10-Contre-torpilleurs (47)

Le Magon

Charles René Magon de Médine (Paris 1763-Trafalgar 1805)

Charles René Magon de Médine (Paris 1763-Trafalgar 1805)

-Le Magon est mis sur cale aux chantiers navals des Ateliers et Chantiers de la Bretagne (ACB) le 12 septembre 1943 et lancé le 4 juin 1945 en même temps que son sister-ship Dunois, achevé à 70%.

Les deux navires vont être inséparables durant leur armement à Nantes comme à Lorient. Les deux contre-torpilleurs quittent Nantes le 2 mars 1946, mouillant dans la nuit du 2 au 3 mars dans l’estuaire de La Loire avant d’effectuer leur essais constructeurs du 3 au 7 mars, date à laquelle ils arrivent à Lorient.

Le 8 mars 1946, une cérémonie est organisée au large de la Pointe de l’Espérance pour transférer la responsabilité juridique du contre-torpilleur qui passe de son chantier constructeur à la marine nationale.

Le Magon passe au bassin du 9 au 25 mars (forme occidentale) avant d’effectuer sa première campagne d’essais officiels du 26 mars au 11 avril avant un nouveau passage au bassin du 12 au 30 avril 1946. Sa deuxième campagne d’essais officiels à lieu du 1er au 14 mai avant un nouveau et dernier passage au bassin du 15 au 30 mai 1946.

Il effectue ses essais artillerie du 1er au 8 juin avant de rallier Brest le 9 juin pour ses essais de recette de ses tubes lance-torpilles, de ses grenadeurs et de ses rails de mouillage de mines et ce du 9 au 21 juin date à laquelle il revient à Lorient.

Le 1er juillet 1946, le Magon et le Dunois quittent Lorient ensemble pour leur traversée de longue durée en direction des Antilles. Traversant l’Atlantique, ils font escale à Pointe à Pitre du 8 au 12 juillet, à Fort de France du 13 au 17 juillet, à Caracas du 20 au 24 juillet, à Cayenne du 27 au 30 juillet, à Rio de Janeiro du 3 au 7 août, traversant ensuite l’Atlantique dans l’autre sens en direction de Dakar où ils arrivent ensemble le 14 août 1946.

Après une école à feux à Rufisque du 15 au 22 août, les deux contre-torpilleurs quittent Dakar le 23 août, se ravitaillent à Casablanca le 28 août avant de rallier à Mers-El-Kébir le 1er septembre 1946.

Le contre-torpilleur Magon est admis au service actif le 1er septembre 1946, formant au sein du groupement de contre-torpilleurs de la 4ème Escadre, la 4ème DCT en compagnie de son sister-ship Dunois.

Le 4 septembre 1946, le Magon _navire-amiral de la 4ème DCT_ et son sister-ship Dunois quittent Mers-El-Kébir pour accueillir en haute mer leur sister-ship La Hire dont l’arrivée permet de compléter la 4ème DCT. Les trois navires rentrent aussitôt à leur port d’attache pour se ravitailler et préparer un exercice majeur.

En effet le 7 septembre 1946, la 4ème DCT quitte Mers-El-Kébir en compagnie du ravitailleur rapide Tarn et surtout des deux croiseurs légers de la 8ème DC, les Latouche-Tréville et Gambetta pour une série de joutes nautiques entre les deux croiseurs légers et le contre-torpilleurs et ce du 7 au 17 septembre avec un ravitaillement à la mer auprès du Tarn qui fait office d’observateur/arbitre.

Après une escale à Tunis du 18 au 22 septembre, la 4ème DCT et la 8ème DC retrouvent au large de Bizerte la 7ème DCT ( Vauquelin Tartu et Chevalier Paul) pour une nouvelle phase d’exercices.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les différents navires étant du 23 au 30 septembre attaqués soit en escadres soit individuellement par des avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air.

Après un ravitaillement à Bizerte les 1er et 2 octobre, les contre-torpilleurs ressortent pour tenter d’intercepter le Tarn et les deux croiseurs légers qui simulent des raider tentant de passer du bassin occidental au bassin oriental de la Méditerranée.

Cet exercice qui à lieu du 3 au 15 octobre est suivit par un exercice de combat antisurface, le Latouche-Tréville prennant la tête de la 7ème DCT et le Gambetta celui de la 4ème DCT (17 au 27 octobre).

Après une dernière escale à Bizerte du 28 octobre au 3 novembre, la 8ème DC, la 4ème DCT et le Tarn quittent la Tunisie pour rentrer en Algérie arrivant à Mers-El-Kébir le 6 novembre 1946.

Après une période d’entretien à flot commune du 7 au 21 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT dont le Magon sortent pour essais du 22 au 25 novembre avant un exercice de remise en condition opérationnelle du 27 novembre au 12 décembre 1946, restant au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 5 janvier 1947, le Magon, le Dunois et le La Hire quittent Mers-El-Kébir pour leur premier entrainement de division au large des côtes nord-africaines. Après une école à feux du 5 au 12 janvier, les trois contre-torpilleurs font escale à Tunis du 13 au 17 janvier.

Reprenant la mer, le Magon et ses deux compères de la divisions effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 18 au 25 janvier avant de se ravitailler à Bizerte le 26 janvier, chargeant au passage un lot de mines d’exercices pour un entrainement au mouillage de mines et ce du 27 au 31 janvier.

Après une escale à La Valette du 1er au 4 février, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la lutte ASM contre les sous-marins Phenix et Frimaire  du 5 au 12 février, se ravitaillant à Bizerte le 13 février avant d’effectuer un exercice de synthèse du 14 février au 2 mars, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir.

Le 10 mars 1947, le Magon, le Dunois et La Hire quittent Mers-El-Kébir pour un entrainement au large de la Tunisie. Après un entrainement de division du 10 au 17 mars, les trois contre-torpilleurs effectuent un ravitaillement rapide à Bizerte le 18 mars avant un entrainement commun avec la 3ème DT (L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien) du 19 au 27 mars.

Les sept navires font escale à La Valette sur l’île de Malte du 28 au 31 mars avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 1er au 10 avril, les deux divisions se séparant alors pour rentrer dans leurs ports respectifs, la 4ème DCT rentrant à Mers-El-Kébir le 12 avril 1947.

Victime d’une avarie mécanique, le Magon est indisponible du 15 avril au 5 mai, sortant pour essais du 6 au 9 mai puis pour remise en condition du 11 au 30 mai, les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT faisant escale à Alger du 1er au 5 juin avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Magon et le Dunois sortent pour entrainement du 12 au 23 juin, effectuant des écoles à feux, des lancements et des grenadages simulés. Ils rentrent le lendemain 24 juin 1947 à Mers-El-Kébir.

Le Magon participe ensuite aux essais et à la remise en condition de son sister-ship La Hire, sortant pour cela du 28 juin au 1er juillet puis du 3 au 18 juillet, date à laquelle les deux navires rentrent à leur port d’attache.

Le Magon est indisponible du 20 juillet au 10 août 1947, sortant pour des essais en solitaire du 11 au 14 août avant de retrouver à  Alger ses deux compères de la 4ème DCT pour sa remise en condition. Les trois navires sont à la mer du 16 au 23 août, se ravitaillent au port le 24 août avant une deuxième phase d’entrainement du 25 août au 3 septembre, date à laquelle ils rentrent tous à Mers-El-Kébir.

Avant d’effectuer leur entrainement de division automnal, les trois contre-torpilleurs vont passer sur le dock-flottant pour inspection et quelques réparations, une sorte de petit carénage (très allégé), le Magon succédant au Dunois du 15 au 25 septembre avant de céder sa place au La Hire.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour un entrainement de base du 6 au 17 octobre, prélude à l’entrainement de division automnal mené toujours au large des côtes nord-africaines.

Le Magon et ses deux compères de la 4ème DCT quittent Mers-El-Kébir le 24 octobre pour une école à feux jusqu’au 1er novembre quand ils arrivent à Bonifacio pour quelques jours d’escale. Ils reprennent la mer le 5 novembre, effectuant un exercice de défense aérienne à la mer jusqu’au 10 novembre quand ils arrivent à Alger, participant le 11 novembre 1947 aux cérémonies commémoratives de l’armistice du premier conflit mondial.

La 4ème DCT effectue un entrainement au combat antisurface du 13 au 20 novembre, se ravitaillant  à Mers-El-Kébir le 21 novembre avant d’effectuer un entrainement au mouillage de mines du 22 au 27 novembre.
Après un ravitaillement à la mer auprès du Tarn le 28 novembre, la 4ème DCT effectue un entrainement ASM avec comme plastron les sous-marins Artemis et Cornélie  du 29 novembre au 4 décembre 1947.

Après un nouveau ravitaillement auprès du Tarn le 5 décembre, les trois contre-torpilleurs effectuent un exercice de synthèse du 6 au 17 décembre, date du retour de la division à Mers-El-Kébir.

Le Magon, le Dunois et le La Hire commence l’année 1948 par un entrainement de division avec une école à feux du 5 au 12 janvier, faisant escale à Alger du 13 au 17 janvier avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 18 au 27 janvier quand les trois contre-torpilleurs arrivent à Tunis pour trois jours d’escale (27 au 30 janvier).

Après un entrainement au combat antisurface du 31 janvier au 7 février, les trois contre-torpilleurs font escale à Bône du 8 au 12 février avant un exercice de synthèse du 13 au 23 février, date de leur retour à Mers-El-Kébir.

Le 2 mars 1948, la 4ème DCT quitte Mers-El-Kébir, filant plein nord en direction de Port-Vendres où depuis quelques jours, le croiseur de bataille Dunkerque et ses deux torpilleurs d’escadre étaient en escale. Les six navires effectuent un exercice commun jusqu’au 18 mars quand ils gagnent Ajaccio pour une escale jusqu’au 22.

Reprenant la mer, le croiseur de bataille Dunkerque, les deux torpilleurs d’escadre et les contre-torpilleurs retrouvent le Strasbourg pour un exercice jusqu’au 1er avril avec un affrontement entre croiseurs de bataille et contre-torpilleurs puis un exercice d’interception, le Dunkerque et le Strasbourg étant alternativement le chasseur et le gibier, les contre-torpilleurs et les torpilleurs étant les rabatteurs. Tous les navires rentrent à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Le 12 avril 1948, la 4ème DCT aurait du appareiller pour un entrainement de division mais une avarie mécanique immobilise La Hire. Le Magon et le Dunois sortent seuls pour une école à feux du 12 au 17 avril, ralliant Alger où ils sont rejoints le 20 avril par le La Hire réparé.

L’entrainement de division commence officiellement le 21 avril quand la 4ème DCT entame une école à feux qui s’achève le 29 avril quand les trois contre-torpilleurs arrivent à Bizerte. Ils effectuent un entrainement au mouillage de mines du 30 avril au 2 mai puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 3 au 10 mai, les trois contre-torpilleurs se ravitaillant auprès du Tarn le 11 mai.

Ils enchainent par un entrainement ASM du 12 au 25 mai avec comme plastron les sous-marins Clorinde et L’Andromède. Après un ultime ravitaillement auprès du Tarn le 26 mai, les trois contre-torpilleurs effectuent un exercice de synthèse du 27 mai au 8 juin, rentrant à Mers-El-Kébir le 14 juin après une ultime escale à Alger du 9 au 13 juin 1948.

Le Magon est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 au 29 juin 1948, sortant pour essais du 30 juin au 2 juillet et pour remise en condition du 4 au 15 juillet, à chaque fois en compagnie du La Hire.

Le Magon sort ensuite pour les essais (16 au 19 juillet) et pour remise en condition (20 au 30 juillet) du Dunois, les deux contre-torpilleurs participant ensuite aux essais (1er au 4 août) et à la remise en condition (5 au 16 août) du La Hire, dernier des trois contre-torpilleurs de la division à avoir connu sa période d’indisponibilité estivale.

Le 20 août, le Magon et les deux autres contre-torpilleurs de la 4ème DCT passent aux effectifs de guerre, surchargeant le navire de carburant et de munitions (pas de risque d’instabilité, il s’agit simplement de lever les limitations du temps de paix) et se tenait prêt à appareiller en quelques heures.

Le 27 août 1948, suite à l’appareillage d’un croiseur et de deux contre-torpilleurs italiens du port sicilien de Syracuse, le commandant de la 4ème Escadre, l’amiral Orioli ordonne à la 4ème DCT d’appareiller pour «marquer à la culotte» les trois navires italiens dont l’attitude à l’appareillage paraissait suspecte aux agents français du deuxième bureau.

Les trois navires français gagnent la haute-mer mais peu après la mission de poursuite est annulée, les trois navires ralliant directement Tarente en longeant scrupuleusement les côtes italiennes. Les trois contre-torpilleurs restent en mer jusqu’au 1er septembre quand ils rallient Mers-El-Kébir.

Les trois contre-torpilleurs restent au port jusqu’au 5 septembre quand à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège, la 4ème DCT reçoit l’ordre d’appareiller pour une mission de chasse dans le détroit de Sicile.

10-Contre-torpilleurs (13)

Le Verdun

Le contre-torpilleur Verdun durant la guerre de Pologne

Le contre-torpilleur Verdun durant la guerre de Pologne

-Le Verdun est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) installés à Saint-Nazaire le 10 août 1927 et lancé le 4 juillet 1928. Il est armé pour essais le 1er mai 1929.  La clôture d’armement est prononcée le 1er avril 1930. Le contre-torpilleur Verdun est admis au service actif le 19 avril 1930.

A sa mise en service, le Verdun forme la 7ème DL avec ses sister-ship Vauban Valmy et Guépard, la 7ème DL formant à partir du 15 avril 1931, le groupement de contre-torpilleurs de la 1ère escadre avec la 5ème DL composée des contre-torpilleurs Panthère Chacal et Tigre.

Au 1er janvier 1932, la 7ème DL ne dispose plus que du Verdun et du Valmy mais reçoit le renfort de l’Albatros le 25 janvier 1932. le 15 mars, le Gerfaut est également affecté à la division qui dispose donc de quatre navires.

Le 28 septembre 1933, le Verdun cesse d’être le bâtiment-amiral du groupe des contre-torpilleurs de la 1ère escadre et placé en position de complément, étant remplacé par le Tartu. Le Verdun est réarmé le 15 décembre 1934 et le 14 janvier 1935, il appareille pour le Levant, étant détaché à la Division Navale du Levant (DNL). Il y est déployé jusqu’au mois d’août, étant relevé par le Guépard avant de rentrer à Toulon.

Affecté depuis le 5 octobre 1935 à la 7ème DL, le Verdun retourne dans le groupe de complément le 1er janvier 1936, étant en travaux du 2 janvier au 22 août. Réarmé à effectifs complets le 15 août 1936, le Verdun forme une 13ème DL avec son sister-ship Guépard et le Vautour remplacé par le Valmy le 1er décembre 1936, la 13ème DL étant rebaptisée 3ème DCT le 12 avril 1937.

Comme une majeure partie de la marine nationale, le Verdun et la 3ème DCT vont participer à la guerre d’Espagne, la marine nationale assurant avec ses croiseurs, ses contre-torpilleurs, ses torpilleurs et ses sous-marins d’incessantes patrouilles pour préserver la liberté de commerce et de navigation en Méditerranée.

Le 1er juillet 1939 est créée à Bizerte une 4ème escadre, escadre composée d’une division de croiseurs et de trois divisions de contre-torpilleurs et chargée d’attaquer les lignes de communication italiennes entre la métropole, la Sicile et la Libye.

Sans la fin prématurée de la guerre de Pologne, la 3ème DCT serait passée en janvier 1940 dans l’Atlantique pour assurer la défense des convois entre Brest et Casablanca. La 3ème Division de Contre-Torpilleurs reste donc basée à Bizerte au sein de la 4ème Escadre qui va devenir en septembre 1940, la 6ème Escadre Légère.

Comme pour toutes les DCT, les trois navires vont passer à tour de rôle en grand carénage pour récupérer tout leur potentiel technique.

Le 3 janvier 1940, le Guépard transmet au Verdun son pavillon de navire-amiral de la 3ème DCT avant de rentrer en grand carénage le lendemain à l’Arsenal de Sidi-Abdallah.

Le Verdun et le Valmy sortent ainsi du 8 au 15 janvier pour un entrainement au combat antisurface avant une relâche prolongée à Sfax du 16 au 30 janvier en raison d’un problème technique pour le Verdun. Les deux navires reprennent la mer le lendemain 31 janvier 1940 pour une école à feux dans le golfe de Gabès et ce du 31 janvier au 9 février quand les deux navires rentrent à Bizerte.

La 3ème DCT sort à nouveau pour entrainement au combat de nuit du 15 au 22 février, faisant escale à Tunis du 23 au 27 février avant d’enchainer par une école à feux du 28 février au 7 mars quand les deux contre-torpilleurs rentrent à Bizerte. Ils se séparent alors, le Valmy devant entrer en grand carénage alors que le Verdun va participer à la remise en condition du Guépard.

Le Verdun sort ainsi avec le Guépard du 13 mars au 3 avril 1940,les deux navires rentrant à Bizerte le 8 avril après une escale à Tunis du 4 au 7 avril.

Le Guépard redevenu navire-amiral de la 3ème DCT sort avec le Verdun pour un exercice de combat antisurface du 16 au 30 avril avant une escale à La Valette du 1er au 4 mai qui est suivi d’un retour à Bizerte le lendemain 5 mai 1940.

Le Verdun est indisponible du 6 au 21 mai, sortant pour essais du 22 au 27 mai. La 3ème DCT sort ensuite du 30 mai au 5 juin, rentrant le lendemain à Bizerte.

Le Verdun subit un grand carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 11 juin au 7 septembre 1940, il sort pour essais du du 9 au 12 septembre avant remise en condition en compagnie de ses sister-ships Guépard et Valmy du 14 septembre au 2 octobre, la 3ème DCT rentrant à Bizerte le 9 octobre après une escale à La Valette du 3 au 8 octobre 1940.

Le 17 octobre 1940, la 3ème DCT quitte Bizerte en compagnie du pétrolier Mékong qui ravitaille les trois «quatre tuyaux» à flot à Mers-El-Kébir le 21 octobre, à Casablanca le 24 octobre avant que les quatre navires ne gagnent à Dakar le 28 octobre. Les trois contre-torpilleurs vont y manoeuvrer jusqu’au 17 novembre, quittant Dakar le 19 pour rentrer à Bizerte le 28 novembre 1940.

Alors que le Guépard est en entretien à flot, le Verdun sort pour entrainement du 5 au 12 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain 13 décembre. Il participe avec le Valmy à la remise en condition du Guépard du 20 au 31 décembre 1940.

La 3ème DCT sort pour un entrainement de division en Méditerranée orientale du 4 au 14 janvier 1941, la division se ravitaillant à Malte le 15 janvier avant de reprendre la mer en direction de Beyrouth où la division fait escale du 19 au 22 janvier avant de reprendre l’entrainement pour des manoeuvres qui s’achèvent par une escale à Haïfa du 28 janvier au 3 février avant que la division ne reprenne la mer pour rentrer à Bizerte le 7 février 1941.

