13-Sous-marins (4)

B- Sous-marins de 1500 tonnes classe Redoutable (projet M5)

Avant propos

Dès leur lancement, les sous-marins de classe Requin affichent de sérieuses limites en terme de vitesse et d’endurance. Le Conseil Supérieur de la Marine décide d’arrêter la production de ce modèle de sous-marins après la construction de neuf submersibles et de privilégier un nouveau modèle, le projet «M» dont le premier projet est présenté en 1923.

La cinquième variante est adoptée le 1er juillet 1924 d’où le nom de M5 attribué au projet mais seulement deux sous-marins seront construits, financés à la tranche 1924 et baptisés Redoutable et Vengeur, ce modèle étant abandonné en raison d’une vitesse en surface insuffisante.

Le Redoutable

Le Redoutable à la mer

Le Redoutable à la mer

-Le Redoutable est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 1er juillet 1925 lancé le 24 février 1928 et mis en service le 10 juillet 1931.

Formant la 7ème DSM en compagnie de son sister-ship Vengeur, Le Redoutable effectue de nombreuses patrouilles (généralement d’une quinzaine de jours) en mer Tyrrhénienne avec pour principale mission la surveillance des ports italiens notamment celui de La Spezia dans le Golfe de Gênes.

Du 5 janvier au 4 mars 1940, il est échoué au bassin n°2 du Missiessy pour subir le dernier grand carénage de sa carrière puisque son désarmement est prévu pour 1942. Il sort ensuite pour essais du 8 au 11 mars 1940 puis pour remise en condition du 13 au 27 mars 1940, reprenant ensuite ses patrouilles avec un élargissement de son terrain de jeu, le Redoutable devenant un habitué des Bouches de Bonifaccio.
La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la composition de la division (pour des raisons évidentes de communauté logistique) mais la 7ème DSM passe des forces de région (3ème région maritime) à la 1ère flottille de sous-marins qui regroupe tous les submersibles de la 2ème escadre, sous-marins répartis entre les 3ème et 5ème escadrille.

Mis en position de complément le 7 septembre 1942 (ce qui entraine la dissolution de la division), le Redoutable est officiellement désarmé le 15 octobre 1942 et mouillé au Dépôt Naval de la Méditerranée au Bregaillon jusqu’au mois de décembre 1946 quand il est vendu à la démolition à un chantier de Villefranche qui démantèle le sous-marin entre janvier et mars 1947.

Le Vengeur

Le Vengeur, sister-ship du Redoutable

Le Vengeur, sister-ship du Redoutable

-Le Vengeur est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 11 janvier 1926 lancé le 1er septembre 1928 et mis en service le 18 décembre 1931.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Vengeur va relayer l’action de son sister-ship de la 7ème DSM, Le Redoutable en effectuant de nombreuses patrouilles (généralement d’une quinzaine de jours) en mer Tyrrhénienne avec pour principale mission la surveillance des ports italiens notamment celui de La Spezia dans le Golfe de Gênes.

Du 5 mars au 7 juin 1940, Le Vengeur subit un grand carénage au bassin n°2 du Missiessy, sortant pour essais du 14 au 17 juin pour remise en condition du 19 juin au 4 juillet, reprenant ensuite ses patrouilles dans le bassin occidental de la Méditerranée.

Mis en position de complément le 12 septembre 1942, le sous-marin Le Vengeur est désarmé le 25 octobre 1942. Passant au bassin du 26 octobre au 10 novembre, il subit une inspection en règle et des travaux pour être transformé en sous-marin école.

Il va effectuer sa mission de formation de nouveaux sous-mariniers jusqu’au 15 novembre 1946 quand il s’échoue sur l’île de Porquerolles. Jugé trop endommagé pour être remis en état en raison de son age, il est désarmé le 22 novembre, condamné le 27 novembre 1946 et démantelé sur place.

Classe Redoutable

Caractéristiques Techniques de la classe Le Redoutable

Déplacement : surface 1384 tW plongée 2084 tW

Dimensions : longueur 93.20m largeur 8.16m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer de 3000ch et deux moteurs électriques de 1000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 17 noeuds en surface 10 noeuds en plongée distance franchissable 10000 miles nautiques à 10 noeuds en surface 100 miles nautiques à 5 noeuds Immersion : 80m

Armement : un canon de 100mm modèle 1925, un canon de 37mm modèle 1925 et deux mitrailleuses de 13.2mm en affût double; neuf tubes lance-torpilles de 550mm et deux tubes lance-torpilles de 400mm

Equipage : 64 officiers et marins

11-Torpilleurs d’escadre (13)

La Trombe

Le torpilleur d'escadre Trombe

Le torpilleur d’escadre Trombe

-La Trombe est mise sur cale aux forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sur leur site d’Harfleur en Normandie le 5 mars 1924 et lancé le 27 décembre 1925.

Remorqué à Bordeaux, il y est armé pour essais le 1er juin 1926. Il entre en armement définitif le 1er juin 1927, la clôture d’armement est prononcée le 27 octobre 1927 et la Trombe admis au service actif le 21 décembre 1927.

A son admission au service actif, La Trombe est affecté à la 3ème escadrille de la 1ère flottille en compagnie des torpilleurs Tornade Typhon et Tramontane.

Le 1er novembre 1930, la flottille de torpilleurs de la 1ère escadre est réorganisée. Un groupe de complément est créé avec deux divisions dont la 3ème DT composée des Trombe Tramontane Typhon et Tornade.

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons de flottille et de divisions. Cela ne change rien pour La Trombe qui reste dans le groupe de complément de la 1ère flottille de torpilleurs (Escadre de la Méditerranée) reformant la 3ème DT avec La Tramontane et La Tornade.

Le 25 mars 1936, l’Etat-major affecte le torpilleur Trombe à la Division Navale du Levant. Le torpilleur appareille le jour même et arrive sur zone le 1er avril. Il y passera près de six mois, ralliant Brest le 19 octobre 1936 où il forme la 8ème DT avec La Tramontane et Le Bordelais.

Comme le reste de la 2ème flottille de torpilleurs, La Trombe participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne.

En juillet 1939, les escadres de l’Atlantique et les escadres de la Méditerranée sont supprimées remplacées par la Flotte de l’Atlantique regroupant les 1ère et 5ème escadre et la Flotte de la Méditerranée qui regroupera les 2ème, 3ème et 4ème escadre.

Pour contrôler le détroit de Gibraltar, une sixième escadre est mise en place à Oran avec notamment la 8ème DT. La Trombe quitte Cherbourg après carénage et mise en condition, fait escale à Brest pour se ravitailler avec de quitter la Bretagne le 26 août 1939 avec le reste de sa division et de gagner l’Afrique du Nord.

La 8ème DT va effectuer des opérations d’escorte de convoi entre Oran et Marseille, Oran et Toulon avec plusieurs crochets dans l’Atlantique notamment quand la Trombe releva le Forbin partit se faire caréner à Brest.

La Trombe et ses compères Bordelais et L’Alcyon quittent Oran le 7 janvier 1940 pour un entrainement de division au large des côtes nord-africaine. Après une école à feux du 7 au 17 janvier, les trois torpilleurs se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 18 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 19 au 30 janvier, faisant escale à Alger du 31 janvier au 4 février, à Tunis du 5 au 10 février avant de rentrer à Oran le 12 février 1940.

Le 21 février 1940, la 8ème DT quitte Oran, franchit le détroit de Gibraltar et retrouve à  Casablanca la 9ème DT composée du Forbin et du Basque. Les deux divisions effectuent une école à feux du 22 février au 3 mars, font escale à Port-Etienne du 4 au 9 mars, s’entrainent au combat antisurface du 10 au 21 mars, faisant une nouvelle escale à Casablanca du 22 au 27 mars avant que la 8ème DT ne mette cap sur Oran  où elle arrive le 30 mars au matin.  

Le 8 avril 1940, le torpilleur d’escadre La Trombe quitte Oran en compagnie du Bordelais et de L’Alcyon pour un nouvel entrainement de division. Après une école à feux du 8 au 18 avril, les trois torpilleurs font escale à Alger du 19 au 25 avril, s’entrainent au combat antisurface du 26 avril au 6 mai avant une escale à Tunis du 7 au 13 mai, rentrant à Mers-El-Kébir le 15 mai à l’aube.

La Trombe et ses deux compères quittent Oran le 22 mai, effectuant une école à feux du 22 mai au 2 juin, faisant escale à Bône du 3 au 9 juin avant un entrainement au combat antisurface du 10 au 25 juin, rentrant le lendemain à Oran.

La Trombe est indisponible du 26 juin au 11 juillet, sortant pour essais du 12 au 15 juillet et pour remise en condition du 16 au 26 juillet en compagnie du Bordelais. Il participe ensuite aux essais (28 au 31 juillet) et à la remise en condition (2 au 11 août) de l’Alcyon, les deux torpilleurs de la 8ème DT participant aux essais (13 au 16 août) et à la remise en condition (18 au 30 août) du Bordelais.

Le 4 septembre 1940, la 8ème DT quitte Oran pour rallier le port de Mers-El-Kébir, son nouveau port d’attache.

La grande réorganisation de septembre 1940 intègre donc la 8ème DT à  la toute nouvelle 4ème escadre stationnée à Mers-El-Kébir qui était à l’époque son activation assez famélique puisqu’elle alignait les moyens suivants :

-la 3ème flottille de torpilleurs avec les 8ème DT (Bordelais Trombe L’Alcyon) et 9ème DT (Forbin Basque).

-la 2ème flottille de sous-marins avec la 14ème DSM (Diane Danaé Ariane Eurydice), la 18ème DSM (Psyché Méduse Oréade Amphitrite) et la 12ème DSM ( Orion et Ondine Minerve et Junon)

-2ème Division d’Escorte Légère (2ème DEL) : la 2ème DEL basée à Mers-el-Kebir se compose du Commandant Bory, du Commandant Delage, du Commandant Duboc et du Commandant Rivière (classe Elan)

-Auxiliaires : le transport-caboteur (ex-aviso) Coucy, l’aviso-mouilleur de mines Les Eparges, le ravitailleur d’escadre Tarn et les Pétrolier-caboteurs Aube et Durance

Le 12 septembre 1940, la 3ème flottille de torpilleurs quitte Mers-El-Kébir pour un entrainement de division en Méditerranée. Les cinq torpilleurs de la 3ème FT (La Trombe L’Alcyon Bordelais Forbin et Basque) effectuent une école à feux du 12 au 19 septembre, se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 20 septembre avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 21 au 30 septembre.

Après une escale à Tunis du 1er au 4 octobre, la 3ème FT effectue un entrainement avec la 12ème DT (torpilleurs légers La Pomone Bombarde et L’Iphigénie) un entrainement commun du 5 au 13 octobre, faisant une escale à Bizerte commune du 14 au 17 octobre, se séparant alors, la 3ème FT rentrant à Mers-El-Kébir le 19 octobre 1940.

Après une période d’entretien à flot du 20 octobre au 5 novembre, les trois torpilleurs de la 8ème DT sortent pour essais du 6 au 9 novembre puis pour remise en condition du 12 au 30 novembre, faisant escale à Alger du 1er au 5 décembre et à Tunis du 6 au 10 décembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 12 décembre 1940.

Le 5 janvier 1941, la 8ème DT sort pour entrainement de division, La Trombe appareillant en premier suivit du Bordelais (Al) et de l’Alcyon. Ils effectuent une école à feux du 5 au 12 janvier, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 13 janvier avant d’effectuer un combat antisurface du 14 au 21 janvier.

Après une escale à Bône du 22 au 25 janvier 1941, la Trombe, l’Alcyon et le Bordelais effectue un entrainement commun avec la 12ème DT venue de Bizerte du 26 janvier au 6 février, les deux divisions faisant escale à Tunis du 7 au 10 février avant de se séparer et de rentrer dans leurs ports respectifs, la Trombe et ses deux compères de la 8ème DT rentrant à Mers-El-Kébir le 12 février à l’aube.

Victime d’une avarie mécanique, le torpilleur d’escadre La Trombe est immobilisé à Mers-El-Kébir du 20 février au 27 mars 1941, sortant pour essais du 28 au 31 mars avant une remise en condition du 2 au 16 avril, à chaque fois en compagnie de ses deux compères de la 8ème DT.

Le 24 avril, la 3ème Flottille de Torpilleurs quitte Mers-El-Kébir pour un entrainement de flottille au large des côtes de l’Afrique du Nord. Après une école à feux du 24 avril au 1er mai, la Trombe et les quatre torpilleurs de la 3ème FT font escale à Tunis du 2 au 5 mai avant d’enchainer par un exercice de combat antisurface du 6 au 16 mai, les cinq torpilleurs se ravitaillant à Bizerte le 17 mai avant un exercice de synthèse du 18 au 28 mai, date à laquelle les cinq torpilleurs des 8ème et 9ème DT rentrent à Mers-El-Kébir.

Le 7 juin 1941, la Trombe accompagnés de l’Alcyon et du Bordelais sort pour un nouvel entrainement de division, le dernier avant le début d’un cycle de grand carénage. Après une école à feux du 7 au 14 juin, les trois torpilleurs effectuent une escale à Tanger du 15 au 20 juin, enchainant par un entrainement au combat antisurface du 21 juin au 1er juillet, faisant escale à Alger du 2 au 7 juillet avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 8 juillet 1941.

