14-Navires légers (35) Corvettes classe La Malouine (4)

La Rennaise

-La Rennaise est mise sur cale aux chantiers Smith Dock’s de Middlesborough le 7 juin 1941 lancée le 20 mars 1942 et mise en service le 5 novembre 1942.

La treizième corvette de classe La Malouine quitte son chantier constructeur le 7 novembre et rallie son port d’attache en l’occurence Lorient le 10 novembre, intégrant dans la foulée la 3ème DEO qu’elle forme avec ses sister-ships La Nimoise et La Calvaise en attendant la mise en service de L’Agenaise.

Comme ses trois compères, La Rennaise va être chargée de missions d’escorte de navires sensibles en temps de paix, de convois en temps de guerre et de missions de sécurisation du Golfe de Gascogne pour rendre fort peu agréable une mission dans cette région.

Du 16 avril au 30 mai 1946, la corvette est échouée dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour une remise en état complète et une modernisation de l’électronique.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 15 juin 1946 effectuant ses essais les 16 et 17 juin puis sa remise en condition du 19 au 30 juin 1946.

Le 5 septembre 1948, la corvette La Rennaise était en patrouille ASM au large de Lorient. Avertie des bombardements allemands, elle reçoit un ordre de vigilance au cas où l’attaque sur la Norvège serait doublée d’une action contre notre trafic commercial et militaire.

Elle va recevoir pour cela l’aide de son sister-ship L’Agenaise qui appareille en fin d’après midi et des avions et des hydravions basés en Bretagne.

La Rochelaise

-La Rochelaise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 14 juin 1941 lancée le 3 avril 1942 et mise en service le 23 novembre 1942.

Elle quitte le nord de l’Angleterre le 25 novembre pour rallier directement Brest où elle arrive le 30 novembre à l’aube, intégrant la foulée la 4ème DEO.

Du 21 janvier au 3 mars 1946, la «Malouine n°14» est échouée dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour son premier grand carénage, une remise en état complète plus la modernisation de l’électronique.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 15 mars, sortant pour ses essais réglementaires le 16 et le 17 puis pour sa remise en condition du 19 au 31 mars 1946, date à laquelle elle reprend son service normal.

Le 5 septembre 1948, la Rochelaise était à quai à Brest. Elle reçoit l’ordre de se préparer à escorte les convois transportant les troupes et le matériel du Corps Expéditionnaire Français en Norvège (CEFAN) en compagnie notamment de la 1ère DEO et de ses sister-ships de la 4ème DEO.

L’Agenaise

-L’Agenaise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 4 juillet 1941 lancée le 7 mai 1942 et mise en service le 4 janvier 1943.

La quinzième corvette construite pour la marine Nationale quitte son chantier constructeur le 6 janvier pour rallier Lorient le 12 janvier, permettant à la 3ème DEO d’atteindre son format définitif.
Avec ses compères La Nimoise La Calvaise et La Rennaise, elle va assurer des missions de patrouille, d’escorte et de lutte anti-sous-marine notamment dans le Golfe de Gascogne.

Du 2 janvier au 8 février 1946, la corvette est échouée dans le bassin ouest de l’Arsenal de Lorient pour son premier grand carénage, une remise en état générale doublée d’une modernisation de l’électronique.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 20 février, sortant pour ses essais réglementaires les 21 et 22 février puis pour sa remise en condition du 24 février au 5 mars 1946, date à laquelle elle peut reprendre le cours normal de ses activités.

Le 5 septembre 1948, la corvette l’Agenaise était à quai à Lorient.  Avertie des bombardements allemands, elle reçoit l’ordre d’appareiller pour prêter main forte à son compère La Rennaise pour contrer une possible action des sous-marins allemands contre notre trafic commercial et militaire ce qui est chose faite en fin d’après midi.

La Paloise

-La Paloise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 14 juillet 1941 lancée le 20 mai 1942 et mise en service le 14 janvier 1943.