Le Verdun est indisponible du 8 au 18 février 1941, sortant pour essais du 19 au 22 février 1941 avant un stage de remise en condition du 23 février au 3 mars.

Le 11 mars 1941, la 3ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division au  large de la Tunisie, entrainement qui s’achève le 27 mars quand les navires rentrent à Bizerte. Les trois contre-torpilleurs subissent ensuite une période de travaux à flot du 28 mars au 12 avril 1941 pour modernisation de la DCA.

La 3ème DCT sort pour essais du 13 au 16 avril suivit d’un stage de remise en condition du 17 au 30 avril, remise en condition axée sur la défense aérienne à la mer pour roder la nouvelle DCA des trois contre-torpilleurs.

Du 2 au 12 mai, la 3ème et la 1ère DCT participe avec le croiseur léger Emile Bertin à un exercice de protection et d’attaque de convois. Après une escale à La Valette du 13 au 20 mai, ils effectuent un exercice DAM du 21 mai au 2 juin, rentrant le lendemain à Bizerte.

Le Verdun est indisponible du 2 au 21 juin, sortant pour essais les 22 et 23 juin puis  pour remise en condition du 24 juin au 10 juillet. Il participe ensuite à un entrainement de division du 23 juillet au 12 août,  faisant escale à La Valette (Malte) du 13 au 17 août, à Tunis du 18 au 22 août avant de rentrer à Bizerte le lendemain 23 août 1941.

Alors que le Valmy est indisponible pour avarie, le Verdun et le Guépard sortent pour entrainement du 28 août au 7 septembre, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Tunis du 8 au 11 septembre  avant de rentrer à Bizerte le 12 septembre 1941. Ils enchainent ensuite par la remise en condition du Valmy du 15 au 30 septembre 1941.

La 3ème DCT sort à nouveau au complet pour un exercice combiné avec l’armée de l’air du 5 au 12 octobre, rentrant à Bizerte le lendemain 13 octobre 1941. C’est ensuite un entrainement intensif au sein de la 6ème EL en Méditerranée orientale du 15 octobre au 12 décembre, rentrant à Bizerte le 16 décembre après de multiples exercices avec la DNL et la marine britannique.

Le 1er janvier 1942, le contre-torpilleur Verdun forme une nouvelle 4ème DCT avec ses sister-ships Valmy et Vauban. Cette division est rattachée à la 4ème Escadre et basée à Mers-El-Kébir.

Le 5 janvier 1942, le Verdun quitte Bizerte pour sa nouvelle base en l’occurence Mers-El-Kébir qui de simple mouillage était devenue une véritable base opérationnelle pour la 4ème Escadre même si pour le gros entretien, la base oranaise dépendait encore de Toulon et de Bizerte.
Arrivé sur place le 9 janvier, le Verdun comme ses deux compères de la 4ème DCT subit une période d’entretien à flot du 10 au 31 janvier 1942, sortant pour essais du 1er au 5 février avant remise en condition du 6 au 24 février 1942.

Le Verdun sort avec ses deux compères de la 4ème DCT pour un premier entrainement de division du 4 mars au 11 avril 1942, rentrant au port le lendemain.

Le 20 avril 1942, le Verdun quitte Mers-El-Kébir direction Toulon. Il est provisoirement détaché au Centre d’Essais du Levant chargé des tests des nouvelles armes destinées à la marine nationale. C’est ainsi que du 21 avril au 3 mai, le contre-torpilleur va participer à des essais de torpilles, rentrant à son port d’attache le lendemain 4 mai.

Le contre-torpilleur Verdun sort à nouveau pour entrainement à la lutte ASM du 7 au 15 mai en coopération avec le sous-marin Junon, l’aviation et l’hydraviation basée à terre. Il rentre à Mers-El-Kébir le 22 mai après une escale à Alger du 16 au 20 mai 1942.

Le Verdun va participer ensuite à un nouvel entrainement de division en compagnie du Valmy et du Vauban, entrainement ayant lieu au large de Dakar du 7 juin au 22 juillet, la 4ème DCT faisant escale à Dakar du 23 au 27 juillet, à Casablanca le 2 août avant de rentrer à leur port d’attache le 7 août 1942.

Les trois contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 30 août 1942, sortant pour essais du 31 août au 4 septembre avant remise en condition du 6 au 24 septembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 2 octobre après une escale à Alger du 25 septembre au 1er octobre.

Le Verdun termine sa première année oranaise par un entrainement de division du 10 octobre au  13 novembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 17 après une escale de courtoisie à Alger. Le sixième contre-torpilleur de classe Guépard enchaine ensuite par un entrainement DAM du 19 au 30 novembre, une escale à Alger du 1er au 4 décembre, un court passage à Mers-El-Kébir du 5 au 8 décembre avant de réaliser la remise en condition du Vauban du 9 au 22 décembre 1942.

Le Verdun effectue son premier entrainement de division de l’année du 5 janvier au 3 février 1943, rentrant  à Mers-El-Kébir le 10 février après une escale à Alger du 4 au 9 février 1943.

Le 17 février 1943, les contre-torpilleurs Vauban et Verdun quittent Mers-El-Kébir et mettent cap à l’ouest, retrouvant au large de l’Espagne, le remorqueur de haute mer américain Anglian Monarch qui remorquait depuis Charleston (Caroline du Sud), un dock-flottant de 210m de long et d’une capacité de 17000 tonnes destiné à la base de Mers-El-Kébir.

Le petit convoi arrive le 20 février dans sa nouvelle antre. Il va être inauguré par les contre-torpilleurs de la 4ème DCT qui vont passer à tour de rôle sur le dock pour un grand carénage bien mérité.

Du 3 au 16 mars, le Verdun _navire-amiral de la 4ème DCT en l’absence du Vauban_ participe à la remise en condition du Valmy qui venait de connaître une période d’indisponibilité accidentelle suite à une série de problèmes mécaniques.

Les deux contre-torpilleurs disponibles de la 4ème DCT sortent à nouveau pour entrainement du 21 au 31 mars avant une escale à Alger du 1er au 4 avril suivit par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 17 avril, date du retour des deux contre-torpilleurs à Mers-El-Kébir.

La 4ème DCT sort pour un entrainement ASM du 25 avril au 3 mai avec les sous-marins Méduse et Amphitrite avant de faire escale à Tunis du 4 au 7 mai, date de son appareillage pour un entrainement de défense aérienne à la mer qui s’achève le 17 mai 1943 lors du retour du Valmy et du Verdun à leur port d’attache.

Le Verdun sort pour entrainement du 22 au 30 mai 1943, rentrant à Mers-El-Kébir le 6 juin après une escale à Philippeville du 31 mai au 5 juin. Il participe du 12 au 30 juin à la remise en condition du Vauban qui venait de sortir de grand carénage. A l’issue de cette remise en condition, le Vauban redevient navire-amiral de la 4ème DCT.

Le Verdun et le Vauban sortent pour un entrainement de division du 4 au 25 juillet, faisant escale à Ajaccio du 26 au 29 juillet avant de rentrer le lendemain à leur port d’attache.  Le Verdun est ensuite indisponible (permissions de l’équipage) du 31 juillet au 17 août avant remise en condition du 24 août au 4 septembre en compagnie du Vauban.

Du 12 septembre au 20 décembre 1943, le contre-torpilleur Verdun subit un grand carénage, la remise en état étant doublée d’une modernisation de ses capacités avec l’installation d’un Asdic et d’un système de ravitaillement à la mer. Il sort pour essais du 21 au 24 décembre avant d’effectuer sa remise en condition avec ses deux compères de la 4ème DCT du 26 décembre au 12 janvier, les trois contre-torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 20 janvier après une escale à Tanger du 13 au 18 janvier 1944.

La 4ème DCT ressort pour son premier entrainement de division depuis près d’un an. Le Vauban suivit par le Verdun et le Valmy quittent Mers-El-Kébir à l’aube le 27 janvier 1944 pour six semaines d’exercice intensifs jusqu’au 17 mars,  jour où les trois navires rentrent à Mers-El-Kébir.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 28 mars, la 4ème DCT sort pour essais du 29 mars au 2 avril avant un stage de remise en condition du 3 au 17 avril 1944.

Les contre-torpilleurs Vauban Valmy et Verdun quittent Mers-El-Kébir le 24 avril 1944 et retrouvent à la mer la 10ème DCT. Les deux divisions s’affrontent dans une série de joutes nautiques du 24 avril au 12 mai avec de fréquents ravitaillement au port.

Après une escale commune à Alger du 13 au 18 mai, les deux divisions subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 19 au 31 mai, rentrant à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944 après une nouvelle escale à Alger du 1er au 5 juin 1944.

Le Verdun sort pour un entrainement à la lutte ASM avec le sous-marin L’Andromède du 12 au 21 juin puis après une escale à Tunis du 22 au 25 juin, effectue un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 juin au 3 juillet 1944. Il participe ensuite à la remise en condition du Vauban du 5 au 17 juillet 1944.

Après une nouvelle sortie pour école à feux du 20 au 27 juillet, le Verdun est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juillet au 21 août 1944. Il sort pour essais du 22 au 27 août avant remise en condition du 29 août au 15 septembre 1944.

La 4ème DCT sort ensuite pour un nouvel entrainement de division  du 22 septembre au 8 novembre 1944, rentrant à Mers-El-Kébir le 14 novembre 1944 après une escale à Alger du 9 au 13 novembre.

Le Verdun sort pour une école à feux du 20 au 30 novembre 1944 puis fait escale à Ajaccio du 1er au 6 décembre, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 7 décembre. Il  participe ensuite du 8 au 22 décembre à la remise en condition du Vauban en compagnie de son sister-ship Valmy.

Le 8 janvier 1945, la 4ème DCT devait sortir pour un entrainement de division mais le Valmy est victime d’une avarie ce qui annule l’entrainement de division. Cela n’empêche pas le Vauban et le Verdun de sortir du 8 au 21 janvier pour un entrainement commun en attendant la disponibilité de leur compère.

L’indisponibilité du Valmy se prolongeant, le Verdun et le Vauban sortent pour un nouvel exercice _une école à feux_ du 27 janvier au 9 février 1945, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 10 février 1945.

La 4ème DCT sort enfin au complet le 15 février et va enchainer les exercices jusqu’au 5 avril 1945, ralliant leur port d’attache le lendemain.

Le Verdun et le Valmy sortent pour un entrainement du 22 avril au 27 mai 1945, ralliant le même jour leur port d’attache.

Le Verdun subit une période d’entretien à flot du 28 mai au 10 mai, sortant pour essais du 11 au 14 mai avant d’enchainer dès le lendemain par un entrainement de division avec ses deux contre-torpilleurs de la 4ème DCT, entrainement de division qui s’achève le 30 juillet,la division rentrant à Mers-El-Kébir après une escale à Alger du 31 juillet au 4 août.

Les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 27 août, sortant pour essais du 28 au 31 août avant remise en condition du 2 au 27 septembre 1945.

La 4ème DCT sort alors pour un nouvel entrainement de division qui va occuper le Verdun, le Valmy et le Vauban du 1er octobre au 12 novembre, enchainant par des visites de représentation et de courtoisie, faisant escale à Port-Vendres du 15 au 18 novembre, à Marseille du 19 au 22 novembre, à Nice du 24 au 28 novembre, à Ajaccio du 29 novembre au 3 décembre, à Tunis du 5 au 8 décembre, à Alger du 10 au 15 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 17 décembre 1945. La division reste au port jusqu’à la fin de l’année pour entretien et repos de l’équipage.

Le Verdun effectue deux petites sorties d’entrainement au large d’Oran du 2 au 9 janvier 1946 et du 12 au 19 janvier 1946 avant d’enchainer par un entrainement de division. La 4ème DCT appareille ainsi le 21 janvier, fait une escale de ravitaillement le 25 juillet à Casablanca avant d’arriver à Dakar le 30 janvier 1946, la division s’entrainant jusqu’au 18 mars, quittant Dakar le 23 mars pour rallier Mers-El-Kébir le 1er avril 1946.

Le Verdun sort pour un entrainement  du 6 au 12 avril, faisant escale à Alger du 13 au 15 avril avant de rentrer à Mers-El-Kébir le lendemain 16 avril 1946.

Le Vauban et le Verdun sortent pour un exercice de lutte ASM du 21 au 28 avril avec le sous-marin Amirde, faisant escale à Alger du 29 avril au 4 mai avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 5 au 12 mai. Les deux contre-torpilleurs font escale à Tunis du 13 au 16 mai avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 18 mai 1946.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 au 31 mai, le Verdun sort en compagnie de son sister-ship Vauban du 5 au 17 juin 1946,  faisant escale à Alger du 18 au 21 juin avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 22 juin 1946.
Le 1er juillet 1946, le Vauban sort en compagnie du Verdun pour entrainement et école à feux au large de l’Oranie et ce jusqu’au 13 juillet quand les deux navires arrivent à Alger.  A l’issue de quatre jours d’escale, les deux contre-torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir le 18 juillet 1946.

Le 23 juillet 1946, le Vauban est placé en position de complément ce qui entraine la dissolution de la 4ème DCT, le Verdun restant hors rang au sein du groupement de contre-torpilleurs de la 4ème Escadre.

Le Verdun sort à nouveau pour entrainement du 24 au 31 juillet, du 3 au 12 août 1946 et du 15 au 27 août.

Mis en position de complément le 28 août 1946, le Verdun passe sur le doc du 29 août au 7 septembre 1946.

Le contre-torpilleur Verdun est officiellement désarmé le 8 septembre 1946. Mouillé à Mers-El-Kébir, il est transféré à la remorque en mars 1948 au cimetière naval du Breéaillon où il retrouve le Vauban et le Valmy le 12 mars.

Les trois navires vont servir à partir de septembre 1948 de ponton de DCA, recevant des pièces légères de 25 et de 37mm ainsi que des émetteurs de fumigènes pour protéger la rade d’éventuels raids aériens.
Classe Guépard

Caractéristiques techniques de la classe Guépard

Déplacement : en charge normale (prévu) 2689 tonnes (effectif) 2750 tonnes pleine charge 3200 à 3250 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 130.20m longueur entre perpendiculaires 123.10m largeur maximale 11.76m largeur à la flottaison 11.52m Tirant d’eau : 3.38m à l’avant 4.69m

Propulsion :  Le Guépard, le Bison, le Valmy et le Verdun dispose de turbines Parsons alors que les Lion et Vauban dispsosent de turbines Zoelly, les turbines étant alimentées par quatre chaudières réparties en deux rues de chauffe. Ces chaudières sont du type Du Temple à petit tubes d’eau timbrées à 20kg/cm². Elles dévellopent 64000ch et entrainent deux hélices tripales.

Performances :  vitesse maximale en service : 36 noeuds distance franchissable : 750 miles nautiques à 6 noeuds, 3450 miles nautiques à 14.5 noeuds

Electronique et Conduite de tir :  un télémètre de 5m à l’avant, un télémètre de 4m à l’arrière et deux télémètres de 1m au centre. Installation de plusieurs radars de navigation et de conduite de tir.

Schéma du canon de 138mm modèle 1923

Schéma du canon de 138mm modèle 1923

Armement : (configuration d’origine) 5 canons de 138mm modèle 1923 en affûts simples sous masque (deux avant, deux arrières et un derrière la quatrième cheminée); 4 canons de 37mm modèle 1925 en quatre affûts contre avions simples (CAS) installés deux par deux de part et d’autre de la cheminée n°3; 4 mitrailleuses de 8mm Hotchkiss modèle 1914 remplacées avant-guerre par deux affûts doubles de 13.2mm; 6 tubes lance-torpilles de 550mm groupés en deux plate-formes triples;4 mortiers Thornycroft avec douze bombes de 100kg. Ils sont débarqués en 1932 pour améliorer la stabilité mais deux sont réinstallés en 1939 pour tenter d’améliorer la capacité ASM de navires engagés dans des missions d’escorte et 2 grenadeurs avec 24 grenades de 200kg, seize en position et huit en réserve

(modifications 1940-1948) : modernisation de la DCA avec le remplacement des canons de 37mm modèle 1925 et des mitrailleuses de 13.2mm par par deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941 et six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

Débarquement des mortiers Thornycroft et des grenadeurs d’origine par deux nouveaux grenadeurs de sillage avec de nouvelles grenades.

Equipage :  9 officiers, 34 officiers mariniers et 193 quartiers maitres et matelots soit 236 hommes

10-Contre-torpilleurs (12)

Le Valmy

Le contre-torpilleur Valmy en 1929

Le contre-torpilleur Valmy en 1929

-Le Valmy est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët le 5 mai 1927 et lancé le 19 mai 1928. Il est armé pour essais le 15 février 1929. Après un passage au bassin, il quitte son chantier constructeur le 11 avril 1929, direction Lorient son port d’armement.

La clôture d’armement est prononcée le 1er janvier 1930. Les derniers essais sont réalisés le 12 janvier, la commission supérieure d’armement se réunissant le 22 janvier 1930. Il quitte Lorient le même jour, fait escale à Alger le 25, à Bizerte du 26 au 29.

Le contre-torpilleur Valmy est admis au service actif le 26 janvier 1930.

A son arrivée à Toulon le 15 février 1930, le cinquième contre-torpilleur de classe Guépard est affecté à la 1ère escadre, intègrant la 5ème DL qui ne comporte pas moins de cinq membres à savoir le Panthère, le Chacal et le Tigre de classe Jaguar et le Guépard appartenant à la classe éponyme.

Le 1er mai 1930 est créée la 7ème DL composée du Verdun, du Guépard et du Valmy, le Verdun étant chef de cette nouvelle division, la 5ème DL retrouvant un format plus habituel à trois navires avec le Panthère, le Chacal et le Tigre.

La composition de la 7ème DL change le 7 février 1931 quand le Vauban arrive à Toulon. Il remplace dans la division le Guépard ce qui donne une division homogène, les trois navires de la 7ème Division Légère étant des navires de la tranche 1926.

Le 15 avril 1931 est créé le groupe des contre-torpilleurs de la 1ère escadre avec la 5ème DL (Panthère Chacal Tigre) et la 7ème DL (Verdun Valmy Vauban).

Au 1er janvier 1932, la 7ème DL ne dispose plus que du Verdun et du Valmy mais reçoit le renfort de l’Albatros le 25 janvier 1932. le 15 mars, le Gerfaut est également affecté à la division qui dispose donc de quatre navires.

Le 1er août 1932, la 7ème DL perd le Gerfaut qui rejoint la 5ème DL alors que le Valmy est placé en disponibilité pour travaux, remplacé le 10 octobre par le Guépard, la 7ème DL étant alors composé du Verdun, du Guépard et de l’Albatros. Les travaux terminés, le Valmy est affecté au groupe de complément à partir du 20 juin 1933.

Après une période de travaux et de mise en disponibilité (liée en partie à des problèmes d’effectifs obligeant la marine à faire des choix), le Valmy quitte Toulon le 17 décembre 1934 pour Brest où il arrive le 22, intégrant la 4ème Division Légère (4ème D.L).

