22-Armée de terre : armement et matériel (74) ordre de bataille (8)

-4ème Corps d’Armée

Ce corps d’armée mis sur pied à Nantes dispose comme les autres corps d’armée d’unités de combat et de soutien qui lui sont directement rattachés :

-Le 604ème régiment de pionniers

-Le 4ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (4ème GRCA) mis sur pied par le CMC n°21 de Pontivy équipé de chars légers AMX-44  et d’automitrailleuses puissantes     AM modèle 1940P. En attendant la disponibilité d’AMX-44, il reçoit des Hotchkiss H-39.

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

-Le 111ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale Hippomobile (111ème RALCH) qui
dispose de deux groupes de 105L Schneider modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle
1945.

-Différentes unités du génie, des transmissions, du train, de l’intendance et du service de santé

-L’armée de l’air détaché au profit de ce corps d’armée, le 504ème Groupe Aérien d’Observation.

-La 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (4ème DINA) est une unité d’active dont l’état-major est habituellement stationné à Epinal dispose du 13ème régiment de zouaves, du 23ème et du 25ème régiment de tirailleurs algériens; de deux régiments d’artillerie (33ème RANA et 233ème RALNA), de la 604ème batterie divisionnaire antichar nord-africaine, du 604ème bataillon de défense antiaérienne nord-africaine, du 38ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 94ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (94ème GRDI) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 22ème Division d’Infanterie est une unité de mobilisation de série A composée donc de jeunes réservistes. Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (19ème, 62ème et 116ème RI), de deux régiments d’artillerie (18ème RAD et 218ème RALD), de la 622ème batterie divisionnaire antichar, du 622ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 24ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (24ème GRDI) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-21ème Corps d’Armée

Ce Corps d’Armée mis sur pied lui aussi par la 4ème région militaire peut être considéré comme le corps d’armée le plus faible des trois puisqu’il ne dispose que de division de série B composés de réservistes expérimentés mais uniquement de réservistes.

-Sous l’autorité direct du commandant de ce corps d’armée, nous trouvons le 621ème régiment de pionniers, le 21ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (21ème GRCA) mis sur pied par le CMC n°21 de Pontivy disposant de Hotchkiss H-39 en attendant la disponibilité de chars légers AMX-44 et d’automitrailleuses de découverte AMD 178 en attendant la disponibilité des AMP.

Canon de 105mm long modèle 1936 Schneider

Canon de 105mm long modèle 1936 Schneider

Il dispose également du 109ème régiment d’artillerie lourde hippomobile (109ème RALH) disposant de deux groupes de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm modèle 1918, d’unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé.

L’armée de l’air détache à son profit le Groupe Aérien d’Observation (GAO) n°521 et équipé de huit Bloch     MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir soit un total de trente-cinq appareils.

-La 53ème division d’infanterie est une unité de série B formée donc de réservistes âgés entre 35 et 45 ans. Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (208ème, 239ème et 329ème RI); de deux régiments d’artillerie (22ème RAD et 222ème RALD), de la 653ème batterie divisionnaire antichar, du 653ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 66ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (66ème GRDI) qui dispose de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte AMD 178 en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 61ème division d’infanterie est elle aussi une unité de série B formée donc de réservistes âgés entre 35 et 45 ans.

Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (248ème, 265ème et 337ème RI), de deux régiments d’artillerie (51ème RAD et 251ème RALD), de la 661ème batterie divisionnaire antichar, du 661ème bataillon de défense antiaérienne, du 72ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 9ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (9ème GRDI) créé en 1948 qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découvertes AMD 178 en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

22-Armée de terre : armement et matériel (39)

Panhard 201 (AutoMitrailleuse Puissante AM modèle 40 P)

Automitrailleuse Puissante Panhard 201 ou AM modèle 1940P

Automitrailleuse Puissante Panhard 201 ou AM modèle 1940P

Développement

Le 3 mai 1938, un programme d’AutoMitrailleuse Puissante est lancée pour équiper l’armée de terre d’un véhicule de reconnaissance rapide, bien protégé et bien armé.

La rapidité est une caractéristique commune avec les AMD mais leur blindage est nettement plus important avec 40mm (identique aux chars légers de l’époque) tout comme l’armement avec un canon de 37mm semi-automatique modèle 1938, le nouveau canon standard des chars légers.

L’AMP va remplacer à la fois l’AMR et l’AMD suite à la décision prise le 27 février 1940 par le général Gamelin de cesser la production des véhicules de combat peu blindé, signant l’arrêt de mort de la Gendron-Somua et de la voiture spéciale modèle 178.

Le programme demande une voiture de 7 tonnes en ordre de marche, blindée à 40mm, armée d’un canon de 37mm et d’une mitrailleuse, pouvant circuler en tout-terrain (25 à 40 km/h) et sur route de 80 à 100 km/h.

Bucciali et Laffly sont consultés mais ne dépassent pas le stade de l’avant projet, laissant Gendron et Panhard continuer même si la première firme n’ayant pas les reins solides, elle laissa Panhard poursuivre seul le dévellopement d’une AMP qui devait désormais avoir un blindage de 60mm et un canon de 47mm comme les chars légers appelés à remplacer les AMR à mitrailleuses.

Le prototype de la Panhard 201 est présenté au printemps 1940, une première commande de 600 exemplaires étant passée le 1er mai 1940 mais la production ne commence qu’en septembre, la Panhard AM modèle 1940 P remplaçant alors son ainée «Pan Pan» sur les chaines de montage.

La montée en puissance va se faire progressivement avec vingt exemplaires produits par mois entre septembre 1940 et juin  1941, vingt-cinq entre juillet et décembre 1941, portant alors le total de véhicules produits à 350 sur les 600 de la commande initiale.

La production passe alors à trente véhicules par mois permettant à Panhard d’honorer cette première commande en septembre 1942.

Une deuxième commande est passée en septembre 1941 pour à nouveau 600 exemplaires pour équiper les régiments de découverte des DLM (384 exemplaires) et pour rééquiper les GRDI motorisés encore équipés d’AMD 178 Panhard (175 exemplaires) soit un total de 559 exemplaires auxquels s’ajoutent 41 exemplaires qui vont rejoindre le stock de réserve.

Ces véhicules suivent sur la chaine de montage les véhicules de la première commande, toujours au rythme de trente-véhicules par mois, commande qui est donc honorée en avril 1944, la chaine de montage continuant à sortir d’autres véhicules, des versions spécialisées de l’AMP.

