13-Sous-marins (18) sous-marins classe Argonaute (4)

La Psyché

Sous marin La Psyché

-La Psyché (Q-174) est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 26 décembre 1930 lancé le 4 août 1932 et mis en service le 23 décembre 1933.

En septembre 1939, le sous-marin Psyché forme la 18ème DSM en compagnie des sous-marins Amphitrite Méduse et Oréade, division qui dépend de la 2ème escadrille, la composante sous-marine de la 6ème Escadre basée à Oran pour participer notamment à la sécurisation du détroit de Gibraltar.

La réorganisation de septembre 1940 affecte la 18ème DSM à la 2ème flottille de sous-marin, la composante sous-marine de la 4ème escadre dont l’antre et la moderne base de Mers-El-Kébir.

Du 21 août au 30 septembre 1941, le sous-marin Psyché est échoué sur le dock flottant pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 12 octobre, effectuant ses essais officiels du 13 au 15  puis sa remise en condition du 17 au 31 octobre, le submersible effectuant sa première patrouille post-carénage du 5 au 15 novembre 1941.

Du 22 juin au 2 juillet 1943, les sous-marins Psyché et Oréade participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs  Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable de la 10ème DCT.

Du 21 mars au 30 avril 1944, Le Psyché est échoué sur le dock flottant pour un petit carénage destiné à lui permettre de tenir jusqu’à son désarmement prévu pour la fin de 1945. Il sort pour essais du 12 au 14 mai puis pour remise en condition du 16 au 30 mai, effectuant sa première patrouille du 7 au 17 juin 1944.

Du 23 septembre au 3 octobre 1944, les sous-marins Psyché et Oréade participent à un entrainement ASM avec les torpilleurs d’escadre L’Alcyon et Le Bordelais.

Du 7 au 18 mars 1945, le sous-marin Psyché participe à un entrainement ASM avec les torpilleurs d’escadre L’Eveillé et L’Alerte.

Du 12 au 21 avril 1945, il participe avec l’Oréade à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Valmy et Verdun.

Le Psyché est mis en position de complément le 7 septembre 1945 en compagnie de l’Oréade ce qui entraine la dissolution de la 18ème DSM (qui renait peut après avec la renumérotation de la 27ème DSM).

Officiellement condamné le 19 septembre 1945, il est remorqué à Toulon le 7 octobre 1945 et condamné le lendemain sous le numéro Q-174. Mouillé au Bregaillon, il y était toujours le 5 septembre 1948.

La Vestale

Sous-marin La Vestale

-La Vestale est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 30 janvier 1931 lancé le 26 mai 1932 et mis en service le 18 septembre 1934.

En septembre 1939, la Vestale appartient à la 17ème DSM, division formée avec les sous-marins Aréthuse Vestale et Sultane,  formant la 6ème escadrille avec la 20ème DSM (Turquoise Rubis Saphir Nautilus) qui avec la 5ème escadrille (9ème 10ème et 11ème DSM) forme la 4ème flottille qui dépend de la 4ème région maritime même si elle est régulièrement mise à disposition pour emploi au profit de la 4ème Escadre Légère.

Du 20 novembre au 2 décembre, la 17ème DSM au grand complet participe à un exercice commun avec la 11ème DCT (contre-torpilleurs Milan Bison Aigle) et la 12ème DCT, les neuf navires faisant escale à Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

La réorganisation décidée en septembre 1940 intègre la 17ème DSM au sein de la 3ème flottille de sous-marins qui regroupe tous les sous-marins de la  6ème Escadre Légère.

Du 1er décembre 1941 au 15 janvier 1942, le sous-marin La Vestale est échoué sur le dock-flottant pour sous-marin de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage destiné à la remettre complètement en état.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 25 janvier, réalisant ses essais officiels du 26 au 28 et sort pour remise en condition opérationnelle du 30 janvier au 12 février 1942. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 19 février au 1er mars.

Du 13 avril au 2 mai 1942, la Vestale accompagnée de l’Arethuse effectue un entrainement commun avec le contre-torpilleur Mogador et les torpilleurs de la 12ème DT.

Deux ans plus tard, du 12 mai au 10 juin 1944, le sous-marin La Vestale participent aux manoeuvres «Harmattan» en compagnie de l’Arethuse, du Saphir et du Nautilus.

Du 18 au 27 novembre 1944, La Vestale et l’Atalante participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 7ème DCT (Vauquelin Chevalier Paul et Tartu).

Du 13 février au 20 mars 1945, le sous-marin La Vestale est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un petit carénage.

Armé pour essais le 30 mars 1945, il réalise ses essais officiels les 31 mars et 1er avril avant de sortir pour sa remise en condition du 3 au 17 avril 1945. La première patrouille post-carénage à lieu du 19 avril au 3 mai 1945.

Du 13 au 18 novembre et du 20 au 25 novembre, les trois sous-marins disponibles de la 17ème DSM (Atalante Vestale Sultane) participent à deux entrainements ASM avec les trois contre-torpilleurs de la 12ème DCT (Marceau Desaix Kléber).

Du 29 mars au 5 avril 1946, la 17ème DSM effectue un entrainement commun au large des côtes du Levant avec les contre-torpilleurs de la 5ème DCT et les torpilleurs légers de la 1ère DT, les premiers traquant les sous-marins alors que les seconds assurent l’escorte de l’aviso La Grandière.

Du 25 mai au 2 juin 1946, les sous-marins Vestale et Sultane de la 17ème DSM participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 7ème DCT.
Le sous-marin La Vestale est mis en position de complément le 9 septembre 1946 ce qui entraine la dissolution la 17ème DSM.

Il est officiellement désarmé le 21 septembre 1946 et condamné sous le numéro Q-176 le 5 octobre 1946. Il reste mouillé sur le lac de Bizerte puis le 1er septembre 1948 est transféré à l’entrée du goulet pour la protéger d’intrusions ennemies.

La Sibylle

La Sibylle

La Sibylle

-La Sibylle (Q-175) est mise sur cale  est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime du Trait le 10 janvier 1931 lancé le 28 janvier 1933 et mis en service le 22 décembre 1934.

En septembre 1939, la Sibylle forme la 16ème DSM en compagnie de ses compères Orphée Antiope et Amazone, division qui dépend du préfet maritime de la 1ère région (Premar I) avec Cherbourg comme port d’attache.

La réorganisation de septembre 1940 rattache temporairement la 16ème DSM à la 5ème Escadre puisque la division de l’Antiope devant à terme intégrer une future Escadre de la Manche et de la Mer du Nord. Elle est basée à Cherbourg.

Du 17 janvier au 24 mars 1941, La Sibylle est échouée au bassin n°3 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 8 mars 1941.

Les essais officiels ont lieu du 9 au 11 mars et la remise en condition du 13 au 27 mars 1941, le sous-marin de moyenne patrouille effectuant sa première patrouille post-carénage du 5 au 15 avril 1941.

Le 17 mars 1942, un décret du ministre de la Marine créé officiellement l’Escadre Légère du Nord (ELN) dont la base est Dunkerque. La 16ème DSM quitte Cherbourg le lendemain et rallie Dunkerque à l’aube le 19 mars 1942.

Du 17 au 24 février 1943, La Sibylle participe avec l’Orphée à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Kersaint et Cassard (8ème DCT), récidivant du 17 au 26 juin en compagnie cette fois de l’Antiope. Du 9 au 15 octobre 1943, il participe avec ses compères de la 16ème DSM à un entrainement commun avec les 3ème 6ème et 8ème DCT.

