22-Armée de terre : armement et matériel (87) ordre de bataille (21)

-29ème Corps d’Armée

-Outre les trois divisions sous ses ordres, le 29ème CA mis sur pied par la 12ème région militaire dispose d’unités qui lui appartiennent en propre :

-629ème régiment de pionniers

-29ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (13ème GRCA) disposant de  chars légers AMX-42 et des automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité  d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

Canon de 155mm Grande Puissance Filloux (GPF)

Canon de 155mm Grande Puissance Filloux (GPF)

-123ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (123ème RALT) qui dispose de deux  groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155 GPF.

– Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 29ème CA du Groupe Aérien d’Observation  n°529 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 14ème Division d’Infanterie est une division d’active qui dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (35ème et 152ème RI), d’une demi-brigade de chasseurs à pied (3ème DBCP); de deux régiments d’artillerie (4ème RAD et 204ème RALD), de la 614ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 614ème Bataillon de défense antiaérienne, du 26ème  bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 25ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (25ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 16ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (29ème,56ème et 89ème RI); de deux régiments d’artillerie (37ème et 237ème RALD), de la 616ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 616ème Bataillon de Défense Antiaérienne, du 93ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39. Faute de pouvoir lutter contre les chars ennemis, le petit H-39 termina sa carrière comme char léger de reconnaissance

Elle bénéficie également du soutien du 19ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (19ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 30ème Division d’Infanterie Alpine (30ème DIAlp) est une division de mobilisation de série A qui dispose de deux régiments d’infanterie alpine (55ème et 81ème RIA), d’une demi-brigade de chasseurs alpins (26ème DBCA avec les 65ème, 67ème et 86ème BCA); de deux régiments d’artillerie (95ème RAM et 295ème RALM); de la 630ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 630ème bataillon de défense antiaérienne, du 94ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 26ème Groupement de Reconnaissance de Divison d’Infanterie (26ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte (qui ne doivent normalement pas être remplacées par des automitrailleuses puissantes).

-30ème Corps d’Armée

-Outre les trois divisions sous ses ordres, le 30ème CA mis sur pied par la 13ème région militaire dispose d’unités qui lui appartiennent en propre :

-630ème régiment de pionniers

-30ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (13ème GRCA) disposant de  chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-124ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (124ème RALT) qui dispose de deux  groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155 GPF.

– Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 30ème CA du Groupe Aérien d’Observation  n°530 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 17ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation qui comprend deux régiments d’infanterie de ligne (83ème et 135ème RI) associés à une demi-brigade de chasseurs alpins, la 27ème DBCA (87ème, 91ème et 95ème BCA); deux régiments d’artillerie (84ème RAD et 284ème RALD), de la 617ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 617ème bataillon de défense antiaérienne , du 95ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

A noter qu’en novembre 1948, la 27ème DBCA sera envoyée en Corse pour renforcer les défenses de l’île, laissant la division avec seulement deux régiments.

La 17ème DI bénéficie du soutien du 46ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (46ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte.

-La 29ème Division d’Infanterie Alpine (29ème DIAlp) est une division d’infanterie d’active chargée d’assurer la défense de la région de Nice et des contreforts méridionaux du massif alpin.

Elle dispose pour cela de deux brigades d’infanterie alpine, la 57ème BIAlp avec la 6ème DBCA   (22ème 24ème et 25ème BCA) et le 3ème Régiment d’Infanterie Alpine et la 58ème BIAlp avec  la 2ème DBCA (9ème 18ème 20ème BCA) et le 141ème Régiment d’Infanterie Alpine.
Cette division dispose également du 94ème Régiment d’Artillerie de Montagne associé au 294ème Régiment d’Artillerie Lourde de Montagne; de la 629ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 629ème Bataillon de défense antiaérienne, du 33ème bataillon du génie et de différentes unités de soutien.

Elle dispose également du soutien du 34ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (34ème GRDI) qui dispose de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses de découverte dont le remplacement n’est pas prévu.

-La 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine (1ère DINA) est une division d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Lyon.

Elle dispose de trois régiments de tirailleur, le 27ème régiment de tirailleurs algériens, le 28ème régiment de tirailleurs tunisiens et le 5ème régiment de tirailleurs marocains; de deux régiments d’artillerie (54ème RANA et 254ème RALNA), de la 601ème Batterie Divisionnaire Antichar Nord-Africaine, du 601ème Bataillon de défense aérienne nord-africain, du 35ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle peut compter également sur le soutien du 91ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (91ème GRDI) équipé de chars légers AMX-44 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

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21-Armée de terre (20)

Régiments d’infanterie alpine

Alpins du 299ème Régiment d'Infanterie Alpine (299ème RIA)

Alpins du 299ème Régiment d’Infanterie Alpine (299ème RIA)

Les régiments d’infanterie alpine ou R.I.A voient le jour le 1er octobre 1887 lors de la création des dix-huit régiments régionaux. Trois d’entre-eux furent affectés à la défense des Alpes en l’occurence le 157ème RI de Lyon qui fournit deux bataillons pour la défense de l’Ubaye, le 158ème RI de Lyon  qui fournit deux bataillons pour la défense de la Tarentaise et de la Maurienne et enfin le 159ème de Nice qui dès 1890 est déployé dans le Briançonnais.

