10-Contre-torpilleurs (18)

D-Contre-torpilleurs spéciaux Milan et Epervier

Avant propos

Les contre-torpilleurs Milan et Epervier financés à la tranche 1927 comme leurs prédécesseurs de classe Aigle sont parfois considérés comme les cinquième et sixième contre-torpilleurs de cette classe Aigle.

Ils affichent cependant de nombreuses différences qui font que la majorité des auteurs les considèrent comme formant une classe à part qui reprend des éléments éprouvés des classes précédentes (Guépard et Aigle) mais également des éléments qui annoncent la classe suivante, celle des Vauquelin.

Le Milan

Le contre-torpilleur Milan

Le contre-torpilleur Milan

-Le Milan est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient en décembre 1930, lancé le 13 octobre 1931, armé pour essais en juin 1932 et enfin admis au service actif en avril 1934.

Il est d’abord affecté à Brest, formant au sein de la 2ème Escadre la 4ème DL avec le Valmy et son sister-ship l’Epervier mais quand éclate la guerre de Pologne en septembre 1939, il forme la 11ème DCT en compagnie de l’Epervier mais également de l’Aigle qui remplace le Bison en réparations à Lorient après son abordage par le croiseur léger Georges Leygues dans la nuit du 7 au 8 février 1939.

L’Aigle à nouveau disponible le 9 octobre va intégrer la 11ème DCT qu’il va former désormais avec le Bison et le Milan, l’Epervier étant  affecté à la 1ère DCT.

Le Bison arrive à Bizerte le 4 janvier 1940 et devient aussitôt navire-amiral de la 11ème DCT en compagnie donc de l’Aigle (classe Aigle) et du Milan. La division sort pour entrainement du 10 au 31 janvier, rentrant à Bizerte le 7 février 1940 après escale à Tunis du 1er au 6 février.

La 11ème DCT va devenir la division la plus active de la 4ème escadre, sortant très régulièrement pour entrainement. Elle est ainsi à la mer pour un entrainement au combat de nuit du 12 au 19 février puis un entrainement au combat de jour du 21 au 27 février, faisant escale à La Valette du 28 février au 2 mars avant de rentrer à Bizerte le 4 mars 1940 à l’aube.

Le 15 mars 1940, le Mékong ravitaille à la mer le contre-torpilleur Milan ce qui constitue une première pour la marine nationale.

La 11ème DCT quitte Bizerte le 10 avril en compagnie de la 12ème DT  pour un exercice commun qui les occupent du 10 avril au 10 mai, rentrant à Bizerte le 15 mai 1940 après une escale à Tunis du 11 au 14 mai.

Le Milan et le Bison sortent pour entrainement du 18 au 28 mai avant de retrouver en mer l’Aigle que sa période d’entretien terminé retrouve ses compères en mer pour effectuer sa remise en condition du 30 mai au 12 juin.

Après un ravitaillement à Bizerte le 13 juin, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement de division du 14 au 21 juin, se ravitaillant à Malte le 22 juin avant de traverser la Méditerranée, faisant escale à Beyrouth du 23 au 27 juin puis à Haïfa du 29 juin au 3 juillet avant de rentrer à Bizerte le 8 juillet 1940.

Le Milan sort pour une école à feu du 12 au 17 juillet avant une escale à Sfax du 18 au 22 juillet, le contre-torpilleur ralliant Bizerte le lendemain. Il est ensuite indisponible du 25 juillet au 9 août,  pour l’entretien courant et les permissions d’été de l’équipage.

Le Milan sort pour essais du 10 au 13 août avant d’enchainer par un stage de remise en condition en solitaire du 14 au 28 août. Il enchaine ensuite par la remise en condition de l’Aigle, mission assurée du 3 au 12 septembre en compagnie du Bison.

Le 21 septembre 1940, la 11ème DCT sort pour son dernier entrainement de division avant un cycle de grand carénage. Cet entrainement va occuper la division jusqu’au 6 octobre, les trois contre-torpilleurs de la division appartenant à trois classes différentes faisant escale à Tunis du 7 au 12 octobre, ne rentrant à Bizerte que le lendemain.

Le Milan est immobilisé dans le bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 15 octobre 1940 au 13 janvier 1941 pour une remise en état complète. Il sort pour essais du 14 au 17 janvier 1940 puis pour remise en condition en compagnie du Bison du 19 janvier au 2 février 1941.

Le Milan et le Bison sortent pour un entrainement de division au large de la Tunisie du 7 au 17 février. Après une escale à La Valette du 18 au 22 février, la 11ème DCT traverse la Méditerranée, faisant escale à Heraklion du 25 au 27 février, au Pirée du 28 février au 2 mars, à Izmir du 4 au 7 mars, à Beyrouth du 9 au 12 mars avant de rentrer à  Bizerte le 16 mars 1941.

Le 9 avril 1941, le Bison devient navire-amiral de la 11ème DCT en remplacement du Bison qui subit à son tour son grand carénage. Il participe du 17 au 30 avril à la remise en condition de l’Aigle.

Le Milan et l’Aigle sortent pour un entrainement de division du 7 mai au 4 juin, rentrant à Bizerte le 10 juin après une escale à Tunis du 5 au 9 juin 1941. Après une période d’entretien à flot du 11 au 30 juin, le Milan et l’Aigle sortent pour essais et remise en condition du 1er au 11 juillet 1941.

Après une école à feux du 13 au 19 juillet, le Milan participe avec l’Aigle à la remise en condition du Bison du 24 juillet au 12 août, les trois navires rentrant à Bizerte le 17 août après une escale à Tunis du 13 au 16 août. A l’issue de ce stage de remise en condition, le Bison redevient navire-amiral de la 11ème DCT.

Le Milan participe ensuite à un entrainement de division du 24 août au 27 septembre, la 11ème DCT faisant escale à La Valette du 28 septembre au 3 octobre 1941 avant de rentrer à Bizerte le 5.

Du 15 au 30 octobre,  le Milan et ses compères de la 11ème DCT participe à un exercice commun à la 6ème Escadre Légère. Cette dernière fait escale à La Valette du 1er au 7 novembre puis à Alexandrie du 10 au 15 novembre avant un exercice avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre quand les navires des deux marines se séparent.

La 6ème Escadre Légère est à Lattaquié du 23 au 27 novembre puis à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre. La 11ème DCT manoeuvre au large du Liban jusqu’au 12 décembre, ralliant Bizerte le 16 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, la réorganisation des divisions de contre-torpilleurs entre en application. Le Milan quitte la 11ème DCT et Bizerte pour rallier Brest où il va former une nouvelle 6ème DCT en compagnie du Vautour et de l’Epervier. Le Milan devient navire-amiral de la division.  

Le Milan et l’Epervier quittent Bizerte le 10 janvier 1942, se ravitaillant à Casablanca le 14 janvier avant de rallier Brest où ils retrouvent le Vautour le 18 janvier. La 6ème DCT ainsi reconstituée est en entretien à flot du 18 janvier au 4 février 1942, les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 5 au 9 février avant remise en condition du 11 février au 3 mars, les trois navires rentrant à Brest le 9 mars après une escale à Bordeaux du 4 au 8 mars 1942.

La 6ème DCT effectue son premier entrainement de division à la mi-mars. Le 15 mars 1942 à l’aube, le Milan (Al) suivit par l’Epervier et le Vautour franchissent le Goulet qui sépare la rade Brest de la haute mer.

Le temps se dégradant, les trois navires se réfugient en baie de Douarnenez le temps que la tempête se calme. Les trois navires reprennent la mer le 18 mars et entament leur entrainement divisionnaire  qui s’achève le 4 mai, le Milan et ses compères rentrant à Brest le lendemain après avoir fait escale à Lorient, Saint-Nazaire et Nantes. La 6ème DCT sort à nouveau pour entrainement du 13 mai au 2 juin, rentrant à son port d’attache le lendemain.

La 6ème DCT mouille en baie de Douarnenez du 7 au 12 juin, manoeuvre en mer d’Iroise du 13 au 16 juin avant de jeter l’ancre à nouveau du 17 au 21 juin puis de s’entrainer au large de la presqu’ile de Crozon jusqu’au 23.

Après un nouveau mouillage dans la baie du 24 au 30 juin, la 6ème DCT effectue une spectaculaire école à feux de nuit le 1er juillet 1942, allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez jusqu’au 5 juillet quand ils rentrent à Brest.

La division au complet est indisponible pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 6 au 27 juillet, les trois navires sortant pour essais du 28 au 31 juillet avant un stage de remise en condition du 1er  au 20 août, les trois contre-torpilleurs mouillant en baie de Douarnenez du 21 au 30 août avant de rentrer le lendemain à Brest.

Du 8 septembre au 17 octobre 1942, le Milan effectue un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne avant de s’entrainer avec l’Epervier du 24 octobre au 18 novembre, les deux navires faisant escale à Cherbourg du 5 au 7 novembre.

Rentrés à Brest le 20 novembre 1942, le Milan et l’Epervier sortent à nouveau pour un entrainement en commun jusqu’au 2 décembre date à laquelle ils rentrent à Brest. Après un mouillage aux abords de l’île Longue du 3 au 10 décembre, les deux contre-torpilleurs servent de plastron aux défenses du secteur de Brest jusqu’au 21 décembre, date à laquelle ils regagnent le quai des flottilles pour ne plus le quitter jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Milan et l’Epervier commencent l’année 1943 par un entrainement commun du 7 au 30 janvier avant deux écoles à feux du 7 au 14 et  20 au 27 février 1943. Il participe ensuite avec l’Epervier à la remise en condition du Vautour (11 au 31 mars).

Le Milan transmet alors son pavillon de chef de division à l’Epervier pour à son tour subir un grand carénage doublé d’une modernisation. Échoué au bassin n°4 de l’Arsenal de Brest le 3 avril, il va subir plus de trois mois de travaux jusqu’au 14 juin.

Sa coque est grattée, sablée et repeinte, ses hélices sont remplacées, les chaudières remise à neuf, les turbines inspectées. Les locaux-vie sont également remis en état. De nouveaux radars et de nouveaux télémètres sont installés. Il reçoit également un système RAM plus performant que celui installé à la va-vite en 1941.

Pour améliorer ses capacités anti-sous-marines, le Milan reçoit un Asdic et voit son parc à grenades augmenté significativement passant de 24 à 40 engins, des engins plus légers mais pas moins efficaces.

La DCA est renforcée, les canons de 25mm sont remplacés par deux affûts doubles de 37mm supplémentaires uniformisant la DCA désormais composée de dix canons de 37mm.

Le changement majeur est cependant le débarquement des cinq canons de 138mm modèle 1927 remplacés par cinq canons de 130mm modèle 1932 en affûts simples sous masque modèle 1941 dans le but d’uniformiser l’armement des torpilleurs d’escadre et des contre-torpilleurs avec le même calibre à défaut du même modèle.

Remis à flot le 14 juin, le Milan sort pour essais en compagnie du Vautour du 15 au 18 juin, enchainant toujours avec le Vautour par sa remise en condition opérationnelle du 20 juin au 7 juillet, les deux navires rentrant à Brest le lendemain 8 juillet, jour où le Milan reprend son du à savoir le pavillon de navire-amiral de la 6ème DCT.

Le Milan et l’Epervier effectuent ensuite une tournée estivale des ports de la façade atlantique, des côtes de la Manche et de la mer du Nord, étant à Saint-Malo du 16 au 18 juillet, à Cherbourg du 19 au 21 juillet, au Havre du 22 au 25 juillet, à Rouen du 26 au 28 juillet et enfin à Boulogne du 29 au 31 juillet. La tournée se poursuit par une escale à Saint-Nazaire du 2 au 4 août, à Nantes du 5 au 8 août, à La Pallice du 9 au 11 août et à Bordeaux du 12 au 15 août avant de rentrer à Brest le 16 août 1943 pour permettre à l’équipage de prendre ses permissions.