Du 22 mars au 3 mai 1944, le sous-marin Sibylle est échoué dans le bassin n°4 de l’Arsenal de Brest pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 13 mai 1944.

Les essais officiels ont lieu du 14 au 16 mai puis le sous-marin effectue sa remise en condition opérationnelle en mer d’Iroise et dans le Golfe de Gascogne du 18 mai au 2 juin, rentrant à Dunkerque le 4 juin 1944. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 11 au 22 juin 1944.

Après avoir participé à «Entente Cordiale 45» en compagnie de l’Antiope, de l’Ajax et du Pasteur, le Sibylle poursuit sa carrière opérationnelle de plus en plus isolé, ses sister-ships étant désarmés les uns après les autres.

La mise en complément puis le désarmement de l’Orphée entraine la dissolution de la 16ème DSM, laissant hors rang le sous-marin Sibylle et ce jusqu’au 7 janvier 1946 quand il est mis en position de complément.
Officiellement désarmé le 16 janvier 1946, il est condamné le 31 janvier 1946 sous le numéro Q-175 et ramené à Cherbourg où il arrive le 7 février 1946. Débarrassé de tout le matériel récupérable, le Q-175 est vendu à la démolition le 15 juin 1946 et démantelé par un chantier caennais.

La Sultane

La Sultane en construction

La Sultane en construction

-La Sultane est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 03 février 1931 lancé le 4 août 1932 et mis en service le 20 mai 1935.

En septembre 1939, la Vestale appartient à la 17ème DSM, division formée avec les sous-marins Aréthuse Vestale et Sultane, formant la 6ème escadrille avec la 20ème DSM (Turquoise Rubis Saphir Nautilus) qui avec la 5ème escadrille (9ème 10ème et 11ème DSM) forme la 4ème flottille qui dépend de la 4ème région maritime même si elle est régulièrement mise à disposition pour emploi au profit de la 4ème Escadre Légère.

Du 20 novembre au 2 décembre, la 17ème DSM au grand complet participe à un exercice commun avec la 11ème DCT (contre-torpilleurs Milan Bison Aigle) et la 12ème DCT, les neuf navires faisant escale à Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le lendemain 9 décembre 1940.

La réorganisation décidée en septembre 1940 intègre la 17ème DSM au sein de la 3ème flottille de sous-marins qui regroupe tous les sous-marins de la  6ème Escadre Légère.

Du 16 janvier au 28 février 1942, le sous-marin La Sultane est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage destiné à lui redonné tout son potentiel. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 9 mars 1942.

Les essais réglementaires ont lieu du 10 au 12 mars 1942 et la remise en condition du 14 au 30 mars date à laquelle il rentre à Bizerte pour préparer sa première patrouille opérationnelle qui à lieu du 8 au 20 avril en Adriatique.

Du 12 au 28 septembre 1944, La Sultane est l’une des quatre sous-marins à participer à un exercice commun avec les croiseurs lourds Algérie Dupleix et Henri IV.

Du 21 mars au 30 avril 1945, il est à nouveau échoué sur le dock flottant pour un grand carénage. Il sort pour essais du 7 au 9 mai et pour remise en condition du 11 au 25 mai 1945.

Il participe ensuite à un entrainement ASM, celui de la 12ème DCT (Marceau Desaix Kléber), servant de plastron en compagnie de ses compères Atalante et Vestale, entrainement qui à lieu en deux temps : du 13 au 18 novembre et du 20 au 25 novembre 1945.

Du 29 mars au 5 avril 1946, les trois sous-marins de la 17ème DSM dont La Sultane participent à un entrainement ASM au large des côtes du Levant en compagnie des 5ème DCT et 1ère DT ainsi que de l’aviso colonial La Grandière.

Du 25 mai au 2 juin 1946, il participe à l’entrainement ASM des trois contre-torpilleurs de la 7ème DCT.

Mis en position de complément le 5 janvier 1947, La Sultane _hors rang depuis la dissolution de la division en septembre 1946_ est officiellement désarmée le 21 janvier 1947. Condamné sous le numéro Q-177 le 14 mars 1947, le sous-marin reste mouillé à Bizerte dans l’enceinte de l’Arsenal de Sidi-Abdallah, servant de ponton ou de protection pour les bateaux-porte des bassins de l’Arsenal.

Sous-marins type Argonaute

Caractéristiques Techniques de la classe Argonaute

Déplacement : surface 558 ( Orion Ondine II) 565 (Argonaute Arethuse Atalante Sultane Vestale) ou 571  tW (Diane Méduse Amphitrite Antiope Amazone Orphée Oréade Psyché Sibylle) plongée 787, 798 ou 809tW

Dimensions : longueur 63.40m (64.40m pour Diane Méduse Amphitrite Antiope et Amazone Orphée Oréade 66.75m pour les Orion et Ondine II)  largeur 6.20m tirant d’eau : n. c

Propulsion : (sous-série Argonaute) deux moteurs diesels de 650ch Schneider-Carel et deux moteurs électriques Schneider de 500ch deux lignes d’arbre

(sous-série Diane) deux moteurs diesel Normand Vickers de 650ch et deux moteurs électriques de 500ch

(sous-série Orion et Ondine II) deux moteurs diesels Sulzer de 700ch et deux moteurs électriques de 500ch

Performances :

(séries Argonaute et Diane) vitesse maximale 13.7 noeuds en surface 9.2 noeuds en plongée rayon d’action 4000 miles nautiques à 10 noeuds en surface 85 miles nautiques à 5 noeuds en plongée Immersion 80m

(série Orion contingent 1928) vitesse maximales 14 et 9 noeuds rayon d’action de 2000 miles nautiques à 10 noeuds en surface et de 85 miles nautiques à 5 noeuds en plongée

Armement : un canon de 75mm modèle 1897-15 puis modèle 1928, une mitrailleuse de 13.2mm et huit tubes lance-torpilles, six de 550mm (trois à l’avant, deux au milieu et un à l’arrière) et deux tubes de 400mm à l’arrière.

Equipage : 41 officiers et marins

13-Sous-marins (3) Classe Requin (2)

Le Dauphin

Le Dauphin

Le Dauphin

-Le Dauphin est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 11 décembre 1922 lancé le 2 avril 1925 et mis en service le 22 novembre 1927

Comme les autres submersibles de classe Requin, le Dauphin subit une refonte au milieu des années trente pour résoudre les problèmes techniques les plus criants. Il est ainsi refondu aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du 28 janvier 1936 au 9 mars 1938.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Dauphin est intégré à la 10ème DSM en compagnie de ses sister-ships Phoque et Espadon, division intégrée à la 3ème FSM qui dépend de la 4ème Escadre Légère. Il subit ensuite un petit carénage du 16 décembre 1939 au 15 janvier 1940, sortant pour essais du 16 au 18 janvier puis pour remise en condition du 20 janvier au 3 février 1940.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour le Dauphin qui reste intégré à la 10ème DSM, division de la 3ème FSM qui dépend de la 6ème Escadre Légère.

Après de nombreuses patrouilles en Méditerranée, le Dauphin est mis en position de complément le 15 février 1942 et désarmé officiellement le 20 mars 1942. Condamné le 1er avril 1942, il est vendu à la démolition le 15 septembre 1944 et démantelé par un chantier de démolition navale implanté à Tunis.

Le Caïman

-Le Caïman est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 11 août 1924 lancé le 3 février 1927 et mis en service le 7 février 1928.