Le 15 août 1936, la 2ème Escadre dite aussi Escadre du Ponnant devient Escadre de l’Atlantique. La 4ème DL à laquelle appartenait le Valmy est dissoute, le contre-torpilleur devant ensuite rejoindre la Méditerranée.

Le 7 novembre, il intègre la 13ème DL, division qu’il forme avec ses sister-ship Guépard et Verdun. Il arrive à Toulon le 15 novembre 1936. Il effectue alors plusieurs patrouilles au large de l’Espagne

Le 12 avril 1937, les divisions légères deviennent en fonction des navires qui les composent des divisions de croiseurs (DC) ou des divisions de contre-torpilleurs (DCT). La 13ème DL devient ainsi la 3ème DCT, la composition de la division restant identique avec le Guépard, le Valmy et le Verdun.

Jusqu’à la fin de la guerre d’Espagne en mars 1939, le Valmy et ses deux compères de la 3ème DCT vont mener de nombreuses patrouilles pour assurer la liberté de navigation et la liberté du commerce.

Le 1er juillet, une 4ème escadre (forces légères d’attaque) est créée à Bizerte. Sous les ordres du contre-amiral Marquis, on trouve la 3ème DC (croiseurs La Marseillaise Jean de Vienne et La Galissonnière), le croiseur léger Emile Bertin, la 1ère DCT (contre-torpilleurs Vauban Lion Aigle), la 3ème DCT (contre-torpilleurs Guépard Verdun Valmy) et la 11ème DCT (Bison Milan Epervier).

Les contre-torpilleurs censés attaquer les lignes de communication italiennes vont mener des missions d’escorte en Méditerranée et dans l’Atlantique. Le Valmy à une brève période d’indisponibilité du 23 au 26 août.

Sans la fin prématurée de la guerre de Pologne, la 3ème DCT serait passée en janvier 1940 dans l’Atlantique pour assurer la défense des convois entre Brest et Casablanca. La 3ème Division de Contre-Torpilleurs reste donc basée à Bizerte au sein de la 4ème Escadre qui va devenir en septembre 1940, la 6ème Escadre Légère.

Comme pour toutes les DCT, les trois navires vont passer à tour de rôle en grand carénage pour récupérer tout leur potentiel technique.

Le 4 janvier 1940, le Guépard est échoué au bassin à l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage, laissant la 3ème DCT composée uniquement du Verdun (Al) et du Valmy. Cela n’empêche pas les deux contre-torpilleurs disponibles d’être fort actifs.

Le Valmy et le Verdun sortent ainsi du 8 au 15 janvier pour un entrainement au combat antisurface avant une relâche prolongée à Sfax du 16 au 30 janvier en raison d’un problème technique pour le Verdun.

Les deux navires reprennent la mer le lendemain 31 janvier 1940 pour une école à feux dans le golfe de Gabès et ce du 31 janvier au 9 février quand les deux navires rentrent à Bizerte.
La 3ème DCT sort à nouveau pour entrainement au combat de nuit du 15 au 22 février, faisant escale à Tunis du 23 au 27 février avant d’enchainer par une école à feux du 28 février au 7 mars quand les deux contre-torpilleurs rentrent à Bizerte. Ils se séparent alors, le Valmy devant entrer en grand carénage alors que le Verdun va participer à la remise en condition du Guépard.

Le Valmy est échoué le lendemain 8 mars au bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour une remise en état complète, la modernisation de ses capacités militaires (DCA et ASM notamment) étant repoussée à une date ultérieure en raison de l’indisponibilité de pièces de DCA modernes ainsi que d’Asdic en raison de la lenteur de leur fabrication et de la priorité donnée aux torpilleurs d’escadre.

Le contre-torpilleur durant ses trois mois au bassin (8 mars-8 juin 1940) voit sa coque grattée, sablée et repeinte (des renforts structuraux sont également mis en place), les hélices d’origine sont remplacées, les turbines subissent une grande visite, les chaudières sont retubées, les soutes à mazout sont curées. Quand aux locaux-vie, ils sont remis à neuf.

Remis à flot le 8 juin donc, le Valmy subit trois jours d’essais à la mer soit du 9 au 12 juin avant remise en condition en compagnie du Guépard du 14 juin au 2 juillet alors que le Verdun l’à remplacé dans le cycle de grand carénage.

Suite à une avarie technique sur le Guépard, le Valmy est le seul contre-torpilleur de la 3ème DCT disponible, sortant ainsi pour un entrainement au combat antisurface du 9 au 16 juillet puis après une escale à Tunis du 17 au 21 juillet subit un entrainement au combat de nuit et ce du 22 au 28 juillet, jour de son retour à Bizerte. Il participe ensuite du 3 au 19 août à la remise en condition du Guépard.

Le Valmy est indisponible pour permissions de l’équipage du 20 août au 5 septembre 1940 avant de participer à la remise en condition du Verdun en compagnie du Guépard et ce du du 14 septembre au 2 octobre, la 3ème DCT rentrant à Bizerte le 9 octobre après une escale à La Valette du 3 au 8 octobre 1940.

Le 17 octobre 1940, la 3ème DCT quitte Bizerte en compagnie du pétrolier Mékong qui ravitaille les trois «quatre tuyaux» à flot à Mers-El-Kébir le 21 octobre, à Casablanca le 24 octobre avant que les quatre navires ne gagnent à Dakar le 28 octobre. Les trois contre-torpilleurs y manœuvrent jusqu’au 17 novembre, quittant Dakar le 19 et rentrant à Bizerte le 28 novembre 1940 après une escale à Casablanca.

Après une période d’entretien à flot du 29 novembre au 14 décembre 1940, les trois navires de classe Guépard sortent pour essais du 15 au 18 décembre avant remise en condition en compagnie  du 20 au 31 décembre.

La 3ème DCT sort pour un entrainement de division en Méditerranée orientale du 4 au 14 janvier 1941, la division se ravitaillant à Malte le 15 janvier avant de reprendre la mer en direction de Beyrouth où la division fait escale du 19 au 22 janvier avant de reprendre la mer pour des manoeuvres qui s’achèvent par une escale à Haïfa du 28 janvier au 3 février avant que la division ne reprenne la mer pour rentrer à Bizerte le 7 février 1941.

Le 11 mars 1941, la 3ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division au  large de la Tunisie, entrainement qui s’achève le 27 mars quand les navires rentrent à Bizerte.

Les trois contre-torpilleurs subissent une période de travaux à flot du 28 mars au 12 avril 1941 pour modernisation de la DCA : les quatre canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples et les quatre mitrailleuses de 13.2mm en deux affûts doubles sont remplacées par deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941 et six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

La 3ème DCT sort pour essais du 13 au 16 avril suivit d’un stage de remise en condition du 17 au 30 avril, remise en condition axée sur la défense aérienne à la mer pour roder la nouvelle DCA des trois contre-torpilleurs.

Du 2 au 12 mai, la 3ème DCT participe à un exercice commun avec la 1ère DCT et le croiseur léger Emile Bertin. Après une escale dans le port de La Valette du 13 au 20 mai 1941, le croiseur léger et les trois contre-torpilleurs participent à un exercice de défense aérienne à la mer du 21 mai au 2 juin 1941 avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Le Valmy sort pour entrainement au large de Bizerte du 10 au 25 juin 1941 avant de connaître une période d’indisponiblité estivale du 26 juin au 17 juillet, sortant pour essais du 18 au 21 juillet puis pour remise en condition combinée à un entrainement de division du 23 juillet au 12 août, les trois navires faisant escale à  La Valette (Malte) du 13 au 17 août, à Tunis du 18 au 22 août avant de rentrer à Bizerte le lendemain 23 août 1941.

Le Valmy est ensuite indisponible pour avarie du 27 août au 12 septembre, sortant pour essais les 13 et 14 septembre puis pour remise en condition avec le Guépard et le Verdun et ce du 15 au 30 septembre 1941.

La 3ème DCT sort à nouveau au complet pour un exercice combiné avec l’armée de l’air du 5 au 12 octobre, rentrant à Bizerte le lendemain 13 octobre 1941.

Le Valmy et les deux navires de la 3ème DCT participent ensuite à une série d’exercices avec la 6ème EL, un premier cycle d’entrainement du 15 au 30 octobre est suivit d’escales à  La Valette du 1er au 7 novembre puis à Alexandrie du 10 au 15 novembre avant un exercice avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre quand les navires des deux marines se séparent.

La 6ème Escadre Légère fait escale à Lattaquié du 23 au 27 novembre puis à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre. Les contre-torpilleurs effectuent un entrainement divisionnaire avant de rallier Bizerte le 16 décembre.

Le 1er janvier 1942, le Valmy forme une nouvelle 4ème Division de contre-torpilleurs avec ses sister-ships Vauban et Verdun.

C’est ainsi que le 5 janvier 1942, le Valmy quitte Bizerte en compagnie de ses deux nouveaux compères de division à savoir le Vauban et le Verdun. Les trois contre-torpilleurs arrivent à Mers-El-Kébir le 9 janvier 1942. Ils subissent une période d’entretien à flot du 10 au 31 janvier, sortant pour essais du 1er au 5 février avant remise en condition du 6 au 24 février 1942.

La 4ème DCT sort pour un premier entrainement de division du 4 mars au 11 avril 1942, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Valmy sort pour un entrainement à la défense aérienne à la mer au large d’Alger du 17 au 24 avril, faisant escale dans la capitale de l’Algérie française du 25 au 30 avril avant de reprendre la mer pour une école à feux avec lancement simulés de torpilles du 1er au 8 mai. Après une nouvelle escale à Alger du 9 au 13 mai, le Valmy rentre à Mers-El-Kébir le 15 mai 1942.

Le Valmy subit une période d’entretien à flot du 16 au 22 mai avant une sortie pour essais du 23 au 26 mai 1942. Il enchaine avec ses compères Verdun et Vauban par un stage d’entrainement à Dakar du 7 juin au 22 juillet, quittant l’AOF le 28 juillet pour rentrer à Mers-El-Kébir le 7 août 1942.

Les trois contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 30 août 1942, sortant pour essais du 31 août au 4 septembre avant remise en condition du 6 au 24 septembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 2 octobre après une escale à Alger du 25 septembre au 1er octobre.

La 4ème DCT termine l’année par un entrainement de division du 10 octobre au 17 novembre 1943 puis un entrainement DAM du 19 au 30 novembre (Valmy et Verdun uniquement) avant la remise en condition du Vauban du 9 au 22 décembre.

Le Valmy participe à un entrainement de division avec le Vauban et le Verdun du 5 janvier au 3 février,  rentrant à Mers-El-Kébir le 10 février après une escale à Alger du 4 au 9 février 1943. Il est ensuite indisponible du 13 au 27 février,  sortant pour essais du 28 février au 2 mars avant remise en condition en compagnie du Verdun du 3 au 16 mars 1943.

Les deux contre-torpilleurs disponibles de la 4ème DCT sortent à nouveau pour entrainement du 21 au 31 mars avant une escale à Alger du 1er au 4 avril suivit par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 17 avril, date du retour des deux contre-torpilleurs à Mers-El-Kébir.

La 4ème DCT sort pour un entrainement ASM avec les sous-marins Méduse et Amphitrite du 25 avril au 3 mai avant de faire escale à Tunis du 4 au 7 mai, date de son appareillage pour un entrainement de défense aérienne à la mer qui s’achève le 17 mai 1943 lors du retour du Valmy et du Verdun à leur port d’attache.

Le Valmy qui doit succéder au Vauban sur le dock flottant effectue encore deux petites sorties au large des côtes oranaises, la première du 24 au 30 mai et la seconde du 1er au 4 juin 1943. Le même jour, le Vauban est remis à flot, le Valmy lui succédant deux jours plus tard.

Les travaux immobilisent le Valmy sur le dock du 6 juin au 9 septembre 1943. Outre la remise en état, le contre-torpilleur reçoit un Asdic, de nouvelles grenades ASM et un système de ravitaillement à la mer à couple. Il sort pour essais du 10 au 13 septembre avant d’effectuer sa remise en condition auprès du Vauban du 16 septembre au 3 octobre 1943.

La 4ème DCT réduite au Vauban et au Valmy quitte Mers-El-Kébir le 8 octobre 1943, fait escale à Casablanca le 11 octobre pour ravitaillement avant de gagner Dakar le 15 octobre. Ils vont y manoeuvrer jusqu’au 12 novembre, quittant Dakar le 18 pour rallier Mers-El-Kébir le 26 novembre 1943. Après une période d’entretien à flot du 27 novembre au 7 décembre,  le Vauban et le Valmy sortent pour essais et remise en condition du 8 au 17 décembre.

Le 20 décembre 1943, le Verdun quitte le dock flottant après trois mois de travaux. Il sort pour essais du 21 au 24 décembre avant d’effectuer sa remise en condition avec ses deux compères de la 4ème DCT du 26 décembre au 12 janvier, les trois contre-torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 20 janvier après une escale à Tanger du 13 au 18 janvier 1944.

La 4ème DCT ressort pour son premier entrainement de division depuis près d’un an. Le Vauban suivit par le Verdun et le Valmy quittent Mers-El-Kébir à l’aube le 27 janvier 1944 pour six semaines d’exercice intensifs jusqu’au 17 mars, rentrant à Mers-El-Kébir le même jour.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 28 mars, la 4ème DCT sort pour essais du 29 mars au 2 avril avant un stage de remise en condition du 3 au 17 avril 1944.

Les contre-torpilleurs Vauban Valmy et Verdun quittent Mers-El-Kébir le 24 avril 1944 et retrouvent à la mer la 10ème DCT (Le Terrible, Le Triomphant et l’Indomptable). Les deux divisions s’affrontent dans une série de joutes nautiques du 24 avril au 12 mai avec de fréquents ravitaillement au port.

Après une escale commune à Alger du 13 au 18 mai, les deux divisions subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 19 au 31 mai, rentrant à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944 après une nouvelle escale à Alger du 1er au 5 juin 1944.

Le Valmy sort à nouveau pour entrainement du 11 au 27 juin, faisant escale à Ajaccio du 28 au 30 juin avant de rentrer le 2 juillet à Mers-El-Kébir. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 5 au 28 juillet 1944.Le Valmy et le Vauban sortent pour essais du 29 juillet au 2 août et remise en condition du 3 au 17 août.

Le Valmy sort à nouveau pour un entrainement ASM à partir du 21 août mais l’exercice qui devait s’achever le 2 septembre est interrompu dès le 27 août suite à une avarie mécanique qui  oblige le contre-torpilleur à rentrer à Mers-El-Kébir où il est indisponible jusqu’au 12 septembre quand réparé, il sort pour des essais satisfaisants jusqu’au 17 septembre, date de son retour à Mers-El-Kébir

Les trois navires de la  4ème DCT dont le Vauban sortent pour un nouvel entrainement de division   du 22 septembre au 8 novembre 1944. Après une escale à Alger du 9 au 13 novembre, la 4ème DCT rentre à Mers-El-Kébir le 14 novembre 1944.

Le Valmy sort pour un entrainement au large d’Oran et ce du 20 au 30 novembre, faisant escale à Tunis du 1er au 5 décembre avant de rentrer à son port d’attache le 7 décembre. Il participe ensuite avec le Verdun à la remise en condition de son sister-ship Vauban et ce du 8 au 22 décembre 1944.

Le 8 janvier 1945, la 4ème DCT devait sortir pour un entrainement de division mais le Valmy est victime d’une avarie ce qui annule l’entrainement de division. Il est de nouveau disponible le 25 janvier 1945, sortant pour essais du 26 au 30 janvier mais jouant de malchance, il est victime d’une nouvelle avarie qui repousse sa disponibilité au 12 février 1945.

La 4ème DCT sort enfin au complet le 15 février et va enchainer les exercices jusqu’au 5 avril 1945, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Valmy et le Verdun sortent pour un entrainement ASM avec les sous-marins Psyché et Oréade du 12 au 21 avril, faisant escale à Tanger du 22 au 30 avril avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 1er au 10 mai. Suite à une escale à Ajaccio du 11 au 15 mai, les deux contre-torpilleurs effectuent une école à feux avec lancement simulés de torpilles du 16 au 27 mai 1945, date de leur retour à Mers-El-Kébir.

Le 7 juin 1945, le Valmy sort pour un entrainement en solitaire quand il reçoit le SOS d’un chalutier oranais en difficulté. Le contre-torpilleur se déroute et repêche les quatre marins-pêcheurs alors que le navire venait de couler. Il débarque ses naufragés le jour même avant d’effectuer l’entrainement prévu jusqu’au 11 juin 1945 date de son retour au port.

La 4ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division  du 15 juin au 30 juillet 1945, faisant escale à Alger du 31 juillet au 4 août et rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 27 août, sortant pour essais du 28 au 31 août avant remise en condition du 2 au 27 septembre 1945.

Le Valmy participe à un nouvel entrainement de division avec le Vauban et le Verdun et ce du 1er octobre au 12 novembre avant d’enchainer par une mission de représentation, faisant escale à Port-Vendres du 15 au 18 novembre, à Marseille du 19 au 22 novembre, à Nice du 24 au 28 novembre, à Ajaccio du 29 novembre au 3 décembre, à Tunis du 5 au 8 décembre, à Alger du 10 au 15 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 17 décembre 1945. La division reste au port jusqu’à la fin de l’année pour entretien et repos de l’équipage.

Le Valmy commence l’année 1946 par un entrainement au large de Dakar en compagnie de ses deux compères de la 4ème DCT, entrainement mené du 2 février au 18 mars, les trois contre-torpilleurs quittant l’AOF le 23 mars pour rallier Mers-El-Kébir le 1er avril 1946.

Le 12 avril 1946, le Valmy et le Vauban appareillent pour un exercice en commun mais le 17 avril, il est victime d’une grave avarie qui compromet sa disponibilité. Le Valmy est mis en position de complément le 18 avril 1946 en attendant qu’une décision soit prise sur son avenir.

Jugeant peu économique de le réparer à quelques mois de son désarmement, l’amirauté décide de désarmer le contre-torpilleur. Le 2 mai 1946, le Valmy est officiellement désarmé

Le contre-torpilleur passe au dock-flottant du 2 au 9 mai et reste mouillé à Mers-El-Kébir jusqu’au 15 novembre 1947 quand il rejoint le Vauban au cimetière naval du Brégaillon à Toulon.

10-Contre-torpilleurs (11)

Le Vauban

Le contre-torpilleur Vauban à la mer en février 1931

Le contre-torpilleur Vauban à la mer en février 1931

-Le Vauban est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque le 25 mars 1929. Comme pour de nombreux navires construits à Dunkerque, le Vauban est quasiment-achevé avant même le lancement. Il est ainsi armé pour essais le 1er janvier 1930 et lancé  un mois plus tard le 1er février 1930. Le Vauban quitte Dunkerque le 21 avril 1930 direction Lorient son port d’armement.