Ces régiments sont déployés été comme hiver dans les Alpes, ils constituent la partie fixe de la défense des Alpes face à une Italie théoriquement hostile puisque signataire de la Triple Alliance ou Triplice en 1882 avec l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie à la différence des chasseurs alpins qui eux sont des unités mobiles.

Ultérieurement, le 97ème RI de Chambery est également transformé en R.I.A tout comme le 96ème RI de Gap, le 99ème RI de Lyon et le 140ème RI de Grenoble, portant le nombre à sept régiments d’infanterie alpine. Si les hommes de ces régiments portaient la tarte, ils portaient le pantalon garance, un moyen infaillible de les différencier des chasseurs alpins.

Les R.I.A participent naturellement au premier conflit mondial et en septembre 1939, sont toujours présents dans l’ordre de bataille de l’armée française :

-Le 3ème régiment d’infanterie alpine (3ème RIA) de Sospel est l’un des deux régiments d’infanterie de la 57ème brigade d’infanterie alpine qui dépend de la 29ème Division d’Infanterie Alpine de Nice.

-Le 15ème régiment d’infanterie alpine (15ème RIA) d’Albi appartient à la 31ème division d’infanterie alpine de Montpelier.

-Le 80ème régiment d’infanterie alpine (80ème RIA) stationné à Metz est l’un des trois régiments d’infanterie de la 42ème division d’infanterie de Metz

-Le 99ème régiment d’infanterie alpine (99ème RIA) stationné à Lyon appartient à la 53ème brigade d’infanterie alpine en compagnie de la 5ème demi-brigade de chasseurs alpins, brigade qui dépend de la 27ème DIAlp.

-Le 141ème régiment d’infanterie alpine (141ème RIA) de Nice appartient à la 58ème brigade d’infanterie alpine qui dépend de la 29ème DIAlp de Nice.

-Le 159ème régiment d’infanterie alpine (159ème RIA) de Briançon est l’un des deux régiments d’infanterie de la 53ème brigade d’infanterie alpine, brigade qui dépend de la 27ème DIAlp.

A la mobilisation de septembre 1939, d’autres R.I.A sont mis sur pied à partir des régiments d’infanterie alpine d’active :

-Le  55ème RIA de Digne est intégré à la 30ème DIAlp

-Le 81ème RIA de Montpelier est intégré à la 31ème DIAlp de Montpelier

-Le 96ème RIA de Montpelier est intégré à la 31ème DIAlp de Montpelier

-Le 97ème RIA de Chambery est intégré à la 28ème DIAlp en compagnie du 99ème RIA

-Le 112ème RIA de Hyères est intégré à la 29ème DIAlp

-Le 140ème RIA de Grenoble est intégré à la 27ème DIAlp où il remplace le 99ème RIA

-Le 203ème RIA de Hyères est intégré à la 65ème division d’infanterie

-Le 299ème RIA de Lyon est intégré lui à la 64ème division d’infanterie.

A l’issue de la démobilisation, ces huit régiments de mobilisation sont dissous en compagnie généralement des divisions de formation.

Huit ans plus tard, en août 1948, la 28ème DIAlp est réactivée avec trois régiments d’infanterie alpine en l’occurence le 97ème RIA de Chambery, le 140ème RIA de Grenoble et le 203ème RIA de Hyères.

La 30ème DIAlp est elle aussi réactivée mais avec seulement deux régiments en l’occurence le 55ème RIA de Digne et le 81ème RIA de Montpelier auxquels s’ajoute ultérieurement la 22ème DBCA. Le 96ème RIA recréé est intégré à la 57ème DI stationné dans le Jura.

Les autres régiments d’infanterie alpine activés en septembre 1939 ( 112ème RIA et 299ème RIA) ne sont pas réactivés, la création d’une nouvelle division alpine pour couvrir l’Espagne ayant été jugée superflu avec la présence de six bataillons de chasseurs pyrénéens (neuf après mobilisation, un dixième bataillon d’instruction pouvant si nécessaire servir d’unité de combat) et de la 31ème DIAlp de Montpelier qui aligne deux RIA et une demi-brigade de chasseurs alpins, la 42ème DBCA qui regroupe les 89ème 93ème et 98ème BCA. .