Refondu aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët du 24 février 1936 au 26 novembre 1937, le Caïman appartient durant la guerre de Pologne à la 9ème DSM, division de sous-marins de la 3ème flottille qui dépend de la 4ème Escadre Légère.

Du 22 mai au 22 août 1940, il est immobilisé sur le dock flottant pour subir un grand carénage, sortant pour essais du 23 au 25 août et pour remise en condition du 27 août au 10 septembre 1940.

La réorganisation de septembre 1940 maintient le Caïman au sein de la 9ème DSM, division qui dépend toujours de la 3ème FSM, la 4ème Escadre Légère étant devenue la 6ème Escadre Légère.

Comme ses congénères, le Caïman multiplie les patrouilles en Méditerranée orientale, surveillant notamment le Dodécanèse italien (il fait alors escale à Beyrouth et à Chypre) mais poussant parfois jusqu’en Adriatique pour surveiller notamment les ports de Bari et de Venise.

Le 21 mars 1942, le Morse est mis en position de complément entrainant la dissolution de la 9ème DSM, le Caïman effectuant encore deux patrouilles avant d’être à son tour mis en position de complément le 4 juin 1942.

Un passage au bassin (dans une forme du port de Bizerte) du 5 au 12 juin révélant son bon état matériel, il est décidé de l’utiliser en Méditerranée comme sous-marin d’entrainement.

Il quitte ainsi la Tunisie le 1er juillet pour rallier Toulon le 3 juillet 1942.

Il va servir de sous-marin d’entrainement jusqu’au 14 mars 1947 quand il est désarmé suite à une avarie de diesel. Condamné le 5 mai, il aurait du être vendu à la démolition mais il est finalement utilisé comme cible lors d’exercice de grenadage et de lancement de torpilles du 16 au 25 mai 1948.

Le Phoque
-Le Phoque est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 21 mai 1924 lancé le 16 mars 1926 et mis en service le 7 mai 1928.

Comme les autres submersibles de cette classe, le Phoque subit une refonte, refonte confiée aux Ateliers et Chantiers de La Loire de Saint-Nazaire qui exécutent les travaux 25 novembre 1935 au 8 février 1938.

Durant la guerre de Pologne, l’avant-dernier submersible de classe Requin est affecté à la 10ème DSM en compagnie du Dauphin et de l’Espadon.

Après un petit carénage du 18 février au 14 mars 1940, le Phoque reprend ses patrouilles en Méditerranée, se focalisant notamment sur la surveillance du détroit de Sicile.

Le Phoque est mis en position de complément le 21 mars 1942 ce qui entraine la dissolution de la 10ème DSM. Il passe sur le dock flottant du 16 au 23 juillet révèle un état matériel satisfaisant et il va servir de sous-marin d’entrainement à Toulon, le Phoque ralliant le Var le 4 août 1942.

Mis à nouveau en position de complément le 14 juin 1945, il est mouillé au Dépôt Naval de la Méditerranée au Bregaillon jusqu’au 15 septembre 1947 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de la Ciotat du 21 septembre au 30 octobre 1947.

L’Espadon

Lancement du sous-marin L'Espadon

Lancement du sous-marin L’Espadon

-L’Espadon est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 1er octobre 1923 lancé le 28 mai 1926 et mis en service le 16 décembre 1927.

L’Espadon est refondu aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer du 2 janvier 1936 au 9 mars 1938. Intégré à la 10ème DSM, il participe durant la guerre de Pologne à de nombreuses patrouilles en Méditerranée orientale et en Adriatique.

Il subit un petit carénage du 16 janvier au 17 février 1940, sortant pour essais du 18 au 20 février et pour remise en condition du 22 février au 7 mars 1940, reprenant alors son cycle de patrouilles.

L’Espadon est mis en position de complément le 4 mai 1942 puis passe sur le dock flottant du 24 au 30 juin.

Son état matériel ne justifiant pas une réutilisation, l’Espadon est officiellement désarmé le 2 juillet 1942 et condamné le 12 juillet 1942. Il est mouillé sur le lac de Bizerte jusqu’au 15 mai 1947 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de démolition naval implanté à Arzew.

Le Marsouin  à Cherbourg en 1925

Le Marsouin à Cherbourg en 1925

Caractéristiques Techniques de la classe Requin

Déplacement : en surface 974 tW en plongée 1441 tW

Dimensions : longueur 78.25m largeur 6.84m tirant d’eau 5.1m

Propulsion : deux moteurs diesels Schneider ou Sulzer de 1450ch chacun et deux moteurs électriques de 900ch deux hélices

Performances : vitesse maximale en surface 16 noeuds vitesse maximale en plongée 10 noeuds

Distance franchissable : 6650 miles nautiques à 10 noeuds en surface 105 miles nautiques à 5 noeuds en plongée

Immersion : 80m

Endurance : 30 jours

Armement : un canon de 100mm modèle 1925 et deux mitrailleuses de 8mm remplacées ensuite par deux mitrailleuses de 13.2mm; dix tubes lance-torpilles de 550mm (4 tubes à l’étrave, 2 à l’arrière et deux plate-formes orientables doubles)

Equipage : 14 officiers et 36 officiers mariniers et matelots

13-Sous-marins (2) Classe Requin (1)

A-Sous-marins de grande patrouille de classe Requin (projet C4)

Genèse

Après plusieurs années de réflexion, de «digestion» des leçons du premier conflit mondial, le projet de sous-marin de grande patrouille arrive à maturité au printemps 1920 et est définitivement adopté le 30 juin 1920, définissant un sous-marin de 1100 tonnes, dix tubes lance-torpilles et un canon de 100mm.

Neuf sous-marins de grande patrouille de «1100 tonnes» vont ainsi être construits, six financés à la tranche 1922 (Requin Souffleur Morse Narval Marsouin Dauphin) et trois au contingent 1923 (Caïman Phoque Espadon).

Le Requin

Le sous-marin Requin

Le sous-marin Requin

-Le Requin (numéro constructeur : Q-115) est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 14 juin 1922 lancé le 19 juillet 1924 et mis en service le 28 mai 1926.

Effectuant toute sa carrière en Méditerranée, le premier sous-marin «moderne» de notre marine connait un certain nombre de problèmes techniques qui nécessitent une importante refonte, exécutée aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer du 20 février 1936 au 6 janvier 1938.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Requin appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Marsouin et Narval, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.
Le Requin subit un grand carénage à Bizerte du 20 octobre au 10 décembre 1940, sortant pour essais du 11 au 13 décembre puis pour remise en condition du 15 au 30 décembre.

Il reprend ensuite ses patrouilles au large des côtes italiennes et libyennes, surveillant le trafic commercial italien mais également les manoeuvres de la Regia Marina en surface et en plongée, devant jouer avec l’agressivité des patrouilleurs italiens, plusieurs abordages sont évités de justesse contre les navires italiens chargés de protéger Tarente et Benghazi.

Le Requin est mis en position de complément le 5 juin 1942 et mouillé dans le lac de Bizerte en attendant qu’une décision soit prise. Il passe sur le dock flottant pour sous-marins pour inspection du 15 au 20 juillet 1942, inspection qui révèle un état matériel médiocre.

Le Requin est officiellement désarmé le 22 juillet 1942 et condamné le 4 août 1942, retrouvant son numéro constructeur soit le Q-115.

Le Souffleur

Sous-marins Requin et Souffleur lors de la revue navale de Cherbourg en 1925

Sous-marins Requin et Souffleur lors de la revue navale de Cherbourg en 1925

-Le Souffleur est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 2 octobre 1922 lancé le 1er novembre 1924 et mis en service le 10 août 1926.