Elle quitte son chantier constructeur le 18 janvier 1943 pour rallier son port d’attache Brest le 23 janvier, permettant à la 4ème DEO d’atteindre son format définitif à quatre navires.

Comme la 1ère DEO, comme ses compères La Calaisienne La Troyenne et La Rochelaise, la corvette La Paloise va mener d’incessantes missions de patrouille et d’escorte de navires sensibles, devant en temps de guerre assurer la protection des convois codés BCD (Brest Casablanca Dakar) et leur pendant sud-nord DCB (Dakar Casablanca Brest).

Du 4 mars au 15 avril 1946, la seizième corvette de classe La Malouine est échouée dans le bassin n°3 pour son premier grand carénage. Elle y subit une remise en état complète et une modernisation de son électronique embarquée.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 27 avril, effectuant ses essais réglementaires le 28 et le 29 puis sa remise en condition du 1er au 14 mai, date à laquelle elle peut reprendre ses activités opérationnelles.

A l’annonce de l’invasion allemande de la Norvège, La Paloise _qui venait de rentrer d’un entrainement au large d’Ouessant_ reçoit l’ordre de se préparer à escorter les convois transportant les troupes et le matériel du Corps Expéditionnaire Français en Norvège (CEFAN) en compagnie notamment de la 1ère DEO et de ses sister-ships de la 4ème DEO.

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14-Navires légers (34) Corvettes classe La Malouine (3)

La Nimoise

-La Nimoise est mise sur cale aux chantiers Harland & Wolf de Belfast le 25 octobre 1940 lancée le 23 juin 1941 et mise en service le 17 janvier 1942.

La neuvième «La Malouine» quitte Belfast le 18 janvier pour rallier Lorient le 22 janvier. Elle est placée hors rang au sein du groupement de surveillance de la flotte de l’Atlantique. Elle doit à terme former la 3ème DEO en compagnie de ses sister-ships La Calvaise La Rennaise et La Agenaise.

Le 21 septembre 1942, la corvette La Calvaise arrive à Lorient ce qui permet l’activation de la 3ème Division d’Escorte Océanique (3ème DEO) qui atteindra son format définitif avec la mise en service des corvettes La Rennaise et L’Agenaise.

Cette division outre les classiques missions d’escorte aura pour principal rôle de sécuriser le golfe de Gascogne et d’en faire un cauchemar pour les submersibles ennemis dont on se doute qu’ils seront plus probablement allemands qu’espagnols ou même italiens.

Du 21 janvier au 1er mars 1945, la corvette est échouée dans le bassin ouest de l’Arsenal de Lorient pour un grand carénage.

L’arsenal morbihanais est plus sécialisé dans les constructions neuves mais l’expansion de la flotte et la quasi-saturation de l’arsenal de Brest à rendu obligatoire l’utilisation du moindre bassin disponible pour caréner. Outre une remise en état complète, elle subit une modernisation de son électronique et de sa DCA.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 14 mars 1945, sortant pour essais les 15 et 16 puis pour remise en condition du 18 au 30 mars, date à laquelle elle est de nouveau disponible.
La Nimoise est à nouveau échouée dans le bassin ouest du 15 avril au 31 mai 1948 pour une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à flot, elle est armée pour essais le 15 juin, sortant pour essais les 16 et 17 puis pour remise en condition du 19 au 30 juin 1948, date à laquelle elle est de nouveau disponible.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, La Nimoise est en patrouille anti-sous-marin dans le Golfe de Gascogne. Elle reçoit des consignes de vigilance.

La Calaisienne

-La Calaisienne est mise sur cale aux chantiers Harland & Wolf de Belfast le 7 juin 1941 lancée le 5 mars 1942 et mise en service le 21 septembre 1942.

