11-Torpilleurs d’escadre (27)

Le Fougueux

Le torpilleur d'escadre Le Fougueux

Le torpilleur d’escadre Le Fougueux

-Le Fougueux est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes le 21 septembre 1927 lancé le 4 août 1928 et  admis au service actif le 4 juillet 1930.

A son admission au service actif, le Fougueux est affecté à la 11ème DT (activée le 1er octobre 1930) en compagnie de ses sister-ships Frondeur, Bordelais et L’Alcyon.

Le 1er octobre 1934, la 11ème DT est dissoute et Le Fougueux affecté un temps au groupe de complément quitte Toulon le 27 juin 1935 pour Casablanca où il va servir de stationnaire au profit de Marine Maroc.

A compter du 1er novembre 1935, il retrouve cependant une division en l’occurence la 2ème DT à Brest en compagnie de ses sister-ship Frondeur et Basque.

Il participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne qu’il s’agisse de la non-intervention d’août 1936 à avril 1937, du contrôle naval d’avril à septembre 1937 puis les missions de présence jusqu’à la fin du conflit en mars 1939.

Le 23 mars 1938, la 2ème DT quitte Brest pour la Oran et la Méditerranée. Le 9 août 1938, Le Fougueux accompagné par Le Frondeur est attaqué par quatre avions républicains  mais les bombes tombent à plus de 4000m.

Au 3 septembre 1939, Le Fougueux est toujours intégré à la 2ème DT qui est revenue à Brest et mise à la disposition d’Amiral-Ouest pour des missions de présence dans le Golfe de Gascogne et des escortes entre l’Afrique du Nord, la France et la Grande Bretagne, mission qu’il mènera à bien jusqu’à la fin du conflit le 15 décembre 1939 et plus généralement jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Fougueux commence l’année 1940 par un entrainement de division en compagnie de ses sister-ships Frondeur et L’Adroit du 7 au 31 janvier avant d’enchainer par un entrainement commun entre la 2ème DT et le cuirassé Courbet  du 8 au 24 février, les trois  torpilleurs et le cuirassé faisant escale à Saint-Nazaire du 25 au 29 février avant de rentrer à Brest le 1er mars 1940.

Le Fougueux et le Frondeur sortent pour une école à feux du 8 au 18 mars, faisant escale à Avranches du 19 au 22 mars et à Cherbourg du 23 au 27 mars, rentrant le lendemain  à Brest. Le Fougueux et le Frondeur participent ensuite aux essais (31 mars au 3 avril) et à la remise en condition (5 au 20 avril) de L’Adroit après ses réparations.

Les torpilleurs d’escadre Fougueux, Frondeur et L’Adroit quittent Brest le 27 avril 1940 pour un entrainement de division qui les occupent jusqu’au 18 mai, les trois torpilleurs de la 2ème DT  faisant escale à La Pallice du 19 au 22 mai et à Hendaye du 23 au 27 mai avant de rallier Brest le 28.

Le Fougueux sort pour une école à feux en mer d’Iroise du 5 au 18 juin, faisant escale à Concarneau du 19 au 22 juin avant de rentrer à Brest le lendemain. Il participe dans la foulée aux essais (24 au 27 juin) et à la remise en condition (29 juin au 13 juillet) du L’Adroit

Indisponible pour entretien et permissions estivales de l’équipage du 14 juillet au 4 août, le Fougueux sort pour essais du 5 au 8 août puis pour remise en condition du 10 au 25, à chaque fois en compagnie de ses sister-ships Frondeur et L’Adroit.

Le 4 septembre 1940, la 2ème DT quitte Brest pour entrainement, Le fougueux effectuant avec le L’Adroit et le Frondeur une école à feux du 4 au 11 septembre, ralliant ensuite Cherbourg où ils arrivent le 12. Ils enchainent par un entrainement commun avec les torpilleurs légers de la 11ème DT du 17 septembre au 8 novembre, les L’Adroit et les Melpomène  se séparant à la hauteur d’Ouessant le 9 novembre, la 2ème DT rentrant à Brest le lendemain.

La 2ème DTE termine l’année 1940 par un entrainement commun avec les vénérables cuirassés Courbet et Paris dans le Golfe de Gascogne du 21 novembre au 12 décembre, les cinq navires rentrant à Brest le 13 décembre 1940.

Le Fougueux commence l’année 1941 par un entrainement de division du 4 au 21 janvier, les trois torpilleurs d’escadre faisant escale à Royan du 22 au 27 janvier avant de rentrer à Brest le lendemain.

Le Fougueux sort pour entrainement du 7 au 15 février, participant ensuite avec le Frondeur aux essais (21 au 24 février) et à la remise en condition (26 février au 6 mars) du L’Adroit victime précédemment d’une avarie mécanique avant  un entrainement de la 2ème flottille de torpilleurs du 20 mars au 5 avril 1941, date du retour des torpilleurs à Brest et un entrainement de division du 12 avril au 24 mai 1941, le Fougueux rentrant à Brest en compagnie du Frondeur et du L’Adroit le 25 mai 1941.

Le Fougueux sort pour école à feux et lancement de torpilles du 2 au 12 juin, rentrant à Brest le lendemain. Il est indisponible pour permissions de l’équipage du 17 juin au 8 juillet, sortant pour essais du 9 au 12 juillet et pour remise en condition du 14 au 30 juillet en compagnie de L’Adroit, les deux torpilleurs  d’escadre participant ensuite aux essais (31 juillet au 3 août) et à la remise en condition (5 au 21 août) du Frondeur.

Le Fougueux débarque alors ses munitions puis vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Tourville le 31 août 1941 pour un grand carénage. Outre une remise en état de la coque, de l’appareillage propulsif et des locaux vie et opérations, le Fougueux bénéficie d’une modernisation de ses capacités militaires : embarquement d’un Asdic, d’un radar de navigation et d’un radar de veille combinée et modernisation de la DCA désormais composée de quatre canons de 37mm et de deux canons de 25mm.

Remis à flot le 30 septembre 1941, le Fougueux est armé pour essais le 8 octobre, effectuant ses essais officiels du 9 au 12 octobre et sa remise en condition du 14 au 30 octobre, à chaque fois en compagnie du Fougueux, les deux torpilleurs faisant escale à Quiberon du 31 octobre au 3 novembre, avant de rentrer à Brest le 4 novembre 1941.  Le même jour, L’Adroit transmet son pavillon de navire-amiral de la 2ème DTE au Fougueux puis est échoué le lendemain 5 novembre au bassin Tourville pour grand carénage.

Le Fougueux effectue une école à feux du 10 au 17 novembre en mer d’Iroise avant de rentrer à Brest le lendemain. Il participe ensuite aux essais (23 au 26 novembre) et à la remise en condition (28 novembre au 12 décembre) du Frondeur, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 13 décembre 1941.

Le Fougueux et le Frondeur effectuent une école à feux du 19 au 25 décembre, se ravitaillant à Brest le 26 décembre avant de mouiller en baie de Douarnenez le soir. Le 28 décembre, les deux torpilleurs de la 2ème DTE y sont rejoints par L’Adroit qui venait de réaliser ses essais à la mer, les trois torpilleurs sortant du 30 décembre 1941 au 8 janvier 1942, faisant escale à Lorient du 9 au 12 janvier avant un nouveau cycle d’entrainement du 13 au 25 janvier, date à laquelle les trois torpilleurs rentrent à Brest et que l’Adroit redevient navire-amiral de la 2ème DTE.

Du 1er au 22 février, le Fougueux et ses compères L’Adroit et Frondeur sont à la mer pour entrainement, un entrainement destiné à préparer un exercice commune à tous les torpilleurs d’escadres de la 2ème FT, exercice qui à lieu du 26 février au 31 mars 1942.

Le 5 avril 1942, la 2ème DTE quitte Brest direction Lorient où la division arrive en fin de journée pour un entrainement avec la 14ème DT du 6 avril au 8 mai, la 2ème DTE rentrant à Brest le lendemain.

Du 15 mai au 20 juin 1942, les torpilleurs d’escadre Fougueux Frondeur et L’Adroit manœuvrent avec l’Ouragan, les quatre torpilleurs faisant escale à Bordeaux du 21 au 27 juin avant de rallier Brest le lendemain.

Le Fougueux est indisponible du 29 juin au 19 juillet, sortant pour essais du 20 au 23 juillet et pour remise en condition opérationnelle du 25 juillet au 8 août, à chaque fois en compagnie du Frondeur.

Le Fougueux participe ensuite aux essais (10 au 14 août) et à la remise en condition (16 au 30 août) de L’Adroit, les deux torpilleurs participant dans la foulée aux  essais (1er au 4 septembre) et à la remise en condition (6 au 20 septembre) du Frondeur.