En mars 1943, Panhard propose une version PC avec superstructure (et en temps de guerre, un canon factice dont on peut douter de l’efficacité en terme de camouflage) ainsi qu’une version d’appui rapproché disposant d’un obusier court de 75mm inspiré de l’obusier de montagne modèle 1942.

La commande est passée en janvier 1944 pour 328 AMP-Support (200 pour les GRDI et 128 pour les régiments de découverte), 43 véhicules PC (un par GRDI et un par RD) et 82 véhicules de dépannage soit un total de 443 véhicules qui vont être livrés entre septembre 1944 et novembre 1945, marquant la fin de la production pour équiper les unités en ligne.

Ces deux versions ainsi qu’une version de dépannage sont commandés en série par l’armée de terre à la différence d’une version antiaérienne (bitube de 25mm) et d’une version équipée d’un mortier de 120mm.

Après ces 1643 véhicules produits, la production va continuer à rythme réduit (dix par mois de décembre 1945 à juillet 1948) soit un total de 320 véhicules produits, les ¾ soit 240 véhicules étant en version AMP, 60 en version AMP-S, 10 en version PC et 10 en version dépannage.

La production va dès août 1948 reprendre à plus grande échelle, 30 et parfois même 40 véhicules par mois, montée en puissance facilitée par l’ouverture d’une deuxième chaine de montage chez Delaunay-Belville et par la commande massive d’acier à blindage en Grande Bretagne et aux Etats-Unis.

Unités équipées

Suite à la démobilisation de l’été 1940, décision est prise de motoriser tous les GRDI survivants pour en faire de petites unités à vocation interarmes. Elles doivent toujours avoir comme mission prioritaire la reconnaissance au profit de leur division de rattachement mais elles doivent également pouvoir mener des combats retardateurs notamment en combat défensif.

Les premières AM modèle 1940 P vont donc équiper les GRDI de type normal avant même les régiments de découverte ainsi que les GRDI motorisés équipés d’AMD 178.

Tout ceci concerne la métropole, les GRDI du Levant et d’Afrique du Nord recevant des AMD 178 de fabrication neuve tout comme les trois GRDI rattachés aux trois Divisions d’Infanterie Alpine.

Les premières automitrailleuses sortent des chaines de production au mois d’octobre et dès le mois de novembre, les premières unités vont recevoir leurs automitrailleuses début 1941.

Chaque GRDI reçoit un groupe d’escadrons de découverte avec un escadron d’automitrailleuses, chaque escadron disposant d’un véhicule PC, d’une AMP pour le chef de corps et de quatre pelotons à quatre automitrailleuses.

Ultérieurement, s’ajoutent deux AMP d’appui aux quatre AMP de reconnaissance plus deux véhicules de dépannage. Cela porte le total à 24 automitrailleuses (16 AMP et 8 AMP d’appui) plus un véhicule PC, une AMP pour le chef de corps et deux véhicules de dépannage soit un total de 28 véhicules.

Le 15ème GRDI rattaché à la 10ème Division d’Infanterie est le premier groupe à recevoir le nouveau fleuron de la cavalerie française, ses vingt-cinq véhicules étant livrés en janvier 1941.

Le 16ème GRDI chargé d’éclairer la 11ème DI est équipé en février 1941 suivit en mars par le 17ème GRDI rattaché à la 13ème DI.

Le 18ème GRDI chargé d’éclairer la 23ème DI est équipé en avril suivit en mai du 21ème GRDI (19ème DI) et en juin du 25ème GRDI chargé d’éclairer la 14ème DI.

Ce n’est ensuite qu’en septembre que l’équipement se poursuit, le 27ème GRDI chargé d’éclairer la 21ème DI recevant ses véhicules en septembre suivit en octobre du 32ème GRDI (43ème DI), du 37ème GRDI (42ème DI) en novembre et du 39ème GRDI (36ème DI) en décembre 1941.

A l’issue de cette première année de livraison et de ces quinze mois de production, Panhard à sortit 350 véhicules de son usine de la rue d’Ivry, 250 véhicules étant en service au sein des GRDI, les cent autres stockés attendant soit d’être mis en service en unités ou utilisés pour les essais et la formation.

Le 71ème GRDI chargé d’éclairer la 1ère Division d’Infanterie Coloniale reçoit ses vingt-cinq véhicules en janvier 1942 tout comme le 72ème GRDI de la 2ème DIC, laissant cinquante véhicules en réserve, chiffre montant à quatre-vingt avec la production du mois.

Le 73ème GRDI chargé d’éclairer la 3ème Division d’Infanterie Coloniale reçoit ses vingt-cinq véhicules en février 1942 suivit au mois de mars par le 74ème GRDI qui lui éclaire la 4ème Division d’Infanterie Coloniale.

Au 1er avril 1942, on trouve en ligne un total de 350 AM modèle 1940 P en service sur les 440 véhicules sortis d’usine ce qui laisse en réserve 90 véhicules.

En avril 1942, c’est le 91ème GRDI qui reçoit ses véhicules pour lui permettre d’éclairer la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine. Il est suivit en mai 1942 par le 92ème GRDI (2ème DINA), en juin par le 93ème GRDI (3ème DINA) et enfin par le 94ème GRDI chargé d’éclairer la 4ème DINA qui reçoit ses véhicules en juillet 1942.

450 véhicules sont en ligne, la production de la première commande s’achevant en septembre 1942, elle laisse donc sur le papier 150 véhicules, je dis bien sur le papier car dans les faits la situation est plus compliquée.

Les régiments de découverte des Divisions Légères Mécaniques vont alors commencer leur rééquipement avec une automitrailleuse puissante, chaque régiment de découverte disposant de deux groupes d’escadrons avec deux escadrons d’automitrailleuses.

Chaque escadron dispose de quatre pelotons de cinq voitures auxquelles il faut ajouter une voiture pour le commandant de l’escadron soit 21 voitures, 42 en cumulant les AMP des deux GE, laissant une voiture pour le commandant du régiment, une pour son adjoint et quatre voitures de réserve soit un total de 48 AMP en attendant les AMP-S et les versions commandement et dépannage.