Elle quitte son chantier constructeur le 23 septembre pour rallier Brest le 26 septembre 1942 à l’aube, étant placée hors rang en attendant la mise de ses sister-ships  La Troyenne La Rochelaise et La Paloise avec qui il doit former la 4ème DEO.

Le 23 octobre 1942, la corvette La Troyenne franchit le Goulet qui sépare la rade de Brest de la haute mer ce qui permet l’activation de la 4ème DEO.

Cette division doit assurer les mêmes missions que la 1ère DEO à savoir la lutte ASM et l’escorte de convois BCD/DCB.

Du 13 août au 25 septembre 1945, la corvette est échouée dans le bassin Tourville pour son premier grand carénage, une remise en état complète doublée de la modernisation de l’électronique, la corvette disposant dès sa construction d’une DCA moderne.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 9 octobre 1945, effectuant ses essais réglementaires le 10 et le 11 puis sa remise en condition du 13 au 23 octobre, reprennant le service courant le 24 octobre 1945.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, la corvette La Calaisienne était immobilisé depuis six jours pour un grand carénage dans le bassin Tourville. Elle était donc bien incapable de reprendre la mer même si avec le conflit, les travaux vont être accélerés.

La Calvaise

-La Calvaise est mise sur cale aux chantiers Smith’s Dock de Middlesborough le 14 mai 1941 lancée le 15 février 1942 et mise en service le 13 septembre 1942.

La onzième corvette de sa classe quitte son chantier constructeur le 15 septembre pour rallier Lorient le 21 septembre, permettant l’activation de la 3ème DEO qui doit encore accueillir La Rennaise et L’Agenaise

Cette division outre les classiques missions d’escorte aura pour principal rôle de sécuriser le golfe de Gascogne et d’en faire un cauchemar pour les submersibles ennemis dont on se doute qu’ils seront plus probablement allemands qu’espagnols ou même italiens.

Du 11 septembre au 24 octobre 1945, la corvette est échouée dans le bassin ouest de l’Arsenal de Lorient pour son premier grand carénage qui combine une remise en état complète et une modernisation de son électronique.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 5 novembre 1945, effectuant ses essais le 6 et le 7 puis sa remise en condition du 9 au 21 novembre, date à laquelle elle peut reprendre le cours normal de son service.

Elle est de nouveau échouée dans le bassin ouest du 1er juin au 10 juillet 1948 pour un nouveau grand carénage qui se limite cette fois à une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 22 juillet, sortant pour essais les 23 et 24 juillet puis pour remise en condition du 26 juillet au 10 août, date à laquelle la corvette peut reprendre son service actif.

Le 5 septembre 1948, la corvette était en patrouille anti-sous-marin au large de l’estuaire de la Garonne.

La Troyenne

-La Troyenne est mise sur cale aux chantiers Smith’s Dock de Middlesborough le 30 mai 1941 lancée le 8 mars 1942 et mise en service le 15 octobre 1942.

Elle quitte son chantier constructeur le 17 octobre pour rallier Brest le 23 octobre 1942 et permettre ainsi l’activation de la 4ème DEO en compagnie de La Calaisienne, division qui doit encore accueillir  La Rochelaise et La Paloise.

Cette division doit assurer les mêmes missions que la 1ère DEO à savoir la lutte ASM et l’escorte de convois BCD/DCB.

Du 26 septembre au 30 octobre 1945, la douzième «La Malouine» est échouée au bassin Tourville pour son premier grand carénage, une remise en état complète doublée d’une modernisation de l’électronique.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 12 novembre 1945, sortant pour ses essais réglementaires le 13 et le 14 puis pour sa remise en condition du 16 au 27 novembre, date à laquelle elle peut reprendre son service courant.

Du 16 avril au 16 mai 1948, la corvette La Troyenne est de nouveau échouée dans le bassin Tourville pour un nouveau grand carénage qui se limite cette fois à une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à flot, elle est armée pour essais le 30 mai, sortant pour essais réglementaires les 31 mai et 1er juin puis pour remise en condition du 3 au 15 juin, étant de nouveau disponible le 16 juin 1948.