Les régiments d’infanterie alpine sont organisés comme des régiments d’infanterie type Nord-Est avec comme différence une adaptation à leur milieu particulier.

Bataillons de chasseurs pyrénéens

Insigne du 9ème Bataillon de Chasseurs Pyrénéens (9ème BCPyr)

Insigne du 9ème Bataillon de Chasseurs Pyrénéens (9ème BCPyr)

Si les chasseurs alpins sont connus et célèbres, les chasseurs pyrénéens n’ont pas l’aura et la célébrité de leurs homologues alpins probablement parce que contrairement à l’Italie, l’Espagne de Franco resta dans une neutralité qui passa progressivement d’une neutralité amicale vis à vis de l’Axe à une neutralité qui tenait à donner de plus en plus de gages aux alliés quand le cours de la guerre évolua en leur faveur.

A la mobilisation d’août/septembre 1939, un Détachement d’Armées des Pyrénées est mis en place pour surveiller un Franco dont on ignorait les desseins. Allait-il se ranger du côté de l’Axe en remerciement l’aide apportée par Berlin et Rome ? Allait-il menacer la France d’une riposte après son soutien au gouvernement légitime ?

Ce détachement d’armées des Pyrénées à l’existence éphémère (il est dissous dès le 25 octobre 1939) voit la mobilisation de dix bataillons de chasseurs pyrénéens numérotés de 1 à 10 (1er BCPyr au 10ème BCPyr).

Ces bataillons sont organisés comme les BCA avec un état-major, une compagnie hors-rang, trois compagnies de fusiliers voltigeurs et une compagnie d’accompagnement.

Ces dix bataillons sont regroupés en cinq demi-brigades de chasseurs pyrénéens, les 1er et 2ème bataillons formant la 1ère demi-brigade de chasseurs pyrénéens (1ère DBCPyr), les 3ème et 4ème bataillons forment la 2ème DBCPyr, les 5ème et 6ème bataillons forment la 3ème DBCPyr, les 7ème et 8ème bataillons la 4ème DBCPyr et enfin les 9ème et 10ème BCPyr forment une 5ème DBCPyr.

Une fois la neutralité de Franco assurée et le détachement d’armées des Pyrénées dissous, ces demi-brigades sont envoyées dans l’Est de la France pour renforcer le TONE.

Après avoir envisagé d’en maintenir une partie, la démobilisation de septembre 1940 provoque la dissolution de tous les BCPyr et de leurs DBCPyr.

Il semblait dit que les chasseurs pyrénéens appartiendraient désormais à l’histoire mais au printemps 1944, un facteur extérieur va permettre leur renaissance.

En effet à partir de mars 1944, l’agitation communiste, anarchiste et socialiste reprend en Espagne, donnant du fil à retordre au régime franquiste qui pensait avec une répression féroce avoir maté les ferments qui permettrait un retour de l’ancien régime républicain.

Des maquis voient le jour notamment dans le Val d’Aran et dans le nord de Catalogne, à proximité immédiate de la frontière française. Comme souvent dans ce genre de situation, les irréguliers frappent en Espagne et leur forfait accomplit se replie en France à l’abri des foudres franquistes, bénéficiant de la complicité de nombreux immigrés espagnols installés dans le Sud-Ouest.

Excédé, Franco menace de s’octroyer un droit de poursuite en France, en clair d’ignorer la frontière française et de laisser la Guardia Civil voir l’armée traquer les guérilleros jusqu’en France.

Pour éviter une telle situation, le général Villeneuve décide de réactiver les BCPyr sous la forme de six bataillons répartis en trois demi-brigades de chasseurs pyrénéens, une DBCPyr pour le secteur de l’Adour, une pour le secteur de Geronne et un autre pour le secteur Roussillon (qui remplace le secteur «Aude» de l’ancien Détachement d’Armées des Pyrénées).

La 1ère DBCPyr regroupe les 1er et 2ème BCPyr, la 2ème DBCPyr regroupe les 3ème et 4ème BCPyr et la 3ème DBCPyr regroupe les 5ème et 6ème BCPyr, la première étant affecté au secteur Adour, la troisième au secteur de Geronne et la troisième pour le secteur Roussillon, le tout sous l’autorité du général commandant le Détachement d’Armées du Sud-Ouest.

Ces BCPyr nouvelle génération dispose d’un état-major, d’une section de commandement, d’une compagnie hors-rang, de trois compagnies de fusiliers voltigeurs, d’une compagnie d’accompagnement (canons de 25mm, mitrailleuses et mortiers) et nouveauté d’une section d’éclaireurs skieurs.