Il entre en armement définitif le 1er décembre, terminant ses essais que le 18 décembre quand il réalise l’essai de bon fonctionnement. La clôture d’armement est prononcée le 9 janvier 1931 et le Vauban est admis au service actif le 5 février 1931, deux jours avant son arrivée à Toulon qui survient le 7 février 1931.

A son admission au service actif, le Vauban est affecté à la 7ème DL formée également avec ses sister-ships Verdun et Valmy plus le Guépard  mais ce dernier est en disponibilité armée.

Le 15 avril 1931 est créé le groupe des contre-torpilleurs de la 1ère escadre. Il se compose de la 5ème DL (Panthère Chacal Tigre) et de la 7ème DL (Verdun Vauban Valmy Guépard ce dernier étant toujours en disponibilité armée).

Le Vauban quitte Toulon le 1er septembre 1931 pour rallier Brest. Il arrive dans le grand port du Ponant le 5 septembre suivant, intégrant la 4ème DL en remplacement du Lynx.

Le 1er août 1932, la 2ème Escadre est de nouveau réorganisée, devant regrouper les croiseurs légers Lamotte-Picquet et Duguay-Trouin, la 4ème DL (Lion Vauban Lynx), la 6ème DL (Bison et Léopard) et la 1ère DT (L’Adroit, Orage, Ouragan et Bourrasque).

La composition des divisions de contre-torpilleurs est de nouveau modifiée le 15 avril 1933, la 6ème DL se composant du Bison Maillé-Brézé Vauban alors que la 4ème DL était composée des contre-torpilleurs Lion Léopard Lynx.

Le Vauban quitte la 4ème DL le 21 juin 1934, étant en travaux du 24 juin au 10 décembre 1934. Le 1er octobre 1934, les divisions légères de la 2ème escadre sont modifiées, la 4ème DL étant formé des contre-torpilleurs Milan Epervier Valmy, la 6ème DL des Bison Lion et Vauban et la 8ème DL des Chacal Léopard Lynx.

Le 15 août 1936, la 2ème Escadre est rebaptisée Escadre de l’Atlantique et le 15 septembre, le groupe de contre-torpilleurs est rebaptisée 2ème Escadre Légère. Le Vauban quitte Brest le 8 octobre 1936 pour être détaché au Maroc avec le torpilleur d’escadre Simoun pour une mission de surveillance au large du Maroc Espagnol alors que l’Espagne à sombré dans la guerre civile.

Après une période de travaux à Lorient, le Vauban est de nouveau affecté en Méditerranée en février 1937, d’abord non endivisionné à Toulon puis au Levant au sein de la Division Naval du Levant (DNL).

La DNL depuis février 1935 voit ses moyens renforcés par un torpilleur ou un contre-torpilleur, le Vauban ayant été ainsi précédé par le Verdun, le Guépard, le torpilleur Trombe et donc l’Aigle. Les autres navires majeurs de la DNL sont l’aviso colonial D’Iberville et le remorqueur Djebel Sannin.

Relevé par l’Aigle le 30 septembre 1937, il rentre à Toulon le 4 octobre 1937 avant d’entrer en grand carénage du 1er novembre 1937 au 15 janvier 1938. Il est de nouveau affecté au sein de la DNL de mars à août 1938 avant d’intégrer la 3ème escadre légère à Toulon.

Le 15 septembre 1938 est créé une 1ère DCT avec le Vauban et le Lion. Cette division est affectée à l’EALM (Ecole de Lancement à la Mer), un élément de la division d’instruction. Cette 1ère DCT remplace les Tigre, Panthère et Lynx qui forment une 4ème DCT prévue un temps pour l’Atlantique mais qui au final va servir au sein de la 3ème Escadre Légère en Méditerranée.

Le 1er octobre 1938, la division d’instruction devient l’escadre d’instruction commandée par le vice-amiral Devin qui met sa marque sur le vénérable cuirassé Paris.

Dans la nuit du 11 au 12 avril, la 1ère DCT redevient une division opérationnelle, le Lion et le Vauban réintégrant l’Escadre de la Méditerranée le 17 avril 1939.

Le 1er juin 1939, le Vauban devient navire-amiral de la 1ère flottille de sous-marins en remplacement du contre-torpilleur Aigle.

Le 1er juillet est constituée la flotte de la Méditerranée sous le commandement du vice-amiral Ollive. La 1ère FSM est rattachée à la 2ème Escadre avec les cuirassés Provence Lorraine et Bretagne et la 1ère flottille de torpilleurs.

Ce rattachement est de courte durée car le même jour est créée une 4ème escadre basée à Bizerte pour attaquer les lignes de communications italiennes entre la Sicile et l’Afrique. Le 26 août 1939 est officiellement mise sur pied une nouvelle 1ère DCT formée par le Vauban, le Lion et l’Aigle bien que ce dernier soit indisponible jusqu’au 9 octobre et remplacé jusque là par l’Epervier.

La 1ère DCT est ainsi formée du Lion, du Vauban et de l’Epervier en attendant la disponibilité de l’Aigle, le contre-torpilleur désigné pour compléter cette division. La 1ère DCT est cependant privée du Lion de décembre 1939 à mai 1940 pour cause de grand carénage à Bizerte, l’Aigle prévu un temps pour remplacer le Lion est finalement affecté à la 11ème DCT avec le Milan et le Bison.

Le Vauban et l’Epervier sortent pour un entrainement en commun du 4 au 12 décembre 1939, entrainement mêlant écoles à feux et lancement de torpilles, les deux navires rentrant à Bizerte le 21 décembre après une longue escale à Malte du 13 au 19 décembre.

La première sortie de l’année à lieu du 15 au 30 janvier après une période d’entretien à flot du 23 décembre au 12 janvier. La 1ère DCT rentre à  Bizerte le 2 février 1940. Le Vauban et l’Epervier sont à nouveau à la mer pour entrainement du 7 au 17 février, du 22 au 27 février et du 2 au 12 mars avant une nouvelle période d’entretien à flot du 13 mars au 3 avril, période suivie par des essais du 4 au 7 avril et une remise en condition du 8 au 22 avril 1940.

La 1ère DCT toujours limitée au Vauban (Al) et à l’Epervier sort pour un entrainement au combat de nuit du 30 avril au 7 mai, faisant escale à Tunis du 8 au 12 mai avant de rentrer à Bizerte le lendemain 13 mai 1940. La division de contre-torpilleurs est à nouveau à la mer pour entrainement du 20 au 31 mai, rentrant à Bizerte le 6 juin après une escale à Tunis du 1er au 5 juin 1940.

La 1ère DCT sort pour un entrainement de division du 17 juin au 2 juillet, une succession d’exercices de combat antisurface et d’écoles à feux. Ils rentrent à Bizerte le 8 juillet 1940 après une escale à Tunis du 3 au 7 juillet.

Les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT subissent une période d’entretien à flot du 9 au 21 juillet, sortant ensuite pour essais du 22 au 25 juillet avant remise en condition du 27 juillet au 16 août, les trois navires de la 1ère DCT rentrant à Bizerte le 21 août 1940 après une escale à Tunis du 17 au 20 août.

Le 2 septembre 1940, la 1ère DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division jusqu’au 17 septembre quand les trois contre-torpilleurs rentrent à leur port d’attache. La division sort à nouveau pour un entrainement de division du 25 septembre au 8 octobre, les trois navires faisant escale à Sfax du 9 au 13 octobre avant de rentrer à Bizerte le 14 octobre 1940.

Le Vauban transmet alors son pavillon de navire-amiral au Lion pour entrer en grand carénage, étant échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 15 octobre au 7 décembre 1940 pour une remise en état complète. Il sort pour essais du du 8 au 11 décembre puis pour remise en condition du 12 au 30 décembre, remise en condition menée en compagnie du Lion.

Alors que l’Epervier est en grand carénage, le Vauban et le Lion sortent pour un entrainement de division avec école à feux et lancement de torpilles du 7 au 21 janvier, faisant escale à Tunis du 22 au 27 janvier avant de rentrer à Bizerte le 28 janvier 1941. La 1ère DCT sort à nouveau pour entrainement du 30 janvier au 9 février, date de son retour à Bizerte.

Le 13 février 1941, l’Epervier ressort de son grand carénage qui comme le Vauban et comme le Lion s’était limité à une remise en état sans modernisation. Il sort pour essais du 14 au 19 février avant remise en condition en compagnie de ses deux compères du 22 février au 12 mars 1941.

Le croiseur léger Emile Bertin participe à un exercice avec les contre-torpilleurs sous ses ordres du 2 au 12 mai, un exercice de protection et d’attaque de convois. Après une escale dans le port de La Valette du 13 au 20 mai 1941, l’Emile Bertin et deux divisions de contre-torpilleurs ( 1ère DCT et 3ème DCT)  participent à un exercice de défense aérienne à la mer du 21 mai au 2 juin 1941 avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Du 3 au 17 juin,  les trois contre-torpilleurs subissent une période d’entretien à flot (ce qui permet à une partie de l’équipage de prendre ses permissions) au cours de laquelle la DCA des trois navires est modernisée.

Les quatre canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples et les quatre mitrailleuses de 13.2mm modèle 1932 en deux affûts doubles sont remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

La division sort pour essais du 18 au 20 juin avant un entrainement de division du 21 juin au 13 juillet, les trois contre-torpilleurs effectuant ensuite une escale à Alger du 15 au 20 juillet, à Ajaccio du 21 au 25 juillet avant de rentrer à Bizerte le 27 juillet à l’aube.

La 1ère DCT effectue un nouvel entrainement divisionnaire du 7 au 21 août, entrainement consacré essentiellement au combat antisurface mais également à la défense aérienne à la mer. Après une escale à Tunis du 22 au 25 août et à La Valette du 27 au 31 août, la 1ère DCT rentre à Bizerte le 2 septembre 1941.

Le 8 septembre, le croiseur léger Emile Bertin quitte Bizerte avec un chargement de mines d’exercices soit 60 mines. Profitant du mauvais temps, il échappe à la 1ère DCT chargés de l’intercepter. Les mines mouillées dans le golfe de Gabès, l’Emile Bertin est finalement intercepté et coulé par les trois contre-torpilleurs, le champ de mines étant dragué du 13 au 17 septembre.

La 6ème Escadre Légère ressort au complet du 15 au 30 octobre pour des manoeuvres combinées avec pour thèmes l’escorte et l’attaque de convois, le bombardement littoral, le combat de nuit et la défense aérienne à la mer. Après une escale à La Valette du 1er au 7 novembre et à Alexandrie du 10 au 15 novembre, la 6ème EL manoeuvre avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre.

La 6ème Escadre Légère fait escale à Lattaquié du 23 au 27 novembre puis à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre, les contre-torpilleurs s’entrainant seuls avant que la 6ème Escadre Légère ne rentre à Bizerte le 16 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, le Vauban quitte la 1ère DCT et Bizerte pour former une nouvelle 4ème DCT intégrée à la 4ème Escadre à Mers-El-Kébir.

C’est ainsi que le 5 janvier 1942, le Vauban quitte Bizerte en compagnie de ses deux nouveaux compères de division à savoir le Valmy et le Verdun. Les trois contre-torpilleurs arrivent à Mers-El-Kébir le 9 janvier 1942. Ils subissent une période d’entretien à flot du 10 au 31 janvier, sortant pour essais du 1er au 5 février avant remise en condition du 6 au 24 février 1942.

La 4ème DCT sort pour un premier entrainement de division à partir du 4 mars 1942. Les trois contre-torpilleurs entament leur cycle d’entrainement par un école à feux du 4 au 13 mars, se ravitaillant le lendemain 14 mars au port avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface de jour du 15 au 21 mars.

Après un nouveau ravitaillement le 22 mars, la 4ème DCT effectue un entrainement de défense aérienne à la mer du 23 mars au 2 avril puis après un ravitaillement le 3 avril, les contre-torpilleurs Vauban Valmy et Verdun achève ce cycle d’entrainement par un exercice de combat antisurface de nuit du 5 au 11 avril, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 12 avril 1942.

Le Vauban est indisponible du 13 avril au 2 mai, sortant pour essais du 3 au 7 mai avant remise en condition du 8 au 23 mai. Ils enchainent par un nouvel entrainement de division avec ses deux sister-ships.

Quittant Mers-El-Kébir le 27 mai, les trois contre-torpilleurs gagnent Casablanca le 1er juin pour ravitaillement avant d’arriver à Dakar le 5 juin 1942. Les contre-torpilleurs enchainent successivement un entrainement de défense aérienne à la mer (7 au 17 juin), une école à feux (18 au 30 juin) et un entrainement au combat antisurface (2 au 22 juillet). Après une nouvelle escale à Dakar du 23 au 27 juillet, les trois contre-torpilleurs reprennent la mer le 28 juillet, se ravitaillent à Casablanca le 2 août avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 7 août 1942.

Les trois contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 30 août 1942, sortant pour essais du 31 août au 4 septembre avant remise en condition du 6 au 24 septembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 2 octobre après une escale à Alger du 25 septembre au 1er octobre.
La 4ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division à partir du 10 octobre quand les trois contre-torpilleurs franchissent le passage entre les deux digues artificielles. Après un entrainement à la défense aérienne à la mer, la division fait escale à Oran du 21 au 25 octobre pour ravitaillement.

Reprenant la mer le lendemain 26 octobre, le Vauban, le Valmy et le Verdun effectuent une école à feux qui attire une grande foule de curieux qui admire le savoir faire de nos artilleurs qui tirent au crépuscule après avoir effectué plusieurs lancements simulés et réels de torpilles, les torpilles d’exercices étant récupérée par une gabare de la DP de Mers-El-Kébir.

Après un nouveau ravitaillement à Mers-El-Kébir le 2 novembre, la 4ème DCT effectue un entrainement au combat de nuit du 3 au 13 novembre, rentrant à son port d’attache le 17 novembre après une escale à Alger du 14 au 16 novembre 1942.

Le Vauban est indisponible du 18 novembre au 4 décembre suite à une avarie de turbine. Il sort pour essais du 5 au 8 décembre avant remise en condition en compagnie de ses deux compères du 9 au 22 décembre, ne ressortant plus jusqu’à la fin de l’année.

La 4ème DCT effectue un premier entrainement de division à partir du 5 janvier quand les trois contre-torpilleurs sortent de Mers-El-Kébir pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 14 janvier, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 15 janvier avant d’enchainer au combat antisurface du 16 au 25 janvier. Après un dernier ravitaillement le 26 janvier, les trois contre-torpilleurs effectuent un exercice de combat de nuit du 27 janvier au 3 février, rentrant à Mers-El-Kébir le 10 février après une escale à Alger du 4 au 9 février 1943.

Alors que le Valmy est indisponible, le Vauban et le Verdun sortent de Mers-El-Kébir le 17 février 1943 et vont au devant d’un remorqueur américain, l’Anglian Monarch qui remorquait depuis Charleston un dock flottant destiné à Mers-El-Kébir.

Le petit convoi arrive le 20 février dans sa nouvelle antre. Il va être inauguré par les contre-torpilleurs de la 4ème DCT qui vont passer à tour de rôle sur le dock pour un grand carénage bien mérité.

Le 27 février 1943, le Vauban transmet son pavillon de navire-amiral de la 4ème DCT au Verdun et est échoué sur le dock-flottant le 1er mars pour remise en état et modernisation.

Il est ainsi au sec jusqu’au 4 juin 1943, recevant un Asdic, un système de ravitaillement à la mer mais la DCA déjà modernisée n’est pas modifiée. Sur le plan technique, la coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les chaudières sont retubées.

Il est armé pour essais le 6 juin 1943, sortant du 7 au 10 juin avant remise en condition du 12 au 30 juin en compagnie du Verdun, redevenant à la fin de sa remise en condition navire-amiral de la 4ème DCT.

Alors que le Valmy est en grand carénage, le Vauban et le Verdun sortent pour un entrainement de division consacré au combat antisurface (4 au 16 juillet) puis à la défense aérienne à la mer (18 au 25 juillet), les deux navires rentrant à Mers-El-Kébir le 30 juillet  après escale à Ajaccio du 26 au 29 juillet 1943.

Le Verdun étant indisponible (permissions de l’équipage) du 31 juillet au 17 août, le Vauban sort seul pour entrainement ASM avec le sous-marin Amphitrite au large des côtes de l’Oranie du 2 au 13 août, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 14 août.

Il sort pour un nouvel entrainement ASM avec le sous-marin Méduse du 16 au 23 août avant de participer à une sortie de remise en condition du Verdun du 24 août au 4 septembre 1943. Du 16 septembre au 3 octobre 1943, le Vauban participe à la remise en condition du Valmy après son grand carénage.

La 4ème DCT réduite au Vauban et au Valmy quitte Mers-El-Kébir le 8 octobre 1943, fait escale à Casablanca le 11 octobre pour ravitaillement avant de gagner Dakar le 15 octobre.

Les deux contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 16 au 23 octobre, un exercice de défense aérienne à la mer du 25 octobre au 2 novembre puis un entrainement au combat de nuit du 4 au 12 novembre. Après une ultime escale à Dakar du 13 au 17 novembre, les deux contre-torpilleurs appareillent le 18 novembre, se ravitaillent à Casablanca le 22 novembre et rentrent à Mers-El-Kébir le 26 novembre 1943.

Après une période d’entretien à flot du 27 novembre au 7 décembre,  le Vauban et le Valmy sortent pour essais et remise en condition du 8 au 17 décembre.

Du 26 décembre 1943 au 12 janvier 1944, le Vauban et le Valmy participent à la remise en condition du Verdun après son grand carénage, les trois contre-torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 20 janvier après une escale à Tanger du 13 au 18 janvier 1944.

La 4ème DCT ressort pour son premier entrainement de division depuis près d’un an. Le Vauban suivit par le Verdun et le Valmy quittent Mers-El-Kébir à l’aube le 27 janvier 1944 pour six semaines d’exercice intensifs.

Après un entrainement au combat antisurface de jour du 27 janvier au 6 février, les trois navires se ravitaillent à Ajaccio le 7 février pour enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 8 au 18 février, exercice qui s’achève par une escale à Toulon du 19 au 22 février pour ravitaillement, entretien du navire et repos de l’équipage.

La 4ème DCT reprend la mer pour un exercice de combat de nuit du 23 au 28 février, exercice qui se termine le lendemain 29 février quand les trois navires rentrent à Mers-El-Kébir pour ravitaillement. La série d’exercices se termine par un exercice de lutte ASM du 1er au 8 mars avec les sous-marins  L’Hermione et Clorinde avant un entrainement au lancement de torpilles du 10 au 17 mars, jour où les trois navires rentrent à Mers-El-Kébir.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 28 mars, la 4ème DCT sort pour essais du 29 mars au 2 avril avant un stage de remise en condition du 3 au 17 avril 1944.

Les contre-torpilleurs Vauban Valmy et Verdun quittent Mers-El-Kébir le 24 avril 1944 et retrouvent à la mer la 10ème DCT (Le Terrible, Le Triomphant et l’Indomptable). Les deux divisions s’affrontent dans une série de joutes nautiques du 24 avril au 12 mai avec de fréquents ravitaillement au port.