La Trombe est indisponible pour permissions de l’équipage du 9 au 30 juillet, sortant pour essais du 31 juillet au 2 août puis pour remise en condition du 4 au 18 août, date à laquelle il rentre à Mers-El-Kébir. Il sort ensuite pour les essais (21 au 24 août) et pour la remise en condition (26 août au 9 septembre) de son compère L’Alcyon.

Alors que le Bordelais est en grand carénage à Toulon, la Trombe et l’Alcyon sortent pour une école à feux du 15 au 22 septembre, faisant escale à Bône du 23 au 26 septembre avant un entrainement au combat antisurface du 27 au 30 septembre, date à laquelle il rallie Mers-El-Kébir.

Le 2 octobre 1941, la Trombe quitte Mers-El-Kébir pour Toulon où il arrive le 3 octobre. Il débarque ses munitions, vidange ses soutes avant d’être échoué le 6 octobre 1941 au bassin Vauban (n°6) pour remise en état et modernisation de ses capacités militaires (modernisation de la DCA et installation d’un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée ).

Remis à flot le 15 novembre 1941, il laisse sa place à l’Alcyon avant d’être amarré au quai le long du bassin pour des travaux complémentaires. Il est armé pour essais le 23 novembre et sort à la mer pour les essais réglementaires du 23 au 27 novembre.

Après s’être ravitaillé à Toulon le 28 novembre 1941, la Trombe reprend la mer pour sa remise en condition menée en compagnie du Bordelais et ce du 28 novembre au 9 décembre, date à laquelle ils rentrent à Mers-El-Kébir.

La Trombe et le Bordelais sortent pour entrainement du 17 au 27 décembre, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 28 décembre avant d’appareiller pour les salins d’Hyères où ils arrivent le 30 décembre à l’aube.

Ils s’entrainent au mouillage avant d’être rejoints le 4 janvier 1942 par l’Alcyon qui venait de réaliser du 1er au 3 janvier ses essais post-carénage. Les trois torpilleurs de la 8ème DTE sortent pour la remise en condition de l’Alcyon du 5 au 20 janvier, faisant escale à Propriano du 21 au 24 janvier avant de rallier Mers-El-Kébir le 25 janvier 1942 dans la soirée.

La Trombe et ses deux compères de la 8ème DTE sortent pour une école à feux du 30 janvier au 7 février, rentrant à Mers-El-Kébir le 8 février.  

Le 10 février, les torpilleurs Tornade Typhon Tramontane de la 7ème DTE arrive de Toulon pour un entrainement avec la 8ème DTE et le Basque, le Forbin étant en grand carénage à Toulon à cette époque.

Après un premier exercice commun avec la 7ème DTE et le Basque du 12 au 22 février, la 8ème et la 7ème DTE s’entrainent du 24 février au 2 mars, faisant escale à Alger du 3 au 8 mars où ils sont rejoint par le Forbin après ses essais à la mer. Les deux DTE participent à la remise en condition du Forbin du 9 au 21 mars, date du retour des torpilleurs à Mers-El-Kébir.

L’entrainement n’est pas terminé, se poursuivant du 26 mars au 21 avril avant la remise en condition du Basque du 23 avril au 8 mai, les huit torpilleurs faisant escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, effectuant le 22 mai 1942 une parade navale avant de se séparer, la 7ème DTE rentrant à Toulon, les 8ème et 9ème DTE à Mers-El-Kébir le lendemain 23 mai 1942.

La Trombe sort pour entrainement en compagnie du Bordelais et de l’Alcyon du 27 mai au 8 juin, faisant escale à Alger du 9 au 14 juin avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir le 15 juin 1942.

Le torpilleur d’escadre Trombe est indisponible pour entretien du 16 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet et pour remise en condition du 13 au 28 juillet, à chaque fois en compagnie de L’Alcyon.

Il participe ensuite aux essais (30 juillet au 2 août) et pour remise en condition (4 au 17 août) du Bordelais, les deux torpilleurs se ravitaillant à Toulon avant de rallier les salins d’Hyères.

Le 24 août 1942, le torpilleur d’escadre L’Alcyon arrive aux salins d’Hyères après ses essais à la mer, les trois torpilleurs d’escadre sortant pour la remise en condition de l’Alcyon du 25 août au 8 septembre, faisant escale à Sète du 9 au 13 septembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 15 septembre à l’aube.

Le 22 septembre 1942, la Trombe quitte Mers-El-Kébir en compagnie de ses sister-ships L’Alcyon et Bordelais pour un entrainement de division. Après une école à feux du 22 au 30 septembre, les trois torpilleurs se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 1er octobre avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 2 au 8 octobre.

Après une escale à Alger du 9 au 12 octobre, la Trombe et ses deux compères de la 8ème DTE effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 13 au 20 octobre puis rallient Tunis le 21 octobre 1942.

Le lendemain 22 octobre 1942, les torpilleurs Basque et Forbin de la 9ème DTE arrivent dans la capitale du protectorat où ils retrouvent donc la 8ème DTE pour un exercice commun. Les cinq torpilleurs sortent pour un entrainement au combat antisurface du 23 octobre au 3 novembre, se ravitaillent à Bizerte le 4 novembre avant d’effectuer un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 10 novembre. Après une ultime escale à Tunis du 11 au 15 novembre 1942, les cinq torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir le 17 novembre 1942.

Les trois torpilleurs de la 8ème DTE effectuent une période d’entretien à flot du 18 novembre au 5 décembre 1942 (artillerie, électronique, chaudières, peinture……….), la Trombe et ses deux compères sortant pour essais du 6 au 9 décembre puis pour remise en condition du 11 au 22 décembre, restant au port jusqu’à la fin de l’année.

Le 7 janvier 1943, la Trombe quitte Mers-El-Kébir en compagnie de l’Alcyon et du Bordelais pour un entrainement de division. Après une école à feux du 7 au 14 janvier, les trois torpilleurs se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 15 janvier avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 16 au 23 janvier, faisant escale à Alger du 24 au 28 janvier avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 29 janvier 1943.

Le 9 février 1943 arrivent à Mers-El-Kébir les torpilleurs Fortuné (hors-rang), Le Mars et La Palme (1ère DTE) ainsi que les torpilleurs Tramontane Typhon et Tornade (7ème DTE) venus de Toulon pour un exercice commun avec les 8ème et 9ème DTE réalisé du 10 février au 3 mars, les torpilleurs faisant escale en baie d’Ajaccio du 4 au 7 mars avant de rentrer le lendemain dans leurs ports respectifs.

Le torpilleur Trombe est placé en position de complément le 15 mars 1943, une antichambre d’un désarmement qui est imminent.

Le 11 avril 1943, le torpilleur d’escadre quitte Mers-El-Kébir direction Toulon. Arrivé le 12 avril, il est échoué dans le bassin Vauban n°6 du 13 au 20 avril.

Le torpilleur d’escadre Trombe est officiellement désarmé le 21 avril 1943. Il est condamné le 22 avril 1943 sous le numéro de Q-06.  

L’ex-torpilleur est ensuite remorqué en mai 1943 à Saint Mandrier pour servir de brise-lames protecteur pour la BAN, brise-lames équipé en septembre 1948 de pièces de DCA légères.

TE Bourrasque schéma

Caractéristiques de la classe Bourrasque

Déplacement : standard 1319 tW pleine charge 1727 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 105.77m (entre perpendiculaires) 99.3m Largeur maximale : 9.88m Tirant d’eau   : 3.30m à l’avant et 3.80m à l’arrière

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par trois chaudières Penhoët à petites tubes dévellopant 34000ch et entrainant deux lignes d’arbres

Les torpilleurs Simoun Siroco Bourrasque Cyclone Mistral et Tempête seront équipés de turbines à engrenages Parson, les Orage et Ouragan de turbines Rateau et enfin les torpilleurs Tramontane Trombe Typhon et Tornade seront équipés de turbines Zoelly.

Performances : vitesse maximale 33 noeuds rayon d’action 3000 miles nautiques à 15 noeuds (théorique, dans la pratique, elle dépassera rarement 1500 miles nautiques à 15 noeuds)

Protection : aucune

Electronique : installation au cours du dernier grand carénage d’un Asdic, d’un radar de navigation et d’un radar de veille combinée à l’exception du Bourrasque et du Simoun.

Armement :

(origine) 4 canons de 130mm modèle 1919 en quatre affûts simples sous masque (deux avant et deux arrières), 1 canon de 75mm modèle 1922, 4 mitrailleuses de 8mm en deux affûts doubles, deux affûts triples lance-torpilles modèle 1929D et deux grenadeurs à chaine Galle avec 20 grenades de 250kg

(Modifications)  : Le canon de 75mm est remplacé au début des années trente par deux canons de 37mm modèle 1925 et des mitrailleuses de 8mm par des mitrailleuses de 13.2mm

Au cours du dernier grand carénage ou courant 1941, les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 sont remplacés par quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples. Le nombre de grenades ASM est augmenté.

Equipage : A la construction, l’équipage se compose de 7 officiers et de 135 officiers-mariniers, quartiers-maitres et marins, effectif porté en temps de guerre à 9 officiers et 153 officiers-mariniers, quartiers-maitres et marins.

11-Torpilleurs d’escadre (11)

La Tramontane

Le torpilleur d'escadre Tramontane

Le torpilleur d’escadre Tramontane

-La Tramontane est mise sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 29 juin 1923 lancée le 29 novembre 1924 et armée pour essais le 25 janvier 1926. il entre en armement le 15 mai 1927, la clôture d’armement est prononcée le 15 octobre 1927 et la Tramontane est admis au service actif le 1er janvier 1928.

A son admission au service actif, La Tramontane est affecté à l’Escadre en Méditerranée au sein de la 3ème escadrille de la 1ère flottille composée en plus de La Tramontane des torpilleurs Tornade Trombe et Typhon.

Le 1er novembre 1930, la flottille de torpilleurs de la 1ère escadre est réorganisée. Un groupe de complément est créé avec deux divisions. Outre la 1ère DT composée des Bourrasque Orage et Ouragan, ce groupe est également composé de la 3ème DT composée des Tramontane Trombe Typhon et Tornade.

Toutes ces unités sont en disponibilité armée avec un équipage réduit, compensant la pénurie d’effectifs qui frappe la marine avec la mise en service de nombreuses unités. Ce statut ne sera levé que le 16 décembre 1932.

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons de flottille et de divisions. Cela ne change rien pour la Tramontane qui reste dans le groupe de complément de la 1ère flottille de torpilleurs (Escadre de la Méditerranée).

Le 15 août 1936, les flottilles sont à nouveau réorganisées et les groupes de complément sont supprimées. Le torpilleur La Tramontane est transféré dans l’Atlantique où il forme la 8ème Division de Torpilleurs (8ème DT) avec son sister-ship La Trombe et le torpilleur Bordelais (classe L’Adroit).

La Tramontane va donc être largement engagée dans la guerre d’Espagne tout comme toute la marine nationale qui quand éclate la guerre de Pologne en septembre 1939 est probablement l’armée la mieux entrainée et la plus opérationnelle des trois.

Après une activité soutenue, La Tramontane est indisponible à partir du 1er septembre 1937 pour grandes réparations. Une fois réparé, il est transféré le 1er septembre 1938 à la 7ème DT où il remplace L’Alcyon et suit donc ses deux congénères en Méditerranée où la division est affectée à l’escadre d’instruction.

Quand la France et la Grande Bretagne déclarent la guerre à l’Allemagne le 3 septembre 1939, la 7ème DT retrouve un rôle plus opérationnel au sein de la 2ème escadre de la Flotte de la Méditerranée. Durant les trois mois de la guerre de Pologne, les torpilleurs de la 7ème DT vont effectuer de nombreuses missions d’escorte notamment entre la métropole et l’Afrique du Nord.

Le 4 janvier 1940, le torpilleur Tramontane appareille de Toulon en compagnie de ses sister-ships Tornade et Typhon pour un entrainement commun du 4 au 26 janvier, date à laquelle ils rallient les Salins d’Hyères. Rejoints par la 13ème DT, ils manœuvrent avec les torpilleurs légers du 31 janvier au 18 février, mouillant aux Salins d’Hyères du 19 au 25 février avant de rallier Toulon le lendemain.

Du 5 mars au 2 avril, la 7ème DT exécute un nouvel entrainement de division, faisant escale à Porticcio du 3 au 10 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain. Ils enchainent par un exercice commun avec le cuirassé Provence du 16 avril au 7 mai, les quatre navires faisant escale à Ajaccio du 8 au 12 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain.

La Tramontane et ses compères de la 7ème DT effectuent un entrainement de division du 18 mai au 10 juin, rentrant le lendemain à Toulon. La Tramontane sort pour entrainement du 17 au 27 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 28 juin au 2 juillet avant de rentrer à Toulon le 3 juillet.

Il est indisponible du 4 au 25 juillet, sortant pour les essais (26 au 29 juillet) et la remise en condition (31 juillet au 15 août) en compagnie de la Tramontane, les deux torpilleurs disponibles de la 7ème DT participant ensuite aux essais (17 au 20 août) et à la remise en condition (22 août au 8 septembre) du Typhon, les trois torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 9 septembre 1940.