Le 6ème cuirassier, régiment de découverte de la 1ère DLM commence son rééquipement en septembre 1942 et l’achève au mois d’octobre avec un total de 48 véhicules prélevés sur les stocks de réserve qui tombent au 31 octobre à 102 véhicules, les trente véhicules produits en septembre et les trente véhicules produits en octobre ayant servit à équiper complètement un autre régiment de découverte et partiellement un troisième.

L’autre régiment de découverte en question est le 8ème régiment de cuirassiers, le régiment de découverte de la 2ème DLM qui reçoit ses quarante-huit véhicules en octobre et en novembre 1942.

Le 1er régiment de hussards, régiment de découverte de la 3ème DLM reçoit ses véhicules entre novembre 1942 et janvier 1943. Il est suivit par le 5ème régiment de cuirassiers _régiment de découverte de la 4ème DLM_ qui reçoit ses véhicules en janvier et février 1943.

Le 11ème cuirassiers qui est le régiment de découverte de la 5ème DLM reçoit ses véhicules en mars et avril 1943.

Au 30 avril 1943, un total de 18 GRDI et de cinq régiments de découverte sont équipés de l’AM modèle 1940 P soit un total de véhicules en ligne de 690 sur un total produit de 800 véhicules.

Le 2ème cuirassiers, régiment de découverte de la 6ème DLM reçoit ses véhicules en mai et juin 1943, la dernière DLM à être équipée en attendant la création à l’époque encore hypothétique de deux DLM.

Cela porte le nombre de véhicules en ligne à 738 sur un total produit de 860 véhicules, laissant donc 122 véhicules en réserve.

C’est ensuite au tour des sept GRDI motorisés, encore équipés d’AMD-178 de suivre le chemin du rééquipement, le 1er GRDI recevant ses vingt-cinq véhicules en juillet, le 2ème GRDI en août, le 3ème GRDI en septembre, le 4ème GRDI en octobre, le 5ème GRDI en novembre, le 6ème en décembre 1943 et le 7ème GRDI en janvier 1944.

Cela porte le total de véhicules produits à 1070 véhicules avec en ligne 913 véhicules, laissant un total de 157 véhicules en réserve, réserve qui gonfle avec la fin de production de véhicules prévus pour deux nouvelles DLM, la réserve atteignant le chiffre respectable de 287 véhicules qui permettra d’équiper les RD des deux DLM (96 véhicules) ainsi que servir de volant de fonctionnement.

La production et la livraison vont alors concerner les versions spécialisées de l’AM modèle 1940 P (appui-rapproché, dépannage,PC), les GRDI étant servis en premier avant les RD. Les 443 véhicules sont livrés entre septembre 1944 et novembre 1945.

Après ces 1643 véhicules produits, la production va continuer à rythme réduit (quinze par mois de décembre 1945 à juillet 1948) soit un total de 480 véhicules produits, les 2/3 soit 320 véhicules étant en version AMP, 100 en version AMP-S, 30 en version PC et 30 en version dépannage.

La production va dès août 1948 reprendre à plus grande échelle, 30 et parfois même 40 véhicules par mois, montée en puissance facilitée par l’ouverture d’une deuxième chaine de montage chez Delaunay-Belville et par la commande massive d’acier à blindage en Grande Bretagne et aux Etats-Unis.

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, on trouve un total de 1356 véhicules en ligne plus 671 véhicules de réserve donc beaucoup vont rejoindre les unités de mobilisation.

Caractéristiques Techniques de l’AutoMitrailleuse modèle 1940 P

Poids en ordre de combat : 9750 kg

Dimensions : longueur 4.45m largeur 2.00m Hauteur 1.80m

Motorisation : un moteur Panhard SK 6 C12 délivrant 92ch

Performances : vitesse maximale sur route 80 à 100 km/h vitesse maximale sur terrain varié 25 à 40 km/h Autonomie 400km (145 litres de carburant)

Blindage : 60mm maximum

Armement : tourelle monoplace avec un canon de 47mm semi-automatique modèle 1935 avec 90 obus associé à une mitrailleuse de 7.5mm MAC 31 avec 3500 cartouches

Equipage : un mécanicien-pilote et un chef-de char tireur

22-Armée de terre : armement et matériel (11)

Canon de 105mm de montagne modèle 1919 et 1928

Ces deux canons _quasiment identiques_ équipent les Régiments d’Artillerie de Montagne réorganisés en 1943 sous la forme d’un RAM type 1943 avec trois groupes à deux batteries de 75mm et un groupe de trois batteries à quatre canons de 105mm modèle 1919 ou 1928.

Ces canons vont équiper un total de cinq régiments d’artillerie de montagne soit cinq groupes et donc quinze batteries et soixante canons de 105mm modèle 1919 ou 1928.

En dépit de projets, ces canons sont donc toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques des canons de montagne modèle 1919 et 1928

Calibre : 105mm Poids total 750kg Poids de l’obus 12kg Portée effective 7850m Pointage en site : 0 à +40° Pointage en azimut : 9°

Obusier de 105C modèle 1935B

obusier de 105C modèle 1935B

obusier de 105C modèle 1935B

Cet obusier léger développé par l’établissement de Bourges à mis fin à un débat de plus de trente ans sur l’opportunité de doter les divisions d’un obusier léger et puissant.

Les projets ont été nombreux pour combler cette lacune notamment en 1912 quand Schneider parallèlement à son canon de 105L proposera  un obusier de 105C qui bien que donnant satisfaction ne sera pas adopté sous le prétexte qu’on fera du tir courbe avec le canon de 75.

Ce choix essentiellement financier se fracassera sur les réalités du terrible conflit qui éclate en août 1914. Plus grave, il va créer une véritable lacune capacitaire pour nos armées entre le canon de 75mm modèle 1897 et les canons de 155C Schneider et Saint Chamond dont la puissance se payait par une mobilité réduite et un obus de 43kg difficile à manier.

En 1924, les régiments d’artillerie divisionnaire (un par division d’infanterie) adoptent la structure qui sera la leur jusqu’à la mobilisation de septembre 1939 (et qui redeviendra la leur après la démobilisation un an plus tard) avec trois groupes de 75 et deux groupes de 155C.

L’idée d’un obusier léger ressurgit mais là encore, rien ne se passe et il faut attendre 1932 pour qu’enfin la situation bouge. A l’époque, le seul matériel existant en France est un obusier de la firme Schneider fabriqué pour le Japon (voir ci-après).