Le Fougueux sort pour entrainement en division en compagnie de L’Adroit et du Frondeur  du 1er octobre au 18 octobre quand les trois torpilleurs arrivent à Saint-Nazaire pour quelques jours d’escale.

Le 24 octobre 1942 lors de l’appareillage, le Fougueux entre en collision avec L’Adroit. Si Le Fougueux n’est que légèrement endommagé, le L’Adroit doit entrer en réparations à Lorient jusqu’au 15 décembre 1942 obligeant le Frondeur à devenir navire-amiral de la 2ème DTE.
Le Fougueux et le Frondeur rentrés à Brest le 1er novembre 1942, sortent à nouveau pour entrainement du 8 novembre au 13 décembre, rentrant le lendemain  à Brest.

Les torpilleurs Fougueux et Frondeur participent ensuite aux essais (18 au 21 décembre) et à la remise en condition (23 décembre 1942 au 7 janvier 1943) de L’Adroit en compagnie du Frondeur, ce dernier lui remet alors le pavillon de navire-amiral de la division.

Pour le Fougueux, l’année 1943 commence réellement par un entrainement de division du 15 janvier au 5 mars 1943, entrainement ayant pour cadre Ouessant et le Golfe de Gascogne. Elle se poursuit par un entrainement commun de la 2ème DTE avec la 5ème DTE du 12 mars au 2 mai puis par un nouvel entrainement de division du 10 mai au 24 juin, la division de torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le 25 juin 1943.

Le Fougueux sort pour entrainement du 2 au 14 juillet, rentrant à Brest le lendemain 15 juillet. Il est ensuite indisponible du 18 juillet au 8 août, sortant pour essais (9 au 12 août) puis pour remise en condition (14 au 29 août) en compagnie du L’Adroit.

Le Fougueux et L’Adroit se ravitaillent à Brest le 31 avant de participer aux essais (1er au 4 septembre) et à la remise en condition (6 au 20 septembre) du Frondeur, les trois torpilleurs de la 2ème DTE faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Biaritz du 25 au 30 septembre, rentrant  à Brest le 2 octobre à l’aube.

Le 9 octobre 1943, les trois torpilleurs d’escadre de la 2ème DTE quittent Brest pour Lorient où ils arrivent en fin de soirée pour un dernier exercice avec la 14ème DT. Les deux divisions manœuvrent ensemble du 11 octobre au 8 novembre, la 2ème DTE ralliant Brest le lendemain 9 novembre 1943.

Le 18 novembre 1943, la 2ème DTE appareille pour une croisière d’instruction de plus de trois mois entre les ports français de l’Atlantique, de la Manche et de la Méditerranée.

Les trois torpilleurs effectuent de nombreux exercices sans oublier des escales comme à Cherbourg du 19 au 22 novembre, au Havre du 23 au 27 novembre, à Boulogne du 28 novembre au 1er décembre, à Dunkerque du 2 au 7 décembre, à Rouen du 9 au 12 décembre, à Saint Malo du 13 au 16 décembre, à Saint-Nazaire du 18 au 21 décembre, à La Pallice du 23 au 26 décembre, à Biaritz du 27 janvier 1943 au 2 janvier 1944.

Les torpilleurs de la 2ème DTE sont à Casablanca du 5 du 8 janvier, à Oran du 10 au 13 janvier, à Alger du 15 au 18 janvier, à Tunis du 20 au 23 janvier, à Bizerte du 25 au 28 janvier, à Lattaquié du 1er au 4 février, à Beyrouth du 5 au 8 février, à Ajaccio du 11 au 14 février, à Nice du 15 au 18 février, à Marseille du 19 au 22 février, à Port-Vendres du 24 au 27 février, à Casablanca du 1er au 4 mars, à Biaritz du 7 au 11 mars, à Saint-Nazaire du 13 au 17 mars avant de rentrer à Brest le 18 mars 1944 après quatre mois loin de son port d’attache.

Les trois torpilleurs vont subir une période d’entretien étoffé (ou un petit carénage allégé c’est selon) en passant au bassin Tourville.

Le Fougueux est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Brest du 31 mars au 8 avril pour inspection des œuvres, grattage et peinture de la coque plus les travaux d’entretien courant. Il sort pour essais et remise en condition du 10 au 22 avril, faisant escale à Concarneau du 23 au 27 avril, ralliant Brest le lendemain 28 avril 1944. Il enchaine ensuite par un entrainement de division du 1er mai au 15 juin 1944, date du retour des trois navires à Brest.

Le Fougueux exécute une école à feux au large de Brest du 22 au 30 juin, faisant escale à Quimper du 1er au 5 juillet, rentrant le lendemain 6 juillet 1944 à Brest. Il est ensuite indisponible du 8 au 29 juillet, sortant pour essais du 30 juillet au 2 août et pour remise en condition du 4 au 17 août en compagnie du L’Adroit, les deux torpilleurs disponibles de la 2ème DTE participant ensuite aux essais (20 au 23 août) et à la remise en condition (25 août au 8 septembre) du Frondeur.

L’entrainement de division mené du 13 au 30 septembre 1944 est particulier puisque c’est le dernier du L’Adroit qui est placé en position de complément le 2 octobre après avoir la veille transmis son pavillon de navire-amiral de la 2ème DTE au Frondeur.

Le Fougueux débarque alors ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué dans le bassin Tourville pour un grand carénage. Échoué du 2 octobre au 5 novembre 1944, il subit une remise en état et une modernisation.

Outre une mise à jour de l’électronique embarquée (qui devenait rapidement obsolète), le Fougueux voit sa DCA être modernisée qui passe de quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 à huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943.

Armé pour essais le 15 novembre, le Fougueux sort pour essais du 16 au 19 novembre et pour remise en condition du 21 novembre au 4 décembre, faisant escale à Cherbourg du 5 au 10 décembre et à Dunkerque du 11 au 17 décembre, rentrant à Brest le lendemain 18 décembre.

Il participe ensuite aux essais (27 au 30 décembre) et à la remise en condition (2 au 16 janvier 1945) de son compère le Frondeur, les deux torpilleurs de la 2ème DTE rentrant à Brest le 21 janvier après une escale à La Pallice du 17 au 20 janvier.

Le 30 janvier 1945, la 2ème DTE quitte Brest pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, Le Fougueux et le Frondeur s’entrainant ainsi du 30 janvier au 6 avril, rentrant à Brest le lendemain.

Le Fougueux et le Frondeur quittent Brest le 15 avril pour un exercice commun avec la 3ème DEL et l’aviso-hydrographe Beautemps-Beaupré jusqu’au 26 mai, les différents navires rentrant à Brest le lendemain 27 mai 1945.

Le Fougueux effectue une école à feux du 5 au 12 juin, faisant escale à La Pallice du 13 au 17 juin, rentrant à Brest le lendemain 18 juin. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet et pour remise en condition du 13 au 27 juillet, à chaque fois en compagnie du Frondeur, les trois torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 28 juillet 1945.

Le 6 août 1945, le Fougueux et le Frondeur quittent Brest pour le dernier entrainement de la divion de la 2ème DTE avant sa dissolution, entrainement exécuté du 6 août au 24 septembre, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Le 27 septembre 1945, le Fougueux est mis en position de complément ce qui entraine la dissolution de la 2ème DTE.

Le torpilleur d’escadre Le Fougueux est officiellement désarmé le 23 novembre 1945.

Il passe au bassin (bassin Tourville) du 24 novembre au 5 décembre 1945 puis est remorqué à Landevennec dès le surlendemain 7 décembre 1945. Il est condamné le même jour sous le numéro Q-21.

Il est coulé comme cible le 12 septembre 1946, le sous-marin Casabianca plaçant deux torpilles de 550mm, l’ex-torpilleur se cassant en deux et sombrant en mer d’Iroise.

Classe L'Adroit

Caractéristiques Techniques de la classe L’Adroit

Déplacement :  théorique 1378 tonnes  prévu 1516 tonnes pleine charge 2000 tonnes

Dimensions :  Longueur hors tout : 107.2m Longueur entre perpendiculaires : 100.9m  Largeur : 9.91m Tirant d’eau : 3.45m à l’avant et 4.24m à l’arrière à pleine charge.

Propulsion : deux groupes indépendants de turbines à engrenages chacun composé d’une turbine HP (Haute Pression) à action et à réaction, d’une turbine BP (Basse pression) qui intègre une turbine pour marche arrière.

Les turbines sont alimentées en vapeur par trois chaudières multitubulaires réparties en deux salles (une dans la chaufferie avant et deux dans la chaufferie arrière), la conception de l’appareil évaporatoire ayant été centralisée et confiée aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët.

