Le Conflit (77) Europe Occidentale (43)

La 9ème Armée à été moins exposée par les combats en Belgique ce qui explique des pertes moins élevées. Les hommes et le matériel ont néanmoins été éprouvés par des combats aussi violents que durant le première conflit mondial.

C’est ainsi que le 481ème régiment de pionniers voit ses effectifs complétés par ceux du 402ème qui est dissous à cette occasion.

En ce qui concerne les bataillons de chars le 5ème BCC n’alignait plus que trente-deux Renault R-35 le 22 juin 1949. Au début août il est tombé à douze chars et est donc placé en réserve d’armée.

Le 16ème BCC qui disposait de quarante-cinq Renault R-40 le 22 juin 1949 n’aligne plus que trente-six au début du mois d’août.

Le 29ème BCC lui disposait de quarante chars à la fin du mois de juin, nombre tombé début août à trente-deux avec des chars réparés et des chars issus des stocks. Le 39ème BCC qui disposait de trente-deux chars à la fin du mois de juin n’en à plus que dix-huit début août même si le nombre va très vite remonter avec le retour des blessés et l’arrivée de nouveaux chars.

La 102ème DIF qui est l’équivalent d’un corps d’armée à combattu pour tenir le secteur de frontière dont elle assurait la défense. Elle à subit des pertes sensibles et doit être placée en réserve pour reconsitution si reconsitution il y à ce qui n’est pas certain à 100%.

Le 9ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (9ème GAAC) n’aligne plus que deux batteries mixtes de campagne tirant aussi bien contre-avions que contre-terre.

Eprouvé par les combats en Belgique et dans le nord de la France, le 3ème Corps d’Armée (3ème CA) est mis au repos et remplacé en première ligne par le 15ème CA issu de la Réserve Stratégique.

Le 3ème GRCA avait connu une relative période de repos après son aventure en Belgique. Il avait néanmoins repris rapidement le combat avec de nouveaux chars (des AMX-44) et des nouvelles automitrailleuses puissantes.

Le 102ème RALT voit ses moyens réduits faute de matériel à un groupe de 105mm et un groupe de 155mm. Sa remontée en puissance est prévue mais va dépendre moins du matériel que du retour et/ou de l’arrivée de nouveaux artilleurs. Même chose pour le 361ème RALP qui ne comprend plus qu’un groupe de 105L et un groupe de 155L.

Le 1er GRDI voit ses moyens être réduits à six FCM-42 et huit AM modèle 1940P alors que le 30ème GRDI qui à bénéficié d’un premier recomplément dispose encore de huit FCM-42 et de douze automitrailleuses puissantes.

Si la 5ème DIM est restée sous l’autorité de son corps d’armée, la 1ère division de chasseurs ardennais à été placée en réserve d’armée le 27 juin 1949 pour éviter les complications politiques suite à la capitulation des troupes belges à Ostende. Elle est relevée par la 18ème DI qui à eu le temps de récupérer de ses durs combats dans les Ardennes Belges.

Après accord du gouvernement belge en exil cette division va rallier le sud de La Seine comme «réserve stratégique». Comme nous le verrons par la suite, cette division sera finalement dissoute pour permettre de faire renaitre une armée belge digne de ce nom.

Le 15ème Corps d’Armée (15ème CA) qui remplace le 3ème CA est donc en pleine possession de ses moyens. Il comprend le 615ème RP, le 15ème GRCA (vingt Hotchkiss H-39 et vingt-quatre automitrailleuses de découverte), le 141ème RALH (deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S), le 72ème GRDI (chars légers AMX-42 et automitrailleuses puissantes), la 2ème Division d’Infanterie Coloniale (2ème DIC), le 74ème GRDI (chars légers Hotchkiss H-39 et automitrailleuses puissantes) et la 4ème Division d’Infanterie Coloniale (4ème DIC).

Le 4ème Corps d’Armée (4ème CA) est toujours là avec un 604ème RP affaiblit mais qui à conservé toute sa cohésion opérationnelle. Même chose pour le 4ème GRCA qui aligne seize AMX-44 et seize automitrailleuses puissantes pour éclairer, couvrir et flanquer. En revanche le 111ème RALCH à perdu un peu de sa superbe avec seulement deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm.

Ce corps d’armée dispose également du 356ème RALP issu de la réserve générale avec deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm de quoi compenser les pertes en bouches à feu.

Le 94ème GRDI qui assure l’éclairage de la 4ème DINA aligne encore douze AMX-42 et douze automitrailleuses puissantes. Même chose pour le 24ème GRDI rattaché à la 22ème DI.

Le 21ème Corps d’Armée (21ème CA) dispose d’un 621ème RP très affaiblit (au point que sa dissolution à été évoquée), d’un 21ème GRCA qui possède seize AMX-44 et seize automitrailleuses puissantes, d’un 109ème RALH qui possède encore ses quatre groupes (deux de 105mm et deux de 155mm), du 66ème GRDI qui assure l’éclairage de la 53ème DI avec ses douze chars légers AMX-42 et ses seize automitrailleuses puissantes. Même mission pour le 9ème GRDI qui avec douze AMX-42 et douze automitrailleuses puissantes assure l’éclairage de la 61ème DI.

Le 32ème Corps d’Armée (32ème CA) est moins entamé que les autres car issu de la Réserve Stratégique et déployé uniquement après le repli sur la France des éléments de la 9ème Armée engagés outre-quiévrain.

Il comprend toujours le 632ème RP, le 32ème GRCA (qui dispose de seize AMX-42 et de seize AMD-178B), du 145ème RALH (deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm), du 77ème GRDI (seize AMX-42 et seize automitrailleuses de découverte), de la 7ème DIC, du 4ème GRDI Pol (seize AMX-44 et seize Daimler Dingo) et de la 4ème DIP.

La 2ème Armée chargée de couvrir les Ardennes depuis le sol français à été peu entamée par les combats en Belgique, un peu plus par les combats sur la terre de France.

Elle assure la défense de Sedan, Montmedy et Rethel, la 2ème Armée s’arquant vers le sud pour couvrir le flanc nord de la 3ème Armée chargée notamment de la défense de Reims où les preux polonais vont s’illustrer.

Quand elle se replie vers le sud elle dispose encore des moyens suivants :

-Le 412ème Régiment de Pionniers est toujours là et peu entamé. Il continue son travail de l’ombre à construire des obstacles et à sécuriser des zones, déchargeant les unités d’active de missions secondaires.

-Au 10 mai 1949 le GBCC (Groupement des Bataillons de Chars de Combat) de la 2ème Armée disposait de quatre bataillons de chars légers soit 180 chars. Début août le nombre est tombé à seulement 126 mais cela s’explique par la réparation rapide de chars endommagés et surtout l’arrivée de chars issus des stocks.

C’est ainsi que le 2ème BCC disposait encore de 32 Renault R-40, le 10ème BCC de 36 FCM-42, le 18ème BCC de 30 FCM-42 et le 35ème BCC de 28 Renault R-40.

-Le 2ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (2ème GAAC) est toujours là. Il à adopté l’organisation de campagne avec trois batteries mixtes en remplacement des deux batteries légères et des deux batteries lourdes du temps de paix. Comme les autres GAAC il va à la fois tirer contre-avions et contre-terre.

Le 5ème Corps d’Armée (5ème CA) dispose encore du 605ème Régiment de Pionniers (quasiment intact), du 5ème GRCA (seize FCM-42 et seize AM modèle 1940P), du 110ème RALCH (deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1917), du 194ème RALT issu de la Réserve Générale (quatre groupes de 220C), du 93ème GRDI (seize FCM-42 et seize AM modèle 1940P), de la 3ème DINA, du 64ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et vingt-quatre automitrailleuses puissantes) et de la 55ème DI.

Le 6ème Corps d’Armée (6ème CA) dispose encore du 606ème Régiment de Pionniers, du 6ème GRCA (seize FCM-42 et seize AM modèle 1940P), du 118ème RALH (deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917), du 71ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et dix-huit AM modèle 1940P), de la 1ère DIC, du 36ème GRDI (composition identique du 71ème GRDI) et de la 41ème DI.

Le 22ème Corps d’Armée (22ème CA) comprend encore le 622ème Régiment de Pionniers (622ème RP), du 22ème GRCA (seize FCM-42 et seize AM modèle 1940P), du 180ème RALT (deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes disposant de canons de 155 GPF-T), d’unités du génie et de soutien, du 73ème GRDI (douze AMX-44 et vingt AM modèle 1940P), de la 3ème DIC, du 60ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et seize AMD-178B) et de la 71ème DI.

