17-Aviation navale (65)

Commandement du Levant de l’Aviation Navale (CLAN) (Tripoli du Liban)

-Escadrille 10R : six Loire 130.

-Escadrille 14T : huit Latécoère Laté 298.

-Escadrille 14B : six CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456.

-Escadrille de chasse 10C : douze Grumman G-36A.

Total : six Loire 130, huit Latécoère Laté 298, six CAO-700M, huit Lioré et Olivier Léo 456, douze Grumman G-36A soit un total de quarante appareils (quatorze hydravions et vingt-six avions)

Commandement Antilles-Guyane de l’Aviation Navale (CANGAN)

-Escadrille 7R : : huit Loire 130C dont un détaché à Cayenne et sept basés à Fort de France-Schoelcher

-Escadrille 19T (Fort de France-Schoelcher) : douze Bloch MB-481.

-Escadrille d’Aviation Navale des Antilles (EANA) (Fort de France-Schoelcher) : six Grumman G-36A, quatre CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456.

Total : huit hydravions Loire 130, douze Bloch MB-481, six Grumman G-36A, quatre CAO-700M et  huit Lioré et Olivier Léo 456 soit un total de trente-huit appareils (vingt hydravions et dix-huit avions)

Commandement Pacifique de l’Aviation Navale (CPAN)

-Escadrille 9R (Papeete) : quatre Latécoère Laté 298.

-Escadrille 23C : huit Dewoitine HD-780, escadrille qui constitue la seule composante de chasse de la Polynésie.

-Escadrille 13E (Nouméa-Tantouta ) : douze Consolidated Catalina.

-Escadrille 24E (Nouméa-Tantouta) : huit CAO-700M et de huit Lioré et Olivier Léo-456.

-Escadrille 25C (Nouméa-Tantouta) : douze Dewoitine D-520.

A la déclaration de guerre, les escadrilles 9R et 23C forment une 13ème flottille d’hydravions alors que les escadrilles stationnées en Nouvelle-Calédonie forment une 2ème flottille mixte d’aviation navale.

Total : quatre Latécoère Laté 298, douze Consolidated Catalina, huit Dewoitine HD-780, huit CAO-700M, huit Lioré et Olivier Léo 456 et douze Dewoitine D-520 soit un total de cinquante six appareils (vingt-huit hydravions et de vingt-huit avions)

Commandement Indochine de l’Aviation Navale (CIAN) (Cam-Ranh)

9ème flottille d’aviation navale (porte-avions léger Alienor d’Aquitaine)

-Escadrille 13C : six Dewoitine D-795.

-Escadrille 15C : six Dewoitine D-795.

-Escadrille 17T : six Latécoère Laté 299-5.

-Escadrille 11B : quatre Loire-Nieuport LN-420.

-Section d’Entrainement et de Servitude avec quatre Morane-Saulnier MS-474 et deux Dewoitine D-720M

Total : douze Dewoitine D-795, six Latécoère Laté 299-5, quatre Loire-Nieuport LN-420, quatre MS-474 et deux Dewoitine D-720  soit un total de 28 appareils

11ème flottille d’hydravions

-Escadrille 11R (Cam-Ranh): douze Consolidated PBY-5 Catalina.

-Escadrille d’Hydravions de l’Indochine (EHI (Cam-Ranh) : quatre Dewoitine HD-731. Appareils toujours en service en décembre 1947. Détachés pour emploi à bord du Tourville et du Duguay-Trouin.

-Escadrille 23T : douze Bloch MB-481.

Total : douze Consolidated Catalina, quatre Dewoitine HD-731 et douze Bloch MB-481 soit un total de vingt huit appareils

12ème flottille d’aviation navale

-Escadrille 13R (Cam-Ranh) :douze CAO-700M.

-Escadrille 15B (Cam-Ranh):  douze Bloch MB-175T.

-Escadrille 12C (Cam-Ranh): douze Dewoitine D-520.

-Escadrille 24T (Haïphong) : douze Lioré et Olivier Léo 456.

Total : douze CAO-700M, douze Bloch MB-175T, douze Dewoitine D-520 et douze Lioré et Olivier Léo 456 soit un total de quarante-huit appareils.

Le CIAN dispose le 31-08-1948 de 104 appareils (vingt-huit hydravions et soixante-seize avions)

Commandement AEF de l’Aviation Navale (CAEFAN)

-Escadrille 17E (Diego Suarez) : six Potez CAMS 141.