Trois modèles de turbines sont ainsi utilisées ce qui complexifie l’entretien même si la marine veillait à ce que les torpilleurs d’une même division disposent de mêmes turbines. Les torpilleurs L’Adroit L’Alcyon Bordelais Frondeur et Fougueux sont équipés de turbines Zoelly, Le Basque est équipé de turbines Rateau. Les torpilleurs La Palme La Railleuse Le Fortuné Le Mars Brestois Boulonnais Forbin et Foudroyant sont équipées de turbines Parsons.

L’appareil propulsif dévellope une puissance totale de 31000ch, les turbines entrainant deux lignes d’arbres terminées par des hélices de 3m de diamètre quadripales en laiton haute résistance. Un gouvernail

Les soutes peuvent contenir un total de 378 mètres cubes de mazout. Le volume total de l’eau des chaudières est de 29 mètres cubes

Performances :  vitesse maximale pratique : 30 noeuds distance franchissable (théorique) 3000 miles nautiques à 15 noeuds mais en réalité seulement 2010 miles à 15 noeuds et 2138 miles à 13 noeuds.

Electronique : un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée

Armement

(Origine) : 4 canons de 130mm modèle 1924 en quatre affûts simples sous masque (deux avant et deux arrière) superposés; deux canons de 37mm modèle 1925 (installés à la hauteur du rouf arrière);

quatre mitrailleuses de 8mm Hotchkiss modèle 1914 en deux affûts doubles puis quatre mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en deux affûts doubles;

deux plate-formes triples lance-torpilles de 550mm modèle 1920; deux grenadeurs parallèles installés à l’arrière avec six grenades par grenadeur plus quatre grenades de réserve et deux mortiers Thornycroft de 240mm installés à l’arrière de la tueuge sous le jambage du mât tripode. Chaque mortiers dispose de trois grenades de 100kg.

(Modifications) :  Les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 sont remplacés sur tous les navires (sauf La Railleuse) par quatre canons de 37mm modèle 1941 et deux canons de 25mm modèle 1939-40 en affûts simples.

Les L’Alcyon, Bordelais Basque, Frondeur Forbin, Foudroyant et Fougueux recevant au cours de leur dernier grand carénage  quatre canons de 37mm supplémentaires en remplacement des canons de 25mm, tous ces canons de 37mm étant regroupés en quatre affûts doubles.

Equipage :  A la construction, l’équipage se compose de 142 hommes avec un officier supérieur commandant, six officiers subalternes, un premier maitre mécanicien, cinq ou six maitres, de douze à dix-sept second maîtres, 109 à 115 quartiers-maitres et marins et deux agents de service.

L’effectif du temps de guerre sera porté à 9 officiers et 153 officiers mariniers, quartiers-maitres et marins.

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11-Torpilleurs d’escadre (24)

Le Frondeur

Vue aérienne du torpilleur d'escadre Le Frondeur

Vue aérienne du torpilleur d’escadre Le Frondeur

-Le Frondeur est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) à Caen le 9 novembre 1927 lancé le 20 juin 1929 et  admis au service actif le 30 octobre 1931.

A son admission au service actif Le Frondeur est affecté à la 11ème division de torpilleurs en compagnie de L’Alcyon, du Bordelais et du Fougueux. C’est le dernier des vingt-six torpilleurs d’escadre du programme naval à être admis au service actif.

Le 1er octobre 1934, les 9ème, 7ème et 11 ème DT sont dissoutes et la plupart des torpilleurs affectés au groupe de complément.

Le 5 juillet 1935, la 2ème flottille est créée à Brest avec les 2ème, 4ème et 6ème DT. La 2ème DT perd ses torpilleurs de type Bourrasque qui sont remplacés par les Bordelais Fougueux et Frondeur.

Le 15 août 1936, la composition de la 2ème DT évolue, le Basque remplaçant le Bordelais.
Comme tous les navires de la 2ème flottille, le Frondeur va participer aux opérations liées à la guerre d’Espagne d’abord dans l’Atlantique puis en Méditerranée à partir du 27 mars 1938 alors que le Basque à été remplacé au sein de la division par son sister-ship L’Adroit.

En septembre 1939, Le Frondeur  est toujours intégré à la 2ème DT, division affecté à la 2ème flottille de la 1ère escadre de la Flotte de l’Atlantique.  Dès le 28 août, la 2ème flottille avait été placée sous l’autorité d’Amiral-Ouest. Cette flottille doit assurer les escortes de convois entre la Grande Bretagne et l’Afrique et la sureté générale dans le Golfe de Gascogne, mission qu’elle va mener sans démériter jusqu’à la fin du conflit en décembre 1939.

Le Frondeur commence l’année 1940 par un entrainement de division en compagnie de ses sister-ships Fougueux et L’Adroit du 7 au 31 janvier avant d’enchainer par un entrainement commun entre la 2ème DT et le cuirassé Courbet et ce du 8 au 24 février, les trois  torpilleurs et le cuirassé faisant escale à Saint-Nazaire du 25 au 29 février avant de rentrer à Brest le 1er mars 1940.

Le Frondeur et le Fougueux sortent pour une école à feux du 8 au 18 mars, faisant escale à Avranches du 19 au 22 mars et à Cherbourg du 23 au 27 mars, rentrant le lendemain 28 mars 1940 à Brest. Le Frondeur et le Fougueux participent ensuite aux essais (31 mars au 3 avril) et à la remise en condition (5 au 20 avril) de L’Adroit après ses réparations.

Le Frondeur effectue ensuite un nouvel entrainement de division du 27 avril au 18 mai, le torpilleur faisant escale en compagnie de ses deux compères de la 2ème DT à  La Pallice du 19 au 22 mai puis à Hendaye du 23 au 27 mai avant de rallier Brest le 28 mai 1940.

Le Frondeur effectue une école à feux du 5 au 17 juin, faisant escale à Royan du 18 au 21 juin avant de rallier Brest le lendemain 22 juin. Il est indisponible du 23 juin au 13 juillet, sortant pour essais (14 au 17 juillet) et pour remise en condition (19 juillet au 3 août) en compagnie du L’Adroit, les deux torpilleurs disponibles de la 2ème DT participant dans la foulée aux essais (5 au 8 août) et à la remise en condition (10 au 25 août) du Frondeur.

Le 4 septembre 1940, la 2ème DT quitte Brest pour entrainement, Le Frondeur effectuant avec le Fougueux et L’Adroit une école à feux du 4 au 11 septembre, ralliant ensuite Cherbourg où ils arrivent le 12. La 2ème DT enchaine par un entrainement commun avec la 11ème DT du 17 septembre au 8 octobre, les L’Adroit et les Melpomène effectuent une escale au Havre du 9 au 12 octobre, à Boulogne du 13 au 17 octobre et à Calais du 18 au 21 octobre avant une nouvelle phase d’entrainement du 22 octobre au 8 novembre, les deux divisions se séparant à la hauteur d’Ouessant le 9 novembre, la 2ème DT rentrant à Brest le lendemain.

Du 21 novembre au 12 décembre, les trois torpilleurs de la 2ème DT terminent l’année par un entrainement commun avec les vénérables cuirassés Courbet et Paris.

L’année 1941 commence pour le Frondeur par un entrainement de division, le torpilleur d’escadre sortant avec ses deux compères et manœuvrant du 4 au 21 janvier,  les trois torpilleurs faisant escale à Royan du 22 au 27 janvier avant de rentrer à Brest le lendemain.

Le Frondeur et Le Fougueux sortent pour entrainement du 5 au 15 février, les deux torpilleurs sus-nommés participant ensuite aux essais (21 au 24 février) et à la remise en condition (26 février au 6 mars) du L’Adroit après ses réparations.

Le Frondeur et ses deux compères de la 2ème DT enchainent par un entrainement commun avec les autres divisions de la 2ème flottille de torpilleurs à savoir les 2ème, 4ème et 5ème DT plus le seul Mistral pour la 6ème DT et ce du 20 mars au 5 avril 1941.
A cet entrainement de flottille succède un nouvel entrainement de division du 12 avril au 24 mai, les trois torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 25 mai 1941.

Le Frondeur sort pour école à feux du 2 au 12 juin, rentrant à Brest le lendemain 13 juin. Il participe  ensuite aux essais (17 au 20 juin) et à la remise en condition (22 juin au 7 juillet) avant d’être indisponible du 9 au 30 juillet, le Frondeur sortant pour essais (31 juillet au 3 août) et pour remise en condition (5 au 21 août) en compagnie de ses compères L’Adroit et Fougueux.