Le 5 septembre 1948, la Troyenne était à quai à Brest. Elle reçoit l’ordre de se préparer à escorte les convois transportant les troupes et le matériel du Corps Expéditionnaire Français en Norvège (CEFAN) en compagnie notamment de la 1ère DEO et de ses sister-ships de la 4ème DEO.

14-Navires légers (32) corvettes classe La Malouine (1)

J-Corvettes classe La Malouine

La corvette HMS Myositis de classe Flower

La corvette HMS Myositis de classe Flower

Avant-propos

Surprise durant le premier conflit mondial par les sous-marins, la marine britannique si elle à oublié la tactique du convoi (rappelée par la marine nationale),  à anticipé un grand besoin en escorteurs en construisant des chalutiers et des destroyers légers mais également de corvettes dont la coque est inspirée de celle d’un baleinier, une coque taillée pour l’Atlantique Nord.

La France est rapidement intéressée par ce modèle de navire qui à l’avantage d’être équipé d’origine d’un Asdic. Des négociations sont rapidement entamés entre Paris et Londres pour construire dans les chantiers britanniques des corvettes à armement français.

Cela aboutit sur la commande de quatre corvettes à la tranche 1938bis complémentaire ou 1938ter (12 avril 1939) suivit de dix-huit navires supplémentaires dans le cadre du décret du 11  novembre 1939.

A ces vingt-deux navires s’ajoutent dix autres navires, des versions améliorées financées au tranches 1941 (quatre) et aux tranche 1944 (six) du programme naval, ces trente-deux navires remplaçant les chalutiers équipés d’Asdic construits aux Etats Unis et auraient du remplacer les Cancalaise/Ajacienne sans le déclenchement du second conflit mondial.

Ces trente deux navires sont baptisés La Malouine La Bastiaise La Dieppoise La Paimpolaise La Remoise La Dunkerquoise La Versaillaise L’Antillaise La Nimoise La Calaisienne La Calvaise La Troyenne La Rennaise La Rochellaise La Agenaise La Paloise La Parisienne La Rouennaise La Messine, La Nancéenne, La Strasbourgeoise La Lilloise La Caennaise La Clermontoise La Lyonnaise L’Algéroise L’Oranaise L’Aixoise La Sablaise La Quimperoise La Servannaise et La Cherbourgeoise.

Ces trente-deux navires vont au final être tous construits en Grande Bretagne avec un armement français généralement mis en place à Brest par les ouvriers de l’Arsenal de Brest voir ceux de Cherbourg ou de Lorient.

Comme les aviso-dragueurs, les trente-deux corvettes vont former des divisions appelées DEO ou Division d’Escorte Océanique avec l’Atlantique comme principal terrain de jeu même si La Malouine et ses soeurs pointeronr également le bout de leur étrave en Méditerranée.

-1ère DEO (Brest) : La Malouine La Dieppoise La Remoise  et La Versaillaise

-2ème DEO (Casablanca) : La Bastiaise La Paimpolaise La Dunkerquoise et L’Antillaise

-3ème DEO (Lorient) : La Nimoise La Calvaise La Rennaise et L’Agenaise

-4ème DEO (Brest) : La Calaisienne La Troyenne La Rochelaise et La Paloise

-5ème DEO (Fort de France) : La Parisienne, La Messine La Strasbourgeoise et La Caennaise

-6ème DEO (Diego-Suarez) : La Rouennaise La Nancéenne La Lilloise et La Clermontoise

-7ème DEO (Dakar) : La Lyonnaise L’Oranaise La Sablaise et La Servannaise

-8ème DEO (Dunkerque) : L’Algeroise L’Aixoise La Quimperoise et La Cherbougeoise.
La Malouine

-La Malouine est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 13 novembre 1939 lancée le 21 mars 1940 et mise en service le 5 novembre 1940.