La grande réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour la Tramontane qui appartient toujours à la 7ème DT, désormais rattachée au groupement de ligne de la 2ème Escadre avec Toulon comme port d’attache.

Le 15 septembre 1940, la Tramontane, la Tornade (Al) et le Typhon quittent Toulon pour un entrainement de division de trois semaines soit du 15 septembre au 6 octobre. La 7ème DT sort à nouveau pour entrainement de division du 13 au 31 octobre, du 8 au 22 novembre et du 7 au 21 décembre, passant la fin de l’année civile à quai.

La Tramontane sort pour la première fois de l’année 1941 pour un nouvel entrainement de division en compagnie de ses compères Typhon et Tornade et ce du 8 janvier au 2 février, la division rentrant à Toulon le 9 février après un mouillage aux salins d’Hyères du 3 au 8.

Le 22 février 1941, les torpilleurs de la 1ère FT quittent Toulon sauf La Palme en grand carénage soit un total de sept torpilleurs en l’occurence ceux de la 3ème DT et ceux de la 7ème Division de Torpilleurs (Tramontante Typhon Tornade) pour un exercice commun avec les cuirassés de la 5ème DL, les vénérables Provence et Lorraine. Cet exercice se déroule jusqu’au 8 mars avec des écoles à feux, des lancements de torpilles, des manoeuvres anti-surfaces.

Les trois torpilleurs de la 7ème DT sortent pour un nouvel entrainement à partir du 15 mars en compagnie des deux torpilleurs de la 3ème DT. Les deux divisions effectuent une école à feux du 15 au 22 mars avant de se ravitailler à Toulon le 23 mars puis d’aller mouiller aux Salins d’Hyères du 24 mars au 1er avril, sortant pour un entrainement antisurface du 2 au 12 avril, date à laquelle les cinq torpilleurs rentrent à Toulon.

La Tramontane est indisponible suite à une avarie de chaudière du 15 avril au 7 mai, sortant pour essais du 8 au 10 mai et pour remise en condition du 12 au 30 mai, mouillant aux salins d’Hyères du 1er au 7 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 8 juin 1941. Il participe ensuite aux essais (11 au 14 juin) et à la remise en condition (16 juin au 1er juillet) de la Tornade à qui il rend son pavillon de navire-amiral de la 7ème DTE.

La Tramontane et La Tornade sortent pour un entrainement commun du 5 au 12 juillet, jour de leur retour à Toulon, leurs chemins se séparant alors : La Tramontane va subir un grand carénage bien mérité alors que La Tornade va participer aux essais et à la remise en condition du Typhon.

Débarquant ses munitions et vidangeant ses soutes, le torpilleur d’escadre La Tramontane est échoué au bassin Vauban n°6 du 15 juillet au 24 août 1941, subissant une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires avec l’embarquement d’un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée et le renforcement de la DCA, quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 remplaçant les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm.

Remis à flot le 24 août, il est armé pour essais le 1er septembre, remplissant ses soutes avant de rallier le lendemain 2 septembre ses compères Tornade et Typhon aux salins d’Hyères. Les trois torpilleurs sortent pour les essais de la Tramontane du 2 au 5 septembre, se ravitaillent à Toulon le 6 septembre avant un stage de remise en condition du 7 au 21 septembre, date à laquelle la 7ème DTE rentre au complet à Toulon.

Du 21 au 29 septembre 1941, la 7ème DTE effectue un entrainement ASM avec les sous-marins Redoutable et Vengeur de la 7ème DSM.

Le 8 novembre 1941, la 1ère flottille de torpilleurs appareille pour un entrainement commun dans le Golfe du Lion en compagnie de la 5ème DL (cuirassés Provence et Lorraine), entrainement composé d’écoles à feux, de lancements de torpilles, d’entrainement à la défense aérienne à la mer, de combat antisurface. Les huit torpilleurs et les deux cuirassés rentrent à Toulon le 24 novembre.

Le 1er décembre 1941, la Tramontane et ses compères Tornade et Typhon quittent Toulon pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion du 1er décembre 1941 au 15 janvier 1942, date à laquelle les trois torpilleurs rentrent à Toulon pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’à la fin du mois.

Après une sortie d’essais et d’entrainement du 1er au 8 février, la Tramontane, la Tornade et Le Typhon se ravitaillent à Toulon le 9 février puis mettent cap sur Mers-el-Kébir où ils arrivent le lendemain 10 février pour participer à un entrainement commun avec les divisions de torpilleurs d’escadre de la 3ème FTE en l’occurence les 8ème DTE (Le Bordelais La Trombe L’Alcyon) et 9ème DTE (Basque et Forbin).

Quand la 7ème DTE arrive en Algérie, si la 8ème DTE est au complet, la 9ème DTE est réduite au seul Basque, son compère le Le Forbin étant en grand carénage à Toulon.

La 7ème DTE effectue un premier exercice commun avec la 8ème DTE et le TE Basque du 12 au 22 février, exercice composé d’écoles à feux, de lancements réels et simulés de torpilles, de tir sur cibles remorquées par des avions de l’aéronavale………. . A l’issue de ce premier exercice, le Basque se ravitaille à Mers-El-Kébir puis rallie Toulon pour subir son grand carénage.

Pendant ce temps, la Tramontane, la Tornade et le Typhon et la 8ème DTE effectue une école à feux commune du 24 février au 2 mars, faisant ensuite à Alger du 3 au 8 mars, jour où le Forbin les rejoint après avoir réalisé ses essais à la mer. Les torpilleurs d’escadre des 7ème et 8ème DTE vont ainsi participer à la remise en condition du Forbin en sortant du 9 au 21 mars, date à laquelle les sept torpilleurs reviennent à Mers-El-Kébir.

Après quelques jours de relâche, la Tornade et les six autres autres torpilleurs reprennent l’entrainement par une école à feux du 26 mars au 2 avril, se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 3 avril pour enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 4 au 10 avril puis après un nouveau ravitaillement à la base oranaise le 11 avril, d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 12 au 21 avril.

Le 22 avril, le torpilleur Basque est de retour à Mers-El-Kébir après avoir réalisé ses essais à la mer suite à son grand carénage. La Tornade, le Typhon, la Tramontane, le Bordelais, l’Alcyon, la Trombe et le Forbin vont participer à sa remise en condition du 23 avril au 8 mai, les huit torpilleurs faisant escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, effectuant le 22 mai une parade navale avant de se séparer, la 7ème DTE rentrant à Toulon, les 8ème et 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

La 7ème DTE sort à nouveau pour entrainement, effectuant une école à feux du 30 mai au 4 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 5 au 12 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 13 juin 1942.

La Tramontane sort pour une école à feux du 19 au 26 juin, faisant escale à Port-Vendre du 27 juin au 2 juillet avant de rentrer à Toulon le lendemain 3 juin. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet 1942.

La Tramontane sort ensuite pour essais du 27 au 30 juillet puis pour remise en condition du 1er au 15 août à chaque fois en compagnie de son compère Tornade, les deux torpilleurs d’escadre se ravitaillant à Toulon le 16 août avant de rallier les Salins d’Hyères.

Le 21 août, la Tramontane et la Tornade sont rejoints par le Typhon qui venait de réaliser ses essais à la mer. Les trois torpilleurs d’escadre sont à la mer du 22 août au 5 septembre, faisant escale à La Ciotat du 6 au 9 septembre avant de rentrer le lendemain 10 septembre 1942 à Toulon.

Les torpilleurs La Tramontane et Typhon sortent pour entrainement du 15 au 27 septembre, effectuant plusieurs écoles à feux, des lancement de torpilles, des grenadages et des tirs sur cibles remorquées par des avions de l’armée de l’air et de l’aéronavale. Après une escale à Sète du 28 septembre au 3 octobre, les deux torpilleurs de la 7ème DTE rentrent à Toulon le lendemain 4 octobre 1942.

La Tramontane et le Typhon participe ensuite aux essais (8 au 11 octobre) et à la remise en condition (13 au 21 octobre) de la Tornade.

La Tramontane et ses deux compères de la 7ème Division de Torpilleurs d’Escadre sortent le 28 octobre pour le dernier entrainement de division de l’année, entrainement qui occupe les trois torpilleurs du 28 octobre au 21 décembre 1941, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Après une période d’entretien à flot du 22 décembre 1942 au 10 janvier 1943, les trois torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 11 au 14 janvier et pour remise en condition du 16 au 30 janvier 1943.

Le 8 février, la 7ème DTE appareille en compagnie de la 1ère DTE (Le Mars La Palme) et du Fortuné _placé hors rang_ , direction Mers-El-Kébir où ils arrivent le 9 février pour un exercice commun avec les 8ème et 9ème DTE qui va dérouler jusqu’au 3 mars, la petite escadre faisant escale à Ajaccio du 4 au 7 mars avant que les navires ne rentrent dans leurs ports respectifs le lendemain.

La 7ème DTE sort du 13 au 21 mars, une sortie particulière puisque c’est la dernière de la division dans ce format, La Tramontane étant mise en position de complément le lendemain 22 mars 1943, prélude à son désarmement.

Il passe au bassin (Vauban n°6) du 2 au 12 avril pour obturation des prises d’eau et débarquement de l’armement et de l’électronique.

Le torpilleur d’escadre Tramontane est officiellement désarmé le 13 avril 1943 et condamné le lendemain 14 avril, devenant le Q-12.

Il reste mouillé dans la Darse Neuve jusqu’au mois de septembre quand il est remorqué au cimetière naval du Bregaillon où il se trouvait toujours en septembre 1948

11-Torpilleurs d’escadre (12)

Le Typhon

Le torpilleur d'escadre Typhon

Le torpilleur d’escadre Typhon

-Le Typhon est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde sis à Bordeaux en septembre 1923 lancé le 22 mai 1925 et armé pour essais le 20 janvier 1927.

Il entre en armement définitif le 15 février 1928, la clôture est prononcée le 27 juin 1928 et le Typhon admis au service actif le 22 octobre 1928.

A son admission au service actif, le Typhon est affecté à la 3ème escadrille de la 1ère flottille en compagnie des torpilleurs Tornade Trombe et Tramontane.

Le 1er novembre 1930, la flottille de torpilleurs de la 1ère escadre est réorganisée. Un groupe de complément est créé avec deux divisions dont la 3ème DT composée des Tramontane Trombe Typhon et Tornade.

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons de flottille et de divisions. Cela ne change rien pour la Typhon qui reste dans le groupe de complément de la 1ère flottille de torpilleurs (Escadre de la Méditerranée).

En août 1936, les groupes de complément sont supprimés et le Typhon est envoyé dans l’Atlantique formant la 7ème DT avec L’Alcyon et La Tornade. Il participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne notamment le contrôle naval (mars-septembre 1937).

En juillet 1938, la 7ème DT accompagnée de la 5ème DT escortent le yacht du roi et de la reine d’Angleterre en visite en France, mouillant à cette occasion à Boulogne, Cherbourg et Calais.

Deux mois plus tard, en septembre 1938, la 7ème DT (Typhon Tornade Tramontane qui à remplacé l’Alcyon le 1er septembre) au complet est affectée à l’escadre d’instruction de Méditerranée.

Quand éclate la guerre de Pologne, Le Typhon est intégré à la 7ème DT au sein de la 2ème escadre de la Flotte de la Méditerranée. Comme ses compères Tornade et Tramontane, le torpilleur Typhon va effectuer de nombreuses missions d’escorte jusqu’à la fin du conflit en décembre 1939.

Le 4 janvier 1940, le torpilleur Typhon appareille de Toulon en compagnie de ses sister-ships Tornade et Tramontane pour un entrainement de division du 4 au 25 janvier, se ravitaillant à Toulon le 26 janvier avant d’aller mouiller aux salins d’Hyères. Ils y retrouvent la 13ème DT le 30 janvier pour un entrainement commun du 31 janvier au 18 février, mouillant aux salins d’Hyères du 19 au 25 février avant de rentrer le lendemain 26 février à Toulon.

Le 5 mars 1940, la 7ème DT sort de Toulon pour un nouvel entrainement de division entre la Provence et la Corse, entrainement qui occupe la division du 5 mars au 2 avril, faisant escale à Porticcio du 3 au 10 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain 11 avril 1940.

Le 16 avril 1940, le Typhon, la Tornade et la Tramontane quittent Toulon en compagnie du cuirassé  Provence pour un exercice commun. Après une école à feux du 16 au 23 avril, les trois torpilleurs se ravitaillent à Toulon le 24 avril avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 25 avril au 7 mai, les quatre navires faisant escale à Ajaccio du 8 au 12 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 13 mai 1940.

La 7ème DT effectue un entrainement de division, sortant de Toulon le 18 mai pour une école à feux jusqu’au 27 mai, faisant escale à Cannes du 28 au 31 mai avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 1er au 10 juin, rentrant à Toulon le lendemain 11 juin 1940.

Le Typhon sort pour entrainement du 17 au 26 juin, faisant escale à Porto-Ota du 27 au 30 juin avant de participer aux essais (4 au 7 juillet) et à la remise en condition (9 au 24 juillet) de son compère Tornade qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale.

Le Typhon est à son tour indisponible du 26 juillet au 16 août, sortant pour essais du 17 au 20 août et pour remise en condition du 22 août au 8 septembre, à chaque fois en compagnie des torpilleurs d’escadre Tornade et Tramontane, les trois torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 9 septembre 1940.