Les 1er et 2ème Corps de Cavalerie placés sous l’autorité du GA n°1 ont mené des raids, des coups de sonde pour couvrir le repli des unités de mêlée et surtout user les pointes avant des unités allemandes. Ces opérations appelées après guerre «opérations-éclairs» étaient menés en liaison avec l’artillerie et l’aviation.

Pour éviter que ce repli ne soit trop rapidement suivit d’un second, le général Villeneuve décide d’engager enfin le 1er Corps d’Armée Cuirassé (1er CAC) et ses trois divisions (1ère, 3ème et 5ème DCui) face aux unités allemandes notamment le 1. Panzerkorps qui fait face à une opposition nettement plus musclée que celle des troupes néerlandaises.

Cet engagement va se faire dans le secteur de la 9ème Armée qui est la première armée à ne pas bénéficier du cours de la Somme comme «barrière naturelle» même si comme le dira le général Villeneuve «une barrière naturelle comme des obstacles cela n’à d’utilité que si c’est battu par les feux pour empêcher sapeurs et pontonniers de travailler».

Es-ce le seul objectif ? On peut en douter car le 12ème GRDI et la 4ème DI sont associés à cet assaut comme si le général Villeneuve avait une autre idée derrière la tête. Comme les mémoires du «Général Tornade» et les archives sont muettes à ce sujet cela restera une énigme de l’histoire militaire.

Les français tirent les premiers le 9 août 1949 et surprennent les allemands. L’assaut se fait sans préparation d’artillerie ni attaques aériennes, l’arrivée des ARL-44 et autres Renault G1R surprend l’infanterie allemande.

D’un seul coup l’artillerie se déchaine selon un ballet bien plus savant que le simple matraquage du premier conflit mondial. Des frappes rapides et brutales suivit d’un tir de barrage, un ballet savant orchestré de main de maitre par les artilleurs du 1er CAC et du reste de la 9ème Armée qui déclenchent le feu de Wotan.

Dans certains cas on assiste à des moments de panique digne de ceux qu’avaient connu les soldats allemands confrontés aux premiers chars.

Es-ce le renversement tant attendu ? Hélas non car les allemands se ressaisissent très vite en faisant donner l’aviation et l’artillerie pour bloquer l’avancée de la 1ère Division Cuirassée alors que la 3ème avance toujours. De son côté la 5ème se tiens prêts à soutenir l’une des deux divisions. Même chose pour la 4ème DI et le 12ème GRDI.

Les combats sont violents, les pertes terribles dans les deux camps. Nombre de blindés sont abandonnés sur le champ de bataille, certains chars changeant de camp de manière plus ou moins définitive.

Si les français vont dominer du 9 au 13 août avec l’engagement de tous les moyens à partir du 14 août 1949 les allemands reprennent la maitrise des opérations même si les français vont tenir encore trois jours jusqu’au 17 août 1949 quand le 1er Corps d’Armée Cuirassé passablement affaiblit se repli non sans lancer une ultime charge pour calmer les ardeurs des envahisseurs venus d’outre-Rhin.

A l’issue de cette bataille les allemands restent maitres du champ de bataille mais leur affaiblissement est tel que les allemands ne peuvent reprendre aussitôt leur avancée. Il leur faut regrouper leurs unités, évacuer leurs chars endommagés pour les réparer, évacuer les chars ennemis. Certaines épaves seront encore là à la fin de l’année !

Sans l’intervention des «gros frères» du 1er CAC les alliés auraient du probablement se replier bien plus vite sur la Seine avec le risque que la retraite ne tourne à la déroute.

Finalement les allemands ne vont reprendre leur avancée sur La Somme qu’à partir du 18 août en tenant à trois reprises de franchir un fleuve qui n’est pourtant ni le Nil, ni la Volga et encore moins l’Amazone. Seulement voilà ce fleuve qui arrose Amiens et Abbeville est solidement tenu par des unités expérimentés et surtout motivés.

Ce n’est donc qu’au quatrième assaut le 22 août que le fleuve est franchit, les alliés réculant méthodiquement sans panique. Même l’arrivée des chars ou des unités motocyclistes ne troublent plus les troupes alliées. Même les réservistes sur lesquels certains émettaient des doutes sur leurs capacités font face aux troupes allemandes avec vigueur et motivation.

A cette époque la décision à été prise de se replier sur La Seine aussi la mission des corps d’armée présents sur La Somme c’est de se replier progressivement sur le grand fleuve en infligeant le plus de pertes possibles aux allemands .

Comme ailleurs, les villes sont autant de points d’appui sur lesquels peut s’appuyer la résistance alliée mais les populations sont là moins favorables aux combats urbains. On assiste à quelques mouvements d’humeur de la population civile et des autorités locales (vite rappelées à l’ordre par le gouvernement) mais aussi à des bagarres entre soldats et civils ! Si ce dernier phénomène n’est pas la norme cela tempère l’image d’une France unie et combattant les allemands comme un seul homme.

En dépit du fait qu’il y à très peu de fortifications (tout juste quelques blockhaus de campagne, quelques positions sommairement aménagées), les villes de la région vont tenir longtemps. C’est ainsi que le port de Dieppe ne tombe que le 5 septembre 1949 après dix jours d’une folle résistance qui stupéfie la France et le monde. Bon cela se paye au prix fort puisque la ville est détruite à 95%.

C’est le 18ème Corps d’Armée (18ème CA) qui à donné de sa personne et autant dire qu’il n’à pas laissé sa part aux chiens comme le dit la sagesse populaire. Son affaiblissement est pattant mais son commandant le général Galnier-Denis refuse d’être évacué annonçant qu’ils combattront jusqu’au bout et qu’il est pour eux hors de question de quitter «La sainte terre de France».

Devant une telle détermination le général Villeneuve dont le général Galnier-Denis est l’un des protégés ordonne que le 18ème CA couvre la côte puis franchisse La Seine pour tenir le fleuve en soutien des autres unités alliés et des Corps d’Armée de la Réserve Stratégique qui n’ont pas encore été engagés. En fait c’est toute la 7ème Armée qui va passer le fleuve en laissant le BEF tenir la rive nord et les villes de Rouen et du Havre.

Le 18ème CA va également défendre le port de Fécamp qui tombe le 12 septembre 1949. Il est clairement réduit à peu de choses mais est encore plein de vigueur comme le reconnaît son chef qui blessé à trois reprises refuse d’être évacué.

Quand il franchit La Seine le 19 septembre, le 18ème CA n’aligne plus qu’un 618ème RP réduit à peu de chose, d’un 18ème GRCA qui possède encore une poignée de véhicules, d’un groupe de 105mm et un groupe de 155mm au sein du 101ème RALT, d’un 27ème GRDI très affaiblit, d’une 21ème DI réduite à 60% de ses effectifs, d’un 68ème GRDI qui dispose encore de bonnes capacités opérationnelles alors que la 9ème DIM possède encore 75% de ses effectifs et de ses moyens opérationnels.

Le 14ème CA franchit La Seine le lendemain après avoir été relevé par des troupes britanniques non sans que la Luftwaffe ne vienne saluer ce repli par quelques menus bombardements et mitraillages ce qui occassionne quelques pertes malgré l’intervention vigoureuse de la chasse et de la DCA.

La Seine devient pour les pilotes allemands «L’allée de la mort» (Todeselle) tant les alliés ont déployé de pièces de DCA lourdes et légères pour couvrir le passage de leurs troupes sur la rive sud de La Seine. A cela s’ajoute la chasse mais aussi des générateurs de fumée, des ballons de barrage et un savant camouflage.

Le 14ème Corps d’Armée à moins souffert que le 18ème CA mais à naturellement laissé des plumes dans des combats bien plus violents qu’entre 1914 et 1918, la puissance de feu décuplée, l’omniprésence de l’aviation et des facteurs politico-idéologiques à mon sens bien plus prononcés que trente ans plus tôt.

Si le 614ème RP détruit sur La Somme n’à pas été reconstitué, le 14ème GRCA très affaiblit à retrouvé des couleurs en recevant de nouveaux Hotchkiss H-39 et de nouvelles AM modèle 1940P en l’occurrence douze et seize véhicules. Les vétérans cohabitent avec de jeunes conscrits frais émoulus des centres d’entrainement.

Le 125ème RALT est parvenu à sauver l’essentiel de ses moyens avec deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm mais le 190ème RALT à perdu de nombreux canons de 220C modèle 1916, réduisant sa puissance de feu à deux groupes seulement ce qui est toujours mieux que rien.

Le 6ème GRDI à perdu une partie de ses moyens mais reste une unité d’un bon niveau opérationnel tout comme la 3ème DIM. En revanche le 28ème GRDI est clairement affaiblit tout comme la 24ème DI.