La mise en place de ces trois demi-brigades chargées de tenir les cols va considérablement apaiser la situation et va gêner le dévellopement des mouvements de guérillas espagnols qui n’étaient pas vraiment en odeur de sainteté à Paris, le gouvernement conservateur ne voulant surtout pas d’un troisième front au delà des Pyrénées.

A la mobilisation de septembre 1948, les DBCPyr sont musclées avec l’activation dans chaque demi-brigade d’un troisième bataillon.

C’est ainsi que la 1ère DBCPyr regroupe désormais les 1er, 2ème et 7ème BCPyr, la 2ème DBCPyr regroupe les 3ème, 4ème et 8ème BCPyr alors que la 3ème DBCPyr regroupe au final les 5ème, 6ème et 9ème BCPyr.

Un 10ème BCPyr est également activé à Perpignan avec une double mission : défense de la capitale du Roussillon et instruction des recrues des autres BCPyr.

21-Armée de terre (19)

Bataillons alpins de forteresse

Genèse des Alpins du béton

La couverture de la frontière Nord-Est avait suscité la création des Régiments d’Infanterie de Région Fortifiée devenus par la suite Régiments d’Infanterie de Forteresse ou R.I.F.

Le choix résolu d’étendre la Ligne Maginot à la frontière franco-italienne entraine la nécessite de troupes spécialement formées pour combattre depuis les ouvrages et dans un milieu nettement plus hostile que le Nord, la Lorraine, l’Alsace et le Jura.

La décision de créer des troupes de forteresse pour les Alpes est prise le 12 août 1933 par le ministre de la Guerre Edouard Daladier. Les premières études prévoient en temps de paix trois demi-brigades qui se transformeraient à la mobilisation en quatre régiments d’infanterie de forteresse soit les 30ème 157ème 58ème et 61ème RIF.

La 14ème région militaire (Lyon) proteste vigoureusement contre ce projet estimant qu’il briserait l’esprit de corps (argument moral) et démantélerait des bataillons capables de combattre en autonome (argument opérationnel). Elle demande donc le maintien en temps de guerre des demi-brigade et obtient gain de cause le 1er avril 1937.

Les troupes alpines de forteresse voient officiellement le jour en avril 1934. Leur création suit le même parcours que les R.I.F avec dans un premier temps cinq bataillons et quatre compagnies autonomes rattachées aux régiments d’infanterie alpine des 14ème et 15ème régions militaires à savoir le 99ème RIA (Lyon et Modane) et le 159ème RIA (Briançon) pour la première et aux 3ème (Hyères et Sospel) et 141ème RIA (Marseille et Nice) pour la seconde.

Le 1er juin 1935, on passe à six bataillons et deux compagnies autonomes :

-4ème bataillon du 99ème RIA et une 17ème compagnie rattachée à ce même régiment

-4ème et 5ème bataillon du 159ème RIA ainsi qu’une 18ème compagnie rattachée à ce même régiment

-4ème et 5ème bataillons du 3ème RIA

-4ème bataillon du 141ème RIA

Le 1er octobre 1935 (application de la loi du 29 juin et du décret du 24 juillet), ces unités sont transformés en sept Bataillons Alpins de Forteresse (B.A.F.) numérotés 70 à 76 selon le schéma suivant :

-Le 70ème BAF est formé à partir des 17 et 18ème compagnies du 99ème RIA qui formèrent un temps un 5ème bataillon

-Le 71ème BAF est formé à partir du 4ème bataillon du 99ème RIA

-Le 72ème BAF est formé à partir du 5ème bataillon du 159ème RIA ainsi que de la 18ème compagnie autonome rattachée à ce même régiment

-Le 73ème BAF est formé à partir du 4ème bataillon du 159ème RIA

-Le 74ème BAF est formé à partir du 4ème bataillon du 141ème RIA

-Le 75ème BAF est formé à partir du 4ème bataillon du 3ème RIA

-Le 76ème BAF est formé à partir du 5ème bataillon du 3ème RIA

Ces sept bataillons sont regroupés en trois demi-brigades, la 30ème DBAF (E.M à Modane) regroupant les 70ème et 71ème BAF étant affectée au Secteur Fortifié de Savoie, la 157ème DBAF (E.M à Jausiers) regroupant les 72ème et 73ème BAF étant affectée au Secteur Fortifié du Dauphiné alors que la 58ème DBAF (E.M à Nice) regroupant les 74ème, 75ème et 76ème BAF étant affectée au Secteur Fortifié des Alpes Maritimes.

Chaque bataillon alpin de forteresse (temps de paix) dispose d’un état-major, d’une section de commandement, d’une section hors-rang, d’une section d’éclaireurs skieurs, d’une compagnie d’engins d’accompagnement (CEA) transformée en 1938 en Compagnie d’Equipages d’ouvrage (CEO) et trois compagnies mixtes (fusiliers voltigeurs et mitrailleurs)

Chacune de ces compagnies mixtes dispose d’une section de commandement, de trois sections de fusiliers voltigeurs à trois groupes de combat disposant chacun de deux FM et d’une section de mitrailleuses à deux groupes de deux mitrailleuses et un groupe de combat réduit avec sept hommes et deux fusils-mitrailleurs.