Effectuant toute sa carrière en Méditerranée, le premier sous-marin «moderne» de notre marine connait un certain nombre de problèmes techniques qui nécessitent une importante refonte, exécutée aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint-Nazaire du 28 octobre 1935 au 26 novembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Souffleur appartient à la 9ème DSM composée également des sous-marins Caïman et Morse, division de la 3ème flottille intégrée à la 4ème Escadre Légère.

Du 15 mars au 21 mai 1940, il subit à Bizerte un grand carénage sur le dock flottant, sortant pour essais du 22 au 25 mai et pour remise en condition du 27 mai au 10 juin 1940, reprenant ensuite ses patrouilles.

La réorganisation de septembre 1940 ne change pas la situation du Souffleur (mis à part le fait que la 4ème EL est devenue la 6ème EL) qui multiplie les patrouilles avec une préférence pour le Golfe de Syrte même si parfois certaines patrouilles le conduisit jusqu’au Dodécanèse voir en Adriatique, des escales de ravitaillement discrètes ayant eu lieu à Kotor.

Le Souffleur est mis en position de complément le 14 mars 1942 et mouillé sur le lac de Bizerte en attendant qu’une décision soit prise. Il passe sur le dock-flottant du 5 au 15 juin pour inspection, inspection qui montre un bon état matériel.

Il est décidé de l’utiliser comme sous-marin expérimental au profit du GASM à Toulon. Il garde son nom et passe sur le dock flottant du 21 au 30 juillet, le sous-marin ne conservant que deux tubes lance-torpilles à l’avant et deux à l’arrière.

Il sort pour essais du 1er au 4 août puis pour remise en condition du 6 au 13 août, arrivant à Toulon le lendemain 14 août 1942. Rattaché au GASM, il va être utilisé pour des tests de moteurs, d’armement, de  systèmes «électroniques»………. .

Utilisé intensivement, il est victime d’une grave avarie de moteur le 14 juin 1946. Il est désarmé le lendemain  puis condamné le 27 juin 1946 sous le numéro Q-116.

Mouillé au cimetière naval du Bregaillon, il est vendu à la démolition à un chantier de La Ciotat le 4 septembre 1946, remorqué le 10 septembre et démantelé entre le 11 septembre et le 20 octobre 1946.

Le Morse

-Le Morse est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 12 février 1923 lancé le 11 novembre 1925 et mis en service le 10 février 1928.

Comme ses sister-ships, le Morse va subir une refonte aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët du 15 novembre 1935 au 26 novembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le sous-marin Morse appartient à la 9ème DSM en compagnie de ses sister-ships Caïman et Souffleur, division de la 3ème Flottille de Sous-Marins, la composante sous-marin de la 4ème Escadre Légère, devenue 6ème EL en septembre 1940.

Du 23 août au 19 octobre 1940, il est immobilisé sur le dock flottant pour le dernier grand carénage de sa carrière, sortant pour essais du 21 au 23 octobre et pour remise en condition du 25 octobre au 8 novembre 1940.

Il va comme ses compères de la 9ème DSM mener d’incessantes patrouilles ayant pour principales zones de patrouilles le canal d’Otrante, le golfe de Syrte, le golfe de Tarente, les ports de Sicile.

Le Morse est mis en position de complément le 21 mars 1942 ce qui entraine la dissolution de la 9ème DSM. Il passe sur le dock flottant du 15 au 22 mai pour inspection, inspection qui révèle un état matériel très détérioré en raison notamment d’un échouage à proximité des côtes libyennes.

Le sous-marin Morse est officiellement désarmé le 24 mai 1942 et condamné le 4 juin 1942 redevenant le Q-117. Mouillé sur le lac de Bizerte, il y reste jusqu’au 17 septembre 1945 quand il est remorqué en haute mer pour servir de cible à l’aéronavale, la coque de l’ancien sous-marin encaissant deux torpilles et quatre bombes avant de couler.

Le Narval

Le Narval à la mer

Le Narval à la mer

-Le Narval est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 19 mars 1923 lancé le 9 mai 1925 et mis en service le 23 juillet 1926.

Comme ses huit sister-ships, il est refondu aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes du 22 novembre 1935 au 8 février 1938.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Narval appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Marsouin et Requin, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.
Après avoir enchainé les patrouilles en Méditerranée orientale et en Adriatique _allant jusqu’à Venise_ , le Narval subit un grand carénage sur le dock  flottant de Bizerte du 6 mars au 15 juin 1941, sortant pour essais du 16 au 18 juin puis pour remise en condition du 20 juin au 3 juillet 1941.

Le Narval est mis en position de complément le 15 juin 1942 ce qui entraine la dissolution de la 11ème DSM, laissant le Marsouin hors rang.

Il passe sur le dock flottant pour inspection du 15 au 22 août, inspection qui révèle un bon état matériel. Il est décidé de le confier au GASM comme sous-marin d’essais et d’expérimentation. Il subit pour cela des travaux du 5 au 15 septembre 1942, sortant pour essais du 16 au 18 septembre puis pour remise en condition du 20 septembre au 4 octobre, date à laquelle il rallie Toulon.

Il va être utilisé en compagnie du Souffleur pour tester des armes, des systèmes mais également de nouvelles tactiques et jusqu’au 15 juin 1948 quand la mise en service du Roquebert entraine son désarmement. Mouillé au cimetière naval de Bregaillon (DNM), l’ancien Narval est toujours présent en septembre 1948, le début de la guerre retardant sa vente à la démolition.

Le Marsouin

Le Marsouin à quai

Le Marsouin à quai

-Le Marsouin est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 4 novembre 1922 lancé le 17 décembre 1924 et mis en service le 7 septembre 1927.

Comme ses huit sister-ships, il subit au milieu des années trente une refonte pour résoudre les faiblesses les plus criantes de ces sous-marins. Il est ainsi en travaux aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes du 3 février 1936 au 4 décembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Marsouin appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Narval et Requin, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.

Le Marsouin subit un grand carénage sur le dock flottant de Bizerte du 11 décembre 1940 au 5 mars 1941, sortant pour essais du 6 au 9 mars avant remise en condition du 11 au 26 mars 1941.

Il reprend ensuite ses nombreuses patrouilles, ayant le Golfe de Tarente, le canal d’Otrante et l’Adriatique.

Le 15 juin 1942, le Narval est mis en position de complément, laissant le Marsouin hors rang au sein de la 3ème flottille.

Suite à une avarie mécanique, le Marsouin est mis en position de complément le 15 août 1942 et mouillé dans le lac de Bizerte. Il passe sur le dock flottant du 16 au 20 septembre et l’inspection montre un état matériel très dégradé.

Le Marsouin est officiellement désarmé le 21 septembre 1942 et condamné le 1er octobre, retrouvant son numéro constructeur le Q-119. Il est mouillé dans le lac de Bizerte jusqu’au 15 septembre 1943 quand il est pris en remorque pour rallier Toulon mais une voie d’eau entraine le naufrage du Q-119 au large du cap Corse.

12-Torpilleurs légers (4)

La Flore

Le torpilleur léger La Flore

Le torpilleur léger La Flore

-La Flore est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes le 26 mars 1934 lancé le 4 mai 1935 et admis au service actif le 27 janvier 1937.

A son admission au service actif, le torpilleur léger La Flore est affecté à Bizerte à la 12ème DT en compagnie de ses compères La Pomone L’Iphigénie et La Melpomène.

En juin 1939, les torpilleurs légers La Flore et La Melpomène rallient Lorient pour former une 14ème DT en compagnie du Bouclier.