A ces deux corps d’armées s’ajoutent des unités dépendant directement de la 7ème Armée comme le 401ème Régiment d’Artillerie Anti-Char qui après avoir combattu sur la Somme et sur les côtes de la Manche parvient à faire passer quelques pièces sur la rive sud tout en laissant quelques canons de 75mm aux canadiens avec des artilleurs volontaires pour les servir.

Le 407ème Régiment de Pionniers (407ème RP) qui à bénéficié de la dissolution du 417ème RP à continué son travail de l’ombre, aménageant positions défensives, créant des obstacles en liaison avec les sapeurs du génie pour ralentir les allemands. Ils faisaient parfois le coup de feu et si au début certains fantassins les prenaient de haut très vite ils se faisaient accepter comme des combattants à part entière.

Le 7ème BCC qui ne disposait plus que de douze FCM-42 avait été mis en réserve d’armée une fois la 7ème Armée passée sur la rive sud de la Somme. Le repit accordé par les allemands ont permis le retour des blessés, l’arrivée de nouveaux membres d’équipage et surtout de nouveaux chars légers permettant de faire remonter le nombre de chars à trente-six. Ils vont combattre jusqu’au passage de la 7ème Armée au sud de La Seine. Il ne lui restait alors que douze FCM-42.

Le 17ème BCC dissous suite au passage de La Somme sans chars n’est pas reconstitué avant la fin de la Campagne de France. Le 32ème BCC disposait encore de seize FCM-42 qui vont recevoir le renfort de douze engins. Une fois le bataillon sur la rive sud de La Seine, il ne lui restait que seize chars en plus ou moins bon état.

Le 7ème GAAC qui avait été dissous avant le passage de la Somme (son personnel à été évacué vers la Grande-Bretagne) n’à pas été reconstitué, le personnel ralliant la France pour armer d’autres unités de DCA.

A noter que la 4ème DI et le 12ème GRDI qui ont combattu aux côtés du 1er CAC retrouvent le commandement de la 7ème Armée mais sont placés en réserve d’armée pour repos et recomplément des moyens et des effectifs.

Pour faire face à l’affaiblissement de la 7ème Armée, décision est prise non sans débats et hésitation de transférer des divisions de la 5ème Armée qui monte la garde sur les Alpes contre une probable/possible/potentielle/hypothétique attaque italienne (rayez les mentions inutiles).

Deux divisions vont rallier l’estuaire de La Seine, la 23ème DI placée sous le commandement du 14ème CA et la 1ère DINA placée sous le commandement du 18ème CA.

Le Conflit (76) Europe Occidentale (42)

La 7ème Armée qui avait son flanc occidental couvert par la Mer du Nord est la première à se replier mais un repli en combattant. Ce n’est pas le 601ème Régiment de Pionniers (601ème RP) qui dira le contraire.

Les pionniers étaient dans l’armée française des unités de travailleurs armés, pour certain une infanterie de seconde zone à laquelle on ne pouvait pas confier des missions trop compliquées.

«A part la sécurité d’un dépôt et creuser des trous les pionniers sont des incapables» dira un officier français anonyme.

Le 601ème RP reçoit pour mission avec le 1er GRCA de couvrir le port de Calais pour évacuer ce qui est évacuable puis pour couvrir les sabotages des fortifications et des installations portuaires.

Les pionniers vont tenir la ville du 17 au 21 juillet, se faisant tuer sur place même si les allemands vont éviter un combat urbain préférant utiliser l’artillerie et l’aviation pour anéantir la ville et ses défenseurs. Le 1er GRCA mène quelques contre-attaque pour alléger la pression. Ces deux unités sont anéanties mais seront après moultes hésitations reconstituées au sein d’un nouveau 1er CA.

Parmi les unités évacuées depuis Calais on trouve l’état-major du 1er CA en direction de l’Angleterre, état-major qui va participer à la renaissance de l’armée française.

Le 101ème RALT parvient à se replier vers la Somme non sans mal, certaines pièces surprises par l’aviation en plein jour étant détruites les servants tués. Cela vaudra à son chef de corps une mémorable algarade du général Villeneuve «Depuis quand Monsieur on déplace ses pièces de jour quand le ciel est dominé par l’ennemi ! Ressaisissez-vous ou je vous renvoie à l’Ecole d’Artillerie pour réapprendre les bases de votre métier !». Par la suite la consigne est passée de déplacer de tels convois de nuit pour limiter leur vulnérabilité (ce qui va poser d’autres problèmes entre tirs fratricides et difficultés à se mouvoir une fois le soleil couché).

Comme nous l’avons vu la 21ème DI avait été placée en couverture de la 25ème DIM défendant Dunkerque. Quand la cité de Jean Bart tombe la 21ème Division d’Infanterie couvre le repli des éléments de la 25ème DIM créant des groupement occasionnels adaptés aux besoins du moment.

La division parvient avec son 27ème GRDI à se replier sur la Somme. Avec le 101ème RALT ils vont se placer sous l’autorité du 18ème CA qui à conservé son 618ème RP qui va effectuer un travail de romain pour fortifier les rives de la Somme en compagnie d’autres unités du génie et des unités de travailleurs (au sein desquelles on parlait beaucoup la langue de Cervantès).

Le 18ème GRCA à couvert le repli des unités du 18ème Corps d’Armée (18ème CA) mais n’à pu éviter la destruction du 115ème RALH dont les survivants sont renvoyés dans le Sud-Ouest hors de portée des combats pour être reconstitué sous la forme d’un RALT suivant la décision du 1er octobre 1948 de ne créer que des régiments d’artillerie automobile.

La 9ème Division d’Infanterie Motorisée (9ème DIM) et le 68ème GRDI sont toujours là sur la Somme mais le 2ème GRDI et la 60ème DI très affaiblis sont retirés du front pour être reconstitués en Bretagne.

Cela veut dire que le 18ème CA va comprendre sur La Somme le 618ème RP, le 18ème GRCA, le 101ème RALT, le 27ème GRDI, la 21ème DI, le 68ème GRDI, la 9ème DIM.

Le 14ème Corps d’Armée (14ème CA) à souffert mais parvient à conserver l’essentiel de ses moyens de combat et peur se replier en bon ordre sur la Somme. Néanmoins le 614ème RP est détruit et le 14ème GRCA sérieusement affaiblit par les combats pour Abbeville qui tombe le 6 août 1949 jour où les troupes alliées sont en plein repli sur la Somme, repli effectif et complet deux jours plus tard.

Le 125ème RALT parvient lui à se replier en bon ordre, ses pièces de 105mm (105L modèle 1941T) et de 155mm ( 155 GPF-T) et qui depuis la rive sud de la Somme vont empêcher les allemands de border trop vite cette rivière qui décidément symbolise la violence de la guerre avec deux batailles homériques en l’espace de trente ans. Ce régiment va recevoir le renfort du 190ème RALT qui dispose de quatre groupes de 220mm court modèle 1916.

Le 6ème GRDI est mené avec l’allant qui sied à la cavalerie, avec une témérité que n’aurait pas renier un Murat ou un Lassale aux temps glorieux de la Grande Armée. Voilà pourquoi il ne possède plus que 60% de ses capacités ce qui en fait certes une unité affaiblie mais si il ne fait guère de doutes que l’expérience accumulée compense au moins en partie les pertes matérielles et humaines.

La 3ème Division d’Infanterie Motorisée (3ème DIM) dispose encore de sérieuses capacités, certaines mauvaises langues estimant que cette unité au sein de laquelle avait servit le colonel Villeneuve n’à pas été engagée dans les secteurs les plus chauds. Inutile de préciser qu’une telle remarque adressée aux soldats de l’unité concernée déclenchait une bagarre homérique au grand dam des tenanciers de bars et de l’unité de gendarmerie du coin.

Le 28ème GRDI à été engagé pour éclairer/flanquer/couvrir la 24ème DI. Ces deux unités conservent néanmoins l’essentiel de leurs capacités et peuvent s’installer sur La Somme sans trop de problèmes, attendant la soldatesque allemande de pied ferme.

D’autres unités dépendaient de la 7ème Armée, des unités qui pour beaucoup avaient combattu en Belgique ce qui nécessitait un rééquipement et une régénération avant un éventuel réengagement en première ligne.

Le 12ème GRDI qui éclairait la 4ème DI sont maintenus au sud de la Somme et ne participent donc pas aux premiers combats sur la terre de France. Ces unités vont avoir l’occasion de se rattraper sous l’autorité du 1er CAC lors de la bataille qui à rendu célèbre ce Corps Cuirassé.