Après une escale commune à Alger du 13 au 18 mai, les deux divisions subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 19 au 31 mai, rentrant à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944 après une nouvelle escale à Alger du 1er au 5 juin 1944.

Le Vauban est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 7 au 30 juin, sortant pour essais du 1er au 4 juillet avant remise en condition du 5 au 17 juillet en compagnie du Verdun alors que le Valmy est indisponible (5 au 28 juillet).

Le Vauban et le Valmy sort pour essais du 29 juillet au 2 août et remise en condition du 3 au 17 août alors que le Verdun est indisponible du 29 juillet au 21 août, sortant pour essais du 22 au 27 août avant remise en condition du 29 août au 15 septembre 1944.

La 4ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division à partir du 22 septembre 1944. Le Vauban, le Valmy et le Verdun effectuent un entrainement à la défense aérienne du 22 au 30 septembre, se ravitaillant le 1er octobre avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM du 2 au 12 octobre avec les sous-marins Emeraude et Agate puis un nouveau ravitaillement le 13 octobre 1944.

Après un exercice de combat antisurface de jour du 14 au 25 octobre, la 4ème DCT se ravitaille au port le 26 octobre avant un exercice de combat de nuit du 27 octobre au 8 novembre. Après une escale à Alger du 9 au 13 novembre, la 4ème DCT rentre à Mers-El-Kébir le 14 novembre 1944.

Le Vauban est indisponible du 15 novembre au 3 décembre suite à une avarie de propulsion, le contre-torpilleur sortant du 4 au 7 décembre pour essais avant remise en condition en compagnie de ses deux sister-ships du 8 au 22 décembre, la division restant au port jusqu’à la fin de l’année.

Le 8 janvier 1945, la 4ème DCT devait sortir pour un entrainement de division mais le Valmy est victime d’une avarie ce qui annule l’entrainement de division. Cela n’empêche pas le Vauban et le Verdun de sortir du 8 au 21 janvier pour un entrainement commun en attendant la disponibilité de leur compère. Le Valmy est déclaré disponible le 25 janvier, sortant pour essais du 26 au 30 janvier mais jouant de malchance, il est victime d’une nouvelle avarie qui repousse sa disponibilité au 12 février 1945.

Pour ne pas perdre la main, le Vauban et le Verdun sortent pour un nouvel exercice _une école à feux_ du 27 janvier au 9 février 1945, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 10 février 1945.

La 4ème DCT sort enfin au complet le 15 février et va enchainer les exercices. Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 15 au 26 février, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent le 27 février avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM avec les sous-marins Clorinde et Andromède du 28 février au 8 mars 1945.

Après un nouveau ravitaillement le 9 mars, la 4ème DCT enchaine par un entrainement au combat antisurface de jour du 10 au 22 mars. Après une escale à Alger du 23 au 27 mars, la 4ème DCT effectue un entrainement au combat de nuit du 28 mars au 5 avril, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 6 avril 1945.

Victime d’une avarie d’hélice, le Vauban passe sur le dock-flottant du 11 au 17 avril pour changer ses hélices, cette immobilisation étant mise à profit pour réaliser des travaux sur les œuvres vivres de la coque. Il sort pour essais du 18 au 21 avril avant remise en condition du 22 avril au 3 mai 1945.

Le Vauban effectue trois entrainement en solitaire, enchainant un entrainement anti-surface du 10 au 19 mai, un entrainement de défense aérienne du 21 au 28 mai et une école à feux du 30 mai au 8 juin 1945.

La 4ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division à partir du 15 juin. Les contre-torpilleurs Vauban, Valmy et Verdun entame un imposant cycle d’entrainement par une école à feux qui censée durer du 15 au 22 juin s’achève dès le 20 pour le Vauban, victime d’une avarie sur les pièces II et III de 138mm. Il regagne Mers-El-Kébir pour réparations, retrouvant ses sister-ships à Oran où le Valmy et le Verdun étaient en escale depuis le 22 juin.

La 4ème DCT ressort pour entrainement au combat antisurface du 23 juin au 2 juillet, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 3 juillet, enchainant alors par un entrainement de défense aérienne à la mer du 4 au 15 juillet avant un nouveau ravitaillement au port le 16 juillet 1945.

Après un entrainement à la lutte ASM avec les sous-marins Agate et L’Escarboucle et en coopération avec l’aviation du 16 au 30 juillet, la 4ème DCT rentre à Mers-El-Kébir le 5 août après une escale à Alger du 31 juillet au 4 août 1945.

Les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 27 août, sortant pour essais du 28 au 31 août avant remise en condition du 2 au 27 septembre 1945.

La 4ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division, le Vauban le Valmy et le Verdun effectuant une école à feux du 1er au 8 octobre, un entrainement de lutte ASM avec les sous-marins L’Hermione et Clorinde du 10 au 18 octobre, un entrainement au combat antisurface du 20 au 30 octobre et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 12 novembre.

La 4ème DCT effectue ensuite des visites de courtoisie et de représentation, faisant escale à Port-Vendres du 15 au 18 novembre, à Marseille du 19 au 22 novembre, à Nice du 24 au 28 novembre, à Ajaccio du 29 novembre au 3 décembre, à Tunis du 5 au 8 décembre, à Alger du 10 au 15 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 17 décembre 1945. La division reste au port jusqu’à la fin de l’année pour entretien et repos de l’équipage.

Le Vauban entame sa dernière année de service actif par une sortie d’entrainement en solitaire du 4 au 13 janvier, sortie d’essais et d’amarinage notamment pour les nouveaux membres d’équipage.

Les choses sérieuses commencent le 21 janvier quand la 4ème DCT quitte Mers-El-Kébir pour Dakar afin de profiter du climat clément de l’AOF. Après une escale de ravitaillement à Casablanca le 25 janvier, les contre-torpilleurs Vauban Valmy et Verdun arrivent à Dakar le 30 janvier 1946.

La 4ème DCT effectue une école à feu à Rufisque du 2 au 7 février puis après un ravitaillement à Dakar un entrainement au combat antisurface du 9 au 16 février.

Après une relâche à Dakar du 17 au 25 février, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux avec lancement de torpilles du 26 février au 6 mars. Ils enchainent après ravitaillement avec un exercice de défense aérienne à la mer du 8 au 18 mars.

Après une dernière escale à Dakar du 19 au 22 mars, les trois contre-torpilleurs quittent l’AOF le 23 mars, se ravitaillent à Dakar le 27 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 1er avril 1946.

Le Vauban et le Valmy sortent pour un nouvel entrainement le 12 avril mais le 17 avril 1946, le vénérable contre-torpilleur est victime d’une grave avarie qui compromet sa disponibilité.

Son désarmement étant prévu initialement à l’automne, le contre-torpilleur est mis en position de complément le 18 avril, seules des réparations sommaires sont menées. Le 2 mai, le couperet tombe : le Valmy est désarmé, réduisant la 4ème DCT à deux unités.

Le Vauban et le Verdun sortent pour un exercice de lutte ASM avec le sous-marin Amirde du 21 au 28 avril, faisant escale à Alger du 29 avril au 4 mai avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 5 au 12 mai. Les deux contre-torpilleurs font escale à Tunis du 13 au 16 mai avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 18 mai 1946.

Après une période d’entretien à flot du 19 au 30 mai, le Vauban sort pour essais du 1er au 3 juin avant de reprendre l’entrainement, sortant avec son sister-ship Verdun du 5 au 17 juin, faisant escale à Alger du 18 au 21 juin avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 22 juin 1946.

Le 1er juillet 1946, le Vauban sort en compagnie du Verdun pour entrainement et école à feux au large de l’Oranie et ce jusqu’au 13 juillet quand les deux navires arrivent à Alger.  A l’issue de quatre jours d’escale, les deux contre-torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir le 18 juillet 1946.

Le Vauban est placé en position de complément le 23 juillet 1946 ce qui entraina la dissolution de la 4ème DCT le même jour, le Verdun restant hors rang jusqu’à son désarmement prévu à la fin de l’année.

Le Vauban passe sur le dock flottant du 27 juillet au 5 août, le navire étant privé de son armement, de son électronique et de tout le matériel récupérable. Remis à flot, il est mouillé dans un coin de la base en attendant que l’on décide de son sort.

Le contre-torpilleur Vauban est officiellement désarmé le 8 août 1946. Le 6 septembre 1947, le contre-torpilleur est remorqué à Toulon et mouillé au cimetière naval du Brégaillon. Quelques semaines plus tard, le Valmy l’y retrouvera.

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Le Panthère

Le contre-torpilleur Panthère en 1934

Le contre-torpilleur Panthère en 1934

-Le Panthère est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 23 décembre 1923 lancé le 27 octobre 1924 et armé pour essais le 12 avril 1926. Il est admis au service actif le 4 février 1927.

En janvier 1928, onze mois après son admission au service actif, le contre-torpilleur Panthère forme la 4ème Division Légère de la 2ème Escadre en compagnie de ses sister-ship Tigre et Chacal. A la à la fin de 1938, il est intégré à la 4ème DCT en compagnie de ses sister-ship Lynx et Tigre.

Cette division devait être affectée dans l’Atlantique mais en raison de la guerre d’Espagne, elle reste en Méditerranée où elle intègre le Dispositif Spécial en Méditerranée (DSM) destiné à protéger la navigation commerciale des interférences du conflit.

C’est le déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939 qui envoie la 4ème DCT dans l’Atlantique pour assurer des missions d’escorte entre Brest et Gibraltar, six convois étant protégés jusqu’en avril 1940.

Le Panthère arrive à Toulon en compagnie de ses deux sister-ship le 12 avril après dix jours de mer depuis Brest. Ils sont en entretien à flot du 13 au 30 avril avant remise en condition du 1er au 14 mai. Ils sont retour à Toulon le 18 mai après une escale à Marseille du 15 au 17 mai.

Le contre-torpilleur Panthère victime d’une avarie mécanique est indisponible du 21 mai au 5 juin, sortant pour essais du 6 au 8 juin avant un stage de remise en condition du 9 au 18 juin 1940.

La 4ème DCT ressort au complet pour une série d’exercices estivaux avant qu’à tour de rôle les trois contre-torpilleurs ne subissent un grand carénage. Appareillant le 20 juin, ils vont enchainer les exercices jusqu’au 18 juillet, rentrant à Toulon le lendemain.

Le Panthère sort avec le Lynx _navire-amiral de la 4ème DCT en l’absence du Tigre immobilisé pour grand carénage_ du 25 juillet au 5 août pour entrainement au combat antisurface, les deux navires faisant escale à Nice du 6 au 9 août avant d’enchainer par une école à feux du 10 au 17 août puis de rentrer dans la foulée à Toulon, plus précisément le 18 août à l’aube.

Après une indisponibilité commune (entretien et permissions d’été de l’équipage) du 19 août au 5 septembre, les deux contre-torpilleurs disponibles de la 4ème DCT sortent pour essais du 6 au 9 septembre puis pour remise en condition du 10 au 22 septembre, faisant escale à Ajaccio du 23 au 27 septembre et à Tunis du 5 au 9 octobre, ces deux escales étant entrecoupée d’un entrainement au combat antisurface. Le Lynx et le Panthère sont de retour à Toulon le 11 octobre 1940.

Le Panthère sort à nouveau pour un entrainement au combat antisurface du 15 au 30 octobre, rentrant à  Toulon le 4 novembre après une escale à Nice du 31 octobre au 3 novembre 1940.

Le Panthère est en grand carénage du 8 novembre 1940 au 12 février 1941, une remise en état complète, le manque de canons modernes de DCA empêchant une modernisation de ses capacités.

Il sort pour essais du 13 au 16 février et pour remise en condition du 18 février au 2 mars, à chaque fois en compagnie du Tigre, le Lynx subissant son grand carénage. Les deux navires rentrent à Toulon le 3 mars 1941.

La 4ème DCT (Tigre et Panthère) sortent à nouveau pour entrainement au combat antisurface de jour du 10 au 21 mars et de nuit du 23 au 30 mars, faisant escale à Nice du 31 mars au 4 avril avant de rentrer à Toulon le 5 avril 1941.

Le Panthère effectue une école à feu du 12 au 22 avril 1941, rentrant à Toulon le 30 avril après une escale à Marseille du 23 au 29 avril 1941.

Du 5 au 8 mai 1941, il participe aux essais puis du 9 au 16 mai 1941 à la remise en condition  du Tigre. Du 24 mai au 7 juin, il participe à la remise en condition du Lynx qui sortait d’un grand carénage. La 4ème DCT rentre à Toulon le 15 juin après une escale à Sète du 8 au 12 juin.

Du 20 juin au 2 juillet 1941,  les  4ème et 7ème DCT s’entrainent avec les croiseurs légers Primauguet et Lamotte-Picquet, les croiseurs servant d’abord de plastron aux contre-torpilleurs avant de pourchasser les lévriers des mers. Le groupe occasionnel (deux croiseurs et six contre-torpilleurs) fait escale à Nice du 3 au 10 juillet avant de rentrer à Toulon le 13 juillet 1941.

La 4ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juillet au 7 août 1941. Cette immobilisation est mise à profit pour enfin moderniser une DCA, les trois navires de la 4ème DCT recevant  à la place des huit mitrailleuses de 13.2mm en affûts doubles et des quatre mitrailleuses de 8mm en affûts doubles, six canons de 25mm Hotchkiss et quatre canons de 37mm Schneider, tous en en affûts doubles.

La 4ème DCT reprend la mer pour essais du 8 au 13 août avant un stage de remise en condition dans le Golfe du Lion du 16 août au 2 septembre, rentrant à  leur port d’attache le surlendemain 4 septembre 1941.

Le Tigre, le Panthère et le Lynx quittent Toulon le 9 septembre 1941, font escale à Mers-El-Kébir pour ravitaillement le 10 septembre, fait de même à Casablanca le 13 septembre avant de gagner Dakar le 17 septembre 1941. Ils vont s’entrainer dans les eaux tropicales jusqu’au 23 octobre, quittant Dakar le 31 octobre pour rallier Toulon le 10 novembre après des escales à Casablanca et à Mers-El-Kébir
Après une période commune d’entretien à flot du 11 novembre au 3 décembre 1941, la 4ème DCT sort pour essais du 4 au 7 décembre avant remise en condition au large de la Corse du 8 au 27 décembre, rentrant à Toulon le 28 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, les contre-torpilleurs Tigre Lynx et Panthère forment une nouvelle 3ème DCT intégrée à la 3ème Escadre Légère. Son port d’attache est Brest.

Le 5 janvier 1942, la nouvelle 3ème DCT quitte Toulon, se ravitaille à Mers-El-Kébir le 7 janvier, à Casablanca le 10 janvier avant d’arriver à Brest le 14 janvier 1942.

Après une période d’entretien à flot pour réparer les dégâts de la traversée du 15 au 21 janvier, les trois contre-torpilleurs sortent pour s’habituer à sa nouvelle zone d’opération.

Ils sortent du 25 janvier au 4 février 1942 pour un exercice dans le Golfe du Gascogne, faisant escale à La Pallice du 5 au 8 février avant de rentrer à Brest le 9 février 1942.

La 4ème DCT sort au complet du 16 au 26 février pour un entrainement au combat antisurface et de nuit, rentrant à Brest le lendemain 27 février 1942.

La 3ème DCT appareille le 4 mars 1942 en compagnie des croiseurs légers Gloire et Georges Leygues (4ème DC) pour des manoeuvres communes jusqu’au 17 mars avant une opération de «relations publiques», les cinq navires faisant escale à Cherbourg du 18 au 22 mars, au Havre du 23 au 27 mars, à Dunkerque du 29 mars au 4 avril, sur l’île de Wight du 6 au 11 avril avant de rentrer à Brest le 15 avril après un nouvel exercice du 12 au 14 avril.

Le Panthère sort pour entrainement individuel du 22 avril au 4 mai, faisant escale à Cherbourg du 5 au 8 mai avant de rentrer à Brest le 9 mai. Il est ensuite indisponible suite à une avarie mécanique (problème de gouvernail et d’alternateur) du 11 au 25 mai, ressortant pour essais du 26 au 29 mai.

Le contre-torpilleur Panthère sort ensuite du 6 au 23 juin pour la remise en condition du Tigre en compagnie du Lynx. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Brest le 24 juin 1942.

Le Panthère et le Lynx sont à la mer pour entrainement commun du 24 avril au 4 mai, les deux navires faisant escale à Cherbourg du 5 au 8 mai puis à Plymouth du 9 au 13 mai avant de rentrer à Brest le lendemain 14 mai.

Le Panthère est à nouveau à la mer pour entrainement du 21 mai au 3 juin, faisant escale à La Pallice du 4 au 10 juin, rentrant à Brest le 19 juin après un nouvel exercice de combat antisurface du 11 au 18 juin 1942.

Le Panthère et le Lynx sont indisponibles pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 25 juin au 17 juillet avant que les deux navires ne sortent du 18 au 22 juillet pour des tests techniques et du 24 juillet au 13 août pour la remise en condition, le tout en compagnie du Tigre, les trois contre-torpilleurs rentrant à Brest le 18 août après une escale à Saint-Nazaire du 14 au 17 août 1942.

Le Panthère sort pour entrainement à la navigation et au combat de nuit du 25 août au 3 septembre, faisant escale à Lorient du 4 au 8 septembre, chargeant du matériel qu’il dépose à Brest lors de son retour le 9 septembre 1942.

Le contre-torpilleur Panthère sort ensuite pour une école à feux du 13 au 20 septembre 1942, tirant 150 obus de 130mm, quatre torpilles d’exercices et un nombre inconnu d’obus de 25 et de 37mm sans parler des cartouches de 7.5 et de 8mm de sa compagnie de débarquement.
La 3ème DCT quitte Brest le 27 septembre, se ravitaille à Casablanca le 1er octobre avant d’arriver à Dakar le 5 octobre 1942 pour six semaines d’exercices jusqu’au 18 novembre 1942.  Après une ultime escale à Dakar du 19 au 23 novembre, les trois contre-torpilleurs quittent le port ouest-africain le 24 novembre, se ravitaillent à Casablanca le 28 novembre avant d’arriver à Brest le 2 décembre 1942.

Après une période d’entretien à flot commune du 3 au 12 décembre,  la 3ème DCT sort pour essais du 13 au 16 décembre avant remise en condition du 17 au 28 décembre, rentrant à Brest le 29 décembre  1942.

L’année 1943  commence pour le Panthère pour un entrainement de division avant un nouveau cycle de grand carénage, le Panthère et ses deux acolytes manœuvrant jusqu’au 30 janvier, rentrant à Brest le lendemain 31 janvier 1943.

Alors que le Tigre est en grand carénage (2 février au 8 mai), Le Panthère et le Lynx sortent pour entrainement de division, s’entrainant du 10 au 25 février, faisant escale à La Pallice du 26 février au 2 mars avant d’enchainer par deux nouvelles phases d’entrainement  du 3 au 10 mars et du 18 au 25 mars, deux phases d’entrainement séparés par une escale à Royan (11 au 17 mars). Ils sont de retour à Brest le 26 mars 1943.