La Flore devant servir de navire-école, il est armé à partir de juillet 1939 à effectifs réduits sauf durant la guerre de Pologne où il est armé  à effectifs de guerre pour des missions de souveraineté et de surveillance depuis Lorient dans le Golfe de Gascogne.

Le 5 janvier 1940, La Flore et ses compères de la 14ème DT repassent à effectifs réduits, redevenant des navires écoles pour former les marins nécessaires aux nouveaux navires de la Marine nationale.

La 14ème DT sort ainsi pour entraînement dans le Golfe de Gascogne du 7 au 20 janvier, du 25 janvier au 7 février et du 14 au 22 février.

Après une courte période d’entretien à flot du 23 février au 8 mars, les trois torpilleurs sortent à nouveau pour entraînement du 9 au 29 mars, rentrant à Lorient le lendemain.

La Flore et ses compères enchaînent ensuite par un entraînement commun avec la 4ème DT du 4 avril au 8 mai puis avec la 5ème DT du 11 mai au 2 juin, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.

Alors que La Melpomène est en grand carénage, La Flore sort pour une école à feux du 10 au 20 juin puis pour un entraînement au combat antisurface du 22 juin au 4 juillet en compagnie de son compère Bouclier.

Il sort ensuite seul pour une nouvelle école à feux du 6 au 13 juillet avant de participer aux essais (16 au 18 juillet) puis à la remise en condition (20 juillet au 4 août) de La Melpomène. La Melpomène et La Flore sortent ensuite pour un entraînement du 10 au 25 août avant de rentrer à Lorient le lendemain 26 août.

La Flore subit à son tour un grand carénage à l’Arsenal de Lorient du 28 août au 3 octobre 1940, sortant pour essais du 4 au 6 octobre puis pour remise en condition du 8 au 22 octobre, à chaque fois en compagnie de ses compères Melpomène et Bouclier.

Les trois torpilleurs font ensuite escale à Cherbourg du 23 au 27 octobre, au Havre du 28 au 31, à Dunkerque du 1er au 4 novembre, à Cherbourg à nouveau du 5 au 11, à Brest du 12 au 15 novembre avant de rallier Lorient le lendemain.

A noter que la réorganisation de septembre 1940 affectait la 14ème DT au groupement de surveillance de la flotte de l’Atlantique, Lorient restant le port d’attache des trois torpilleurs légers.

La Flore et ses deux compagnons de la 14ème DT terminent l’année par un entraînement commun avec la 11ème DT du 25 novembre au 18 décembre, les deux divisions faisant escale à Boulogne du 19 au 22 décembre avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg, la 11ème DT rentrant dans le port normand et la 14ème DT à Lorient le 24 décembre 1940 à l’aube.

La Flore commence l’année 1941 par une sortie d’entraînement en compagnie de La Melpomène et du Bouclier du 5 au 15 janvier, première sortie d’entraînement suivit d’une seconde du 22 au 27 janvier et d’une troisième du 4 au 12 février 1941.

Ces sorties de division sont suivies par un entraînement commun avec la 11ème DT du 26 février au 17 mars, les deux divisions effectuant une escale commune à Cherbourg du 18 au 24  avant que la 14ème DT ne rentre à Lorient le 26.

La Flore sort pour une école à feux du 3 au 10 avril avant de sortir en compagnie du Bouclier pour les essais (14 au 17 avril) et la remise en condition (19 au 30 avril) du Melpomène qui venait de connaître une période d’indisponibilité accidentelle. Les trois torpilleurs légers rentrent le lendemain à Lorient.

Après un entraînement de division du 8 mai au 4 juin, La Flore et ses deux compagnons de la 14ème DT font escale à La Pallice du 5 au 8 juin, à Royan du 9 au 12 juin, à Bordeaux du 17 au 22 juin, à Biaritz du 23 au 25 juin avant de rentrer à Lorient le 26 juin 1941.

La Flore sort pour une école à feux du 3 au 12 juillet avant de participer aux essais (18 au 21 juillet) et à la remise en condition (23 juillet au 7 août) du Melpomène.

Indisponible à son tour du 9 au 30 août, il sort pour essais (1er au 4 septembre) et pour remise en condition (6 au 20 septembre) en compagnie du Melpomène et du Bouclier, les  trois torpilleurs faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Hendaye du 25 au 30 septembre avant de rallier Lorient le lendemain 1er octobre 1941.

Les trois torpilleurs de la 14ème DT terminent l’année par un entraînement de division du 9 octobre au 16 novembre puis du 23 novembre au 26 décembre 1941, rentrant le lendemain à Lorient.

La Flore commence l’année par un entraînement de division avec ses deux compères de la 14ème DT et ceux de la 11ème DT basée à Cherbourg du 8 janvier au 16 février, les six torpilleurs faisant une escale commune à Saint-Malo du 17 au 22  avant que les deux divisions ne rentrent dans leur port d’attache, la 14ème DT rentrant à Lorient le 24 février 1942 à l’aube.

La 14ème DT enchaîne par un entraînement dans le Golfe de Gascogne du 4 mars au 2 avril puis par un entraînement commun avec la 2ème DTE venue de Brest du 6 avril au 8 mai, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.
Les torpilleurs La Flore, La Melpomène et le Bouclier vont alors appareiller pour une croisière d’instruction entre les ports des 1ère et 2ème Région Maritime. Les trois torpilleurs légers quittent Lorient le 12 mai, contournent la péninsule bretonne et pénètrent en Manche, réalisant manœuvre et écoles à feux jusqu’au 15 mai quand ils arrivent à Dunkerque.

Après une escale du 15 au 18 mai 1942, la 14ème DT manœuvre avec la 11ème DT du 18 au 25 mai avant que La Melpomène et ses deux compères ne fassent escale à Rouen du 25 au 28 mai, au Havre du 29 mai au 3 juin, à Saint-Malo du 4 au 7, à Nantes du 10 au 14, à Saint-Nazaire du 15 au 18, à La Pallice du 19 au 22, à Royan du 23 au 26, à Bordeaux du 27 au 30 juin, à Biarritz du 1er au 3 juillet avant de rentrer à Lorient le lendemain.

La Flore sort pour une école à feux du 12 au 20 juillet, faisant escale à Quiberon du 21 au 24 juillet avant de rallier Lorient le lendemain.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juillet au 16 août, sortant pour essais du 17 au 19 puis pour remise en condition du 21 août au 3 septembre à chaque fois en compagnie de La Melpomène, les deux torpilleurs légers participant ensuite aux essais (5 au 8 septembre) et à la remise en condition (10 au 25 septembre) du Bouclier, les trois torpilleurs ralliant Lorient le lendemain.

La 14ème DT quitte à nouveau Lorient pour entraînement du 4 au 24 octobre avant de rentrer le jour même à Lorient, enchaînant ensuite par un entraînement commun avec la 5ème DTE du 26 octobre au 24 novembre, la 14ème DTE rentrant à Lorient le 25 lendemain.

La Flore, la Melpomène et le Bouclier terminent l’année par une école à feux du 2 au 12 décembre, une escale à Saint-Nazaire du 13 au 17 décembre, exécutant un entraînement à la défense aérienne à la mer du 18 au 27 décembre, ralliant Lorient le 28 décembre 1942.

L’année 1943 commence pour les trois torpilleurs légers de la 14ème DT par un entraînement de division du 6 janvier au 8 février, les trois torpilleurs rentrant le lendemain à Lorient, ressortant du 14 février au 3 mars pour un nouvel entraînement mais ne rentrant à Lorient que le 10 mars après une escale à Saint-Nazaire du 4 au 9.