-Escadrille 18E (Djibouti) :quatre CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456.

-Escadrille 9T (Djibouti) :  six Bloch MB-481.

-Escadrille 13T (Diego-Suarez) : six Bloch MB-481.

-Escadrille 11C (Djibouti) : douze Grumman G-36A.

-Détachement Aviation croiseur léger Primauguet (Diego-Suarez) : deux Dewoitine HD-731.

Total : six Potez CAMS 141, douze Bloch MB-481, quatre CAO-700M, huit Lioré et Olivier Léo 456 deux Dewoitine HD-731 et douze Grumman G-36A soit un total de quarante-quatre appareils (vingt hydravions et vingt-quatre avions)

Au 5 septembre 1948, l’Aviation Navale dispose de 1358 appareils (574 hydravions, 760 avions et 12 autogires)

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17-Aviation navale (40)

B-Avions de torpillage et d’assaut

Latécoère Laté 299

Latécoère Laté 299

Latécoère Laté 299

En mai 1933, la marine nationale lança un appel d’offre pour un nouvel hydravion de torpillage destiné à remplacé le Latécoère Laté 290 à peine en service. Cet appel d’offre est à l’origine du Latécoère Laté 298 qui effectua son premier vol en mai 1936 avant d’équiper des escadrilles de torpillage et de surveillance basées à terre ou embarquées à bord du transport d’hydravions Commandant Teste.

Quand est décidée la construction des porte-avions Joffre et Painlevé est lancé le programme A47 pour un appareil de surveillance, de bombardement et de torpillage. Dans un premier temps, deux bimoteurs sont présélectionnés : le CAO-600 et le Dewoitine D-750 mais rapidement un monomoteur est aussi présélectionné, le Latécoère Laté 299, une version embarquée du Laté 298.

Deux prototypes sont commandés, le premier prototype effectuant son premier vol le 7 juillet 1939, le second décollant le 12 décembre 1939. Quatre appareils de présérie sont commandés pour des tests en profondeur, ces appareils étant livrés au printemps 1940.

L’appareil est choisit pour servir d’avion-torpilleur à bord des porte-avions Joffre et Painlevé au sein de deux escadrilles, la 2T pour le Joffre et la 11T pour le Painlevé à raison de six appareils chacune.

Vingt-quatre appareils sont commandés en juillet 1941 et livrés entre septembre 1941 et janvier 1942.

-L’Escadrille 2T sous sa forme «embarquée» est recréée le 5 mars 1942 en même temps que la 6ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions Joffre qui quand ce dernier est à quai aux appontements du Milhaud se réfugie sur la base de Hyères-Le Palyvestre comme leurs aïeuls du Béarn.

Équipée de six Latécoère Laté 299, c’est l’escadrille de torpillage du Joffre, chargée selon les schémas opérationnels en vigueur à l’époque de ralentir la flotte ennemie pour laisser le temps à nos cuirassés de la retrouver et de l’anéantir.

L’unité effectue ses premières manoeuvres aviation lors des essais du porte-avions du 29 septembre au 15 novembre 1942 au large de Brest.

Comme toutes les unités embarquées, à chaque sortie, l’escadrille 2T qualifie de jeunes pilotes, valide les compétences des vétérans, expérimente de nouvelles tactiques de combat ou des armes et s’entraine avec l’armée de l’air et d’autres unités de la marine.

Du 7 au 15 juillet 1947, profitant de l’indisponibilité estivale du porte-avions Joffre, elle remplace ses cinq Latécoère Laté 299 encore en état de vol (un appareil réformé début 1947 pour usure) par six Latécoère Laté 299-5, ces appareils appontant et décollant du Joffre lors de la remise en condition du porte-avions.

-L’Escadrille 11T est créée officiellement le 1er juin 1943 en même temps que la 7ème flottille d’aviation navale (7ème FAN), le groupe aérien du Painlevé avec six Latécoère Laté 299 qui à terre est basée à Lanvéoc-Poulmic.

L’escadrille effectue ses premiers mouvements aviation à bord du Painlevé du 1er juin au 8 juillet 1944 au cours de la deuxième campagne d’essais du porte-avions avant de participer à la traversée longue durée du porte-avions qui quitte Brest le 15 juillet direction les Antilles et rentre à Brest le 18 août.