L’adoption directe de ce matériel aurait été possible mais comme dans d’autres pays, il faut ménager la susceptibilité des arsenaux d’Etat et l’établissement de Bourges est chargé de donner la réplique à la firme du Creusot.

Fin 1932 donc, l’Établissement de Bourges (ABS) est chargé de développer un obusier léger pour enfin mettre fin à une lacune vieille de près de vingt ans.

Le dévellopement initial est rapide et le prototype est présenté en mai 1934, le nouvel obusier reprenant l’affût biflèche de 75 modèle 1897/33 qui avait été comme son nom l’indique étudié pour moderniser le vénérable «75» mais à part quelques pièces confinés dans les casemates de la ligne Maginot, cet affût n’avait pas été généralisé.

Le 18 octobre 1934 après des essais intensifs, le conseil consultatif de l’armement décide de……ne pas choisir en préconisant de commander les deux modèles en dépit du fait que sur un certain nombre d’aspects, la pièce de Bourges était supérieure à celle du Creusot.

C’est ainsi que la première commande passée le 17 janvier 1935 prévoit l’acquisition de 84 pièces répartis entre 36 matériels Schneider et 48 de Bourges bien que ce dernier n’ait été officiellement adopté que le 4 mai 1935 sous le nom de matériel de 105C modèle 1935B.

Quand éclate la guerre de Pologne, le total des pièces commandées s’établit pour Bourges à 768 pièces soit de quoi équiper 64 groupes et 32 régiments d’artillerie. Sur ce total, 16 groupes ont été équipés soit un total théorique de 192 pièces en ligne plus un petit nombre en réserve pour l’instruction et pour servir de volant de réserve.

Quatre Régiments d’Artillerie Lourde Divisionnaire motorisés sont ainsi équipés en septembre 1939 suivit d’un cinquième au printemps 1940  en l’occurence le 215ème RALD (1ère DIM), le 216ème RALD (25ème DIM), le 225ème RALD (12ème DIM) et le 230ème RALD (9ème DIM), le 201ème RALD de la 15ème DIM recevant un groupe en avril 1940 puis un second en juin 1940.

Quatre groupes équipés également les régiments d’artillerie des Divisions Légère Mécanique et des Divisions de Cavalerie, en l’occurence un groupe au 71ème RA (2ème DLM), un groupe au 72ème RA (3ème DC), un groupe au 73ème RA (2ème DC) et enfin un quatrième au 74ème RA (1ère DLM). Les autres régiments d’artillerie des DC et des DLM recevront avant juillet le groupe de 105C prévu.

Trois groupes tractés par véhicule motorisé équipent le 309ème RATTT qui après avoir été rattaché à la Réserve Générale rallie la 2ème DCr avec seulement deux groupes, l’un de ses groupes ralliant le 319ème RATTT de nouvelle création, le régiment d’artillerie de la 3ème DCr  qui dispose d’un deuxième groupe équipé de 105C modèle 1934S.

On trouve également treize groupes à traction hippomobile au sein des DI, DINA et DIC  en l’occurence sept RALD (le 204ème de la 14ème DI, le 208ème de la 11ème DI, le 212ème de la 43ème DI, le 228ème de la 13ème DI, le 256ème de la 31ème DI et le 261ème de la 42ème DI), quatre RALNA (le 220ème rattaché à la 3ème DINA, le 233ème à la 4ème DINA, le 240ème à la 2ème DINA et le 254ème à la 1ère DINA) et deux RALC, le 201ème rattaché à la 1ère DIC et le 212ème rattaché à la 4ème DIC.

En juin 1940, la situation n’à pas beaucoup évolué et le haut commandement suspend le rééquipement des groupes pour entamer le plus discrètement possible, le processus de démobilisation.

C’est ainsi que ce n’est qu’à partir de septembre 1940 que le rééquipement des RAD d’active _les seuls maintenus en ligne_ reprend. La production n’ayant pas cessé, ce processus est relativement rapide et on peut considérer que les seize RAD équipés sont totalement équipés de canons de 105 courant juin 1941.

Pourquoi seulement seize RAD (à deux groupes soit un total de trois batteries soit 96 batteries et 384 canons) alors qu’il en existe dix-huit RAD (dix-sept pour les DI et un pour la 31ème DIAlp).

Tout simplement parce que pour des raisons de cohérence, les 11ème et 42ème RAD appartenant respectivement à la 5ème et à la 3ème DIM disposaient d’un groupe équipé d’obusiers de 105C modèle 1934S. trois nouveaux groupes sont commandés pour homogénéiser l’équipement de ces deux régiments ainsi que le 319ème RATTT qui renvoie ses 105C modèle 1935B dans un dépôt.

Les Régiments d’Artillerie Divisionnaire ne sont pas les seuls à recevoir le nouveau petit bijou de l’artillerie française, les RANA et les RAC (de métropole) reçoivent également ce canon en l’occurence comme les RAD, deux groupes à trois batteries de quatre groupe soit un total de seize groupes, quarante-huit batteries et 192 pièces.

Les RATTT rattachés aux DCr, DC et aux DLM sont en septembre 1940 au nombre de huit. Un neuvième s’ajoute avec la création de la 4ème DCr. Si les régiments d’artillerie des DLM et des Divisions de Cavalerie ne disposent que d’un seul groupe de 105C, les Divisions Cuirassées disposent de deux groupes.

En juillet 1948, on trouve donc au total huit DLM à huit RADLM et huit groupes de 12 canons de 105C  modèle 1935B soit un total de 96 pièces, les quatre premières divisions cuirassées disposaient elles de huit groupes de douze pièces, deux équipés de 105C modèle 1934S et six équipés de 105C modèle 1935B jusqu’à leur transformation en RAAP.

Certains de ces canons vont équiper le 78ème RATTT de la 1ère DLC avec trois groupes de douze pièces répartis en trois batteries de quatre pièces.

A la mobilisation, les RALD sont remis sur pied avec pour équipement le 105C modèle 1935B dont la production à continué à cadence réduite pour approvisionner les stocks.

On trouvait donc en octobre 1948, une fois la mobilisation achevée un total de quarante-trois RALD soit quatre-vingt six groupes à douze canons soit un total de 1032 canons de 105C, l’immense majorité étant des modèle 1935B à savoir quatre-vingt deux groupes soit un total  984 canons, seuls les 211ème et 242ème RALD conservant leurs pièces Schneider.