Le 7 septembre 1943, la 6ème DCT quitte Brest en compagnie de la 3ème DCT pour rallier Dunkerque où les deux divisions arrivent le 10 septembre pour s’entrainer avec la 8ème DCT et permettre à l’Epervier de se remettre en condition après son grand carénage.

Les sept contre-torpilleurs présents vont enchainer quatre exercices jusqu’au 15 octobre, la 6ème et la 3ème DCT quittant le grand port du nord le 16 octobre pour rentrer à Brest deux jours plus tard.

Le Milan et l’Epervier sortent pour une école à feux du 23 au 28 octobre, faisant escale à Saint-Malo du 29 octobre au 3 novembre, mouillant en baie de Douarnenez du 4 au 9 novembre avant de rentrer à Brest le lendemain 10 novembre. Il participe ensuite avec l’Epervier à la remise en condition du Vautour du 12 au 25 novembre 1943.

Après un mouillage en baie de Douarnenez du 26 au 30 novembre, la 6ème DCT sort pour école à feux en mer d’Iroise du 1er au 5 décembre puis après un nouveau mouillage dans la baie du 6 au 12 décembre, la 6ème DCT termine l’année 1943 par un entrainement de défense aérienne à la mer du 13 au 20 décembre, les trois navires rentrant dans la foulée à Brest et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 4 janvier 1944, la 6ème DCT quitte Brest en compagnie de la 3ème DCT pour manoeuvrer dans le Golfe de Gascogne. Les six contre-torpilleurs vont manoeuvrer du 4 au 22 janvier 1944.

La 6ème DCT sort pour entrainement de division, un entrainement délocalisé aux Antilles pour permettre aux équipages de sortir de la routine de la mer d’Iroise et du Golfe de Gascogne. Ils appareillent le 1er février en compagnie du pétrolier Var, les quatre navires arrivant à Fort de France le 9 février 1944 où ils retrouvent l’aviso colonial Bougainville et le pétrolier Loing le 9 février 1944.

La 6ème Division de Contre-Torpilleurs va manoeuvrer aux Antilles jusqu’au 4 mars, quittant Fort de France le lendemain pour Cayenne où ils arrivent le 9 mars, les trois contre-torpilleurs et lé pétrolier s’entrainant avec l’aviso colonial Lapérouse du 10 au 17 mars.

Après une nouvelle escale à Cayenne du 18 au 21 mars, les quatre navires venus de Brest traversent l’Atlantique direction Dakar où ils arrivent le 27 mars pour une école à feu à Rufisque du 29 mars au 7 avril. Ils quittent Dakar le 8 avril, font escale à Lisbonne du 12 au 15 avril avant de rentrer à Brest le 18 avril 1944.

La 6ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 avril au 15 mai 1944, sortant pour essais du 18 au 22 mai avant un stage de remise en condition du 25 mai au 15 juin, la division rentrant à Brest le 20 juin après une escale à Portsmouth du 16 au 19 juin 1944.

Le Milan sort pour entrainement de division du 27 juin au 22 juillet, rentrant avec ses compères de la 6ème DCT le lendemain.

Le Milan et l’Epervier sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 24 juillet au 7 août. Ironie de l’histoire, le Vautour censé être le seul contre-torpilleur disponible de la division est victime d’une avarie mécanique. Le Milan et l’Epervier sortent pour essais du 8 au 10 août avant de participer du 15 au 27 août 1944 à la remise en condition du Vautour.

Le Milan, l’Epervier et le Vautour sortent pour entrainement de division dans l’Atlantique du 2 au 27 septembre, faisant escale à Saint-Nazaire du 28 septembre au 2 octobre, ralliant Brest le lendemain 3 octobre 1944.

Après un entrainement de base du 7 au 15 octobre, la 6ème DCT participe du 23 octobre au 4 novembre à un exercice de combat de nuit en compagnie du cuirassé Jean Bart et de ses deux torpilleurs d’escorte. Les six navires rentrent à Brest le 4 novembre 1944.

Après une période d’entretien à flot du 5 au 23 novembre, la 6ème DCT sort pour essais du 24 au 28 novembre avant un nouvel entrainement de base du 30 novembre au 17 décembre, rentrant à Brest le 18 décembre et restant à quai jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 5 janvier 1945, la 6ème DCT quitte Brest pour un nouvel entrainement de division. Elle est accompagnée par deux sous-marins de la 8ème DSM (Agosta et Bévéziers), le ravitailleur Jules Verne et le pétrolier La Seine.

Alors que les sous-marins et le ravitailleur vont mouiller dans l’estuaire de la Loire, les trois contre-torpilleurs vont assurer l’escorte du PRE qui simule un convoi entre Brest et Casablanca. Du 6 au 11 janvier, les deux sous-marins vont tenter d’intercepter le convoi, pourchassé par deux contre-torpilleurs, le troisième assurant l’escorte rapproché du pétrolier qui parvient à arriver avec ses contre-torpilleurs à Casablanca le 13 janvier 1945.

Du 14 au 23 janvier 1945, les trois contre-torpilleurs subissent un entrainement de défense aérienne à la mer au large de Casablanca avant d’enchainer par une école à feux du 24 au 31 janvier dans le Golfe de Gascogne.

Après une escale à Bordeaux du 1er au 7 février en compagnie du PRE La Seine, du Jules Verne et des sous-marins Agosta et Bévéziers, la 6ème DCT rentre à Brest avec les autres navires le 8 février 1945.

Après un mouillage en baie de Douarnenez du 15 au 23 février 1945, la 6ème DCT effectue une école à feux du 24 février au 2 mars avant une escale à Lorient du 3 au 6 mars.

Reprenant la mer, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement de défense aérienne à la mer du 7 au 18 mars avant une escale à Saint-Nazaire du 19 au 21 mars. Après un entrainement de défense anti-sous-marine du 22 mars au 4 avril avec les sous-marins Sfax et Casabianca, la 6ème DCT rentre à Brest le 5 avril 1945.

Le Milan est indisponible pour entretien à flot du 6 au 12 avril, travaux concernant essentiellement l’artillerie principale de 130mm. Il sort pour essais les 13 et 14 avril avant d’enchainer par un exercice.

Le 16 avril 1945, la 6ème DCT appareille de Brest en compagnie des cuirassés Gascogne et Alsace,  , du porte-avions Painlevé, de six torpilleurs d’escadre (Durandal Dague Arquebuse Cimeterre Forbin Basque), des sous-marins Ajax et Pasteur (puis venus de Brest par les sous-marins Sibylle et Orion) et du pétrolier ravitailleur La Seine.

La force N fait escale à Liverpool du 25 au 28 avril puis à Greenock du 30 avril au 3 mai où il retrouve la force M composée du porte-avions Victorious, du cuirassé Anson, des croiseurs légers Dido et Southampton, de quatre destroyers et de quatre sous-marins.

Les deux escadres vont s’entrainer ensemble du 5 au 15 mai. Les deux escadres se séparent le 17 mai 1945 après une revue navale à Rosyth. Les navires français font ensuite escale à Dunkerque du 19 au 22 mai, Cherbourg du 24 au 26 mai avant de rentrer à Brest le 27 mai dans la soirée.

La 6ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 mai au 21 juin 1945, sortant pour essais du 22 au 27 juin avant un stage de remise en condition du 30 juin au 17 juillet, faisant escale à La Pallice du 18 au 21 juillet avant de rentrer à Brest le lendemain 22 juillet 1945.

Après un mouillage en baie de Douarnenez du 27 juillet au 5 août 1945, la 6ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division jusqu’au 30 septembre, rentrant à Brest le lendemain 1er octobre avec des escales à Quiberon, Saint-Nazaire, La Pallice et Lorient.

Le Milan et l’Epervier sortent pour entrainement du 5 au 30 octobre avant d’enchainer par la remise en condition du Vautour du 1er au 15 novembre, les trois navires faisant escale à Saint-Nazaire du 16 au 19 novembre avant de rentrer le lendemain 20 novembre 1945 à Brest.

La 6ème DCT termine l’année par un nouvel entrainement de division dans le Golfe de Gascogne qui occupe le Milan, l’Epervier et le Vautour jusqu’au 23 décembre, rentrant le lendemain à Brest.

Alors que le Vautour est en réparations suite à son abordage avec le ponton Garonne à Lorient, le Milan sort seul du 3 au 9 janvier pour une école à feux, rentrant à Brest le lendemain 10 janvier, préparant une sortie de la division.

La 6ème DCT sort au complet pour la première fois le 17 janvier pour un entrainement de base en mer d’Iroise jusqu’au 24 janvier quand les trois navires rentrent pour ravitaillement à Brest.

Ils reprennent la mer quelques heures plus tard pour un entrainement au combat de nuit jusqu’au 26 janvier quand ils vont mouiller au pied de la citadelle de Quiberon et ce jusqu’au 30 janvier quand ils reprennent la mer pour deux escales : Saint-Nazaire du 31 janvier au 2 février et Nantes du 3 au 7 février. Ils rentent à Brest le 9 février 1946 au matin.
Victime d’une avarie de chaudière, le Milan est indisponible du 11 février au 5 mars 1946, sortant pour essais du 6 au 9 mars en compagnie du Vautour et de l’Epervier, puis à sa remise en condition du 11 au 31 mars 1946, les trois navires rentrant à Brest le 4 avril après une escale à Lorient du 1er au 3 avril.

Le 8 avril 1946, débute à Brest l’exercice «Entente Cordiale 46» engageant une escadre britannique commandée par l’amiral Kenton (cuirassé Howe, croiseur lourd Kent, croiseurs légers antiaériens Dido et Bellona, six destroyers et trois sous-marins) et un groupe occasionnel de la Flotte de l’Atlantique avec le  porte-avions Painlevé, le cuirassé Gascogne, le croiseur lourd Foch, les contre-torpilleurs Vautour Milan Epervier, quatre torpilleurs d’escadre et quatre sous-marins.

L’exercice commence le 10 avril 1946 par un exercice de lutte ASM suivit d’un exercice aéronavale le 12 puis d’une démonstration navale le 13 avril contre les défenses côtières du secteur de Brest.

Les 14 et 15 avril, les deux escadres réunies participent à un exercice de défense aérienne à la mer avant d’appareiller pour le polygone de Rufisque.
Arrivés à Dakar le 22 avril, les navires français et anglais s’y entrainent du 23 avril au 31 mai, quittant Dakar le 2 juin avant de se séparer au large de Brest le 7 juin 1946.

La 6ème DCT est indisponible pour entretien courant et permissions de l’équipage du 8 juin au 7 juillet 1946, sortant pour essais du 8 au 11 juillet avant un stage de remise en condition du 12 au 29 juillet 1946.

Après un ravitaillement à Brest le 30 juillet, la 6ème DCT reprend la mer pour de nouveaux entrainements combiné avec une tournée estivale des ports de la côte Atlantique, de la Manche et de la mer du Nord.

Après une école à feux du 30 juillet au 4 août, les trois contre-torpilleurs font escale à Saint-Nazaire les 5 et 6 août, à La Rochelle les 7 et 8 août, à Bordeaux du 9 au 11 août, à Biaritz du 12 au 14 août, à Royan les 15 et 16 août, à Lorient les 17 et 18 août, à Saint-Malo du 19 au 21 août, à Dieppe du 22 au 24 août, à Boulogne du 25 au 28 août, à Calais du 29 au 31 août, à Dunkerque les 1er et 2 septembre, Le Havre les 3 et 4 septembre avant de rentrer à Brest le 10 septembre après une école à feux.

