Grande Bretagne (73) Ordre de bataille et programme de guerre (2)

Mediterranean Fleet

Longtemps la Flotte de la Méditerranée à été le commandement le plus prestigieux de la Royal Navy avant que la Home Fleet ne la supplante même si le commandant de la Mediterranean Fleet pouvait raisonnablement espérer devenir commandant de la marine britannique ou occuper un poste important à ces côtés.

En septembre 1948, la flotte britannique déployée dans la Mare Nostrum est puissante avec notamment six cuirassés et trois porte-avions.

Cette flotte qui s’appuie sur les bases de Malte et d’Alexandrie doit participer à la défense de ce cordon ombilical vital pour les liaisons entre l’Europe et l’Extrême-Orient, le Canal de Suez économisant un temps précieux aux navires par rapport au Cap de Bon Espérance.

En compagnie de la Flotte de la Méditerranée française, elle doit neutraliser la Regia Marina et participer à la conquête de la Libye, des dépendances insulaires italiennes et de la péninsule italique.

1st Battle Squadron (1ère Escadre de Bataille) (QG HMNB Alexandria)

Comme pour la Home Fleet, l’Escadre de Bataille de la Mediterranean Fleet est regroupée dans une seule base, la base navale flambant neuve implantée à l’ouest d’Alexandrie. Seule exception, le porte-avions HMS Ark Royal stationné à Malte

Elle se compose de trois divisions de cuirassés :

Le HMS Nelson

Le HMS Nelson

-6th Battleship Division cuirassés classe Nelson, les HMS Nelson et Rodney

-7th Battleship Division cuirassés classe King George V HMS Prince of Wales et Duke of York

Le HMS Duke of York en Méditerranée

Le HMS Duke of York en Méditerranée

-8th Battleship Division cuirassés classe Queen Elizabeth HMS Barham et Valiant

-Porte-avions HMS Indomitable (classe Illustrious) stationné à Alexandrie

-Porte-avions HMS Furious (classe Malta) stationné à Alexandrie

HMS Ark Royal en 1939

HMS Ark Royal en 1939

-Porte-avions HMS Ark Royal (classe Ark Royal) stationné à Malte

Mediterranean Light Squadron-Egypt

Le MLS-E regroupe tous les croiseurs stationnés à Alexandrie. La mission de ces croiseurs est d’attaquer les lignes de communication italiennes entre l’Italie, le Dodécannèse et l’Afrique du Nord.

-1st Cruiser Squadron : croiseurs lourds classe Admiral HMS Hawke Raleigh Drake

Le HMS Uganda, classe Crown Colony

Le HMS Uganda, classe Crown Colony

-13th Cruiser Squadron : croiseurs légers clase Crown Colony HMS Newfoundland et Uganda

-Le HMSSpartan sert de navire-amiral pour le Destroyer Commander Egypt
-Les croiseurs légers antiaériens classe Dido HMS Hermione et Dido assurent la protection des porte-avions HMS Indomitable et HMS Furious.

Destroyer Commander Egypt

Sous cette autorité se trouvent les destroyers déployés à Alexandrie principalement chargés de l’escorte des cuirassés et des porte-avions :

HMS Glowworm

HMS Glowworm

-1st Destroyer Flottilla : six destroyers type G, les HMS Glowworm Greyhound Grafton Grenade Griffin et Grenville

-3rd Destroyer Flottilla : neuf destroyers type I, les HMS Icarus Imogen Isis Inglefield Imperial Ilex Intrepid Ivanhoe Impulsive

-21th Destroyer Flottilla : huit destroyers type D, les HMS Duncan Dainty Daring Decoy Defender Deligh Diamond Diana

Submarine Commander Egypt

Ce commandement regroupe les sous-marins stationnés à Alexandrie et destinés à opérer dans le bassi oriental de la Méditerranée voir en Adriatique.

Le HMS United

Le HMS United

Il ne dispose que d’une flottille en temps normal en l’occurence la 6th Submarine Flottilla et ses Sous-marins type U HMS Umbra Unbending Unbroken Unison United Unrivalled Unruffied mais tous les sous-marins déployés pour une longue durée dans le bassin oriental de la Méditerranée dependront du Submarine Commander Egypt

Mediterranean Light Squadron-Malta (MLS-M)

Sous ce commandement sont regroupés les croiseurs stationnés sur l’île-forteresse

Le croiseur léger HMS Arethusa avec sur catapulte un Fairey IIIF

Le croiseur léger HMS Arethusa avec sur catapulte un Fairey IIIF

-Croiseurs légers classe Arethusa HMS Arethusa Galatea Aurora Penelope formant le 3rd Cruiser Squadron (3rd CS)

-Croiseur léger antiaérien classe Dido HMS Royalist théoriquement Destroyer Commander Malta

-Croiseur léger antiaérien classe Dido HMS Bonaventure chargé de la protection antiaérienne rapprochée du HMS Ark Royal.

Destroyer Commander Malta

-Destroyers type G HMS Gallant & Garland chargés de l’escorte du porte-avions Ark Royal

-Six destroyers légers type Hunt (HMS Dulverton Eridge Airedale Albrighton Aldenham Belvoir) formant la 17th Destroyer Flottilla

Submarine Commander

-4th Submarine Flottilla avec huit sous-marins type U, les HMS Unique Upholder Upright Urchin Urgin Usk Ulmost et Upron

-9th Submarine Flottilla avec huit sous-marins type S, les HMS Salmon Sealion Sterlet Sunfish Satyr Sceptre Sea Dog et Sea Nymph

-Sous-marin mouilleur de mines HMS Porpoise (classe Grampus)

Coastal Group

Malta Coastal Group

-Sloops HMS Shearwater Guillenot Pintail classe Kingfisher

HMS Hythe

HMS Hythe

-Dragueurs de mines classe Bangor HMS Hythe Ifracombe Llanduno Lyme Regis Middlesbrough New Haven Padstow Pohucan formant la 6th Minesweeping Flottilla

-Deux flottilles de vedettes lance-torpilles, les 2nd (MTB-2 4 6 8 10 12 14 16) et 4th MTB (MTB-18 20 22 24 26 28 30 32) Flottilla

-Deux canonnières, deux patrouileurs ASM et une vedette de sauvetage

Egypt Coastal Group

-Dragueurs de mines classe Halcyon HMS Hazard Leda Sharpshooter Brittonait Scoot Speedy et Sphinx formant la 3rd Minesweeping Flottilla

-Sloop classe Grimsby, le HMS Aberdeen ancien navire-amiral de la Mediterranean Fleet chargé désormais de la défense du port d’Alexandrie et de la base navale

-Deux canonnières, une vedette émettrice de fumée, quatre vedettes anti-sous-marines, deux dragueurs de mines légers, quatre Harbor Defence Motor Launch (HDML)

Support Commander

Un unique Support Commander existe au sein de la Mediterranean Fleet. Il est installé à Alexandrie et regroupe tous les navires de soutien y compris ceux stationnés à Malte.

Pour des raisons pratiques et pour compenser les problèmes de communication en temps de guerre, il est prévu que l’adjoint du Support Commander s’installe à Malte pour gérer au plus près les navires de soutien déployés sur l’île-forteresse.

En septembre 1948, les navires de soutien suivants sont stationnés à Malte :

-Pétroliers RFA Olwen & Olynthus (type Ol), RFA War Bahadur (type War) RFA Denbydale (type Dale) et RFA Red Ranger (type Ranger)

-Citerne à eau RFA Freshfjord (classe Fresh)

-Cargo rapide RFA Fort Sandusky (classe Fort)

-Navire-atelier HMS Resource (qui doit rejoindre Freetown dès le début du conflit)

-Bâtiment-base de sous-marin HMS Medusa (9th Submarine Flottilla)

-Ravitailleur de sous-marin HMS Rosario (4th Submarine Flottilla)

-Bâtiment-base de vedettes lance-torpilles HMS Vulcan

Tandis que du côté d’Alexandrie, on trouve les navires de soutien suivants :

-Pétrolier RFA Pearleaf classe Trinol, RFA Olcades classe Ol, RFA War Sirdar et Patham classe War, RFA Blythswood classe Dale, RFA White Ranger classe Ranger

-Citerne à eau RFA Freshmere et Freshlake classe Fresh

-Transport de produits pétroliers RFA Petrobus

-Cargo rapide RFA Duquesne

-Poseur de filets HMS Protector

-Bâtiment-base de sous-marins HMS Maidstone

-Mouilleur de mines HMS Welshman

Fleet Air Arm Mediterranean Command (FAA-MC)

2nd Carrier Air Group (2nd CAG)

Ce groupe aérien stationné à Malte est celui embarqué sur le HMS Ark Royal, un véritable prototype des porte-avions blindés type Illustrious/Indefatigable. Il se compose des squadron suivants :

-Squadron 848 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 849 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 850 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 851 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 852 : quatre Blackburn Buccaneer

-Squadron 853 : six Douglas Dauntless Mk I
Soit un total de quarante-deux appareils.

4th Carrier Air Group (4th CAG)

Ce groupe aérien stationné à Alexandrie quand il n’est pas embarqué est rattaché au porte-avions HMS Indomitable, un porte-avions de classe Illustrious, le seul qui n’est pas déployé au sein de la Home Fleet.

-Squadron 854 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 855 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 856 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 857 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 858 : squadron fantôme destiné à prendre sous son aile des avions de reconnaissance venant en renfort

-Squadron 859 : six Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 861 : six Douglas Dauntless Mk I

6th Carrier Air Group (6th CAG)

Ce troisième groupe aérien de la Mediterranean Fleet est embarqué sur le HMS Furious ou basé à Alexandrie quand le porte-avions est stationné dans sa base égyptienne.

-Squadron 860 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 862 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 863 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 864 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 865 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 866 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 867 : huit Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 868 : huit Blackburn Buccaneer

-Squadron 869 : huit Douglas Dauntless Mk I

2nd Seaplane Group (Malta Seaplane Group)

Ce Deuxième Groupe d’hydravions appelé également squadron 708 regroupe les hydravions des croiseurs légers stationnés à Malte en l’occurence trois des quatre croiseurs légers de classe Arethusa (l’Aurora ne disposa jamais de catapulte) soit six hydravions Supermarine Walrus.

4th Seaplane Group (Alexandria Seaplane Group)

Ce quatrième groupe d’hydravions regroupe les hydravions des cuirassés et des croiseurs déployés depuis Alexandrie.

Le squadron 709 regroupe les six hydravions destinés aux deux cuirassés de classe Queen Elisabeth (Barham Valiant), le squadron 710 regroupe les huit hydravions destinés aux deux cuirassés de classe King George V (Prince of Wales Duke of York)

Le squadron 711 regroupe les hydravions des croiseurs lourds (six appareils) et le squadron 712 regroupe les hydravions des croiseurs légers (quatre appareils).

Unités de servitude

-Squadron 902 : unité de servitude équipée d’avions de liaison et de transport stationnée à Malte avec quatre Lockheed Hudson de liaison, quatre Douglas DC-3 et quatre SNCAO SO-30P de transport

-Squadron 904 : unité de servitude équipée d’hydravions de transport et d’EVASAN stationnée à Alexandrie avec huit Supermarine Stranaer ex-RAF

-Squadron 906 : unité de servitude équipée d’avions de liaison et de transport stationnée à Alexandrie équipée de quatre Lockheed Hudson de liaison, deux Vickers VC.1 Viking et six Vickers Valetta

-Squadron 908 : unité de servitude équipée d’hydravions de servitude stationnée à Malte avec huit Supermarine Stranaer ex-RAF

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Grande Bretagne (69) Bases navales (2)

Bases de la Mediterranean Fleet

His Majesty Naval Base Malta (HMNB Malta)

La Valette aujourd'hui

La Valette aujourd’hui

La position stratégique de l’île de Malte n’à échappé à personne. Contrôler cet archipel composé de huit îles mais quatre seulement habitées c’était la clé pour contrôler la Méditerranée ou du moins gêner le transit à travers cette mer fermée, cœur du monde jusqu’à la découverte par l’Europe du continent américain.