A la mobilisation d’août 1939, cinq nouvelles demi-brigades voient le jour (16ème, 40ème 61ème, 75ème et 230ème DBAF) avec des BAF qui sont créés comme les RIF plus au nord, un BAF du temps de paix donnant naissance à des bataillons de guerre, le 72ème BAF de la 157ème DBAF donnant par exemple naissance à quatre bataillons les 72ème, 82ème, 92ème et 102ème BAF.

Les bataillons d’active

-Le 70ème BAF qui disposait à l’origine d’un état-major et d’une section de commandement de trois compagnies mixtes, d’une compagnie d’engins d’accompagnement, d’une compagnie hors rang et d’une section d’éclaireurs skieurs reçoit ensuite une compagnie d’équipage d’ouvrages et une 4ème compagnie mixte.

Le 70ème BAF mobilise deux bataillons, un 70ème BAF de guerre et le 80ème BAF, ces deux bataillons formant la 16ème Demi-Brigade Alpine de Forteresse (16ème DBAF) chargée de la défense du Secteur Fortifié de la Savoie.

-Le 71ème BAF dispose à sa création d’un état-major et d’une section de commandement de trois compagnies mixtes, d’une compagnie d’engins d’accompagnement, d’une compagnie hors rang et d’une section d’éclaireurs skieurs. Il reçoit par la suite deux compagnies d’équipage d’ouvrages ce qui donne un bataillon organisé en trois compagnies mixtes, deux CEO et une CHR.

A la mobilisation d’août 1939, le bataillon donne naissance à trois nouveaux bataillons, les 71ème, 81ème et 91ème qui forment la 30ème DBAF affectée elle aussi au Secteur Fortifié de Savoie.

-Le 72ème BAF est formé à l’origine par les 17ème et 18ème compagnies autonomes du 159ème RIA qui forme un cinquième bataillon à l’origine du 72ème bataillon alpin de forteresse officiellement créé le 16 octobre 1935.

Formant la 157ème DBAF avec le 73ème BAF, le 72ème dispose peu avant la mobilisation d’août 1939 d’un PC, d’une Compagnies Hors Rang, de quatre compagnies mixtes, d’une compagnie d’équipage d’ouvrages et d’une section d’éclaireurs skieurs.

A la mobilisation, le 72ème bataillon alpin de forteresse cesse d’exister dans son organisation du temps de paix pour crééer les quatre bataillons de la 75ème demi-brigade alpine de forteresse affecté au Secteur Fortifié du Dauphiné.

C’est ainsi que la 1ère compagnie donne naissance au 82ème BAF, la 2ème au 92ème BAF, la 3ème compagnie à un 72ème BAF de guerre et la quatrième compagnie à un 102ème BAF. La SES intègre le 92ème BAF, une nouvelle étant créée au sein du 72ème BAF, la CEO elle étant dissoute.

-Le 73ème BAF à pour origine le 4ème bataillon du 159ème RIA qui devient le 73ème bataillon alpin de forteresse le 16 octobre 1935. Il aligne deux compagnies d’intervalles, deux compagnies d’équipages d’ouvrage et une CHR auxquelles s’ajoute une SES.

A la mobilisation d’août 1939, le 73ème BAF du temps de paix se dédouble en deux nouveaux bataillons destinés à former la 157ème DBAF du temps de guerre, composée des 73ème et 83ème BAF, demi-brigade déployée au sein du Secteur Fortifié du Dauphiné.

-Le 74ème BAF est issu du 4ème bataillon du 141ème RIA créé lui le 10 avril 1934. Ce bataillon devient le 74ème BAF le 16 octobre 1935, bataillon composé de quatre compagnies mixtes, une compagnie d’engins d’accompagnement et une section hors rang qui devient compagnie en 1937.

A la mobilisation de septembre 1939, le 74ème BAF du temps de paix va donner naissance à trois nouveaux bataillons alpins de forteresse, les 74ème, 84ème et 94ème BAF qui vont former la 61ème DBAF affectée au Secteur Fortifié des Alpes Maritimes (SFAM).

-Le 75ème BAF est issu du 4ème bataillon du 3ème RIA créé le 10 avril 1934 et devenu le 75ème Bataillon Alpin de Forteresse (BAF) le 16 octobre 1935. Il comporte trois puis quatre compagnies mixtes, une CEA et une SHR avant de recevoir bientôt une SES.