Le 15 septembre 1946, le Milan et les deux navires de la 6ème DCT appareillent en compagnie de la 3ème DCT et de la 4ème DC pour une importante phase d’exercices dans le Golfe de Gascogne jusqu’au 21 novembre, rentrant le lendemain à Brest.

La 6ème DCT va alors cesser d’être au complet pour prêt d’un an, les trois contre-torpilleurs devant successivement entrer en grand carénage. Ce grand carénage ne comporte pas de modernisation des capacités militaires mais une grande remise en état pour permettre aux navires de tenir jusqu’en 1949, année prévue pour leur désarmement et leur remplacement par les contre-torpilleurs de la tranche 1947 (classe Guépratte).

Le Milan et l’Epervier appareillent pour entrainement du 28 novembre au 4 décembre avant une escale à Saint-Nazaire du 5 au 9 décembre avant de rallier son port d’attache le 10 décembre 1946.

La 6ème DCT termine l’année par un combat antisurface avec école à feu du 16 au 23 décembre 1946, rentrant à Brest le 24 décembre et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Milan et l’Epervier sortent pour une école à feux du 5 au 17 janvier avant de faire escale à Cherbourg du 18 au 21 janvier avant d’enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 22 au 30 janvier avant un entrainement à la lutte ASM du 1er au 9 février avec le sous-marin Bévéziers, rentrant à Brest le 16 février après un mouillage en baie de Douarnenez du 10 au 15 février 1947.

Du 19 février au 21 mai, le Milan est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Brest pour un grand carénage. Il sort pour essais du 22 au 25 mai en compagnie du Vautour qui à repris à l’Epervier le pavillon de navire-amiral de la 6ème DCT. A l’issue de la remise en condition du Milan (27 mai au 17 juin), ce dernier redevient navire-amiral de la division, amputée de l’Epervier entré en grand carénage.

La 6ème DCT réduite à deux navires sort pour entrainement du 21 juin au 17 juillet moins une escale à Saint-Nazaire du 29 juin au 4 juillet. Ils rentrent à Brest le 18. La 6ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juillet au 7 août 1947, sortant pour essais du 8 au 12 août avant remise en condition du 14 au 31 août 1947.

Le Milan et le Vautour sortent pour entrainement du 9 au 18 septembre avant de participer aux essais (22 au 25) et à la remise en condition (26 septembre au 21 octobre 1947) de l’Epervier qui aurait du être disponible le 8 septembre mais une avarie technique impose de nouvelles réparations jusqu’au 21 septembre.

Le 30 octobre 1947, la 6ème DCT appareille au grand complet pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne qui va l’occuper jusqu’au 13 décembre, faisant également escale à Lorient du 5 au 7 novembre, à Saint-Nazaire les 13 et 14 novembre, à Bordeaux du 22 au 24 novembre et à Biaritz du 1er au 5 décembre. Ils sont de retour à Brest le 14 décembre 1947 et reste au port jusqu’à la fin de l’année.

Après une période d’entretien à flot commune du 1er au 21 janvier, les trois navires de la 6ème DCT sortent pour essais du 22 au 25 janvier avant un stage de remise en condition en mer d’Iroise du 27 janvier au 14 février 1948.

Après un ravitaillement rapide à Brest le 15 février, les trois navires quittent le Finistère, font escale à Cherbourg du 16 au 19 février avant de gagner Dunkerque le 20 février 1948.

La 6ème DCT y retrouve la 8ème DCT (Kersaint Cassard) et la 5ème DT ( Le Normand Le Parisien Le Provençal et Le Saintongeais) pour une importante série de manoeuvres au large de la Normandie qui vont l’occuper jusqu’au 27 mars.  Après une dernière escale commune à Cherbourg du 28 mars au 2 avril, les navires rentrent dans leurs ports respectives, la 6ème DCT retrouvant le quai des flottilles le 3 avril 1948 au soir.

Après un entrainement au combat antisurface du 8 au 19 avril, le Milan et l’Epervier font escale du 20 au 23 avril à Saint-Nazaire avant de retrouver le 24 avril le Vautour au mouillage en baie de Douarnenez.

La 6ème DCT sort ensuite au grand complet pour un  nouvel entrainement de division dans le Golfe de Gascogne et ce jusqu’au 12 juin, les contre-torpilleurs et les deux sous-marins rentrant à Brest le lendemain 13 juin 1948.

La 6ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juin au 2 juillet, la division sortant pour essais du 3 au 6 juillet avant un stage de remise en condition du 8 au 24 juillet 1948.
Le Milan, le Vautour et l’Epervier enchaine par un entrainement de division du 1er au 23 août, étant placé à l’effectif de guerre dès le 24 août, sortant pour entrainement du 25 août au 1er septembre 1948, se tenant ensuite prêt à appareiller avec jusqu’au 5 septembre, un contre-torpilleur machines sous pression pour un éventuel appareil d’urgence et les autres en alerte à six heures.

10-Contre-torpilleurs (17)

Le Gerfaut

Le Gerfaut à la mer probablement durant ses essais à la mer

Le Gerfaut à la mer probablement durant ses essais à la mer

-Le Gerfaut est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes en mai 1929 lancé le 14 juin 1930, armé pour essais en janvier 1931 et admis au service actif en janvier 1932.

A son admission au service actif, le Gerfaut quitte la Bretagne pour la Méditerranée, étant affecté à la 1ère Escadre, plus précisément au sein de la 5ème DL composée à partir d’octobre 1933 du Gerfaut, de l’Aigle et du Vautour.

La 5ème DL devient la 7ème DL le 1er octobre 1934 puis en avril 1937, la 7ème DCT alors qu’elle participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne.

A partir du 1er juillet 1939,  le Gerfaut et la 7ème DCT intègre la 3ème Escadre Légère, l’une des composantes de la 3ème Escadre, cette dernière composée également de la 1ère Escadre de croiseurs étant basée à Toulon.

Durant la guerre de Pologne, le Gerfaut va participer à des missions d’escorte (bien qu’il ne soit pas le mieux armé pour cette mission) et de surveillance notamment des atterrages immédiats de Toulon.

Le Gerfaut et l’Albatros sortent pour une école à feux du 16 au 22 décembre, faisant escale à La Ciotat du 23 au 26 décembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 27 décembre 1939.

Après une période d’entretien à flot du 1er au 14 janvier, le Gerfaut et l’Albatros sortent pour entrainement du 15 janvier au 8 février, date de leur retour à Toulon. Les deux contre-torpilleurs sont à nouveau pour entrainement du 15 au 22 février, faisant escale à Nice du 23  au 27 février avant de rentrer le lendemain à Toulon.

Le Gerfaut est immobilisé dans le bassin n°5 du Castigneau du 5 mars au 6 juin 1940 pour une remise en état complète. Il sort pour essais du 7 au 10 juin puis pour remise en condition en compagnie du Vautour du 12 au 30 juin et du 6 au 14 juillet, remise en condition entrecoupée d’une escale à Marseille. Les deux contre-torpilleurs sont de retour à Toulon le 15 juillet.

Le Gerfaut sort seul pour une école à feux du 20 au 27 juillet, mouillant aux Salins du 28 juillet au 2 août, rentrant à Toulon le lendemain 3 août. Il est indisponible pour les permissions de l’équipage du 8 au 22 août, sortant pour essais et remise en condition du 23 août au 3 septembre 1940.

La 7ème DCT _toujours réduite à deux unités, le Gerfaut et l’Aigle_ sort pour entrainement du 4 septembre au 8 octobre avec des escales à Nice du 9 au 13 septembre et à Bastia du 23 au 26 septembre.

Après un mouillage aux Salins du 10 au 17 octobre, le Gerfaut participe à la remise en condition de l’Albatros en compagnie de l’Aigle et ce du 20 octobre au 4 novembre 1940, date à laquelle l’Albatros redevient navire-amiral de la 7ème DCT.

Le 12 novembre, la 7ème DCT quitte Toulon pour mouiller aux salins d’Hyères jusqu’au 16 novembre, date à laquelle débute un entrainement de division dans le Golfe du Lion jusqu’au 30 novembre. Après une escale à Sète du 1er au 5 décembre 1940, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feu du 6 au 21 décembre, date de leur retour à Toulon.

Après une période d’entretien à flot commune avec ses deux compères du 22 décembre 1940 au 7 janvier 1941, le Gerfaut  sort le 8 janvier pour entrainement jusqu’au 21 janvier 1941. En compagnie de l’Albatros, ils mouillent aux salins d’Hyères où ils sont rejoints par le Vautour le 23 pour des exercices au mouillage jusqu’au 9 février 1941.

La 7ème DCT sort alors au complet pour entrainement du 10 février au 4 mars, les trois contre-torpilleurs faisant néanmoins escale à Propriano du 22 au 26 février.

Le Gerfaut et l’Albatros effectuent une école à feux de nuit le 7 mars avant de mouiller aux Salins d’Hyères du 8 au 13 mars puis de mener un entrainement au raid amphibie contre l’hydrobase de Saint Mandrier du 14 au 17 mars.

Les deux navires disponibles de la division s’entrainent au combat antisurface du 20 au 28 mars,  faisant escale à Calvi du 29 mars au 2 avril, rentrant à Toulon le 4 avril 1941. Du 11 au 30 avril 1941, le Gerfaut participe à la remise en condition du Vautour en compagnie de l’Albatros. La division au complet  mouillant aux Salins du 1er au 9 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 10 mai 1941.

La 7ème DCT est de nouveau à la mer pour entrainement du 17 au 30 mai, entrainement composé d’écoles à feux et  de combat antisurface de jour comme de nuit. Rentrée à Toulon le 1er juin, la 7ème DCT reprend la mer pour un entrainement d’officiers de marine de réserve du 8 au 15 juin, rentrant à Toulon le lendemain.

Du 20 juin au 2 juillet, le Gerfaut et ses deux compères de la 7ème DCT participe à un entrainement  commun avec la 4ème DCT et les croiseurs légers Primauguet et Lamotte-Picquet (6ème DC), rentrant à Toulon le 13 juillet après une escale à Nice du 3 au 10.

La 7ème DCT est indisponible pour entretien à flot et permissions de l’équipage du 15 juillet au 12 août 1941. Cette immobilisation est mise à profit pour moderniser une DCA dépassée depuis bien trop longtemps.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 13 au 17 août avant une remise en condition intensive du 18 au 31 août, les trois navires mouillant aux Salins d’Hyères du 1er au 12 septembre 1941, date de leur retour à Toulon.

Le 15 septembre 1941, la 7ème DCT quitte Toulon en compagnie du pétrolier Elorn chargé de les ravitailler en carburant et de participer aux exercices prévus par cet entrainement divisionnaire. Les quatre navires font escale à Casablanca du 19 au 22 septembre avant de gagner Dakar le 26 septembre 1941. La division s’entraine dans l’Atlantique jusqu’au 22 octobre, faisant escale à Dakar du 23 au 27 octobre, à Casablanca du 1er au 3 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1941.

Après une période d’entretien à flot du 8 au 20 novembre 1941, les trois contre-torpilleurs de la 7ème DCT sortent pour essais du 21 au 26 novembre avant un stage de remise en condition du 28 novembre au 15 décembre, les trois navires mouillant aux salins d’Hyères du 16 au 23 décembre, rentrant le lendemain à Toulon.