L’île est successivement phénicienne, carthaginoise, romaine pendant sept siècles (-218 a.C à 395 p.C), vandale, ostrogothes, byzantine, arabe, normande avant de passer de 1529 à 1798 sous souveraineté de l’Ordre de Saint Jean de Jerusalem qui résiste victorieusement aux turcs en 1565.

Occupée par la France en 1798 sur le chemin de l’expédition d’Egypte, l’île passe en 1800 sous domination anglaise, l’île était une colonie et l’était toujours en septembre 1948. A noter qu’en 1802 le traité d’Amiens avait imposé le retour des hospitaliers mais Londres refusa et annexa officiellement l’île en 1816.

Les britanniques vont rester à Malte jusqu’à l’indépendance de l’île accordée seulement en 1968, l’île restant membre du Commonwealth avec la reine Elisabeth II comme chef d’état.

Ce n’est qu’en 1980 que suite à un référendum que Malte devient une république et quitte le Commonwealth of Nations.

Dès leur arrivée au 19ème siècle, les britanniques se préoccupent de faire de l’île une base inexpugnable pour contrôler la Méditerranée.

Avec le détroit de Gibraltar à l’ouest et le canal de Suez à l’est, Malte est l’un des pivots de la politique méditerranéenne de Londres.

Avec l’apparition de l’avion et l’unité italienne, certains s’interrogent sur la possibilité de tenir à Malte sous la menace des bombardiers italiens (voir allemands), d’une puissante flotte de surface stationnée à Tarente.

Dans les années trente, Alexandrie devient la base principale de la Mediterranean Fleet mais Malte continue d’accueillir des unités majeures et si elle ne dispose pas de cuirassés, elle dispose d’un porte-avions.
Pour ce qui est des installations, l’île forteresse dispose de trois formes de radoub, une de 250m, une de 180m et une de 150m, le tout associé à des ateliers de réparation et de fabrication. Des dépôts de ravitaillement sont également présents. En 1947, un dock flottant couvert de 120m arrive pour s’occuper plus spécifiquement des sous-marins.

Les défenses sont modernisées. La DCA est nettement renforcée (au point que les aviateurs italiens surnommeront Malte l’île infernale) et les défenses côtières reçoivent de nouveaux canons qui feront plus que leur office lors de l’opération Merkur montrant l’utilité de défenses côtières intelligemment pensées.

Si les six canons de 15 pouces (381mm provenant des cuirassés type R) installés au nord et au sud de La Valette sont chargées de la défense lointaine, les canons de 6 pouces (152mm) et de 4.7 pouces (120mm) sont chargés de la défense contre un débarquement amphibie ou une descente comme on disait jadis.

En septembre 1948, les navires suivants sont stationnés à Malte

-Porte-avions HMS Ark Royal avec le 2nd Carrier Air Group (2nd CAG)

-Croiseurs légers classe Arethusa HMS Arethusa Galatea Aurora Penelope formant le 3rd Cruiser Squadron (3rd CS)

-Croiseur léger antiaérien classe Dido HMS Royalist théoriquement Destroyer Commander Malta

-Croiseur léger antiaérien classe Dido HMS Bonaventure chargé de la protection antiaérienne rapprochée du HMS Ark Royal.

-Destroyers type G HMS Gallant & Garland chargés de l’escorte du porte-avions Ark Royal

-Six destroyers légers type Hunt (HMS Dulverton Eridge Airedale Albrighton Aldenham Belvoir) formant la 17th Destroyer Flottilla

-4th Submarine Flottilla avec huit sous-marins type U, les HMS Unique Upholder Upright Urchin Urgin Usk Ulmost et Upron

-9th Submarine Flottilla avec huit sous-marins type S, les HMS Salmon Sealion Sterlet Sunfish Satyr Sceptre Sea Dog et Sea Nymph

-Sous-marin mouilleur de mines HMS Porpoise (classe Grampus)

-Sloops HMS Shearwater Guillenot Pintail classe Kingfisher

-Dragueurs de mines classe Bangor HMS Hythe Ifracombe Llanduno Lyme Regis Middlesbrough New Haven Padstow Pohucan formant la 6th Minesweeping Flottilla

-Deux flottilles de vedettes lance-torpilles, les 2nd (MTB-2 4 6 8 10 12 14 16) et 4th MTB (MTB-18 20 22 24 26 28 30 32)

-Deux canonnières, deux patrouileurs ASM et une vedette de sauvetage

-Pétroliers RFA Olwen & Olynthus (type Ol), RFA War Bahadur (type War) RFA Denbydale (type Dale) et RFA Red Ranger (type Ranger)

-Citerne à eau RFA Freshfjord (classe Fresh)

-Cargo rapide RFA Fort Sandusky (classe Fort)

-Navire-atelier HMS Resource (qui doit rejoindre Freetown dès le début du conflit)

-Bâtiment-base de sous-marin HMS Medusa (9th Submarine Flottilla)

-Ravitailleur de sous-marin HMS Rosario (4th Submarine Flottilla)

-Bâtiment-base de vedettes lance-torpilles HMS Vulcan

His Majesty Naval Base Alexandria (HMNB Alexandria)

Le réseau des bases navales britanniques est ancien et relativement bien équipé. Néanmoins la Méditerranée comme on l’à vu manque d’une base parfaitement outillée capable de réparer un navire sans avoir besoin de revenir en Métropole.

Ce manque est identifié mais les budgets manquent pour un investissement de cette ampleur et si la guerre s’était poursuivie après décembre 1939, la Mediterranean Fleet n’aurait eu d’autres choix que de s’appuyer sur la France et ses arsenaux de Bizerte et de Toulon à condition qu’ils soient accessibles.

La guerre de Pologne terminée, la Royal Navy est bien décidée à obtenir les crédits nécessaires pour doter la Flotte de la Méditerranée d’une base digne de ce nom.

Il faut d’abord trouver un site qui soit facilement aménageable, un site qui ne soit pas trop vulnérable à une action ennemi et un site pouvant accueillir les navires stationnés à Alexandrie mais également des renforts pour une action précise.

Chypre colonie anglaise pourrait être un site intéressant mais il est jugé trop proche de la Turquie dont on ignore les desseins et trop excentré pour opérer contre la marine italienne.

Haïfa en Palestine mandataire est aussi étudié mais l’insécurité du mandat SDN et l’incertitude sur le sort futur du territoire (confédération avec la Transjordanie, colonie britannique, indépendance) refroidit les ardeurs des britanniques.

Finalement, la base va être construit à l’ouest d’Alexandrie, la décision étant prise en 1942.

Les plans sont officiellement 100% britanniques mais il semble que les français aient transmis quelques informations sur leurs bases de Mers-El-Kébir et de Cam-Ranh notamment sur la construction des digues.

Le site est en effet totalement artificiel, trois digues sont construites dessinant un plan d’eau de 7,5km² quasiment aussi grand que celui de Portland (9km²), digues encadrant trois passages, Nord, Centre et Sud, passages fermés par des filets, des blockhaus à mitrailleuses défendant l’accès au site comme le découvriront douloureusement la Decima MAS lors de leur troisième attaque contre Alexandrie.

Etant partis d’une feuille vierge, d’un terrain sans constructions ni aménagements préalables, les ingénieurs ont pu dessiner une base parfaitement fonctionnelle ce que lui reprochèrent certains officiers qui la trouvaient sans âme ce à quoi son auteur répondit que c’était les hommes qui faisaient l’âme d’un lieu non les pierres.

D’ouest en est, on trouvait successivement les installations suivantes :

-L’Arsenal ou Repair Ship Installation avec une forme de 300m, une forme de 250m, deux de 150m et un slipway de 120m, associé à de nombreux moyens de levage et de manutention, des dépôts de pièces détachés, des fonderies, des ateliers de réparation d’armes, des ateliers électricité, des ateliers de radiocommunication.

-Les dépôts de munitions, de pièces détachées, de vivres et de carburant. C’est là que s’amarrent les navires de soutien mais également des navires faisant des escales de quelques heures avant de repartir.

-Ensuite se succèdent une Submarine Base, une Cruiser-Destroyer Base et enfin une Battleship Base où est stationné le Corps de Bataille.

-Les navires en escale s’amarrent au Quai d’Honneur installé devant Governor House, la maison où s’installe le commandant en chef de la Mediterranean Fleet en temps de paix, la guerre le voyant soit sur son navire-amiral (en l’occurence le HMS Duke of York) ou dans une base souterraine à terre.

Les défenses côtières ne sont pas oubliées, deux forts sont construits, l’un à l’est et l’autre à l’ouest, des forts identiques avec quatre canons de six pouces (152mm) sous masque associés à huit canons de 4 pouces (102mm) dual. La défense contre l’infanterie n’est pas oublié avec des créneaux FM et des mortiers de 3 pouces (76.2mm) tout comme la défense antiaérienne composée de huit canons de 20mm Oerlikon.

Côté terre, des blockhaus sont construits en août 1948, blockhaus armés de fusils-mitrailleurs, de mitrailleuses, de mortiers et de canons antichars.

La base est considérée comme opérationnelle le 21 octobre 1947 même si dès 1945 les navires britanniques viennent y faire escale. Le chantier générait une intense poussière associé au sable du désert fit que les navires étant souvent recouvert d’une couche de poussière au point que le port fût surnommé Dust Harbor, Port-Poussière.

Moins d’un an plus tard, la guerre éclate et la base navale d’Alexandrie va devoir faire ses preuves, les navires suivants y étant stationnés :

-Le corps de bataille de la Mediterranean Fleet est entièrement rassemblé à Alexandrie à la fois parce qu’à l’ouest de Malte la flotte française dispose de nombreux cuirassés (dix unités dont huit modernes et deux refondues) et que la présence d’un cuirassé à Malte est jugé non pertinente car l’île vulnérable aux bombardements aériens. Les cuirassés suivants sont basés à Alexandrie :

-Cuirassés classe Nelson HMS Nelson et Rodney

-Cuirassés classe King George V HMS Duke of York et Prince of Wales

-Cuirassés classe Queen Elisabeth HMS Barham et Valiant

-Pour couvrir ses cuirassés, la Mediterranean Fleet dispose de deux porte-avions, un porte-avions médian et un porte-avions lourd, le premier étant le HMS Indomitable de classe Illustrious et le second le HMS Furious, le quatrième porte-avions de classe Malta.

-Les croiseurs ne sont pas oubliés, ces navires devant être le fer de lance de l’assaut britannique sur les lignes de communication italiens entre la péninsule italique et l’actuelle Libye sans oublier les liaisons avec le Dodécannèse.

-1st Cruiser Squadron : croiseurs lourds classe Admiral, les HMS Hawke Raleigh Drake

-13th Cruiser Squadron : croiseurs légers classe Crown Colony HMS Newfoundland et Uganda

-Le croiseur léger antiaérien classe Dido HMS Spartan sert de navire-amiral pour le Destroyer Commander Egypt

-Les croiseurs légers antiaériens classe Dido HMS Hermione et Phoebe assurent la protection des deux porte-avions alexandrins.

-Pour protéger les six cuirassés et les deux porte-avions, il faut des destroyers. Plusieurs flottilles sont déployées à Alexandrie pour cette mission.