En revanche le 59ème GRDI et la 68ème DI très affaiblis voir pour ainsi dire détruits par les combats en Belgique sont en cours de reconstitution dans le Sud-Ouest et vont intégrer le futur 1er CA de la 1ère Armée quand les alliés vont tenir fermement la rive méridionale de La Seine c’est-à-dire après l’opération HUBERTUS.

Suite à la décision d’intégrer les GRDI aux DI, le 59ème GRDI devient le 68ème GRC (68ème Groupement de Reconnaissance au Contact) au sein de la 68ème DI.

Le 364ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale (364ème RALC) issu de la Réserve Générale à été placé sous l’autorité du 1er CA pour renforcer sa puissance de feu et couvrir Calais et Dunkerque notamment.

Les hommes sont évacués vers l’Angleterre mais toutes les pièces (105L modèle 1936S et 155 GPF-T) doivent être sabotées. Certaines pièces incomplètement sabotées seront récupérées par les allemands, remises en état et réutilisées notamment pour la défense côtière.

Le 401ème Régiment d’Artillerie Anti-Char (401ème RAAC) débloqué de la Réserve Générale est déployé en soutien de la 7ème Armée pour créer des «kill zone» pour détruire le plus de chars possibles.

Ce régiment parvient à se replier vers la Somme en conservant toutes ses pièces ! Si ça ce n’est pas une gageure je ne sais pas ce que sait hein….. . De nouvelles Positions Anti-Chars de Campagne (PACC) sont aménagées sur la rive sud de La Somme pour accueillir les allemands avec chaleur.

Que deviennent les autres unités dépendant de la 7ème Armée ? Comme pour celles des Corps d’Armée certaines sont totalement détruites, d’autres sont affaiblies et d’autres conservent l’essentiel de leurs capacités et peuvent continuer à combattre notamment sur la Somme.

Les deux régiments de pionniers (407ème et 417ème) s’illustrent moins que le 614ème RP mais ne déméritent pas. Comme toute unité de l’ombre, ces deux régiments sont rarement mis en valeur par les communiqués du quartier général.

Ce qui est certain c’est que les pertes imposent la dissolution du 417ème pour recompléter les forces du 407ème régiment de pionniers qui sur la Somme va creuser encore et toujours pour permettre aux troupes de première ligne de s’installer au mieux. Il leur fallut parfois faire le coup de feu qui entrainera le renforcement de leur armement avec plus d’armes automatiques, quelques mortiers et même des LRP (Lance-Roquettes Portables).

En ce qui concerne les bataillons de chars nous avons vu que le 43ème BCC à été virtuellement éliminé par les combats pour la défense de Dunkerque. Les autres s’en sortent un peu mieux que ce soit le 7ème, le 17ème et le 32ème BCC.

Le 7ème BCC disposait le 22 juin 1949 de trente-deux FCM-42. Quand il se replie sur la Somme il n’y à plus que douze chars légers ce qui entraine sa mise en réserve d’armée.

Le 17ème BCC lui disposait de vingt-quatre Renault R-40 au 22 juin 1949. Après de durs combats, l’unité est virtuellement dissoute puisqu’aucun char de l’unité ne parvient à passer La Somme. En revanche la plupart des hommes de l’unité peuvent rallier une zone sous contrôle allié pour reprendre ultérieurement le combat.

Le 32ème BCC disposait le 22 juin 1949 de 28 FCM-42. Seuls douze chars peuvent repasser la Somme, les autres ayant été détruits ou sabotés même si certains véhicules ont été récupérés par les allemands (ces derniers vont les utiliser pour le maintien de l’ordre et la lutte anti-partisans). Le bataillon reste en ligne avec seize chars.

En ce qui concerne le 7ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (7ème GAAC) les pertes en matériel ont été lourdes. Si le personnel à pu être évacué vers l’Angleterre depuis Calais et Dunkerque l’essentiel des canons à été laissé sur place plus ou moins bien sabotés. Le 7ème GAAC est virtuellement dissous, le personnel renvoyé en France devant intégrer de nouvelles unités de DCA.

Couvrant le flanc oriental de la 7ème Armée nous trouvons nos amis britanniques (NdA pourquoi ça rigole dans le fond ?) qui eux aussi ont souffert des combats menés sur le sol de France.

Si certains ont pu penser que les britanniques ne voulaient pas s’éloigner des ports pour pouvoir se carapater dès que possible très vite les autorités militaires britanniques ont fait preuve de fermeté en montrant qu’il était hors de question d’abandonner un allié qui joue sa survie. Bon on est pas obligés de les croire sur parole hein……… .

Les Tommies vont combattre avec une vigueur et une énergie comparable à leurs ainés du premier conflit mondial. Malgré cette vigueur les villes qui devaient être défendues par les britanniques tombent les unes après les autres.

C’est ainsi que Valenciennes tombe dès le 15 juillet 1949 mais les allemands ne peuvent immédiatement déboucher. Voilà pourquoi Lens et ses mines, Lens et ses corons vont tenir jusqu’au 18 juillet 1949. Cela laissera le temps aux alliés de préparer quelques sympathiques comités d’accueils pour l’armée allemande.

Le 19 le 1st British Armoured Corps lance une contre-offensive mais mal coordonnée avec l’aviation, l’artillerie et plus important avec les français elle échoue dans son objectif de reprendre la ville de Lens. On raconte que les échanges téléphoniques entre le général Villeneuve et le général Brooke ont été particulièrement tendus (alors que les deux hommes ont une estime réciproque).

Encore aujourd’hui on se demande pourquoi une telle action si mal conçue. Faute de preuve les historiens en sont réduits aux conjectures.

Cela surprend néanmoins les allemands qui doivent stopper leur avance pour réorganiser leur dispositif. Voilà pourquoi Douai va tenir jusqu’au 21 et Arras jusqu’au 23 juillet 1949.

Comme la nouvelle ligne d’arrêt est la Somme les britanniques ont pour mission de tenir Amiens le plus longtemps possible. Au général Villeneuve, le général Hancock commandant du BEF lui promet de tenir une semaine. En réalité le BEF va tenir jusqu’au 8 août quand il reçoit l’ordre de se replier au sud de la Somme. Reste encore à savoir si les allemands ont mis le paquet pour détruire le corps expéditionnaire britannique.

Dans le domaine des unités d’appui, le BEF perd un régiment d’artillerie légère virtuellement anéantit (cela veut dire que le matériel à été perdu mais comme les hommes ont pour leur majorité pu rejoindre les zones sous contrôle allié la perte est minime).

En revanche le régiment d’artillerie de campagne et le régiment d’artillerie lourde ne sont qu’affaiblis, ayant pu évacuer quelques pièces qui par un feu précis va couvrir le repli des troupes de mêlée et dissuader les allemands ne se montrés trop pressants.

La brigade antiaérienne est elle aussi affaiblie mais parvient à sauver une partie de ses pièces (qui vont parfois tirer contre terre) et surtout son personnel qui ne tarde pas à recevoir de nouveaux canons pour reprendre le combat.

C’est plus compliqué pour les deux régiments antichars qui ayant subit de lourdes pertes doivent fusionner en un régiment de marche, une mesure provisoire en attendant que le temps et les moyens permettent la reconstitution de deux régiments à effectifs pleins.

Le régiment de cavalerie est toujours là, à subit des pertes mais à montré sa valeur ce qui est d’autant plus important dans une armée où l’arme montée n’à pas la même aura que l’infanterie (avant la première guerre mondiale les meilleurs officiers sortis de Sandhurst choisissait l’infanterie et non la cavalerie à la différence par exemple de la France).

En ce qui concerne les unités de mêlée, le 1st British Corps est toujours là mais la 44th «Home Counties» Division à relevé la 1st Infantry Division affaiblie par les durs combats pour la défense de Lille. En revanche la 1st Canadian Division est toujours là, ayant montré aux allemands que les jeunes canucks étaient dignes de leurs ainés de Vimy et de Passchendaele.

Si le 2nd British Corps (2nd et 3rd Infantry Division) est toujours en réserve (mais pouvant être engagé à court préavis), le 1er Corps d’Armée Canadien est toujours là avec ses 2ème et 3ème divisions canadiennes.

Le 3rd British Corps est toujours en ligne mais sa composition évolue avec la 6th Infantry Division et la 46th «North Middland» Division, la 50th Northumberland Division étant placée en repos. Le 1st British Armoured Corps est toujours là avec ses deux divisions blindées et leurs unités d’appui, deux divisions ayant souffert des combats mais surtout sur le plan matériel.