L’unité s’entraine depuis la terre lors de l’immobilisation du porte-avions pour les démontages et les modifications après la TLD (20 août au 12 septembre) avant de reprendre les opérations embarquées dès la disponibilité de la plate-forme mise en service le 18 août 1944.

A chaque sortie du porte-avions, l’escadrille 11T menait les mêmes opérations que les autres escadrilles embarquées de la marine nationale : formation pratique de jeunes pilotes, validation de l’expérience et des acquis des pilotes confirmés, entrainement aux missions de guerre, exercices avec l’armée de l’air et d’autres unités de la Flotte de l’Atlantique.

Du 22 juillet 1946 au 14 mars 1947, le Painlevé subit son premier grand carénage. Cela laisse la 7ème flottille d’aviation navale sans plate-forme mais cela permet à l’escadrille 11T de changer de monture, les Latécoère Laté 299 cédant la place à de rutilants Latécoère Laté 299-5.

Caractéristiques techniques du Latécoère Laté 299

Type : bombardier-torpilleur triplace monomoteur embarqué

Poids : à vide 3064kg totale 4550kg

Dimensions : Envergure 15.63m Longueur 12.28m Hauteur : nc

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Y-43 de 920ch entrainant une hélice tripale

Performances : vitesse maximale 356 km/h autonomie 900km montée à 4000m en 10mn43s

Armement : deux mitrailleuses Darne de 7.5mm dans les ailes et une mitrailleuse de même modèle et de même calibre en poste arrière, 900kg de charge militaire (une torpille ou des bombes)

Latécoère Laté 299-5

Le Latécoère Laté 299 est un bon appareil, robuste et fiable mais ses performances peuvent être considérées comme modestes surtout face aux adversaires qu’il aurait à affronter. Décision est prise à l’automne 1942 de développer un nouvel bombardier-torpilleur monomoteur pour remplacer le Laté 299 qui entrait à peine en service.

Il faut aussi rappeler que nous sommes à une époque où l’aviation évolue très vite, où un appareil entrant en service est quasiment périmé. Il faut donc comme aux échecs jouer avec deux ou trois coups d’avance.

Les ingénieurs de Latécoère partent du 299 et dessine un appareil extérieurement semblable mais qui est au final assez différent. L’aérodynamisme est soigné qu’il s’agisse de la cellule ou de la verrière qui recouvre l’habitacle triplace. La protection renforcée tout comme l’armement défensif, répondant aux critiques faites sur le -299.

Deux prototypes sont ainsi commandés par la marine le 14 février 1943, le n°1 effectuant son premier vol le 4 avril mais il est perdu lors d’un crash le 17 mai suivant. Le n°2 effectue son premier décollage le 12 mai mais suite au crash du n°1, les vols sont suspendus.
L’origine du crash ayant été trouvé, le prototype n°2 reprend ses essais en vol le 5 juin 1943, effectuant des tests à bord du porte-avions britannique Illustrious.

Le concept est bon et la marine décide de poursuivre le dévellopement et passe commande le 2 septembre 1943 de quatre appareils de pré-série qui sortent des chaines de fabrication de Latécoère à Biscarosse début janvier 1944.

Parallèlement, la marine souhaitant remplacer le Latécoère Laté 298, elle demande à Latécoère de dévelloper une version hydravion du 299-5 sous le nom de 299-7.

Pour armer de nouvelles unités et remplacer les Latécoère Laté 299 en service, la marine va commander en septembre 1944 un total de 86 appareils répartis entre les appareils en ligne (40), ceux en volant de fonctionnement (40) et des appareils pour des tests techniques et tactiques (6). Le prototype et les quatre appareils de pré-série sont reconditionnés et stockés ce qui porte le volant de fonctionnement à 45 appareils.

Les 86 appareils vont être livrés à la marine entre novembre 1944 et septembre 1945 même si il faut attendre le printemps 1946 pour voir l’appareil entrer officiellement en service au sein de la 17T.

-L’escadrille 2T équipée à l’origine de Latécoère Laté 299 reçoit ses Laté 299-5 en juin/juillet 1947 durant l’indisponibilité estivale du porte-avions Joffre.

Après un entrainement à bord du Joffre du 25 août au 3 septembre 1948, le déclenchement du second conflit mondial la surprend en plein recomplètement (repos de l’équipage, grande visite des avions) à Hyères-Le Palyvestre.