-1st Destroyer Flottilla : six destroyers type G, les HMS Glowworm Greyhound Grafton Grenade Griffin et Grenville

-3rd Destroyer Flottilla : neuf destroyers type I, les HMS Icarus Imogen Isis Inglefield Imperial Ilex Intrepid Ivanhoe Impulsive

-21th Destroyer Flottilla : huit destroyers type D, les HMS Duncan Dainty Daring Decoy Defender Deligh Diamond Diana

-Sous-marins type U HMS Umbra Unbending Unbroken Unison United Unrivalled Unruffied formant la 6th Submarine Flottilla

-Dragueurs de mines classe Halcyon HMS Hazard Leda Sharpshooter Brittonait Scoot Speedy et Sphinx formant la 3rd Minesweeping Flottilla

-Sloop classe Grimsby, le HMS Aberdeen ancien navire-amiral de la Mediterranean Fleet chargé désormais de la défense du port d’Alexandrie et de la base navale
-Deux canonnières, une vedette émettrice de fumée, quatre vedettes anti-sous-marines, deux dragueurs de mines légers, quatre Harbor Defence Motor Launch (HDML)

-Pétrolier RFA Pearleaf classe Trinol, RFA Olcades classe Ol, RFA War Sirdar et Patham classe War, RFA Blythswood classe Dale, RFA White Ranger classe Ranger

-Citerne à eau RFA Freshmere et Freshlake classe Fresh

-Transport de produits pétroliers RFA Petrobus

-Cargo rapide RFA Duquesne

-Poseur de filets HMS Protector

-Bâtiment-base de sous-marins HMS Maidstone

-Mouilleur de mines HMS Welshman

Bases de la British Eastern Fleet

Avant-propos

En 1902, l’Angleterre et le Japon signe un traité d’alliance ce qui permet à Londres de concentrer ses forces en Europe. Ce traité qui resta en vigueur jusqu’en 1922 et la signature du traité de Washington n’empêcha pas la Royal Navy de disposer de forces navales en Extrême-Orient.

Qui dit forces dit bases et dès son implantation dans la région, la Royal Navy à aménagé des bases pour permettre à sa flotter d’opérer et surtout de durer.

Dans cette AOR (Area of Responsability) immense allant du Cap de Bon Espérance à Hong Kong, la Royal Navy dispose en septembre 1948 de nombreuses bases plus ou moins bien équipées, plus ou moins aptes à soutenir des escadres.

La base principale est implantée à Singapour à l’extrémité sud de la péninsule malaise à la sortie du Détroit de Malacca. C’est là qu’est installé l’état-major de la British Eastern Fleet qui remplace la China Station en 1947.

Surnomé le “Gibraltar de l’Extrême-Orient”, Singapour est une base solidement fortifiée et après de gros travaux parfaitement outillée pour soutenir les deux porte-avions et les trois cuirassés déployés depuis cette base.

L’action de cette base est relayée au nord par la base d’Alor Setar à l’entrée du détroit de Malacca et par la base de Kuching sur l’île de Borneo, une base qui est plus un dépôt de ravitaillement qu’une véritable base opérationnelle.

La majeure partie des forces britanniques sont stationnées dans ces bases en raison de l’importance de la barrière malaise.

Avec une Thaïlande au comportement incertain, la défense de la Malaisie et de Singapour par des forces navales associées aux Pays Bas (Indes Néerlandaises avec trois croiseurs de bataille et un porte-avions léger) voir plus lointainement la France en Indochine et les Etats-Unis aux Phillipines est capitale pour protéger l’Inde.

Paradoxalement le joyau de l’Empire britannique n’abrite que peu de forces navales et aucune base navale comparable à Singapour. Les moyens d’entretien et de ravitaillement présents à Calcutta et Bombay sont limitées.

Ce n’est pas le cas de Triconmalee sur l’île de Ceylan où les capacités de ravitaillement et d’entretien sont importantes, cette base étant une réplique de la base de Singapour, une façon de limiter les conséquences d’une chute de cette base en cas d’invasion de la Malaisie.

Certes en septembre 1948 personne ne pense sérieusement que les japonais pourront envahir et conquérir la Malaisie mais le pouvoir politique britannique préfère se réserver une solution de repli au cas où.

Les autres bases de la British Eastern Fleet sont des bases à l’importance “secondaire” avec Hong Kong qui en dépit de ce statut dispose de cinq croiseurs légers.

Les installations d’entretien sont très limitées, les grands carénages ne pouvant se faire qu’à Singapour même si suite à un accord qui ne sera jamais appliqué faute de temps, l’utilisation de Cavite et de Subic Bay (Phillipines) ainsi que de Cam-Ranh en Indochine était possible.

Aden dispose de moyens d’entretien limitées, rendant peu probable le déploiement d’une escadre importante mais ils sont suffisants pour permettre le déploiement de croiseurs et d’un porte-avions léger chargés de couvrir le passage des convois allant ou venant d’Océanie et d’Extrême-Orient et de traquer les raiders allemands.

La base navale de Simonstown située en Afrique du Sud est considérée comme une base de la British Eastern Fleet même si sa situation excentrée la rend au final peu efficiente.

His Majesty Naval Base Singapour (HMNB Singapore)

Le QG de la British Eastern Fleet à Singapour

Le QG de la British Eastern Fleet à Singapour

“La ville aux lions” (bien qu’il n’ait jamais eu de lions sur l’île) est occupée par les anglais au moment des guerres napoléoniennes quand les néerlandais perdirent leur indépendance, Napoléon Bonaparte lassé de la volonté d’indépendance de son frère Louis finissant par annexer les Pays-Bas.

Napoléon vaincu, le traité de Paris partage la région entre les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, cette dernière recevant la Malaisie et Singapour.

Officiellement l’île appartient au sultan de Johore et ce n’est qu’en 1819 que l’île est acheté par Londres au Sultan. La ville de Singapour est fondé par Thomas Straffles le 29 janvier 1819 et devient rapidement une base stratégique pour la Royal Navy.

La colonie de Singapour se compose de l’île de Pujau Ulong et de dépendances soit une superficie globale de 581 km².

La base navale aurait pu être installée au sud de l’île mais en réalité elle est installée sur la rive nord, en face de Johor, séparé de Singapour par le détroit du même nom même si depuis 1924 une chaussée relie l’île à la péninsule malaise.

Les travaux commencent en 1923, sont menés avec lenteur jusqu’en 1931 mais sont peu à peu accélérés et considérés comme achevés en 1939.

Cette base dispose à cette époque du plus grand bassin de radoub du monde et du troisième plus grand dock-flottant. Les dépôts de carburants ont suffisamment de stocks pour soutenir la totalité de la Royal Navy pour six mois !

Les défenses sont particulièrement soignées avec cinq canons de 15 pouces (381mm) installés à Changi pour trois d’entre-eux et deux à Buena Vista, couvrant la côte ouest de l’île de Singapour.

Des canons d’un calibre plus faible (9.2 pouces soit 234mm, 8 pouces soit 203mm et 6 pouces soit 152mm) sont installés au sud et à l’est pour une défense à 360°, ces canons à la différence des canons de 15 pouces étaient orientables à 360°.

La défense rapprochée de la base navale contre un assaut d’infanterie est assurée par des blockhaus munis de canons antichars de 6 pouces, de mitrailleuses de 7.7mm, de fusils-mitrailleurs et de mortiers de 3 pouces.

La DCA est composée de six batteries, deux lourdes équipées de canons de 94mm et quatre légères équipées de canons Oerlikon de 20mm et Bofors de 40mm.

Les installations de la base sont agrandies entre 1943 et 1948 pour permettre l’accueil permanent de trois cuirassés et de deux porte-avions médians.

Aussi quand la guerre éclate en Europe, la HMNB Singapore dispose des installations suivantes :

Le RMS Queen Mary en 1949. Réquisitionné en septembre 1948, il est transformé en transport de troupes et envoyé en Extrême-Orient pour transférer au Moyen-Orient des unités australiennes et néo-zélandaises

Le RMS Queen Mary en 1949. Réquisitionné en septembre 1948, il est transformé en transport de troupes et envoyé en Extrême-Orient pour transférer au Moyen-Orient des unités australiennes et néo-zélandaises. Il est photographié ici dans un bassin de Singapour

-Une forme de radoub de 400m de long pouvant être divisée en deux ou trois formes indépendantes

-Un dock-flottant de 250m

-Deux formes de radoub de 250m

-Un slipway de 150m

-Des ateliers, des dépôts de carburant, de munitions, de vivres…. .

En septembre 1948, les navires suivants sont stationnés à Singapour :

-Cuirassés Queen Elizabeth Malaya Warspite formant le 3th Battle Squadron

-Porte-avions HMS Implacable et Indefatigable

-Croiseurs légers HMS Dido et HMS Cleopatra chargés de la protection antiaérienne des porte-avions
-2nd Destroyer Flottilla : neuf sous-marins type H, les HMS Hunter Hostile Hero Hasty Hardy Hereward Hyperion Hotspur Havock

-4th Destroyer Flottilla : destroyers classe Tribal mais seuls les HMS Afridi Gurkha Mohawk Sikh sont stationnés à Singapour, les quatre autres (HMS Cossack Maori Nubian Zulu) sont détachés à Hong Kong.

-2nd Minesweeping Flottilla équipée de dragueurs de mines classe Halcyon, les HMS Skipjack Niger Gleaner Jason Seagull Bramble

-Sous-marins classe River HMS Thames Severn Clyde hors rang

-5th Submarine Flottilla avec des sous-marins type T ou classe Triton les HMS Tribune Taku Tigris Tuna Torbay Thraser Trusty et Trespasser

-5th MotorTorpedoBoat Flottilla (5th MTB Flottilla) avec les vedettes MTB 33 35 37 39 41 43 45 47

-7th MotorTorpedoBoat Flottilla (7th MTB Flottilla) avec les vedettes MTB 48 49 50 51 52 53 54 et 55

-Deux canonnières et une vedette émettrice de fumée

-Pétrolier RFA Plumleaf classe Trinol RFA Oleander classe Ol RFA War Methar et le War Nawab classe War RFA Dewdale classe Dale

-Transports de produits pétroliers RFA Petronel

-Ponton pétrolier RFA Ruthenia

-Cargo rapide RFA Fort Rosalie

-Bâtiment-dépôt de sous-marin HMS Titania soutien de la 5th Submarine Flottilla

-Mouilleur de mines HMS Manxman

Alor Setar (His Majesty Naval Base Alor Setar)

Singapour était la base principale de la British Eastern Fleet (BEF) au débouché du détroit de Malacca, un immense corridor long de 800km orienté SE/NW et d’une largeur variable entre 2.8km au sud jusqu’à 320km dans sa partie la plus large.

Singapour ayant déjà fort à faire vers l’est et la menace japonaise, germa rapidement l’idée d’une base au nord du détroit pour pouvoir verouiller son accès depuis le Golfe du Bengale.

Le site d’Alor Setar situé à proximité de la frontière avec le royaume de Thaïlande fût choisit en 1941 dans le cadre plus global d’un renforcement des positions de l’armée britannique dans la région, une importante base aérienne pouvant accueillir des bombardiers lourds fût aménagée ainsi qu’une ligne fortifiée pour se prémunir d’une invasion thaï (peu probable) et surtout d’un passage des troupes japonaises.
Il ne faudrait pas croire qu’il s’agit d’une copie de la base navale de Singapour, la base d’Alor Setar dispose d’infrastructures nettement moins développées que ce soit sur le plan de l’entretien ou au niveau des défenses côtières.

Les travaux sont menés entre 1943 et 1948 avec la construction d’un bassin obtenu par une digue artificielle. Ce bassin sert de zone de mouillage pour les navires attendant de traverser en convoi le détroit de Malacca ou attendant de décharger.

Les navires déployés en permanence à Alor Setar dispose d’une zone comparable au quai des Flottilles à Brest.

La base dispose de dépôts de carburant, de vivres, de munitions et de pièces détachées ainsi qu’un arsenal capable de mener des travaux relativement importants.

Outre les ateliers et les moyens de levage, on trouve un bassin de radoub de 250m de long, un dock flottant de 170m de long et un slipway de 100m, le premier était davantage destiné aux navires de surface, le second couvert étant plus destiné à des sous-marins (même si aucun sous-marin n’est stationné à demeure) et le dernier pour les unités légères.

Quand la seconde guerre mondiale éclate en septembre 1948, les navires suivants sont stationnés à Alor Setar :

-5th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds London Dorsetshire Norfolk

-Deux canonnières et une vedette de sauvetage

-Citerne à eau RFA Freshbrook classe Fresh

-Pétrolier RFA War Afridi classe War

Dépôt logistique de Kuching

Kuching est la principale ville du Sultanat de Sarawak placé sous le protectorat britannique à partir de 1946.