Que deviens la 1ère Armée après les rudes combats de la première phase de la Bataille de France ? (notamment ceux pour la ville de Saint Quentin).

Le 401ème Régiment de Pionniers est toujours là mais est clairement affaiblit. Cet affaiblissement est «compensé» par la récupération de soldats isolés, de permissionnaires ne parvenant pas à rejoindre leur unité. Cette situation va perdurer jusqu’à l’automne 1949 quand la situation sera normalisée.

Le 1er BCC (Bataillon de Chars de Combat) ne possédait plus que dix-huit Renault R-40 le 22 juin 1949 (date de lancement de l’opération TIGER). Après de rudes combats le nombre de chars est tombé à huit ce qui explique que le bataillon est placé en réserve d’armée en attendant de recevoir de nouveaux chars et surtout de permettre aux hommes de récupérer de la dureté des combats.

Le 11ème BCC placé en réserve d’armée à la mi-juin est en cours de transformation sur R-40. Il va pouvoir être réengagé sur la Somme au début du mois d’août.

Le 24ème BCC possédait trente-deux FCM-42 le 22 juin 1949 mais sur la Somme il n’en restera plus que dix-huit véhicules.

Le 34ème BCC alignait lui quarante FCM-42 après l’arrivée de chars issus des immenses stocks accumulés durant la Pax Armada. Quand il se replie sur la Somme, le bataillon ne possèdait plus que vingt-huit chars légers.

Le 1er Groupement Anti-Aérien de Campagne (1er GAAC) est toujours là mais avec désormais deux batteries mixtes de campagne qui avec leurs canons de 37 et de 75mm vont tirer contre-avions mais aussi contre-terre le 37mm contre l’infanterie et les véhicules légers, le 75mm contre les chars peu de Panzer résistants à un obus de ce calibre.

Le 402ème Régiment d’Artillerie Anti-Char (402ème RAAC) est affecté à la 1ère Armée et va dispatcher ses moyens entre les différents corps d’armée sachant que le régiment disposait de douze batteries (six de 47mm et six de 75mm).

Le 2ème Corps d’Armée (2ème CA) qui avait été placé au repos à la fin du mois de juin après avoir été relevé par le 1er Corps d’Armée polonais relève le 19ème CA. Les effectifs et les équipements ont été dans la mesure du possible recomplétés.

Ce corps d’armée comprend le 602ème RP (602ème Régiment de Pionniers), le 2ème GRCA (16 AMX-44 et 16 AM modèle 1940P), le 105ème RALH (qui doit à terme devenir un régiment d’artillerie lourde à tracteurs), le 191ème RALT (issu de la Réserve Générale avec quatre groupes de 220C), le 7ème GRDI (16 AMX-44 et 16 AM modèle 1940P), la 1ère DIM, le 92ème GRDI (16 AMX-44 et 16 AM modèle 1940P) et la 2ème DINA.

Le 20ème Corps d’Armée (20ème CA) est toujours là avec le 620ème Régiment de Pionniers, le 20ème GRCA (seize Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P), le 104ème RALT (deux groupes de 105L et un groupe de 155L), le 3ème GRDI (seize AMX-42 et dix-huit AM modèle 1940P), la 12ème DIM, le 95ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et dix-huit AMD-178D) et la 5ème DINA.

Le 1er Corps d’Armée Polonais (1er CAPol) à combattu durement sur la terre de France même si les combats n’ont pas été aussi médiatisés que ceux pour Reims. Qui dit violents combats dit pertes.

Les deux groupements _antichars et antiaériens_ doivent être regroupés en un groupement de marche. En revanche le Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (GRCA) est toujours là avec des autos blindées Daimler Armoured Car en attendant potentiellement des chars légers.

Le 1er Bataillon du 1er Régiment du Génie Polonais est toujours là pour aménager et détruire.

Le 301ème Régiment d’Artillerie Lourde Polonaise est toujours là avec deux groupes de 155mm et le groupe de 194mm fournit par le 302ème RALPol.

En ce qui concerne les unités de mêlée on trouve le 5ème GRDI Pol avec douze Daimler Dingo et huit AMX-42 qui flanquent/éclairent/appui la 5ème Division d’Infanterie Polonaise (5ème DIP) mais aussi le 6ème GRDI Pol avec le même équipement qui flanque/éclaire/appui la 1ère Division de Grenadiers de la Garde (1ère DGG).

En revanche le 19ème Corps d’Armée (19ème CA) est placé en repos. Oh ce n’est pas les vacances mais au moins les soldats éprouvés par les combats au nord de la Somme ne sont pas en première ligne.

On trouve un 619ème RP très affaiblit, un 19ème GRCA lui aussi très affaiblit avec seulement huit AMX-42, dix AM modèle 1940P et un escadron de motocycliste, le 106ème RALH (qui ne possède plus qu’un groupe de 105L et un groupe de 155L modèle 1945S), le 4ème GRDI (dix FCM-42 et huit AM modèle 1940P), la 15ème DIM, le 80ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P) et la 1ère Division Marocaine (1ère DM).

Le Conflit (67) Europe Occidentale (33)

Combats à l’ouest (2): La France à nouveau

Avant-propos

Dans cette partie je vais (enfin certains dirons) parler des combats qui vont ensanglanter notre territoire de la mi-juin à la fin du mois d’octobre, cinq mois de violents combats qui vont aboutir après l’échec de l’opération HUBERTUS à la glaciation du front sur La Seine, le Morvan et la rive méridionale du lac Leman.

Je vais me concentrer sur les combats terrestres sur le front nord-est mais je vais aussi parler d’incidents dans le massif Alpin mais aussi sur les Pyrénées. Les combats du front est seront abordés dans la partie suivante avec l’opération TIGER.

Je vais également aborder les combats aériens au dessus du territoire national mais aussi au dessus de l’Allemagne dont les villes, les infrastructures et l’industrie sont soumises à des attaques multiples.

Il y à également des combats navals mais ils sont mineurs par rapport à ceux de la Campagne de Norvège.

Cette partie va se terminer quand le front se fige sur La Seine mais la Campagne de France n’est alors pas totalement terminée.

Situation au 22 juin 1949

Le 18 juin 1949 les premières troupes allemandes franchissent la frontière franco-belge marquant le début de la Bataille de France (1949). Avant de parler des combats stricto sensu il faut parler de la situation des troupes alliées et allemandes, la lame GA n°1 étant passablement émoussée même si l’arrivée de troupes fraiches (un corps d’armée du dispositif NorBourg et un corps d’armée polonais de l’APF) permet de gagner du temps face à des troupes allemandes moins fringantes que cinq semaines plus tôt.

A noter que le BEF à reçu le renfort d’un corps d’armée canadien qui relève un 2nd British Corps très affaiblit par les violents combats en Belgique.

Il faut dire que les combats non pas été simplement violents mais impitoyables. On compte plusieurs cas d’exactions vis à vis de civils mais aussi vis à vis de prisonniers. Forcément le contentieux devient tel que les combats de la Campagne de Belgique s’éloignent très vite des combats de gentlemen.

Le franchissement de la frontière menée par les allemands le 18 juin est un franchissement local, une reconnaissance en force bien loin d’entamer le dispositif allié. Disons que c’est un événement symbolique à mille lieux de l’opération TIGER déclenchée le 22 juin 1949 par le Heeresgruppe C dans l’espoir de relancer une campagne qui s’essoufflait qui s’enlisait.

A l’annonce du déclenchement de cette offensive, le général Villeneuve ordonne le repli sur la frontière française, un retour à la situation du 10 mai 1949 même si cette fois on ne peut plus compter sur les troupes belges et néerlandaises. En même temps en face les unités sont émoussées par des combats dont la violence n’à rien à envier avec celle du premier conflit mondial.

Les allemands se trouvent donc confrontés avec le scénario qu’ils redoutaient le plus à savoir une guerre d’usure.

Avant de parler des combats dans la partie suivante il est important de parler du dispositif allié et du dispositif allemand :

Ordre de Bataille des forces alliées pour la Campagne de France (1) : Groupe d’Armées n°1

7ème Armée

-407ème et 417ème régiments de pionniers (les 427ème et 437ème ont été dissous pour recompléter les effectifs des deux premiers)

-7ème et 17ème compagnies de garde de QG

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°507 (GBCC n°507)

-7ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42 au 10 mai 1949 trente-deux au 22 juin 1949

-17ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 au 10 mai 1949 vingt-quatre au 22 juin 1949

-32ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42 (M) au 10 mai 1949 vingt-huit au 22 juin 1949

-43ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 (M) dix-huit au 22 juin 1949. Mis au repos pour recomplément à l’arrière du front

-Parc des engins blindés n°7

-Des unités du génie et de soutien

-7ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (7ème GAAC) : un état-major, une batterie hors-rang, et trois batteries mixtes de campagne combinant quatre pièces de 75mm et huit de 37mm.