A la mobilisation, ce bataillon forme trois nouveaux bataillons appelés à former la 40ème DBAF du SFAM. Ainsi la 1ère compagnie est à l’origine du 75ème BAF, la 2ème compagnie donne naissance au 85ème BAF et la 3ème compagnie au 95ème BAF.

-Le 76ème BAF est issu du 5ème bataillon du 3ème RIA créé le 10 avril 1934 et devenu bataillon alpin de forteresse le 16 octobre 1935 avec comme composition interne trois compagnies mixtes, une compagnie d’engins d’accompagnement et une section hors-rang. Ultérieurement, il reçoit une SES et la section hors-rang devient compagnie.

A la mobilisation d’août 1939, le 76ème bataillon alpin de forteresse met sur pied les trois bataillons de la nouvelle 58ème DBAF. La 1ère compagnie met sur pied un 76ème BAF de guerre, la 2ème compagnie le 86ème BAF et la 3ème compagnie le 96ème BAF

Quand éclate la guerre de Pologne, le nombre de demi-brigades alpines de forteresse est passé de trois à huit, chacune de ces demi-brigades alignant un état-major, une section de commandement, une section hors rang, une section d’éclaireurs motocyclistes, une compagnie d’engins équipés de neuf canons de 25mm et trois groupes de mortiers de 81mm) et deux, trois ou quatre bataillons alpins de forteresse.

Le dispositif opérationnel est le suivant :

-Dans le Secteur Défensif du Rhône, il n’existe pas en temps de paix d’unités d’active. La 230ème demi-brigade alpine de forteresse (230ème DBAF) qui regroupe les 179ème et 189ème BAF ainsi que le 199ème BCHM est ainsi formé par les réservistes de la 5ème demi-brigade de chasseurs alpins.

-La 16ème DBAF outre les 70ème et 80ème BAF reçoit le 6ème BCM (Bataillon de Chasseurs de Montagne)

-La 30ème DBAF dispose de trois bataillons alpins de forteresse, les 71ème, 81ème et 91ème BAF

Ces deux demi-brigades assurent la garde du Secteur fortifié de Savoie.

-La 75ème DBAF dispose de quatre bataillons alpins de forteresse, les 72ème, 82ème, 92ème et 102ème BAF

-La 157ème DBAF dispose de deux bataillons alpins de forteresse, les 73ème et 83ème BAF.

Ces deux demi-brigades assure la garde du Secteur Fortifié du Dauphiné.

-La 61ème DBAF dispose des 74ème, 84ème et 94ème BAF

-La 40ème DBAF dispose des 75ème, 85ème et 95ème BAF

-La 58ème DBAF dispose des 76ème, 86ème et 96ème BAF

Ces trois demi-brigades assure la garde du Secteur Fortifié des Alpes Maritimes.

Les bataillons alpins de mobilisation

230ème DBAF

Au milieu des années trente, le plan de mobilisation prévoit d’affecter à la défense du Secteur Défensif du Rhône la 80ème demi-brigade de chasseurs alpins (80ème DBCA). Cette demi-brigade doit disposer de trois bataillons de chasseurs alpins, les 112ème, 113ème et 114ème BCA.

Pour cela un bataillon de disponibles est constitué au sein de la 5ème DBCA à trois compagnies mixtes plus trois sections de disponibles du 99ème RIA, formant à la mobilisation trois bataillons, les 179ème et 189ème BAF ainsi que le 199ème BAF qui devient un BCHM ou Bataillon de Chasseurs de Haute Montagne.

Devenue la 230ème DBAF, l’hypothétique 80ème DBCA dispose d’un état-major, une compagnie de commandement, une compagnie d’engins (CRE) et trois bataillons :

-Le 179ème BAF (qui à l’origine aurait du être le 112ème BCA) dispose d’un PC, d’une compagnie hors rang et de trois compagnies mixtes.

-Le 189ème BAF ( qui à l’origine aurait du être le 114ème BCA) dispose d’un PC, d’une compagnie hors-rang, de quatre compagnies mixtes et deux sections d’éclaireurs skieurs.

-Le 199ème BAF puis BCHM (qui à l’origine aurait du être le 113ème BCA) dispose de trois compagnies mixtes et de quatre SES, cette appellation s’expliquant par la quasi-absence d’ouvrages fortifiés à défendre dans le secteur du Mont Blanc.

16ème DBAF

-Le 70ème BAF de guerre (16ème DBAF) mis sur pied par les 1ère et 3ème compagnies mixtes du 70ème BAF du temps de paix aligne un état-major, une compagnie hors rang, une compagnie hors rang, une compagnie d’équipages d’ouvrage et trois compagnies mixtes.