Cette ville est choisit pour servir de dépôt logistique à la British Eastern Fleet. Il ne s’agit pas à proprement parlé d’une base mais d’un dépot logistique avec un mouillage protégé pour une escadre.

Quelques fortifications protègent le dépôt d’un assaut côté mer et côté terre. Une base de la RAF permet d’assurer la couverture aérienne du dépôt sans oublier que des avions du Coastal Command pourront ainsi surveiller la South China Sea (Mer de Chine Méridionale).

Aucun navire n’est stationné à demeure à Kuching mais au moment où commence le second conflit mondial en septembre 1948, deux chalutiers sont réquisitionnés et transformés en patrouilleurs de surêté.

Ce n’est qu’au printemps suivant qu’un cargo apportera des vedettes de sécurité pour protéger les accès au dépôt.
Hong Kong

Avant la British Eastern Fleet, il y avait la China Station chargée de défendre les intérêts britanniques en Extrême-Orient. Hong-Kong port en eau profonde était le lieu tout désigné pour accueillir des moyens navals importants.

Longtemps il n’y eut pas de véritable base navale mais des travaux sont menés entre 1945 et 1947 pour aménager en zone militaire une partie du port de commerce pour pouvoir des navires importants type croiseur, l’accueil de cuirassés ou de porte-avions semblant difficile.

La capacité des dépôts est augmenté tout comme les capacités d’entretien. Hong-Kong ne permet pas de réaliser des travaux très poussés mais avec son bassin de 210m et un dock flottant de 150m, le port de la colonie britannique peut assurer l’entretien courant et les réparations après avaries.

Les défenses côtières sont également renforcées même si leur efficacité en cas d’attaque japonaise ne peut être que limitée.

En septembre 1948, les forces navales stationnées à Hong Kong étaient regroupées au sein du China Squadron. Elles n’étaient pas négligeables comme vous pouvez le constater :

-6th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Neptune Ajax et Orion

-15th Cruiser Ssquadron avec les croiseurs légers Mauritius et Ceylon

-Destroyers classe Tribal HMS Cossack Maori Nubian Zulu détachés de la 4th Destroyer Flottilla de Singapour

-Sloop classe Grimsby HMS Lowestoft

-6th Motor TorpedoBoat Flottilla (6th MTB) avec les vedettes lance-torpilles MTB 34 36 3840 42 44 46 et 48

-Deux canonnières

-8th Submarine Flottilla avec les sous-marins type U HMS Unruly Unseen Ultor Unshaken Unsparing Usurper Universal et Untaned

-Pétroliers RFA Serbol classe Belgol et RFA Orange Ranger classe Ranger

-Ravitailleur de sous-marins HMS Pactolus

Triconmalee

L’île de Ceylan colonie britannique depuis 1815 à une position stratégique, une sorte d’avant-poste du sous-continent indien.

Contrôler cette île c’était le plus sur moyen de contrôler l’Océan Indien. Pour utiliser au mieux cette île, il faut une base, cette base étant Triconmalee située à l’est de l’île.
Les britanniques occupent la région en 1795 chassant les néerlandais, le territoire étant absorbé par la colonie de Ceylan en 1815

Magnifique port naturel, accessible par tous les temps et par toutes les embarcations, Triconmalee était tout indiquée pour recevoir une véritable base navale.

Malheureusement les budgets limités ne permirent pas avant la fin des années trente de construire cette base navale.

Même après le début des années quarante les budgets ne permirent pas d’aboutir au rêve des planificateurs britanniques de faire de Triconmalee le miroir de Singapour.

Néanmoins en septembre 1948, les installation sont nettement plus dévellopées que neuf ans plus tôt.

Des dépôts supplémentaires de carburant, de vivres, de munitions et de pièces détachées sont construits, des dépôts enterrés pour réduire leur vulnérabilité à une frappe aérienne.

Un Arsenal la Ceylon Ship Repair Base est construite avec deux formes de 300m, une forme de 150m,un dock-flottant de 150m et un slipway de 100m.

Les défenses côtières sont renforcées et les installations d’accueil des navires sont améliorées, le site étant profondément dragué pour pouvoir accueillir des navires au tirant d’eau plus important.

Comme à Kuching, une base aérienne est construite à proximité pour couvrir le Golfe du Bengale.

En septembre 1948, les navires suivants sont stationnés à Triconmalee :

-Sloop HMS Grimsby classe Grimsby

-Pétrolier RFA War Sudra classe War

D’autres navires rejoindront la base quand le conflit éclatera en Europe pour renforcer la protection de cette base stratégique car couvrant l’Océan Indien.

Aden

Situé dans l’actuel Yemen, la ville d’Aden est situé au débouché de la mer Rouge au delà du détroit de Bab-el-Mandeb à une situation stratégique qui n’à échappé à personne et surtout pas aux britanniques.

Ces derniers qui ont décidé de faire l’Inde le joyau de leur Empire sont exaspérés par les attaques de piraterie contre les navires allant et venant de cette possession gérée jusqu’en 1858 par l’East India Company.

Ils occupent la région dès 1838 et peu à peu le territoire d’origine s’étend, la dernière extension datant de 1915.

En 1937, la colonie d’Aden quitte le giron indien et devient une colonie royale ou Crown Colony.
Sur le plan maritime et naval, Aden devient une station de ravitaillement en eau et en charbon pour les navires marchands permettant à la ville une formidable croissance, le retour d’une période de prospérité que la ville avait connu jadis.

La Royal Navy s’installe également dans la région, des moyens navals importants pour couvrir l’Océan Indien.

Il s’agit de traquer les raiders allemands et de couvrir le passage au Moyen-Orient les troupes venues des Dominions, l’Australie et la Nouvelle-Zélande devant envoyer dans la région plusieurs divisions pour participer à la défense de l’Egypte ainsi qu’à la conquête de l’Africa Septentrionale Italiana (ASI) _future Libye_ .

Une véritable base navale aurait été utile mais les budgets ne sont pas extensibles et les investissements importants consentis pour Singapour, Kuching et Triconmalee ont absorbé les fonds nécessaires.

Quelques travaux sont réalisés mais ils sont bien insuffisants. Une forme de 250m permet de radouber un croiseur mais ni un cuirassé ni un porte-avions lourd. Les ateliers permettent des réparations d’urgence mais pour un grand carénage il fallait se rendre à Singapour ou à Alexandrie.

Les dépôts de carburant, de munitions, de vivres et de pièces détachées sont cependant importants.

Les défenses côtières sont modestes mais la menace est faible.

En septembre 1948, les navires suivants sont déployés depuis Aden :

-Porte-avions léger HMS Glory

-9th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Durban Dauntless Delhi (classe Danae ou type D)

-14th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Fiji et Jamaica (classe Crown Colony)

-5th Destroyer Flottilla 1st Division avec quatre destroyers type K, les HMS Kelly Kingston Kandahar et Kashmir

-3rd Submarine Flottilla avec les sous-marins de classe Triton (type T), les HMS Thetis Triumph Thistie Tetrach Thorn Trooper Tutankhamen

-Deux canonnières et une vitesse de sauvetage

-Pétrolier RFA Easdale (classe Dale) et Yellow Ranger (classe Ranger)

-Citerne à eau RFA Freshener classe Fresh

-Ravitailleur de sous-marins HMS Adaman

Dès le début du conflit une partie des moyens vont quitter la zone calme pour rallier des zones jugées plus importantes. C’est le cas de la flottille de sous-marins qui va rallier l’Atlantique.
Bombay et Calcutta

Depuis 1867, l’Inde est un Empire, le roi ou la reine de Grande-Bretagne et d’Irlande (puis d’Irlande du Nord) est également empereur/impératrice ds Indes.

Les Indes britanniques sont le joyau de l’Empire britannique mais curieusement aucune base navale majeure n’est installé dans le pays, les ports de Bombay et de Calcutta accueillant des navires de la Royal Navy et de la Royal Indian Navy mais sans base royale ni arsenal digne de ce nom.

Les navires de l’India Station (qui à également autorité sur les navires stationnés à Aden et Triconmalee) stationnés en Inde sont donc tributaires des ports de commerce avec les limites que cela implique.

Aucun projet de base navale n’à semble-t-il été réellement étudié pour une raison que nous ignorons encore aujourd’hui.

En septembre 1948, les navires suivants sont stationnés en Inde :

-A Bombay sur la côte occidentale de l’Inde, la Royal Navy est en réalité absente puisque les seuls navires qui y sont stationnés sont des navires de la Royal Fleet Auxiliary (RFA) en l’occurence les pétroliers RFA Olna et Dingledale ainsi que la citerne à eau RFA Freshburn. Ils sont accompagnés par six sloops de la marine indienne, quatre Black Swan (HMIS Sutlej Jumma Narbada Godavari) et deux Improved Black Swan (HMIS Kistna et Cauvery).

-A Calcutta, le sloop HMIS Hindustan est stationné pour couvrir le Golfe du Bengale en liaison avec les navires stationnés à Alor Setar.

A noter qu’un sloop, le HMS Deptford (classe Grimsby) est stationné à Oman pour patrouiller dans le Golfe Persique et surveiller les menées du Shah d’Iran dont les sympathies pro-allemandes et itaiennes sont connues.

Grande-Bretagne (50) Navires légers (6)

Destroyers légers classe Hunt

Avant-propos

Comme nous l’avons vu à propos des destroyers, les premiers navires armés de torpilles les torpilleurs étaient des navires de petite taille plus comparables à nos vedettes lance-torpilles modernes qu’à nos destroyers.

Prenant rapidement du poids, le torpilleur et son prédateur naturel le destroyer prirent du poids, dépassant très rapidement les 1000 tonnes, le poids moyen d’un destroyer des années trente étant de 1500/1800 tonnes, les contre-torpilleurs français étaient à l’époque hors-normes au point que les anglo-saxons les appelaient Superdestroyer ou small cruiser.

Si la majorité des marines disposaient de destroyers (ou torpilleurs d’escadre) et de torpilleurs, la Royal Navy préféra se concentrer sur des destroyers médians comparables par leurs tonnages à nos Bourrasque, L’Adroit ou Le Hardi.
Les destroyers devant escorter les grandes unités sans oublier d’attaquer les lignes de communication ennemies à la torpille et au canon, il manquait clairement des escorteurs spécialisés ainsi qu’un navire intermédiaire entre le pur escorteur et le destroyer, un navire dont la mission principale est l’escorte mais qui est capable si nécessaire de combattre un ennemi au canon et à la torpille.

C’est l’acte de naissance des destroyers légers de type Hunt, des navires armés de six canons de 102mm en trois tourelles doubles et d’un armement appréciable en torpilles. C’est l’équivalent des Le Fier français.

Vingt-trois Hunt I sont commandés en 1939. Ils sont mis sur cale dans le courant cette année, lancée fin 1940 ou début 1941, les navires étant mis en service en 1942/43.

Neuf autres appartenant au type Hunt II sont commandés en décembre 1939, mis sur cale en septembre 1940 lancés en mars 1942 et mis en service en mai 1943.

Dix autres appartenant au type Hunt III sont commandés en mars 1943, mis sur cale en juin 1944, lancés en septembre 1945 et mis en service en octobre 1946.

Quarante-deux destroyers légers sont donc en service en septembre 1948 dans la Royal Navy. Huit sont commandés par la marine australienne en septembre 1943, construits à l’Arsenal de Cockatoo et mis en service en juin 1947.

Quand le conflit éclate, de nouveaux navires appartenant à un type Hunt IV sont commandés, douze navires, huit pour la marine britannique et quatre finalement revendus à la marine sud-africaine (Royal South African Navy), ces navires couvrant les convois dans l’Océan Indien et dans l’Atlantique Sud.

Comme pour les Flower et les River je ne vais parler ici que des Hunt de la Royal Navy qui remplacent au sein des Destroyer Flottilla les vénérables V&W datant du premier conflit mondial.

Carrière opérationnelle

Type I

Les Hunt furent dessinés à partir des sloops de classe Bittern. La volonté d’un design compact entraina cependant des problèmes de surcharge et de stabilité. Néanmoins vingt-trois Hunt I furent construits pour remplacer les V&W au sein des Destroyer Flottilla.