-Groupement d’Aviation de la 7ème Armée (GRAVIA-VIIA)

NdA pour les pertes voir la partie consacrée aux forces aériennes françaises et britanniques

-8ème Escadre de Chasse : 81 Bloch MB-157 et 27 Lockheed H-322 Eclair au 10 mai 1949

-Deux groupes de bombardement d’assaut, les GBA I/35 et II/35 volant respectivement sur 27 Bréguet Br691 et 27 Bréguet Br693.

-Un Groupe de Bombardement en Piqué, le GB I/40 volant sur vingt-sept Loire-Nieuport LN-430 au 10 mai 1949.

-Un Groupe de Bombardement Median, le GBM II/12 volant sur vingt-sept Lioré et Olivier Léo 451 au 10 mai 1949.

-Un Groupe de Reconnaissance, le GR I/35 volant sur trente-six Bloch MB-176 au 10 mai 1949,

-Deux puis trois GAO (GAO-501, GAO-514 et GAO-518) regroupant au total huit Bloch MB-175, seize Bloch MB-176, trente-six Dewoitine D-720 et quarante-cinq ANF-Les Mureaux ANF-123.

-1er Corps d’Armée (1er CA)

-601ème régiment de pionniers

-1er Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (1er GRCA) : douze chars légers AMX-42, seize automitrailleuses AM modèle 1940P + fusiliers motocyclistes au 10 mai 1949. Au 22 juin 1949, l’unité dispose de douze chars légers et de douze automitrailleuses puissantes mais d’un escadron de fusiliers motocyclistes passablement amoindri.

-101ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (101ème RALT) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et un groupe de 155mm équipé de canons de 155 GPF-T (Grande Puissance Filloux-Touzard)

-Unités du génie et de soutien 

-5ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (5ème GRDI) : ce groupement comprend au 22 juin 1949 dix chars légers Hotchkiss H-39 et seize AM modèle 1940P (huit AMP, quatre AMP-S, deux AMP-Dépannage et deux AMP-PC)

-25ème Division d’Infanterie Motorisée (25ème DIM) 

-12ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (12ème GRDI) : mis au repos à l’arrière du front mais prêt à être réengagée en cas de besoin

-4ème Division d’Infanterie (4ème DI) mise au repos à l’arrière du front non remplacée

-27ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (27ème GRDI) : cette unité dispose au 22 juin 1940 de seize chars légers FCM-42 et de douze AM modèle 1940P (six AMP, quatre AMP-S, une AMP-DÉPANNAGE et une AMP-PC)

-21ème Division d’Infanterie (21ème DI) 

18ème Corps d’Armée (18ème CA)

-618ème régiment de pionniers

-18ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (18ème GRCA) : au 22 juin 1949, l’unité dispose de huit AMX-42 et de huit AMP (six AMP et deux AMP-S)

-115ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (115ème RALH) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1917S

-Unités du génie et de soutien 

-2ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (2ème GRDI) : au 22 juin 1949 l’unité dispose de dix chars légers Hotchkiss H-39 et de seize automitrailleuses AM modèle 1940P (dix AMP, quatre AMP-S, une AMP-DÉPANNAGE et une AMP-PC)

-9ème Division d’Infanterie Motorisée (9ème DIM) 

-68ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (68ème GRDI) : au 22 juin 1949 l’unité dispose de dix chars légers Hotchkiss H-39 et de seize automitrailleuses AM modèle 1940P (dix AMP, quatre AMP-S, une AMP-DÉPANNAGE et une AMP-PC)

-60ème Division d’Infanterie (60ème DI) 

-59ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (59ème GRDI) : détruit à Anvers son personnel à rembarqué début juin 1949 en direction de la Grande-Bretagne puis renvoyé en France. En cours de reconstitution avec de nouveaux véhicules (AMX-44, AM modèle 1940P…..)

-68ème Division d’Infanterie (68ème DI) : Cette division qui s’est couverte de gloire à Anvers à été évacuée passablement amochée vers la Grande-Bretagne. Elle est rentrée en France le 8 juin 1949 et est en cours de reconstitution dans le Sud-Ouest avec des vétérans et de nouvelles recrues.

14ème Corps d’Armée (14ème CA)

NdA : Corps d’Armée issu de la Réserve Stratégique

-614ème régiment de pionniers (614ème RP)

-14ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (14ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-125ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (125ème RALT) disposant de deux groupes de 105mm équipé de canons de 105L modèle 1941T et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155 GPF-T.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-6ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (6ème GRDI) disposant de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 3ème Division d’Infanterie Motorisée (3ème DIM)

-28ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (28ème GRDI) disposant de Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte

-La 24ème Division d’Infanterie (24ème DI)

British Expeditionnary Force (BEF)

-Etat-major implanté à Lille

-Un régiment d’artillerie légère

-Un régiment d’artillerie de campagne

-Un régiment d’artillerie lourde

-Une brigade antiaérienne

-Deux régiments antichars

-Un régiment de cavalerie

-1st British Corps

-1st Infantry Division

-1st Canadian (Infantry) Division

-44th «Home Counties» Division mise au repos

-2nd British Corps

NdA : corps d’armée placé en réserve pour repos et reconstitution des forces

-2nd Infantry Division

-3rd Infantry Division

-48th «South Middland» Division détruite en cours de reconstitution en Grande-Bretagne

1st Canadian Army Corps (1st CANAC)

-Un état-major

-Unités du génie et de soutien

-Un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée

-2nd Canadian (Infantry) Division

-3rd Canadian (Infantry) Division

-3rd British Corps

-4th Infantry Division détruite en cours de reconstitution en Grande-Bretagne

-6th Infantry Division mise au repos à l’arrière du front tenu par le BEF

-50th «Northumberland» Division

-46th North Middland Division

-1st British Armoured Corps

-1st Armoured Division (UK)

-2nd Armoured Division (UK)

1ère Armée

-401ème régiment de pionniers (les deux autres ont été dissous pour recompléter le premier nommé)

-1ère et 11ème compagnies de garde de QG

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°501 (GBCC n°501)

-1er BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 au 10 mai 1949 tombé à dix-huit au 22 juin 1949 mais toujours en ligne

-11ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-35 modifiés au 10 mai 1949. Le bataillon qui ne possède plus que quatorze chars en état est placé en réserve pour repos et surtout transformation sur Renault R-40.

-24ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42 au 10 mai 1949 trente-deux au 22 juin 1949

-34ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42 au 10 mai 1949 quarante au 22 juin 1949 après l’arrivée de chars issus des stocks.

-Parc des engins blindés n°1

-Des unités du génie et de soutien logistique

-1er Groupement Anti-Aérien de Campagne (1er GAAC) avec un état-major, une batterie hors-rang et trois batteries mixtes de campagne avec quatre canons de 75mm et huit canons de 37mm


-Groupement d’Aviation de la 1ere Armée (GRAVIA-IA)

-2ème Escadre de Chasse : 81 Arsenal VG-33 et 27 Lockheed H-322 répartis en trois groupes de trente-six appareils.

-3ème Escadre de Chasse : 81 Dewoitine D-520 et 27 Bréguet Br700C2 répartis en trois groupes de trente-six appareils.

-Deux groupes de bombardement d’assaut, les GBA II/35 et II/51 volant respectivement sur Bréguet Br695 et Bréguet Br693.

-Deux groupes de bombardement en piqué, les GBp I/42 et GBp II/42 volant sur Bréguet Br698 soit un total de cinquante-quatre appareils en ligne.

-Un groupe de bombardement moyen, le GB II/12 volant sur Lioré et Olivier Léo 451.

-Un Groupe de reconnaissance, le GR II/35 volant sur trente-six Bloch MB-176. A cela il faut ajouter 16 autres MB-176 pour deux GAO, huit Bloch MB-175 pour un troisième GAO, trente-six Dewoitine D-720 et quarante-cinq ANF-Les Mureaux ANF-123.

-2ème Corps d’Armée (2ème CA)

NdA : corps d’armée mis au repos et remplacé en ligne par le 1er Corps d’Armée polonais de l’Armée Polonaise Française (voir ci-après)

-602ème régiment de pionniers

-2ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (2ème GRCA) : vingt chars légers AMX-44 et seize AM modèle 1940P. Lors de sa mise au repos le 2ème GRCA ne possède plus que neuf AMX-44 et huit AM modèle 1940P

-105ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (105ème RALH) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm disposant de canons de 155L modèle 1918.

