne avec une phase I du 15 au 30 octobre 1941, des escales à La Valette du 1er au 7 novembre et à Alexandrie du 10 au 15 novembre, des exercices avec la marine britannique du 16 au 21 novembre, une escale à Lattaquié du 23 au 27 novembre et à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre, les contre-torpilleurs manoeuvrant division par division jusqu’au 12 décembre avant de rallier Bizerte le 16 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, le contre-torpilleur Aigle quitte la 11ème DCT pour intégrer une nouvelle 5ème DCT en compagnie de ses sister-ship Albatros et Gerfaut. Il devient navire-amiral de cette division basée à Toulon.

Arrivé à Toulon le 4 janvier,  l’Aigle y retrouve l’Albatros et le Gerfaut. Les trois contre-torpilleurs subissent une période d’entretien à flot du 4 au 21 janvier. Au cours de cet entretien, les Aigle voient leur DCA modernisée. Les quatre affûts doubles de 37mm modèle 1933 et les deux affûts doubles de 13.2mm modèle 1932 sont remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en deux affûts doubles.

La 5ème DCT sort pour essais du 22 au 25 janvier avant remise en condition du 27 janvier au 12 février 1942. La division de contre-torpilleurs sort pour entrainement de division du 15 février au 3 mars 1942.

La 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) quitte Toulon le 12 mars en compagnie de la  2ème DCT (Guépard Lion Bison)  pour une série d’exercices. Les deux divisions s’affrontent dans un combat antisurface du 12 au 20 mars, les deux divisions faisant escale à Ajaccio du 21 au 24 mars avant d’enchainer par un exercice de combat de nuit du 25 au 31 mars, les six contre-torpilleurs faisant escale à Tunis du 1er au 5 avril 1942. Après une escale à Bizerte pour se ravitailler le 6 avril, les deux divisions subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 7 au 15 avril, rentrant le même jour à Toulon.

Victime d’une avarie technique, l’Aigle est indisponible du 21 avril au 14 mai, sortant pour essais du 15 au 18 mai avant une remise en condition menée du 19 mai au 2 juin 1942.

Le 8 juin 1942, la 5ème DCT au complet appareille pour un entrainement dans l’Atlantique au large de Dakar. Les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Casablanca le 13 juin et arrivent à Dakar le 17 juin.

Après trois jours d’escale pour reposer les hommes et remettre en condition le matériel (17 au 20 juin), le cycle d’entrainement commence par un exercice de combat antisurface du 21 au 30 juin 1942.

Après un ravitaillement à Dakar le 1er juillet, la 5ème DCT enchaine par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 11 juillet. Le troisième ravitaillement à lieu le 12 juillet et est suivit par une école à feu à Rufisque du 13 au 21 juillet. Après une nouvelle escale à Dakar du 22 au 29 juillet, les trois contre-torpilleurs quittent la capitale de l’AOF le 30 juillet, se ravitaillent à Casablanca le 4 août avant de rentrer à Toulon le 9 août 1942.

Les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’au 30 août 1942 quand ils sortent pour essais jusqu’au 4 septembre, enchainant par un stage de remise en condition du 6 au 15 septembre 1942.

La 5ème DCT sort le 22 septembre pour un entrainement commun avec la 1ère DT (torpilleurs légers Le Fier L’Entreprenant Le Farouche et L’Agile), le pétrolier Elorn et la 1ère DSM (sous-marins de 1500 tonnes Le Héros Le Glorieux Le Conquérant Le Tonnant).

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les contre-torpilleurs devant protéger le pétrolier Elorn alors que les torpilleurs légers doivent se débrouiller seuls, les sous-marins devant eux plonger le plus rapidement possible même si il  y eu quelques phases d’entrainement au tir pour les cannoniers du sous-marins.

L’exercice se termine le 2 octobre quand les douze navires font escale à Alger, le port plus habitué aux bateaux blancs se retrouve soudain embouteillé de bateaux gris.

Du 7 au 17 octobre 1942, la 5ème DCT affronte la 1ère DT dans un exercice de combat antisurface, les contre-torpilleurs simulant des corsaires rapides cherchant à franchir le détroit de Sicile. Les sept navires sont ravitaillés par l’Elorn, tous disposant d’un système RAM.

Après une escale à Tunis du 18 au 23 octobre, les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs affrontent dans un exercice ASM les sous-marins de la 1ère DSM pour un exercice en commun du 24 octobre au 5 novembre. Ils rentrent à tous à Toulon le lendemain 6 novembre 1942.