Suite à la réorganisation des Divisions de Contre-Torpilleurs entrant en vigueur le 1er janvier 1942, le Gerfaut forme une nouvelle 5ème DCT en compagnie de l’Albatros et de l’Aigle qui venu de Bizerte en devient le chef de division.

Le 4 janvier 1942, l’Albatros et le Gerfaut quittent Toulon, accompagnant le Vautour qui rallie Brest (pour former une nouvelle 6ème DCT en compagnie du Milan et de l’Epervier). A 30 miles de Toulon, le Vautour quitte ses deux anciens compères, ces derniers faisant leur jonctions avec l’Aigle venu de Bizerte.

Les trois contre-torpilleurs subissent ensuite une période d’entretien à flot du 4 au 21 janvier, la 5ème DCT sort pour essais du 22 au 25 janvier avant remise en condition du 27 janvier au 12 février 1942. La division de contre-torpilleurs sort ensuite pour son premier entrainement de division du 15 février au 3 mars 1942.

Du 12 mars au 15 avril, la 5ème DCT manoeuvre avec la 2ème DCT dans une série d’exercices qui conduisent les deux divisions jusqu’à Bizerte où elles se ravitaillent le 6 avril. Elles sont de retour à Toulon le 15 après un entrainement DAM de huit jours.

Le Gerfaut et l’Albatros sortent pour entrainement du 20 avril au 17 mai, rentrant à Toulon le lendemain. Ils vont mouiller aux salins d’Hyères du 21 mai au 2 juin, date de son retour au quai Noël.

Le 8 juin 1942, la 5ème DCT au complet appareille pour un entrainement dans l’Atlantique au large de Dakar. Les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Casablanca le 13 juin et arrivent à Dakar le 17 juin. Ils vont y manoeuvrer jusqu’au 21 juillet, quittant Dakar le 29 juillet, se ravitaillant à Casablanca le 4 août avant de rentrer à Toulon le 9 août 1942.

Les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’au 30 août 1942 quand ils sortent pour essais jusqu’au 4 septembre, enchainant par un stage de remise en condition du 6 au 15 septembre 1942.

La 5ème DCT sort le 22 septembre pour un entrainement commun avec la 1ère DT, le pétrolier Elorn et la 1ère DSM. Cet entrainement se déroule pour la phase I du 22 septembre au 2 octobre, est suivi par une escale à Alger, une phase II du 7 au 17 octobre, une escale à Tunis du 18 au 23 octobre et enfin une phase III du 24 octobre au 5 novembre, tous les navires engagés rentrant le 6 novembre 1942.

Le Gerfaut est indisponible pour avarie du 7 au 13 novembre sortant pour essais du 14 au 17 novembre avant remise en condition du 18 au 27 novembre. Il participe ensuite avec l’Albatros à la remise en condition de l’Aigle et ce du 2 au 15 décembre 1942, rentrant à Toulon le 21 décembre après une escale à La Ciotat du 16 au 20 décembre.

Le 5 janvier 1943, la 5ème DCT quitte Toulon pour entrainement de division, entrainement qui occupe les trois contre-torpilleurs du 5 janvier au 19 février, ralliant Toulon le lendemain.

Le Gerfaut connait ensuite une longue période d’indisponibilité suite à une série d’avaries techniques qui fit croire pour les plus superstitieux à la présence à bord d’un chat noir. Il est ainsi immobilisé du 20 février au 31 mars 1943, sortant pour essais du 1er au 4 avril avant un stage de remise en condition du 5 au 19 avril, le contre-torpilleur rentrant à Toulon le lendemain 20 avril 1943.

La 5ème et la 2ème DCT quittent ensemble Toulon pour une série d’exercices en Méditerranée occidentale, les deux divisions s’entrainant du 22 avril au 25 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 26 mai.

Le Gerfaut et l’Albatros s’entrainent ensemble du 2 au 27 juin, ralliant Toulon le 2 juillet après une escale à La Ciotat du 28 juin au 1er juillet.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 31 juillet, sortant pour essais du 1er au 5 août avant remise en condition du 6 au 17 août, rentrant à Toulon le 24 août après un mouillage aux salins d’Hyères du 18 au 23 août.

Après une école à feux du 27 août au 5 septembre 1943, le Gerfaut participe avec l’Albatros à la remise en condition de l’Aigle du 9 au 23 septembre, les trois contre-torpilleurs faisant escale à Sète du 24 au 30 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 1er octobre 1943. Le même jour, l’Aigle redevient navire-amiral de la 5ème DCT qui sort pour un nouvel entrainement du 5 au 17 octobre en compagnie du Marceau.

Du 21 au 31 octobre, le Gerfaut participe avec ses compagnons de division à un exercice commun engageant la 2ème DCT, le Marceau et le croiseur léger Primauguet. Il enchaine par un nouvel entrainement engageant cette fois les cuirassés Richelieu et Clemenceau, la 5ème DCT, le Marceau et le ravitailleur rapide L’Adour et ce du 2 novembre au 4 décembre, faisant escale dans différents ports de Corse du 5 au 11 décembre avant de rentrer à Toulon le 13 décembre 1943.

La 5ème DCT termine l’année 1943 par une école à feu du 18 au 26 décembre, mouillant jusqu’au 5 janvier aux salins d’Hyères. La division se sépare alors, l’Aigle et l’Albatros sortant pour exercices alors que le Gerfaut rentre à Toulon pour subir un grand carénage.

Il est ainsi échoué au bassin n°5 du Castigneau le 8 janvier 1944 pour remise en état complète et modernisation qui s’achève le 4 mars quand il est remis à flot. Il sort pour essais du 5 au 9 mars avant remise en condition en compagnie de ses sister-ships de la 5ème DCT et ce du 12 au 31 mars, rentrant à Toulon le lendemain 1er avril 1944.

La 5ème DCT au grand complet sort pour un entrainement de division du 4 au 17 avril, entrainement consacré aussi bien à la défense aérienne à la mer qu’au combat antisurface, la division rentrant à Toulon le lendemain 18 avril 1944. La division enchaine ensuite par un exercice avec la 2ème DCT et la 1ère DC (croiseurs lourds Suffren et Dupleix) du 25 avril au 8 mai 1944 avant de faire escale à Alger du 9 au 12 mai et à Ajaccio du 13 au 17 mai, les deux croiseurs rentrant à Toulon le 18 mai 1944.

La 5ème DCT sort pour entrainement du 22 mai au 27 juin, rentrant le lendemain 28 juin pour la période d’indisponibilité annuelle pour entretien et permissions de l’équipage. La division au complet est ainsi immobilisée du 29 juin au 13 juillet,  sortant pour essais du 14 au 17 juillet avant remise en condition du 18 au 31 juillet 1944.

Du 10 au 23 août 1944, le Gerfaut, l’Aigle et l’Albatros manoeuvre avec le croiseur léger Emile Bertin venu de Bizerte. Réduite à deux unités (Albatros en grand carénage), la 5ème DCT effectue un entrainement de division allégé du 4 au 26 septembre.

Après un ravitaillement de quelques heures, les deux contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 27 septembre au 7 octobre avant un entrainement de division du 15 octobre au 14 novembre, rentrant le lendemain à Toulon après avoir fait escale durant l’entrainement à Sète et à La Ciotat.

Après une période d’indisponibilité pour entretien du 16 au 29 novembre 1944, les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 30 novembre au 4 décembre. Après un rapide ravitaillement, l’Aigle et le Gerfaut participent aux essais à la mer de l’Albatros du 5 au 10 décembre avant la remise en condition du 12 au 30 décembre 1944.

A noter qu’avec la sortie de l’Albatros de son grand carénage, la 5ème DCT redevient homogène avec trois contre-torpilleurs armés de 5 canons de 130mm modèle 1932 en affûts simples modèle 1941.

La 5ème DCT ressort pour la première fois en 1945 le 7 janvier pour un entrainement de division très intense qui l’occupe jusqu’au 22 février, la division rentrant à Toulon le lendemain.

Alors que l’Aigle est de nouveau indisponible pour avarie, le Gerfaut et l’Albatros sortent pour une nouvelle phase d’entrainement du 27 février au 21 mars, date de leur retour à Toulon. Ils ressortent dès le lendemain pour une école à feux qui les occupent jusqu’au 30 mars avant que le Gerfaut et l’Albatros ne participent du 4 au 23 avril à la remise en condition de l’Aigle.

La 5ème DCT quitte Toulon le 28 avril, se ravitaille à Casablanca le 3 mai et gagne Dakar le 7 mai 1945. Après une escale pour le repos des hommes et des machines, le Gerfaut et ses deux compères s’entrainent intensivement du 11 mai au 27 juin en compagnie de la 8ème DSM.

Après une nouvelle escale  à Dakar du 28 juin au 2 juillet, les contre-torpilleurs quittent Dakar en compagnie des quatre sous-marins le 3 juillet. La petite escadre se ravitaille le 8 juillet à Casablanca avant de gagner Brest le 12 juillet 1945. Après un ravitaillement à Brest, les trois contre-torpilleurs quittent la Bretagne le 13 juillet, font escale à Casablanca du 17 au 20 juillet avant de rentrer à Toulon le 24 juillet 1945.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 25 juillet au 18 août 1945, sortant pour essais du 19 au 22 août avant un stage de remise en condition intensif du 23 août au 12 septembre 1945.

Le Gerfaut, l’Aigle et l’Albatros effectuent une nouvelle phase d’entrainement du 17 septembre au 7 octobre, moins une escale à Calvi du 28 septembre au 2 octobre. La division est de retour à Toulon le 8.

Du 15 octobre au 10 novembre, le Gerfaut et ses compères de la 5ème DCT effectuent un entrainement commun avec le croiseur léger Chateaurenault, le cuirassé Richelieu et ses torpilleurs d’escadre. La petite escadre fait escale à Marseille du 31 octobre au 2 novembre et à Nice du 11 au 15 novembre avant de rentrer à Toulon le 17 novembre.

Après une période d »entretien à flot consacrée notamment à l’artillerie du 18 au 30 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT sortent pour essais du 1er au 5 décembre et pour entrainement de base avec école à feux du 7 au 20 décembre. Ils rentrent à Toulon le 25 décembre 1945  après escale à Nice du 21 au 24.
Alors que l’Aigle teste de nouveaux obus explosifs de 130mm, l’Albatros et le Gerfaut effectuent un entrainement au combat antisurface du 5 au 11 janvier 1946 avant de gagner Villefranche où ils mouillent, retrouvant le 13 janvier leur compère l’Aigle.

Après des entrainements au mouillage du 14 au 21 janvier, les trois contre-torpilleurs sortent pour un entrainement de division du 22 janvier au 12 février, rentrant à Toulon le lendemain 13 février 1946.

La 5ème Division de Contre-Torpilleurs quitte à nouveau Toulon le 17 février en compagnie de la 1ère DT et du ravitailleur rapide Adour pour un entrainement en Méditerranée occidentale du 17 au 23 février puis après une escale à Bizerte  du 24 au 27 février en Méditerranée orientale du 5 mars au 5 avril avec la participation de la 17ème DSM et de l’aviso colonial La Grandière. Les contre-torpilleurs font notamment escale à Lattaquié du 13 au 16 mars et à Beyrouth du 6 au 10 avril avant de rentrer à Toulon le 17 avril.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 30 avril 1946, les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT effectuent une sortie d’essais du 1er au 4 mai mais le Gerfaut victime d’une avarie doit rentrer au port pour réparations.