Le Frondeur et L’Adroit sortent pour entrainement du 1er au 23 septembre, rentrant le lendemain à Brest. Le Frondeur subit ensuite un grand carénage, étant échoué dans le bassin Tourville du 1er octobre au 4 novembre. Armé pour essais le 22 novembre, il est en essais en compagnie du Fougueux du 23 au 26 novembre puis en remise en condition du 28 novembre au 12 décembre, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 13 décembre 1941.

Le Frondeur et le Fougueux effectuent une école à feux du 19 au 25 décembre, se ravitaillant à Brest le 26 décembre avant de mouiller en baie de Douarnenez le 26 au soir.

Le 28 décembre, les deux torpilleurs de la 2ème DTE y sont rejoints par L’Adroit qui venait de réaliser ses essais à la mer, les trois torpilleurs sortant du 30 décembre 1941 au 8 janvier 1942, faisant escale à Lorient du 9 au 12 janvier avant un nouveau cycle d’entrainement du 13 au 25 janvier, date à laquelle les trois torpilleurs rentrent à Brest et que l’Adroit redevient navire-amiral de la 2ème DTE.

Après un entrainement de division du 1er au 22 février, le Frondeur participe avec ses compères Fougueux et Adroit à un entrainement commun avec les autres torpilleurs de la 2ème FT du 26 février au 31 mars, date du retour de la 2ème FT au quai des flottilles à Brest.

A peine le temps de souffler que le Frondeur est de nouveau sur la brèche, le torpilleur d’escadre participant avec les deux autres navires de la 2ème DT à un entrainement commun avec les trois torpilleurs légers de la 14ème DT du 6 avril au 8 mai, la 2ème DTE rentrant à Brest le lendemain  avant que la 2ème DTE ne sort à nouveau pour entrainement cette fois en compagnie de L’Ouragan  du 15 mai au 20 juin,  les quatre torpilleurs faisant escale à Bordeaux du 21 au 27 juin avant de rallier Brest le lendemain 28 juin 1942.

Le Frondeur sort en compagnie de L’Adroit pour entrainement du 5 au 13 juillet avec école à feux, tirs sur cibles remorqués et lancement de torpilles, rentrant à Brest le 14 juillet 1942.

Le Frondeur participe ensuite aux essais (20 au 23 juillet) et à la remise en condition (25 juillet au 8 août) du Fougueux avant d’être à son tour indisponible du 9 au 30 août. Il sort ensuite pour essais (1er au 4 septembre) et pour remise en condition (6 au 20 septembre) en compagnie de ses compères L’Adroit et Fougueux.

Le Frondeur sort pour entrainement en division en compagnie de L’Adroit et du Fougueux du 1er au 18 octobre quand les trois torpilleurs arrivent à Saint-Nazaire pour quelques jours d’escale.

Le 24 octobre 1942 lors de l’appareillage, le Fougueux entre en collision avec L’Adroit. Si Le Fougueux n’est que légèrement endommagé, le L’Adroit doit entrer en réparations à Lorient jusqu’au 15 décembre 1942 obligeant le Frondeur à devenir navire-amiral de la 2ème DTE par intérim.

Le Frondeur et le Fougueux rentrés à Brest le 1er novembre 1942, sortent à nouveau pour entrainement du 8 novembre au 13 décembre, rentrant le lendemain à Brest après avoir fait escale à Cherbourg et à Saint-Malo.

Le 16 décembre 1942, le Frondeur et le Fougueux quittent Brest pour Lorient où ils arrivent en fin de journée pour participer aux essais (18 au 21 décembre) et à la remise en condition (23 décembre au 7 janvier) du L’Adroit qui à son retour à Brest en compagnie de ses deux compères de la 2ème DTE redevient navire-amiral de la division.

Le Frondeur sort du 15 janvier au 5 mars pour un entrainement de division en compagnie de L’Adroit (Al) et du Fougueux, les trois torpilleurs de la 2ème DTE enchainant par un entrainement commun avec la 5ème DTE du 12 mars au 2 mai puis par un nouvel entrainement de division du 10 mai au 24 juin, rentrant à Brest le lendemain 25 juin 1943.

Le Frondeur sort pour une école à feux du 2 au 12 juillet, faisant escale à Saint-Malo du 13 au 16 juillet, rentrant à Brest le 17, à temps pour participer aux essais (18 au 20 juillet)  et à la remise en condition (22 juillet au 7 août) du L’Adroit.

Il est ensuite indisponible du 9 au 30 août, sortant pour essais du 1er au 4 septembre puis pour remise en condition du 6 au 20 septembre, à chaque fois en compagnie du L’Adroit et du Fougueux, les trois torpilleurs faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Biaritz du 25 au 30 septembre, rentrant  à Brest le 2 octobre à l’aube.

Le Frondeur et ses deux compères de la 2ème DTE effectuent un entrainement commun avec la 14ème DT du 11 octobre au 8 novembre, la 2ème DTE ralliant Brest le 9 novembre.

Le 18 novembre 1943, la 2ème DTE appareille pour une croisière d’instruction de quatre mois entre les ports français de l’Atlantique, de la Manche et de la Méditerranée. Les trois torpilleurs effectuent de nombreux exercices sans oublier des escales comme à Cherbourg du 19 au 22 novembre, au Havre du 23 au 27 novembre, à Boulogne du 28 novembre au 1er décembre, à Dunkerque du 2 au 7 décembre, à Rouen du 9 au 12 décembre, à Saint Malo du 13 au 16 décembre, à Saint-Nazaire du 18 au 21 décembre, à La Pallice du 23 au 26 décembre, à Biaritz du 27 janvier 1943 au 2 janvier 1944.

Les torpilleurs de la 2ème DTE sont ensuite à Casablanca du 5 du 8 janvier, à Oran du 10 au 13 janvier, à Alger du 15 au 18 janvier, à Tunis du 20 au 23 janvier, à Bizerte du 25 au 28 janvier, à Lattaquié du 1er au 4 février, à Beyrouth du 5 au 8 février, à Ajaccio du 11 au 14 février, à Nice du 15 au 18 février, à Marseille du 19 au 22 février, à Port-Vendres du 24 au 27 février, à Casablanca du 1er au 4 mars, à Biaritz du 7 au 11 mars, à Saint-Nazaire du 13 au 17 mars avant de rentrer à Brest le 18 mars 1944 après quatre mois loin de son port d’attache.

Les trois torpilleurs vont subir une période d’entretien étoffé (ou un petit carénage allégé c’est selon) en passant au bassin Tourville.

Le Frondeur est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Brest du 9 au 18 avril pour inspection des œuvres, grattage et peinture de la coque plus les travaux d’entretien courant et les réparations consécutives à l’inspection. Il sort pour essais et remise en condition du 19 au 28 avril, rentrant à Brest le 29 avril à l’aube.

Le Frondeur participe ensuite avec ses compères Fougueux et L’Adroit à un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne du 1er mai au 15 juin, date du retour des trois navires à Brest.

Le Frondeur sort pour entrainement du 22 juin au 2 juillet, rentrant à Brest le lendemain 3 juillet. Il participe ensuite aux essais (8 au 11 juillet) puis à la remise en condition (13 au 28 juillet) du L’Adroit.

Indisponible du 30 juillet au 19 août, le Frondeur sort pour essais du 20 au 23 août puis pour remise en condition du 25 août au 8 septembre, à chaque fois en compagnie de ses compères Fougueux et L’Adroit.

Du 13 au 30 septembre, le Frondeur sort pour entrainement de division en compagnie du Fougueux et du L’Adroit. Le lendemain 1er octobre, le torpilleur d’escadre L’Adroit lui cède le pavillon de navire-amiral de la 2ème DTE avant d’être mis en position de complément.

Alors que le Fougueux est immobilisé pour grand carénage, le Frondeur sort pour école à feux du 9 au 16 octobre, faisant escale à Dieppe du 17 au 21 octobre et à Boulogne du 22 au 27 octobre avant de rentrer à Brest le surlendemain 29 octobre 1944.

Le Frondeur subit alors un grand carénage, étant échoué au bassin Tourville du 6 novembre au 15 décembre pour remise en état et modernisation. Outre une mise à jour de l’électronique embarquée (qui à cette époque devenait rapidement obsolète), le Frondeur voit sa DCA modernisé qui passe de quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 à huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943.

Le Frondeur est armé pour essais le 26 décembre 1944, sortant pour essais du 27 au 30 décembre puis pour remise en condition du 2 au 16 janvier 1945, à chaque fois en compagnie du Fougueux, les deux torpilleurs de la 2ème DTE rentrant à Brest le 21 janvier après une escale à La Pallice du 17 au 20 janvier.

Le 30 janvier 1945, la 2ème DTE quitte Brest pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne. Le Frondeur  et le Fougueux effectuent une école à feux du 30 janvier au 7 février, faisant escale à Royan du 8 au 12 février avant un entrainement au combat antisurface du 13 au 25 février.