L’obusier de Bourges équipe également les régiments d’artillerie coloniale qui en métropole sont organisés de la même façon que les RAD. Ils disposent donc de dix groupes à trente batteries soit cent vingt canons de ce type. Ce nombre augmente avec la mobilisation et la création de trois RALC à deux groupes de trois batteries de quatre canons soit vingt-quatre pièces supplémentaires.

Les Régiments d’Artillerie Nord-Africain ne sont pas en reste. Au nombre de quatre avant mobilisation, ils disposent de huit groupes à trois batteries de quatre pièces soit un total de 96 obusiers de 105C modèle 1935 qui forment des RALNA.

Six nouveaux RANA sont mis sur pied à la mobilisation avec leur double RALNA mais  seuls quatre adoptent la pièce de Bourges, soit huit groupes et quatre-vingt seize pièces, les deux autres mis sur pied dans l’Empire étant équipé de la pièce Schneider.

Au final, ce sont pas moins de 1392 obusiers de 105C modèle 1935B qui sont en service en octobre 1948 plus un nombre non négligeable de pièces dans les écoles et dans les parcs.

Caractéristiques Techniques de l’obusier de 105C modèle 1935B

Calibre : 105mm Longueur totale de la pièces en batterie 4.00m Longueur du canon 1.76m Poids total en batterie 1725kg (Poids avec l’avant-train 2800kg) Poids de l’obus : 15.85kg Cadence de tir : 5 à 6 coups/minute Portée : 10400m Pointage en site : -8° à +50° Pointage en azimut sur 60°  

Equipe de pièce : huit hommes (un chef de pièce, un pointeur, un tireur, un chargeur, deux pourvoyeurs, un artificier et un auxiliaire.

Obusier de 105C modèle 1934S

Après plus de trente ans d’atermoiements, la décision est enfin prise en 1934 pour doter l’artillerie divisionnaire d’un obusier léger et puissant. A l’époque, seul Schneider produit en France une arme de ce type, une arme qu’elle exporte déjà au Japon.

L’armée française est intéressé par ce modèle alors connu sous les noms d’obusier de 105 S BC 11km ou de canon de 105 court de campagne Schneider sur affût biflêche. La firme du Creusot propose de mettre à disposition son canon pour essais.

L’acquisition de ce matériel aurait été possible rapidement mais comme souvent il faut ménager la susceptibilité des arsenaux d’Etat qui travaillent sur un canon équivalent. Les deux pièces vont finalement être commandé en série, l’obusier de Schneider devenant le matériel de 105 C (Court) modèle 1934 S (Schneider).

Dans un premier temps, l’obusier Schneider ne va être commandé qu’à 72 exemplaires, une première commande de 36 exemplaires soit trois groupes passée le 17 janvier 1935 et livrée en mars 1936 et une seconde passée le 23 mai 1936 pour une seconde commande de 36 exemplaires et livrée en juin 1938.

Un groupe est cédé à la Turquie réduisant le nombre de pièces disponibles à soixante réparties en cinq groupes. Si le 305ème RATTT de la 1ère DCr aligne deux groupes, les autres régiments ne disposent que d’un groupe en l’occurence le 211ème RALD de la 5ème DIM, le 242ème RALD de la 3ème DIM et le 319ème RATTT de la 3ème Dcr (qui dispose d’un deuxième groupe équipé de l’obusier de Bourges).

La démobilisation achevée, l’armée décide de reprendre la fabrication de cet obusier pour compléter les régiments déjà équipé de cette pièce. Trois nouveaux groupes soit 36 exemplaires sont commandés le 5 octobre 1940 et livrés en juin 1941, un groupe complétant le 11ème RAD de la 5ème DIM, le 42èmeRAD de la 3ème DIM et le 319ème RATTT qui remplace ses 1935B par des 1934S.

En septembre 1941, décision est prise d’équiper les régiments de l’Empire avec cet obusier jugé plus adapté que celui de Bourges. Il va équiper les RAC de l’Empire et les Régiments d’Artillerie d’Afrique ainsi que deux RANA mobilisés en Afrique du Nord soit un total de dix-neuf groupes.

Pour les équiper, l’armée passe commande de 228 pièces entre octobre 1941 et janvier 1945 pour équiper dans un premier temps les Régiments d’Artillerie Colonial type Empire (neuf groupes) avant d’équiper les huit groupes des Régiments d’Artillerie d’Afrique puis enfin les deux groupes des RANA de mobilisation.

Caractéristiques Techniques de l’obusier de 105C modèle 1934S

Calibre : 105mm Longueur totale de la pièces en batterie 5.00m Longueur du canon 2.09m (19.9 calibres) Poids total en batterie 1722kg Poids de l’obus : inconnu  Cadence de tir : 7 coups/minute Portée : 11100m Pointage en site : -5° à +43° Pointage en azimut sur 40°  Equipe de pièce : sept hommes (un chef de pièce,un pointeur, un tireur, un chargeur, deux pourvoyeurs et un artificier)

21-Armée de terre (62)

Les régiments d’artillerie nord-africain (RANA)

Comme leur nom l’indique, les régiments d’artillerie nord-africain sont les régiments d’artillerie des Divisions d’Infanterie Nord-Africaine (DINA).  En août 1939, ils sont au nombre de quatre :

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

Lors de la guerre de Pologne, d’autres régiments sont mis sur pied pour équiper les DINA, les DIA (Divisions d’Infanterie d’Afrique) ainsi que certaines divisions «non-africaines» :

-Le 6ème régiment d’artillerie nord-africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et rattaché à la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 80ème régiment d’artillerie nord-africain est un régiment d’artillerie réparti entre les 191ème et 192ème DIA, les deux groupes de 75mm sont pour la première division et le groupe de 155mm pour la 192ème Division d’Infanterie d’Afrique.

-Le 81ème régiment d’artillerie nord-africain est affecté à la 7ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (7ème DINA)

-Le 82ème régiment d’artillerie nord-africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et affecté à la 8ème Division d’Infanterie.

-Le 380ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 180ème DIA

-Le 385ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 181ème DIA

-Le 386ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 182ème DIA

-Le 387ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 183ème DIA

Comme pour les Régiments d’Artillerie Divisionnaire, certains RANA se dédoublent, formant un RANA de guerre et un Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain :

-Le 220ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 20ème RANA de la 3ème DINA. Mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers, il est affecté à la même division.