L’Aigle est indisponible pour entretien du 8 au 21 novembre 1942 avant de sortir pour essais du 22 au 26 novembre, enchainant par une remise en condition en compagnie de ses deux sister-ship et ce du 2 au 15 décembre, rentrant à Toulon le 21 décembre après une escale à La Ciotat du 16 au 20 décembre.

Le 5 janvier 1943, la 5ème DCT quitte Toulon pour entrainement de division. Après une école à feu et des lancements de torpilles simulés du 5 au 15 janvier, l’Aigle, l’Albatros et le Gerfaut font escale à Nice du 16 au 21 janvier avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer au large de Calvi où les trois navires font escale du 1er au 6 février. Ils enchainent par un exercice de combat antisurface du 7 au 19 février avant de rentrer à Toulon le lendemain 20 février 1943.

Alors que le Gerfaut est indisponible, l’Aigle et l’Albatros effectue une spectaculaire école à feux de nuit au large de Toulon et ce du 27 février au 4 mars. Après une escale à Ajaccio du 5 au 8 mars, les deux contre-torpilleurs subissent un entrainement à  la défense aérienne à la mer du 9 au 22 mars, rentrant à Toulon le 28 mars après une escale à Marseille du 23 au 27 mars 1943. l’Aigle est à son tour indisponible jusqu’au 13 avril 1943, sortant pour essais du 14 au 20 avril, date de son retour à Toulon.

La 5ème et la 2ème DCT quittent ensemble Toulon pour une série d’exercices en Méditerranée occidentale. Les deux divisions enchainent un entrainement au combat antisurface de jour du 22 au 29 avril 1943, une escale à Ajaccio du 30 avril au 3 mai, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 4 au 12 mai, une escale à Mers-El-Kébir du 13 au 16 mai et un entrainement au combat antisurface de nuit du 17 au 25 mai, rentrant à Toulon le lendemain 26 mai 1943.

Le 27 mai 1943, l’Aigle transmet son pavillon de navire-amiral à l’Albatros avant d’entrer en grand carénage. Les travaux commencent dès le 28 mai par de spectaculaires travaux : le débarquement de l’artillerie principale soit 5 canons de 138mm modèle 1927 qui doivent être remplacés par cinq canons de 130mm modèle 1932 en affûts simples modèle 1941. Ces travaux font suite à la décision de standardiser l’artillerie médiane de tous les navires de surface. L’Aigle est échoué dans le bassin n°5 du Castigneau le 1er juin 1943 pour trois mois de travaux intensifs.

Outre une remise en état générale (grattage, sablage et peinture de la coque; changement des hélices, retubage des chaudières, visite des turbines, refonte des locaux vie), l’Aigle reçoit un Asdic, de nouveaux grenadeurs avec des grenades plus légères mais également plus nombreuses et de nouveaux radars.

Remis à flot le 3 septembre 1943, l’Aigle sort pour essais du 4 au 7 septembre 1943 avant remise en condition en compagnie de ses deux compères de la 5ème DCT du 9 au 23 septembre, les trois contre-torpilleurs faisant escale à Sète du 24 au 30 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 1er octobre 1943. Le même jour, l’Aigle redevient navire-amiral de la 5ème DCT qui sort pour un nouvel entrainement du 5 au 17 octobre en compagnie du Marceau.
Du 21 au 31 octobre, la 2ème et la 5ème DCT accompagnés du Marceau et du croiseur léger Primauguet effectuent un exercice de combat antisurface, destiné à intercepter plusieurs cargos «ennemis» symbolisés par des cargos affrétés durant cette période par la marine.

La 5ème DCT enchaine par un exercice avec les cuirassés Richelieu et Clemenceau, leurs quatre torpilleurs d’escadre et le ravitailleur rapide L’Adour. Quittant Toulon le 2 novembre 1943, la petite escadre manoeuvre dans le Golfe du Lion jusqu’au 12 novembre quand les cuirassés, leurs torpilleurs d’escorte, les contre-torpilleurs et le ravitailleur font escale à Marseille jusqu’au 18 novembre.

Du 19 au 27 novembre, les contre-torpilleurs tentent d’intercepter le cuirassé qui protégeait le ravitailleur avant un ravitaillement à la mer le 28 novembre. Après un exercice de défense aérienne à la mer du 29 novembre au 4 décembre, le cuirassé fait escale à Ajaccio, le ravitailleur à Calvi et les contre-torpilleurs à l’Ile-Rousse et ce du 5 au 11 décembre. Ils rentrent tous à Toulon le 13 décembre 1943.