Après une escale à Bordeaux du 26 février au 1er mars, la 2ème DTE subit un entrainement à la défense aérienne du 2 au 10 mars, se ravitaillant à Lorient le 11 mars avant un entrainement ASM contre les sous-marins Achille et Persée  du 12 au 20 mars. Après une ultime escale à Concarneau du 21 au 25 mars, les deux torpilleurs effectuent un exercice de synthèse du 26 mars au 6 avril avant de rentrer le lendemain 7 avril à Brest.

Le Frondeur et le Fougueux quittent Brest le 15 avril pour un exercice commun avec la 3ème DEL et l’aviso-hydrographe Beautemps-Beaupré. Après une école à feux du 15 au 22 avril, les sept navires font escale à Lorient du 23 au 27 avril.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 avril au 8 mai 1945, les navires se ravitaillent à Lorient le 9 mai avant d’enchainer par un entrainement à la défense des convois, les aviso-dragueurs protégeant le Beautemps-Beaupré contre les torpilleurs d’escadre et ce du 10 au 17 mai. Après un nouveau ravitaillement à Lorient le 18 mai, les sept navires effectuent un exercice de synthèse du 19 au 26 mai, rentrant à Brest le lendemain 27 mai 1945.

Le Frondeur est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 mai au 18 juin 1945, sortant pour essais du 19 au 22 juin puis pour remise en condition du 24 juin au 7 juillet. Il sort ensuite pour les essais (8 au 11 juillet) et la remise en condition (13 au 27 juillet) du Fougueux, les trois torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 28 juillet 1945.
Le 6 août 1945, le Frondeur et le Fougueux quittent Brest pour le dernier entrainement de la division de la 2ème DTE avant sa dissolution. Après une école à feux du 6 au 15 août, les deux torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 16 août avant un entrainement au combat antisurface du 17 au 25 août et une escale à Saint-Nazaire du 26 au 31 août.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 10 septembre, le Frondeur et le Fougueux font escale à La Pallice du 11 au 15 septembre avant un entrainement ASM contre le sous-marin Le Centaure  du 16 au 24 septembre, les deux torpilleurs rentrant le lendemain 25 septembre 1945 à Brest.

Le 27 septembre 1945, le Fougueux est mis en position de complément ce qui entraine la dissolution de la 2ème DTE. Le Frondeur est affecté au groupement de surveillance dont il devient le navire-amiral, ce groupement comprenant l’aviso colonial Dumont d’Urville et l’aviso de station Bombarde détachés à Dakar, la 3ème DEL ainsi que les aviso de station Pomone et L’Incomprise (stationnés respectivement à Abidjan et à Casablanca).

Le 4 octobre 1945, le Frondeur quitte Brest en compagnie de la 3ème DEL direction Dakar pour un exercice commun avec le Dumont d’Urville et la Bombarde. Les navires brestois font escale à Casablanca du 8 au 11 octobre avant de rallier Dakar le 15 octobre 1945.

Après une école à feux du 15 au 22 octobre, les quatre aviso-dragueurs protègent le Dumont d’Urville qui simule un cargo rapide contre le Frondeur et la Bombarde du 24 au 30 octobre, les différents navires font relâchent à Dakar du 1er au 5 novembre avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 6 au 13 novembre. Le Frondeur et la 3ème DEL quittent Dakar le 17 novembre, se ravitaillent à Casablanca le 22 novembre avant de rentrer à Brest le 27 novembre 1945 à l’aube.

Le Frondeur est en entretien à flot du 28 novembre au 12 décembre 1945, sortant pour essais du 13 au 16 décembre avant un stage de remise en condition du 17 au 31 décembre 1945.

Le 8 janvier 1946, le Frondeur quitte Brest pour une période d’entrainement en solitaire. Il effectue une école à feux du 8 au 18 janvier, faisant escale à Cherbourg du 19 au 24 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 25 janvier au 2 février, un ravitaillement à Lorient le 3 février avant  un entrainement à la défense aérienne à la mer du 4 au 14 février 1946.

Victime d’une avarie mécanique, le Frondeur est indisponible du 17 février au 3 mars, sortant pour essais 4 au 7 mars avant d’entamer sa remise en condition par une courte sortie d’entrainement de base du 9 au 12 mars.

Le 14 mars 1946, il entame une école à feux en tirant sur le Q-19 (ex-torpilleur L’Adroit) et l’ex-Contre torpilleur Jaguar qui avaient auparavant été touchés par les bombes des Bloch MB-175T de l’escadrille 11E (Lanvéoc-Poulmic) et les torpilles des Lioré et Olivier Léo 456 de l’escadrille 7B (Lann-Bihoué).

L’école à feux continue jusqu’au 17 mars 1946 quand le Frondeur arrive à Lorient pour ravitaillement et réparations et ce jusqu’au 27 mars quand il reprend la mer pour quelques essais de routine du 28 au 30 mars.

Après un ravitaillement express à Lorient le 31 mars, le Frondeur effectue un entrainement de défense aérienne à la mer contre les Dewoitine D-520 de l’escadrille 5C (Lanvéoc-Poulmic), contre les Lioré et Olivier Léo 456 de l’escadrille 7B et enfin les hydravions Laté 298 (escadrille 7T) et Bréguet Br790 (escadrille 3R) _stationnés à Lanvéoc-Poulmic_  du 1er au 10 avril, le Frondeur enchainant par une escale à Saint-Nazaire du 11 au 15 avril avant un exercice de combat antisurface du 16 au 24 avril, le torpilleur d’escadre rentrant à Brest le lendemain 25 avril.

Le 7 mai 1946, le Frondeur quitte Brest pour une croisière-école au profit d’officiers de réserve. Il fait escale à Saint-Malo du 8 au 11 mai, à Cherbourg du 12 au 15 mai, à Caen du 17 au 21 mai, au Havre du 22 au 25 mai, à Rouen du 26 au 30 mai, à Boulogne du 31 mai au 3 juin, à Dunkerque du 4 au 7 juin, à Dieppe du 9 au 12 juin, Cherbourg du 14 au 17 juin, Saint-Malo du 18 au 21 juin avant de rentrer à Brest le lendemain 22 juin 1946.

Le Frondeur est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 23 juin au 14 juillet 1946, sortant pour essais du 15 au 18 juillet puis pour remise en condition du 20 juillet au 2 août.

Quand il est à nouveau disponible, le Frondeur est comme le dernier des mohicans puisqu’il est le dernier des vingt-six torpilleurs de type Bourrasque/L’Adroit à être encore en service.

Le 10 août, le Frondeur appareille en compagnie de l’aviso colonial Beautemps-Beaupré pour un entrainement de six semaines. Après une école à feux du 10 au 18 août, les deux navires font escale à Lorient du 19 au 24 août avant un entrainement au combat antisurface du 25 août au 2 septembre et une escale à Saint-Nazaire du 3 au 7 septembre.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 17 septembre, les deux navires rallient Lorient pour ravitaillement et pour préparer un exercice amphibie.

Le Beautemps-Beaupré embarque à Lorient une compagnie de fusiliers marins pour un raid amphibie contre Noirmoutier défendu par une compagnie du 601ème Groupe d’Infanterie de l’Air normalement basé à Reims.

L’aviso escorté par le torpilleur force la passe du port de Noirmoutier et débarque ses fusiliers-marins qui vont s’emparer de l’île après une longue résistance des fantassins de l’air, rapidement débordé par la puissance de feu de l’aviso et du torpilleur.

Après une escale à La Pallice du 19 au 24 septembre, le torpilleur d’escadre et l’aviso rentrent à Brest le 25 septembre 1946. Victime d’une avarie mécanique le 2 octobre 1946, le Frondeur est sommairement réparé puis mis en position de complément le 10 octobre 1946. Il est mouillé en Penfeld.

Le torpilleur d’escadre Le Frondeur est officiellement désarmé le 5 décembre 1946

Il passe au bassin du 6 au 16 décembre 1946 puis est condamné le 18 décembre sous le numéro Q-25. Il est remorqué dès le 22 décembre à Landevennec. Il y est toujours mouillé en septembre 1948.

11-Torpilleurs d’escadre (14)

B-Torpilleurs classe L’Adroit

Avant-propos

Durant la période séparant le premier conflit mondial de la guerre de Pologne (1922-1939), la marine à la chance de bénéficier d’une politique cohérente incarnée notamment jusqu’à sa mort en 1932 par Georges Leygues. Ses successeurs continueront sur cette politique d’armement modérée bien adaptée à nos limites.

Le traité de Washington nous interdisant la construction de cuirassés et notre principal rival, l’Italie étant soumis aux mêmes limitations, l’effort va être porté sur les navires légers, les croiseurs, les contre-torpilleurs et les torpilleurs.