HMS Atherstone

HMS Atherstone

-Le HMS Atherstone (L05) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 8 juin 1939 lancé le 12 septembre 1940 et mis en service le 5 janvier 1942.

Il est affecté à la 11th Destroyer Flottilla stationnée à Portsmouth. En septembre 1948, le destroyer léger était immobilisé pour carénage.

-Le HMS Berkeley (L17) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 8 juin 1939 lancé le 8 septembre 1940 et mis en service le 7 janvier 1942.

Tout comme les six premiers Hunt, le Berkeley est affecté à la 11th Destroyer Flottilla stationnée à Portsmouth.
En septembre 1948, le destroyer léger est à la mer pour entrainement. Cet entrainement est interrompu et le destroyer va participer aux opérations de guerre. Pour cela, il va rejoindre la mer du Nord pour protéger les cargos, paquebots et pétroliers transportant le corps expéditionnaire allié.

HMS Cattistock

HMS Cattistock

-Le HMS Cattistock (L35) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 9 juin 1939 lancée le 1er octobre 1940 et mise en service le 7 février 1942.

En septembre 1948, le destroyer léger était à quait. Il va rejoindre la mer du Nord en compagnie de trois de ses sister-ship (Berkeley Eglinton et Exmoor).

-Le HMS Cleveland (L46) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 7 juillet 1939 lancé le 15 octobre 1940 et mis en service le 15 février 1942.

En septembre 1948, le Cleveland affecté à la 11th Destroyer Flottilla était immobilisé pour un grand carénage.

-Le HMS Eglinton (L87) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Tyne le 8 juin 1939 lancé le 7 octobre 1940 et mis en service le 7 mars 1942.

En septembre 1948, le destroyer léger affecté à la 11th Destroyer Flottilla était à la mer pour exercice. A l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark, l’Eglinton rallie Portsmouth pour se ravitailler avant de rallier la mer du Nord.

HMS Exmoor

HMS Exmoor

-Le HMS Exmoor (L61) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Tyne le 8 juin 1939 lancé le 21 septembre 1940 et mis en service le 1er mars 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le destroyer de la 11th Destroyer Flottilla était à quai mais ne va pas tarder à appareiller pour rejoindre la mer du Nord et la zone des combats.

-Le HMS Fernie (L11) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown & Company de Clydebank le 8 juin 1939. Victime d’un incendie sur cale le 14 mars 1940, son lancement n’à lieu que le 17 janvier 1941 (trois mois de retard) et mis en service le 4 avril 1942.

Affecté à la 13th Destroyer Flottilla, le destroyer léger est stationné à Gibraltar était à la mer pour entrainement quand éclate le second conflit mondial. Il reste en mer, attendant de nouvelles consignes ou de nouveaux ordres.

Au cas où l’Italie entrerait en guerre, le destroyer léger pourrait pénétrer en Méditerranée pour protéger le trafic commercial ou participer à l’attaque des lignes de communication italiennes depuis Malte ou Bizerte.

HMS Garth

HMS Garth

-Le HMS Garth (L20) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown & Company de Clydebank le 8 juin 1939 lancé le 21 septembre 1940 et mis en service le 12 janvier 1942.

Affecté à Gibraltar au sein de la 13th DF, le destroyer léger était immobilisé pour un grand carénage quand éclate le second conflit mondial. Sa disponibilité n’est pas prévue avant la mi-septembre.

-Le HMS Hambledon (L37) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend-on-tyne le 8 juin 1939 lancé le 5 septembre 1940 et mis en service le 15 janvier 1942.

Affecté à la 13ème flottille de destroyers, le Hunt type I est à quai quand éclate le second conflit mondial. Mis en alerte, il reçoit ordre de se ravitailler en carburant et en munitions et d’attendre la suite des événements.

HMS Holderness

HMS Holderness

-Le HMS Holderness (L48) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend-on-tyne le 29 juin 1939 lancé le 1er octobre 1940 et mis en service le 15 mars 1942, mise en service retardé par une avarie de turbine.

Comme son sister-ship Hambledon, le Holderness était à quai le 5 septembre 1948, venant de rentrer la veille d’une escale dans la ville internationale de Tanger.

-Le HMS Cotswold (L54) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotstoun le 11 octobre 1939 lancé le 14 février 1941 et mis en service le 4 mai 1942.

Affecté à la 13th Destroyer Flottilla (13th DF), le Cotswold était immobilisé pour un entretien à flot quand éclate le second conflit mondial.

HMS Cottesmore

HMS Cottesmore

-Le HMS Cottesmore (L78) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotstoun le 12 décembre 1939 lancé le 4 avril 1941 et mis en service le 1er juillet 1942.

Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était à quai à Gibraltar.

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HMS Mendip

HMS Mendip

-Le HMS Mendip (L60) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend-on-tyne le 10 août 1939 lancé le 2 décembre 1940 et mis en service le 2 juillet 1942.
Il est affecté à la 14th Destroyer Flottilla, remplaçant à Portsmouth les vénérables destroyers type V&W transformés pour certains en escorteurs.
Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était à la mer pour entrainement. Il reçoit l’ordre de regagner son port d’attache pour remise en état et ravitaillement en carburant, vivres et munitions. Il se tient prêt à toute éventualité.
-Le HMS Meynell (L82) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend-on-tyne le 10 août 1939 lancé le 5 décembre 1940 et mis en service le 27 juin 1942.
Quand éclate le second conflit mondial, le destroyer léger était à quai, attendant la suite des événements.

HMS Pytchley

HMS Pytchley

-Le HMS Pytchley (L92) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 26 juillet 1939 lancé le 1er décembre 1940 et mis en service le 7 juillet 1942.
Affecté lui aussi à la 14ème flottille de destroyers, le HMS Pytchley était le 5 septembre 1948 à quai, attendant la suite des événements.
-Le HMS Quantock (L58) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 26 juillet 1939 lancé le 1er décembre 1940 et mis en service le 7 juillet 1942.

Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était immobilisé pour un carénage dont l’achèvement est prévu pour la fin septembre même si le déclenchement du second conflit mondial pourrait accélérer les travaux.

HMS Quorn

HMS Quorn

-Le HMS Quorn (L66) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White de Cowes le 26 juillet 1939 lancé le 12 décembre 1940 et mis en service le 21 juin 1942.
Affecté à la 14th Destroyer Flottilla , le destroyer était en mer pour une patrouille en Manche.

HMS Southdown

HMS Southdown

-Le HMS Southdown (L25) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White de Cowes le 22 août 1939 lancé le 12 décembre 1940 et mis en service le 27 juin 1942. Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était immobilisé pour un grand carénage qui devait s’achever à la mi-octobre.

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HMS Tynedale

HMS Tynedale

-Le HMS Tynedale (L96) est mis sur cale aux chantiers navals Stephens de Linthouse le 27 juillet 1939 lancé le 15 décembre 1940 et mis en service le 14 mars 1942.

Il est affecté à la 15th Destroyer Flottilla qui depuis Devonport est chargée de la sécurité des Western Approaches par des patrouilles et par l’escorte des convois arrivant d’outre-Atlantique.

Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était immobilisé pour un grand carénage qui ne devait s’achever que la fin du mois d’octobre mais avec le déclenchement de la guerre, il est probable que les travaux seront accélérés ou que certains travaux d’entretien non essentiels/non urgents seront reportés pour permettre au navire d’être disponible le plus rapidement possible.

-Le HMS Whaddon (L45) est mis sur cale aux chantiers navals Stephens de Linthouse le 27 juillet 1939 lancé le 17 octobre 1940 et mis en service le 2 février 1942.

Affecté à la 15ème flottille de destroyers, le Whaddon était à quai quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung.

HMS Blankney

HMS Blankney

-Le HMS Blankney (L30) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 18 septembre 1940 lancé le 4 février 1942 et mis en service le 8 novembre 1942.

Affecté lui aussi à la 15ème flottille de destroyers, il était à quai quand débute la première conflit du second conflit mondial.

-Le HMS Blencathra (L24) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 18 novembre 1939 lancé le 14 janvier 1941 et mis en service le 2 février 1942.

Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était immobilisé pour un grand carénage prévu pour s’achever début octobre.

HMS Brocklesby

HMS Brocklesby

-Le HMS Brocklesby (L42) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 14 décembre 1939 lancé le 2 février 1941 et mis en service le 18 mai 1942.

Affecté à la 15ème flottille de destroyers, le vingt-troisième et dernier Hunt type I était en mer pour exercice quand le second conflit mondial éclate. L’entrainement est annulé et le destroyer rentre à Devonport pour recompléter ses soutes.

Type II

Les type I se révèlèrent trop chargés dans les eaux et assez instables. La situation était telle qu’on envisagea de reconstruire les derniers type I avant finalement de les alléger et d’améliorer leur ballastage. Cela résolu une partie des problèmes mais pas tout.

Très rapidement, un modèle amélioré, le Hunt type II est mis au point. Il se caractérise par une coque élargie qui va rendre les destroyers légers nettement meilleurs.

Neuf navires type Hunt II vont être construits. Ils vont être répartis entre la 15th Destroyer Flottilla (un navire), la 16th Destroyer Flottilla (six navires) et la 17th Destroyer Flottilla avec deux navires.

Ils sont commandés en décembre 1939, mis sur cale en septembre 1940 lancés en mars 1942 et mis en service en mai 1943.

HMS Avon Vale

HMS Avon Vale

-Le HMS Avon Vale (L06) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 15 septembre 1940 lancé le 1er mars 1942 et mis en service le 2 mai 1943.

Il est affecté à la la 15th Destroyer Flottilla stationné à Devonport, le navire étant à quai le 5 septembre 1948.

Dès le 7, décision est prise de redéployée la flottille à Chatham pour lui permettre de participer aux opérations au large de la Norvège.

-Le HMS Zetland (L-59) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 10 septembre 1940 lancé le 5 mars 1942 et mis en service le 1er mai 1943.

Il est affecté à la 16th Destroyer Flottilla, flottille de destroyer stationnée à Portsmouth et le 5 septembre 1948, le destroyer était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Tetcott (L-99) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 21 septembre 1940 lancé le 15 mars 1942 et mis en service le 8 mai 1943.

Affecté à la 16th Destroyer Flottilla, le destroyer était immobilisé pour un grand carénage quand le second conflit mondial débute. Sa disponibilité est prévu pour la fin du mois de septembre.

-Le HMS Southwold (L10) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 19 septembre 1940 lancé le 10 mars 1942 et mis en service le 4 mai 1943.

Affecté lui aussi à la 16ème flottille de destroyer, le quatrième type II était à la mer pour entrainement quand les allemands envahissent la Norvège et le Danemark. L’entrainement est annulé et le destroyer léger rallie son port d’attache pour se ravitailler et être ainsi prêt à toute éventualité.

HMS Chiddingfold

HMS Chiddingfold

-Le HMS Chiddingfold (L31) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 21 septembre 1940 lancé le 30 mars 1942 et mis en service le 15 mai 1943.

Affecté à la 16th Destroyer Flottilla, le destroyer était à quai quand le second conflit mondial éclate.

-Le HMS Cowdray (L52) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 27 septembre 1940 lancé le 23 mars 1942 et mis en service le 10 mai 1943.
Affecté à la 16ème flottille de destroyers, le navire était immobilisé pour un grand carénage, ne devant être disponible qu’en octobre.

-Le HMS Croome (L62) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephens & Sons le 30 septembre 1940 lancé le 28 mars 1942 et mis en service le 17 mai 1943.

Le 5 septembre 1948, le navire est à quai, attendant la suite des événements.

HMS Dulverton

HMS Dulverton

-Le HMS Dulverton (L63) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephens & Sons le 20 septembre 1940 lancé le 18 mars 1942 et mis en service le 10 mai 1943.

Il est affecté à la 17th Destroyer Flottilla (17th DF) stationné à Devonport. En septembre 1946, la flottille est transférée en Méditerranée avec Malte pour stationnement.