-Le 80ème BAF est mis sur pied à partir de la 2ème compagnie mixte du 70ème BAF du temps de paix et aligne pour cela un état-major, une compagnie hors-rang, deux compagnies mixtes et une section d’éclaireurs skieurs.

-6ème Bataillon de Mitrailleurs (6ème BM) dispose d’un état-major, d’une compagnie hors rang, de trois compagnies de mitrailleuses, d’une compagnie d’engins et de fusiliers voltigeurs ainsi que d’une SES.

30ème DBAF

-Le 71ème BAF du temps de guerre est formé à la mobilisation avec un noyau actif fourni par la 1ère compagnie du 71ème du temps de paix. Une fois les effectifs complétés, elle aligne un état-major, une compagnie hors rang, une compagnie d’équipage d’ouvrages, une section de mortiers et deux sections d’éclaireurs skieurs.

-Le 81ème BAF est formé à la mobilisation à partir d’un noyau actif fournit par la 2ème compagnie et la 2ème CEO du 71ème BAF. Il dispose au final d’un état-major, d’une compagnie hors-rang, de deux compagnies mixtes et d’une SES.

-Le 91ème BAF est formé à la mobilisation à partir d’un noyau actif fournit par la 3ème compagnie mixte du 71ème BAF. A effectifs complets, ce bataillon aligne un état-major, une compagnie hors-rang, une compagnie mixte, une compagnie d’ouvrage et une section d’éclaireurs skieurs.

75ème DBAF

-Le 72ème BAF de guerre est mis sur pied à la mobilisation à partir de la 3ème compagnie et d’éléments de la CHR qui forment un bataillon composé d’une CHR et de trois compagnies mixtes.

-Le 82ème BAF est mis sur pied à la mobilisation à partir de la 1ère compagnie du 72ème BAF du temps de paix avec deux compagnies mixtes, une compagnie hors rang et une section d’éclaireurs skieurs. Une troisième compagnie mixte sera formée par la suite.

A noter que fût un temps envisagé la formation d’une 52ème DBAF avec ces deux bataillons mais ce projet n’eut pas de suite et les bataillons ci-dessus sont restés sous le commandement de la 75ème demi-brigade alpine de forteresse.

-Le 92ème BAF est mis sur pied à la mobilisation avec un noyau actif fournit par la 2ème compagnie du 72ème BAF du temps de paix. Une fois à l’effectif complet, il comporte deux compagnies mixtes, une compagnie hors-rang et une section d’éclaireurs skieurs. Une 3ème compagnie est formée ultérieurement.

-Le 102ème BAF est mis sur pied à la mobilisation avec un noyau actif fournit par la 4ème compagnie du 72ème BAF du temps de paix, disposant de deux compagnies mixtes et d’une CHR. Une Section d’Éclaireurs Skieurs est également formée ultérieurement.

157ème DBAF

-Le 73ème BAF du temps de guerre est formé à partir d’éléments du 73ème BAF du temps de paix, comprenant un état-major et une section de commandement, une compagnie hors rang, deux compagnies mixtes et une compagnie d’équipages d’ouvrages. Deux SES sont créés ultérieurement.

-Le 83ème BAF est créé à partir des 1ère et 3ème compagnies du 73ème BAF, disposant à l’issue de la démobilisation d’un état-major, une compagnie hors rang, deux compagnies mixtes, deux compagnies d’équipages d’ouvrages et deux sections d’éclaireurs skieurs.

61ème DBAF

-Le 74ème BAF du temps de guerre est formé à la fin du mois d’août 1939 avec un noyau actif fourni par les 1ère et 4ème compagnies mixtes de la version temps de paix du même bataillon. Il compte au final un état-major, une compagnie hors rang, quatre compagnies mixtes et une section d’éclaireurs skieurs.

-Le 84ème BAF du temps de guerre est formé à la fin du mois d’août 1939 avec un noyau actif fournit par le 74ème BAF du temps de paix complété par des réservistes. A effectifs complets, il aligne un état-major, une compagnie hors rang et deux compagnies mixtes auxquelles s’ajoute ultérieurement une CEO et une SES.

-Le 94ème BAF est lui aussi formé à partir du 74ème BAF du temps de paix, disposant d’un état-major, d’une compagnie hors-rang, de deux compagnies mixtes et d’une section d’éclaireurs skieurs.

40ème DBAF

-Le 75ème BAF de guerre est créé à partir de la 1ère compagnie du 75ème BAF du temps de paix, comprennant au total trois compagnies mixtes et une compagnie hors rang. Une section d’éclaireurs skieurs s’ajoute ultérieurement.

-Le 85ème BAF est créé à partir d’un noyau actif fourni par la 2ème compagnie du 75ème BAF, disposant au final d’une compagnie hors rang, de deux compagnies mixtes et d’une section d’éclaireurs skieurs.