Le contre-torpilleur construit à Nantes est ainsi immobilisé jusqu’au 15 mai 1946, date à laquelle il gagne les Salins d’Hyères, y retrouvant quelques heures après son arrivée, ses compères de la 5ème DCT rentrant d’une sortie d’entrainement. La 5ème DCT ainsi reconstituée sort pour entrainement de division du 16 mai au 27 juin, rentrant à Toulon le lendemain 28 juin 1946.

La 5ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 21 juillet, sortant pour essais du 22 au 26 juillet avant remise en condition du 27 juillet au 12 août. Après un ravitaillement à Toulon le 13 août, ils vont mouiller aux salins d’Hyères, simulant une division mouillant dans une baie non préparée.

A tour de rôle, l’un des contre-torpilleurs est sous pression prêt à appareiller alors que ses compères auraient besoin de 6h pour obtenir suffisamment de pression pour prendre la mer. Le 19 août, l’Aigle en alerte prit la mer en urgence pour assister un cargo norvégien en feu pendant que l’Albatros et le Gerfaut montaient en pression mais le cargo ayant sombré, leur intervention devient inutile et ils mettent bas les feux.

La 5ème DCT revenue au quai Noël le 25 août, sort pour le dernier entrainement de division avec un cycle de grand carénage à partir du 28 août et jusqu’au 27 septembre, les trois lévriers des mers ralliant Toulon le lendemain.

Le Gerfaut et l’Albatros sortent pour entrainement du 4 octobre au 2 novembre, rentrant à Toulon le 11 novembre après une escale à Sète du 3 au 9 novembre 1946.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 15 au 21 novembre, le Gerfaut et l’Albatros sortent à nouveau pour entrainement et ce du 22 novembre au 7 décembre, rentrant à Toulon le lendemain 8 décembre 1946. Du 18 au 30 décembre, le Gerfaut et l’Albatros participent à la remise en condition de l’Aigle après son grand carénage.

Lui succède dans le bassin n°5 du Castigneau le Gerfaut qui est au sec du 2 janvier au 15 mars 1947. Il sort pour essais du 16 au 20 mars puis rallie se aux Salins le lendemain. Il mène sa remise en condition en compagnie de l’Aigle du 22 mars au 13 avril, les deux contre-torpilleurs rentrant à Toulon le 19 avril après une escale à Marseille du 14 au 18 avril 1947.

L’Aigle et l’Albatros sortent pour entrainement du 26 avril au 4 juin (escales à Villefranche, Nice et Menton) avant une escale à Bastia du 5 au 8 juin, les deux contre-torpilleurs ralliant Toulon le lendemain.

Du 13 au 21 juin, l’Aigle et le Gerfaut effectuent une école à feux avant de gagner le 22 juin les Salins d’Hyères. Ils sont rejoint le 25 juin par l’Albatros. La 5ème DCT reconstituée sort ainsi pour remise en condition de l’Albatros du 26 juin au 15 juillet 1947.

Le Gerfaut est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 au 27 juillet 1947, sortant pour essais du 28 juillet au 2 août avant un stage de remise en condition au large d’Ajaccio du 4 au 17 août. Rentré à Toulon le 18 août, il enchaine par un exercice de lutte ASM du 21 au 27 août puis par une escale à Bastia du 28 août au 2 septembre, rentrant à Toulon le 3 septembre à l’aube.

Le 8 septembre 1947, la 5ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division au large du Levant. Ils sont accompagnés par la 2ème DCT (Bayard Du Guesclin Turenne) et le pétrolier-ravitailleur Liamone. Les six contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée sans escale Toulon-Beyrouth, étant ravitaillés deux fois par le PRE avant d’arriver à destination le 16 septembre 1947.

L’entrainement proprement dit qui voit la participation de l’aviso colonial La Grandière et du pétrolier-caboteur Ardèche de la DNL à lieu du 19 septembre au 20 octobre, la petite escadre faisant escale à Beyrouth du 20 au 24 octobre, quittant le Levant le lendemain pour rallier Toulon le 7 novembre après une escale à Bizerte du 30 octobre au 4 novembre.

La 5ème DCT subit une période d’entretien à flot du 8 au 23 novembre, sortant pour essais du 24 au 27 novembre avant remise en condition du 30 novembre  au 15 décembre, les trois contre-torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères jusqu’au 27 décembre avant de rentrer le jour même à Toulon.

Du 10 au 20 janvier 1948, le Gerfaut et ses compères de la 5ème DCT exécutent un entrainement antisurface en compagnie de la 2ème DCT et des croiseurs lourds de la 5ème DC. Les croiseurs font ensuite escale à Bastia, la 2ème DCT à l’Ile Rousse et la 5ème DCT à Calvi du 21 au 27 janvier avant de rallier Toulon le lendemain.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 2 au 13 février, la 5ème DCT sort le 14 février pour un nouvel entrainement de division cette fois entre le Golfe du Lion et la Corse qui l’occupe du 14 février au 24 mars soit dix jours de moins de prévu, le réalisme des exercices provoquant son lot d’avaries qui pousse à l’annulation du reste de l’exercice.

Rentrés à Toulon le 25 mars, les trois «quatre tuyaux» de la 5ème DCT sont indisponibles jusqu’au 14 avril 1948 quand ils ressortent pour essais jusqu’au 17 avril. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 18 au 22 avril, les trois contre-torpilleurs effectuent un stage de remise en condition du 23 avril au 12 mai, faisant escale à Port-Vendres du 13 au 17 mai puis à Marseille du 18 au 22 mai avant de rentrer à Toulon le 23 mai 1948.

La 5ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division le 1er juin. Les officiers et les marins de l’Aigle, du Gerfaut et de l’Albatros en longeant la presqu’ile de Saint Mandrier puis en gagnant la haute-mer ignorent bien entendu qu’il s’agit du dernier exercice de ce type avant le début du second conflit mondial.

Cet exercice mené avec la 3ème DSM occupe le Gerfaut et ses compères jusqu’au 27 juillet quand la division rallie Sète pour une escale de six jours du 28 juillet au 2 août, la division ralliant Toulon le lendemain.

Ils auraient du être indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’à la fin du mois mais dès le 15 août, les permissions sont suspendues, les permissionnaires et les réservistes rappelés, les contre-torpilleurs passant à l’effectif de guerre soit 220 hommes contre 201 en temps normal.

La 5ème DCT sort pour entrainement du 16 au 26 août puis va mouiller en rade de Villefranche selon la même procédure que celle observée aux Salins d’Hyères : un navire sous pression prêt à appareiller et deux autres en alerte à 6h.

Elle y est toujours le 5 septembre 1948 quand à l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark, la 5ème DCT appareille pour contrer une possible attaque italienne sur la frontière.

Caractéristiques techniques de la classe Aigle

Déplacement standard : 2441 tW (2660 tonnes en charge normale 3141 tonnes en charge maximale)

Dimensions : longueur hors tout 128.50m longueur entre perpendiculaires 122.40m largeur maximum de la coque : 11.84m tirant d’eau moyen : 4.23m

Propulsion : deux turbines à engrenages Parsons ou Rateau alimentées en vapeur par quatre chaudières Yarrow-Penhoët dévellopant 64000ch et entrainant deux hélices de 3.79m de diamètre

Performances : vitesse maximale en service courant 36 noeuds distance franchissable 3000 miles nautiques à 18 noeuds

Electronique : installation dans les années quarante d’un radar de navigation, d’un radar de veille combinée et de deux radars de conduite de tir pour l’artillerie principale sans oublier un Asdic

Armement :

(origine)

-Cinq canons de 138mm modèle 1927 en affûts simples (deux avant deux arrières et une derrière la cheminée n°4)

-Deux affûts doubles de 37mm modèle 1933 et deux affûts doubles de 13.2mm

-Deux affûts triples lance-torpillles de 550mm

-Quatre mortiers Thornycroft (rapidement débarqués) et deux grenadeurs de sillage avec seize grenades.

(septembre 1948)

-Cinq canons de 130mm modèle 1932 en affûts simples modèle 1941 au même emplacement que les pièces de 138mm

-Six canons de 37mm modèle 1941 en trois affûts doubles et quatre canons de 25mm modèle 1939-40 en deux affûts doubles (5ème DCT) Dix canons de 37mm modèle 1941 en cinq affûts doubles (6ème DCT)

-Six tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes triples et deux grenadeurs de sillage avec 36 grenades.

Equipage : 220 officiers et matelots

9-Croiseurs légers (13)

Le Georges Leygues

Le croiseur léger Georges Leygues en 1937

Le croiseur léger Georges Leygues en 1937

Le sixième et dernier croiseur léger de classe La Galissonnière à été à l’origine baptisé Chateaurenault mais alors qu’il n’est pas encore sur cale, le ministre de la Marine Georges Leygues meurt le 6 septembre 1933.

Georges Leygues

Georges Leygues

En hommage à l’artisan de la renaissance de la Royale, son successeur, Albert Sarraut décide de rebaptiser le nouveau croiseur Georges Leygues le 13 septembre 1933. Le nom de Chateaurenault sera attribué au deuxième De Grasse.

-Le Georges Leygues est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët le 21 septembre 1933 lancé le 24 mars 1936 en présence du ministre de la Marine François Pietri, son épouse étant la marraine du bâtiment.

Il est armé pour essais le 1er janvier 1937 présenté en recette à la mi-avril et livré par le chantier à la marine nationale le 22 avril 1937. Il quitte son port constructeur le même jour et arrive à Brest le lendemain 23 avril, le transit étant l’occasion des premiers essais à la mer.

Les essais officiels en route libre commencent le 27 mai et s’achèvent le 21 juin quand commence la période de démontage et de modifications après essais et se termine le 31 octobre, l’armement définitif étant prononcé le 15 août 1937.
La clôture de l’armement du croiseur est prononcée le 1er novembre et le croiseur est admis au service actif le 4 décembre 1937 quinze jours après son affectation à la 4ème DC le 20 novembre.

A peine constituée, la 4ème Division de Croiseurs est envoyée en Extrême Orient pour montrer le pavillon et tester le matériel, une véritable croisière d’endurance pour les trois derniers croiseurs de 7600 tonnes.

La 4ème DC appareille de Brest le 1er décembre 1937 pour une première étape vers Alger qui sert de traversée de longue durée. Après une escale à Alger du 4 au 9 décembre, les trois croiseurs font escale à Port Saïd (14 au 16 décembre) et Djibouti où ils arrivent le 20 décembre 1937.

Le Georges Leygues et le Montcalm appareillent le 22 suivis par la Gloire le 24 décembre,direction Colombo où ils arrivent le 28 décembre 1937 pour un longue escale jusqu’au 6 janvier 1938, date de leur appareillage pour Singapour où ils font escale du 7 au 10 janvier 1938.

La 4ème DC arrive à Saïgon le 12 janvier 1938 retrouvant le croiseur léger Lamotte-Picquet, navire amiral des Forces Navales d’Extrême Orient (FNEO). Le port indochinois connait une concentration inédite de navires de guerre avec l’aviso colonial Savorgnan de Brazza, le pétrolier Loing et les sous marins de 1500 tonnes Fresnel et Acheron.

Après des manoeuvres dans les eaux indochinoises jusqu’au 2 février, les trois croiseurs reprennent le cours de leur croisière, faisant escale à Batavia du 5 au 9 février, à Colombo du 14 au 17 février, à l’Ile Maurice du 23 au 25 février, à la Réunion le 27 février, à Diego Suarez du 1er au 5 mars et à Nossi Bê du 5 au 11 mars avec des écoles à feu le premier jour.