La 5ème DCT termine l’année 1943 par une école à feu du 18 au 26 décembre, mouillant jusqu’au 5 janvier 1944 aux salins d’Hyères.

Alors que le Gerfaut est entré en grand carénage le 8 janvier, l’Aigle et l’Albatros quittent les salins le 5 janvier 1944 pour une série d’exercices. Après une école à feu du 5 au 13 janvier, les deux contre-torpilleurs font escale à l’Ile Rousse du 14 au 20 janvier avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 21 janvier au 2 février puis de rentrer à Toulon le 9 février après une escale à Sète du 4 au 8 février 1944.

La 5ème DCT réduite à deux unités sort pour un nouvel entrainement de division du 15 au 23 février, faisant escale à La Ciotat du 24 au 27 février avant de rentrer à Toulon le 28 février 1944.

Du 12 au 31 mars, l’Aigle et le Albatros participent à la remise en condition ud Gerfaut, les trois navires rentrant à Toulon le  lendemain 1er avril 1944.

La 5ème DCT au grand complet sort pour un entrainement de division du 4 au 17 avril, entrainement consacré aussi bien à la défense aérienne à la mer qu’au combat antisurface, la division rentrant à Toulon le lendemain 18 avril 1944.

Du 25 avril au 8 mai, l’Aigle et ses compères de la 5ème DCT sortent en compagnie de la 2ème DCT et des croiseurs lourds Suffren et Dupleix.

Les deux croiseurs commencent d’abord par simuler la présence d’un navire corsaire en Méditerranée, menaçant des convois entre l’Afrique du Nord et la métropole, convois protégés par les contre-torpilleurs avant que les deux croiseurs ne simulent des cargos rapides, cherchant à échapper à plusieurs groupes de ratissage formés par les contre-torpilleurs. Après une escale à Alger du 9 au 12 mai et à Ajaccio du 13 au 17 mai, les deux croiseurs rentrent à Toulon le 18 mai 1944.

La 5ème DCT effectue une école à feu commune du 22 au 31 mai, faisant escale à Villefranche sur mer du 1er au 7 juin avant d’enchainer successivement par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 18 juin et un entrainement au combat de nuit du 20 au 27 juin, la division rentrant à Toulon le lendemain 28 juin 1944.

L’Aigle, l’Albatros et le Gerfaut sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juin au 13 juillet, sortant pour essais du 14 au 17 juillet avant remise en condition du 18 au 31 juillet 1944.
Le 10 août, le croiseur léger Emile Bertin s’amarre au quai Noël à Toulon où il débarque une compagnie du 8ème régiment de tirailleurs tunisiens. Le navire amiral de la 6ème Escadre Légère avait appareillé de Bizerte pour tester sa capacité à transporter de rapidement des troupes.

Alors que les tirailleurs tunisiens manoeuvrent à Canjuers, le croiseur léger va se frotter à la 5ème DCT pour un exercice de combat de nuit du 10 au 14 août 1944 puis un exercice  de défense de convois à l’aide de navires affrétés par la marine (deux cargos et un pétrolier) du 16 au 23 août.

Rentrés à Toulon, le croiseur léger et les trois contre-torpilleurs vont se quitter en haute mer le 25 août, les Aigle Albatros et Gerfaut accompagnant sur une trentaine de miles l’Emile Bertin qui rentre avec ses tirailleurs en Tunisie. Les contre-torpilleurs font demi-tour dans la foulée pour rentrer à Toulon le 25 août 1944.

Le 5 septembre 1944, l’Albatros rentre en grand carénage, réduisant la 5ème DCT aux seuls Aigle et Gerfaut, ces deux derniers étant de sortie du 4 au 12 septembre, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Nice du 13 au 17 septembre avant d’enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 18 au 26 septembre, rentrant le lendemain à Toulon.

Après une école à feux du 27 septembre au 7 octobre 1944, la 5ème DCT sort le 15 octobre pour un entrainement de division. Après un entrainement au combat antisurface du 15 au 23 octobre, les deux contre-torpilleurs font escale à Sète du 24 au 27 octobre avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 octobre au 4 novembre, faisant escale à La Ciotat du 5 au 9 novembre, terminant son cycle d’exercices par un entrainement au combat de nuit du 10 au 14 novembre, les deux contre-torpilleurs rentrant le lendemain à Toulon.