L’entretien prévu pour s’achever le 10 septembre est accéléré et se termine dès le 6 septembre pour permettre au porte-avions de la 2ème Escadre d’appareiller le plus rapidement possible pour contrer une possible action italienne.

-L’escadrille 11T équipée à l’origine de Latécoère Laté 299 est transformée sur Latécoère Laté 299-5 au cours du grand carénage du porte-avions Painlevé (22 juillet 1946 au 14 mars 1947).

La navalisation de l’unité _privée de porte-avions depuis huit mois_ à lieu lors de la remise en condition du porte-avions au large de Dakar du 11 avril au 27 mai avec la participation de l’armée de l’air.

Après un entrainement du 1er au 5 septembre, en mer d’Iroise, l’escadrille 11T et les autres escadrilles embarquées sur le Painlevé se préparent à mener des missions de guerre suite à l’attaque allemande en Norvège et au Danemark.

A quai, le porte-avions est ravitaillé en carburant, vivres, pièces détachées et munitions de guerre (pour recompléter les stocks) pendant que les avions sont révisés à bord, certains jugés trop usés sont remplacés par des appareils neufs venus de Lanvéoc-Poulmic.

L’escadrille 11T change ainsi deux de ses six avions torpilleurs, les deux appareils réformés étant cannibalisés pour récupérer des pièces.

-L’Escadrille 17T créée sur la base de Lann-Bihoué le 11 juin 1946 est la première unité à utiliser le nouvel appareil à raison de six exemplaires, la 17T étant l’escadrille de torpillage de la 9ème FAN, le groupe aérien du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine.

La 17T effectue ses premières opérations à bord du porte-avions le 22 mars 1947 dans le cadre de la mise en condition du groupe aérien qui ne doit plus faire qu’un avec le flotteur. L’entrainement à lieu du 22 mars au 4 mai entre Casablanca et Dakar avant un retour à Brest le 10 mai.

Le 10 décembre 1947, les six Latécoère Laté 299-5 décollent de Lann-Bihoué et rejoignent en haute mer le porte-avions qui en franchissant le Goulet de la rade de Brest est officiellement mis en service. Ce n’est que le 19 janvier 1948 que le porte-avions arrive à Cam-Ranh, le groupe aérien quittant le bord alors que l’Alienor d’Aquitaine se trouvait à 50 miles nautiques de la base.

Reprenant l’entrainement aéronaval le 24 février 1948 (après avoir continué l’entrainement à terre en compagnie de l’armée de l’air), l’escadrille 17T apprend et met en pratique sa mission en cas de conflit : l’appui aux navires des FNEO.

Le 5 septembre 1948, l’escadrille 17T était en plein exercice de défense aérienne à la mer (elle servait de cible aux chasseurs des escadrilles 13 et 15C) dans le cadre d’un cycle plus vaste entamé le 2 septembre et achevé le 9 septembre même si l’annonce des bombardements allemands en Scandinavie entraina un alourdissement de l’atmosphère tant était grande la crainte d’une collusion entre Berlin et Tokyo.

-L’Escadrille 18T est activée le 13 octobre 1946 sur la base aéronavale de Cherbourg-Querqueville en même temps que les autres unités de la 10ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions lourd Commandant Teste.

Dès son armement, elle dispose comme sa consœur de l’escadrille 20T de huit Latécoère Laté 299-5. Cette escadrille rallie ensuite Arzew, sa base terrestre quand le porte-avions est à quai à Mers-El-Kébir. Au 31 août 1948, elle à utilisé un total de onze Laté 299-5.

-L’Escadrille 20T est activée le même jour que la 18T à savoir le 13 octobre 1946 à Cherbourg-Querqueville comme d’ailleurs les autres unités de la 10ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions lourd Commandant Teste. Comme sa consœur, elle dispose de huit Latécoère Laté 299-5 basés à Arzew quand le porte-avions est à quai à mers-El-Kébir.

Au 1er septembre 1948, l’escadrille 20T à utilisé un total de dix Latécoère Laté 299-5 ayant perdu un appareil à l’appontage et un autre en mer. Si dans le premier cas, l’équipage à survécu, ce ne fût pas le cas dans le second.

A l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark le 5 septembre, le Commandant Teste appareille en compagnie du Bretagne pour contrer une éventuelle action italienne contre l’Afrique du Nord. Les Laté 299-5 des deux escadrilles vont effectuer des patrouilles anti-sous-marines pour protéger le groupe de combat formé autour Commandant Teste.