La corvette qui son chantier constructeur le lendemain pour rallier Brest où elle arrive le 8 novembre 1940, intégrant hors rang le groupement de surveillance de la flotte de l’Atlantique.

Le 19 mars 1941, la corvette La Dieppoise arrive à Brest. Son arrivée permet l’activation de la 1ère Division d’Escorte Océanique.

En cas de conflit, cette division (qui doit encore accueillir les corvettes La Remoise  et La Versaillaise) doit assurer l’escorte de convois BCD/DCB (Brest Casablanca Dakar/Dakar Casablanca Brest) et d’éventuels convois transatlantiques pour livrer du matériel commandé et/ou fabriqué aux Etats Unis voir de très hypothétiques troupes américaines.

Du 3 septembre au 15 octobre 1943, La Malouine est échouée dans le bassin n°4 au Salou pour son premier grand carénage. Elle y subit une remise en état complète, une modernisation de sa DCA (canons de 37mm à la place des mitrailleuses de 13.2mm) et de son électronique embarquée.

Armée pour essais le 1er novembre 1943, elle sort pour ses essais réglementaires du 2 au 4 puis pour sa remise en condition du 6 au 20 novembre 1943.

Elle subit un nouveau grand carénage en état échoué au bassin n°3 du 7 décembre 1946 au 17 janvier 1947 pour une remise en état complète, les seuls travaux de modernisation concernant l’électronique.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 1er février 1947, réalisant ses essais réglementaires du 2 au 5  puis sa remise en condition du 7 au 17 février 1947 date à laquelle il peut reprendre ses missions.

Quand l’Allemagne bombarde la Norvège  le 5 septembre 1948, décision est prise de riposter par l’envoi d’un corps expéditionnaire. Aussitôt, des troupes prévues à cet effet, convergent vers Brest pour embarquer à bord de cargos et de paquebots réquisitionnés dont l’escorte rapprochée doit être assurée par la 1ère DEO.

La Bastiaise

-La Bastiaise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 18 novembre 1939 lancée le 8 avril 1940 et mise en service le 12 décembre 1940.

La deuxième corvette de sa classe quitte Middlesborough le 14 décembre, se ravitaille à Brest le 17 décembre pour rallier Casablanca où elle arrive le 22 décembre 1940 au matin, étant placé hors rang au sein du groupement de surveillance de l’Atlantique en attendant la mise en service de La Paimpolaise. L’arrivée de cette dernière à Casablanca le 14 avril 1941 permet l’activation de la 2ème DEO.

Cette division (qui doit encore l’accueillir La Dunkerquoise et L’Antillaise ) doit à la fois participer à la sécurisation du détroit de Gibraltar et protéger les convois BCD/DCB voir d’éventuels convois transatlantiques «Sud» entre Fort de France et Casablanca.

Le 2 janvier 1944, la corvette La Bastiaise quitte Casablanca pour Dakar afin de subir son premier grand carénage. Arrivé dans la capitale de l’AOF le 6 janvier, il est échoué dans le bassin n°1 du 10 janvier au 21 février pour une remise en état complète plus la modernisation de la DCA et de l’électronique du bord.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 7 mars 1944, sortant pour essais du 8 au 10 puis pour remise en condition du 12 au 22 mars. Il quitte Dakar le 23 mars pour rallier Casablanca le 27 mars 1944 au matin.

La Bastiaise va subir au printemps 1947 son deuxième grand carénage. Le 3 avril 1947, elle quitte Casablanca pour rallier Dakar le 7. Elle est échouée dans le bassin n°1 du 11 avril au 30 mai pour une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 9 juin, effectuant ses essais réglementaires du 10 au 12 puis sa remise en condition du 14 au 28 juin. Elle quitte Dakar le 29 juin pour rallier Casablanca le 4 juillet 1947.