Après une période d’indisponibilité pour entretien du 16 au 29 novembre 1944, les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 30 novembre au 4 décembre. Après un rapide ravitaillement, l’Aigle et le Gerfaut participent aux essais à la mer de l’Albatros du 5 au 10 décembre avant la remise en condition du 12 au 30 décembre 1944.

A noter qu’avec la sortie de l’Albatros de son grand carénage, la 5ème DCT redevient homogène avec trois contre-torpilleurs armés de 5 canons de 130mm modèle 1932 en affûts simples modèle 1941.

La 5ème DCT ressort pour la première fois en 1945 le 7 janvier pour un entrainement de division très intense.

Après une école à feu pour permettre notamment à l’Albatros de roder sa nouvelle artillerie en compagnie de ses deux compères plus expérimentés, les trois contre-torpilleurs mouillent à Ajaccio du 17 au 25 janvier, Reprenant la mer pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 26 janvier au 5 février, faisant une nouvelle escale à Alger du 6 au 10 février 1945.

Après un exercice anti-sous-marin en compagnie des sous-marins Amphitrite et Oréade de la 4ème Escadre du 11 au 22 février, la 5ème DCT rentre à Toulon le lendemain 23 février 1945.

Victime d’une avarie technique (problème d’alimentation de chaudière), l’Aigle est indisponible du 27 février au 14 mars 1945. Il sort pour essais le 15 mars mais victime d’une nouvelle avarie, il doit rentrer au port pour des réparations complémentaires achevées le 27 mars 1945. Les essais ont lieu du 28 mars au 2 avril avant d’enchainer par une remise en condition menée en compagnie de ses deux sister-ships du 4 au 23 avril 1945.

La 5ème DCT quitte Toulon le 28 avril, se ravitaille à Casablanca le 3 mai et gagne Dakar le 7 mai 1945. Après une escale pour le repos des hommes et des machines, l’Aigle et ses deux compères sortent pour une école à feux à Rufisque du 11 au 19 mai avant un ravitaillement au port.

La 5ème DCT s’entraine aussi au combat antisurface du 21 au 30 mai avant une escale d’entretien et de repos à Dakar du 31 mai au 4 juin.

Ils enchainent successivement un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 13 juin puis un entrainement à la lutte ASM du 15 au 27 juin en compagnie de la 8ème DSM (Agosta Bévéziers Ouessant Sidi Ferruch), une division de sous-marins basée à Brest mais qui en temps de guerre doit être déployé à Dakar pour opérer dans l’Atlantique Sud.

Après une nouvelle escale  à Dakar du 28 juin au 2 juillet, les contre-torpilleurs quittent Dakar en compagnie des quatre sous-marins le 3 juillet. La petite escadre se ravitaille le 8 juillet à Casablanca avant de gagner Brest le 12 juillet 1945.

Après un ravitaillement à Brest, les trois contre-torpilleurs quittent la Bretagne le 13 juillet, font escale à Casablanca du 17 au 20 juillet avant de rentrer à Toulon le 24 juillet 1945.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 25 juillet au 18 août 1945, sortant pour essais du 19 au 22 août avant un stage de remise en condition intensif du 23 août au 12 septembre 1945.

Les contre-torpilleurs Aigle, Gerfaut et Albatros quittent Toulon le 17 septembre pour une école à feu au large du cap Corse. Cette école à feu est réalisée du 18 au 27 septembre, les trois navires mouillant au pied de la citadelle de Calvi du 28 septembre au 2 octobre. Après un exercice de combat de nuit du 3 au 7 octobre, les trois navires de la 5ème DCT rentrent à Toulon le lendemain 8 octobre 1945.

Le 15 octobre 1945,  la 5ème DCT (Aigle [Al] Gerfaut Albatros) quittent Toulon en compagnie du Richelieu, des deux torpilleurs d’escadre attachés à la protection du navire de ligne et du croiseur léger Chateaurenault.

L’entrainement de groupe commence par un entrainement DAM (Défense Aérienne à la Mer) jusqu’au 21 octobre, le cuirassé, le croiseur léger et les contre-torpilleurs étant assaillis par l’aviation basée à terre.

Après un ravitaillement à Ajaccio les 22 et 23 octobre, les cinq navires effectuent un entrainement au combat de nuit du 24 au 30 octobre avant une escale à Marseille du 31 octobre au 2 novembre.