Pour cette dernière catégorie, la construction de douze torpilleurs de 1455 tonnes ou classe Bourrasque avait marqué l’arrivée dans notre marine de torpilleurs enfin comparables aux réalisations étrangères qu’il s’agisse des V&W britanniques ou des flush-decker américains.

La reconstitution des forces légères françaises se poursuit avec la construction de quatorze nouveaux torpilleurs financés pour les six premiers d’entre-eux à la tranche 1924 (L’Adroit L’Alcyon Le Mars Le Fortuné La Palme La Railleuse), les quatre suivants à la tranche 1925 (Brestois Boulonnais Basque Bordelais) et les quatre derniers à la tranche 1926 (Forbin Frondeur Fougueux Foudroyant).

Comme vous pouvez le voir, il n’y aucune homogénéité dans les noms choisis. La première tranche reprend les noms de navires commandés par le célèbre corsaire dunkerquois, Jean Bart alors que la seconde est baptisé du nom d’habitants du territoire métropolitain qu’il s’agisse des habitants de Brest, de Boulogne, de Bordeaux et du pays Basque.

La troisième voit trois de ses navires baptisés avec des adjectifs (Frondeur Fougueux Foudroyant) mais le quatrième porte le nom d’un célèbre marin (Forbin). Cette différence à une explication savoureuse.

A l’origine le torpilleur Forbin devait être baptisé Flamboyant jusqu’à ce qu’un officier qui connaissait bien Toulon précise que la plus célèbre maison de tolérance du port varois portait ce nom…….. .

Sur le plan technique, les Adroit sont plus lourds que les Bourrasque (1500 contre 1455 tonnes). Les différences sont minimes, la DCA étant composé dès le neuvage de canons de 37mm à la place du canon de 75mm. Ils ont les mêmes qualité (bon armement principal, bonne vitesse, bonne tenue à la mer) mais également les mêmes défauts (DCA et rayon d’action insuffisant).

Comme pour les Bourrasque, la construction de ces quatorze nouveaux torpilleurs est attribuée aux chantiers privés en l’occurence les Ateliers et Chantiers de France (L’Adroit), les Anciens Chantiers Dubigeon (La Palme La Railleuse le Brestois), les Chantiers Navals Français de Caen (Le Fortuné Le Mars le Boulonnais et le Frondeur), les Forges et Chantiers de la Gironde (L’Alcyon et le Bordelais), les Ateliers et Chantiers de Seine Maritime sis au Trait (le Basque), les Forges et Chantiers de la Méditerranée sur leur site du Havre (Forbin), les chantiers Dyle & Bacalan à Bordeaux (le Foudroyant) et enfin les Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes (le Fougueux).

L’Adroit

Le torpilleur d'escadre L'Adroit

Le torpilleur d’escadre L’Adroit

-L’Adroit est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 26 mai 1925 lancé le 1er avril 1927, armé pour essais le 30 avril 1927 et  entre en armement définitif le 1er janvier 1929. La clôture d’armement est prononcée le 1er juillet 1929 et le torpilleur L’Adroit est admis au service actif le 16 octobre 1929.

Le 1er avril 1928, la 1ère escadre légère est constituée en Méditerranée avec trois escadrilles de torpilleurs, les 3ème, 5ème et 7ème ET. Le 1er mars 1929, les appellations sont modifiés, le terme Escadrille étant remplacé par celui de Division, le terme de Flottille par celui d’Escadrille et le «Groupe de flottille» par celui de «Flottille».

A son admission au service actif (très tardive en raison d’essais fastidieux liés à des turbines capricieuses), L’Adroit sert de navire-amiral à la 1ère escadrille en remplacement de l’ancien torpilleur allemand Amiral Sénès alors en réparation et ce du 16 octobre 1929 au 24 février 1930 avant de rejoindre la 1ère division de torpilleur.

Le 1er novembre 1930 pour faire face à la pénurie d’effectifs (notamment de cadres), L’Adroit est placée en «Disponibilité Armée» au sein du groupe des torpilleurs de réserve (futur groupe léger), formant une première division avec le Bourrasque, l’Ouragan et L’Orage.

L’Adroit reste dans cette position jusqu’au 1er octobre 1931 quand il rejoint la 2ème escadrille dans l’Atlantique, remplaçant le torpilleur de 900 tonnes Mécanicien Principal Lestin qui est affecté à Bizerte. Il forme une nouvelle 1ère DT avec les torpilleurs Bourrasque, Ouragan et Orage.

Cette division est affectée à partir du 15 octobre 1932 aux forces de région du secteur de Brest. Il est endommagé par le Bourrasque lors d’un appareillage de nuit, les dégâts nécessitant un passage de trois semaines au bassin Tourville.

Le 1er octobre 1934, la 1ère DT est rebaptisé 2ème DT mais quelques semaines plus tard est formée une 4ème DT composée de L’Adroit, du Basque et du Foudroyant.

Le 5 juillet 1935 est créée au sein de l’Escadre de l’Atlantique la 2ème flottille de torpilleurs dont le navire-amiral est le contre-torpilleur Jaguar. Elle se compose de la 2ème DT (Fougueux Bordelais Frondeur), de la 4ème DT (L’Adroit  Basque Foudroyant) et de la 6ème DT (Cyclone Mistral Siroco) plus un groupe de complément composé des torpilleurs Bourrasque Orage Ouragan et L’Alcyon.

Comme le reste de la marine nationale, le premier torpilleur de 1500 tonnes participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne qu’il s’agisse de l’évacuation de ses ressortissants ou le contrôle naval.

Le 23 mars 1938, la 2ème DT composée des torpilleurs Fougueux Frondeur et L’Adroit appareille de Brest pour Oran afin de renforcer la présence française dans le bassin occidental de la Méditerranée alors que la guerre d’Espagne se poursuit.
En septembre 1939, L’Adroit est toujours intégré à la 2ème DT, division affecté à la 2ème flottille de la 1ère escadre de la Flotte de l’Atlantique.  Dès le 28 août, la 2ème flottille avait été placée sous l’autorité d’Amiral-Ouest.

Cette flottille doit assurer les escortes de convois entre la Grande Bretagne et l’Afrique et la sureté générale dans le Golfe de Gascogne. Cette mission va occuper l’Adroit, le Fougueux et le Frondeur jusqu’à la fin de l’année 1939.

L’Adroit commence l’année 1940 par un entrainement de division avec ses sister-ships Fougueux et Frondeur. Quittant Brest le 7 janvier, ils exécutent une école à feux du 7 au 17 janvier, se ravitaillent à Brest le 18 janvier avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 19 au 31 janvier, date de leur retour à Brest.

Le 8 février 1940, la 2ème DT quitte Brest en compagnie du cuirassé Courbet pour un entrainement commun, les quatre navires effectuant tout d’abord une école à feux du 8 au 15 février, le cuirassé continuant à entrainer les futurs canonniers pendant que les torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 16 février.

La 2ème DT va alors affronter le Courbet qui simule un raider cherchant à intercepter un convoi reliant Brest au Verdon (17 au 24 février), la division faisant escale à Saint-Nazaire du 25 au 29 février avant de rentrer à Brest le 1er mars 1940.

L’Adroit est indisponible suite à une avarie mécanique du 3 au 30 mars, reprenant la mer pour essais du 31 mars au 3 avril et pour remise en condition du 5 au 20 avril, à chaque fois en compagnie du Fougueux et du Frondeur.

Les torpilleurs d’escadre L’Adroit Frondeur et Fougueux quittent Brest le 27 avril 1940 pour un entrainement de division. Après une école à feux du 27 avril au 4 mai, les trois torpilleurs font escale à Quiberon du 5 au 8 mai avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 9 au 18 mai, faisant escale à La Pallice du 19 au 22 mai puis à Hendaye du 23 au 27 mai avant de rallier Brest le 28 mai.

L’Adroit est indisponible pour entretien courant et permissions d’été de l’équipage du 1er au 22 juin, sortant pour essais du 24 au 27 juin et pour remise en condition du 29 juin au 13 juillet en compagnie du Fougueux.

Il participe ensuite aux essais (14 au 17 juillet) et à la remise en condition (19 juillet au 3 août) du Frondeur, les deux torpilleurs disponibles de la 2ème DT participant dans la foulée aux essais (5 au 8 août) et à la remise en condition (10 au 25 août) du Frondeur.

Le 4 septembre 1940, la 2ème DT quitte Brest pour entrainement, L’Adroit effectuant avec le Fougueux et le Frondeur une école à feux du 4 au 11 septembre, ralliant ensuite Cherbourg où ils arrivent le 12.