Le 5 septembre 1948, La Bastiaise était en patrouille de surveillance au large du détroit de Gibraltar et informée des bombardements allemands et du début de la guerre, elle rallie Casablanca pour se ravitailler et se tenir prête à toute éventualité.

La Dieppoise

-La Dieppoise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 23 mars 1940 lancée le 30 septembre 1940 et mise en service le 14 mars 1941.

La corvette quitte Middlesborough le 17 mars pour rallier Brest deux jours plus tard, son arrivée dans le port du Ponant permettant l’activation de la 1ère DEO.

En cas de conflit, cette division (qui doit encore accueillir les corvettes La Remoise qui arriva fin mai 1941  et La Versaillaise) doit assurer l’escorte de convois BCD/DCB (Brest Casablanca Dakar/Dakar Casablanca Brest) et d’éventuels convois transatlantiques pour livrer du matériel commandé et/ou fabriqué aux Etats Unis voir de très hypothétiques troupes américaines.

Du 11 avril au 30 mai 1944, la Dieppoise est échouée au bassin Tourville pour son premier grand carénage où elle subit une remise en état complète plus une modernisation de son électronique et de sa DCA.

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 15 juin 1944, sortant pour essais du 16 au 18 puis pour remise en condition du 20 juin au 3 juillet 1944, date à  laquelle il est de nouveau déclaré disponible.

Avant le début du second conflit mondial, La Dieppoise va subir un deuxième grand carénage. Du 7 mai au 15 juin 1947, elle va être échoué dans le bassin Tourville pour une remise en état complète qui se poursuit ensuite à quai.

Armée pour essais le 1er juillet 1947, elle réalise ses essais réglementaires du 2 au 4 puis sa remise en condition du 6 au 17 juillet, date à laquelle elle est de nouveau disponible.

Quand l’Allemagne bombarde la Norvège  le 5 septembre 1948, décision est prise de riposter par l’envoi d’un corps expéditionnaire.

Aussitôt, des troupes prévues à cet effet, convergent vers Brest pour embarquer à bord de cargos et de paquebots réquisitionnés dont l’escorte doit être assurée par la 1ère DEO.

La Paimpolaise

-La Paimpolaise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 23 mars 1940 lancée le 7 octobre 1940 et mise en service le 5 avril 1941.

La corvette quitte son chantier constructeur le 7 avril 1941, se ravitaille à Brest le 10 pour pouvoir rallier Casablanca le 14 avril, permettant l’activation de la 2ème DEO avec son sister-ship La Bastiaise.

Cette division (qui doit encore l’accueillir La Dunkerquoise et L’Antillaise ) doit à la fois participer à la sécurisation du détroit de Gibraltar et protéger les convois BCD/DCB voir d’éventuels convois transatlantiques «Sud» entre Fort de France et Casablanca.

Le 6 mai 1944, la corvette quitte Casablanca pour subir son premier grand carénage à Dakar. Elle arrive sur place le 10 mai et est échouée au bassin du 15 mai au 30 juin pour une remise en état complète plus la modernisation de l’électronique et de la DCA

Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 9 juillet, sortant pour essais du 10 au 12  puis pour remise en condition du 14 au 28 juillet. Elle quitte Dakar le 1er août pour rallier Casablanca le 5 août 1944 et reprendre son service habituel.

Le 23 mai 1947, la corvette quitte Casablanca pour rallier Dakar le 27 mai afin de subir son premier grand carénage. Elle est échouée dans le bassin n°1 du 1er juin au 15 juillet pour une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à quai, La Paimpolaise est armée pour essais le 26 juillet, effectuant ses essais à la mer du 27 au 29 juillet puis sa remise en condition du 1er au 15 août. Elle quitte Dakar le 17 pour rentrer à Casablanca le 21 août 1947.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, La Paimpolaise est à quai à Casablanca. Elle est mise en alerte mais n’appareille pas immédiatement.