La division se rend ensuite dans l’archipel aux Comores le 12 mars avant une escale à Monbassa du 14 au 18 mars puis à Djibouti du 23 au 25 mars. La division s’arrête à Suez du 28 au 31 mars, s’arrête brièvement à Ismaïla le 31, retrouvant les eaux méditerranéennes le 1er avril 1938.

La Gloire fait escale seule à Port Saïd les 31 mars et 1er avril avant de retrouver ses deux sister-ship à Bizerte pour une escale du 4 au 8 avril. Ils regagnent la Bretagne et si le Georges Leygues met cap sur Brest où il arrive le 14, la Gloire et la Montcalm mettent cap sur Lorient. Le Georges Leygues est indisponible du 19 avril au 15 juin 1938 pour les visites de garantie.

En juin 1938, le Georges Leygues comme les autres croiseurs de la 4ème DC est affecté à l’Escadre de l’Atlantique(vice amiral de Laborde sur le cuirassé Provence).

Intégré à la Force de Raid en septembre 1939, le croiseur léger Gloire tout comme le reste de la 4ème DC est de nouveau affecté dans l’Atlantique, la grande réorganisation de septembre 1940 l’affectant à Brest au sein de la 3ème Escadre Légère.

Arrivé à  Brest le 15 septembre 1940 avec ses deux congénères, le croiseur léger Georges Leygues,  sort avec ses deux compagnons de division du 25 septembre au 7 octobre et du 10 au 20 octobre pour une série d’exercices destinés à permettre aux croiseurs de prendre leurs marques dans la région.

Du 20 novembre au 4 décembre, il participe à la remise en condition du Gloire en compagnie du Georges Leygues. Du 9 au 16 décembre, le Georges Leygues et le Montcalm sortent pour exercices en mer d’Iroise avant un mouillage prolongé en baie de Quiberon du 17 au 23 décembre, les deux croiseurs légers rentrant à Brest le 24 décembre, permettant à leurs équipages respectifs de passer les fêtes de fin d’année à Brest ou dans leur famille.

Le 16 janvier 1941, la 2ème DC retrouve la 4ème DC. Les deux divisions vont manoeuvrer ensemble et avec une partie des contre-torpilleurs basés à Brest en l’occurence la 2ème DCT au complet (Jaguar Chacal et Léopard) et une partie seulement des 8ème DCT (Le Triomphant et Le Malin, l’Indomptable étant indisponible pour grand carénage) et 10ème DCT (Le Fantasque seul disponible, le Le Terrible étant en travaux à flot et L’Audacieux subissant une indisponibilité accidentelle).

Les six croiseurs et les six contre-torpilleurs appareillent de Brest le 18 janvier pour un exercice en mer d’Iroise. Tout commence par un exercice de combat antisurface, les contre-torpilleurs attaquant les croiseurs puis les croiseurs tentant d’intercepter des torpilleurs cherchant à gagner La Manche (18 au 25 janvier).

Après un ravitaillement auprès du pétrolier Nièvre mouillé en baie de Douarnenez (26 au 29 janvier), la 2ème DC se retrouve à attaquer la 4ème DC et les contre-torpilleurs avant que la 2ème DCT, La 8ème DCT et le 10ème DCT ne s’allie aux croiseurs «tunisiens» contre les croiseurs «brestois» (30 janvier au 9 février).

La 2ème DC mouille en rade de Brest jusqu’au 16 février ce qui permet aux amoureux de notre marine d’admirer le spectacle rare des six unités d’une même classe rassemblés au même endroit et au même moment.

Le 20 février 1941, la 4ème DC appareille pour des manoeuvres au large de l’Afrique occidentale notamment au large de Dakar où les trois croiseurs légers arrivent le 25 février. Ils s’entrainent du 27 février au 7 mars avant une Ecole à feu à Rufisque du 9 au 12 mars quand les trois croiseurs mettent cap sur Brest où ils arrivent le 19 mars 1941.

Le croiseur léger Gloire navire-amiral de la 4ème DC sort en solitaire du 25 mars au 4 avril pour entrainement avant de transférer son pavillon de navire-amiral au Georges Leygues pour entrer  en carénage.

Le Georges Leygues est indisponible pour avarie du 12 avril au 2 mai avant de sortir pour essais du 3 au 10 mai puis remise en condition du 11 au 31 mai.

Il quitte Brest le 5 juin, fait escale à Saint-Nazaire du 7 au 11 juin, à Bordeaux du 12 au 17 juin, à Lisbonne du 20 au 25 juin, à Cadix du 27 au 30 juin, à Gibraltar du 2 au 7 juillet avant d’arriver à Casablanca le 9 juillet 1941.

Dans le grand port marocain, il participe à la répression de violentes émeutes qui ont secoué la casbah avec la mise à terre de la compagnie de débarquement. Le croiseur léger ressort le 15 juillet pour une mission de surveillance, les autorités français craignant que ces émeutes ne soient coordonnés avec un soulèvement dans le sud marocain.

La situation s’étant stabilisée, le croiseur léger revient à Casablanca le 27 juillet et reste à quai jusqu’au 2 août quand il reprend la mer pour rentrer à Brest le 5 août. Il est indisponible (permissions de l’équipage) du 10 au 31 août 1941. Il sort pour essais du 3 au 7 septembre puis remise en condition du 9 au 23 septembre 1941.

Le Georges Leygues sort le 2 octobre pour un exercice dans l’Atlantique. Après un exercice de défense aérienne à la mer jusqu’au 10 octobre, le croiseur léger fait escale à Lorient pour ravitaillement et résoudre plusieurs problèmes techniques (11 au 21 octobre).

Il sort pour essais du 22 au 25 octobre avant de reprendre son entrainement avec un exercice de combat antisurface du 26 octobre au 6 novembre suivit d’une escale à La Rochelle. Il quitte le port charentais le 12 novembre 1941 pour un exercice de lancement de torpilles jusqu’au 16 novembre avant que le croiseur léger ne rentre à Brest le 18 novembre 1941.

Le jour de son retour à Brest, il croise le croiseur léger Gloire qui sort pour essais après son grand carénage (jusqu’au 30 novembre). Le Georges Leygues après une sortie pour entrainement du 25 au 30 novembre retrouve La Gloire et le Montcalm pour remise en condition du croiseur léger du 3 au 17 décembre. Le 18 décembre 1941, le croiseur léger Gloire redevient navire-amiral de la 4ème DC.

Le Georges Leygues effectue ensuite une dernière sortie d’entrainement du 26 décembre 1941 au 4 janvier 1942 avant une escale à Cherbourg jusqu’au 8 janvier quand il reprend la mer pour un nouvel exercice de combat antisurface jusqu’au 15 janvier quand il rentre à Brest pour s’amarrer au quai des Flottilles.

Le 21  janvier 1942, la ville de Villeneuve sur Lot, ville natale de Georges Leygues devient la marraine du bâtiment.

Le 27 janvier 1942, les trois croiseurs sortent pour des manoeuvres en Manche du 28 janvier au 12 février avant une escale à Cherbourg du 13 au 18 février avant de rentrer à Brest le 19 février.

Alors que le Montcalm va subir un grand carénage (bassin n°3 du 1er mars au 4 août 1942), la Gloire et le Georges Leygues subissent des travaux à flot pour moderniser leur DCA et ce du 21 février au 2 mars. Le Georges Leygues reçoit trois affûts doubles de 25mm Hotchkiss et huit canons de 37mm Schneider en affûts simples.

La Gloire et le Georges Leygues appareillent le 4 mars 1942 pour un exercice en compagnie de la 3ème DCT (Panthère Lynx Tigre) en Manche, la 4ème DC et la 3ème DCT cherchant à s’intercepter mutuellement (5 au 17 mars).

Les deux croiseurs et les trois contre-torpilleurs font escale à Cherbourg du 18 au 22 mars, au Havre du 23 au 27 mars, à Dunkerque du 29 mars au 4 avril, sur l’île de Wight du 6 au 11 avril avant de rentrer à Brest le 15 avril après un nouvel exercice du 12 au 14 avril.

Le Georges Leygues sort pour un entrainement aviation en solitaire du 20 avril au 2 mai. Comme pour les autres exercices de ce genre, le Georges Leygues va lancer à de nombreuses reprises ses deux Loire 130 pour entrainer son détachement aviation et former de nouveaux pilotes sans oublier la phase délicate de la récupération.

Des actions de combat sont également menés avec des lancement de bombes (cet hydravion pouvait lancer deux bombes de 75kg) et des mitraillages sur des cibles fixes ou remorquées par le croiseur ou une embarcation du croiseur.

Après une escale à Quiberon du 3 au 12 mai, le croiseur léger effectue un exercice de lancement de torpilles du 13 au 17 mai avant de rentrer le lendemain, 18 mai à Brest.

Le 25 mai 1942, les croiseurs légers Georges Leygues et Gloire quittent Brest pour une série d’exercices : défense aérienne à la mer du 25 mai au 3 juin, ravitaillement à Lorient le 4 juin, combat de nuit du 5 au 9 juin, bombardement littoral au large de Quiberon du 11 au 27 juin et escorte/attaque de convois du 28 juin au 7 juillet.

Indisponible du 8 juillet au 2 août, le Georges Leygues sort pour essais du 3 au 7 août avant remise en condition entre Brest et Lorient du 9 au 21 août. De retour à Brest le 22  août, il ressort pour un entrainement au combat de nuit du 27 août au 5 septembre, le croiseur léger rentrant à Brest le 9 septembre après une escale à Lorient du 6 au 8 septembre.

Le 16 septembre 1942, Le Georges Leygues sort pour un exercice de combat jusqu’au 21 septembre quand il met cap sur Saint Nazaire où il retrouve ses deux sister-ship pour une escale commune du 22 au 26 septembre. Les trois croiseurs manoeuvrent ensemble du 27 septembre au 4 octobre avant de rentrer à Brest le 6 octobre à l’aube.

La 4ème DC quitte Brest le 12 octobre pour un exercice dans l’Atlantique accompagnés par le pétrolier-ravitailleur Var qui ravitailla à la mer successivement les trois «7600 tonnes», exercice qui s’acheva par une escale à Bordeaux du 30 octobre au 3 novembre avant de reprendre la mer pour un exercice de combat de nuit du 4 au 9 novembre puis un exercice de défense aérienne à la mer du 12 au 17 novembre avant de rentrer à Brest le 19 novembre 1942.

Le Georges Leygues sort du 22 au 27 novembre pour un entrainement au profit d’officiers et d’officiers mariniers de réserve, le croiseur faisant escale à Dublin du 28 novembre au 2 décembre puis après un exercice de combat du 3 au 10 décembre, il rentre à Brest le lendemain 11 décembre 1942. Il sort ensuite pour exercice avec ses deux sister-ship du 13 au 20 décembre 1942.

Il débarque alors ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué dans le bassin n°3 pour un grand carénage bien mérité.

Durant ses travaux au bassin jusqu’au 2 avril 1943, sa coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les chaudières retubées, les turbines visitées et remises en état. La catapulte est mise à terre pour inspection et modification, les canons de 152 et de 90mm sont retubées et la DCA légère modifiée avec l’embarquement de trois affûts doubles de 25mm supplémentaires (portant leur nombre à six) et de quatre canons de 37mm supplémentaires, canons embarqués en six affûts doubles.

Remis à flot le 2 avril 1943, il subit une période de travaux à quai jusqu’au 12 avril avant des essais à la mer du 14 au 24 avril. Sa remise en condition à lieu jusqu’au 12 mai en compagnie de ses deux sister-ship. La 4ème DC faisant escale à Cherbourg du 13 au 17 mai, au Havre du 18 au 21 mai, à Dunkerque du 22 au 27 mai avant de rentrer à Brest le 30 mai 1943.