Reprenant la mer, ils s’entrainent à la lutte ASM, les contre-torpilleurs assurant un ratissage au large du cap Corse contre les sous-marins Venus Iris et Pallas qui tentaient du 3 au 10 novembre une embuscade contre le cuirassé et le croiseur léger qui participent à la traque en utilisant leurs hydravions.

Après une escale à Nice du 11 au 15 novembre, le Richelieu, le Chateaurenault et la 5ème DCT rentrent à Toulon le 17 novembre 1945.

Après une période d »entretien à flot consacrée notamment à l’artillerie du 18 au 30 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT sortent pour essais du 1er au 5 décembre et pour entrainement de base avec école à feux du 7 au 20 décembre. Ils rentrent à Toulon le 25 décembre après escale à Nice du 21 au 24.
Après une sortie en solitaire pour tester de nouveaux obus explosifs de 130mm du 4 au 12 janvier, l’Aigle retrouve au mouillage à Villefranche ses compères Gerfaut et Albatros le 13 janvier. Après des entrainements au mouillage du 14 au 21 janvier, les trois contre-torpilleurs effectuent un spectaculaire entrainement antisurface au large de Nice du 22 au 30 janvier, entrainement suivi par de nombreux badauds sur la promenade des Anglais.

Après une escale dans le port de Nice du 31 janvier au 4 février, les trois lévriers des mers subissent un entrainement de défense aérienne à la mer au large de Toulon du 5 au 12 février.

Lors de cet entrainement, les trois navires de la division simulent des navires ennemis cherchant à réaliser un raid artillerie éclair sur Toulon. Ils doivent affronter à la fois l’aviation basée à terre et déjouer le tir précis des défenses du secteur de Toulon. Ils rentrent au port le lendemain 13 février 1946.

La 5ème Division de Contre-Torpilleurs quitte à nouveau Toulon le 17 février en compagnie de la 1ère DT (Le Fier l’Agile L’Entreprenant et le Farouche) et du ravitailleur rapide Adour pour un entrainement en Méditerranée orientale.

Les deux divisions s’affrontent dans un intense entrainement antisurface du 17 au 23 février avec un ravitaillement à la mer mené par l’Adour avant que les huit navires ne fassent escale à Bizerte du 24 au 27 février 1946.

Les huit navires reprennent la mer le lendemain 28 février, faisant la traversée jusqu’à Beyrouth où ils arrivent le 3 mars, l’Adour ravitaillant les contre-torpilleurs et les torpilleurs légers. Ils effectuent ensuite un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 mars avant une nouvelle escale cette fois à Lattaquié et ce du 13 au 16 mars 1946.

Ce déploiement en Méditerranée orientale s’achève pour la 5ème DCT et la 1ère DT par deux exercices : un entrainement avec l’aviso colonial La Grandière du 17 au 27 mars et un entrainement anti-sous-marin avec la 17ème DSM ( sous-marins L’Atalante,Vestale et Sultane) du 29 mars au 5 avril 1946

Le premier exercice voit d’abord La Grandière simuler un raider ennemi cherchant à s’en prendre au trafic commercial intense entre les ports de métropole, d’Afrique du Nord et du Levant et traqué par la 1ère DT et la 5ème DCT puis dans une seconde phase de voir l’aviso colonial commander la 1ère DT pour contrer un raid artillerie de la 5ème DCT contre le port de Beyrouth.

Le second exercice voit la 5ème DCT traquer des sous-marins engagés au large du Levant pour attaquer le trafic commercial. Les contre-torpilleurs bien que peu adaptés à cette mission, assurent la traque en solitaire des trois sous-marins pendant que les torpilleurs légers assurent soit l’escorte de l’aviso qui simule un cargo rapide soit la protection rapprochée du port de Beyrouth.

Après une ultime escale à Beyrouth du 6 au 10 avril 1946, les huit navires reprennent la mer, rentrant à Toulon sans escale le 17 avril en étant ravitaillés à tour de rôle par l’Adour.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 30 avril 1946, les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT effectuent une sortie d’essais du 1er au 4 mai mais le Gerfaut victime d’une avarie doit rentrer au port pour réparations (jusqu’au 15 mai).