-L’Escadrille 21T est officiellement créée le 21 juin 1947 sur la base de Lann-Bihoué prêt de Lorient en même temps que la 11ème flottille d’aviation navale (11ème FAN), le groupe aérien du porte-avions léger Henriette de France.  Elle dispose de six Latécoère Laté 299-5.

Suite à l’attaque allemande sur la Norvège et le Danemark, les alliés décident de riposter, voulant à tout prix éviter une Norvège sous la botte allemande.

L’Henriette de France reçoit pour mission de couvrir le convoi transformant le corps expéditionnaire franco-polonais à Rosyth pour rejoindre les troupes anglaises prévues pour cette riposte terrestre. L’escadrille 21T va assurer une mission de patrouille anti-sous-marine tout en se préparant à sa future mission d’assaut en Norvège.
Au 1er septembre 1948, quarante Latécoère Laté 299-5 sont ligne et depuis sa mise en service, sept ont été perdus ce qui réduit théoriquement le volant de fonctionnement à trente-trois appareils même si en cas de besoin, les appareils de tests, le prototype et les quatre appareils de pré-série peuvent être mis en ligne.

D’autres appareils sont commandés le 10 septembre, les derniers de ce modèle, un nouvel avion torpilleur embarqué baptisé Laté 299-8 étant alors au cours de mise au point, le vol du prototype devant avoir lieu à la fin du mois de septembre mais ceci est une autre histoire.

Caractéristiques techniques du Latécoère Laté 299-5

Type : bombardier-torpilleur triplace monomoteur embarqué

Poids : à vide 3200kg totale 4800kg

Dimensions : Envergure 16.30m Longueur 12.80m Hauteur : 3.20m

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Y-55 de 1300ch entrainant une hélice tripale

Performances : vitesse maximale 445 km/h autonomie 1000km montée à 4000m en 10mn43s

Armement : quatre mitrailleuses Darne de 7.5mm dans les ailes (2800 cartouches au total) et une mitrailleuse similaire dans le poste arrière avec 800 cartouches. Soute semi-encastrée dans le fuselage pour une torpille ou 800kg de bombes. Râteliers à bombes sous les ailes.

17-Aviation navale (32)

Escadrille 16T

Quand elle est créée, la 4ème escadre est plutôt famélique avec comme plus gros navires des divisions de torpilleurs d’escadre. Point donc de cuirassés ou de croiseurs et encore moins de porte-avions. Cette situation est naturellement provisoire comme celle de l’aviation chargée de l’appuyer. Les hydravions sont d’abord omniprésents mais ils sont bientôt rejoints par des avions terrestres.

Le 10 juin 1944, sur le complexe aérien d’Alger-Maison Blanche (qui comprend une base aérienne, une base aéronavale et un terminal civil) à lieu une double cérémonie : l’inauguration des locaux de la BAN et l’activation officielle de la 8ème flottille d’aviation navale qui regroupe les avions terrestres chargés d’appuyer la 4ème escadre de Mers-El-Kébir.

Aux côtés de la 22E (douze CAO-700M) et de la 14C (douze Dewoitine D-520), on trouve l’escadrille 16T équipée de douze bombardiers-torpilleurs Lioré et Olivier Léo 456.

Ces douze élégants bimoteurs sont chargés de frapper la flotte italienne et son commerce à l’aide de bombes, de torpilles voir de roquettes après par exemple avoir été guidés par un CAO-700M de la 22E et protégés de la chasse ennemie par des D-520 de la 14C.

Au 5 septembre 1948, l’unité (qui à utilisé un total de dix-sept Lioré et Olivier Léo 456) est sur le pied de guerre, parée aussi bien à attaquer à la torpille les navires italiens qu’à bombarder la Sicile, la Sardaigne où le sud de la péninsule italique.

Escadrille 17T

Le 11 juin 1946, sur la base aéronavale de Lann-Bihoué est créée la 9ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine appelé à renforcer les FNEO.

Cette 9ème FAN est composée de quatre escadrilles dont la 17T, l’escadrille de torpillage équipée de  six Latécoère Laté 299-5 dont elle est la première utilisatrice.

La 17T effectue ses premières opérations à bord du porte-avions le 22 mars 1947 dans le cadre de la mise en condition du groupe aérien qui ne doit plus faire qu’un avec le flotteur. L’entrainement à lieu du 22 mars au 4 mai entre Casablanca et Dakar avant un retour à Brest le 10 mai.