La 3ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division du 5 au 27 avril, les deux navires disponibles  rentrant à Brest le 1er mai après une nouvelle escale à Lorient du 28 au 30 avril.

Alors que le Lynx est en grand carénage (9 mai au 12 août), le Tigre et le Panthère sortent pour les essais et la remise en condition du premier nommé et ce du 13 au 17 mai pour les essais et du 19 mai au 9 juin pour la remise en condition.

La 3ème DCT sort pour un entrainement de division avec une Phase I exécutée  du 15 au 30 juin avant une escale à Saint-Nazaire du 1er au 5 juillet. Les deux contre-torpilleurs reprennent ensuite la mer pour un exercice de combat de nuit du 6 au 13 juillet, rentrant à Brest le lendemain 14 juillet 1943.

Indisponibles pour permissions d’été du 15 au 30 juillet, les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 31 juillet au 2 août avant un stage de remise en condition du 3 au 11 août, date à laquelle ils sont de retour à Brest.

Du 13 août au 17 novembre, le Panthère subit un grand carénage à Brest. Il sort pour essais en solitaire du 18 au 21 novembre mais victime d’un problème technique, il doit rentrer à Brest pour deux jours de réparations.

Les essais du 24 au 27 novembre 1943 s’étant montrés satisfaisants, le Panthère peut participer à son stage de remise en condition, stage mené avec ses deux sister-ships de la 3ème DCT du 29 novembre au 12 décembre. Il effectue sa dernière sortie de l’année du 17 au 23 décembre 1943.

Le 4 janvier 1944, les 3ème et 6ème DCT au complet quittent Brest pour une série d’exercices dans le Golfe de Gascogne du 4 au 22 janvier moins une escale de ravitaillement à Saint-Nazaire le 13.

Victime d’une avarie mécanique à son retour à Brest le 22 janvier, le Panthère est indisponible du 22 au 31 janvier, sortant pour essais du 2 au 5 février avant un stage de remise en condition du 7 au 15 février.

Du 22 février au 2 mars 1944, le Panthère participe à un entrainement de division en compagnie de ses deux sister-ships Tigre et Lynx.

La 3ème DCT quitte Brest le 7 mars pour un entrainement anti-sous-marin baptisé «Mandragore» dans le Golfe de Gascogne. Du 7 au 17 mars, les trois contre-torpilleurs cessent d’être des lévriers des mers pour devenir de laborieux chiens de berger, chargés de protéger plusieurs cargos et pétroliers contre les sous-marins Achille Casablanca Argo et Le Centaure de la 5ème Escadre.

Cet exercice voit l’engagement des hydravions de grande patrouille Bréguet Bizerte, des hydravions de surveillance côtière Bréguet Br790 ainsi que des avions de patrouille maritime CAO-700M.

Rentrés à Brest le 18 mars 1944, les trois contre-torpilleurs ressortent du 24 mars au 2 avril pour entrainement au combat antisurface de jour et de nuit avec lancement de torpilles et écoles à feu, les trois navires  rentrant à Brest le 8 avril après une escale à Lorient du 3 au 7 avril 1944.

Le Lynx étant immobilisé pour avarie, le Tigre et le Panthère sortent seuls pour un entrainement au combat antisurface du 17 au 28 avril, faisant escale à Saint-Nazaire du 29 avril au 2 mai. Ressortant le lendemain 3 mai, le Tigre et le Panthère subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 3 au 10 mai, faisant escale à Lorient à partir du 11 mai.

Le 14 mai, le Lynx arrivent à Lorient pour retrouver ses deux sister-ships. La division ainsi rassemblée sort pour une succession d’exercices intenses. C’est ainsi que la 3ème DCT enchaine un entrainement à la lutte ASM contre des sous-marins Ouessant et Bévéziers de la 5ème escadre du 15 au 22 mai, un entrainement au combat antisurface diurne du 24 au 31 mai, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 8 juin et un entrainement au combat antisurface nocturne du 10 au 17 juin, la division rentrant à Brest le lendemain 18 juin 1944.

Le Panthère sort pour entrainement au combat de nuit du 24 au 30 juin puis pour une école à feu du 2 au 10 juillet, rentrant à Brest le lendemain 11 juillet 1944.

Alors que le Lynx est indisponible (8 au 27 juillet), le Tigre sort en compagnie du Panthère pour remise en condition et entrainement du 13 au 25 juillet, rentrant à Brest le lendemain 26 juillet. Le Panthère est indisponible du 28 juillet au 16 août pour entretien et permissions de l’équipage. Après des essais en solitaire du 17 au 19 août, il effectue sa remise en condition du 25 août au 10 septembre en compagnie du Tigre.

La 3ème DCT quitte Brest pour un entrainement de division le 17 septembre, effectuant une série d’exercices seule ou en compagnie de la 5ème DT et ce jusqu’au 23 octobre, les sept navires faisant escale à Rouen du 24 au 28 octobre. La 3ème DCT rentre à Brest le 30 octobre 1944.

Victime d’une avarie mécanique, le Panthère est indisponible du 4 au 12 novembre, sortant pour essais du 13 au 16 novembre, étant déclaré à nouveau disponible le 17 novembre.

Le 24 novembre 1944, la 3ème DCT effectue le dernier entrainement de division de l’année, un entrainement intensif qui voit les trois contre-torpilleurs enchainer trois exercices soutenus par le ravitailleur Lot jusqu’au 21 décembre, date de leur retour à Brest.

Après une période d’entretien à flot du 22 décembre au 12 janvier, le Panthère sort pour entrainement du 13 au 20 janvier, rentrant à Brest le 21 janvier 1945.

Le Tigre, le Panthère et le Lynx enchainent ensuite un exercice de lutte ASM contre les sous-marins Ouessant et Sidi-Ferruch (28 janvier au 4 février), un exercice de défense aérienne à la mer (5 au 12 février) et un exercice de combat antisurface de jour et de nuit (13 au 24 février). La 3ème DCT rentre à Brest le 27 février après une escale à Lorient du 24 au 26 février 1945.

Le 2 avril 1945, le Panthère appareille avec ses deux sister-ships de la 3ème DCT pour le dernier entrainement de division à trois navires, entrainement qui s’achève le 7 mai, la division faisant escale à Saint-Nazaire du 8 au 11 mai avant de rentrer le lendemain 12 mai 1945.

Alors que le Lynx est immobilisé pour une avarie mécanique, le Panthère et le Tigre appareillent pour l’ultime sortie du premier nommé. Cette sortie qui à lieu du 15 au 22 mai est suivie par la mise en position de complément du Panthère le 23 mai 1945.

Le 1er juin 1945, le Panthère est échoué au bassin n°6 pour préparer son futur stock au Dépôt Naval de l’Atlantique à Landevennec.

Le contre-torpilleur privé de tout le matériel récupérable (armement, électronique mais également simples pièces détachées pour ses deux sister-ships) est remis à flot le 11 juin puis remorqué à Landevennec où il mouillé à bâbord du trio Jaguar-Chacal-Léopard, sa proue se trouvant à moins de trois mètres de la poupe du Lynx.

Le 13 juin, le contre-torpilleur Panthère est officiellement désarmé et la 3ème DCT réduite à deux unités, le Tigre (navire-amiral) et le Lynx.

Le 5 septembre 1948, le Panthère était toujours à flot même si son mauvais état général avait poussé le commandant du DNA à envisager sérieusement son démantèlement ou son océanisation.

Classe Jaguar

Caractéristiques techniques de la classe Jaguar

Déplacement :  standard 2400 tonnes (2126 tonnes Washington) pleine charge 3050 tonnes (2976 tonnes Washington)

Dimensions :  longueur hors tout : 126.78m largeur : 11.40m Tirant d’eau : 4.10m

Propulsion :  deux groupes de turbines à engrenages Bréguet (Jaguar Panthère) ou Rateau (Léopard Lynx Chacal Tigre) alimentées en vapeur par cinq chaudières à retour de flamme type Du Temple construits par les FCG (18kg/cm² 216°) dévellopant 50000ch et entrainant deux hélices.

Performances :  vitesse maximale 35 noeuds (Le Tigre à attein 36.7 noeuds aux essais) Distance Franchissable : 3000 miles nautiques à 13 noeuds 1000 miles nautiques à 28 noeuds et 600 miles nautiques à 34 noeuds.

Electronique : un Asdic installé lors du grand carénage de 1943, un radar de navigation, un radar de veille combinée, un radar de conduite de tir pour l’artillerie principale

Armement : 5 canons de 130mm modèle 1919 en affûts simples sous masque (deux à l’avant, un au milieu derrière la cheminée n°3 et deux à l’arrière), deux canons de 75mm modèle 1922 (installés sur chaque bord entre l’affût lance-torpilles arrière et l’affût III de 130mm) remplacés par quatre affûts doubles de 13.2mm et deux affûts doubles de 8mm. Les mitrailleuses sont remplacées en 1943 par trois affûts doubles de 25mm et deux affûts doubles de 37mm

-Deux plate-formes triples lance-torpillesSchneider modèle 1920T installés axialement (la n°1 entre les cheminées 2 et 3 et la n°2 entre le rouf supportant la pièce III et le rouf supportant la pièce IV), la refonte de 1943 vit le débarquement de la plate-forme avant pour renforcer l’armement ASM.

-Deux grenadeurs de sillage pour six grenades Guilbaud de 200kg (poids de la charge militaire, le poids le global étant de  253kg) et quatre mortiers Thornycroft modèle 1918 pour grenades Guilbaud de 100kg (poids réel 130.4kg). L’approvisionement global en 1934 est de vingt grenades de 200kg et de douze de 100kg.

La refonte de 1943 débarque les quartiers mortiers Thornycroft et renforce le parc de grenades ASM porté à trente six projectiles de 150kg (130kg d’explosif).

Equipage :  12 officiers, 22 officiers mariniers et 165 quartiers maitres et matelots

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Le Lynx

Le contre-torpilleur Lynx vu de tribord arrière

Le contre-torpilleur Lynx vu de tribord arrière

-Le Lynx est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint-Nazaire le 14 janvier 1924 lancé le 25 février 1925 et armé pour essais le 4 août 1926. Il est admis au service actif le 15 novembre 1927.

A son admission au service actif, le Lynx est affecté à l’Escadre de l’Atlantique, formant la 4ème division légère en compagnie de ses sister-ship Léopard et Jaguar en janvier 1928. En juillet 1929, il représente la France aux Régates Internationales de Trondheim (Norvège) en compagnie du torpilleur d’escadre L’Adroit.En 1938, le Lynx est rattaché à la 4ème DCT en compagnie de ses sister-ship Tigre et Panthère.

Cette division devait être affectée dans l’Atlantique mais en raison de la guerre d’Espagne, elle reste en Méditerranée où elle intègre le Dispositif Spécial en Méditerranée (DSM) destiné à protéger la navigation commerciale des interférences du conflit.

Il passe dans l’Atlantique le temps de la guerre de Pologne pour escorter en dépit de ses insuffisances (rayon d’action trop faible, pas d’électronique ni d’armement réellement adapté) six convois entre Brest et Gibraltar et jusqu’en avril 1940 quand la 4ème DCT au grand complet, repasse en Méditerranée avec Toulon pour port d’attache, la division Reprenant alors un rôle plus conforme à ses capacités à savoir l’attaque antisurface à grande vitesse contre les lignes de communication italiennes.

Le 2 avril 1940,  la 4ème DCT quitte donc Brest pour Toulon, faisant une escale de ravitaillement à Casablanca le 7 avril et arrivant à Toulon le 12 avril. La navigation ayant causé quelques dégâts, les trois contre-torpilleurs sont en entretien à flot du 13 au 30 avril 1940 avant remise en condition du 1er au 14 mai. Ils sont retour à Toulon le 18 mai après une escale à Marseille du 15 au 17 mai.

Le Lynx sort pour un entrainement en solitaire du 25 mai au 4 juin, faisant escale à Bastia du 5 au 9 juin avant de rentrer à Toulon le 11 juin 1940 à l’aube.

La 4ème DCT ressort au complet pour une série d’exercices estivaux avant qu’à tour de rôle les trois contre-torpilleurs ne subissent un grand carénage. Les trois contre-torpilleurs sont ainsi à la mer du 20 juin au 19 juillet 1940, date de leur retour à Toulon?

Le 24 juillet 1940, le Tigre transmet au Lynx le pavillon de navire-amiral de la 4ème DCT avant d’entrer en grand carénage. Ainsi promu, le Lynx sort avec le Panthère pour entrainement du 25 juillet au 17 août, rentrant le lendemain à Toulon.

Après une indisponibilité commune (entretien et permissions de l’équipage) du 19 août au 5 septembre, les deux contre-torpilleurs disponibles de la 4ème DCT sortent pour essais du 6 au 9 septembre puis pour remise en condition du 10 au 22 septembre, faisant escale à Ajaccio du 23 au 27 septembre et à Tunis du 5 au 9 octobre, ces deux escales étant entrecoupée d’un entrainement au combat antisurface. Le Lynx et le Panthère sont de retour à Toulon le 11 octobre 1940.

Le Lynx et le Panthère sortent à nouveau pour entrainement commun du 17 au 25 octobre puis du 28 octobre au 6 novembre, se séparant alors puisque le Panthère va entrer à son tour en grand carénage.

Du 8 au 12 novembre, le Lynx _toujours navire-amiral de la 4ème DCT_ participe aux essais du Tigre puis enchaine par la remise en condition de celui qui redevient alors navire-amiral de la 4ème Division de Contre-Torpilleurs. Les deux navires rentrent à Toulon le 6 décembre 1940 après une escale à La Ciotat du 3 au 5 décembre.

La 4ème DCT réduite à deux unités sort encore pour entrainement au combat antisurface de jour comme de nuit du 10 au 18 décembre et du 21 au 29 décembre, rentrant à Toulon le 30 décembre 1940 à l’aube.

Le Lynx et le Tigre sortent pour entrainement du 7 janvier au 7 février, entrainement entrecoupé d’escales à Calvi (19 au 22 janvier) et à Bastia (31 janvier au 5 février 1941).

Le 12 février, le Panthère quitte le bassin n°5 du Castigneau après plus de trois mois de travaux et cède sa place au Lynx qui va subir les mêmes travaux de remise en état que ses deux sister-ships.

Le grand carénage s’achève le 17 mai 1941, le Lynx effectuant ses essais en solitaire du 18 au 22 mai puis se ravitaillant à Toulon le 23 mai, voit ses deux sister-ships le rejoindre pour remise en condition du 24 mai au 7 juin, la 4ème DCT rentrant à Toulon le 15 juin après une escale à Sète du 8 au 12 juin

Du 20 juin au 2 juillet 1941,  les  4ème DCT et 7ème DCT  s’entrainent avec les croiseurs légers Primauguet et Lamotte-Picquet, les croiseurs servant d’abord de plastron aux contre-torpilleurs avant de pourchasser les lévriers des mers. Le groupe occasionnel (deux croiseurs et six contre-torpilleurs) fait escale à Nice du 3 au 10 juillet avant de rentrer à Toulon le 13 juillet 1941.

La 4ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juillet au 7 août 1941. Cette immobilisation est mise à profit pour enfin moderniser une DCA dont l’obsolescence n’était plus à prouver.

La 4ème DCT reprend la mer pour essais du 8 au 13 août avant un stage de remise en condition dans le Golfe du Lion du 16 août au 2 septembre, rentrant à  leur port d’attache le surlendemain 4 septembre 1941.

Le Tigre, le Panthère et le Lynx quittent Toulon le 9 septembre 1941, font escale à Mers-El-Kébir pour ravitaillement le 10 septembre, fait de même à Casablanca le 13 septembre avant de gagner Dakar le 17 septembre 1941. Ils vont manoeuvrer au large de la capitale de l’AOF jusqu’au 23 octobre, relâchant à Dakar du 24 au 30 octobre avant de rentrer à Toulon le 10 novembre après des escales à Casablanca et Mers-El-Kébir.

Après une période commune d’entretien à flot du 11 novembre au 3 décembre 1941, la 4ème DCT sort pour essais du 4 au 7 décembre avant remise en condition au large de la Corse du 8 au 27 décembre, rentrant à Toulon le 28 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, les contre-torpilleurs Tigre Lynx et Panthère forment une nouvelle 3ème DCT basée désormais à Brest au sein de la 3ème Escadre Légère.

Le 5 janvier 1942, la nouvelle 3ème DCT quitte Toulon, se ravitaille à Mers-El-Kébir le 7 janvier, à Casablanca le 10 janvier avant d’arriver à Brest le 14 janvier 1942.

Après une période d’entretien à flot pour réparer les dégâts de la traversée du 15 au 21 janvier, les trois contre-torpilleurs sortent pour s’habituer à sa nouvelle zone d’opération.

Ils sortent ainsi du 25 janvier au 4 février 1942 pour un exercice dans le Golfe du Gascogne, faisant escale à La Pallice du 5 au 8 février avant de rentrer à Brest le 9 février 1942.

La 3ème DCT sort au complet du 16 au 26 février pour un entrainement au combat antisurface et de nuit, rentrant à Brest le lendemain 27 février 1942.

Le 4 mars 1942, la 3ème DCT appareille en compagnie des croiseurs légers Gloire et Georges Leygues pour un entrainement au combat antisurface du 5 au 17 mars. Les deux croiseurs et les trois contre-torpilleurs font escale à Cherbourg du 18 au 22 mars, au Havre du 23 au 27 mars, à Dunkerque du 29 mars au 4 avril, sur l’île de Wight du 6 au 11 avril avant de rentrer à Brest le 15 avril après un nouvel exercice du 12 au 14 avril.

Alors que le Tigre est indisponible pour avarie de chaudière (21 avril au 27 mai), le Lynx et le Panthère sont à la mer pour entrainement commun du 24 avril au 4 mai, les deux navires faisant escale à Cherbourg du 5 au 8 mai puis à Plymouth du 9 au 13 mai avant de rentrer à Brest le lendemain 14 mai.

Le Lynx sort pour un entrainement au combat de nuit du 19 au 26 mai puis à un entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 mai au 4 juin avant de participer avec son sister-ship Panthère à la remise en condition du Tigre et ce du 6 au 23 juin 1942.

Le Lynx et le Panthère sont indisponibles du 25 juin au 17 juillet pour entretien courant et permissions d’été de l’équipage. Les deux contre-torpilleurs sont essais du 18 au 22 juillet avant remise en condition du 24 juillet au 13 août, ces deux phases étant menées avec le Tigre, les trois navires rentrant à Brest le 18 août après escale à Saint-Nazaire du 14 au 17 août 1942.