Le 17 septembre, les trois torpilleurs de la 2ème DT reprennent la mer en compagnie des torpilleurs légers de la 11ème DT (La Cordelière L’Incomprise Branlebas) pour un entrainement en commun, les six torpilleurs effectuant une école à feux du 17 au 25 septembre, faisant escale à Dieppe du 26 au 30 septembre avant un entrainement au combat antisurface du 1er au 8 octobre.

Les L’Adroit et les Melpomène effectuent une escale au Havre du 9 au 12 octobre, à Boulogne du 13 au 17 octobre et à Calais du 18 au 21 octobre.

Après une nouvelle école à feux du 22 au 27 octobre et une escale à Cherbourg du 28 au 31 octobre,  les deux divisions effectuent un entrainement au combat antisurface du 1er au 8 novembre, se séparant à la hauteur d’Ouessant le 9 novembre, la 2ème DT rentrant à Brest le 10 novembre 1940.

Le 21 novembre, L’Adroit appareille en compagnie du Frondeur et du Fougueux pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne en compagnie des cuirassés Courbet et Paris.

Après une école à feux commune du 21 au 30 novembre, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 1er décembre avant un entrainement au combat antisurface, les torpilleurs de la 2ème DT affrontant le Courbet et le Paris et ce du 2 au 12 décembre, les cinq navires rentrant à Brest le 13 décembre 1940.

Le 4 janvier 1941, la 2ème DT quitte Brest pour le premier entrainement de division de l’année, les torpilleurs L’Adroit, Frondeur, Fougueux effectuent une école à feux du 4 au 12 janvier, se ravitaillent à Lorient le 13 janvier avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 14 au 21 janvier, faisant escale à Royan du 22 au 27 janvier avant de rentrer à Brest le lendemain 28 janvier 1941.

Victime d’une avarie mécanique, le torpilleur L’Adroit est indisponible du 1er au 20 février, le torpilleur navire-amiral de la 2ème DT sortant pour essais du 21 au 24 février puis pour remise en condition du 26 février au 6 mars, à chaque fois en compagnie de ses compères de la division.

Le 20 mars 1941, la 2ème Flottille de torpilleurs quitte Brest pour un entrainement de grande ampleur réalisé du 20 mars au 4 avril en mer d’Iroise. Au cours de cet exercice, les torpilleurs effectuent un entrainement à l’évolution, des écoles à feux, des lancements simulés et réels de torpilles. Tous les torpilleurs rentrent à Brest le lendemain.

Le 12 avril 1941, les torpilleurs L’Adroit Fougueux et Frondeur quittent Brest pour un nouvel entrainement de division. Après une école à feux du 12 au 20 avril, ils font escale à Lorient du 21 au 25 avril avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 26 avril au 6 mai avant une nouvelle escale à Royan du 7 au 12 mai, les trois torpilleurs effectuant un nouveau cycle d’entrainement du 13 au 24 mai, rentrant à Brest le lendemain.

L’Adroit est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 mai au 16 juin, sortant pour essais du 17 au 20 juin et pour remise en condition du 22 juin au 7 juillet, à chaque fois en compagnie du Frondeur.

L’Adroit participe ensuite aux essais (9 au 12 juillet) et pour remise en condition (14 au 30 juillet)  du Fougueux, les deux torpilleurs d’escadre participant aux essais (31 juillet au 3 août) et à la remise en condition (5 au 21 août) du Frondeur.

L’Adroit et le Frondeur sortent pour entrainement à partir du 1er septembre. Après une école à feux du 1er au 10 septembre, les deux torpilleurs font escale à Lorient du 11 au 15 septembre avant un entrainement au combat antisurface du 16 au 23 septembre, rentrant le lendemain à Brest.

L’Adroit effectue une école à feux en solitaire du 30 septembre au 7 octobre, se ravitaillant à Brest le 8 octobre. Il participe ensuite aux essais (9 au 12 octobre) et à la remise en condition (14 au 30 octobre) du Fougueux qui venait d’achever son grand carénage, les deux torpilleurs font escale à Quiberon du 31 octobre au 3 novembre, rentrant à Brest le lendemain.

Le 4 novembre 1941, L’Adroit transmet son pavillon de navire-amiral de la 2ème DTE au Fougueux puis est échoué le lendemain dans le bassin Tourville pour grand carénage. Ce grand carénage est une remise en état complète et une modernisation.

La coque est grattée, sablée et repeinte; les superstructures remise en état, les chaudières sont retubées, les turbines inspectées et remise en état, les hélices sont changées……. .

Sur le plan de la modernisation, le torpilleur «dunkerquois» reçoit un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée et voit sa DCA modernisée, les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 sont remplacées par quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40, tous en affûts simples.

Remis à flot le 8 décembre 1941, il subit une période de travaux complémentaire à quai jusqu’au 22 décembre quand il est armé pour essais, sortant pour ses essais officiels ainsi du 23 au 27 décembre.

Il se ravitaille le 28 décembre puis reprend la mer le lendemain, retrouvant en baie de Douarnenez ses compères Fougueux et Frondeur, les trois torpilleurs sortant du 30 décembre 1941 au 8 janvier 1942, faisant escale à Lorient du 9 au 12 janvier avant un nouveau cycle d’entrainement du 13 au 25 janvier, date à laquelle les trois torpilleurs rentrent à Brest et que l’Adroit redevient navire-amiral de la 2ème DTE.

La 2ème DTE quitte Brest le 1er février pour entrainement, L’Adroit, le Fougueux et le Frondeur effectuant une école à feux du 1er au 8 février, se ravitaillent à Lorient le 9 février avant un entrainement au combat antisurface du 10 au 21 février, rentrant à Brest le lendemain 22 février 1942.

Le 26 février 1942, le quai des flottilles se dépeuplent singulièrement avec l’appareillage de la 2ème flottille de torpilleurs pour un importante exercice dans l’Atlantique. L’Ouragan, navire hors-rang et navire-amiral de la 2ème FT est le premier à appareiller suivit par les 2ème, 5ème et 6ème DTE au complet.

Ce sont donc au total dix torpilleurs d’escadre (2ème DTE Fougueux Frondeur L’Adroit 5ème DTE Brestois Foudroyant Boulonnais 6ème DTE Cyclone Siroco Mistral plus l’Ouragan) qui vont manoeuvrer ensemble.

Après un exercice de navigation de combat du 26 février au 1er mars, les dix torpilleurs se ravitaillent à Cherbourg le 2 mars avant d’enchainer par une école à feux du 3 au 7 mars, une escale au Havre du 8 au 10 mars, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 11 au 17 mars, une escale à Boulogne du 18 au 20 mars, une exercice de synthèse du 21 au 30 mars, rentrant le lendemain  à Brest.
Le 5 avril 1942, la 2ème DTE quitte Brest direction Lorient où la division arrive en fin de journée pour un entrainement avec la 14ème DT. Après une école à feux commune du 6 au 14 avril, les six torpilleurs font escale à Saint-Nazaire du 15 au 21 avril.

Ils enchainent par un entrainement au combat antisurface du 22 au 30 avril, un ravitaillement à Lorient le 1er mai avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 8 mai, la 2ème DTE rentrant à Brest le lendemain.

Le 15 mai, l’Ouragan sort en compagnie des torpilleurs d’escadre de la 2ème DTE (Fougueux Frondeur L’Adroit) pour un exercice commun, les quatre torpilleurs effectuant une école à feux du 15 au 23 mai, se ravitaillant à Lorient le 24 mai avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 25 mai au 2 juin.

Les quatre torpilleurs d’escadre font escale à La Pallice du 3 au 7 juin avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 20 juin, les quatre torpilleurs après une escale à Bordeaux du 21 au 27 juin  rallient Brest le lendemain 28 juin 1942.

L’Adroit sort en compagnie du Frondeur pour entrainement du 5 au 13 juillet avec école à feux, tirs sur cible et lancement de torpilles, rentrant à Brest le 14 juillet 1942.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 20 juillet au 9 août, sortant pour essais du 10 au 14 août et pour remise en condition du 16 au 30 août à chaque fois en compagnie du Fougueux. Les deux torpilleurs disponibles de la 2ème DTE participent ensuite aux essais (1er au 4 septembre) et à la remise en condition (6 au 20 septembre) du Frondeur.

Le 1er octobre 1942, la 2ème DTE quitte Brest pour un entrainement de division courant dans le Golfe de Gascogne. Après une école à feux du 1er au 8 octobre, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 9 octobre puis effectuent un entrainement au combat antisurface du 10 au 18 octobre, ralliant ensuite Saint-Nazaire le 19 octobre pour quelques jours d’escale.