La Flore sort pour entraînement du 17 mars au 7 avril, faisant escale au Verdon du 8 au 12 avril avant de rentrer le lendemain à Lorient.

Le 18 avril, La Flore quitte Lorient pour rallier Cherbourg afin de subir un grand carénage, arrivant en Normandie le 19 avril. Il est échoué au bassin du 21 avril au 30 mai 1943, subissant une remise en état complète de sa coque, de son appareil propulsif et de ses locaux-vie.

Armé pour essais le 9 juin, il sort pour ses essais post-carénage du 10 au 13  puis pour remise en condition du 15 au 30 juin, le torpilleur ralliant Lorient le 5 juillet après une escale à Saint-Malo du 1er au 4.

Après une sortie d’entraînement en solitaire du 10 au 17 juillet, La Flore sort pour une école à feux avec La Melpomène du 19 au 26 juillet, les deux navires faisant escale au Verdon du 27 au 30 juillet avant un entraînement à la défense aérienne à la mer du 31 juillet au 6 août, les deux torpilleurs ralliant Lorient le lendemain.

La Flore enchaîne par un entraînement de division du 13 août au 20 septembre, la 14ème DT faisant escale à La Pallice du 21 au 25 septembre avant de rentrer à Lorient le 26.

Après une école à feux du 28 septembre au 3 octobre, la 14ème DT effectue un entraînement commun avec la 2ème DTE du 11 octobre au 8 novembre, la 14ème DT rentrant à Lorient le lendemain.

Après une ultime sortie commune du 12 au 20 novembre, la 14ème DT est dissoute le 22 novembre 1943, ces trois torpilleurs reclassés patrouilleurs devant être redéployés essentiellement outre-mer pour servir de navire de souveraineté.

La Flore va ainsi être redéployée à La Réunion. Elle subit une période d’entretien à flot du 23 novembre au 7 décembre 1943 avec remise en état et modification de son armement.

Il sort pour essais du 8 au 11 décembre puis pour remise en condition du 12 au 30 décembre 1943 en compagnie de ses deux anciens compères de feu la 14ème DT.

Les trois nouveaux patrouilleurs quittent Lorient le 4 janvier 1944, font escale à Lisbonne du 7 au 9 janvier, à Casablanca du 11 au 13 janvier puis arrivent à Tunis le 16 janvier _nouvelle affectation du Bouclier_.

La Flore et la Melpomène eux poursuivent leur chemin, faisant escale à Alexandrie du 21 au 23 janvier, franchissent le canal de Suez les 24 et 25 janvier avant de rallier Djibouti le 30 janvier 1944.

Si La Melpomène reste dans ce port car il s’agit de sa nouvelle affectation, La Flore continue sa route direction la Réunion, quittant la Corne de l’Afrique le 2 février, fait escale à Diego-Suarez le 7 février avant de rallier Port-des-Galets le 10 février 1944.

Il va y rester déployé jusqu’en septembre 1948, patrouillant au large de la Réunion, allant parfois jusqu’à l’Ile Maurice ou encore Madagascar notamment pour caréner notamment au printemps 1947.

A l’annonce du début du conflit en Europe, La Flore renforce ses patrouilles pour tenter d’intercepter  des corsaires allemands dont la présence est redoutée comme à l’automne 1939.

12-Torpilleurs légers (3)

L’Iphigénie

Le torpilleur léger L'Iphigénie

Le torpilleur léger L’Iphigénie

-L’Iphigénie est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes le 14 décembre 1933 lancé le 18 avril 1935 et admis au service actif le 27 janvier 1937 au sein de la 12ème DT stationnée à Bizerte.

Durant la guerre de Pologne, la division va effectuer des missions de surveillance et des escortes de convois, notamment direction le Levant.

Les trois torpilleurs légers de la 12ème DT vont alors subir à tour de rôle un petit carénage limité à une remise en état.

Alors que La Pomone est immobilisé au bassin (15 décembre au 16 janvier 1940), l’Iphigénie sort en compagnie de son compère Bombarde _navire-amiral de la 12ème DT_ pour entraînement du 18 décembre 1939 au 12 janvier 1940, rentrant à Bizerte le 13.

L’Iphigénie subit ensuite à son tour un petit carénage, étant échoué au bassin n°4 à l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 17 janvier au 20 février 1940. Armé pour essais le 24 février, il sort du 25 au 28 pour ses essais post-carénage puis pour sa remise en condition du 1er au 15 mars, à chaque fois en compagnie du Pomone.

Les deux torpilleurs participent ensuite aux essais (25 au 27 mars) et à la remise en condition (29 mars au 8 avril) de leur compère Bombarde.

L’Iphigénie participe ensuite à un exercice commun à la 12ème DT et à la 11ème DCT du 10 avril au 10 mai, les deux divisions rentrant à Bizerte le 15 mai 1940 après une escale à Tunis du 11 au 14.

Les trois torpilleurs légers de la 12ème DT est à nouveau à la mer pour entraînement du 21 mai au 12 juin, date à laquelle ils rallient leur port d’attache en l’occurence Bizerte.

L’Iphigénie sort pour une école à feux du 19 au 26 juin puis pour un entraînement au combat antisurface du 28 juin au 3 juillet, ralliant Bizerte le lendemain. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet 1940.

Il sort pour essais du 27 au 29 juillet puis pour remise en condition du 31 juillet au 13 août en compagnie de La Pomone,  les deux torpilleurs disponibles de la 12ème DT sortant ensuite pour les essais (17 au 19 août) et pour la remise en condition (21 août au 4 septembre) de la Bombarde,  les trois torpilleurs rentrant le lendemain  à Bizerte.

La Pomone et ses deux compères effectuent un entraînement de division du 13 septembre au 2 octobre, la 12ème DT enchainant ensuite par un entraînement commun avec la 3ème Flottille de Torpilleurs venue de Mers-El-Kébir et ce du 5 au 13 octobre.

L’Iphigénie, la Pomone et la Bombarde sortent à nouveau pour entraînement du 20 octobre au 12 octobre avant d’enchainer par un entraînement commun avec la 11ème DCT et la 17ème DSM du 20 novembre au 2 décembre, les deux contre-torpilleurs, les trois torpilleurs et les quatre sous-marins faisant escale à  Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le 9 décembre 1940. La 12ème DT termine l’année par une école à feux du 16 au 23 décembre, rentrant à Bizerte le 24 décembre.

L’Iphigénie et ses deux compères commencent l’année 1941 par une école à feux du 4 au 12 janvier, faisant escale à Bône (Algérie) du 13 au 16 janvier, ralliant Bizerte le lendemain avant d’enchainer par un entraînement commun avec les torpilleurs d’escadre Trombe l’Alcyon et le Bordelais du 26 janvier au 6 février, les deux divisions faisant escale à Tunis du 7 au 10 février avant de se séparer et de rentrer dans leurs ports respectifs, la 12ème DT ralliant Bizerte le 11.

Les trois torpilleurs légers de la 12ème DT sortent pour entraînement du 18 février au 2 mars, faisant escale à Sfax du 3 au 7 mars avant un nouvel entraînement du 8 au 18 mars, les trois torpilleurs rentrant à Bizerte le lendemain.

L’Iphigénie et la Bombarde sortent pour une école à feux du 27 mars au 7 avril, faisant escale à Sfax du 8 au 12 avril avant de rentrer à Bizerte le 13. Ils participent ensuite aux essais (18 au 20 avril) et à la remise en condition (22 avril au 2 mai) de la Pomone.