-Le 233ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 33ème RANA de la 4ème DINA. Mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal, il est affecté à la même division.

-Le 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 40ème RANA de la 2ème DINA et mis sur pied par le CMA 20 de Nancy et affecté à la même division.
-Le 254ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 54ème RANA de la 1ère DINA. Mis sur pied par le CMA 14 de Lyon, il est affecté à la même division.

-Le 282ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 13 d’Issoire et affecté à la 8ème DI en compagnie du régiment-mère, le 82ème RANA.

A l’issue de la démobilisation menée à l’été et à l’automne 1940, les quatre RANA sont maintenus en compagnie d’un régiment de mobilisation, le 386ème RANA intégré à l’unique 182ème DIA déployée an Levant, ce régiment qui ne dispose que de deux groupes de 75mm et un groupe de 155mm, étant rebaptisé 61ème RANA en mars 1941. Cela donne nous donne le paysage suivant :

-Le 6ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon fait partie intégrante de la Réserve Générale.

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 61ème régiment d’artillerie nord-africaine de Lyon est rattaché à la 182ème Division d’infanterie d’Afrique et déployé au Levant.

En septembre 1939, les Régiments d’Artillerie Nord-Africain sont organisés comme les Régiments d’Artillerie Divisionnaire. Cette situation n’évoluant pas, les RANA suivent la réforme des RAD disposant avant mobilisation de trois groupes de 75mm, de deux groupes de 105mm et d’un groupe de 155mm selon le schéma suivant :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Six groupes de tir (trois de 75mm, deux de 105mm et un de 155mm) soit un total de 72 pièces (36 de 75mm, 24 pièces de 105mm et 12 de 155mm), chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de quatre pièces.

Lorsque la mobilisation est entamée à la fin août 1948, les RANA d’active se dédoublent, formant un «régiment léger» avec les trois groupes de 75mm, une batterie d’instruction et une batterie antichar de 47mm (affecté à la division mais rattachée administrativement au RANA)  et un régiment lourd appelé RALNA avec les deux groupes de 105mm et le groupe de 155mm.

-Le 206ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 6ème RANA de la Réserve Générale et mis sur pied avec l’aide du CMA 14 de Lyon. Ces deux régiments intègrent la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine.

-Le 220ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 20ème RANA de la 3ème DINA. Mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers, il est affecté à la même division.

-Le 233ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 33ème RANA de la 4ème DINA. Mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal, il est affecté à la même division.

-Le 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 40ème RANA de la 2ème DINA et mis sur pied par le CMA 20 de Nancy et affecté à la même division.

-Le 254ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 54ème RANA de la 1ère DINA. Mis sur pied par le CMA 14 de Lyon, il est affecté à la même division.

A noter que le 61ème RANA ne se dédouble pas à la différence des régiments d’artillerie nord-africain de métropole.

La mobilisation voit la mise sur pied de six nouveaux régiments d’artillerie nord-africain, quatre en métropole et deux en Afrique du Nord.

Les régiments de métropole sont formés selon le même principe que les RANA d’active avec trois groupes de 75mm, une batterie d’instruction et d’une batterie antichar de 47mm, des RALNA étant également mis sur pied avec deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm quand naturellement les pièces étaient disponibles.

Quand aux deux régiments mis sur pied en Afrique du Nord, ils sont organisés selon un nouveau modèle avec deux groupes de 75mm, un groupe de 105mm et une batterie antichar de 47mm.

-Le 126ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et intégré à la 5ème DINA.

-Le 6ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est intégré à la mobilisation à la 6ème DINA, quittant donc la réserve générale pou cette nouvelle division.

-Le 81ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 15 de Nimes et intégré à la 7ème DINA.

-Le 127ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et intégré à la 8ème DINA.

-Le 128ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied au Maroc pour intégrer la 3ème Division Marocaine

-Le 129ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied au Maroc pour intégrer la 85ème Division d’Infanterie Africaine.

Les régiments d’artillerie nord-africaine des 5ème, 7ème et 8ème DINA donnent par ricochet naissance à des RALNA.

-Le 281ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 15 de Nimes et intégré à la 7ème DINA.

-le 326ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et intégré à la 5ème DINA
-Le 327ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et intégré à la 8ème DINA.

Régiments d’Artillerie d’Afrique et les autres unités d’artillerie dans l’Empire

Bien que les menaces concernant l’Empire sont assez limitées (sauf cas particulier de la Tunisie et dans une grande improbabilité le Maroc), cela n’empêche pas le déploiement dans ces régions d’unités d’artillerie, des régiments ou des unités plus petites.

Après la mobilisation d’août/septembre 1939, la situation est la suivante :

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine

-Le 85ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 85ème DIA

-Le 86ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 86ème DIA

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA

-Groupement d’artillerie autonome coloniale de Tunis basé à Sousse et intégré à la division du même nom qui à la mobilisation devient le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie.

-2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie affecté à la 88ème DIA

-Groupement autonome d’artillerie coloniale du Maroc basé à Marrakech devient le régiment d’artillerie coloniale du Maroc intégré à la 2ème Division Marocaine.

-Au Levant, on trouve le Régiment d’artillerie coloniale du Levant à trois groupes de 65 ou 75 mm stationné à Damas et qui devient le 41ème RAC après la mobilisation.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale

-A Madagascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne.

Suite à la démobilisation, le nombre de régiments et d’unités diminue mais parallèlement, la qualité de leur matériel augmente, les derniers canons de 65mm sont ainsi retirés du service et l’entrainement nettement amélioré. Cela nous donne la situation suivante :

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis puis rendu indépendant

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes (trois de 75mm et deux de 155mm) intégre à la démobilisation la 1ère Division Marocaine

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes (quatre de 75mm et un de 155mm) reste indépendant.

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger puis à la 81ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de trois groupes de 75mm et un groupe de 105mm.

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran puis à la 82ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 155mm.

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine puis à la 83ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 105mm

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA et dispose pour l’appuyer de deux groupes de 75mm et un groupe de 105mm.

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA qui succède à la division de Sousse, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 105mm.

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 84ème DIA qui remplace la division de Tunis, disposant pour l’appuyer de trois groupes de 75mm.

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 182ème DIA avec pout équipement deux groupes de 75mm et un groupe de 155mm.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale équipé de canons de 75mm

-A Madascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne qui disposent de canons de 75mm.