Le Lynx sort pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 25 août au 4 septembre, subissant quelques avaries à cause d’une bombe d’entrainement de 50kg tombée sur l’arrière du navire qui oblige l’Arsenal de Brest à procéder à des réparations du 5 au 12 septembre. Le contre-torpilleur sort à nouveau pour entrainement du 14 au 22 septembre pour une école à feux au large d’Ouessant avant de rentrer à Brest le lendemain 23 septembre 1942

La 3ème DCT quitte Brest le 27 septembre, se ravitaille à Casablanca le 1er octobre avant d’arriver à Dakar le 5 octobre 1942. Ils vont s’entrainer au large de la capitale de l’AOF jusqu’au 18 novembre, faisant escale à Dakar du 19 au 23 novembre avant de rentrer à Brest le 2 décembre 1941 après une escale à Casablanca.

Après une période d’entretien à flot commune du 3 au 12 décembre,  la 3ème DCT sort pour essais du 13 au 16 décembre avant remise en condition du 17 au 28 décembre, rentrant à Brest le 29 décembre  1942.

La 3ème DCT sort pour un entrainement de division à partir du 3 janvier avant un nouveau cycle de grand carénage, entrainement qui l’occupe jusqu’au 30 janvier,rentrant le lendemain à Brest.

Le lendemain 1er février 1943,  le Tigre transmet au Lynx le pavillon de navire-amiral avant d’entrer en grand carénage le lendemain 2 février.

Le Lynx et le Panthère sortent pour entrainement de division du 10 février au 25 mars, faisant escale à La Pallice du 26 février au 2 mars et à Royan du 11 au 17 mars. Les deux contre-torpilleurs rentrent à Brest le lendemain 26 mars 1943.

La 3ème DCT sort à nouveau pour un entrainement de division du 5 au 27 avril, rentrant à Brest le 1er mai après une nouvelle escale à Lorient du 28 au 30 avril.

Le 8 mai 1943, le Tigre sort de grand carénage et redevient navire-amiral de la 3ème DCT toujours réduite à deux unités puisque le Lynx va subir un grand carénage du 9 mai au 12 août 1943 (mêmes travaux que le Tigre). Il est en essais à la mer du 13 au 17 août puis en remise en condition du 18 août au 3 septembre, tâches accomplies en compagnie du Tigre.

La 3ème DCT (Tigre et Lynx) quitte Brest le 7 septembre 1943 en compagnie de la 6ème DCT pour un exercice en Manche en compagnie de la 8ème DCT, la division de contre-torpilleurs de l’ELN. Les contre-torpilleurs brestois font escale de ravitaillement à Cherbourg le 9 septembre avant de gagner Dunkerque le 10 septembre.

Les sept contre-torpilleurs présents vont enchainer quatre exercices : entrainement au combat de surface diurne du 11 au 19 septembre, entrainement à la défense aérienne à la mer du 21 au 28 septembre, entrainement au combat de surface nocturne du 30 septembre au 7 octobre avant un entrainement à la lutte ASM du 9 au 15 octobre 1943. Les 3ème et 6ème DCT quitte Dunkerque le 16 octobre et rentrent à Brest le 18 octobre 1943.

Le Lynx sort pour entrainement de base du 23 au 30 octobre avant de participer du 4 au 12 novembre à la remise en condition de son sister-ship Tigre qui venait de connaître une période d’indisponibilité.

Du 16 au 23 novembre, le Lynx sort en mer d’Iroise pour un entrainement à la lutte ASM mené en compagnie du sous-marin Henri Poincaré, d’avions et d’hydravions basés à Landevennec et à Lanvéoc-Poulmic. Il rentre à Brest le lendemain 24 novembre.

Du 29 novembre au 12 décembre, le Lynx accompagné du Tigre participent à la remise en condition du Panthère qui sorti de grand carénage le 17 novembre avait connu plusieurs soucis techniques durant ses essais à la mer, nécessitant des travaux supplémentaires.

Le Lynx sort une dernière fois en 1944 pour un exercice de combat antisurface nocturne du 17 au 26 décembre, rentrant à son port d’attache le lendemain 27 décembre.

Le 4 janvier 1944, les 3ème et 6ème DCT au complet quittent Brest pour une série d’exercices dans le Golfe de Gascogne jusqu’au 22 janvier, date de leur retour à Brest.

Le Lynx est indisponible pour entretien à flot du 23 janvier au 4 février, sortant pour essais du 5 au 7 février avant un stage de remise en condition du 8 au 18 février 1944.  Il enchaine alors par un entrainement de division avec ses deux sister-ship et ce du 22 février au 2 mars 1944.

La 3ème DCT quitte Brest le 7 mars pour un entrainement anti-sous-marin baptisé «Mandragore» dans le Golfe de Gascogne. Du 7 au 17 mars, les trois contre-torpilleurs cessent d’être des lévriers des mers pour devenir de laborieux chiens de berger, chargés de protéger plusieurs cargos et pétroliers contre les sous-marins Achille Casablanca Argo et Le Centaure de la 5ème Escadre.

Cet exercice voit l’engagement des hydravions de grande patrouille Bréguet Bizerte de Lanvéoc-Poulmic et les hydravions de surveillance côtière Bréguet Br790 basés à Lann-Bihoué prêt de Lorient sans oublier des avions de patrouille maritime CAO-700M eux aussi basés dans la région.

Rentrés à Brest le 18 mars 1944, les trois contre-torpilleurs ressortent du 24 mars au 2 avril pour entrainement au combat antisurface de jour et de nuit avec lancement de torpilles et écoles à feu, le Tigre, le Lynx et le Panthère rentrant à Brest le 8 avril après une escale à Lorient du 3 au 7 avril 1944.

Victime d’une avarie de chaudière et de turbine, le Lynx est indisponible du 11 avril au 3 mai, sortant pour essais du 4 au 7 mai avant une rapide remise en condition du 8 au 12 mai. Le lendemain, il quitte Brest pour retrouver ses sister-ships à Lorient le 14 mai 1944. La division ainsi rassemblée sort pour une succession d’exercices intenses.C’est ainsi que la 3ème DCT enchaine les exercices du 15 mai au 17 juin, rentrant à Brest le lendemain 18 juin 1944.

Le Lynx sort à nouveau du 22 juin au 2 juillet pour un entrainement à la défense aérienne avant de rentrer à Brest le 3 juillet 1944. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 27 juillet 1944. Il sort pour essais en compagnie du Tigre du 28 au 31 juillet puis pour remise en condition _toujours en compagnie du Tigre_ du  du 5 au 21 août, rentrant à Brest le 22 août.

Le Lynx sort pour un entrainement à la lutte ASM avec le sous-marin Le Centaure du 27 août au 9 septembre 1944 avant de rentrer à Brest le lendemain 10 septembre.

La 3ème DCT quitte Brest pour un entrainement de division le 17 septembre, manoeuvrant en Manche jusqu’au 23 octobre, en compagnie notamment de la 5ème DT. Les deux divisions font escale au Havre du 8 au 10 octobre et à Rouen du 24 au 28 octobre.  La 3ème DCT rentre à Brest le 30 octobre 1944.

Après une période d’entretien à flot du 31 octobre au 10 novembre, le Lynx sort pour essais et remise en condition du 12 au 20 novembre, rentrant à Brest le lendemain 21 novembre.

Le 24 novembre 1944, la 3ème DCT effectue le dernier entrainement de division de l’année, un entrainement intensif qui voit les trois contre-torpilleurs enchainer trois exercices soutenus par le ravitailleur Lot et ce jusqu’au 21 décembre, date de son retour à Brest.

Le Lynx commence l’année 1944 par un exercice d’entrainement de base du 7 au 17 janvier, rentrant à Brest  le 21 janvier après une escale à Saint-Malo du 18 au 20 janvier 1944.

Le Lynx sort avec ses deux compères de la 3ème DCT pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement qui occupe les trois navires de la division jusqu’au 27 février, date de leur retour à Brest après une escale à  Lorient du 24 au 26 février 1945.

Le Lynx effectue une école à feux du 2 au 12 mars avant un entrainement à la lutte antisurface du 15 au 24 mars, rentrant à Brest le lendemain 25 mars 1945.

Le Tigre, le Panthère et le Lynx vont ainsi enchainer successivement un entrainement de défense aérienne à la mer (2 au 10 avril), un entrainement au combat antisurface nocturne (12 au 19 avril), un entrainement à la lutte ASM en compagnie de l’Ile de Ré et du Kerguelen (20 au 27 avril) et un entrainement au combat antisurface diurne avec écoles à feux et lancement de torpilles dont certaines menées au radar (29 avril au 7 mai). La division rentre à Brest le 12 mai après escale à Saint-Nazaire du 8 au 11 mai 1945.

Indisponible suite à une avarie mécanique du 13 au 24 mai, le Lynx sort pour essais du 25 au 28 mai avant d’effectuer sa remise en condition opérationnelle en compagnie du Tigre du 31 mai au 12 juin.

Le 13 juin, le contre-torpilleur Panthère est officiellement désarmé et la 3ème DCT réduite à deux unités, le Tigre (navire-amiral) et le Lynx.

Après un exercice de combat antisurface du 17 au 21 juin, le Lynx sort avec le Tigre du 28 juin au 5 juillet, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Lorient du 6 au 9 juillet puis après un exercice de défense aérienne à la mer du 10 au 19 juillet, à Saint-Nazaire du 20 au 25 juillet, les deux navires rentrant à Brest le 27 juillet 1945.

La 3ème DCT effectue une ultime sortie à la mer en mer d’Iroise et dans le Golfe de Gascogne du 30 juillet au 10 août, rentrant à Brest le 15 août après une escale à Lorient du 11 au 14 août.

Le 15 août 1945, le contre-torpilleur Lynx est placé en position de complément. Cette opération prévue originellement fin septembre est accéléré par le mauvais état de certaines parties mécaniques du navire notamment des turbines.

Du 18 au 26 août 1945, il est échoué au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest pour préparer son stockage au Dépôt Naval de l’Atlantique. Remis à flot, il est remorqué à Landevennec, croisant le Tigre qui rentrait d’entrainement le 27 août 1945.

Le 27 août 1945, le Lynx est officiellement désarmé. Remorqué auprès du Béarn, il est mouillé à bâbord du Panthère. Il est toujours présent à son poste le 5 septembre 1948, un peu plus rouillé et un peu alourdi.

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Le Tigre

Le contre-torpilleur Tigre à la mer le 29 mai 1935

Le contre-torpilleur Tigre à la mer le 29 mai 1935

-Le Tigre est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Bretagne (ACB) à Nantes le 18 septembre 1923 lancé le 2 août 1924 et armé pour essais le 10 juin 1925. Il est admis au service actif le 7 février 1926.

Du 30 mai au 4 juin 1927, le Tigre fait escale à Portsmouth lors de la visite en Angleterre du président Doumergue et ce en compagnie de ses sister-ship Chacal et Jaguar, du torpilleur d’escadre Bourrasque et des croiseurs légers Duguay Trouin et Lamotte-Picquet.

Le 25 avril 1927, le président de la République, Gaston Doumergue passe en revue la première escadre en rade de l’Estaque à Marseille. Accompagnés par l’Ouragan, les torpilleurs Bourrasque  et Orage escortent le président Doumergue lors de sa visite en Angleterre du 30 mai au 4 juin, faisant escale à Portsmouth en compagnie des croiseurs Lamotte-Picquet et Duguay Trouin et des contre-torpilleurs Jaguar Tigre et Chacal avant de rentrer en Méditerranée.

En janvier 1928, il forme au sein de la 1ère Escadre en Méditerranée,  la 5ème Division Légère (5ème D.L) avec ses sister-ship Panthère et Chacal.

A partir du 1er mai 1932, il est en partie chargé de l’EALM (Ecole d’Application du Lancement à la Mer), étant successivement intégré à la 9ème DL en 1932/33 puis à la 11ème DL de 1934 à 1936 avant d’être rattaché à la fin de 1938 à la 4ème DCT en compagnie de ses sister-ship Lynx et Panthère.

Cette division devait être affectée dans l’Atlantique mais en raison de la guerre d’Espagne, elle reste en Méditerranée où elle intègre le Dispositif Spécial en Méditerranée (DSM) destiné à protéger la navigation commerciale des interférences du conflit.

Il passe dans l’Atlantique le temps de la guerre de Pologne pour escorter en dépit de ses insuffisances (rayon d’action trop faible, pas d’électronique ni d’armement réellement adapté) six convois entre Brest et Gibraltar et jusqu’en avril 1940 quand la 4ème DCT au grand complet, repasse en Méditerranée avec Toulon pour port d’attache, la division Reprenant alors un rôle plus conforme à ses capacités à savoir l’attaque antisurface à grande vitesse contre les lignes de communication italiennes.

Le Tigre, navire-amiral de la 4ème DCT arrive à Toulon en compagnie de ses deux sister-ship le 12 avril après dix jours de mer depuis Brest. Ils sont en entretien à flot du 13 au 30 avril avant remise en condition du 1er au 14 mai. Ils sont retour à Toulon le 18 mai après une escale à Marseille du 15 au 17 mai où ouverts au public ils rencontrent un grand succès.

Le Tigre sort à nouveau pour entrainement au combat antisurface (avec plusieurs lancement simulés ou réels de torpilles de guerre) du 25 mai au 2 juin, enchainant après un ravitaillement à Ajaccio le 3 juin par un entrainement au combat de nuit du 4 au 12 juin. Le contre-torpilleur rentre à Toulon le lendemain 13 juin 1940.

La 4ème DCT (Tigre Lynx Panthère) ressort au complet pour une série d’exercices estivaux avant qu’à tour de rôle les trois contre-torpilleurs ne subissent un grand carénage.

Ils appareillent le 20 juin 1940 à l’aube, entamant leur cycle d’entrainement par un entrainement au combat antisurface jusqu’au 30 juin quand ils se ravitaillent à Toulon pour reprendre la mer en vue d’un entrainement au combat de nuit du 1er au 9 juillet qui est suivi d’un ravitaillement et d’une école à feux du 11 au 18 juillet. La 4ème DCT rentre à Toulon le 19 juillet 1940.
Le Tigre transmet son pavillon de navire-amiral de la 4ème DCT au Lynx avant de débarquer ses munitions et de vidanger ses soutes. Il est échoué au bassin du Castigneau (n°5) du 25 juillet au 7 novembre 1940 pour une remise en état complète. La modernisation de sa DCA prévue durant ce grand carénage est repoussée à plus tard en l’absence de pièces modernes (Hotchkiss modèle 1939-40 de 25mm et Schneider modèle 1941 de 37mm) disponibles.

Il sort pour essais du 8 au 12 novembre en compagnie du Lynx et en l’absence de Panthère qui l’à remplacé dans le bassin de radoub. La remise en condition à lieu en compagnie du Lynx et ce du 15 novembre au 2 décembre 1940, les deux contre-torpilleurs rentrant à Toulon le 6 décembre après une courte escale du 3 au 5 décembre à La Ciotat. A l’issue de cette remise en condition, le Tigre redevient navire-amiral de la 4ème DCT.

La 4ème DCT réduite à deux unités sort encore pour entrainement au combat antisurface de jour comme de nuit du 10 au 18 décembre et du 21 au 29 décembre, rentrant à Toulon le 30 décembre 1940 à l’aube.

Le Tigre et le Lynx sortent pour entrainement au combat antisurface du 7 au 18 janvier, faisant escale à Calvi du 19 au 22 janvier avant d’effectuer une école à feux au large du Cap Corse du 23 au 30 janvier, les deux navires rentrant à Toulon le 7 février après une escale à Bastia du 31 janvier au 5 février 1941.

Le 12 février 1941, le contre-torpilleur Panthère achève son grand carénage qui à consisté comme ses sister-ships à une simple remise en état sans modernisation de ses capacités militaires. Il sort pour essais du 13 au 16 février et pour remise en condition du 18 février au 2 mars, à chaque fois en compagnie du Tigre, le Lynx subissant son grand carénage (12 février au 17 mai). Les deux navires rentrent à Toulon le 3 mars 1941.

La 4ème DCT (Tigre et Panthère) sortent à nouveau pour entrainement au combat antisurface de jour du 10 au 21 mars et de nuit du 23 au 30 mars, faisant escale à Nice du 31 mars au 4 avril avant de rentrer à Toulon le 5 avril 1941.

Victime d’une avarie de chaudière, le Tigre est indisponible du 8 avril au 4 mai, sortant pour essais du 5 au 8 mai. Les essais s’étant révélés satisfaisants, le contre-torpilleur sort pour remise en condition du 9 au 16 mai, date du retour au port du Tigre et du Panthère qui l’avait accompagné depuis le 5 mai.

Le 17 mai, le Lynx sort de son grand carénage. Il effectue ses essais en solitaire du 18 au 22 mai puis se ravitaillant à Toulon le 23 mai, voit ses deux sister-ships le rejoindre pour remise en condition du 24 mai au 7 juin, la 4ème DCT rentrant à Toulon le 15 juin après une escale à Sète du 8 au 12 juin

Du 20 juin au 2 juillet 1941,  les  4ème  et 7ème DCT (contre-torpilleurs Vautour Albatros Gerfaut) s’entrainent avec les croiseurs légers Primauguet et Lamotte-Picquet, les croiseurs servant d’abord de plastron aux contre-torpilleurs avant de pourchasser les lévriers des mers. Le groupe occasionnel (deux croiseurs et six contre-torpilleurs) fait escale à Nice du 3 au 10 juillet avant de rentrer à Toulon le 13 juillet 1941.

La 4ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juillet au 7 août 1941. Cette immobilisation est mise à profit pour enfin moderniser une DCA dont l’obsolescence n’était plus à prouver.

Comme leurs sister-ships brestois Jaguar Chacal et Léopard, ils reçoivent à la place des huit mitrailleuses de 13.2mm en affûts doubles et des quatre mitrailleuses de 8mm en affûts doubles, six canons de 25mm Hotchkiss et quatre canons de 37mm Schneider en affûts doubles.

La 4ème DCT reprend la mer pour essais du 8 au 13 août avant un stage de remise en condition dans le Golfe du Lion du 16 août au 2 septembre, rentrant à  leur port d’attache le surlendemain 4 septembre 1941.

Le Tigre, le Panthère et le Lynx quittent Toulon le 9 septembre 1941, font escale à Mers-El-Kébir pour ravitaillement le 10 septembre, sont à Casablanca le 13 septembre avant de gagner Dakar le 17 septembre 1941.

La 4ème DCT effectue un entrainement de défense aérienne à la mer du 18 au 27 septembre, se ravitaillant à Dakar le 28 septembre avant d’effectuer une école à feux au polygone de Rufisque du 29 septembre au 10 octobre, notamment une spectaculaire école à feux de nuit le 8 octobre quand 15 canons de 130mm effectuent un tir de barrage de dix minutes soit un total de 600 obus !

Après un ravitaillement le 11 octobre, la 4ème DCT effectue un entrainement au combat antisurface avec la participation de l’aviation et des défenses côtières du secteur de Dakar du 12 au 23 octobre.

Après une escale d’entretien et de ravitaillement du 24 au 30 octobre, les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 31 octobre, se ravitaillent à Casablanca le 4 novembre, à Mers-El-Kébir le 7 novembre avant de rentrer à Toulon le 10 novembre 1941.