Le 10 mai 1941, les torpilleurs légers l’Iphigénie, Bombarde et La Pomone quittent Bizerte pour entraînement, exécutant une école à feux du 10 au 17 mai avant de faire escale à Ajaccio du 18 au 21 mai puis de rallier Toulon le 22 mai 1941.

La 12ème DT va alors effectuer un entraînement commun avec la 13ème DT de Toulon et ce du 23 mai au 12 juin, les six torpilleurs faisant une escale de représentation à Nice du 13 au 17 juin avant de se séparer, la 12ème DT ralliant Bizerte le 24 juin après une escale à La Valette du 21 au 23.

L’Iphigénie sort pour une école à feux du 1er au 10 juillet, faisant escale à Tunis du 11 au 14 juillet avant de participer aux essais (16 au 18 juillet) et à la remise en condition (20 juillet au 4 août) de La Pomone.

L’Iphigénie est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 7 au 28 août, recevant alors une DCA moderne (deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples à la place des mitrailleuses de 13.2mm). Il sort ensuite pour essais (29 au 31 août) et pour remise en condition (2 au 16 septembre) en compagnie de La Pomone et de la Bombarde, les trois torpilleurs faisant escale à Bône du 17 au 20 septembre et à Tunis du 22 au 27 septembre avant de rallier Bizerte le lendemain.
Après une école à feux du 5 au 11 octobre, la 12ème DT participe à un entraînement commun aux navires de la 6ème EL du 15 au 30 octobre. Après une escale à La Valette du 1er au 7 novembre puis à Alexandrie du 10 au 15 novembre, la 6ème EL réalise un entraînement avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre. Si les contre-torpilleurs et l’Emile Bertin continuent alors jusqu’au Levant, les trois torpilleurs légers rentrent à Bizerte le 25 novembre 1941.

Les trois torpilleurs légers sont en entretien à flot du 26 novembre au 8 décembre 1941, les trois navires sortant pour essais du 9 au 11 décembre puis pour remise en condition du 13 au 27 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain.

L’Iphigénie et ses deux compères de la 12ème DT sortent pour entraînement du 5 janvier au 3 février, les trois navires ralliant Bizerte le 4 février 1942.

Du 11 février au 3 mars, les trois torpilleurs légers de la 12ème DT effectuent un exercice commun avec le torpilleur d’escadre le Fortuné venu de Toulon, les quatre navires faisant escale à Tunis du 4 au 11 mars, la 12ème DT ralliant Bizerte le 12 mars.

Après une école à feux du 15 au 21 mars, les trois torpilleurs légers de la 12ème DT participent à la  à un entraînement avec le contre-torpilleur Mogador du 23 mars au 9 avril et du 23 avril au 2 mai, un entraînement DAM exécuté du 11 au 18 avril séparant les deux. Les quatre navires rentrent à Bizerte le 7 mai après une escale à Sfax du 3 au 6

Après un entraînement à la défense aérienne à la mer du 11 au 18 avril, l’Iphigénie accompagné par la Bombarde et la Pomone effectuent un exercice commun avec le contre-torpilleur Mogador du 23 avril au 2 mai, faisant escale à Sfax du 3 au 6 mai avant de rentrer à Bizerte le 7 mai 1942.

Le 11 mai 1942, la 12ème DT appareille de Bizerte, ralliant Toulon le 14 mai pour un exercice commun avec le torpilleur d’escadre Le Fortuné du 15 mai au 15 juin, les quatre navires faisant escale à Ajaccio du 16 au 23 juin avant de rentrer dans leurs port respectifs, la 12ème DT rentrant à Bizerte le 25.

L’Iphigénie effectue un entraînement au combat antisurface du 2 au 13 juillet, rentrant à Bizerte le lendemain. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 17 juillet au 7 août, sortant pour essais (8 au 10 août) et pour remise en condition (12 au 26 août) en compagnie de la Pomone, les deux torpilleurs disponibles de la 12ème DT sortant ensuite pour les essais (29 au 31 août) et la remise en condition (2 au 14 septembre) du Bombarde.

La 12ème DT sort pour une école à feux du 17 au 23 septembre avant d’accueillir au large de la Tunisie la 3ème DT qui va la remplacer au sein de la 6ème Escadre Légère. Les deux divisions effectuent un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Le 7 octobre 1942, la 12ème DT est dissoute. Le lendemain 8 octobre, les torpilleurs sont reclassés patrouilleurs et vont être réaffectés outre-mer.

L’Iphigénie sort pour entraînement du 10 au 22 octobre, faisant escale à Sfax du 23 au 27 octobre avant une nouvelle sortie d’entraînement du 28 octobre au 5 novembre, le nouveau patrouilleur rentrant à Bizerte le 6 novembre 1942.

Il subit un petit carénage du 8 novembre au 10 décembre 1942 avec une modification de son armement pour l’adapter à sa nouvelle mission.

Il sort pour essais du 15 au 18 décembre puis pour remise en condition du 20 décembre 1942 au 3 janvier 1943.

Il quitte Bizerte le 5 janvier puis rallie Beyrouth le 9 janvier 1943, dépendant à partir de ce moment là de la Division Navale du Levant (DNL), servant de patrouilleur de souveraineté, tirant à de nombreuses reprises contre la terre dès qu’un poste militaire ou une patrouille française était attaqué.

Il reste déployé au Levant jusqu’en septembre 1948, se faisant caréner à Haïfa suite à un accord avec les britanniques, les carénages de mars-avril 1945 et de juin-juillet 1948 étant limités à une remise en état des œuvres vivres.

12-Torpilleurs légers (2)

La Pomone

Le torpilleur léger La Pomone lors de ses essais à la mer

Le torpilleur léger La Pomone lors de ses essais à la mer

-La Pomone est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes le 22 novembre 1933, lancé le 25 janvier 1935 et admis au service actif le 27 janvier 1937 au sein de la 12ème DT.

Cette division stationnée à Bizerte est composée des torpilleurs légers La Pomone, L’Iphigénie, La Flore et La Melpomène. Le 10 juin 1939, La Melpomène rejoint Lorient pour former la 14ème DT avec ses sister-ship Flore et Bouclier.

Le 14 décembre 1939, La Pomone cède son pavillon de navire-amiral à son compère Bombarde avant d’être échoué au bassin n°3 de l’Arsenal de Sidi-Abdalah, bassin alors en cours d’extension à 195m.

Il y subit une remise en état complète jusqu’au 16 janvier 1940, sortant pour essais du 23 au 25  puis pour remise en condition du 27 janvier au 10 février 1940, à chaque fois en compagnie de la Bombarde qui lui retransmet alors son pavillon de navire-amiral.

La Pomone exécute une école à feux du 15 au 21 février avant de participer aux essais (25 au 28 février) et à la remise en condition (1er au 15 mars) de l’Iphigénie qui venait à son tour de subir un grand carénage.

La Pomone et l’Iphigénie sortent ensuite pour essais (25 au 27 mars) et pour remise en condition (29 mars au 8 avril) de La Bombarde.

Les trois torpilleurs de la 12ème DT manœuvrent avec les contre-torpilleurs Bison Aigle Milan de la11ème DCT du 10 avril au 10 mai, les six navires rentrant à Bizerte le 15 mai 1940 après une escale à Tunis du 11 au 14.