-Pour ce qui est de l’Indochine, les 4ème et 5ème Régiments d’Artillerie Coloniaux intègrent les 6ème et 7ème DLI alors que le groupe autonome déployé en Chine est dissous;

Au printemps 1944, décision est prise de standardiser l’équipement et l’organisation des RAA selon le schéma suivant :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Deux groupes de 75mm et un groupe de 105mm, chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de quatre pièces soit un total de 24 canons de 75mm modèle 1897 et douze canons de 105mm, des Schneider modèle 1917 retirés du service de métropole mais toujours capable de servir dans l’Empire.

Le nombre de Régiments d’Artillerie d’Afrique ne change pas à la mobilisation d’août/septembre 1948, une batterie d’instruction étant activée pour former les recrues destinées aux RAA mais également aux RANA.

21-Armée de terre (56)

Régiments d’Artillerie Coloniale

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale (RAC) de Libourne est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Coloniale de Bordeaux

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Nimes est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Coloniale de Nimes

-Le 3ème régiment d’artillerie coloniale de Joigny est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Coloniale de Paris

-4ème  régiment d’artillerie coloniale en Indochine

-5ème  régiment d’artillerie coloniale en Indochine

-Le 12ème régiment d’artillerie coloniale d’Agen est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Coloniale de Toulouse.

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Coloniale est partagé entre la 191ème et 192ème DIA. A la démobilisation, il intègre la 191ème DIA, la 192ème DIA étant dissoute.

Régiments d’Artillerie Nord-Africain

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 386ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 182ème DIA qui est pérénnisé suite au maintien de la division. Il est rebaptisé 61ème RANA en mars 1941.

Régiments d’Artillerie d’Afrique et unités d’artillerie de l’Empire

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis puis à la 84ème DIA qui la remplace

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes (trois de 75mm et deux de 155mm) intégre à la démobilisation la 1ère Division Marocaine

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes (quatre de 75mm et un de 155mm) reste indépendant

-Le Régiment d’Artillerie Coloniale du Maroc est le régiment d’artillerie de la 2ème Division Marocaine.

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger puis à la 81ème DIA qui la remplace

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran puis à la 82ème DIA qui la remplace

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine puis à la 83ème DIA qui la remplace

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA qui succède à la division de Sousse

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 84ème DIA qui remplace la division de Tunis

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 182ème DIA

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale

-A Madagascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne.

-En Indochine, on trouve outre les 4ème et 5ème régiments d’artillerie coloniale déjà cité un groupe mixte d’artillerie coloniale stationné en Chine.

21-Armée de terre (52)

Régiments d’Artillerie Coloniale

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale (RAC) de Libourne est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Coloniale de Bordeaux

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Nimes est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Coloniale de Nimes
-Le 3ème régiment d’artillerie coloniale de Joigny est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Coloniale de Paris

-4ème  régiment d’artillerie coloniale en Indochine

-5ème  régiment d’artillerie coloniale en Indochine

-6ème  régiment d’artillerie coloniale

-8ème  régiment d’artillerie coloniale affecté à la 8ème DIC

-9ème  régiment d’artillerie coloniale

-11ème régiment d’artillerie lourde coloniale mis sur pied par le CMA 31 de Lorient

-Le 12ème régiment d’artillerie coloniale d’Agen est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Coloniale de Toulouse.

-Le 21ème Régiment d’Artillerie Colonial Mixte Motorisé est le régiment d’artillerie de la 5ème Division d’Infanterie Coloniale.

-Le 22ème Régiment d’Artillerie Coloniale est intégré à la 5ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 23ème  Régiment d’Artillerie Colonial Mixte Motorisé est le régiment d’artillerie de la 6ème Division d’Infanterie Coloniale.

-Le 32ème  Régiment d’Artillerie Colonial Mixte Motorisé est le régiment d’artillerie de la 7ème Division d’Infanterie Coloniale.

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Coloniale est partagé entre la 191ème et 192ème DIA.

-Le 42ème Régiment d’Artillerie Coloniale est intégré à la 30ème DIAlp

-Le 201ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 1ère Division d’Infanterie Coloniale

-Le 202ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 2ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 203ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 3ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 208ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 8ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 212ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 4ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 221ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale Mixte Motorisé est intégré à la 5ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 222ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 5ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 223ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale Mixte Motorisé est intégré à la 6ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 232ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale Mixte Motorisé est intégré à la 7ème Division d’Infanterie Coloniale

-Le 242ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale est intégré à la 30ème DIAlp

Régiments d’Artillerie Nord-Africain

-Le 6ème régiment d’artillerie nord-africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et rattaché à la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 80ème régiment d’artillerie nord-africaine est un régiment d’artillerie réparti entre les 191ème et 192ème DIA, les deux groupes de 75mm sont pour la première division et le groupe de 155mm pour la 192ème Division d’Infanterie d’Afrique.

-Le 81ème régiment d’artillerie nord-africaine est affecté à la 7ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (7ème DINA)

-Le 82ème régiment d’artillerie nord-africaine est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et affecté à la 8ème Division d’Infanterie.

-Le 380ème régiment d’artillerie nord-africaine est le régiment d’artillerie de la 180ème DIA

-Le 385ème régiment d’artillerie nord-africaine est le régiment d’artillerie de la 181ème DIA

-Le 386ème régiment d’artillerie nord-africaine est le régiment d’artillerie de la 182ème DIA

-Le 387ème régiment d’artillerie nord-africaine est le régiment d’artillerie de la 183ème DIA

Régiments d’Artillerie d’Afrique et unités d’artillerie de l’Empire

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine

-Le 85ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 85ème DIA

-Le 86ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 86ème DIA

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA

-Groupement d’artillerie autonome coloniale de Tunisie basé à Sousse et intégré à la division du même nom qui à la mobilisation devient le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie.

-2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie affecté à la 88ème DIA

-Groupement autonome d’artillerie coloniale du Maroc basé à Marrakech devient le régiment d’artillerie coloniale du Maroc intégré à la 2ème Division Marocaine.

-Au Levant, on trouve le Régiment d’artillerie coloniale du Levant à trois groupes de 65 ou 75 mm stationné à Damas et qui devient le 41ème RAC après la mobilisation.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale

-A Madagascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne.

-En Chine, on trouve un groupe mixte d’artillerie coloniale.