Le 5 septembre 1948, le destroyer léger est à quai et on attend la réaction des italiens avant de savoir quelle attitude adopter.

-Le HMS Eridge (L68) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend-on-Tyne le 27 septembre 1940 lancé le 23 mars 1942 et mis en service le 14 mai 1943.

Affecté à la 17th DF, le destroyer léger était à la mer pour entrainement. A l’annonce des bombardements allemands sur la Scandinavie, l’Eridge déployé en Méditerranée rentre à Malte pour se ravitailler.

Type III

Dix autres navires appartenant au type Hunt III sont commandés en mars 1943, mis sur cale en juin 1944, lancés en septembre 1945 et mis en service en octobre 1946.

Ces navires ne sont guère différents des type II, la coque est légèrement allongé mais à part cela, il est bien difficile de distinguer un type II d’un type III.

Ces dix navires sont répartis entre la 17th Destroyer Flottilla de Malte (quatre navires) et la 20th Destroyer Flottilla qui dispose de six type III.

-Le HMS Airedale (L07) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown Shipbuilding & Engineering Company le 7 juin 1944 lancé le 2 septembre 1945 et mis en service le 8 octobre 1946.

Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était à quai attendant la suite des événements notamment l’attitude des italiens face à l’attaque allemande en Scandinavie.

HMS Albrighton

HMS Albrighton

-Le HMS Albrighton (L12) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown Shipbuilding & Engineering Company le 5 juin 1944 lancé le 4 septembre 1945 et mis en service le 10 octobre 1946.

Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était en mer pour entrainement. A l’annonce des bombardements allemands,il rentre à Malte pour se ravitailler en carburant et en munitions.

-Le HMS Aldenham (L22) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 15 juin 1944 lancé le 10 septembre 1945 et mis en service le 21 octobre 1946.

Le 5 septembre 1948, le navire était immobilisé pour un entretien à flot (aériens des radars, artillerie, travaux de peinture) mais sa disponibilité sera rapide.

-Le HMS Belvoir (L32) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 25 juin 1944 lancé le 13 septembre 1945 et mis en service le 19 octobre 1946.

Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était à quai.

-Le HMS Blean (L42) est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie le 17 juin 1944 lancé le 7 septembre 1945 et mis en service le 8 octobre 1946.

Affecté à la 20th Destroyer Flottilla (20th DF) et stationné à Portland et le 5 septembre 1948, le destroyer léger était à quai

-Le HM Bleasdale (L50) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 10 juin 1944 lancé le 4 septembre 1945 et mis en service le 4 octobre 1946.

Affecté à la 20ème flottille de destroyers, il était lui aussi à quai quand le second conflit mondial éclate.

-Le HMS Bolebroke (L65) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend le 29 juin 1944 lancé le 15 septembre 1945 et mis en service le 11 octobre 1946.

Affecté à la 20ème flottille de destroyers, le destroyer léger était à la mer pour entrainement quand le second conflit mondial éclate. L’exercice est annulé et le destroyer léger rentre à Portland pour se ravitailler.

-Le HMS Border (L67) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend le 25 juin 1944 lancé le 13 septembre 1945 et mis en service le 9 octobre 1946.

Affecté à la 20th Destroyer Flottilla (20th DF), le Border était immobilisé pour entrainement à flot, sa disponibilité étant prévu pour la mi-septembre.

-Le HMS Catterick (L81) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-furness le 21 juin 1944 lancé le 9 septembre 1945 et mis en service le 9 octobre 1946.

Affecté lui aussi à la 20th Destroyer Flottilla de Portland, le destroyer léger était à quai et attendait la suite des événements.

HMS Derwent

HMS Derwent

-Le HMS Derwent (L83) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-furness le 21 juin 1944 lancé le 9 septembre 1945 et mis en service le 9 octobre 1946.

Affecté à la 20ème flottille de destroyers, le destroyer léger était à la mer pour entrainement quand le second conflit mondial éclate. L’exercice est annulé et le destroyer léger rentre à Portland pour se ravitailler.

Caractéristiques Techniques

Type I

Déplacement : 1020 tonnes standard 1360 tonnes pleine charge

Dimensions : longueur 85m largeur 8.8m tirant d’eau 3.27m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant 19000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 27.5 nœuds (26 nœuds à pleine charge) distance franchissable 3500 miles nautiques à 15 nœuds 1000 miles nautiques à 26 nœuds

Armement : quatre canons de 4 pouces (102mm) en deux affûts doubles (un avant et un arrière), un affût quadruple Pom-Pom, deux canons de 20mm, quarante charges de profondeur avec deux projecteurs et un grenadeur de sillage

Equipage : 146 officiers et marins

Type II

Déplacement : standard 1050 tonnes pleine charge 1430 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 85.34m (80.46m entre perpendiculaires) largeur 9.54m tirant d’eau 2.36m

Propulsion : deux groupes de turbines Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant 19000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 27 nœuds (25 nœuds pleine charge) distance franchissable 2560 miles nautiques à 20 nœuds 1100 miles nautiques à 25.5 nœuds

Armement : six canons de 102mm (4 pouces) en trois affûts doubles (un avant et deux arrières), un Pom-Pom quadruple, deux canons de 20mm et 110 charges de profondeur

Equipage : 9 officiers et 155 hommes d’équipage

Type III

Déplacement : standard 1050 tonnes pleine charge 1545/1630 tonnes

Dimensions : longueur 85.30m largeur 9.60m tirant d’eau 3.04m (pleine charge)

Propulsion : deux groupes de turbines Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant 19000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 27 nœuds (25 nœuds à pleine charge) distance franchissable 2400 miles nautiques à 20 nœuds 1050 miles nautiques à 25.5 nœuds

Armement : quatre canons de 102mm (4 pouces) en deux affûts doubles (un avant un arrière) un affût quadruple Pom-Pom, trois canons de 20mm, deux tubes lance-torpilles de 533mm, 100 charges de profondeur (70 en pratique) avec deux mortiers

Equipage : 9 officiers et 159 hommes d’équipage

Grande-Bretagne (38) Destroyers (1)

DESTROYERS

Avant-Propos

Tout le monde connait la légende de David et Goliath, le combat du futur roi David _alors simple berger_ qui abattit d’un coup de fondre au front le géant Goliath, le héros des Phillistins.

Cette légende eut bien du mal à s’appliquer au domaine militaire et notamment à la marine de guerre où la taille était souvent une garantie de victoire. Sauf maladresse tactique et incompétence du commandement que pouvait craindre un navire de ligne de 74 canons d’une frégate ou d’une flute bien moins armées ? Rien ou si peu.

Il faut attendre l’apparition de la torpille automobile pour voir les Goliath des mers craindre sur les flots l’apparition des David.

La torpille automobile s’est longtemps confondue avec la mine qui partage une origine commune, celle de la guerre de Sécession entre le Nord et le Sud. Si la mine n’évolua guère, restant immobile, tapie à attendre une proie, la torpille devint mobile, d’abord filoguidée puis autonome, une invention d’un officier austro-hongrois Lupis perfectionnée par un ingénieur britannique, Robert Whitehead.

Cette torpille donna naissance à un navire porteur le torpilleur. Les premiers torpilleurs ne disposaient qu’un ou deux tubes avec des canons autonomiques et étaient davantage les ancètres des vedettes lance-torpilles/lance-missiles actuelles que de nos frégates et destroyers.

Leur apparition massive en Angleterre puis bien vite (au grand dam ces derniers) à l’étranger notamment en France et en Russie relança les invasion scares, ces phobies d’invasion relancées par l’apparition en France _nous ne sommes pas encore à l’Entente Cordiale_ d’une nouvelle arme, la frégate cuirassée Gloire jadis, le torpilleur maintenant.

L’apparition d’une arme entraine forcément une riposte. Après plusieurs tentatives infructueuses, la parade la plus logique fût un torpilleur plus gros capable de rattraper un torpilleur ennemi. Cela impliquait une vitesse supérieure et un armement en artillerie et en torpilles plus important.

C’est l’acte de naissance du Torpedo Boat Destroyer ou destructeur de torpilleur bientôt résumé en destroyer et qui donna naissance au Zerstörer allemand, au contre-torpilleur français ou au cacciatorpidiniere italien.

Comme souvent les premiers modèles sont relativement petits mais l’amélioration des techniques de construction ainsi que l’apparition de la turbine permet au destroyer de prendre rapidement du poids, le seuil marquant des 1000 tonnes est ainsi atteint peu avant le début du premier conflit mondial.

La fin du conflit qui aurait du être la Der des ders marque l’apparition des destroyers type V&W qui vont fixer pendat près de quinze ans les codes du destroyer made in britain à savoir un gaillard d’avant, quatre ou cinq canons médians sous masque et un armement en torpilles important.

Après une pause liée à l’absence de besoin, des crédits faibles et un état d’esprit peu apte à la fabrication de nouveaux navires, les britanniques construisent d’abord deux destroyers prototypes, les Amazon et Ambuscade qui préfigurent les Fleet Destroyer.
Composées de neuf navires pour former une flottille (à l’exception de la classe C construite à seulement cinq exemplaires et vendue au Canada en 1937/38, la raison étant purement budgétaire), neuf classes de navires sont produites au cours des années trente, des navires d’environ 1500 tonnes avec quatre canons de 120mm et de huit tubes lance-torpilles de 533mm.

Après la construction de la classe I, la Royal Navy met en chantier seize puissants destroyers de classe Tribal armés de huit canons de 120mm en quatre tourelles doubles et un armement en torpilles réduit (quatre tubes), une réponse aux Fubuki japonais. A noter que la marine canadienne et la marine australienne en firent construire chacune huit.

Ces véritables équivalents à nos contre-torpilleurs n’eurent pas de descendance au sein d’une Royal Navy qui n’aimaient pas vraiment les gros destroyers, préférant des navires plus modestes et la classe J qui succède aux Tribal marque un retour à des proportions plus modestes, plus raisonnables aux yeux des amiraux britanniques avec seulement six canons en trois affûts doubles.

Les huit destroyers de type K sont identiques au type J soit avec six canons de 120mm à double usage en trois tourelles doubles.

Le type N aurait du servir dans la marine britannique mais la guerre s’étant arrêtée trop rapidement, les huit navires vont être loués pour six d’entre-eux à la marine australienne et deux à la marine polonaise libre tout en restant propriété formelle de la Royal Navy.

Les destroyers de classe L et M sont les derniers destroyers construits durant la Pax Armada et destinés à renforcer la flotte britannique de destroyers.

La classe L composée de huit navires est caractérisée par un armement différent pour une partie de la classe. A l’époque, un féroce débat oppose les partisans d’un armement antisurface lourd et ceux partisans d’un armement dual ayant de bonnes capacités antiaériennes.

La menace aérienne est en effet contrairement à ce qu’on à longtemps cru et écrit prise en compte mais la puissance de l’aviation surpris bien des amiraux persuadés qu’une escadre bien équipée en armement antiaérien pouvait tenir sous un ciel disputé ou contrôlé par l’ennemi. La campagne de Norvège apportera un démenti partiel. Une escadre pouvait certes tenir mais les pertes importantes en valaient-elles le coût ?

Voilà pourquoi quatre type L (Lance Larne Lively Legion) disposaient de huit canons de 102mm en quatre tourelles doubles alors que les quatre derniers (Laforey Lightning Lookout Loyal) disposaient de six canons de 120mm en trois tourelles doubles. Ces navires sont mis en service en 1942 et 1943.

La classe M (Milne Mahratta Muskeeter Myrmidon Matchless Meteor Marne Martin) mise en service entre 1942 et 1944 étaient armé de trois tourelles doubles de 120mm à double usage, armement qui va être pour plusieurs classes encore l’armement standard des destroyers de la Royal Navy.

A partir de 1944, commence le renouvellement de la flotte des destroyers, le remplacement des classes mises en service au début des années trente.

Les neuf destroyers type A sont remplacés par les huit type O (Onslow Offa Onslaught Oribi Obdurate Obedient Opportune Orwell).
Ils reprennent la coque de la classe M en la renforçant, une propulsion plus moderne avec un armement composé de trois tourelles doubles de 120mm après qu’un armement composé de canons de 102 (huit canons en quatre tourelles doubles) et de 114mm (quatre canons en affûts simples sous masque) eut été envisagé.