L’entrainement à bord du porte-avions léger se poursuit du 24 juillet au 4 septembre 1947 essentiellement en Manche. Après avoir participé à la traversée de longue durée du 12 au 31 octobre 1947 en Méditerranée, l’escadrille 17T et le reste de la 9ème FAN s’entraine dans le Golfe de Gascogne du 2 au 21 novembre, le novice groupe aérien du porte-avions léger affrontant celui rodé et expérimenté du Painlevé.

Le 10 décembre 1947, les six Latécoère Laté 299-5 décollent de Lann-Bihoué et rejoignent en haute mer le porte-avions qui en franchissant le Goulet de la rade de Brest est officiellement mis en service. Ce n’est que le 19 janvier 1948 que le porte-avions arrive à Cam-Ranh, le groupe aérien quittant le bord alors que l’Alienor d’Aquitaine se trouvait à 50 miles nautiques de la base.

Reprenant l’entrainement aéronaval le 24 février 1948 (après avoir continué l’entrainement à terre en compagnie de l’armée de l’air), l’escadrille 17T apprend et met en pratique sa mission en cas de conflit : l’appui aux navires des FNEO.

Le 5 septembre 1948, l’escadrille 17T était en plein exercice de défense aérienne à la mer (elle servait de cible aux chasseurs des escadrilles 13 et 15C) dans le cadre d’un cycle plus vaste entamé le 2  et achevé le 9 septembre même si l’annonce des bombardements allemands en Scandinavie entraina un alourdissement de l’atmosphère tant était grande la crainte d’une collusion entre Berlin et Tokyo.

Escadrille 18T

Cette escadrille est activée le 13 octobre 1946 à Cherbourg-Querqueville, base où va monter en puissance la 10ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions lourd Commandant Teste.

Équipée de huit Latécoère Laté 299-5 tout comme sa consœur de la 20T, cette unité est chargée de missions de torpillage, de lutte anti-sous-marine voir de bombardement. Cette escadrille rallie ensuite Arzew, sa base terrestre quand le porte-avions est à quai.

Du 7 au 18 juillet 1948, l’escadrille 18T participe à un entrainement au large d’Alger. Le 14 juillet 1948, la 9ème flottille au complet survole la ville en émettant des fumigènes bleu-blanc-rouge du plus bel effet.

La 18T sort à nouveau pour entrainement du 25 juillet au 8 août, rentrant à Arzew le 15 août après une escale à La Valette à bord de son navire porteur du 9 au 13 août 1948. Elle sort à nouveau pour entrainement du 21 au 29 août 1948. A cette date, elle à utilisé un total de onze Laté 299-5.

A l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark le 5 septembre, le Commandant Teste appareille en compagnie du Bretagne pour contrer une éventuelle action italienne contre l’Afrique du Nord.

Les Laté 299-5 vont effectuer des patrouilles anti-sous-marines pour protéger le groupe de combat formé autour Commandant Teste en attendant si nécessaire de devoir lancer une attaque à la torpille.

Escadrille 19T

Le 11 octobre 1946 est activée sur la base aéronavale de Fort de France-Schoelcher la 19ème escadrille de torpillage équipée de douze Bloch MB-481.

Cette unité bien que qualifiée de torpillage va surtout mener des missions de surveillance et de lutte anti-sous-marine dans les Antilles.

A partir du 1er septembre 1948, les douze hydravions bimoteurs vont relayer au dessus des petites Antilles, poussant des pointes jusqu’en Guyane où ils se ravitaillent pour poursuivre leurs patrouilles ou tout simplement rentrer à Fort de France.

Escadrille 20T

Cette escadrille est activée le 13 octobre 1946 à Cherbourg-Querqueville, base où va monter en puissance la 10ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions lourd Commandant Teste.

Équipée de huit Latécoère Laté 299-5 tout comme sa consœur de la 18T, cette unité est chargée de missions de torpillage, de lutte anti-sous-marine voir de bombardement. Cette escadrille rallie ensuite Arzew, sa base terrestre quand le porte-avions est à quai.

Au 1er septembre 1948, l’escadrille 20T à utilisé un total de dix Latécoère Laté 299-5 ayant perdu un appareil à l’appontage et un autre en mer. Si dans le premier cas, l’équipage à survécu, ce ne fût pas le cas dans le second.

