Italie (44) Aéronavale (2)

Les avions de l’aéronavale italienne

Hydravion de chasse : tout ça pour ça

Les premiers hydravions sont destinées logiquement à la reconnaissance, à l’observation et au réglage du tir.

Ces appareils sont embarqués à raison de deux à quatre exemplaires à bord des croiseurs légers, des croiseurs lourds et de cuirassés avec une à deux catapulte, un hangar et tout l’équipement nécessaire pour les manœuvres.

Lire la suite

Publicités

17-Aviation navale (65)

Commandement du Levant de l’Aviation Navale (CLAN) (Tripoli du Liban)

-Escadrille 10R : six Loire 130.

-Escadrille 14T : huit Latécoère Laté 298.

-Escadrille 14B : six CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456.

-Escadrille de chasse 10C : douze Grumman G-36A.

Total : six Loire 130, huit Latécoère Laté 298, six CAO-700M, huit Lioré et Olivier Léo 456, douze Grumman G-36A soit un total de quarante appareils (quatorze hydravions et vingt-six avions)

Commandement Antilles-Guyane de l’Aviation Navale (CANGAN)

-Escadrille 7R : : huit Loire 130C dont un détaché à Cayenne et sept basés à Fort de France-Schoelcher

-Escadrille 19T (Fort de France-Schoelcher) : douze Bloch MB-481.

-Escadrille d’Aviation Navale des Antilles (EANA) (Fort de France-Schoelcher) : six Grumman G-36A, quatre CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456.

Total : huit hydravions Loire 130, douze Bloch MB-481, six Grumman G-36A, quatre CAO-700M et  huit Lioré et Olivier Léo 456 soit un total de trente-huit appareils (vingt hydravions et dix-huit avions)

Commandement Pacifique de l’Aviation Navale (CPAN)

-Escadrille 9R (Papeete) : quatre Latécoère Laté 298.

-Escadrille 23C : huit Dewoitine HD-780, escadrille qui constitue la seule composante de chasse de la Polynésie.

-Escadrille 13E (Nouméa-Tantouta ) : douze Consolidated Catalina.

-Escadrille 24E (Nouméa-Tantouta) : huit CAO-700M et de huit Lioré et Olivier Léo-456.

-Escadrille 25C (Nouméa-Tantouta) : douze Dewoitine D-520.

A la déclaration de guerre, les escadrilles 9R et 23C forment une 13ème flottille d’hydravions alors que les escadrilles stationnées en Nouvelle-Calédonie forment une 2ème flottille mixte d’aviation navale.

Total : quatre Latécoère Laté 298, douze Consolidated Catalina, huit Dewoitine HD-780, huit CAO-700M, huit Lioré et Olivier Léo 456 et douze Dewoitine D-520 soit un total de cinquante six appareils (vingt-huit hydravions et de vingt-huit avions)

Commandement Indochine de l’Aviation Navale (CIAN) (Cam-Ranh)

9ème flottille d’aviation navale (porte-avions léger Alienor d’Aquitaine)

-Escadrille 13C : six Dewoitine D-795.

-Escadrille 15C : six Dewoitine D-795.

-Escadrille 17T : six Latécoère Laté 299-5.

-Escadrille 11B : quatre Loire-Nieuport LN-420.

-Section d’Entrainement et de Servitude avec quatre Morane-Saulnier MS-474 et deux Dewoitine D-720M

Total : douze Dewoitine D-795, six Latécoère Laté 299-5, quatre Loire-Nieuport LN-420, quatre MS-474 et deux Dewoitine D-720  soit un total de 28 appareils

11ème flottille d’hydravions

-Escadrille 11R (Cam-Ranh): douze Consolidated PBY-5 Catalina.

-Escadrille d’Hydravions de l’Indochine (EHI (Cam-Ranh) : quatre Dewoitine HD-731. Appareils toujours en service en décembre 1947. Détachés pour emploi à bord du Tourville et du Duguay-Trouin.

-Escadrille 23T : douze Bloch MB-481.

Total : douze Consolidated Catalina, quatre Dewoitine HD-731 et douze Bloch MB-481 soit un total de vingt huit appareils

12ème flottille d’aviation navale

-Escadrille 13R (Cam-Ranh) :douze CAO-700M.

-Escadrille 15B (Cam-Ranh):  douze Bloch MB-175T.