La grande réorganisation de septembre 1940 ne change pas grand chose à la situation opérationnelle du Typhon qui reste intégré à la 7ème DT, division intégrée à la 1ère flottille qui dépend elle même du groupement de ligne de la 2ème Escadre, escadre basée à Toulon.

Le 15 septembre 1940, le Typhon, la Tramontane et la Tornade (Al) quittent Toulon pour un entrainement de division de trois semaines  jusqu’au 6 octobre. La 7ème DT sort à nouveau pour entrainement de division du 13 au 31 octobre, du 8 au 22 novembre et du 7 au 21 décembre, passant la fin de l’année civile à quai.

Le Typhon sort pour la première fois de l’année 1941 pour un nouvel entrainement de division en compagnie de ses compères Tramontane et Tornade et ce du 8 janvier au 8 février, rentrant à Toulon le lendemain 9 février.

Le 22 février 1941, les torpilleurs de la 1ère FT quittent Toulon sauf La Palme en grand carénage soit un total de sept torpilleurs en l’occurence ceux de la 3ème DT et ceux de la 7ème Division de Torpilleurs (Tramontane Typhon Tornade) pour un exercice commun avec les cuirassés de la 5ème DL, les vénérables Provence et Lorraine. Cet exercice se déroule jusqu’au 8 mars avec des écoles à feux, des lancements de torpilles, des manoeuvres anti-surfaces.

Les trois torpilleurs de la 7ème DT sortent pour un nouvel entrainement à partir du 15 mars en compagnie des deux torpilleurs de la 3ème DT. Les deux divisions effectuent une école à feux du 15 au 22 mars avant de se ravitailler à Toulon le 23 mars puis d’aller mouiller aux Salins d’Hyères du 24 mars au 1er avril, sortant pour un entrainement antisurface du 2 au 12 avril, date à laquelle les cinq torpilleurs rentrent à Toulon.

Le Typhon sort pour une école à feux du 20 avril au 2 mai, faisant escale à l’Ile-Rousse du 3 au 8 mai avant un nouvel entrainement du 9 au 16 mai, mouillant aux salins d’Hyères du 17 au 24 mai, rentrant à Toulon le lendemain 25 mai.

Le 3 juin, le Typhon débarque ses munitions après avoir vidangé ses soutes puis est échoué dans le bassin Vauban n°6 le 4 juin pour presque six semaines au sec avec comme pour ses compères de la 7ème DTE, une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires (DCA, installation d’un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée ).

Armé pour essais le 18 juillet, il sort pour essais du 19 au 23 juillet, se ravitaille à Toulon le 24 juillet puis ressort pour remise en condition du 25 juillet au 12 août, à chaque fois en compagnie de son compère Tornade.

Après une école à feux commune du 15 au 25 août, les torpilleurs Typhon et Tornade vont mouiller aux Salins d’Hyères où ils sont rejoint le 2 septembre par La Tramontane qui venait d’achever son grand carénage.

Les trois torpilleurs sortent pour les essais du dernier torpilleur nommé du 2 au 5 septembre, se ravitaillent à Toulon le 6 septembre avant un stage de remise en condition du 7 au 21 septembre, date à laquelle la 7ème DTE rentre au complet à Toulon. Du 21 au 29 septembre 1941,la 7ème DTE effectue un entrainement ASM avec les sous-marins Redoutable et Vengeur de la 7ème DSM

Le 8 novembre 1941, la 1ère flottille de torpilleurs appareille pour un entrainement commun dans le Golfe du Lion en compagnie des cuirassés Provence et Lorraine, entrainement composé d’écoles à feux, de lancements de torpilles, d’entrainement à la défense aérienne à la mer, de combat antisurface. Les huit torpilleurs et les deux cuirassés rentrent à Toulon le 24 novembre.

Le 1er décembre 1941, le Typhon et ses compères Tramontane et Tornade quittent Toulon pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion jusqu’au 15 janvier 1942, date à laquelle les trois torpilleurs rentrent à Toulon pour entretien et permissions de l’équipage et ce jusqu’à la fin du mois.

Après une sortie d’essais et d’entrainement du 1er au 8 février, la Typhon, la Tramontane et la Tornade se ravitaillent à Toulon le 9 février puis mettent cap sur Mers-el-Kébir où ils arrivent le lendemain 10 février pour participer à un entrainement commun avec les divisions de torpilleurs d’escadre de la 3ème FTE en l’occurence les 8ème DTE (Le Bordelais La Trombe L’Alcyon) et 9ème DTE (Basque et Forbin).

Quand la 7ème DTE arrive en Algérie, si la 8ème DTE est au complet, la 9ème DTE est réduite au seul Basque, son compère le Le Forbin étant en grand carénage à Toulon. Cet exercice commun à lieu du 12 février au 8 mai, cet exercice étant doublé par les remises en condition des torpilleurs d’escadre Forbin et Basque qui avaient subit un grand carénage.

Les huit torpilleurs font escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, effectuant le 22 mai une parade navale avant de se séparer, la 7ème DTE rentrant à Toulon, les 8ème et 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

La 7ème DTE sort à nouveau pour entrainement, effectuant une école à feux du 30 mai au 4 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 5 au 12 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 13 juin 1942.

Après une école à feux du 17 au 22 juin et un entrainement au combat antisurface du 24 juin au 2 juillet, le torpilleur d’escadre Typhon participe aux essais (5 au 8 juillet) et à la remise en condition (10 au 25 juillet) du Tornade qui venait de connaître sa période d’indisponibilité estivale pour entretien et permissions de l’équipage.

Il est ensuite indisponible du 27 juillet au 17 août 1942, sortant pour essais du 18 au 20 août, se ravitaillant à Toulon avant de rallier le 21 août aux salins d’Hyères ses compères Tornade et Tramontane pour sa remise en condition. Les trois torpilleurs d’escadre sont à la mer du 22 août au 5 septembre, faisant escale à La Ciotat du 6 au 9 septembre avant de rentrer le lendemain 10 septembre 1942 à Toulon.

Les torpilleurs Typhon et Tramontane sortent pour entrainement du 15 au 27 septembre, effectuant plusieurs écoles à feux, des lancement de torpilles, des grenadages et des tirs sur cibles remorquées par des avions de l’armée de l’air et de l’aéronavale. Après une escale à Sète du 28 septembre au 3 octobre, les deux torpilleurs de la 7ème DTE rentrent à Toulon le lendemain 4 octobre 1942. Le Typhon et la Tramontane participe ensuite aux essais (8 au 11 octobre) et à la remise en condition (13 au 21 octobre) de la Tornade.

La Tornade et ses deux compères de la 7ème Division de Torpilleurs d’Escadre sortent le 28 octobre pour le dernier entrainement de division de l’année et ce du 28 octobre au 21 décembre, cet entrainement étant marqué par des escales à Port-Vendres et à Villefranche.

Après une période d’entretien à flot du 22 décembre 1942 au 10 janvier 1943, les trois torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 11 au 14 janvier et pour remise en condition du 16 au 30 janvier 1943.

Le 8 février, la 7ème DTE appareille en compagnie de la 1ère DTE (Le Mars La Palme) et du Fortuné _placé hors rang_ , direction Mers-El-Kébir où ils arrivent le 9 février pour un exercice commun avec les 8ème et 9ème DTE, exercice qui occupe les torpilleurs du 10 février au 3 mars 1943, les onze torpilleurs engagés faisant une escale commune en baie d’Ajaccio du 4 au 7 mars avant de rentrer dans leurs ports respectifs le 8 mars 1943.

La 7ème DTE sort du 13 au 21 mars, une sortie particulière puisque c’est la dernière de la division dans ce format, La Tramontane étant mise en position de complément le lendemain 22 mars 1943, prélude à son désarmement.

Les torpilleurs Typhon et Tornade effectuent un entrainement de division à partir du 30 mars quand ils quittent Toulon pour une école à feux du 30 mars au 5 avril, se ravitaillant à Toulon le 6 avril avant d’effectuer un entrainement à la défense aérienne du 7 au 15 avril, faisant escale à Nice du 16 au 20 avril avant de reprendre la mer pour un entrainement au combat antisurface du 21 au 29 avril, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 30 avril 1943.

Le 7 mai 1943, la 7ème DTE appareille en compagnie du cuirassé Lorraine pour un entrainement commun du 7 mai au 2 juin, date à laquelle les trois navires rentrent à Toulon.

Après une ultime sortie à la mer en compagnie du Typhon du 8 au 13 juin, le torpilleur Tornade est placé en position de complément le 14 juin 1943, entrainant la dissolution de la 7ème DTE.

Le Typhon se retrouve donc hors rang, sortant en solitaire pour entrainement du 20 juin au 2 juillet avant d’être indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 24 juillet, sortant pour essais du 25 au 28 juillet puis pour remise en condition du 30 juillet au 15 août.

Le Typhon effectue une école à feux du 22 août au 2 septembre, faisant escale à Alger du 3 au 9 septembre puis à Tunis du 11 au 15 septembre, rentrant à Toulon le 17 septembre au matin.

Le 25 septembre, il aurait du appareiller pour un nouvel entrainement quand il est victime d’une grave avarie de propulsion. L’inspection réalisée quelques heures plus tard après qu’un incendie eut été maitrisé confirme que l’état du Typhon nécessiterait d’importantes réparations, peu rentables d’autant que son désarmement approche.

Sommairement réparé, le Typhon est mis en position de complément le 15 octobre puis remorqué dans la Darse Neuve où il prend sur coffre la place de la Tramontane. Il passe ensuite au bassin (Vauban n°6) du 2 au 12 novembre 1943 pour préparer activement son désarmement.

Le torpilleur d’escadre Typhon est officiellement désarmé le 13 novembre 1943 et condamné le 14 novembre 1943 sous le numéro Q-12. C’était le dernier Bourrasque en service.

Il est remorqué au cimetière naval du Bregaillon le 15 novembre 1943 et y était toujours en septembre 1948.

10-Torpilleurs d’escadre (10)

La Tornade

Le torpilleur d'escadre Tornade

Le torpilleur d’escadre Tornade

-La Tornade est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest Dyle & Bacalan réunis sis à Bordeaux le 25 avril 1923 lancé le 12 mars 1925. Armé pour essais le 1er août 1926, il entre en armement définitif le 1er octobre 1927, la clôture d’armement est prononcée le 10 mai 1928 et la Tornade est admise au service actif le 21 mai 1928.

A son admission au service actif, La Tornade est affectée à l’Escadre de la Méditerranée au sein de la 1ère flottille, formant la 3ème escadrille avec les torpilleurs Trombe Typhon et Tramontane.

Le 1er novembre 1930, la flottille de torpilleurs de la 1ère escadre est réorganisée. Un groupe de complément est créé avec deux divisions. Outre la 1ère DT composée des Bourrasque Orage et Ouragan, ce groupe est également composé de la 3ème DT composée des Tramontane Trombe Typhon et Tornade.

Toutes ces unités sont en disponibilité armée avec un équipage réduit, compensant la pénurie d’effectifs qui frappe la marine avec la mise en service de nombreuses unités. Ce statut ne sera levé que le 16 décembre 1932.

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons de flottille et de divisions. Cela ne change rien pour la Tornade qui reste dans le groupe de complément de la 1ère flottille de torpilleurs (Escadre de la Méditerranée).

Le déclenchement de la guerre d’Espagne et les servitudes qu’elle impose à la flotte entraine une nouvelle organisation des flottilles de torpilleurs, supprimant notamment les groupes de complément.

C’est ainsi que La Tornade et le Typhon forment en août 1936 avec L’Alcyon la 7ème division de torpilleurs rattachée à la 2ème flottille (Escadre de l’Atlantique). En septembre 1938, la 7ème DT (Typhon Tornade Tramontane qui à remplacé l’Alcyon le 1er septembre) au complet est affectée à l’escadre d’instruction de Méditerranée.

Quand éclate la guerre de Pologne, la 7ème DT est affectée à la 2ème escadre de la flotte de la Méditerranée et retrouve donc un rôle plus opérationnel, effectuant de nombreuses missions d’escorte essentiellement entre l’Afrique du Nord et la métropole.

Le 4 janvier 1940, le torpilleur Tornade appareille de Toulon en compagnie de ses sister-ships Tornade et Typhon. Les trois torpilleurs exécutent une école à feux du 4 au 12 janvier, font escale à Cannes du 13 au 17 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 janvier, se ravitaillant à Toulon le 26 janvier avant d’aller mouiller aux salins d’Hyères.

Le 30 janvier 1940, la 7ème DT est rejoint aux salins par les torpilleurs légers de la 13ème DT (Baliste La Bayonnaise La Poursuivante) pour un entrainement commun. Les deux divisions effectuent une école à feux du 31 janvier au 6 février, font escale à Marseille du 7 au 10 février avant un entrainement au combat antisurface du 11 au 18 février, mouillant aux salins d’Hyères du 19 au 25 février avant de rentrer le lendemain  à Toulon.

Le 5 mars 1940, la 7ème DT sort de Toulon pour un nouvel entrainement de division entre la Provence et la Corse. Les trois torpilleurs de cette division sortent pour une école à feux du 5 au 13 mars, font escale à l’Ile Rousse du 14 au 20 mars avant un entrainement au combat antisurface du 21 mars au 2 avril, faisant escale à Porticcio du 3 au 10 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain 11 avril 1940.