Ces deux compères de la 5ème DCT vont mouiller aux salins du 5 au 12 mai, effectuant une petite sortie de deux jours les 13 et 14 mai avant de retourner mouiller aux Salins où les deux navires retrouvent le Gerfaut fraichement réparé.
La 5ème DCT sort pour essais du Gerfaut et entrainement commun du 16 au 30 mai avant une escale à Nice du 31 mai au 3 juin. Les trois navires effectuent ensuite un entrainement de défense aérienne à la mer du 4 au 10 juin puis après un ravitaillement à Ajaccio le 11 juin, enchainent par un entrainement au combat antisurface avec lancements réels et simulés, écoles à feux et lutte contre les avaries du 12 au 27 juin. Ils rentrent à Toulon le lendemain 28 juin 1946.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 21 juillet, sortant pour essais du 22 au 26 juillet avant remise en condition du 27 juillet au 12 août. Après un ravitaillement à Toulon le 13 août, ils vont mouiller aux salins d’Hyères, simulant une division mouillant dans une baie non préparée.

A tour de rôle, l’un des contre-torpilleurs est sous pression prêt à appareiller alors que ses compères auraient besoin de 6h pour obtenir suffisamment de pression pour prendre la mer.

Le 19 août, c’est l’Aigle qui est en alerte. Il capte le message de détresse d’un cargo norvégien en feu au large de Toulon. Il reçoit l’ordre de Marine Toulon porter assistance au cargo pendant que ses deux sister-ships montent en pression pour si nécessaire lui prêter main forte.

Le contre-torpilleur prend la mer mais en arrivant sur zone, il ne peut que constater impuissant que le brasier frappant le TK Bremen est incontrôlable, le vraquier s’enfonçant par l’arrière.

L’Aigle recueille 27 membres d’équipage sur 38, onze hommes étant morts ou portés disparus et les ramènent à Toulon.

Parmi les 27 rescapés soignés à l’hôpital Saint Anne à Toulon, quatre grièvement brûlés succomberont à leurs blessures.  Après ravitaillement à Toulon, l’Aigle retourne aux salins où il retrouve ses deux sister-ships qui ont finalement mis bas les feux à l’annonce du naufrage du cargo.

La 5ème DCT revenue au quai Noël le 25 août, sort pour le dernier entrainement de division avec un cycle de grand carénage à partir du 28 août.

Après un entrainement au combat antisurface du 28 août au 7 septembre avec lancements de torpilles et écoles à feux, les trois contre-torpilleurs enchainent par un entrainement ASM avec les sous-marins Tonnant et Conquérant du 9 au 17 septembre puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 27 septembre, les trois navires rentrant à Toulon le lendemain 28 septembre 1946.

Le 29 septembre 1946, l’Aigle transmet à l’Albatros son pavillon de navire-amiral de la 5ème DCT avant d’être échoué le 3 octobre au bassin n°5 du Castigneau pour une remise en état complète et un renforcement de sa DCA.

La coque est grattée sablée et repeinte; les hélices sont changées, les chaudières retubées, les turbines subissent une grande visite, les locaux-vie sont entièrement remis en état (électricité, plomberie, peinture), les radars modernisés.

Au niveau de l’armement, les canons de 130mm sont retubés et la DCA renforcée. Deux affûts doubles de 37mm remplacent les deux affûts doubles de 25mm ce qui uniformise la DCA composée désormais de de cinq affûts doubles de 37mm.

Remis à flot le 12 décembre 1946, l’Aigle sort pour essais du 14 au 17 décembre avant un stage de remise en condition en compagnie de ses deux sister-ships du 18 au 30 décembre 1946. A l’issue de ce stage, l’Aigle redevient navire-amiral de la 5ème DCT.
Quittant Toulon le 5 janvier, l’Aigle et l’Albatros vont mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoint le 8 janvier par le transport-caboteur Golo et les cargos rapides (17 noeuds) Tlemcen et Sidi-Bell Abbès.

Ces navires vont simuler un convoi mouillant dans une baie et menacée par les forces navales ennemies. La 5ème DCT va assurer la protection contre les torpilleurs légers de la 1ère DT. Au cours d’une série de douze duels du 9 au 21 janvier, les torpilleurs ne parviendront à atteindre les trois transports qu’à quatre reprises.

Le Golo, le Tlmecen et le Sidi-Bell Abbès appareillent le 22 janvier de Toulon pour livrer du matériel à  Bizerte. Ils sont escortés par les deux contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers qui doivent néanmoins recompléter leurs soutes à Ajaccio le 23 janvier, les trois cargos mouillant en baie d’Ajaccio, attendant leurs protecteurs.