-Escadrille 12C (Cam-Ranh): douze Dewoitine D-520.

-Escadrille 24T (Haïphong) : douze Lioré et Olivier Léo 456.

Total : douze CAO-700M, douze Bloch MB-175T, douze Dewoitine D-520 et douze Lioré et Olivier Léo 456 soit un total de quarante-huit appareils.

Le CIAN dispose le 31-08-1948 de 104 appareils (vingt-huit hydravions et soixante-seize avions)

Commandement AEF de l’Aviation Navale (CAEFAN)

-Escadrille 17E (Diego Suarez) : six Potez CAMS 141.

-Escadrille 18E (Djibouti) :quatre CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456.

-Escadrille 9T (Djibouti) :  six Bloch MB-481.

-Escadrille 13T (Diego-Suarez) : six Bloch MB-481.

-Escadrille 11C (Djibouti) : douze Grumman G-36A.

-Détachement Aviation croiseur léger Primauguet (Diego-Suarez) : deux Dewoitine HD-731.

Total : six Potez CAMS 141, douze Bloch MB-481, quatre CAO-700M, huit Lioré et Olivier Léo 456 deux Dewoitine HD-731 et douze Grumman G-36A soit un total de quarante-quatre appareils (vingt hydravions et vingt-quatre avions)

Au 5 septembre 1948, l’Aviation Navale dispose de 1358 appareils (574 hydravions, 760 avions et 12 autogires)

17-Aviation navale (58)

G-Hydravions de chasse

Loire 210

Loire 210, tentative d'infructueuse d'hydravion de chasse

Loire 210, tentative d’infructueuse d’hydravion de chasse

Le dévellopement de l’hydraviation embarquée suscita l’émergence de l’idée d’un hydravion de chasse destiné à protéger les cuirassés et les croiseurs des hydravions de reconnaissance ennemis.

L’hydravion de chasse semblait par la même occasion être une idée intéressante pour assurer une présence de chasse sur les îles et les atolls du Pacifique.

Ce concept déboucha en France sur le Loire 210, un monoplan à flotteur central à ballonets latéraux  qui effectue son premier vol le 21 mars 1935.

21 exemplaires sont construits et équipent les escadrilles HC1 (Dunkerque Strasbourg) et HC2 (Richelieu et Jean Bart) à partir d’août 1939 mais après la perte de 5 appareils en trois mois en raison de faiblesses structurelles à l’aile, les autres appareils sont retirés du service, le personnel de ces unités formant l’AC-3 basée à Bizerte.

Caractéristiques Techniques du Loire 210

Type : hydravion de chasse monoplace embarqué

Poids à vide 1440kg à pleine charge 2100kg

Dimensions : Envergure 11.79m Longueur : 9.51m  Hauteur : 3.80m

Motorisation : Un moteur en étoile Hispano Suiza 9Vbs de 980ch

Vitesse maximale : 315 km/h plafond 8000m autonomie : 750 km

Armement : quatre mitrailleuses Darne de 7.5mm dans les ailes

Equipage : un pilote

Dewoitine HD-780

Dewoitine HD780

Dewoitine HD780

L’échec du Loire 210 ne découragea pas la marine nationale qui croyait plus que jamais au concept d’hydravion de chasse. En 1938, le Service Technique Aéronautique (STAé) lança le programme A75 pour un hydravion de chasse pouvant être mis en œuvre depuis les croiseurs de bataille classe Dunkerque et les cuirassés de 35000 tonnes (Richelieu, Jean Bart, Clemenceau et Gascogne).

Deux constructeurs répondirent au concours : le Potez-CAMS 170 et le Dewoitine HD780 directement dérivé du D520, le meilleur chasseur français de 1940.

Le Dewoitine HD-780 effectua son premier vol le 15 mai 1940 et restait seul en piste, Potez-CAMS ayant renoncé à achever son prototype.

Le programme fût un temps menacé, le Dewoitine HD-780 ne devant plus être embarqué à bord des cuirassés et des croiseurs de bataille français. La production en série fût cependant décidé pour renforcer les capacités de la marine nationale.

36 appareils sont commandés mais devant la surcharge de son constructeur, cette commande est gelée jusqu’en septembre 1944 quand le constructeur peut lancer la production, les appareils étant livrés à la marine entre janvier et juin 1945.