Le Georges Leygues quitte Brest le 7 juin pour Dakar où  il arrive le 13 juin. Il effectue une Ecole à feu à Rufisque du 15 juin  au 2 juillet avant une nouvelle escale à Dakar jusqu’au 5 juillet, date de son départ de l’Afrique Occidentale pour rentrer à Brest le 10 juillet 1943.

Le 14 juillet 1943, la 4ème DC effectue une mini revue navale au large de Saint Malo en compagnie du pétrolier Var avant que les quatre navires ne se rendent au Havre pour une escale du 16 au 21 juillet avant une série d’exercice menés de jour pour permettre au public d’admirer les capacités de notre marine.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer du 22 au 27 juillet, les trois croiseurs protégeant le pétrolier contre la menace d’hydravions torpilleurs et de bimoteurs d’assaut (Bloch MB-175T et Lioré et Olivier Léo 456).

Après un ravitaillement à la mer le 28 juillet, les trois croiseurs légers effectuent un entrainement au combat antisurface, à chaque fois un des trois croiseurs étant la proie et les deux autres les chasseurs du 29 juillet au 5 août avant une nouvelle escale au Havre du 6 au 10 août. La 4ème DC et le pétrolier rentrent à Brest le 12 août 1943.

Après une période d’indisponibilité du 13 août au 3 septembre (entretien et permissions de l’équipage), le Georges Leygues sort pour essais du 4 au 8 septembre avant une remise en condition opérationnelle du 9 au 24 septembre.

Le 1er octobre, les Georges Leygues et Montcalm sortent de Brest et retrouvent leur sister-ship ainsi que les contre-torpilleurs. Du 1er au 12 octobre, la 4ème DC affronte la 1ère DCT ( Jaguar Léopard Chacal) au cours d’une série de joutes diurnes et nocturnes avec tirs réels et lancement simulés ou non de torpilles.

Après ravitaillement et entretien en baie de Douarnenez du 13 au 15 octobre, les contre-torpilleurs appareillent en pleine nuit pour disparaître aux yeux des croiseurs qui vont tenter de l’interception, interception effective le 19 octobre entre Cherbourg et Le Havre. Les deux divisions font escale au Havre du 21 au 25 octobre avant de rentrer à Brest le 27 octobre 1943.

Le Georges Leygues sort pour un entrainement aviation du 4 au 12 novembre, entrainement destiné à roder les deux Dewoitine HD-731 qui viennent de remplacer les deux Loire 130 précédemment embarqués.

Après une escale à Saint-Nazaire du 13 au 17 novembre, il sort pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 18 au 27 novembre avant une escale à Bordeaux au quai des Chartrons.

A noter qu’une délégation de la ville de Villeneuve sur Lot _ville natale de Georges Leygues_ est à bord pour l’escale du 28 novembre au 2 décembre avant une sortie à la mer du 3 au 9 décembre, la délégation officielle (douze personnes) débarquant à La Rochelle où le croiseur est en escale du 10 au 15 décembre. Il rentre à Brest le 21 décembre après un passage à Lorient du 16 au 20 décembre 1943.

Après une période d’entretien à flot du 1er au 21 janvier, il sort pour essais du 24 au 31 janvier avant remise en condition au large de Brest et en Manche du 3 au 15 février 1944.

Après un mouillage à Landevennec, amarré à proximité l’ancien porte-avions Béarn du 20 février au 3 mars 1944, le croiseur léger franchit le goulet pour un entrainement au combat du 6 au 15 mars avant une escale à Saint Malo du 16 au 20 mars. Après un entrainement aviation du 21 au 27 mars 1944, le croiseur léger rentre à Brest le lendemain 28 mars.

Le 4 avril 1944, le cuirassé Jean Bart appareille de Brest direction Portsmouth la grande base britannique. Il n’est pas seul puisque l’accompagne le croiseur léger Georges Leygues, trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT ( Jaguar Chacal et Léopard) et les torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et L’Aventurier.

La petite force navale appelée force Y arrive dans la grande base navale britannique le lendemain 5 avril pour une opération publique d’une semaine où les navires français (et dit-on leurs équipages) ont connu un grand succès.

La force repart le 13 avril, fait escale à Douvres du 15 au 17 puis à Newcastle du 22 au 25 avril, escale improvisée en raison de problèmes mécaniques sur plusieurs navires de la force Y.

Les réparations assurées par l’équipage et les ouvriers de plusieurs chantiers de la Tyne terminées, les navires français font escale à Rosyth pour ravitaillement avant de cingler direction Scapa Flow où ils arrivent le 30 avril 1944.

La force Y retrouve alors une partie de la Home Fleet en l’occurence le porte-avions HMS Illustrious, le cuirassé HMS Lion, le croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X.

Les force X et Y reprennent la mer le 3 mai 1944 pour quinze jours d’exercices intensifs en mer du Nord et plus précisément au large de l’Ecosse.

Les navires de la Royale et de la Royal Navy vont ainsi simuler un classique combat d’escadre, répéter les procédures de défense aérienne à la mer et de défense anti-sous-marine avant plusieurs écoles à feu sur des ilôts désertiques de la côte écossaise. Après une escale à Greenock dans l’estuaire de la Clyde du 21 au 26 mai, la force Y reprend la mer pour rentrer à Brest le 30 mai 1944.

Après une période d’entretien à flot du 31 mai au 9 juin, il sort pour essais du 10 au 14 juin avant un entrainement en mer d’Iroise du 17 au 24 juin avant de rentrer dans la soirée du 24 à Brest.

Le 28 juin 1944, la 4ème DC sort au complet pour exercices en mer d’Iroise jusqu’au 9 juillet quand les trois croiseurs font escale à Cherbourg jusqu’au 15 juillet, les compagnies de débarquement des trois croiseurs défilant avec les fusiliers-marins de la base aéronavale de Cherbourg-Chantereyne dans les rues de Cherbourg pour le 14 juillet.

Reprenant la mer le 16 juillet, les trois croiseurs servent de plastron aux défenses du secteur de Cherbourg du 17 au 22 juillet avant que les trois croiseurs ne rentrent à Brest le 24 juillet 1944.

Indisponible du 25 juillet au 12 août pour entretien courant et permissions de l’équipage, le croiseur léger Georges Leygues sort pour essais du 13 au 18 août et pour entrainement du 20 au 29 août 1944.

Après une sortie avec ses deux sister-ship du 7 au 17 septembre 1944, le croiseur Georges Leygues et ses deux sister-ship participent aux manoeuvres «Prométhée» en compagnie notamment du cuirassé Gascogne et du porte-avions Painlevé du 20 septembre au 15 octobre avec des raids de l’aéronavale contre les bases aériennes de la région, des raids de l’armée de l’air contre la flotte sans oublier des exercices ASM avec le concours des hydravions basés à terre et les sous-marins Pasteur et Ajax de la 5ème Escadre.

Rentré à Brest le 17 octobre, le Georges Leygues va participer avec La Gloire à une croisière en Amérique du Nord, appareillant le 22 octobre pour le Nouveau Monde.

Après une traversée de l’Atlantique à bonne vitesse, les deux croiseurs font escale à Terre Neuve du 27 octobre au 3 novembre, mouille à Saint Pierre et Miquelon du 4 au 5 novembre, à Halifax du 6 au 9 novembre, à Québec du 10 au 13 novembre et enfin à Montreal du 15 au 18 novembre où l’accueil des québecois est plus que chaleureux.

Remontant le Saint Laurent, il fait ensuite escale à Boston du 25 au 28 novembre et à New York du 30 novembre au 3 décembre avant de retraverser l’Atlantique pour rentrer à Brest le 8 décembre 1944.

Le Georges Leygues sort pour entrainement au combat de nuit du 13 au 18 décembre puis après un bref retour à Brest pour se ravitailler effectue un entrainement DAM (Défense Aérienne à la Mer) du 20 au 27 décembre 1944.

Le Georges Leygues commence l’année 1945 par un entrainement aviation du 7 au 15 janvier suivant d’une Ecole à feu avec lancements de torpilles du 17 au 24 janvier. Les deux croiseurs légers Gloire et Georges Leygues sortent ensemble pour exercice de défense aérienne à la mer du 30 janvier au 7 février puis pour un exercice de combat de nuit du 9 au 13 février avant de rentrer à Brest le 15 février 1945.

Le 26 février, le Georges Leygues franchit le Goulet séparant la Rade de Brest de la haute mer et cingle vers Cherbourg où il arrive le 28 février pour une escale jusqu’au 4 mars.

Il sert ensuite de plastron aux défenses de l’Arsenal du 5 au 10 mars avant de cingler en direction du Havre où il fait escale du 11 au 17 mars, étant ouvert au public dans le cadre d’une grande opération de relations publiques ou de propagande selon les points de vue. Il reprend la mer pour un exercice de défense aérienne à la mer en Manche du 18 au 23 mars avant de faire escale à Calais du 24 au 30 mars 1945.

Cette escale calaisienne est suivit d’un entrainement à la navigation et au combat de nuit du 31 mars au 5 avril, le croiseur relâchant à Dunkerque du 6 au 17 avril pour régler plusieurs problèmes techniques, les ouvriers des ACF apportant leur concours à l’équipage.

Le Georges Leygues reprend la mer le 18 avril direction l’Angleterre où il fait escale à Douvres du 19 au 24 avril puis à Chatham du 25 au 30 avril avant de rentrer à Brest le 5 mai, faisant une deuxième escale à Cherbourg du 1er au 3 mai.

Après une période d’entretien courant à flot du 6 au 25 mai, le croiseur léger sort pour entrainement au combat de nuit du 1er au 8 juin suivit d’un entrainement aviation du 12 au 20 juin avant de rentrer à Brest le lendemain 21 juin 1945.

Il ressort pour entrainement au combat du 26 juin au 7 juillet avant de gagner Lorient pour ravitaillement le 8 juillet. Il cingle de là en direction de Dakar pour entrainement au polygone de tir de Rufisque.

Arrivé à destination le 11 juillet 1945, il entraine ses canonniers (et par conséquence ses manœuvriers et ses «bouchons gras») du 12 au 24 juillet, rentrant à Brest le 30 juillet 1945.

La 4ème DC sort au complet pour entrainement du 7 au 21 août en compagnie de la 1ère DCT (Guépard Lion Bison) pour exercice de défense aérienne à la mer, combat antisurface et attaque/protection de convois avant de rentrer à Brest le 25 août après une escale à Cherbourg du 22 au 24 août.

Le Georges Leygues sort à nouveau pour une école à feux du 2 au 10 septembre puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 20 septembre, mouillant en baie de Douarnenez du 21 au 30 septembre avant de rallier Brest le lendemain 1er octobre 1945.

Le Georges Leygues débarque alors ses munitions et est échoué au bassin n°3 pour un grand carénage à partir du 5 octobre 1945. Les travaux concernent surtout une remise en état complète qu’il s’agisse de la coque (grattée et repeinte), des hélices (changement), de l’appareil propulsif (retubage des chaudières, inspection des turbines), de la catapulte (remplacée par une neuve) et l’armement (retubage des canons de 152 et de 90mm notamment).
Il est remis à flot le 14 avril 1946 et remorqué à quai dans la Penfeld pour des travaux complémentaires ne nécessitant pas de passage au bassin. Le 4 mai 1946, il est armé pour essais sortant du 4 au 9 mai avant un retour au port pour des modifications à flot du 10 au 16 mai.

Le 17 mai 1946, la 4ème division de croiseurs au grand complet sort pour entrainement et remise en condition du Georges Leygues jusqu’au 2 juin quand les trois croiseurs reviennent à Brest pour se ravitailler en carburant.