Le 16 avril 1940, la Tornade, la Tramontane et le Typhon quittent Toulon en compagnie du cuirassé  Provence pour un exercice commun. Après une école à feux du 16 au 23 avril, les trois torpilleurs se ravitaillent à Toulon le 24 avril avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 25 avril au 7 mai, les quatre navires faisant escale à Ajaccio du 8 au 12 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 13 mai 1940.

La 7ème DT effectue un entrainement de division, sortant de Toulon le 18 mai pour une école à feux jusqu’au 27 mai, faisant escale à Cannes du 28 au 31 mai avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 1er au 10 juin, rentrant à Toulon le lendemain 11 juin 1940.

La Tornade est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 12 juin au 3 juillet, sortant pour essais du 4 au 7 juillet et pour remise en condition du 9 au 24 juillet, à chaque fois en compagnie du Typhon.

La Tornade participe ensuite aux essais (26 au 29 juillet) et à la remise en condition (31 juillet au 15 août) de la Tramontane, les deux torpilleurs disponibles de la 7ème DT participant ensuite aux essais (17 au 20 août) et à la remise en condition (22 août au 8 septembre) du Typhon, les trois torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 9 septembre 1940.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour le torpilleur Tornade qui reste affecté à la 7ème DT, division qui est intégrée au groupement de ligne de la 2ème Escadre avec Toulon comme port d’attache.

Le 15 septembre 1940, la Tornade (Al), la Tramontane et le Typhon quittent Toulon pour un entrainement de division de trois semaines soit jusqu’au 6 octobre, les seuls retours à Toulon étant pour ravitailler rapidement en carburants, en vivres et en munitions, les trois torpilleurs de classe Bourrasque effectuant de nombreuses écoles à feux et plusieurs lancements de torpilles d’exercices, torpilles qui sont ensuite récupérées par les gabares de la DP de Toulon.

La 7ème DT sort à nouveau pour entrainement de division du 13 au 31 octobre, du 8 au 22 novembre et du 7 au 21 décembre, passant la fin de l’année civile à quai.

La Tornade sort pour la première fois de l’année 1941 pour un nouvel entrainement de division en compagnie de ses compères Typhon et Tramontane, les trois torpilleurs d’escadre effectuant une école à feux du 8 au 15 janvier puis après une escale à Marseille du 16 au 21 janvier un entrainement au combat antisurface du 22 janvier au 2 février, la division ne rentrant à Toulon que le 9 février, la 7ème DT mouillant aux salins d’Hyères du 3 au 8 février.

Après une école à feux commune du 12 au 17 février, les trois torpilleurs de la 7ème DT dont la Tornade participent du 22 février au 8 mars 1941 à un entrainement commun aux torpilleurs de la 1ère FT (sauf La Palme alors en grand carénage) avec les cuirassés Provence et Lorraine (5ème DL).

La Tornade, la Tramontane et le Typhon sortent pour un nouvel entrainement à partir du 15 mars  en compagnie des deux torpilleurs de la 3ème DT (Simoun et Fortuné). Les deux divisions effectuent une école à feux du 15 au 22 mars avant de se ravitailler à Toulon le 23 mars puis d’aller mouiller aux Salins d’Hyères du 24 mars au 1er avril, sortant pour un entrainement antisurface du 2 au 12 avril, date à laquelle les cinq torpilleurs rentrent à Toulon.

Après une ultime école à feux du 17 au 23 avril, le torpilleur d’escadre Tornade transmet son pavillon de navire-amiral de la 7ème DT à son sister-ship Tramontane le 25 avril avant de vidanger ses soutes et de débarquer ses munitions.

Il est ainsi mis au sec au bassin Vauban n°6 du 26 avril au 3 juin 1941 pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires qu’il s’agisse de l’embarquement d’un Asdic (avec de nouvelles grenades ASM plus légères), un radar de navigation et d’un radar de veille combinée ou la modernisation de la DCA, les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm étant remplacées par quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 10 juin 1941, sortant pour essais  du 11 au 14 juin puis pour remise en condition du 16 juin au 1er juillet, à chaque fois en compagnie de son sister-ship Tramontane qui la remise en condition terminée lui redonne le pavillon de navire-amiral de la 7ème DTE.

La Tornade et La Tramontane sortent pour un entrainement commun du 5 au 12 juillet, jour de leur retour à Toulon, leurs chemins se séparant alors : La Tramontane va subir un grand carénage bien mérité alors que La Tornade va participer aux essais et à la remise en condition du Typhon.

Du 19 au 23 juillet, le torpilleur Tornade est à la mer pour participer aux essais du Typhon, les deux torpilleurs se ravitaillant à Toulon le 24 juillet avant de reprendre la mer pour la remise en condition du Typhon et ce du 25 juillet au 12 août, date à laquelle ils rentrent à Toulon.
Après une école à feux commune du 15 au 25 août, les torpilleurs Tornade et Typhon vont mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoint le 2 septembre par La Tramontane qui venait d’achever son grand carénage. Les trois torpilleurs sortent pour les essais du dernier torpilleur nommé du 2 au 5 septembre, se ravitaillent à Toulon le 6 septembre avant un stage de remise en condition du 7 au 21 septembre, date à laquelle la 7ème DTE rentre au complet à Toulon.

Du 21 au 29 septembre 1941, la 7ème DTE effectue un entrainement ASM avec les sous-marins Redoutable et Vengeur de la 7ème DSM.

Le 8 novembre 1941, la 1ère flottille de torpilleurs appareille pour un entrainement commun dans le Golfe du Lion en compagnie des cuirassés Provence et Lorraine, entrainement composé d’écoles à feux, de lancements de torpilles, d’entrainement à la défense aérienne à la mer, de combat antisurface. Les huit torpilleurs et les deux cuirassés rentrent à Toulon le 24 novembre.

Le 1er décembre 1941, la Tornade et ses compères Tramontane et Typhon quittent Toulon pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion. Après une école à feux du 1er au 8 décembre, les trois torpilleurs se ravitaillent à Toulon le 9 décembre, enchainant par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 10 au 15 décembre 1941.

Après une escale à Saint-Tropez du 16 au 20 décembre, la Tornade et ses deux compères de la 7ème DTE effectuent un entrainement à la lutte ASM contre des sous-marins de la 1ère DSM du 21 au 29 décembre, mouillant aux salins d’Hyères du 30 décembre 1941 au 3 janvier 1942.

Ils se ravitaillent à Toulon le 4 janvier avant de terminer ce long entrainement de division par un exercice de combat antisurface du 5 au 15 janvier 1942, date à laquelle les trois torpilleurs rentrent à Toulon pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’à la fin du mois.

Après une sortie d’essais et d’entrainement du 1er au 8 février, la Tornade, la Tramontane et Le Typhon se ravitaillent à Toulon le 9 février puis mettent cap sur Mers-el-Kébir où ils arrivent le lendemain 10 février pour participer à un entrainement commun avec les divisions de torpilleurs d’escadre de la 3ème FTE en l’occurence les 8ème DTE (Le Bordelais La Trombe L’Alcyon) et 9ème DTE (Basque et Forbin).

Quand la 7ème DTE arrive en Algérie, si la 8ème DTE est au complet, la 9ème DTE est réduite au seul Basque, son compère le Le Forbin étant en grand carénage à Toulon.

La 7ème DTE effectue un premier exercice commun avec la 8ème DTE et le TE Basque du 12 au 22 février, exercice composé d’écoles à feux, de lancements réels et simulés de torpilles, de tir sur cibles remorquées par des avions de l’aéronavale………. .  A l’issue de ce premier exercice, le Basque se ravitaille à Mers-El-Kébir puis rallie Toulon pour subir son grand carénage.

Pendant ce temps, la Tornade, le Typhon, la Tramontane et la 8ème DTE effectue une école à feux commune du 24 février au 2 mars, faisant ensuite à Alger du 3 au 8 mars, jour où le Forbin les rejoint après avoir réalisé ses essais à la mer.

Les torpilleurs d’escadre des 7ème et 8ème DTE vont ainsi participer à la remise en condition du Forbin en sortant du 9 au 21 mars, date à laquelle les sept torpilleurs reviennent à Mers-El-Kébir.

Après quelques jours de relâche, la Tornade et les six autres autres torpilleurs reprennent l’entrainement par une école à feux du 26 mars au 2 avril.

Après s’être ravitaillés à Mers-El-Kébir le 3 avril pour enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 4 au 10 avril puis après un nouveau ravitaillement à la base oranaise le 11 avril, d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 12 au 21 avril.

Le 22 avril, le torpilleur Basque est de retour à Mers-El-Kébir après avoir réalisé ses essais à la mer suite à son grand carénage. La Tornade, le Typhon, la Tramontane, le Bordelais, l’Alcyon, la Trombe et le Forbin vont participer à sa remise en condition du 23 avril au 8 mai, les huit torpilleurs faisant escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, effectuant le 22 mai une parade navale avant de se séparer, la 7ème DTE rentrant à Toulon, les 8ème et 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

La 7ème DTE sort à nouveau pour entrainement, effectuant une école à feux du 30 mai au 4 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 5 au 12 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 13 juin 1942.

La Tornade est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juin au 4 juillet 1942, sortant pour essais du 5 au 8 juillet et pour remise en condition du 10 au 25 juillet à chaque fois en compagnie du Typhon.

La Tornade participe ensuite aux essais (27 au 30 juillet) et à la remise en condition (1er au 15 août) du Tramontane, les deux torpilleurs d’escadre se ravitaillant à Toulon le 16 août avant de rallier les Salins d’Hyères.

Le 21 août, la Tornade et la Tramontane sont rejoints par le Typhon qui venait de réaliser ses essais à la mer. Les trois torpilleurs d’escadre sont à la mer du 22 août au 5 septembre, faisant escale à La Ciotat du 6 au 9 septembre avant de rentrer le lendemain 10 septembre 1942 à Toulon.

Victime d’une avarie mécanique, le torpilleur d’escadre Tornade est indisponible du 15 septembre au 7 octobre, sortant pour essais du 8 au 11 octobre et pour remise en condition du 13 au 21 octobre, à chaque fois en compagnie de ses deux compères de la 7ème DTE.

La Tornade et ses deux compères de la 7ème Division de Torpilleurs d’Escadre sortent le 28 octobre pour le dernier entrainement de division de l’année. Après une école à feux du 28 octobre au 4 novembre, les trois torpilleurs se ravitaillent à Toulon le 5 novembre avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 6 au 12 novembre, faisant escale à Port-Vendre du 13 au 17 novembre avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 18 au 28 novembre.

Après un ravitaillement à Toulon le 29 novembre, la Tornade, le Typhon et la Tramontane effectuent un entrainement à la lutte ASM contre des sous-marins de la 1ère DSM du 30 novembre au 5 décembre, mouillant en rade de Villefranche du 6 au 9 décembre, se ravitaillant à Toulon le 10 décembre avant d’effectuer un exercice de synthèse du 11 au 21 décembre, date du retour des trois torpilleurs d’escadre à Toulon.

Après une période d’entretien à flot du 22 décembre 1942 au 10 janvier 1943, les trois torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 11 au 14 janvier et pour remise en condition du 16 au 30 janvier 1943.

Le 8 février, la 7ème DTE appareille en compagnie de la 1ère DTE (Le Mars La Palme) et du Fortuné _placé hors rang_ , direction Mers-El-Kébir où ils arrivent le 9 février pour un exercice commun avec les 8ème et 9ème DTE.

Après une école à feux du 10 au 15 février, les torpilleurs se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 16 février avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 17 au 23 février puis après un nouveau ravitaillement le 24, les onze torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 25 février au 3 mars, faisant une escale commune en baie d’Ajaccio du 4 au 7 mars avant de rentrer dans leurs ports respectifs le 8 mars 1943.

La 7ème DTE sort du 13 au 21 mars, une sortie particulière puisque c’est la dernière de la division dans ce format, La Tramontane étant mise en position de complément le lendemain 22 mars 1943, prélude à son désarmement.

Les torpilleurs Tornade et Typhon effectuent un entrainement de division à partir du 30 mars quand ils quittent Toulon pour une école à feux du 30 mars au 5 avril, se ravitaillant à Toulon le 6 avril avant d’effectuer un entrainement à la défense aérienne du 7 au 15 avril. Après une escale à Nice du 16 au 20 avril , il exécutent un entrainement au combat antisurface du 21 au 29 avril, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 30 avril 1943.

Le 7 mai 1943, la 7ème DTE appareille en compagnie du cuirassé Lorraine. Après une école à feux commune du 7 au 13 mai, les torpilleurs se ravitaillent à Toulon le 14 mai avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 15 au 22 mai puis après un nouveau ravitaillement le 23 mai, le cuirassé et les torpilleurs d’escadre subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 24 mai au 2 juin, date à laquelle les trois navires rentrent à Toulon.

Après une ultime sortie à la mer en compagnie du Typhon du 8 au 13 juin, le torpilleur Tornade est placé en position de complément le 14 juin 1943, entrainant la dissolution de la 7ème DTE. Il passe au bassin (bassin Vauban n°6) du 22 au 30 juin 1943.