Ils vont équiper trois escadrilles d’hydravions de chasse :

-L’escadrille 17C basée à Lanvéoc-Poulmic est équipée en janvier 1947 de douze Dewoitine HD-780, appareils toujours en service en septembre 1948.

-L’escadrille 23C basée à Fare-Ute près de Papeete est équipée au printemps 1947 de huit Dewoitine HD-780, cette escadrille étant la seule composante de chasse en Polynésie.

-L’escadrille 24C basée à Aspretto est équipée en juin 1947 de douze Dewoitine HD-780, cette escadrille disposant en septembre 1948 de dix appareils opérationnels, deux appareils étant aux Mureaux pour soit être remis en état ou cannibalisés.

A noter qu’aucun appareil de réserve n’est commandé ce qui en dit long sur l’intérêt du commandement pour l’hydravion de chasse même si Dewoitine travaillait de son côté sur une version hydravion du D-551.

Caractéristiques Techniques du Dewoitine HD-780

Type : Hydravion de chasse monoplace bi-flotteurs

Poids : à vide 1942kg à pleine charge 2380 à 2430kg

Dimensions : Envergure 12m Longueur (totale) 8.75m (flotteurs) 2.70m hauteur : 2.57m

Propulsion : un moteur Hispano Suiza 12Y50 développant 1050ch et entrainant une hélice tripale

Performances : vitesse maximale : 400 km/h au niveau de la mer 442 km/h à 2000m vitesse minimale à l’amerrissage : 103 km/h  Rayon d’action 650km Autonomie 2h10  

Armement : un canon de 20mm HS404 dans le moyeu de l’hélice avec 60 coups et deux mitrailleuses MAC 34 M39 de 7.5mm alimentées par bandes avec un total de 300 coups par mitrailleuse.

17-Aviation Navale (15)

Escadrille 21C

Cette escadrille est créée le 21 juin 1947 sur la base de Lann-Bihoué prêt de Lorient en même temps que la 11ème flottille d’aviation navale (11ème FAN), le groupe aérien du porte-avions léger Henriette de France dont la principale mission est l’appui des croiseurs et des contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère.

Elle est équipée de six Dewoitine D-795 tout comme l’escadrille 19C, l’autre composante de chasse de la 11ème FAN.

Elle suit donc le même historique que l’escadrille 19C même si à la différence de sa consoeur, elle connait des pertes, deux appareils perdus par accident lors d’un entrainement lors du petit carénage de l’Henriette d’Angleterre (10 juin au 5 août 1948). Les appareils sont rapidement remplacés.

Le porte-avions Henriette de France subissant un petit carénage du 10 juin au 5 août, la 19C comme le reste de la 11ème FAN s’entraine depuis la terre avant de retrouver leur plate-forme opérationnelle à partir du 12 août pour remise en condition puis entrainement jusqu’au 4 septembre.

Suite à l’attaque allemande sur la Norvège et le Danemark, les alliés décident de riposter, voulant à tout prix éviter une Norvège sous la botte allemande.

L’Henriette de France reçoit pour mission de couvrir le convoi transformant le corps expéditionnaire franco-polonais à Rosyth pour rejoindre les troupes anglaises prévues pour cette riposte terrestre.

L’escadrille 21C va assurer la protection aérienne du convoi en mer du Nord, la traversée de la Manche voyant la coopération de l’armée de l’air.

Escadrille 22C

Cette escadrille est l’une des trois escadrilles de chasse de la 10ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions lourd Commandant Teste.

Cette escadrille est comme ses deux consoeurs équipée de neuf Bloch MB-159M, la version navalisée du MB-159, le meilleur chasseur français en service en septembre 1948.

Cette escadrille à perdu deux avions au cours de différents exercices. Ces appareils sont promptements remplacés par des appareils neufs et le 5 septembre 1948, l’escadrille est de nouveau en pleine possessions de ses moyens, participant à la permanence aérienne au dessus du groupe de combat formé par le Commandant Teste, par le Bretagne et les torpilleurs d’escadre  L’Eveillé L’Alerte Spahi Hussard.

Escadrille 23C

Cette escadrille est une unité d’hydravions de chasse équipée de huit Dewoitine HD-780 déployée à Fare-Uté prêt de Papeete pour assurer la protection aérienne de la Polynésie même si la menace est faible. C’est plus une question de souveraineté qu’une réelle menace. Les huit hydravions sont toujours en service le 5 septembre 1948.