-Le 95ème BAF est créé à partir d’un noyau actif fournit par la 3ème compagnie et une partie de la CHR du 75ème BAF du temps de paix. Il aligne au final un état-major, une compagnie hors rang, deux compagnies mixtes et une section d’éclaireurs skieurs.

58ème DBAF

-Le 76ème BAF du temps de guerre est formé à partir de la 1ère compagnie du 76ème BAF du temps de paix. Une fois les réservistes et les frontaliers rappelés, le bataillon aligne un état-major, une compagnie hors-rang, deux compagnies mixtes et une section d’éclaireurs skieurs.

-Le 86ème BAF est formé à partir d’un noyau dur fournit par la 3ème compagnie du 76ème BAF du temps de paix. Une fois à effectifs pleins, il aligne un état-major, une compagnie hors rang, deux compagnies mixtes, trois compagnies d’équipage d’ouvrage et une SES.

-Le 96ème BAF est formé à partir de la 2ème compagnie du 76ème BAF du temps de paix, noyau complété par des réservistes et des frontaliers.

Une fois ses effectifs complétés, le 96ème bataillon alpin de forteresse dispose d’un état-major, d’une compagnie hors rang, de deux compagnies mixtes et d’une section d’éclaireurs skieurs.

Réduire la voilure

Suite à la mobilisation, les sept bataillons alpins de forteresse ont donc donné naissance à vingt bataillons alpins de forteresse. Cette situation ne peut évidement pas rester en état une fois la paix revenue en Europe. Comme dans le Nord-Est, le nombre de BAF va être sensiblement réduit.

Au sein du Secteur Défensif du Rhône, la 230ème DBAF est dissoute et l’unique 179ème BAF est maintenu dans ce secteur pour assurer une présence militaire minimale dans une région moins menacée par la Suisse que par une éventuelle percée allemande par la Confédération Helvétique.

Au sein du Secteur Fortifié de Savoie, seule la 30ème DBAF est maintenue avec les 70ème et 71ème BAF

Au sein du Secteur Fortifié du Dauphiné, seule la 157ème DBAF est maintenue avec les 72ème, 73ème et 83ème BAF, ce dernier bataillon composée à l’origine de réserviste étant pérénnisé pour renforcer le dispositif  opérationnel.

Au sein du Secteur Fortifié des Alpes Maritimes, de neuf, le nombre de BAF est réduit à cinq avec les 74ème, 75ème, 76ème, 84ème et 85ème bataillons alpins de forteresse, les demi-brigades étant dissoutes.

Le nombre de BAF passe donc à onze au lieu de sept avant septembre 1939 ce qui constitue un progrès conséquent. A noter que les 81ème et 91ème BAF dissous en septembre 1940 sont recréés en 1944 mais déployés dans le Jura au sein du SF qui devient à la mobilisation la 108ème Division d’Infanterie de Forteresse (108ème DIF).

Quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, les bataillons alpins de forteresse retrouvent peu ou prou le visage qui était le leur durant la guerre de Pologne :

Dans le Secteur Défensif du Rhône, la 230ème DBAF renait de ses cendres avec ses trois bataillons à savoir les 179ème et 189ème BAF ainsi que le 199ème Bataillon de Chasseurs de Haute Montagne

Dans le Secteur Fortifié de Savoie, on trouve à nouveau deux DBAF, la 16ème DBAF avec trois bataillons d’infanterie (101ème 111ème BAF 6ème BCM) et la 30ème DBAF avec elle aussi trois bataillons d’infanterie (70ème 71ème BAF et 8ème BCM), le 70ème BAF ayant donné naissance au 101ème, le 71ème BAF au 111ème BAF, les 6ème et les 8ème Bataillons de mitrailleurs ayant été créé ex-nihilo.

Dans le Secteur Fortifié du Dauphiné, on trouve à nouveau deux demi-brigade alpines de forteresse, la 75ème demi-brigade étant formé d’un bataillon d’active (ou du moins sa version de guerre), le 72ème BAF qui forme les 82ème et 92ème BAF, la 157ème DBAF étant alors formée d’un bataillon d’active (ou du moins sa version de guerre), le 73ème BAF avec deux bataillons de réserve, le 83ème et le 102ème BAF.

Dans le Secteur Fortifié des Alpes Maritimes (SFAM), on trouve à nouveau trois demi-brigades alpines de forteresse :

-40ème demi-brigade alpine de forteresse (40ème DBAF) avec les 74ème, 75ème et 84ème BAF

-58ème demi-brigade alpine de forteresse (58ème DBAF) avec les 76ème, 86ème et 96ème BAF

-61ème demi-brigade alpine de forteresse (61ème DBAF) avec les 94ème, 95ème et 97ème BAF