Le petit convoi bien protégé arrive à Bizerte le 28 janvier 1947 au matin. Les deux contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs se ravitaillent puis mouillent au centre du lac en attendant que les trois cargos soient vidés de leur chargement (munitions, pièces détachées de chars AMX-42, moteurs d’avions, produits semi-finis pour l’Arsenal de Sidi-Abdallah).

Les trois cargos repartent avec leurs escorteurs le 30 janvier, rentrant directement à Toulon le 2 février 1947.

Après une période d’entretien à flot du 3 au 13 février, l’Aigle aurait du manoeuvrer avec l’Albatros mais ce dernier est victime d’une avarie mécanique qui l’immobilise du 14 au 25 février  pour réparations, réparations qui anticipent le prochain grand carénage que le contre-torpilleur doit subir après la disponibilité du Gerfaut.

L’Aigle sort donc seul du 15 au 22 février pour une école à feux avec simulation de lancement de torpilles. Il va alors mouiller aux salins d’Hyères où le retrouve l’Albatros réparé le 25février.

Les deux navires sortent pour les essais du dernier nommé du 26 février au 1er mars avant une sortie d’entrainement du 2 au 9 mars, les deux contre-torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 10 mars,l’Albatros pour subir un grand carénage et l’Aigle pour participer à la remise en condition du Gerfaut.

Disponible le 15 mars 1947, le Gerfaut sort pour essais du 16 au 20 mars puis va mouiller aux Salins le 21 mars. Il est rejoint le lendemain par l’Aigle pour un stage de remise en condition du 22 mars au 13 avril, les deux contre-torpilleurs rentrant à Toulon le 19 avril après une escale à Marseille du 14 au 18 avril 1947.

L’Albatros immobilisé au bassin n°5 du Castigneau, c’est une 5ème DCT réduite à l’Aigle et au Gerfaut qui quitte Toulon le 26 avril pour mouiller en rade de Villefranche pour une série d’exercices au mouillage jusqu’au 1er mai quand les deux navires quittent cette magnifique baie naturelle pour un entrainement au combat de nuit du 2 au 7 mai.

Après une escale à Nice du 8 au 10 mai et à Menton du 11 au 14 mai, les deux contre-torpilleurs effectuent un exercice de défense aérienne à la mer du 15 au 21 mai avant un ravitaillement à Bastia le 22 mai.

Après un exercice de lutte ASM avec comme plastron les sous-marin Venus et Pallas du 23 mai au 4 juin, les deux navires relâchent à nouveau à Bastia du 5 au 8 juin, rentrant le lendemain à Toulon.

L’Aigle et le Gerfaut sortent ensuitent pour une école à feux du 13 au 21 juin où les deux navires tirent près de 800 coups de 130mm, lance une douzaine de torpilles, des grenades ASM sans parler du tir sur cibles remorquées pour entrainer la DCA du bord.

Mouillant aux Salins à partir du 22 juin, l’Aigle et le Gerfaut retrouvent l’Albatros le 25 juin après que ce dernier eut réalisé ses essais post-carénage. L’Aigle et le Gerfaut participent ensuite à sa remise en condition du 26 juin au 15 juillet 1947.

L’Aigle est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juillet au 7 août, sortant en solitaire  pour essais et remise en condition du 9 au 31 août, retrouvant le port de Toulon le lendemain 1er septembre 1947.

Le 8 septembre 1947, la 5ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division au large du Levant. Ils sont accompagnés par la 2ème DCT (Bayard Du Guesclin Turenne) et le pétrolier-ravitailleur Liamone. Les six contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée sans escale Toulon-Beyrouth, étant ravitaillés deux fois par le PRE avant d’arriver à destination le 16 septembre 1947.

Le cycle d’entrainement commence le 19 septembre par une école à feu qui s’achève le 27 septembre 1947. Après une escale à Lattaquié du 28 septembre au 1er octobre, les deux divisions s’affrontent dans un exercice de défense et d’attaque de convois, convoi symbolisé par l’aviso colonial La Grandière et le pétrolier-caboteur Ardèche, les deux divisions assurant tour à tour la défense et l’escorte du convoi sans parler des périodes où les deux divisions sont recomposées.

Après un ravitaillement auprès du Liamone le 10 octobre, les deux divisions de contre-torpilleurs effectuent un exercice de défense aérienne à la mer jusqu’au 20 octobre quand ils rallient le port de Beyrouth.