Escadrille 24C

Le 7 juin 1947 est activée à l’hydrobase des Mureaux l’escadrille 24C destinée à protéger Ajaccio des bombardements allemands. Cette escadrille est déployée en Corse à l’automne 1947 et va effectuer à partir du 5 septembre 1948 des patrouilles avec les dix appareils survivants, deux appareils accidentés ayant été renvoyés aux Mureaux pour soit être remis en état ou être réformés et cannibalisés pour les autres appareils encore en service.

Escadrille 25C

Le 17 juin 1947, le cargo Anadyr des Messageries Maritimes arrive à Nouméa et décharge douze Dewoitine D-520 en caisse.

Les appareils encore en caisse sont transportés sur la base aéronavale de Tantouta, remontés et déclarés bon pour le service le 27 juin 1947 jour où est activée cette escadrille chargée de la protection de la Nouvelle Calédonie. Elle dispose toujours de douze appareils le 5 septembre 1948.

17-Aviation Navale (7)

Janvier à décembre 1947

Dewoitine HD-780

Dewoitine HD-780

-Création en janvier 1947 à Lanvéoc-Poulmic de l’escadrille 17C équipée de douze hydravions de chasse Dewoitine HD-780, version à flotteur du D-520. Cette escadrille appartient à la 3ème flottille d’hydravions.

-Création en juin 1947 à Lann-Bihoué de la 11ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien destiné à être embarqué sur le porte-avions léger Henriette de France qui doit couvrir et appuyer les croiseurs de la 3ème Escadre Légère. Il est composé des escadrilles suivantes :

-Escadrilles 19C et 21C équipées chacune de six Dewoitine D-795 soit douze chasseurs

Escadrille 21T équipée de six avions torpilleurs Latécoère Laté 299-5

Escadrille 13B équipée de quatre bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN-420

-Section d’Entrainement et de Servitude : quatre NA-57 et deux Dewoitine D-720M

Total : douze Dewoitine D-795, six Latécoère Laté 299-5, quatre Loire-Nieuport LN-420, quatre NA-57 et deux Dewoitine D-720M soit un total de 28 appareils

-Création en septembre 1947 à Dakar de la 1ère flottille mixte d’aviation navale qui regroupe à la fois des avions et des hydravions répartis entre les escadrilles suivantes :

-Escadrille 5R  : huit Loire 130

Bloch MB-481

Bloch MB-481

Les escadrilles suivantes sont créées dans la foulée ou peu avant la 1ère FMAN :

-Escadrille 22T équipée de douze hydravions-torpilleurs Bloch MB-481

-Escadrille 20C équipée de douze chasseurs Dewoitine D-551

-Escadrille 19E équipée de six CAO-700M et de huit Lioré et Olivier Léo 456.

-Section de servitude avec quatre NA-57, deux Loire 130 et deux Dewoitine D-720M

Total : huit Loire 130, douze Bloch MB-481, douze Dewoitine D-551, de six CAO-700M, de huit Lioré et Olivier Léo 456, de quatre NA-57, deux Loire 130 et deux Dewoitine D-720M soit vingt-deux hydravions et trente-deux avions

-Création en septembre 1947 de la 12ème flottille d’hydravions qui regroupe les hydravions basés à Aspretto prêt d’Ajaccio. Outre l’escadrille 6T existante avec douze Latécoère Laté 298, deux nouvelles escadrilles sont créées : l’escadrille 23E créée en mars 1947 équipée de douze Bréguet Br790 et l’escadrille 24C créée en juin 1947 avec douze Dewoitine HD-780.

Bréguet Br790

Bréguet Br790

-Création en mars 1947 de l’escadrille 23C qui équipée de huit Dewoitine HD-780 constitue la seule composante de chasse de la Polynésie

-Création en juin 1947 à Nouméa-Tantouta de l’escadrille 24E (huit CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456) et de l’escadrille 25C équipée de douze Dewoitine D-520 de chasse

-Création en mars 1947 de l’escadrille 23T équipée de huit hydravions-torpilleurs Bloch MB-481, escadrille basée à Cam-Ranh

-Création en avril 1947 de l’escadrille 24T basée à Haïphong et équipée de douze Lioré et Olivier Léo 456

Au 31 décembre 1947, l’Aviation Navale dispose de 1345 appareils (571 hydravions 12 autogires et 762 avions) soit une augmentation de 172 appareils