Les trois torpilleurs de la 12ème DT sortent à nouveau pour entraînement de division du 21 mai au 12 juin, rentrant dans la foulée à Bizerte. Ils ne ressortent qu’au mois de septembre pour un nouvel entraînement de division réalisé du 13 septembre au 2 octobre suivit d’un entraînement avec la 3ème flottille de torpilleurs venue de Mers-El-Kébir (5 au 13 octobre).

La Pomone, l’Iphigénie et la Bombarde sortent à nouveau pour entraînement de division du 20 octobre au 12 novembre avant un entraînement avec la 11ème DCT et la 17ème DSM du 20 novembre au 2 décembre, la petite escadre faisant escale à Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le 9. La 12ème DT termine l’année par une école à feux du 16 au 23 décembre, rentrant à Bizerte le 24 décembre.

La réorganisation de septembre 1940 affecte la 12ème Division de Torpilleurs à la 6ème Escadre Légère.

La Pomone et ses deux compères de la 12ème DT commencent l’année 1941 par une école à feux du 4 au 12 janvier suivie d’une escale à Bône du 13 au 16 avant un entraînement commun avec les torpilleurs d’escadre Trombe L’Alcyon et Bordelais du 26 janvier au 6 février, les deux divisions faisant escale à Tunis du 7 au 10 février avant de se séparer et de rentrer dans leurs ports respectifs, la 12ème DT ralliant Bizerte le 11 février 1941.

Les trois torpilleurs légers de la 12ème DT sortent pour entraînement du 18 février au 2 mars, faisant escale à Sfax du 3 au 7 avant un nouvel entraînement du 8 au 18 mars, les trois torpilleurs rentrant à Bizerte le 19 mars 1941.

Victime d’une avarie mécanique, le torpilleur léger La Pomone est indisponible du 25 mars au 17 avril, sortant pour essais du 18 au 20 avril puis pour remise en condition du 22 avril au 2 mai, à chaque fois en compagnie de ses compères L’Iphigénie et Bombarde.

Le 10 mai 1941, les torpilleurs légers La Pomone, L’Iphigénie et Bombarde quittent Bizerte pour entraînement, exécutant une école à feux du 10 au 17 mai avant de faire escale à Ajaccio du 18 au 21 mai puis de rallier Toulon le 22 mai 1941.

La 12ème DT va alors effectuer un entraînement commun avec la 13ème DT de Toulon, les six torpilleurs légers s’entrainant ensemble du 23 mai au 12 juin, les deux DT faisant escale à Nice du 13 au 17, la 12ème DT rentrant à Bizerte le 24 juin après une escale à La Valette du 21 au23.

La Pomone est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 24 juin au 15 juillet 1941, indisponibilité qui est mise à profit pour moderniser la DCA, les quatre mitrailleuses de 13.2mm en deux affûts doubles étant remplacées par deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples.

Il sort pour essais du 16 au 18 juillet puis pour remise en condition du 20 juillet au 4 août en compagnie de l’Iphigénie. Il enchaine ensuite par les essais (7 au 9 août) et à la remise en condition (11 au 25 août) du Bombarde, les deux torpilleurs disponibles de la 12ème DT enchainant par les essais (29 au 31 août) et à la remise en condition (2 au 16 septembre) de l’Iphigénie, les trois torpilleurs faisant escale à Bône du 17 au 20 septembre et à Tunis du 22 au 27 septembre avant de rallier Bizerte le 28.

Les trois torpilleurs de la 12ème DT sortent pour une école à feux du 5 au 11 octobre avant de rallier Bizerte le 12 octobre pour préparer un entraînement commun aux navires de la 6ème Escadre Légère exécuté du 15 au 30 octobre.

Après une escale à La Valette du 1er au 7 novembre puis à Alexandrie du 10 au 15 novembre, la 6ème EL réalise un entraînement avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre. Si les contre-torpilleurs et l’Emile Bertin continuent jusqu’au Levant, les trois torpilleurs légers rentrent à Bizerte le 25 novembre 1941.

Les trois torpilleurs légers sont en entretien à flot du 26 novembre au 8 décembre 1941, les trois navires sortant pour essais du 9 au 11  puis pour remise en condition du 13 au 27 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain.

La Pomone et ses deux compères de la 12ème DT sortent pour entraînement du 5 janvier au 3 février, rentrant le lendemain à Bizerte. La Pomone, la Bombarde et l’Iphigénie enchainent par un entraînement commun avec le torpilleur d’escadre Le Fortuné du 11 février au 3 mars, la 12ème DT rentrant à Bizerte le 12 mars après une escale à Tunis du 4 au 11.

Après une école à feux du 15 au 21 mars, les torpilleurs légers de la 12ème DT s’entrainent avec le contre-torpilleurs Mogador du 23 mars au 9 avril et du 23 avril au 2 mai avec un exercice DAM du 11 au 18. La division rentre à Bizerte le 7 mai après une escale à Sfax du 3 au 6.

Le 11 mai 1942, la 12ème DT appareille de Bizerte, ralliant Toulon le 14 mai pour un exercice commun avec le torpilleur d’escadre Le Fortuné du 15 mai au 15 juin, les quatre torpilleurs faisant escale à Ajaccio du 16 au 23 juin avant que la 12ème DT ne mette cap sur Bizerte où elle arrive le 25 juin 1942.

La Pomone est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 16 juillet 1942, sortant pour essais du 17 au 19 juillet et pour remise en condition du 21 juillet au 4 août, à chaque fois en compagnie du Bombarde.

La Pomone sort ensuite pour les essais (8 au 10 août) et pour la remise en condition (12 au 26 août) de l’Iphigénie, les deux torpilleurs disponibles de la 12ème DT sortant ensuite pour les essais (29 au 31 août) et pour remise en condition (2 au 14 septembre) du Bombarde.

La 12ème DT sort pour une école à feux du 17 au 23 septembre avant d’accueillir au large de la Tunisie la 3ème DT composée des torpilleurs légers L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien (classe Le Fier) qui va la remplacer au sein de la 6ème Escadre Légère. Les deux divisions effectuent un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Le 7 octobre 1942, la 12ème DT est dissoute. Le lendemain 8 octobre, les torpilleurs sont reclassés patrouilleurs et vont être réaffectés outre-mer.

La Pomone subit alors un petit carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah, étant échoué au bassin n°4 du 8 octobre au 7 novembre. Il perd son canon de 100mm n°2 remplacé par deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en un affût double, les deux canons de 37mm installés au milieu du navire sont regroupés en un seul affût double. Ils reçoivent également quatre mitrailleuses de 7.5mm. Des grenades ASM légères sont embarquées mais leur efficacité est limité par l’absence d’un Asdic.

Il sort pour essais du 12 au 15 novembre puis pour remise en condition du 17 novembre au 2 décembre. Il quitte Bizerte le 5 décembre, fait escale à Mers-El-Kébir du 8 au 11 décembre, à Casablanca du 14 au 16 décembre, à Dakar du 20 au 25 décembre avant de rallier Abidjan _son nouveau port d’attache_ le 28 décembre 1942. Il dépend du groupement de surveillance de la Flotte de l’Atlantique.

Déployé dans cette ville en pleine croissance, ce patrouilleur effectue des patrouilles de surveillance et de sécurité dans le Golfe de Guinée.

Il n’est absent de la côte d’Ivoire que pour aller caréner à Dakar, le premier de juin à août 1945 et le second de mars à mai 1948.

A l’annonce de la déclaration de la guerre en septembre 1948, La Pomone va renforcer les patrouilles dans le Golfe de Guinée pour intercepter d’éventuels corsaires allemands dans la région.