21-Armée de terre (50)

Régiments d’Artillerie Lourde Divisionnaire/Régiment d’Artillerie Lourde Nord Africaine

Canon de 155C Schneider modèle 1917, le principal canon des RALD/RALNA en septembre 1939

Canon de 155C Schneider modèle 1917, le principal canon des RALD/RALNA en septembre 1939

Ces régiments sont issus de la division des RAD du temps de paix. Les RAD du temps de guerre conserve les groupes de 75mm, les RALD recevant les deux groupes lourds soient tous les deux équipés de 155mm ou avec un groupe de 105 et un groupe de 155mm. Ils prennent comme numéro celui de leur corps d’origine augmenté de 200.

-Le 201ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 1er RAD et donc intégré à la 15ème Division d’Infanterie Motorisée.

-Le 202ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé ex-nihilo par le CMA 34 de Grenoble et affecté à la 28ème DIAlp

-Le 203ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé à partir du CMA 16 de Montpelier qui avait également formé le régiment-mère en l’occurence le 3ème RAD, les deux régiments étant intégrés à la 32ème DI.

-Le 204ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 4ème RAD et comme lui est intégré à la 14ème DI.

-Le 205ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 24 de Rennes et affecté à la 47ème DI

-Le 206ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africaine est formé par le CMA 27 de Clermont et rattaché à la 6ème DINA en compagnie du 6ème RANA.

-Le 207ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 327 de Belfort et intégré à la 20ème DI en compagnie du 7ème RAD.

-Le 208ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 27 de Clermont et issu du 8ème RAD. Il est donc intégré à la 11ème DI.

-Le 209ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 16 de Montpelier en même temps que le 9ème RAD, les deux régiments intégrant la 66ème DI.

-Le 210ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 10ème RAD (19ème DI) et formé par le CMA 24 de Rennes et donc intégré à la même division.

-Le 211ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 11ème RAD (5ème DIM) et formé par le CMA 303 de Vernon. Il est donc intégré à la même division.

-Le 212ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 12ème RAD (43ème DI) et formé par le CMA 40 de Neufchâteau. Il est donc intégré à la même division.

-Le 213ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 13ème RAD (41ème DI) et formé par le CMA 21 de Paris. Il est donc intégré à la même division.

-Le 214ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 14ème RAD (35ème DI) et formé par le CMA 38 de Rochefort. Il est donc intégré à la même division.

-Le 215ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 15ème RAD (1ère DIM) et formé par le CMA 1 de Douai, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 216ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 16ème RAD de la 25ème DIM et formé par le CMA 2 de Sedan, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 217ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 17ème RAD de la 52ème DI et formé par le CMA 2 de Sedan, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 218ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 18ème RAD de la 22ème DI et formé par le CMA 11 de Vannes, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 219ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 19ème RAD de la 18ème DI et formé par le CMA 9 de Poitiers, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 220ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 20ème RAD (3ème DINA). Mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers, il est affecté à la même division.

-Le 221ème   Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 21ème RAD de la 24ème DI et formé par le CMA 29 d’Angoulême, il est affecté à la même division.

-Le 222ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 22ème RAD de la 53ème DI et formé par le CMA 9 de Poitiers. Il est affecté à la même division.

-Le 224ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 24ème RAD de la 36ème DI et formé par le CMA 18. Il est affecté à la même division.

-Le 225ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 25ème RAD de la 12ème DIM avec l’aide du CMA 26 de Châlons sur Marne et affecté à la même division.

-Le 226ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 26ème RAD de la 56ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 26 de Châlons sur Marne et affecté à la même division.

-Le 227ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 27ème RAD de la 51ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 1 de Douai et affecté à la même division.

-Le 228ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 28ème RAD de la 13ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et affecté à la même division.

-Le 229ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 29ème RAD de la 14ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 2 de Sedan et affecté à la même division.

-Le 230ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 30ème RAD de la 9ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 5 de Orléans et affecté à la même division.

-Le 231ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 31ème RAD de la 7ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 4 du Mans et affecté à la même division.

-Le 232ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 32ème RAD de la 10ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 21 de Paris et affecté à la même division.

-Le 233ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africaine est issu du 33ème RANA (4ème DINA). Mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal, il est affecté à la même division.

-Le 234ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 34ème RAD de la 2ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 23 de Rouen et affecté à la même division.

-Le 235ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 35ème RAD de la 21ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 11 de Vannes et affecté à la même division.

-Le 236ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 36ème RAD de la 26ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 13 d’Issoire et affecté à la même division.

-Le 237ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 37ème RAD de la 16ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 5 de Orléans et affecté à la même division.

-Le 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africaine est issu du 40ème RANA (2ème DINA) et mis sur pied par le CMA 20 de Nancy et affecté à la même division.

-Le 241ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 41ème RAD de la 23ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 29 d’Angoulême et affecté à la même division.

-Le 242ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 42ème RAD de la 3ème DIM. Il est mis sur pied par le CMA 302  de La Fère et affecté à la même division.

-Le 243ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 43ème RAD de la 6ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 3 de Caen et affecté à la même division.

-Le 247ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 47ème RAD de la 57ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 7 et affecté à la même division.

-Le 248ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 48ème RAD de la 58ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 8 de Dijon et affecté à la même division.

-Le 254ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africaine est issu du 54ème RANA de la 1ère DINA. Mis sur pied par le CMA 14 de Lyon, il est affecté à la même division.

-Le 255ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 55ème RAD de la 45ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 25 de Bourges et affecté à la même division.

-Le 256ème Régiment d’Artillerie Lourde de Montagne est issu du 56ème RAD de la 31ème DIAlp et mis sur pied par le CMA 16 de Castres et affecté à la même division.

-Le 258ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est issu du 58ème RAD de la 27ème DIAlp et mis sur pied par le CMA 14 de Lyon et affecté à la même division.

-Le 261ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est issu du 61ème RAD de la 42ème DI et mis sur pied par le CMA 46 de Metz et affecté à la même division.

-Le 262ème Régiment d’Artillerie Lourde d’Armée est formé par le CMA d’Afrique n°2 en septembre 1939 mais dissous dès le mois de janvier, les éléments formant les 289ème et 291ème RALD.

-Le 264ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est issu du 64ème RAD de la 1ère DM et mis sur pied par le CMA 11 de Vannes et affecté à la même division.

-Le 266ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est mis sur pied par le CMA 5 de Orleans et affecté à la 82ème DIA.

-Le 267ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est mis sur pied par le CMA 17 de Toulouse et affecté à 83ème DIA. Il est cependant dissous en novembre 1939 et ses éléments forment le 287ème RALD.