Le 24 octobre 1942 lors de l’appareillage, le Fougueux entre en collision avec L’Adroit. Si les dégâts sur le Fougueux sont limités, ceux du L’Adroit sont suffisamment sérieux pour que le navire soit pris en remorque par un remorqueur venu de Lorient qui le conduit dans le port morbihanais le 28 octobre 1942.

Il est échoué le 30 octobre 1942 dans la forme de Lanester pour remise en état du quart avant tribord qui avait été sérieusement endommagé par le Fougueux et va rester immobilisé pour réparations jusqu’au 15 décembre obligeant le Frondeur à prendre la tête de la 2ème DTE.

Remis à flot le 15 décembre 1942, le torpilleur d’escadre L’Adroit sort pour essais du 18 au 21 décembre puis pour remise en condition du 23 décembre 1942 au 7 janvier 1943 à chaque fois en compagnie du Fougueux et du Frondeur qui lui remet alors le pavillon de navire-amiral de la division.

Le 15 janvier 1943, la 2ème DTE quitte Brest pour le premier entrainement de division de l’année au large d’Ouessant et dans le Golfe du Gascogne . Après une école à feux du 15 au 22 janvier, les trois torpilleurs d’escadre se ravitaillent à Brest le 23 janvier avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 24 au 31 janvier.

Après une escale à Lorient du 1er au 5 février, les trois torpilleurs effectuent un entrainement ASM du 6 au 10 février avec les sous-marins Achille et Sfax, font escale à La Pallice du 11 au 15 février, s’entrainent à la défense aérienne à la mer du 16 au 23 février puis après un dernier ravitaillement à Lorient le 24 février, effectuent un exercice de synthèse du 25 février au 5 mars, date du retour de la division à Brest.

Le 12 mars, les 2ème et 5ème DTE quittent Brest. Ces deux divisions sont les deux dernières encore active au sein de la 2ème flottille. Après une école à feux commune du 12 au 19 mars, les six torpilleurs d’escadre font escale à Lorient du 20 au 23 mars avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 24 mars au 2 avril, la 2ème DTE affrontant la 5ème DTE avant un autre type d’exercice notamment un où un torpilleur affrontait les cinq autres.
Après une autre escale à Royan du 3 au 7 avril 1943, les 2ème et 5ème DTE subissent un entrainement DAM du 8 au 15 avril puis après une nouvelle escale à La Pallice du 16 au 20 avril effectuent un exercice de synthèse du 21 avril au 2 mai, date du retour des deux divisions à Brest.

Les trois torpilleurs de la 2ème DTE sortent pour un nouvel entrainement de division à partir du 10 mai quand les trois torpilleurs franchissent le goulet qui sépare la haute mer de la rade de Brest.

L’Adroit et ses deux compères de la 2ème DTE effectuent une école à feux du 10 au 17 mai avant de faire escale à Saint Nazaire du 18 au 23 mai puis d’enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 24 mai au 1er juin.

Après une escale à Hendaye du 2 au 7 juin, L’Adroit, le Fougueux et le Frondeur effectuent un entrainement au combat antisurface du 8 au 15 juin puis après un ravitaillement à Lorient le 16 juin, s’entrainent à la lutte ASM contre des sous-marins Pascal et Le Centaure  du 17 au 24 juin. La division rentre à Brest le lendemain 25 juin 1943.

L’Adroit est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 17 juillet, sortant pour essais du 18 au 20 juillet puis pour remise en condition du 22 juillet au 7 août, à chaque fois en compagnie du Frondeur.

Il participe ensuite aux essais (9 au 12 août) et à la remise en condition (14 au 29 août) du Fougueux, les deux torpilleurs d’escadre se ravitaillant à Brest le 31 avant de participer aux essais (1er au 4 septembre) et à la remise en condition (6 au 20 septembre) du Frondeur, les trois torpilleurs faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Biaritz du 25 au 30 septembre, rentrant  à Brest le 2 octobre à l’aube.

Le 9 octobre 1943, les trois torpilleurs d’escadre de la 2ème DTE quittent Brest pour Lorient où ils arrivent en fin de soirée pour un dernier exercice avec la 14ème DT. Cette division composée des torpilleurs légers Bouclier La Melpomène La Flore doit en effet être prochainement dissoute et ses navires devenir des stationnaires outre-mer.

Après une école à feux commune du 11 au 15 octobre 1943, les six torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 16 octobre avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 17 au 24 octobre puis après une escale à Sain- Nazaire du 25 au 30 octobre un entrainement de défense aérienne à la mer du 1er au 8 novembre, les deux divisions se séparant alors et la 2ème DTE ralliant Brest le 9 novembre.

Le 18 novembre 1943, la 2ème DTE appareille pour une croisière d’instruction de plus de trois mois entre les ports français de l’Atlantique, de la Manche et de la Méditerranée. Les trois torpilleurs effectuent de nombreux exercices sans oublier des escales comme à Cherbourg du 19 au 22 novembre, au Havre du 23 au 27 novembre, à Boulogne du 28 novembre au 1er décembre, à Dunkerque du 2 au 7 décembre, à Rouen du 9 au 12 décembre, à Saint-Malo du 13 au 16 décembre, à Saint-Nazaire du 18 au 21 décembre, à La Pallice du 23 au 26 décembre, à Biaritz du 27 janvier 1943 au 2 janvier 1944.

Les torpilleurs de la 2ème DTE sont à Casablanca du 5 du 8 janvier, à Oran du 10 au 13 janvier, à Alger du 15 au 18 janvier, à Tunis du 20 au 23 janvier, à Bizerte du 25 au 28 janvier, à Lattaquié du 1er au 4 février, à Beyrouth du 5 au 8 février, à Ajaccio du 11 au 14 février, à Nice du 15 au 18 février, à Marseille du 19 au 22 février, à Port-Vendres du 24 au 27 février, à Casablanca du 1er au 4 mars, à Biaritz du 7 au 11 mars, à Saint-Nazaire du 13 au 17 mars avant de rentrer à Brest le 18 mars 1944 après quatre mois loin de son port d’attache.

Les trois torpilleurs vont subir une période d’entretien étoffé (ou un petit carénage allégé c’est selon) en passant au bassin Tourville. L’Adroit est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Brest du 19 au 30 mars pour inspection des œuvres vives, grattage et peinture de la coque plus les travaux d’entretien courant. Il sort pour essais et remise en condition du 2 au 12 avril, faisant escale à Saint-Malo du 13 au 18 avril avant de rentrer à Brest le lendemain 19 avril.

Le 1er mai 1944, la 2ème DTE sort pour entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, les trois torpilleurs d’escadre effectuant une école à feux du 1er au 8 mai avant de se ravitailler à Lorient le 9 mai puis d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 10 au 22 mai.

Après une escale à Nantes du 23 au 27 mai, les torpilleurs L’Adroit, le Fougueux et le Frondeur effectuent un entrainement de défense aérienne à la mer du 28 mai au 5 juin, se ravitaillant à Lorient le 6 juin avant un exercice de synthèse du 7 au 15 juin, date du retour des trois navires à Brest.

L’Adroit est indisponible pour entretien et surtout permissions de l’équipage du 16 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet puis pour remise en condition du 13 au 28 juillet en compagnie du Frondeur.

Il participe ensuite aux essais (30 juillet au 2 août) et à la remise en condition (4 au 17 août) du Fougueux, les deux torpilleurs disponibles de la 2ème DTE participant ensuite aux essais (20 au 23 août) et à la remise en condition (25 août au 8 septembre) du Frondeur.

L’Adroit va alors effectuer son dernier entrainement de division avant son désarmement. Il sort avec ses compères Fougueux et Frondeur le 13 septembre, effectuant une école à feux du 13 au 21 septembre puis après un ravitaillement à Lorient le 22 septembre, un entrainement de défense aérienne à la mer du 23 au 30 septembre, date de leur retour à Brest.

Le lendemain 1er octobre 1944, L’Adroit cède son pavillon de navire-amiral au Frondeur puis est mis en position de complément le lendemain 2 octobre. Il est alors amarré au fond de la Penfeld à proximité de cale du Point au jour.

Un temps on envisage de prolonger sa carrière opérationnelle comme conserve permanente du croiseur école Jeanne d’Arc mais son faible rayon d’action fait capoter cette idée. Il passe au bassin Tourville du 15 au 26 décembre 1944.

Le torpilleur d’escadre L’Adroit est officiellement désarmé le 27 décembre 1944 et condamné le 5 janvier 1945 sous le numéro de Q-19.

Mouillé à Landevennec au dépôt naval de l’Atlantique dès le 8 janvier 1945, l’ex-torpilleur est remorqué en mer d’Iroise le 14 mars 1946 et sert de cible de tir à l’aviation navale basée à terre mais  également de son ancien compère le Frondeur encore en service.