Le torpilleur d’escadre Tornade est officiellement désarmé le 5 juin 1943 et condamné le 6 juin 1943, devenant le Q-10.

L’ex-torpilleur est remorqué le 8 juin au cimetière naval du Bregaillon et y est toujours présent en septembre 1948.

11-Torpilleurs d’escadre (9)

La Tempête

Le torpilleur d'escadre La Tempête à la mer

Le torpilleur d’escadre La Tempête à la mer

-La Tempête est mise sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon sis à Nantes quartier Chantenay le 3 décembre 1923 lancé le 21 février 1925 et armé pour essais à Lorient le 20 septembre 1925.

L’entrée en armement définitif à lieu le 20 juillet 1926, la clôture d’armement est prononcée le 28 septembre 1926 et l’admission au service actif prononcée fin 1926, probablement le 24 décembre lors de l’arrivée du torpilleur à Toulon.

A son arrivée à Toulon, le torpilleur d’escadre Tempête est affecté à la 1ère escadrille (future division) de la 1ère flottille (future escadrille) en compagnie du Simoun, de l’Orage, du Bourrasque et de l’Ouragan.

Le 15 mai 1930 suite à la réorganisation de la 1ère flottille de torpilleurs, le Tempête est placé hors rang, prenant la tête de la 3ème escadrille composée des 7ème  (Le Mars La Railleuse La Palme Le Fortuné) et 11ème DT (L’Alcyon Bordelais Fougueux Frondeur). Il tiendra ce statut jusqu’au 27 septembre 1933 quand il remplace le Simoun au sein de la 5ème division.

Presque un an plus tard le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant comme échelons organiques que la flottille et la division. La 1ère flottille en Méditerranée est réduite à trois divisions, les 1ère, 3ème et 5ème DT. La Tempête est affectée au groupe de complément (car en grandes réparations à Bizerte) en compagnie des Tramontane, Trombe, Tornade Typhon La Railleuse et L’Alcyon.

Le 14 février 1936, la Tempête quitte le groupe de complément et relève le Simoun comme stationnaire à Tanger (Maroc espagnol), tenant ce poste jusqu’au mois de septembre quand le Simoun reprend sa place.

Le Tempête va rester jusqu’au déclenchement de la seconde guerre mondiale en Méditerranée, participant au contrôle naval et aux patrouilles menées par la Royale dans la région pour maintenir la liberté de navigation menacée aussi bien par les républicains que par les nationalistes.

Quand la seconde guerre mondiale éclate le 3 septembre 1939, la Tempête à été intégré à la 1ère DT de la 2ème escadre de la Flotte de la Méditerranée en compagnie des torpilleurs La Palme et Le Mars.

Comme ses deux sister-ships, le torpilleur La Tempête va participer durant la guerre de Pologne à des missions d’escorte de convois notamment entre la métropole et l’Afrique du Nord ou le Levant.

La Tempête quitte Toulon le 8 janvier en compagnie de ses deux compères de la 1ère DT, les torpilleurs La Palme et Le Mars pour un entrainement de division, les trois torpilleurs effectuant une école à feux du 8 au 18 janvier, faisant escale à Port La Nouvelle du 19 au 25 janvier, faisant ensuite un entrainement au combat antisurface du 26 janvier au 7 février  1940, date du retour de la division à Toulon.

Le 15 février 1940, la Tempête, la Palme et le Mars soit la 1ère DT au complet quittent Toulon pour un entrainement en compagnie du cuirassé Provence. Après une école à feux commune du 15 au 24 février, les torpilleurs se ravitaillent à Toulon le 25 février alors que le cuirassé reste en mer pour simuler un raider en maraude. Reprenant la mer le 26 février, les trois torpilleurs effectuent un combat antisurface en se servant du cuirassé comme plastron de luxe et ce du 26 février au 6 mars, les quatre navires rentrant à Toulon le lendemain.

Le 16 mars 1940, la 1ère DT sort pour un entrainement de division, effectuant un entrainement au combat antisurface du 16 au 24 mars, faisant escale à Sète du 25 au 30 mars avant une école à feux du 31 mars au 5 avril, rentrant à Toulon le lendemain.

Le 15 avril, la 1ère DT décidément fort active quitte Toulon pour un entrainement en compagnie du cuirassé Lorraine, sister-ship du Provence. Après une école à feux commune  du 15 au 25 avril, les quatre navires font escale à Villefranche sur Mer du 26 au 30 avril avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 1er au 8 mai, le cuirassé Lorraine lançant à plusieurs reprises son hydravion Loire 130 pour entrainer les canonniers antiaériens des torpilleurs et du cuirassé. Les quatre navires font ensuite escale à Nice du 9 au 14 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 15 mai 1940.

La Tempête sort à nouveau pour entrainement du 20 au 27 mai, accompagné de La Palme et du Mars, cet entrainement combinant école à feux, lancements de torpilles et tirs sur cible remorquée est suivie d’une escale à Port-Vendre du 28 mai au 2 juin, les trois torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 3 juin 1940.

La Tempête est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 4 au 25 juin, sortant pour essais du 26 au 29 juin et pour remise en condition du 1er au 16 juillet, à chaque fois en compagnie du Mars.

Il participe ensuite aux essais (18 au 20 juillet) et à la remise en condition (22 juillet au 7 août) du torpilleur d’escadre La Palme, les deux torpilleurs d’escadre participant ensuite aux essais (9 au 11 août) et à la remise en condition (13 août au 3 septembre) du Mars, les trois torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères du 4 au 8 septembre avant de rentrer à Toulon le 9 septembre 1940.

La grande réorganisation de septembre 1940 affecte la 1ère DT (comme les autres divisions de la 1ère FT) au groupement de ligne de la 2ème Escadre avec toujours Toulon comme port-base.

La Tempête, navire-amiral de la division sort en compagnie de La Palme et du Mars pour un entrainement de division du 12 septembre au 4 octobre avec écoles à feux, lancements simulés, entrainement au combat antisurface…….. .

Ils vont ensuite mouiller aux salins d’Hyères du 5 au 12 octobre, se ravitaillent à Toulon le 13 octobre avant une nouvelle phase d’entrainement du 14 au 22 octobre, date du retour de la division à Toulon.

Le 1er novembre 1940, les torpilleurs de la 1ère DT sortent pour entrainement en compagnie du cuirassé Provence. Après une école à feux commune du 1er au 7 novembre, les torpilleurs vont se ravitailler à Toulon le 8 novembre avant un entrainement au combat antisurface contre le cuirassé qui sert de plastron de luxe et ce du 9 au 17 novembre. Le cuirassé et les trois torpilleurs font escale à Nice du 18 au  21 novembre, à Bastia du 22 au 26 novembre avant de rentrer à Toulon le 28 novembre 1940.

Après une ultime école à feux du 5 au 12 décembre, le torpilleur d’escadre Tempête transmet le 13 décembre, son pavillon de navire-amiral de la 1ère DT au Mars puis débarque ses munitions et vidange ses soutes. Il est ainsi échoué au bassin Vauban n°6 du 15 décembre 1940 au 2 février 1941 pour une remise en état complète. Il reçoit également un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée

Armé pour essais le 7 février 1941, il sort pour essais du 7 au 9 février puis pour remise en condition du 11 au 18 février en compagnie du Mars. A l’issue de cette remise en condition, la Tempête redevient navire-amiral de la 1ère DT.

Le 22 février 1941, les torpilleurs de la 1ère FT quittent Toulon sauf La Palme en grand carénage soit un total de sept torpilleurs en l’occurence ceux de la 3ème DT, ceux de la 7ème Division de Torpilleurs (Tramontane Typhon Tornade) et de la 1ère DT (La Tempête Le Mars) pour un exercice commun avec les cuirassés de la 5ème DL, les vénérables Provence et Lorraine. Cet exercice se déroule jusqu’au 8 mars avec des écoles à feux, des lancements de torpilles, des manoeuvres anti-surfaces.

Après une école à feux du 12 au 19 mars 1941, le torpilleur d’escadre Tempête va participer aux essais (21 au 24 mars) et à la remise en condition (26 mars au 12 avril) du torpilleur La Palme qui sortait de son grand carénage, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le 13 avril 1941.

Les deux torpilleurs disponibles de la 1ère DT sortent pour entrainement du 18 au 24 avril, se ravitaillant à Toulon le 25 avril 1941 avant de rallier les salins d’Hyères. Le 30 avril, le torpilleur d’escadre Le Mars les rejoint pour ses essais à la mer et sa remise en condition, les trois torpilleurs étant ainsi à la mer pour essais (1er au 4 mai) et pour remise en condition (6 au 25 mai), les trois torpilleurs d’escadre rentrant à Toulon le 26 mai 1941.

La Tempête est indisponible pour entretien, modernisation (DCA avec l’embarquement de 4 canons de 37mm Schneider modèle 1941 en remplacement des pièces plus anciennes de 37mm et de 13.2mm) et permissions de l’équipage du 27 mai au 17 juin 1941, sortant pour essais du 18 au 20 juin et pour remise en condition du 22 juin au 8 juillet, à chaque fois en compagnie de son compère Le Mars.

La Tempête participe ensuite aux essais (10 au 13 juillet) et à la remise en condition (15 au 30 juillet) de La Palme, les deux torpilleurs d’escadre se ravitaillant le 31 juillet à Toulon avant de mouiller aux Salins d’Hyères.

Le 4 août, le torpilleur d’escadre Le Mars les y retrouve après ses essais à la mer, les trois torpilleurs de la 1ère DTE sortant pour la remise en condition du Mars du 5 au 22 août, les trois torpilleurs d’escadre faisant escale à Sète du 23 au 27 août avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le 7 septembre 1941, la 1ère DTE quitte Toulon pour entrainement de division au large de la Corse plus précisément entre Calvi et Propriano. Après une escale à Calvi du 8 au 11 septembre, les trois torpilleurs effectuent une école à feux du 12 au 17 septembre, date à laquelle ils rallient Ajaccio pour se ravitailler.
La Tempête et ses deux compères de la division effectuent ensuite du 21 au 28 septembre un entrainement au combat antisurface suivit du 30 septembre au 7 octobre par un entrainement à la défense aérienne à la mer où la DCA installée l’été précédent montre son efficacité aussi bien contre les hydravions Laté 298 basés à Aspretto que les bombardiers Léo 451 de l’armée de l’air basés à Calvi-Sainte Catherine.

Après une escale à Propriano du 8 au 12 octobre, les trois torpilleurs effectuent un exercice de synthèse du 13 au 21 octobre, rentrant à Toulon le lendemain 22 octobre 1941. Victime d’une avarie mécanique, le torpilleur d’escadre Tempête est indisponible du 23 au 30 octobre, sortant pour essais les 31 octobre et 1er novembre.

Le 8 novembre 1941, la 1ère flottille de torpilleurs appareille pour un entrainement commun dans le Golfe du Lion en compagnie de la 5ème DL (cuirassés Provence et Lorraine), entrainement composé d’écoles à feux, de lancements de torpilles, d’entrainement à la défense aérienne à la mer, de combat antisurface. Les huit torpilleurs et les deux cuirassés rentrent à Toulon le 24 novembre.

La Tempête effectue une ultime sortie du 30 novembre au 5 décembre en compagnie de ses deux compères de la 1ère DTE.

Le 6 décembre 1941, il transmet son pavillon de navire amiral au torpilleur La Palme puis est mis en position de complément le lendemain 7 décembre 1941. Il passe au bassin Vauban n°6 du 17 au 27 décembre pour préparer son désarmement.

Le torpilleur d’escadre La Tempête est officiellement désarmé le 28 décembre 1941 et condamné le 5 janvier 1942 sous le numéro Q-02.

Remorqué au cimetière naval du Bregaillon le 10 janvier 1942, il finit par couler par petits fonds au cours de la tempête du 7-8 janvier 1943 qui eut raison de l’Océan (ex-cuirassé Jean Bart classe Courbet) mais si l’ancien cuirassé fût démantelé, l’ex-torpilleur fût renfloué, sommairement réparé et remorqué au large de la presqu’ile de Gien pour servir de cible aux avions des escadrilles 8T (Lioré et Olivier Léo 456) et 6B (Bloch MB-175T), la coque de l’ancien torpilleur finissant par sombrer après une journée d’assaut le 8 mars 1943.

11-Torpilleurs d’escadre (4)

Le Mistral

Le torpilleur d'escadre Mistral dans sa configuration d'origine

Le torpilleur d’escadre Mistral dans sa configuration d’origine

-Le Mistral est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) sur leur site havrais le 28 novembre 1923, lancé le 6 juin 1925 et armé pour essais le 1er août 1926. Il entre en armement définitif le 5 avril 1927, la clôture d’armement étant prononcée le 1er juin 1927 et son admission au service actif le 21 janvier 1928.

A son admission au service actif, le Mistral est affecté à l’Escadre de la Méditerranée, à la 3ème flottille et plus précisément à la 5ème escadrille en compagnie du Cyclone et du Simoun.

Le 1er mars 1929, les appellations des unités de torpilleurs sont modifiées : le terme «Escadrille» est remplacé par celui de «Division», le terme «Flottille» devient «Escadrille» et le terme «Flottille» regroupe tous les torpilleurs d’une escadre, les torpilleurs d’escadre de l’Escadre de la Méditerranée étant regroupés au sein de la 1ère flottille. Cela ne change rien pour le Mistral qui est toujours intégré à la 5ème division de la 3ème Escadrille et ce jusqu’au 31 octobre 1930.