Reprenant la mer le 3 juin, ils gagnent le Sénégal pour une Ecole à feu de division. Les trois croiseurs font escale à Dakar du 7 au 12 juin avant de s’entrainer au tir et au combat antisurface du 13 juin au 4 juillet. Après une nouvelle escale à Dakar du 4 au 8 juillet, la 4ème division rentre à Brest le 14 juillet 1946.

Il sort à nouveau pour entrainement au combat de nuit du 20 au 27 juillet puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 31 juillet au 7 août, rentrant à Brest le 12 août après une escale à Saint Malo du 8 au 11 août 1946.

Le Georges Leygues est indisponible du 13 au 30 août (permissions de l’équipage) avant de reprendre la mer pour essais et entrainement du 31 août au 8 septembre 1946.

Le 15 septembre 1946, la 4ème DC appareille de Brest en compagnie des 3ème DCT (Bugeaud du Chayla Dupetit-Thouars) et 6ème DCT (Vautour Epervier Milan) pour une importante phase d’exercice dans le Golfe de Gascogne.

Du 16 au 24 septembre, la 4ème DC affrontent les deux divisions de contre-torpilleurs dans une série de joutes nautiques avant que les trois divisions ne fassent escale à Lorient, «embouteillant» la rade du 25 au 30 septembre.

La 4ème DC reprend la mer le 1er octobre pour un exercice d’attaque de convois contre les contre-torpilleurs simulant un convoi rapide entre Lorient et Biarritz où les navires font escale (au mouillage faute de place) du 9 au 15 octobre avant que les croiseurs les contre-torpilleurs reprennent la mer en trinômes.

Le Georges Leygues est avec le Du Chayla et l’Epervier, la Gloire forme ainsi un groupe avec le Bugeaud et le Vautour, alors que le Dupetit-Thouars et le Milan sont accompagnés du Montcalm.

Les trois groupes vont s’affronter dans des combats antisurface du 16 au 27 octobre, étant ravitaillé par le pétrolier Var venu de Brest recomplétant ses soutes au nouveau port pétrolier du Verdon à l’entrée de l’estuaire de la Garonne.

Après une escale à Royan du 28 octobre au 3 novembre, les croiseurs et les contre-torpilleurs subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 4 au 10 novembre avant une escale à Lorient du 11 au 15 novembre suivit d’un entrainement au combat de nuit du 16 au 21 novembre avant un retour à Brest le 22 novembre 1946.

Le Georges Leygues est indisponible du 23 novembre au 20 décembre (problème de chaudière) avant de sortir pour essais du 22 au 27 décembre suivit d’une remise en condition en mer d’Iroise du 28 décembre 1946 au  15 janvier 1947, rentrant à Brest le lendemain, 16 janvier 1947.

Il ressort pour un entrainement aviation du 27 janvier au 2 février avant une escale à Cherbourg du 3 au 7 février. Reprennant la mer, il subit un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 14 février avant une escale à  Dieppe du 15 au 21 février. Après un exercice de combat de nuit du 22 au 27 février, le croiseur léger fait escale au Havre du 28 février au 2 mars avant un exercice de combat avec lancement de torpilles de guerre du 3 au 12 mars. Il est de retour à Brest le 14 mars 1947.

Il sort à nouveau pour un exercice en compagnie de l’aviso-colonial Beautemps Beaupré gréé en temps de paix comme navire hydrographique. Du 15 au 27 mars, les deux navires se livrent à une série de joutes, l’aviso jouant soit un cargo rapide à protéger ou un raider à protéger. Les deux navires font escale à Saint Malo du 28 mars au 2 avril avant un nouvel exercice avec Ecole à feu du 3 au 12 avril, les deux navires rentrant à Brest le 14 avril 1947.

Après une période d’entretien à flot du 15 avril au 7 mai, le Georges Leygues sort pour essais du 8 au 12 mai avant remise en condition du 15 mai au 5 juin, le croiseur léger s’amarrant au quai des flottilles le 7 juin 1947.

Il sort à nouveau pour entrainement combiné du 12 au 30 juin 1947 avant une escale à Lorient du 1er au 5 juillet, rentrant à Brest le 6 juillet 1947.

Après une période d’indisponibilité du 7 au 25 juillet, le Georges Leygues sort pour essais du 26 au 29 juillet avant remise en condition du 30 juillet au 6 août 1947.

Après un exercice aviation du 9 au 16 août 1947, il participe à la remise en condition du croiseur léger La Gloire du du 21 août au 17 septembre en mer d’Iroise et dans le Golfe de Gascogne avant que les deux croiseurs ne rentrent le lendemain, 18 septembre 1947 à Brest.

Alors que le Montcalm est en grand carénage, les deux croiseurs légers de la 4ème DC disponibles quittent Brest le 25 septembre pour Dakar où les deux croiseurs arrivent le 1er octobre.

Après une escale jusqu’au 5 octobre, les deux croiseurs manœuvrent dans la région jusqu’au 27 octobre, effectuant des tirs au polygone de Rufisque, des entrainement à la navigation de combat, des lancement de torpilles. Après une nouvelle escale à Dakar du 28 octobre au 4 novembre, les deux croiseurs quittent l’AOF, font escale à Casablanca du 7 au 12 novembre avant de rentrer à Brest le 16 novembre 1947.

Le Georges Leygues sort à nouveau pour entrainement du 21 novembre au 4 décembre, enchainant un exercice aviation (21 au 25 novembre), un exercice de défense aérienne à la mer (26 au 30 novembre) et un exercice de combat de nuit (1er au 4 décembre) avant de rentrer à Brest le lendemain 4 décembre 1947.

Du 15 au 22 décembre, Le Montcalm sort pour essais en compagnie de ses deux sister-ship avant remise en condition du 23 décembre 1947 au 12 janvier 1948. La 4ème DC fait escale à Cherbourg du 13 au 18 janvier, à Plymouth du 19 au 24 janvier, à Saint Malo du 25 au 30 janvier avant que la division rentre au complet à Brest le 2 février 1948 au matin.

Le 12 février 1948, le porte-avions Henriette de France franchit le Goulet qui ferme la rade de Brest. Il ouvre la route à ses deux torpilleurs d’escadre puis aux croiseurs de la Flotte de l’Atlantique c’est-à-dire le croiseur lourd Foch et les croiseurs légers  Gloire Montcalm et Georges Leygues.

Cette sortie marque le début de l’exercice «Centaure» avec une première journée consacrée à un exercice de défense aérienne à la mer, l’armée de l’air attaquant le porte-avions et les croiseurs qui se défendent avec leur DCA mais également avec les chasseurs Dewoitine D-795 du porte-avions

Il est suivit le lendemain 13 février par un exercice d’escorte et de protection de convois, alternativement le groupe Foch (croiseur lourd Foch et croiseur léger Georges Leygues) et le groupe Gloire (croiseurs légers  Gloire et Montcalm) défendaient et attaquaient un convoi composé de pétroliers et de cargos civils dont leurs armateurs ont accepté de jouer le jeu. Les croiseurs vont manoeuvrer encore jusqu’au 18 février (combat antisurface) avant de rentrer à Brest le 20 février.

Le Georges Leygues subit alors un grand carénage. Il est échoué dans le bassin n°3 du 5 mars au 12 août 1948 pour une remise en état et une modernisation notamment au niveau de son électronique.

Remis à flot, il subit une courte période de travaux à quai avant d’être armé pour essais. Il sort ainsi du 22 au 25 août 1948 avec son sister-ship La Gloire puis après un ravitaillement rapide le 26 août, sortent de nouveau pour remise en condition du 27 août au 4 septembre en compagnie également du Montcalm remis des conséquences de son incendie.

Rentré à Brest le 5 septembre, le croiseur léger apprend le début de la seconde guerre mondiale quand il reçoit sur les ondes de la BBC écoutés par quelques officiers anglophiles et anglophones que la Norvège et le Danemark étaient soumis à de violents bombardements aériens allemands.

Caractéristiques de la classe Galissonnière

Classe La Galissonniere 2

Déplacement :  Les six croiseurs légers de classe La Galissonnière sont connus comme des croiseurs de 7600 tonnes mais ce déplacement est le déplacement Washington qui traduit en tonnes métriques donne 7720 tonnes. Le déplacement varie naturellement d’une unité à l’autre mais à l’entrée en guerre, les croiseurs déplacent 9400 tonnes lège et 10000 tonnes en charge.

Dimensions : Longueur entre perpendiculaires : 172m Longueur hors tout : 179.5m Largeur à la flottaison : 17.480m Tirant d’eau : 5.280m

Appareil Propulsif  : deux groupes de turbines alimentées en vapeur par quatre chaudières Indret à petits tubes développant 84000ch et entrainant deux hélices tripales.

Performances : La puissance nominale (84000ch ou 61814 kW) doit permettre d’atteindre 31 noeuds mais comme souvent les performances sont bien meilleures notamment aux essais, le meilleur étant le croiseur léger La Gloire qui avec un déplacement de 8008 tonnes développe une puissance de 116174ch pour une vitesse de 36.8 noeuds. Pour la distance franchissable, la distance franchissable moyenne est de 7000 miles nautiques à 12 noeuds

Protection : La cuirasse de ceinture est épaisse de 105mm à comparer avec celle de l’Algérie, le croiseur lourd français le mieux protégé à une ceinture de 110mm. La ceinture des croiseurs légers se termine par une cloison de 60mm, une cloison longitudinale interne fait 20mm, le pont principal fait 38mm. Les tourelles triples de 152mm sont protégées à 100mm à l’avant, 50mm sur les côtés, 40mm à l’arrière et 45mm pour le toit. Le blockhaus bénéficie de 95mm de blindage sur les faces et 50mm sur le dessus.

Détection et conduite de tir : Ils reçoivent à leur mise en service 3 télémètres stéréoscopiques de 8m doubles OPL installés sur la tourelle de télépointage des 152mm, sur la tourelle II de 152mm et sur la tourelle III de 152mm; 2 télémètres stéréoscopiques de 4m OPL sur les tourelles de télépointage de 90mm. Ils disposent également d’un télémètre à coïncidence de 3m sur le blockaus, 4 télémètres à stéréoscopiques de 1m et deux télémètres à coïncidence de 0.80m.

Ils reçoivent également plusieurs radars entre 1941 et 1948, plus précisément un radar de navigation, un radar de veille air, un radar de veille surface et deux radars de conduite de tir

Armement :  9 canons de 152mm (6 pouces) modèle 1930 en trois tourelles triples modèle 1930 (deux avant et une arrière) 8 canons de 90mm modèle 1926 de longueur de 50 calibres répartis en quatre affûts doubles et 8 mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en quatre affûts doubles remplacées par des canons de 25mm Hotchkiss et de 37mm Schneider. Deux affûts lance-torpilles doubles de 550mm et douze grenades ASM.

Aviation : Une catapulte à air comprimé installée sur la tourelle de 152mm arrière et un Hangar pour deux hydravions installés juste derrière la tourelle III de 152mm. Les hydravions sont donc des Loire 130 puis des Dewoitine HD-731

Equipage : Les aménagements prévus pour les marchés imposent des logements pour un équipage de 557 hommes alors que les croiseurs légers ayant le statut de navire amiral voit leur effectif total porté à 577 hommes. L’effectif en temps de guerre doit être porté à 636 hommes (sans officier général à bord). En 1948, les effectifs théoriques sont de 674 hommes dont 32 officiers porté en temps de guerre à 764 hommes dont 32 officiers.