Les type O sont mis en service en 1945/46, permettant le désarmement des type A qui sont mis en réserve, près à être réarmés au cas où…. . En cas de réarmement, il est probable qu’ils seront transformés en escorteurs à long rayon d’action.

Les huit destroyers de classe P (Pakenham Paladin Panther Partridge Pathfinder Penn Petard Porcupine) sont des copies quasi-conformes des type O, les différences sont minimes. Ils sont destinés à remplacer les type B (huit survivants, un coulé durant la guerre de Pologne par une mine).

Mis sur cale en 1944, ils sont mis en service fin 1946 et surtout en 1947. Cela permet le désarmement en 1946 des classe B qui sont mis en réserve en compagnie des type A. Leur sort sera probablement le même que les type A, un réarmement en escorteur.

Un projet daté de 1947 prévoit de conserver simplement deux canons de 120mm, de supprimer une partie voir la totalité de l’armement en torpilles au profit de grenades ASM, la DCA légère étant également renforcée.

La classe P est la dernière classe entrée entièrement en service avant le début du conflit. Le remplacement des type D devait être assuré par la classe Q, huit navires sont commandés au printemps 1947 et mis sur cale à l’automne 1947.

Quand le second conflit mondial éclate, quatre sont lancés et en achèvement à flot, quatre autres encore sur cale.

Ces navires sont identiques aux classes O et P. Leurs normes de construction sont celles du temps de paix même si à partir de septembre 1948, la construction est précipitée pour qu’ils puissent entrer en service le plus rapidement possible, la campagne de Norvège ayant provoqué les premières pertes d’un conflit qui cette fois s’annonce long et compliqué.

Le conflit déclenché, huit nouveaux destroyers type Q sont commandés, le nombre est doublé dans le cadre du programme de guerre. Les huit premiers sont armés de six canons de 120mm, les suivants sont armés en raison d’une pénurie de canons de 4.7 pouces de six canons de 114mm en affûts doubles, des canons duals. Pour les différencier, ces huit destroyers de type Q sont redésignés type R.

Durant le conflit d’autres destroyers sont commandés, des destroyers à l’architecture simplifiés armés de canons de 114mm, le canon de 4.5 pouces étant choisit comme canon standard pour les nouveaux destroyers.

Classe V&W

Avant-propos

Quand le second conflit mondial éclate, un programme de guerre (War Emergency Programm) est voté. Il prévoit la commande pour ce qui concerne les destroyers de huit destroyers type R (des Q armés de canons de 114mm) suivis de huit destroyers type S et de huit destroyers type T, des navires armés de canons de 114mm.

Ce n’est pas la première fois qu’un programme de guerre d’urgence est voté. Si le programme voté au début de la guerre de Pologne n’à guère le temps d’entrer en fonction, celui de la première guerre mondiale à produit de nombreux fruits notamment les destroyers de classe V&W.

A l’époque il n’y à pas de classe V&W mais cette dénomination est une reconstitution a posteriori de six classes différentes commandées à 107 exemplaires dont “seulement” 67 seront mis en service, la capitulation allemande entrainant l’annulation de la construction de quarante unités.

Ils marquent l’intégration du gaillard d’avant dans l’architecture des destroyers britanniques, l’architecture flush-deck (pont ras) n’ayant pas les faveurs des architectes navals britanniques. Plus généralement, ils concentrent différents progrès techniques apparus dans les classes précédentes.

Ainsi l’armement est réorganisé avec quatre affûts simples, deux superposés à l’avant “A” et “B” et deux superposés à l’arrière “X” et “Y”.

Les unités mises en service à temps pour participer à la première guerre mondiale constituèrent la colonne vertébrale de la flotte britannique de destroyers jusqu’à la mise en service des type A au début des années trente.

Un certain nombre de navires étaient encore en service en septembre 1939, la majorité transformés en escorteurs bien que dépendant toujours de Destroyer Flottilla (tout comme leurs successeurs de type Hunt).

En septembre 1948, ils ont tous été désarmés de la Royal Navy et démolis sauf deux exemplaires transférés à la Royal South African Navy pour permettre à cette jeune marine de former les équipages nécessaires aux Hunt IV qu’elle va mettre en oeuvre.

Carrière opérationnelle

Destroyers désarmés avant septembre 1939

-Valhalla en service de juillet 1917 jusqu’à sa vente à la démolition le 17 décembre 1931, Valkyrie en service de juin 1917 à sa vente à la démolition le 24 août 1936. le Vampire mis en service en septembre 1917 est transféré à la marine australienne en octobre 1933 (son cas sera traité dans la partie consacrée à la marine australienne).

HMS Vectis

HMS Vectis

-Le Vectis à été vendu à la démolition le 25 août 1936 après avoir mis en service en décembre 1917, le Vendetta à été mis en service en octobre 1917 et transféré seize ans plus tard à la Royal Australian Navy (en compagnie du Vampire, du Voyager et Waterhen).
-Le Venturous à été en service du 29 novembre 1917 à sa vente à la démolition le 24 août 1936, le Verulam mis en service le 3 octobre 1917 à été perdu par mine dans le Golfe de Finlande dans la nuit du 3 au 4 septembre 1919, le Violent lui étant en service du 1er septembre 1917 au 8 mars 1937 date de sa vente à la démolition.

Le HMS Vittoria

Le HMS Vittoria

-Le Vittoria à été coulé par un sous-marin bolchévique le 1er septembre 1919 après moins de deux ans de service (mis en service le 29 octobre 1917) alors que le Voyager mis en service en juin 1918 à été transféré à la Royal Australian Navy en octobre 1933.

-Le Walrus mis en service le 12 février 1938 à été perdu par échouage le 12 février 1938 et vendu à la démolition dès le 5 mars 1918 alors que le Waterhen mis en service le 17 avril 1918 à été transféré quinze ans plus tard en octobre 1933.

-Le HMS Shakespeare mis en service en octobre 1917 et vendu à la démolition en septembre 1936 tout comme le Spencer mis en service en décembre 1917 et vendu à la démolition en septembre 1936. Le HMS Wallace mis en service en février 1919 est vendu à la démolition en juillet 1939, son mauvais état ne justifiant plus une refonte.

-Les Keppel et Broke mis en service en 1925 sont transformés en auxiliaires multifonctions en septembre 1939 mais sont désarmés et démolis en juin 1945.

Navires encore en service en septembre 1939

A partir de 1937, la vente à la démolition des V&W en surplus avec l’arrivée des Fleet Destroyer cesse en raison d’un contexte international toujours plus tendu. Si ils sont dépassés comme destroyers, ils peuvent encore rendre des services comme escorteurs.

Le HMS Vanoc

Le HMS Vanoc

Une partie de la flotte va être transformée en escorteurs à savoir les Vanessa Vanoc Vanquisher Velox Vesper Versatile Vidette Vimy Vivacious Viscount Walker Warwick Watchman Westcott Winchelsea Wrestler Vansittart Verity Volunteer Wanderer et Whitehall.

Le HMS Vimiera

Le HMS Vimiera

D’autres subissent une refonte plus modeste (renforcement de la DCA) à savoir les Valentine Valorous Vega Verdun Vimiera Vivien Viceroy Westminster Whitley Winchester Wolfhound Wolsey Woolston Wryneck

Le HMS Vortigern

Le HMS Vortigern

Enfin les navires ci-après ne subissent que des modifications mineures : Venomous Vortigern Walpole Windsor Veteran Whitshed Wild Swan Wishart Witch Witherington Wivern Wolverine Venetia Wakeful Wessex Whirlwind Worcester Wren Vanity.

Cinquante trois navires sont donc encore en service en septembre 1939. Ils sont intégrés soit au sein de Destroyer Flottilla ou de groupement de circonstances pour couvrir la navigation qui tarde à naviguer en convois.

-La 11th Destroyer Flottilla couvre depuis Devonport les Western Approaches avec les HMS Vanoc Vanquisher Versatile Vimy Walker Winchelsea Whirlwind Warwick Wanderer et Woolston

-La 13th Destroyer Flottilla couvre depuis Gibraltar les convois traversant l’Atlantique ou se rendant en Méditerranée où effectuant la longue traversée Freetown-Liverpool. Elle dospose du Velox Wrestler du Wanderer

-La 14th Destroyer Flottilla couvre depuis Devonport les convois de l’Atlantique avec Venetia Westcott Warwick Winchester Viceroy Wolsey.

-La 15th Destroyer Flottilla couvre le Western Approaches depuis Devonport avec les HMS Whitehall Vanity Vansittart Volunteer Wivern Wolverine Worcester Wren

-La 16th Destroyer Flottilla couvre depuis Portsmouth les convois transatlantiques avec les HMS Vidette Whitshed Wild Swan Wishart Witch Witherington

-La 17th Destroyer Flottilla couvre depuis Portsmouth les Western Approaches avec les HMS Vanessa Vesper Vivacious Watchman Vortigern Wessex Venomous Veteran

-La 18th Destroyer Flottilla couvre depuis Devonport les Western Approaches avec les HMS Windsor Wolfhound Wryneck et Wakeful

-La 19th Destroyer Flottilla couvre depuis Douvre les convois transmanches avec les HMS Walpole Verdun Viscount Verity

-Au sein du Nore Command (estuaire de la Tamise), on trouve les HMS Valentine Vimiera

-Au sein de la Rosyth Escort Force, on trouve les Valorous Vega Vivien Westminster Whitley

Ces navires plus ou moins refondus sont désarmés au fur et à mesure de l’arrivée des Hunt qui ont été conçus comme de véritables destroyer d’escorte. Les derniers V&W quittent les unités de première ligne au printemps 1945. Une poignée de navires sont conservés pour des missions auxiliaires et de formation.

Le HMS Wryneck

Le HMS Wryneck  avant son transfert à la RSAN

Ainsi en septembre 1947, les HMS Wakeful et Wryneck sont transférés pour entrainement à la Royal South African Navy (RSAN) en attendant la livraison de destroyers type Hunt. La guerre ayant éclate entre-temps, les vieux destroyers vont participer au conflit en patrouillant dans l’Atlantique Sud.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : 1337 tonnes (1360 tonnes à pleine charge) pour les Admiralty V leader, 1272 tonnes (1139 tonnes à pleine charge) pour les Admiralty V class 1100 tonnes pour les Admiralty W class 1120 tonnes pour les Thornycroft V&W Class, 1140 tonnes (1550 tonnes pleine charge) pour les Thornycroft modified W class. Les Admiralty Modified W class déplacent 1580 tonnes et 2053 tonnes à pleine charge.

Les Thornycroft type destroyer déplacent 1480 tonnes standard et 2009 tonnes à pleine charge

Dimensions : longueur hors tout 95.1m largeur 8.15m tirant d’eau 3.43m (Admiralty V leader et suivants) les Admiralty modified W class mesurent 98.30m de long sur 9.68m de large et un tirant d’eau de 3.81m alors que les Thornycroft type destroyer mesurent 100m de long sur 9.60m de large et un tirant d’eau de 3.81m

Propulsion : turbines à engrenages alimentées en vapeur par trois chaudières Yarrow dévellopant 27500ch et entrainant deux hélices (Admiralty V leader) 27000ch pour les Admiralty V classe 30000ch pour les Thornycroft V&W class et modified W class
Les Admiralty modified W class disposent de turbines à engrenages et de quatre chaudières Parsons dévellopant 40000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 34 noeuds distance franchissable 3500 miles nautiques à 15 noeuds (Admiralty V leader et les suivants) vitesse maximale de 32 noeuds pour les Admiralty modified W class

Les Admiralty modified W class filent à 36.5 noeuds et peuvent parcourir 5000 miles nautiques à 15 noeuds alors que les Thornycroft class destroyer filent à 36 noeuds.