Le 2 juillet 1930, il est gravement endommagé par un échouage sur le banc des Sardinaux à 3 kilomètres à l’est de Sainte-Maxime. Il faudra presque deux jours pour le déséchouer et le mettre au sec dans le bassin n°2 du Missiessy.

Les réparations sont particulièrement longues (juillet 1930-août 1933) puisqu’il faudra refaire les œuvres vives sur deux tiers de la longueur, les machines et les auxiliaires sont remis au point, les chaudières et les condenseurs retubés.

A compter du 15 septembre 1934, les escadrilles de torpilleurs sont dissoutes, les flottilles étant simplement organisées en division.

La 5ème DT composée des torpilleurs Cyclone, Siroco et Mistral est transférée à la 2ème flottille dans l’Atlantique en juillet 1935 et  rebaptisée 6ème DT.

La 6ème DT est basée à Lorient de juillet 1935 à septembre 1936 avant de rejoindre Brest. Comme les autres torpilleurs de la 2ème flottille, le Mistral va participer aux opérations liées à la guerre d’Espagne. Il subit une période de grandes réparations de novembre 1937 à mai 1938.

Durant la guerre de Pologne, la 2ème flottille de torpilleurs est placée sous le commandement des Forces Maritimes de l’Ouest (FMO) qui sous l’autorité d’Amiral-Ouest pour des missions d’escorte de convois entre l’Angleterre, Brest, Gibraltar et Casablanca.

La 6ème Division de Torpilleurs (6ème DT) commence l’année 1940 par un traditionnel entrainement de division qui occupe la division du 6 janvier au 27 février avec de nombreuses escales à Lorient, Royan, Bordeaux et Biaritz. Les trois torpilleurs sont de retour à Brest le 28.

Le Mistral, le Cyclone et le Siroco sont en entretien à flot du 29 février au 17 mars, sortant pour essais du 18 au 20 mars puis pour remise en condition du 22 mars au 2 avril, date à laquelle ils rallient Cherbourg.

Ils y retrouvent la 11ème DT composé des torpilleurs La Cordelière L’Incomprise Branlebas (classe Melpomène) pour un entrainement commun du 4 avril au 12 mai avec des escale au Havre, à Boulogne  et à Dunkerque, la 6ème DT rentrant à Brest le 22 mai à l’aube après une escale à Cherbourg du 13 au 20 mai 1940.

Du 31 mai au 25 juin, le Mistral et ses deux compères de la 6ème DT effectuent un entrainement de division, rentrant le lendemain à Brest.

Le Mistral effectue une école à feux en solitaire du 30 juin au 7 juillet, faisant escale à Saint Malo du 8 au 11 juillet avant de rentrer le lendemain 12 juillet à Brest. Il est ensuite indisponible du 13 au 28 juillet, sortant pour essais du 29 au 31 juillet puis pour remise en condition du 1er au 12 août, à chaque fois en compagnie du Cyclone.

Les deux torpilleurs disponibles de la 6ème DT participent ensuite aux essais (14 au 17 août) et à la remise en condition (19 août au 1er septembre) du Siroco, les trois torpilleurs effectuant une escale au Havre du 2 au 7 septembre, rentrant à Brest le 9 septembre 1940.

Le 12 septembre 1940, la 6ème DT quitte Brest pour un entrainement de division, entrainement qui occupe la division du 16 septembre au 21 octobre.

Alors que le Cyclone est indisponible suite à une avarie mécanique, le Mistral et le Siroco sortent pour une école à feux du 28 octobre au 4 novembre, faisant escale à Lorient du 5 au 11 novembre puis à Quiberon du 12 au 15 novembre, rentrant le lendemain 16 novembre à Brest.

Le 23 novembre 1940, la 6ème DT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement occupant les trois torpilleurs du 24 novembre au 12 décembre. La division relâche à Nantes du 13 au 18 décembre, le transit jusqu’à Brest où ils arrivent le 21 décembre à l’aube étant l’occasion d’exercices supplémentaires.

Le Mistral sort seul pour entrainement du 7 au 16 janvier, rentrant le lendemain à Brest. Le 18 janvier, le Mistral devient navire-amiral de la 6ème DTE en remplacement du Cyclone qui rentre en grand carénage.

Le Mistral et le Siroco sortent pour entrainement du 24 janvier au 17 février, rentrant à Brest le lendemain. Les deux torpilleurs sortent à nouveau pour entrainement du 24 au 28 février, rentrant le lendemain à Brest.

Seul torpilleur disponible de la 6ème DTE, le Mistral sort pour entrainement en solitaire du 5 au 15 mars avant d’enchainer par un entrainement de flottille du 20 mars au 4 avril, tous les torpilleurs rentrant à Brest le 5.

Le 6 avril, le Mistral cesse d’être navire-amiral de la 6ème DTE avant d’être échoué au bassin Tourville (appelé également bassin n°1) du 13 avril au 22 mai pour une remise en état complète ainsi qu’une modernisation (DCA, Asdic et radars).

Armé pour essais le 28 mai 1941, le Mistral sort pour ses essais réglementaires du 29 mai au 1er juin puis pour remise en condition du 3 au 17 juin à chaque fois en compagnie du Cyclone et du Siroco, les trois torpilleurs faisant escale à La Pallice du 18 au 21 juin avant de rallier Brest le lendemain.

Le Mistral et le Siroco sortent ensemble pour une école à feux du 27 juin au 6 juillet, faisant escale à Lorient du 7 au 10 juillet avant de rentrer à Brest le lendemain 11 juillet  1941. Le Mistral participe ensuite aux essais (14 au 17 juillet) et à la remise en condition (19 juillet au 2 août) du Cyclone.

Il est ensuite indisponible du 5 au 26 août, sortant pour essais (27 au 30 août) et remise en condition (1er au 14 septembre) en compagnie du Cyclone et du Siroco, les trois torpilleurs allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez après un crochet par la base navale pour se ravitailler.

Le 21 septembre, la 6ème DTE quitte la baie de Douarnenez pour retrouver au large d’Ouessant le cuirassé Paris. Le vénérable cuirassé et les trois torpilleurs d’escadre vont manoeuvrer ensemble du 21 septembre au 6 octobre, la petite escadre ralliant Brest le 13 après une escale à La Rochelle du 7 au 11 octobre.

Le 22 octobre 1941, le Mistral et les deux autres torpilleurs d’escadre de la 6ème DTE quittent Brest pour un entrainement commun avec la 5ème DTE (Brestois Foudroyant Boulonnais) dans le Golfe de Gascogne et ce jusqu’au 27 novembre, les six torpilleurs d’escadre faisant escale à Lorient du 28 novembre au 1er décembre, rentrant à Brest le lendemain.

Le Mistral et le Siroco effectuent un entrainement ASM du 10 au 17 décembre contre le sous-marin Pascal. Après un ravitaillement le 18 décembre, les deux torpilleurs effectuent un entrainement commun du 19 au 30 décembre 1941, date de leur retour à Brest au quai des flottilles.

Le Mistral commence l’année 1942 par un entrainement de division du 15 janvier au 16 février avant d’enchainer par un entrainement de flottille à partir du 26 février quand la 2ème flottille quitte Brest.

Ce sont donc au total dix torpilleurs d’escadre (2ème DTE Fougueux Frondeur L’Adroit 5ème DTE Brestois Foudroyant Boulonnais 6ème DTE Cyclone Siroco Mistral plus l’Ouragan) qui vont manoeuvrer ensemble. L’exercice à lieu du 26 février au 31 mars, date du retour des torpilleurs d’escadre à Brest.

La 6ème DTE sort pour un nouvel entrainement de division du 10 avril au 22 mai,  les trois navires rentrant à Brest le 28 mai après une escale à Saint Malo du 23 au 27 mai 1942.

Le Mistral effectue un entrainement de base avec écoles à feux et entrainement de défense aérienne à la mer du 1er au 10 juin, rentrant le lendemain à Brest.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 9 juillet, sortant pour essais du 10 au 13 juillet et pour remise en condition du 15 au 30 juillet, à chaque fois en compagnie du Cyclone, le Mistral et le Cyclone  participant ensuite aux essais (1er au 4 août) et à la remise en condition (6 au 21 août) du Siroco.

Le 7 septembre 1942, la 6ème DTE aurait du quitter Brest pour un entrainement de division mais le Cyclone est victime d’une avarie qui l’immobilise jusqu’à la fin du mois.

Le Mistral et le Siroco sortent pour entrainement du 12 septembre au 2 octobre, rentrant le lendemain à Brest avant d’enchainer par la remise en condition du Cyclone du 6 au 20 octobre.

L’entrainement de division à finalement lieu avec plus d’un mois et demi de retard du 27 octobre au 23 novembre, les trois torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le lendemain.

Le Mistral sort pour un entrainement de défense aérienne du 30 novembre au 7 décembre, retrouvant ensuite à la mer le Siroco et le Cyclone pour un exercice commun du 9 au 20 décembre, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 21 décembre 1942.

Le Mistral, le Cyclone et le Siroco quittent Brest le 5 janvier 1943 pour le dernier entrainement de division de la 6ème DTE, entrainement de division qui à lieu du 5 janvier au 20 février dans le Golfe de Gascogne, au large du Maroc et de Dakar. La 6ème DTE quitte Dakar le 23 février, relâche à Casablanca du 27 février au 1er mars avant de rallier Brest le 4 mars 1943.

La 6ème DTE effectue une ultime sortie à la mer du 12 au 21 mars avant que le Mistral ne soit mis en position de complément respectivement le 23 mars 1943.

Le Mistral passe au bassin Tourville du 23 au 30 mars 1943 pour préparer son désarmement. Les prises d’eau sont bouchées, les canons sont débarqués et stockés tout comme les éléments électroniques.

Le torpilleur d’escadre Mistral est officiellement désarmé le 4 avril 1943. Condamné le 15 avril 1943, il devient le Q-07 et est remorqué au cimetière marin de Landevennec où il est toujours présent en septembre 1948.

11-Torpilleurs d’escadre (3)

Le Cyclone

Le torpilleur d'escadre Cyclone en 1933

Le torpilleur d’escadre Cyclone en 1933

-Le Cyclone est mis sur cale par les Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) sur leur site du Havre le 29 septembre 1923 lancé le 24 janvier 1925 armé pour essais le 15 mars 1926. La clôture d’armement est prononcée est le 31 mai 1927 et le Cyclone est admis au service actif le 25 juin 1928.

Du 1er avril 1928 au 28 février 1929, le torpilleur Cyclone est affecté à la 5ème escadrille de la 3ème flottille en compagnie de ses sister-ship Mistral et Simoun, devenues respectivement le 1er mars 1929 5ème division de la 3ème escadrille, intégrée à la 1ère flottille qui regroupe les torpilleurs de l’Escadre de la Méditerranée..

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons flottille et division, la 1ère flottille étant réduite à trois divisions (1ère, 3ème et 5ème DT), le Cyclone appartenant toujours à la 5ème division avec le Siroco et le Mistral.

En juillet 1935, la 5ème DT est transférée à la 2ème flottille dans l’Atlantique, devenant à cette occasion la 6ème DT avec toujours les mêmes membres à savoir le Cyclone, le Siroco et le Mistral.

Cette division est stationnée jusqu’en septembre 1936 à Lorient, utilisant la coque de l’ancien croiseur léger Strasbourg comme ponton.

Comme le reste de la marine nationale, la 6ème DT va participer aux opérations liées à la guerre d’Espagne en assurant la surveillance du nord-est du pays notamment la Cantabrie, les Asturies et le pays Basque. Il subit de grandes réparations de novembre 1937 à mai 1938.

En juillet 1939, les 1ère et 5ème escadre sont regroupées au sein de la Flotte de l’Atlantique, la 2ème flottille de torpilleurs sous l’autorité de la 1ère escadre est ainsi composée de trois divisions de torpilleurs, la 4ème DT  la 5ème DT et la 6ème DT.

Comme les autres torpilleurs de la 2ème flottille, le Cyclone et ses autres compères de la 6ème DT vont assurer durant la guerre de Pologne des missions d’escorte, essentiellement entre Brest, Casablanca et Dakar avec parfois un crochet en direction de Gibraltar.

La 6ème Division de Torpilleurs (6ème DT) commence l’année 1940 par un traditionnel entrainement de division, le Cyclone appareillant en compagnie du Siroco et du Mistral  le 6 janvier  1940 pour une école à feux jusqu’au 13 janvier faisant escale à Lorient jusqu’au 17 pour ravitaillement et entretien.

Après un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 janvier, les trois torpilleurs de la 6ème DT effectue une escale à Royan du 26 au 31 janvier, à Bordeaux du 2 au 7 février, à Biaritz du 8 au 12 février avant de reprendre la mer pour une nouvelle école à feux du 13 au 20 février, se ravitaillant à Lorient le 21 février pour effectuer un ultime entrainement au combat antisurface du 22 au 27 février, rentrant le lendemain 28 février 1940.

Le Cyclone, le Mistral et le Siroco sont en entretien à flot du 29 février au 17 mars, sortant pour essais du 18 au 20 mars puis pour remise en condition du 22 mars au 2 avril, date à laquelle ils rallient Cherbourg.