La 2ème et la 5ème DCT accompagnés du PRE quittent le Levant le 25 octobre, relachent à Bizerte du 30 octobre au 4 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1947 au matin.

La 5ème DCT subit une période d’entretien à flot du 8 au 23 novembre, sortant pour essais du 24 au 27 novembre avant remise en condition du 30 novembre  au 15 décembre, les trois contre-torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères jusqu’au 27 décembre avant de rentrer le jour même à Toulon.

Le 10 janvier 1948, la 5ème DCT au grand complet appareille de Toulon en compagnie de la 2ème DCT (avec les seuls Du Guesclin et Turenne  , le Bayard étant immobilisé pour carénage) et de la 5ème DC soit les croiseurs lourds Saint Louis Charlemagne et Henri IV.

Les trois divisions qui cumulent 27 canons de 203mm et 31 canons de 130mm manoeuvrent ensemble du 10 au 20 janvier avant une escale à Bastia pour les croiseurs, à Calvi pour la 5ème DCT et à l’Ile Rousse pour la 2ème DCT et ce du 21 au 27 janvier. Les huit navires sont de retour à Toulon le 28 janvier 1948.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 2 au 13 février (avec un navire en alerte, chaudières sous pression et les deux autres en appareillage à 6 heures), la 5ème DCT sort le 14 février pour un nouvel entrainement de division cette fois entre le Golfe du Lion et la Corse.

Après un entrainement de défense aérienne à la mer du 14 au 20 février, la 5ème DCT fait escale à Sète du 21 au 25 février avant de reprendre la mer pour une école à feux du 26 février au 6 mars avant une escale d’entretien et de ravitaillement à Ajaccio du 7 au 12 mars 1948.

Du 13 au 22 mars, au large du cap Corse, les trois contre-torpilleurs se retrouvent seuls pour une série de duels, l’Aigle, le Gerfaut et l’Albatros s’affrontant avec leur artillerie et leurs torpilles.

Le réalisme poussé à l’extrême provoque une série d’avaries qui oblige les contre-torpilleurs à interrompre leur entrainement dès le 24 mars alors qu’il restait dix jours d’entrainement de prévu.

Rentrés à Toulon le 25 mars, les trois «quatre tuyaux» de la 5ème DCT sont indisponibles jusqu’au 14 avril 1948 quand ils ressortent pour essais jusqu’au 17 avril. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 18 au 22 avril, les trois contre-torpilleurs effectuent un stage de remise en condition du 23 avril au 12 mai, faisant escale à Port Vendres du 13 au 17 mai puis à Marseille du 18 au 22 mai avant de rentrer à Toulon le 23 mai 1948.

La 5ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division le 1er juin. Les officiers et les marins de l’Aigle, du Gerfaut et de l’Albatros en longeant la presqu’ile de Saint Mandrier puis en gagnant la haute-mer ignorent bien entendu qu’il s’agit du dernier exercice de ce type avant le début du second conflit mondial.

Après un exercice de lutte ASM mené en compagnie de la 3ème DSM (sous-marins La Réunion Crozet Ile d’Oleron et Belle Ile) du 1er au 9 juin, les trois contre-torpilleurs font escale à Tunis du 10 au 13 juin avant de reprendre la mer pour une école à feux au large de la Tunisie du 14 au 23 juin.

Après une nouvelle escale à Tunis du 24 au 27 juin, la 5ème DCT effectue un entrainement au combat antisurface du 28 juin au 5 juillet, étant ensuite à Alger du 6 au 14 juillet, participant aux célébrations de la fête de la Fédération.

Après un entrainement de défense aérienne à la mer du 15 au 27 juillet 1948, les trois contre-torpilleurs font escale à Sète du 28 juillet au 2 août, rentrant à Toulon le lendemain.

Ils auraient du être indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’à la fin du mois mais dès le 15 août, les permissions sont suspendues et les réservistes rappelés, les contre-torpilleurs passant à l’effectif de guerre soit 220 hommes contre 201 en temps normal.

La 5ème DCT sort pour entrainement du 16 au 26 août puis va mouiller en rade de Villefranche selon la même procédure que celle observée aux Salins d’Hyères : un navire sous pression prêt à appareiller et deux autres en alerte à 6h.

Elle y est toujours le 5 septembre 1948 quand à l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark, la 5ème DCT appareille pour contrer une possible attaque italienne sur la frontière.