Armement : quatre canons de 102mm en affûts simples, deux Pom-Pom et deux plate-formes doubles lance-torpilles (Admiralty V leader) les Admiralty V class dispsosent en plus d’un canon antiaérien de 3 pouces alors que les Admiralty W class disposent de six tubes lance-torpilles en deux plate-formes triples. Les modified W class sont armés de quatre canons de 120mm en affûts simples, deux Pom-Pom et deux plate-formes triples de 533mm.

L’armement des Admiralty modified W class disposent de cinq canons de 120mm en affûts simples , un canon antiaérien de 3 pouces et deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm

Equipage : 115 officiers et marins (Admiralty V leader) 110 officiers et marins (Admiralty V class) 134 officiers et marins (Thornycroft modified W class et suivants) 164 officiers et marins pour les Admiralty modified W class.

Grande-Bretagne (11) Royal-Navy (3)

La guerre de Pologne

Ordre de bataille de la Royal Navy en septembre 1939

-Comme en 1914, la majorité des moyens navals britanniques sont rassemblés en mer du Nord pour faire face à l’Allemagne, Londres n’ayant plus les moyens de maintenir deux puissantes flottes en mer du Nord et en Méditerranée, laissant la garde de la Mare Nostrum à la Royale qui doit faire face à l’Italie qui restera neutre dans le conflit qui s’ouvre.

Home Fleet

Comme en 1914, la Home Fleet se rassemble à Scapa Flow dans les Orcades. Elle se compose des moyens suivants :

-Le 2nd Battle Squadron avec les cuirassés Nelson Rodney Royal Oak Royal Sovereign Ramillies

-Le Battlecruiser Squadron avec les croiseurs de bataille Hood et Repulse

-Le porte-avions Ark Royal

-18th Cruiser Squadron : croiseurs légers classe Town Newcastle Sheffield Edimburgh Belfast

-12th Cruiser Squadron : croiseurs légers Effingham Emerald Enterprise Cardiff Delhi Dunedin

-7th Cruiser Squadron : croiseurs légers Diomede Dragon Calypso Caledon

-Croiseur antiaérien Calcutta

-Poseur de filet Guardian

-Croiseur Aurora qui sert de navire de commandement pour les destroyers
-Deux flottilles de destroyers, la 6th Destroyer Flottilla avec huit navires et la 8th Destroye Flottilla avec neuf navires.

-navire-dépôt Greenwich

-1st Minesweeping Flotilla avec sept dragueurs océaniques

Le reste des moyens de la Home Fleet sont basés à Rosyth avec le porte-avions Furious qui ne sert plus que de porte-avions d’entrainement, à Dundee où se trouve la 2nd Submarine Flottilla (navire-dépôt Forth et quatorze sous-marins, à Blyth avec la 6th Submarine Flottilla (navire-dépôt Titania et sept sous-marins) et surtout dans l’estuaire de la Humber avec la Humber Force.

Cette force stationnée dans l’estuaire formé par les rivières Ouse et Trente est destinée à empêcher les raids allemands sur la côte est de la Grande-Bretagne. Elle dispose des moyens suivants :

-2nd Cruiser Squadron : croiseurs légers Southampton et Glasgow

-7th Destroyer Flottilla avec neuf destroyers

-Deux dragueurs de mines

Channel Force

Cette “Force de la Manche” est distincte de la Home Fleet. Elle est chargée de la défense de La Manche en liaison avec la Flotte de l’Atlantique et de l’Escadre Légère du Nord (ELN), deux formations de notre marine nationale. Elle dispose des moyens suivants :

-Cuirassés Resolution et Revenge

-Porte-avions Courageous et Hermes

-Croiseurs légers Ceres Caradoc Cairo (ce dernier est antiaérien)

-18th Destroyer Flottilla : neuf destroyers

Home War Organisation

Cette organisation mise en place au moment du déclenchement de la guerre de Pologne répartit dans des différents ports des flottilles de destroyers pour la défense locale et la couverture des convois.

-A Devonport sont stationnées deux flottilles de destroyers, le 11ème avec dix destroyers et la 17ème avec huit destroyers

-A Portland (comté de Dorset), la 12th Destroyer Flottilla dispose de six destroyers

-A Portsmouth, la 16th Destroyer Flottilla dispose de dix navires dont quatre attachés

-A Rosyth et Milford Haven, la 15th Destroyer Flottilla dispose de huit destroyers

-A Douvres, la 19th Destroyer Flottilla

Home Command

Sous ce commandement se trouvent des moyens d’escorte et de protection :

-Le Nore Command dispose à Douvres de trois dragueurs, dans l’Estuaire de la Tamise de douze dragueurs dont neuf chalutiers.

-Le Portsmouth Command dispose de huit dragueurs dont quatre chalutiers et de cinq chalutiers anti-sous-marins

-Le Western Approaches Command aligne six escorteurs, trois chalutiers ASM et trois chalutiers-dragueurs, tous stationnés à Devonport

-Enfin le Rosyth Command dispose de huit escorteurs

Mediterranean Fleet

Cette flotte chargée de couvrir la Méditerranée et le passage de convois en direction de l’Extrême-Orient via le détroit de Gibraltar et le canal de Suez dispose de moyens assez importants mais ses bases sont inadaptées soit parce qu’elles sont trop proches de l’ennemi (Malte), manquent d’infrastructures (Alexandrie) ou trop éloignée (Gibraltar).

La priorité de la Royal Navy sera d’ailleurs d’arracher les crédits pour améliorer les infrastructures égyptiennes de la marine britannique, une lutte de longue haleine qui finira par payer par l’installation d’une base moderne créée ex-nihilo à proximité d’Alexandrie.

En attendant en septembre 1939, elle dispose des moyens suivants :

-1st Battle Squadron avec les cuirassés Warspite Barham Malaya

-Porte-avions Glorious

-1st Cruiser Squadron : croiseurs lourds Devonshire Shropshire Sussex

-3rd Cruiser Squadron : croiseurs légers Arethusa Penelope Coventry (CLAA)

-Le commandement des destroyers est assuré par le croiseur léger Galatea et le navire-dépôt Woolwich. Sous leur autorité, on trouve quatre flottilles destroyers, les 1ère, 2ème, 3ème et 4ème avec respectivement, 9, 5, 9 et 8 navires mais la 2nd Destroyer Flottilla ne va pas tarder à rejoindre l’Angleterre.

-Quatre navires d’escorte

-1st MTB Flottilla avec le navire-dépôt Vulcan et douze vedettes lance-torpilles

-Poseur de filets Protector

-Mouilleur de mines Medusa

-3rd Minesweeping Flottilla avec cinq dragueurs

-Navire-atelier Resource

China Station

La Station de Chine dispose de moyens importants en raison de la menace japonaise. Elle s’appuie sur une base installée à Hong Kong ainsi que sur le “Gibraltar de l’Extrême-Orient”, Singapour, la base d’Alor Setar en Malaisie _vitale pour verrouiller le détroit de Malacca_ ainsi que les ports des dominions _Australie et Nouvelle-Zélande_ .

Les ports indiens peuvent servir de base mais ils sont mal équipés et surtout bien trop éloignés pour être utiles.

Durant la période de Pax Armada, la coopération avec les autres puissances coloniales de la région se dévellope et la China Station peut espérer s’appuyer sur les bases françaises (Haiphong, Saïgon et surtout Cam-Ranh _la base la mieux équipée de la région_), américaines (Manille et son arsenal de Cavite) et néerlandaises, la marine néerlandaise étant la seule déployant à titre permanent des navires de ligne.

Une base tactique de ravitaillement (sans installations de carénage) est installée sur l’île de Borneo à Kuching

En septembre 1939, cette force aligne les moyens suivants :

-5th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds Kent Cornwall Dorsetshire ainsi que le croiseur léger Birmingham

-Porte-avions Eagle

-21st Destroyer Flottilla (appelée en Méditerranée) avec neuf destroyers

-Cinq navires d’escorte

-4th Submarine Flottilla avec le navire-dépôt Medway, un destroyer et quinze sous-marins

-Cinq destroyers affectés à la défense de Hong-Kong

-Mouilleur de mines Redstart

-2nd Motor TorpedoBoat Flottilla (2nd MTB Flottilla) avec six vedettes lance-torpilles

-Vingt canonnières fluviales

-Monitor Terror

South Atlantic Commandand (Freetown, actuelle Sierra Leone)

-6th Cruiser Squadron avec le croiseur léger Neptune

-9th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Despatch Dauntless Danae Durban
-4th Destroyer Division (2nd Destroyer Flottilla) avec quatre navires

-Porte-hydravions Albatros

-Quatre navires d’escorte

-Deux sous-marins

North Atlantic Command (Gibraltar)

-Croiseurs Colombo et Capetown

-13th Destroyer Flottilla avec neuf destroyers

-Deux sous-marins

-Deux dragueurs de mines

American and West Indies Station (Halifax et Bermudes)

-8th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds Berwick et York ainsi que les croiseurs légers Orion et Perth (ce dernier appartenant à la marine australienne).

-Deux navires d’escorte

Autres formations

-En Inde est déployé le 4th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Gloucester Liverpool Manchester en compagnie de sept navires d’escorte dont cinq appartenant à la Royal Indian Navy.

-Des navires sont en réserve ou servant pour l’entrainement :

-Croiseurs lourds Hawkins et Frobisher

-Porte-avions Argus

-Croiseur mouilleur de mines Adventure

-Cinq destroyers

-Dix dragueurs de mines

-Porte-hydravions Pegasus

-La 5th Submarine Flottilla assure la formation des sous-mariniers avec un navire-dépôt
et huit sous-marins d’entrainement

-Croiseur-école Vindictive

-1st Flottilla Anti-Submarine Boat avec cinq vedettes anti-sous-marines

-Il ne faut pas oublier la participation des dominions qui en septembre 1939 disposent de moyens limités :
-Canada : six destroyers

-Australie : croiseurs lourds Canberra et Australia croiseurs légers Sydney Hobart Adelaïde trois destroyers et deux navires d’escorte

-Nouvelle-Zélande : croiseurs légers Leander et Achilles plus deux navires d’escorte

Si les deux premières disposent de marines indépendantes, la dernière n’en dispose pas encore, il faudra attendre 1944 pour que ce soit le cas.

En septembre 1939, d’autres navires sont en refonte ou en entretien et donc non opérationnels :

-Cuirassés Queen Elizabeth et Valiant

-Croiseur de bataille Renown

-Croiseurs lourds Suffolk London Norfolk

-Croiseurs légers antiaériens Curlew Curacoa Carlisle.

-Un navire d’escorte et quatorze destroyers

La Royal Navy dans la guerre de Pologne

Quand éclate le conflit le 3 septembre 1939, la priorité pour la marine britannique est de couvrir le passage en France du Corps Expéditionnaire Britannique (British Expeditionnary Force BEF) en France en les protégeant contre l’aviation et les sous-marins allemands. Une mission réussie.

Elle met en place comme en 1914 le blocus des côtes allemandes pour empêcher le trafic commercial allemand et forcer la Kriegsmarine à accepter un combat en haute-mer. Cette dernière bien inférieure en nombre et en puissance se dérobera toujours à cet affrontement espéré.

Naufrage du HMS Courageous sous les coups du U-29

Naufrage du HMS Courageous sous les coups du U-29

Plusieurs sous-marins allemands sont coulés durant ce bref conflit mais les U-Boot prennent leur revanche en détruisant le porte-avions HMS Courageous le 17 septembre 1939 (U-29) puis le cuirassé HMS Royal Oak par le U-47 du commandant Gunther Prien qui se glisse dans la nuit du 13 au 14 octobre 1939 dans la rade réputée inviolable de Scapa Flow pour détruire au mouillage le vénérable cuirassé.

La chasse aux raiders allemands est peu fructueuse mais marquée par la destruction du cuirassé de poche Admiral Graf Spee le 17 décembre 1939. Ce dernier réfugié à Montevideo doit se saborder, les alliés ayant refusé un sauf-conduit pour permettre au cuirassé de rentrer en Allemagne.

Quand le conflit se termine, la marine britannique à donc perdu un porte-avions, un cuirassé et plusieurs sous-marins.