Après une période commune d’entretien à flot du 11 novembre au 3 décembre 1941, la 4ème DCT sort pour essais du 4 au 7 décembre avant remise en condition au large de la Corse du 8 au 27 décembre, rentrant à Toulon le 28 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, les contre-torpilleurs Tigre Panthère et Lynx forment la 3ème DCT qui doit intégrer la 3ème Escadre Légère à Brest.

Le 5 janvier 1942, la nouvelle 3ème DCT quitte Toulon, se ravitaille à Mers-El-Kébir le 7 janvier, à Casablanca le 10 janvier avant d’arriver à Brest le 14 janvier 1942.

Après une période d’entretien à flot pour réparer les dégâts de la traversée du 15 au 21 janvier, les trois contre-torpilleurs sortent pour s’habituer à sa nouvelle zone d’opération. Exit le Golfe de Gênes, le Golfe du Lion ou le Cap Corse et place au Golfe de Gascogne, à la mer d’Iroise et à Ouessant………… .

Ils sortent du 25 janvier au 4 février 1942 pour un exercice dans le Golfe du Gascogne, faisant escale à La Pallice du 5 au 8 février avant de rentrer à Brest le 9 février 1942.

La 3ème DCT sort au complet du 16 au 26 février pour un entrainement au combat antisurface et de nuit, rentrant à Brest le lendemain 27 février 1942.

La Gloire et le Georges Leygues appareillent le 4 mars 1942 pour un exercice en compagnie de la 3ème DCT (Panthère Lynx Tigre) en Manche, la 4ème DC et la 3ème DCT cherchant à s’intercepter mutuellement (5 au 17 mars).

Les deux croiseurs et les trois contre-torpilleurs font escale à Cherbourg du 18 au 22 mars, au Havre du 23 au 27 mars, à Dunkerque du 29 mars au 4 avril, sur l’île de Wight du 6 au 11 avril avant de rentrer à Brest le 15 avril 1942 après un nouvel exercice du 12 au 14 avril.

Le Tigre est indisponible suite à une avarie de chaudière du 21 avril au 27 mai, sortant pour essais du 28 mai au 3 juin avant un stage de remise en condition du 6 au 23 juin en compagnie de ses deux sister-ships. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Brest le 24 juin 1942.

Alors que ses deux sister-ships sont indisponibles pour entretien et permissions d’été (25 juin au 17 juillet), le Tigre sort pour entrainement au combat de nuit du 28 juin au 4 juillet puis après une escale à Lorient du 5 au 8 juillet enchaine par un entrainement au combat antisurface du 9 au 16 juillet, rentrant à Brest le 17 juillet 1942.

Le Tigre participe aux essais et à la remise en condition de ses deux sister-ships du 18 au 22 juillet pour des tests techniques et du 24 juillet au 13 août pour la remise en condition, les trois contre-torpilleurs rentrant à Brest le 18 août après une escale à Saint-Nazaire du 14 au 17 août 1942.

Le Tigre est indisponible pour permissions de l’équipage jusqu’au 2 septembre, sortant pour essais du 3 au 7 septembre avant un stage de remise en condition du 8 au 21 septembre avant de rentrer à Brest le 22 septembre 1942.

La 3ème DCT quitte Brest le 27 septembre, se ravitaille à Casablanca le 1er octobre avant d’arriver à Dakar le 5 octobre 1942. Les trois contre-torpilleurs enchainent successivement par une école à feux du 6 au 13 octobre, un exercice de défense aérienne à la mer du 15 au 25 octobre, un exercice de combat antisurface du 27 octobre au 6 novembre et une ultime école à feux du 8 au 18 novembre 1942.

Après une ultime escale à Dakar du 19 au 23 novembre, les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 24 novembre, se ravitaillent à Casablanca le 28 novembre avant d’arriver à Brest le 2 décembre 1942.

Après une période d’entretien à flot commune du 3 au 12 décembre,  la 3ème DCT sort pour essais du 13 au 16 décembre avant remise en condition du 17 au 28 décembre, rentrant à Brest le 29 décembre  1942.

La 3ème DCT sort pour un entrainement de division avant un nouveau cycle de grand carénage. Les trois contre-torpilleurs franchissent le goulet de Brest le 3 janvier, effectuent un exercice de combat antisurface du 3 au 12 janvier, se ravitaillant auprès du pétrolier Rance au mouillage en baie de Douarnenez le 13 janvier avant d’enchainer par un exercice de combat de nuit du 14 au 20 janvier.

Après un ravitaillement en baie de Douarnenez le 21 janvier, la 3ème DCT subit un entrainement de défense aérienne à la mer du 22 au 30 janvier, rentrant à Brest le lendemain 31 janvier 1943.

Le 1er février 1943, le Tigre transmet son pavillon de navire-amiral à son sister-ship Lynx avant d’être échoué au bassin n°6 pour un grand carénage et ce du 2 février au 8 mai 1943.

Outre une remise en état complète, le Tigre va connaître une modernisation de ses capacités militaires notamment dans le domaine de lutte anti-sous-marine où les faiblesse du Tigre et de ses cinq sister-ships étaient criantes mais explicables car ce n’était pas leur mission première.

Il perd sa plate-forme triple lance-torpilles avant mais reçoit de nouvelles grenades ASM plus légères (et donc plus nombreuses). Le parc passe ainsi de vingt grenades de 200kg et de dix grenades de 100kg à soixante grenades de 150kg, ses nouvelles grenades bénéficiant d’un Asdic installé dans un puits à l’avant.

Sur le plan logistique, le Tigre reçoit (enfin diront certains) une installation moderne de ravitaillement à la mer pour augmenter son rayon d’action.  Alors que le Lynx est en grand carénage, le Tigre et le Panthère sortent pour les essais et la remise en condition du premier nommé et ce du 13 au 17 mai pour les essais et du 19 mai au 9 juin pour la remise en condition.

La 3ème DCT sort pour un entrainement de division du 15 au 30 juin avant une escale à Saint-Nazaire du 1er au 5 juillet. Les deux contre-torpilleurs reprennent ensuite la mer pour un exercice de combat de nuit du 6 au 13 juillet, rentrant à Brest le lendemain 14 juillet 1943.

Indisponibles pour permissions d’été du 15 au 30 juillet, les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 31 juillet au 2 août avant un stage de remise en condition du 3 au 11 août, date à laquelle ils rentrent à Brest.

Le 13 août 1943, le Panthère entre en grand carénage (jusqu’au 17 novembre) et le Lynx entame ses essais à la mer, ses vérifications étant menées du 13 au 17 août en compagnie du Tigre qui accompagne également son sister-ship dans sa remise en condition du 18 août au 3 septembre 1943.

La 3ème DCT (Tigre et Lynx) quitte Brest le 7 septembre 1943 en compagnie de la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier) pour un exercice en Manche en compagnie de la 8ème DCT (Kersaint et Cassard), la division de contre-torpilleurs de l’ELN.

Les contre-torpilleurs brestois font escale de ravitaillement à Cherbourg le 9 septembre avant de gagner Dunkerque le 10 septembre.

Les sept contre-torpilleurs présents vont enchainer quatre exercices : entrainement au combat de surface diurne du 11 au 19 septembre, entrainement à la défense aérienne à la mer du 21 au 28 septembre, entrainement au combat de surface nocturne du 30 septembre au 7 octobre avant un entrainement à la lutte ASM du 9 au 15 octobre 1943. Les 3ème et 6ème DCT quitte Dunkerque le 16 octobre et rentrent à Brest le 18 octobre 1943.

Le Tigre est indisponible suite à une avarie de turbine du 22 au 30 octobre, sortant pour essais du 31 octobre au 2 novembre avant un stage de remise en condition intensif mené en compagnie du Lynx et ce du 4 au 12 novembre 1943.

Le 17 novembre 1943, le Panthère achève son  grand carénage après plus de trois mois passés au bassin n°6. Il sort pour essais en solitaire du 18 au 21 novembre mais victime d’un problème technique, il doit rentrer à Brest pour deux jours de réparations.

Les essais du 24 au 27 novembre 1943 s’étant montrés satisfaisants, le Panthère peut participer à son stage de remise en condition, stage mené avec ses deux sister-ships de la 3ème DCT et ce du 29 novembre au 12 décembre. La 3ème DCT termine l’année par un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne du 14 au 21 décembre, rentrant à Brest le 25 décembre après une escale à Lorient du 22 au 24.

Le 4 janvier 1944, les 3ème et 6ème DCT au complet quittent Brest pour une série d’exercices dans le Golfe de Gascogne. Les six contre-torpilleurs commencent par un exercice de défense aérienne à la mer entre Lorient et Saint-Nazaire et ce du 4 au 12 janvier.
Après une escale de ravitaillement à Saint-Nazaire le 13 janvier, les deux divisions se livrent à une série de joutes navales avec écoles à feux et lancement de torpilles et ce du 14 au 22 janvier quand les six contre-torpilleurs rentrent à Brest.

Après une période d’entretien à flot du 23 janvier au 12 février 1944, le Tigre sort pour essais du 13 au 16 février avant un stage de remise en condition en solitaire du 17 au 21 février. Il enchaine alors par un entrainement de division avec ses deux sister-ship et ce du 22 février au 2 mars 1944.

La 3ème DCT quitte Brest le 7 mars pour un entrainement anti-sous-marin baptisé «Mandragore» dans le Golfe de Gascogne. Du 7 au 17 mars, les trois contre-torpilleurs cessent d’être des lévriers des mers pour devenir de laborieux chiens de berger, chargés de protéger plusieurs cargos et pétroliers contre les sous-marins L’Achille et le Casablanca de la 2ème DSM ainsi que L’Argo et Le Centaure de la 4ème DSM.

Cet exercice voit l’engagement des hydravions de grande patrouille Bréguet Bizerte, de surveillance côtière Bréguet Br790 sans oublier des avions de patrouille maritime CAO-700M  basés à Lann-Bihoué à la différence des hydravions stationnés à Lanvéoc-Poulmic.

Rentrés à Brest le 18 mars 1944, les trois contre-torpilleurs ressortent du 24 mars au 2 avril pour entrainement au combat antisurface de jour et de nuit avec lancement de torpilles et écoles à feu, le Tigre, le Lynx et le Panthère rentrant à Brest le 8 avril après une escale à Lorient du 3 au 7 avril 1944.

Le Lynx étant immobilisé pour avarie, le Tigre et le Panthère sortent seuls pour un entrainement au combat antisurface du 17 au 28 avril, faisant escale à Saint-Nazaire du 29 avril au 2 mai. Ressortant le lendemain 3 mai, le Tigre et le Panthère subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 3 au 10 mai, faisant escale à Lorient à partir du 11 mai.

Le 14 mai, le Lynx arrivent à Lorient pour retrouver ses deux sister-ships. La division ainsi rassemblée sort pour une succession d’exercices intenses.

C’est ainsi que la 3ème DCT enchaine un entrainement à la lutte ASM contre des sous-marins Ouessant et Bévéziers de la 5ème escadre du 15 au 22 mai, un entrainement au combat antisurface diurne du 24 au 31 mai, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 8 juin et un entrainement au combat antisurface nocturne du 10 au 17 juin, la division rentrant à Brest le lendemain 18 juin 1944.

Le Tigre est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet, essais satisfaisants, les Jaguar connus pour être mécaniquement capricieux étant (enfin) rodés.

Alors que le Lynx est indisponible (8 au 27 juillet), le Tigre sort en compagnie du Panthère pour remise en condition et entrainement du 13 au 25 juillet, rentrant à Brest le lendemain 26 juillet.

Le Panthère est alors indisponible du 28 juillet au 16 août pour entretien et permissions alors que le Tigre ressort en compagnie du Lynx pour essais du 28 au 31 juillet avant remise en condition du second nommé du 5 au 21 août, rentrant à Brest le 22 août. Le Tigre participe ensuite à la remise en condition du Panthère du 25 août au 10 septembre 1944.

La 3ème DCT quitte Brest pour un entrainement de division le 17 septembre, effectuant un entrainement au combat nocturne jusqu’au 25 septembre, entrainement au cours duquel le Tigre et le Lynx faillirent entrer en collision et ce dans la nuit du 22 au 23 septembre.
Après une escale à Cherbourg du 25 au 29 septembre, les trois contre-torpilleurs manœuvrent avec la 5ème DT (qui à atteint son format définitif à quatre navires), la 3ème DCT et la 5ème DT cherchant à s’intercepter mutuellement, la première nommée simulant trois navires rapides cherchant à forcer le détroit du pas de Calais et la seconde quatre navires voulant gagner l’Atlantique.

Après une escale commune au Havre du 8 au 10 octobre, les trois contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 11 au 23 octobre, les deux divisions se séparant après une escale à Rouen du 24 au 28 octobre. La 3ème DCT rentre à Brest le 30 octobre 1944.

Après une période d’entretien à flot du 1er au 9 novembre, le Tigre sort pour évaluation de ses capacités anti-sous-marine du 10 au 17 novembre, le navire rentrant à Brest le 18 novembre 1944.

Le 24 novembre 1944, la 3ème DCT effectue le dernier entrainement de division de l’année, un entrainement intensif qui voit les trois contre-torpilleurs enchainer trois exercices soutenus par le ravitailleur Lot.

Après un exercice de défense aérienne à la mer du 24 novembre au 2 décembre, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent en mer et en route auprès du Lot avant d’enchainer par un exercice de combat antisurface avec école à feux et lancement de torpilles du 3 au 12 décembre. La 3ème DCT rentre à Brest après un ravitaillement auprès du Lot et un entrainement au combat antisurface nocturne du 13 au 21 décembre. Le Tigre ne ressort pas du reste de l’année 1944.

Le Tigre entame sa dernière année de service opérationnel par une sortie d’essais le 7 janvier mais cette sortie censée durer trois jours est interrompue dès le 8 janvier en raison d’un problème mécanique qui nécessite des réparations à Brest. Les essais menés du 12 au 14 janvier se révèlent concluants.

Après un stage de remise en condition du 16 au 25 janvier, le Tigre sort avec ses deux compères de la 3ème DCT pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne. Le Tigre, le Panthère et le Lynx enchainent ainsi un exercice de lutte ASM en compagnie des sous-marins Ouessant et Sidi-Ferruch (28 janvier au 4 février), un exercice de défense aérienne à la mer (5 au 12 février) et un exercice de combat antisurface de jour et de nuit (13 au 24 février). La 3ème DCT rentre à Brest le 27 février après une escale à Lorient du 24 au 26 février 1945.

Après une nouvelle période d’entretien à flot du 28 février au 12 mars, le Tigre sort pour essais du 13 au 16 mars avant d’enchainer par un entrainement de base en mer d’Iroise du 17 au 30 mars.

Rentré à Brest le 1er avril 1945, il appareille le lendemain avec ses deux sister-ships de la 3ème DCT pour le dernier entrainement de division à trois navires.

Le Tigre, le Panthère et le Lynx vont ainsi enchainer successivement un entrainement de défense aérienne à la mer (2 au 10 avril), un entrainement au combat antisurface nocturne (12 au 19 avril), un entrainement à la lutte ASM avec les sous-marins Ile de Ré et Kerguelen de la 26ème DSM (20 au 27 avril) et un entrainement au combat antisurface diurne avec écoles à feux et lancement de torpilles dont certaines menées au radar (29 avril au 7 mai). La division rentre à Brest le 12 mai après escale à Saint-Nazaire du 8 au 11 mai 1945.

Alors que le Lynx est immobilisé pour une avarie mécanique, le Tigre sort avec le Panthère pour l’ultime sortie du dernier nommé. Cette sortie qui à lieu du 15 au 22 mai est suivie par la mise en position de complément du Panthère le 23 mai 1945.
Le Lynx est de nouveau disponible après réparations le 24 mai 1945. Il sort pour essais du 25 au 28 mai avant d’effectuer sa remise en condition opérationnelle en compagnie du Tigre du 31 mai au 12 juin.

Le 13 juin, le contre-torpilleur Panthère est officiellement désarmé et la 3ème DCT réduite à deux unités, le Tigre (navire-amiral) et le Lynx.

Après une période d’entretien à flot du 14 au 25 juin, le Tigre sort en compagnie du Lynx pour un entrainement en mer d’Iroise du 28 juin au 5 juillet, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Lorient du 6 au 9 juillet puis après un exercice de défense aérienne à la mer du 10 au 19 juillet, à Saint-Nazaire du 20 au 25 juillet, les deux navires rentrant à Brest le 27 juillet 1945.

La 3ème DCT effectue une ultime sortie à la mer en mer d’Iroise et dans le Golfe de Gascogne du 30 juillet au 10 août, rentrant à Brest le 15 août après une escale à Lorient du 11 au 14 août.

Le 15 août 1945, le contre-torpilleur Lynx est placé en position de complément. Cette opération prévue originellement fin septembre est accélérée par le mauvais état de certaines parties mécaniques du navire notamment des turbines.

Cette mise en position de complément entraine le même jour la dissolution de la 3ème DCT qui doit être ultérieurement reconstituée avec trois contre-torpilleurs de classe Bayard. Le Tigre reste donc navire hors rang au sein de la 3ème escadre légère. Le Tigre sort donc seul pour entrainement du 18 au 26 août, rentrant à Brest le lendemain 27 août, jour où le Lynx est officiellement désarmé.

Scène poignante ou touchante c’est selon, le Tigre en remontant la rade de Brest jusqu’à la rade-abri croise le Lynx remorqué en direction de Landevennec où il va retrouver le Panthère mais aussi le Jaguar, le Chacal et le Léopard.

Bien que son désarmement soit proche, le Tigre reste actif  à la fois pour être prêt en cas de guerre mais aussi pour permettre à ses officiers, officiers mariniers, quartiers maitres et matelots de rester affutés alors que la plupart de ces hommes connaissent déjà leur future affectation, généralement l’armement d’un nouveau contre-torpilleur en construction comme les Bruix.

Il sort ainsi pour entrainement à la lutte ASM du 1er au 7 septembre en compagnie du sous-marin Ajax, entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 14 septembre (au cours duquel il est légèrement endommagé par les éclats d’une bombe d’entrainement) et école à feux du 16 au 21 septembre 1944.

Rentré à Brest le 22 septembre, le Tigre est placé en position de complément le lendemain 23 septembre 1945. Il est échoué au bassin n°6 le 27 septembre pour les préparatifs de stockage à Landevennec. Ses préparatifs sont achevés le 4 octobre 1945 et le navire est remis à flot puis amarré en Penfeld en attendant son transfert au Dépôt Naval de l’Atlantique.

Le 4 octobre 1945, le contre-torpilleur Tigre, dernier contre-torpilleur de classe Jaguar est désarmé après dix-neuf années de service actif.

Transféré à Landevennec, il est mouillé à l’arrière du Béarn derrière le Lynx et devant Panthère et comme quatre de ses sister-ships, le Tigre était toujours présent le 5 septembre 1948 quoiqu’un peu plus rouillé et un plus usé que d’habitude.