A l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark le 5 septembre, le Commandant Teste appareille en compagnie du Bretagne pour contrer une éventuelle action italienne contre l’Afrique du Nord. Les Laté 299-5 vont effectuer des patrouilles anti-sous-marines pour protéger le groupe de combat formé autour Commandant Teste.

17-Aviation navale (6)

Janvier à décembre 1946

Dewoitine D-551

Dewoitine D-551

Création en juin 1946 de la 9ème flottille d’aviation navale sur la base aéronavale de Lann-Bihoué près de Lorient.

C’est le groupe aérien appelé à servir à bord du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine qui une fois mis en service doit rejoindre les Forces Navales en Extrême Orient (FNEO). Il dispose des escadrilles suivantes :

-Escadrille 13C : six Dewoitine D-795 (version navalisée du D-551)

-Escadrille 15C : six Dewoitine D-795 (version navalisée du D-551)

-Escadrille 17T : six avions torpilleurs Latécoère Laté 299-5, version améliorée du Laté 299

-Escadrille 11B : quatre bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN-420 (bombardier en piqué biplace appelé à remplacer le LN-401)

-Section d’Entrainement et de Servitude : quatre NA-57 et deux Dewoitine D-720

Total : douze Dewoitine D-795, six Latécoère Laté 299-5 et quatre Loire-Nieuport LN-420 soit 28 appareils

Le prototype Dewoitine HD-730

Le prototype Dewoitine HD-730

-Création en septembre 1946 de l’Escadrille Ecole de la Méditerranée (EEM) basée à Cuers-Pierrefeu pour soulager l’EEA d’Hourtin. Elle dispose de quatre Loire 130, de quatre Bréguet Bizerte et des deux prototypes Dewoitine HD-730.
-Création en octobre 1946 de la 10ème flottille d’aviation navale. Rassemblée à Cherbourg-Querqueville, cette flottille doit à terme être basée à Arzew quand elle n’est bien sur par embarquée à bord du porte-avions Commandant Teste. Cette flottille dispose des escadrilles suivantes :

-Escadrilles 16C 18C et 22C : neuf chasseurs MB-159M, version navalisée du MB-159, le meilleur chasseur français en ligne en septembre 1948 à la ressemblance prononcée avec le Fw-190 allemand soit un total de vingt-sept chasseurs.

-Escadrilles 16R et 18R équipées chacune de six CAO-610, version améliorée du CAO-600 soit un total de douze appareils

-Escadrilles 18T et 20T équipées chacune de huit Latécoère Laté 299-5, version amélioré du Laté 299 soit un total de seize avions-torpilleurs

-Escadrilles 18B et 20B équipées chacune de neuf Loire-Nieuport LN-420, bombardier en piqué biplace successeur du LN-401

-Section de servitude et d’entrainement basée à terre avec huit Morane-Saulnier MS-474, version embarquée du MS-472 et quatre Dewoitine D-720M

Total : 27 Bloch MB-159M, 12 CAO-610, 16 Latécoère Laté 299-5, 18 Loire-Nieuport LN-420, 8 Morane-Saulnier MS-474, 4 Dewoitine D-720M soit un total de 84 appareils

Morane-Saulnier MS-474

Morane-Saulnier MS-474

-Évolution interne du Groupement d’hydraviation d’Afrique du Nord qui dispose au 1er janvier 1946  de douze Dewoitine HD-731, huit à Karouba pour les croiseurs de la 6ème Escadre Légère et quatre à Arzew pour le cuirassé Bretagne et le croiseur léger Latouche-Tréville (deux chacun).

Douze mois plus tard, le GH-AFN dispose de huit Dewoitine HD-731 à Karouba et de dix à Arzew suite à la mise en service du croiseur léger Gambetta et du transfert des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg. Cela entraine la création d’une escadrille des hydravions de Tunisie (EHT) et d’une escadrille des hydravions d’Algérie (EHA) soit un total de dix-huit appareils

-Création en octobre 1946 au profit du Commandement Antilles-Guyane de l’Aviation Navale (CANGAN) de l’escadrille 19T qui basée à Fort de France-Schoelcher dispose de douze hydravions Bloch MB-481 et de l’escadrille d’aviation navale des Antilles, une escadrille composite avec six Grumman G-36A, quatre CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456.

Au 31 décembre 1946, l’aviation navale dispose de 1173 appareils (499 hydravions, 12 autogires et 662 avions) soit une augmentation de 148 appareils