Ils y retrouvent la 11ème DT composé des torpilleurs légers La Cordelière L’Incomprise Branlebas pour un entrainement commun. Après une école à feux commune du 4 au 15 avril, les six torpilleurs font escale au Havre du 16 au 20 avril, à Boulogne du 21 au 25 avril et à Dunkerque du 26 au 30 avril enchainant par un entrainement au combat antisurface, la 6ème DT affrontant la 11ème DT du 1er au 12 mai 1940, les deux divisions faisant escale à Cherbourg du 13 au 20 mai avant de rentrer à Brest le 22 mai à l’aube.

Le 31 mai 1940, les torpilleurs Cyclone, Mistral et Siroco sortent pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, effectuant une école à feux du 31 mai au 8 juin, se ravitaillant à Lorient le 9 juin avant un entrainement au combat antisurface du 10 au 25 juin, rentrant à Brest le lendemain.

Le Cyclone est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juin au 12 juillet, sortant pour essais du 13 au 15 juillet puis pour remise en condition du 17 au 27 juillet, à chaque fois en compagnie du Siroco.
Le Cyclone participe alors aux essais (29 au 31 juillet) et à la remise en condition (1er au 12 août) du Mistral, les deux torpilleurs disponibles de la 6ème DT participant ensuite aux essais (14 au 17 août) et à la remise en condition (19 août au 1er septembre) du Siroco, les trois torpilleurs effectuant une escale au Havre du 2 au 7 septembre, rentrant à Brest le 9 septembre 1940.
La réorganisation de septembre 1940 rattache les Cyclone Siroco Mistral, les trois navires de la 6ème DT à la 1ère Escadre au sein de la 2ème flottille de torpilleurs en compagnie de la 2ème DT (Fougueux Frondeur L’Adroit), de la 5ème DT (Brestois Foudroyant Boulonnais) et enfin de la 4ème DT (Bourrasque, l’Orage et l’Ouragan ).

Le 12 septembre 1940, la 6ème DT quitte Brest pour un entrainement de division. Après un entrainement à la navigation de combat du 12 au 15 septembre, les trois torpilleurs effectuent une école à feux du 16 au 21 septembre avant de se ravitailler à Lorient le 22 septembre.

Le Cyclone et ses deux compères enchainent par un entrainement au combat antisurface du 23 au 30 septembre puis font escale à Royan du 1er au 5 octobre et à Hendaye du 6 au 10 octobre, les trois torpilleurs effectuant un nouvel exercice de combat antisurface du 11 au 20 octobre avant de rallier Brest le lendemain.

Victime d’une avarie, le Cyclone est indisponible du 24 octobre au 8 novembre, sortant pour essais du 9 au 12 novembre puis pour remise en condition du 14 au 22 novembre, rentrant le lendemain à Brest.

Le 23 novembre 1940, la 6ème DT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, effectuant d’abord une école à feux du 24 au 30 novembre, se ravitaillant à Lorient le 1er décembre avant un entrainement au combat antisurface du 2 au 12 décembre, la division faisant escale à Nantes du 13 au 18 décembre avant de rentrer à Brest le 21 décembre à l’aube.

Le Cyclone effectue une école à feux du 5 au 12 janvier, faisant escale à Saint Malo du 13 au 16 janvier avant de rentrer le lendemain 17 janvier à Brest. Le 18 janvier 1941, il transmet son pavillon de navire-amiral de la division au Mistral avant de vidanger ses soutes et de débarquer ses munitions.

Il est échoué au bassin Tourville le 21 janvier 1941 succédant à l’Orage pour une remise en état complète jusqu’au 2 mars.

Remorqué à un quai de la Penfeld, il subit des travaux complémentaires notamment une modernisation de sa DCA, les 2 canons de 37mm modèle 1925 et les quatre mitrailleuses de 13.2mm (en deux affûts doubles) sont remplacés par 4 canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples. Il reçoit également un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée.

Armé pour essais le 10 mars 1941, il sort pour les essais réglementaires du 11 au 14 mars avant remise en condition du 15 au 30 mars en solitaire.

Le Cyclone rentré à Brest le 1er avril, redevient navire-amiral de la 6ème DT le 6 avril au cours d’une brève cérémonie menée au mouillage en grande rade avec le Mistral.

Après une nouvelle école à feux en mer d’Iroise du 9 au 15 avril, le Cyclone va participer aux essais et à la remise en condition du Siroco. Ce dernier est armé pour essais le 22 avril et retrouve le Cyclone en rade de Brest.

Le Cyclone et le Siroco sortent ensemble pour les essais (23 au 27 avril) et la remise en condition (29 avril au 12 mai) du second nommé, les deux torpilleurs faisant escale à Saint Malo du 13 au 17 mai avant de rentrer le 18 mai à Brest.

Le 1er mai 1941, la 6ème Division de Torpilleurs devient la 6ème Division de Torpilleurs d’Escadre (DTE)

Le 28 mai, le Cyclone et le Siroco quittent Brest pour participer aux essais et à la remise en condition du Mistral. Les trois contre-torpilleurs sont à  la mer pour les essais réglementaires du 29 mai au 1er juin puis pour remise en condition du 3 au 17 juin, les trois torpilleurs faisant escale à La Pallice du 18 au 21 juin avant de rallier Brest le lendemain 22 juin 1941.

Le Cyclone est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juin au 13 juillet, sortant pour essais du 14 au 17 juillet et pour remise en condition du 19 juillet au 2 août en compagnie du Mistral.

Le Cyclone participe ensuite aux essais (5 au 8 août) et à la remise en condition (9 au 25 août) du Siroco, les deux torpilleurs de la 6ème DTE participant ensuite aux essais (27 au 30 août) et à la remise en condition (1er au 14 septembre) du Mistral, les trois torpilleurs allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez après un crochet par la base navale pour se ravitailler.

Le 21 septembre, la 6ème DTE quitte la baie de Douarnenez pour retrouver au large d’Ouessant le cuirassé Paris. Après un entrainement à l’évolution en temps de guerre du 21 au 25 septembre, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 26 septembre avant d’effectuer une école à feux commune du 27 septembre au 6 octobre, le cuirassé et les trois torpilleurs faisant escale à La Rochelle du 7 au 11 octobre. Le cuirassé et la 6ème DTE rentrent à Brest le 13 octobre 1941.

Le 22 octobre 1941, le Cyclone et les deux autres torpilleurs d’escadre de la 6ème DTE quittent Brest pour un entrainement commun avec la 5ème DTE (Brestois Foudroyant Boulonnais) dans le Golfe de Gascogne.

Après une école à feux commune du 22 au 30 octobre, les six torpilleurs d’escadre se ravitaillent à Lorient le 1er novembre avant un entrainement au combat antisurface du 2 au 12 novembre, la 6ème DTE affrontant la 5ème DTE avec tirs et lancements simulés de torpilles.
Après une escale à La Pallice du 13 au 18 novembre, les deux divisions subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 27 novembre, les six torpilleurs d’escadre faisant escale à Lorient du 28 novembre au 1er décembre, rentrant à Brest le lendemain 2 décembre 1941.

Le Cyclone sort pour une école à feux en solitaire du 9 au 17 décembre, retrouvant ses deux compères de la 6ème DTE, les torpilleurs Siroco et Mistral qui avaient eu réalisé un entrainement à la lutte ASM et au grenadage contre le sous-marin Pascal. Après un ravitaillement le 18 décembre, les trois torpilleurs effectuent un entrainement commun du 19 au 30 décembre 1941, date de leur retour à Brest au quai des flottilles.

Le Cyclone commence l’année 1942 par un entrainement de division en compagnie du Siroco et du Mistral. Les trois torpilleurs de la 6ème DTE quittent Brest le 15 janvier 1942 pour une école à feu jusqu’au 20 quand ils rallient Lorient pour ravitailler avant d’enchainer par un exercice de combat antisurface du 21 au 28 janvier, date à laquelle ils arrivent à Bordeaux pour quelques jours d’escale.

L’entrainement de division se poursuit ensuite par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 7 février puis après ravitaillement à Lorient le 8, s’achève par un exercice de synthèse du 9 au 16 février, date du retour de la 6ème DTE à Brest.

Le 26 février 1942, le quai des flottilles se désertifie avec l’appareillage de la 2ème flottille de torpilleurs pour un importante exercice dans l’Atlantique. L’Ouragan, navire hors-rang et navire-amiral de la 2ème FT est le premier à appareiller suivit par les 2ème, 5ème et 6ème DTE au complet.

Après un exercice de navigation de combat du 26 février au 1er mars, les dix torpilleurs se ravitaillent à Cherbourg le 2 mars avant d’enchainer par une école à feux du 3 au 7 mars, une escale au Havre du 8 au 10 mars, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 11 au 17 mars, une escale à Boulogne du 18 au 20 mars, une exercice de synthèse du 21 au 30 mars, rentrant le lendemain 31 mars à Brest.

La 6ème DTE sort pour un nouvel entrainement de division le 10 avril 1942 quand le Cyclone franchit le Goulet de la rade de Brest en compagnie du Siroco et du Mistral, les trois navires effectuant une école à feux du 10 au 15 avril avant de se ravitailler le 16 à Lorient.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 24 avril, les trois torpilleurs d’escadre font escale sur l’île de Ré du 25 au 30 avril avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM en compagnie des sous-marins Pasteur et Archimède du 1er au 6 mai puis après un nouveau ravitaillement à Lorient un exercice de synthèse du 8 au 22 mai, rentrant à Brest le 28 mai après une ultime escale à Saint Malo du 23 au 27 mai 1942.

Le Cyclone est indisponible (entretien et permissions de l’équipage) du 28 mai au 18 juin, sortant pour essais du 19 au 21 juin puis pour remise en condition du 23 juin au 8 juillet à chaque fois en compagnie du Siroco.

Il participe ensuite aux essais (10 au 13 juillet) et à la remise en condition (15 au 30 juillet) du Mistral, le Cyclone et le Mistral participant ensuite aux essais (1er au 4 août) et à la remise en condition (6 au 21 août) du Siroco.

Le 7 septembre, la 6ème DTE aurait du quitter Brest pour un entrainement de division mais le Cyclone est victime d’une importante avarie qui dans un premier temps laissait envisager un désarmement anticipé mais au final, le navire-amiral de la 6ème DTE est indisponible du 7 au 30 septembre, sortant pour essais du 1er au 4 octobre puis pour remise en condition en compagnie du Mistral et du Siroco du 6 au 20 octobre.

L’entrainement de division à finalement lieu avec plus d’un mois et demi de retard. Après une école à feux du 27 octobre au 4 novembre, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 5 novembre avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 6 au 10 novembre, de faire escale à Saint-Nazaire du 11 au 15 novembre puis d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 16 au 23 novembre, la 6ème DTE rentrant à Brest le lendemain 24 novembre 1942.

Le Cyclone sort seul pour une école à feux du 1er au 8 décembre, retrouvant ensuite en mer le Siroco et le Mistral pour un exercice commun et ce du 9 au 20 décembre, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 21 décembre 1942.

Le Cyclone, le Mistral et le Siroco quittent Brest le 5 janvier 1943 pour le dernier entrainement de division de la 6ème DTE, le désarmement des deux compères du Cyclone approchant à grands pas.

Après une école à feux du 5 au 12 janvier, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 13 janvier puis vont manoeuvrer plus au sud que prévu en raison du mauvais temps frappant la Bretagne. Ils font escale à Lisbonne du 16 au 19 janvier puis à Casablanca du 21 au 23 janvier avant d’effectuer un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 au 30 janvier, ralliant dans la foulée Dakar.

Après une escale dans la capitale de l’AOF du 1er au 5 février, la 6ème DTE effectue un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 février, se ravitaillant à Dakar le 14 février avant une école à feux à Rufisque du 15 au 20 février.

La 6ème DTE quitte Dakar le 23 février, relâche à Casablanca du 27 février au 1er mars avant de rallier Brest le 4 mars 1943.

La 6ème DTE effectue une ultime sortie à la mer du 12 au 21 mars avant que le Mistral et le Siroco ne soient mis en position de complément respectivement les 23 et 24 mars. La 6ème DTE est ainsi dissoute officiellement le 25 mars, le Cyclone restant affecté hors-rang au sein de la 2ème flottille de torpilleurs.

Le Cyclone subit une période d’entretien à flot du 26 mars au 10 avril, sortant pour essais du 11 au 14 avril puis pour remise en condition du 15 au 25 avril 1943.

Il effectue une école à feux du 2 au 9 mai, faisant escale à Cherbourg du 10 au 15 mai avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 16 au 23 mai. Il est ensuite au Havre du 24 au 30 mai, à Dunkerque du 31 mai au 3 juin, à Saint Malo du 5 au 8 juin avant de rallier Brest le lendemain 9 juin 1943.

Placé en position de complément le 12 juin 1943, il passe au bassin Tourville du 13 au 20 juin, première étape vers son désarmement.

Le torpilleur d’escadre Cyclone est officiellement désarmé le 23 juin 1943 et condamné le 27 juin 1943 sous le numéro de Q-11.

Il est remorqué à Landevennec où il est toujours présent en compagnie du Mistral et du Siroco en septembre 1948.