-Unités du génie et de soutien

-7ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (7ème GRDI) équipé de vingt chars légers AMX-44 et et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P ( 16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC). A la mise au repos du corps d’armée, le nombre est tombé à seize AMX-44 et seize automitrailleuses AM modèle 1940P (dix AMP, quatre AMP-S, une AMP-Dépannage et une AMP-PC)

-1ère Division d’Infanterie Motorisée (1ère DIM) 

-92ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (92ème GRDI) équipé de vingt chars légers AMX-44 et et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P ( 16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC).

A la mise au repos du corps d’armée, le nombre est tombé à seize AMX-44 et seize automitrailleuses AM modèle 1940P (dix AMP, quatre AMP-S, une AMP-Dépannage et une AMP-PC)

-2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (2ème DINA) 

-1er Corps d’Armée Polonais

-Un groupement antichar disposant de canons de 47mm Puteaux modèle 1937

-Un groupement antiaérien disposant de canons de 40mm Bofors

-Un Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (GRCA) disposant d’autos blindées Daimler Armoured Car.

-1er Bataillon du 1er Régiment du Génie polonais

-301ème Régiment d’Artillerie Lourde Polonaise avec trois groupes de canons de 155mm GPF-T et un groupe de canons de 194mm détaché du 302ème RALPol

-5ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie Polonais (5ème GRDI Pol) disposant d’autos blindées Daimler Dingo et de chars légers en l’occurence des AMX-42.

-5ème Division d’Infanterie Polonaise (5ème DIP) : Cette division comprend trois régiments d’infanterie (13ème, 15ème et 17ème RIP), deux régiments d’artillerie (5ème RAPol et 205ème RAPol), de la 5ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 5ème bataillon de défense antiaérienne polonais, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

-6ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie Polonais (6ème GRDI) qui comprend des autos blindées Daimler Dingo et des chars légers FCM-42

-1ère Division de Grenadiers de la Garde (1ère DGG) : Cette division comprend trois régiments d’infanterie (4ème, 5ème et 6ème régiments de grenadiers), de deux régiments d’artillerie (6ème RAPol et 206ème RAPol), de la 6ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 6ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

-19ème Corps d’Armée (19ème CA)

-619ème Régiment de Pionniers

-19ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (19ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42, d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P et de fusiliers motocyclistes. Au 22 juin 1948 le nombre est de douze AMX-42, de dix-huit AM modèle 1940P et d’un escadron motocycliste.

-106ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (106ème RALH) équipé de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1945S.

-Unité du génie et de soutien

-4ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (4ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P. Au 22 juin l’unité dispose de seize chars et de douze automitrailleuses

-15ème Division d’Infanterie Motorisée (15ème DIM) :

-80ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (80ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses AM modèle 1940P respectivement douze et seize au 22 juin 1949.

-1ère Division Marocaine (1ère DM) :

-20ème Corps d’Armée (20ème CA)

-620ème Régiment de Pionniers

-20ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (20ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses AM modèle 1940P en différents modèles. Au 22 juin 1949 on trouve dix chars légers et douze automitrailleuses AM modèle 1940P

-104ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (104ème RALT) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de canons de 155mm GPF-T (Grande Puissance Filloux-Touzard)

-Unité du génie et de soutien

-3ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (3ème GRDI) : vingt chars légers AMX-42 et vingt-huit automitrailleuses modèle 1940P. Au 22 juin 1949 ce nombre est tombé à douze chars légers et vingt-quatre automitrailleuses AM modèle 1940P

-12ème Division d’Infanterie Motorisée (12ème DIM) :

-95ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (95ème GRDI) : vingt chars légers Hotchkiss H-39 et vingt-huit AMD-178B en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes modèle 1940P, ces automitrailleuses n’étant toujours pas arrivées le 10 mai 1949. Au 22 juin 1949 ce groupement dispose de douze Hotchkiss H-39 et de vingt-quatre AMD-178D.

-5ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (5ème DINA) 

9ème Armée

-402ème et 481ème régiments de pionniers (les deux autres régiments ont été dissous pour recompléter les deux restants)

-9ème et 19ème compagnies de garde de quartier général

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°509 (GBCC-509)

-5ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-35 modifiés au 10 mai 1949. Au 22 juin le bataillon ne dispose plus que de trente-deux chars

-16ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 au 10 mai 1949. Le bataillon à laissé douze chars dans les forêts ardennaises, la plupart ayant été rendus irrécupérables pour éviter toute réutilisation par les allemands. Au 22 juin 1949 ce bataillon à retrouvé sa pleine capacité opérationnelle avec quarante-cinq chars

-29ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 (M) au 10 mai 1949 mais seulement trente-deux le 22 juin 1949, le chiffre remontant le 27 à quarante chars.

-39ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 (M) au 10 mai 1949 mais seulement trente-six le 22 juin 1949. Faute de personnel ce bataillon ne peut remonter à quarante-cinq chars en ligne.

-102ème Division d’Infanterie de Fortereresse 

-Unités du génie et de soutien

-9ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (9ème GAAC) : Un Etat-Major, une Batterie Hors-Rang (soutien logistique) et trois batteries mixtes de campagne (quatre canons de 75mm et huit canons de 37mm)

-Groupement d’Aviation de la 9ème Armée (GRAVIA-IXA)

-1ère Escadre de Chasse : 81 Arsenal VG-33 et 27 Bréguet Br700C2 répartis en trois groupes de trente-six appareils (vingt-sept monomoteurs et neuf bimoteurs) au 10 mai 1949.

-Un groupe de bombardement en piqué, le GBp II/40 volant sur vingt-sept Loire-Nieuport LN-430 au 10 mai 1949.

-Un groupe de bombardement d’assaut, le GBA I/51 volant sur douze Bréguet Br691 et quinze Br693.

-Un groupe de bombardement médian, le GB III/12 volant sur vingt-sept Lioré et Olivier Léo 451 le 10 mai 1949

-Un groupe de reconnaissance, le GR III/35 volant sur trente six Bloch MB-176 auxquels il faut ajouter huit appareils d’un GAO plus 16 Bloch MB-175, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123. Néanmoins l’arrivée du 32ème CA permet l’engagement du GAO-532 qui dispose de huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux.

-3ème Corps d’Armée (3ème CA)

-3ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (3ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39, d’automitrailleuses puissantes modèle 1940P et de fusiliers motocyclistes. L’unité doit recevoir à terme des AMX-44 et des AM modèle 1940P sans oublier de nouvelles motos side-car pour les fusiliers motocyclistes

-102ème Régiment d’Artillerie Lourde Automobile/A Tracteurs (102ème RALA/T) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de canons de 155mm GPF-T.

-361ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (361ème RALP) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et un groupe de 155mm équipé de canons de 155mm GPF-T.

-1er Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (1er GRDI) disposant de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes modèle 1940P respectivement douze et seize au 10 mai 1949. L’unité dispose encore de huit et de douze véhicules respectivement le 22 juin 1949.

-5ème Division d’Infanterie Motorisée (5ème DIM) :

-30ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (30ème GRDI) : vingt chars légers FCM-42 et vingt-huit automitrailleuses modèle 1940P qui ont remplacé les AMD-178B à canon de 47mm. Au 22 juin 1949 ce groupement dispose de douze FCM-42 et dix-huit AM modèle 1940P.

-18ème Division d’Infanterie (18ème DI) : Cette division est mise au repos pour recomplément et remplacée par la 1ère Division de Chasseurs Ardennais

-4ème Corps d’Armée (4ème CA)

-604ème Régiment de Pionniers (604ème RP)

-4ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (4ème GRCA) disposait à l’origine de Hotchkiss H-39 et d’AM modèle 1940P sans oublier les fusiliers motocyclistes. Après les pertes de la Campagne de Belgique, l’unité à enfin reçu ses AMX-44, de nouvelles AM modèle 1940P et de nouvelles motos side-cars pour les fusiliers motocyclistes.

-111ème Régiment d’Artillerie Lourde à Cheval (111ème RALCH) équipéé de deux groupes de 105mm disposant de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1945S.

-Unités du génie et de soutien

-94ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (94ème GRDI) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P. Au 22 juin 1949 l’unité dispose de dix AMX-42 et de vingt-deux AM modèle 1940P.

-4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (4ème DINA)

-24ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (24ème GRDI) : vingt chars légers AMX-42 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P nombre tombé à seize AMX-42 et à dix-huit AM modèle 1940P.

-22ème Division d’Infanterie (22ème DI) :

21ème Corps d’Armée (21ème CA)

-621ème Régiment de Pionniers

-21ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (21ème GRCA) disposant de Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses AMD-178 en attendant les AMX-44 et les AM modèle 1940P. Après l’engagement dans la Campagne de Belgique, les H-39 sont remplacés par des AMX-44 et les automitrailleuses de découverte par des automitrailleuses puissantes.

109ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (109ème RALH) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1918S.

-Unités du génie et de soutien

-66ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (66ème GRDI) équipé de chars légers AMX-42 et d’AM modèle 1940P. Au 22 juin 1949 cette unité dispose de quinze AMX-42 et de vingt-quatre AM modèle 1940P.

-53ème Division d’Infanterie (53ème DI) :

-9ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (9ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’AM modèle 1940P.

-61ème Division d’Infanterie (61ème DI) :

32ème Corps d’Armée (32ème CA)

-632ème Régiment de Pionniers (632ème RP)

-32ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (32ème GRCA) disposant de chars légers AMX-42, d’automitrailleuses de découverte (les fameuses «Pan-Pan») et de fusiliers motocyclistes

-145ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (145ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1941T et de deux groupes de 155mm disposant de canons de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-77ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (77ème GRDI) : disposant de chars légers AMX-42, d’automitrailleuses de découverte et de fusiliers motocyclistes

-7ème Division d’Infanterie Coloniale (7ème DIC) 

-4ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie Polonais (4ème GRDIPol) : disposant d’autos blindées Daimler Dingo et de chars légers AMX-44.

-4ème Division d’Infanterie Polonaise (4ème DIP) 

2ème Armée

-412ème régiments de pionniers

-2ème et 12ème compagnies de garde de QG

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°502 (GBCC n°502)

-2ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40

-10ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42

-18ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42 (M)

-35ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 (M)

-2ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (2ème GAAC) : Un état-major, une Batterie Hors-Rang, deux batteries de canons de 75mm équipées de canons de 75mm contre-avions modèle 1944 et deux batteries de canons de 37mm équipés de canons de 37mm Schneider modèle 1941

-Unité du génie et de soutien

-Groupement d’Aviation de la 2ème Armée (GRAVIA-IIA)

-4ème Escadre de Chasse (4ème EC) : 81 Curtiss H-81 et 27 Lockheed H-322 soit 108 appareils répartis en trois groupes de trente-six chasseurs.

-Deux groupes de bombardement léger, les GBI/32 et GB II/32 volant sur un total de cinquante-quatre Douglas DB-7D.

-Un groupe de bombardement médian, le GB I/34 volant sur vingt-sept Amiot 351

-Un groupe de reconnaissance, le GR IV/35 volant sur trente-six Bloch MB-176. A cela s’ajoute les appareils des GAO en l’occurence 16 Bloch MB-176, 8 Bloch MB-175, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123.

-5ème Corps d’Armée (5ème CA)

-605ème Régiment de Pionniers (605ème RP)

-5ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (5ème GRCA) : chars légers Hotchkiss H-39 et automitrailleuses de découverte AMD-178B à la mobilisation. Au 10 mai 1949, l’équipement est mixte avec des H-39, des FCM-42, des AMD-178B et des AM modèle 1940P. On trouve également des fusiliers motocyclistes.

A la fin juin l’équipement à été simplifié, les FCM-42 sont toujours là mais les H-39 sont parties tout comme les AMD-178B qui ont été toutes remplacées par des AM modèle 1940P

-110ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale Hippomobile (110ème RALCH) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155mm équipés de canons de 155mm modèle 1917L

-93ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (93ème GRDI) qui dispose de FCM-42 et d’AM modèle 1940P.

-3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (3ème DINA) :

-64ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (64ème GRDI) disposant de vingt chars légers Hotchkiss H-39 et de vingt-huit automitrailleuses de découverte AMD-178 toujours là au 10 mai 1949. Au 22 juin 1949 si les Hotchkiss H-39 sont toujours là, les AMD-178 ont été remplacées par des AM modèle 1940P.

-55ème Division d’Infanterie (55ème DI) :

-6ème Corps d’Armée (6ème CA)

-606ème Régiment de Pionniers (606ème RP)

-6ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (6ème GRCA) qui dispose de chars légers FCM-42 et et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-118ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (118ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1917.

-Unités du génie et de soutien

-71ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (71ème GRDI) disposant de vingt chars légers Hotchkiss H-39 et de vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-1ère Division d’Infanterie Coloniale (1ère DIC) :

-36ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (36ème GRDI) qui dispose de vingt Hotchkiss H-39 et de vingt-huit AM modèle 1940P

-41ème Division d’Infanterie (41ème DI) :

-22ème Corps d’Armée (22ème CA)

-622ème Régiment de Pionniers

-22ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (22ème GRCA) disposant de chars légers FCM-42 et des AM modèle 1940P.

-180ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (180ème RALT) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1941T et de deux groupes de 155mm disposant de canons de 155 GPF-T.

-Unités du génie et de soutien

-73ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (73ème GRDI) disposant de vingt chars légers AMX-44 et de vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-3ème Division d’Infanterie Coloniale (3ème DIC) 

-60ème Groupement de Reconnaissance d’Infanterie (60ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et de vingt-quatre AMD-178B en attendant la disponibilité des AM modèle 1940P qui ne sont pas arrivées au 10 mai 1949. Au 22 juin 1949 les AMD sont toujours là.

-71ème Division d’Infanterie (71ème DI) 

Le Conflit (60) Europe Occidentale (26)

La Belgique comme en 1914 !

Rappel (1) : ordre de bataille de la Belgique

Armée de Terre

NdA : liste des corps d’armées selon leur position du nord au sud, des Pays-Bas à la France

-Un état-major

-Réserve stratégique : Quatre Divisions d’Infanterie placées hors rang au sein de la réserve stratégique : 1ère, 14ème, 16ème et 18ème DI, 9ème Corps d’Armée (9ème CA) dit Corps de Cavalerie : 1ère et 2ème Divisions de Cavalerie (divisions dites «pétrole-picotin»)

-2ème Corps d’Armée : unités d’appui et de soutien, 4ème Division d’Infanterie (4ème DI) et 7ème Division d’Infanterie (7ème DI)

-4ème Corps d’Armée : unités d’appui et de soutien, 2ème Division d’Infanterie (2ème DI) et 3ème Division d’Infanterie (3ème DI)

-5ème Corps d’Armée : unités d’appui et de soutien, 12ème Division d’Infanterie (12ème DI) et 15ème Division d’Infanterie (15ème dI)

-7ème Corps d’Armée : unités d’appui et de soutien, 5ème Division d’Infanterie (5ème DI) et 10ème Division d’Infanterie (10ème DI)

-3ème Corps d’Armée : unités d’appui et de soutien, 9ème Division d’Infanterie (9ème DI) et 11ème Division d’Infanterie (11ème DI)

-8ème Corps d’Armée : unités d’appui et de soutien, 6ème Division d’Infanterie (6ème DI) et 8ème Division d’Infanterie (8ème DI)

-6ème Corps d’Armée : unités d’appui et de soutien, 13ème Division d’Infanterie (13ème DI) et 17ème Division d’Infanterie (17ème DI)

-1er Corps d’Armée des Ardennes (1er CAA) : unités d’appui et de soutien, 1ère Division de Chasseurs Ardennais et 2ème Division de Chasseurs Ardennais

Aviation de l’Armée de Terre

-Un état-major

-1er régiment (chasse) : un groupe de seize Morane-Saulnier MS-410, deux groupes de seize Hawker Hurricane et un groupe de seize Renard R-36M soit un total de soixante-quatre chasseurs

-2ème régiment (chasse) : un groupe de seize Morane-Saulnier MS-410, deux groupes de seize Supermarine Spitfire et un groupe de seize Bréguet Br700C2 soit un totale de soixante-quatre chasseurs.

-3ème régiment (bombardement) : un groupe de seize bombardiers légers Douglas DB-7 et trois groupes de seize Lioré et Olivier Léo 451 soit un total de soixante-quatre appareils

-4ème régiment (attaque) : deux groupes de seize Caproni Ca.313, un groupe de seize Renard R-40A et un groupe de Loire-Nieuport LN-430 soit un total de soixante-quatre appareils.

-5ème régiment (reconnaissance) : deux groupes de seize Bréguet Br694, un groupe de seize Renard R-31B et un groupe de seize Renard R-40B soit un total de soixante-quatre appareils

-6ème régiment (observation et coopération) : deux groupes de seize Renard R-40B et deux groupes de seize Dewoitine D-720 soit un total de soixante-quatre appareils.

-Des avions d’entrainements

-Des avions de transport fournis à la demande par la Sabena

Corps Naval Belge

-Un état major implanté à Ostende

-Le croiseur-éclaireur Léopold 1er hors rang et navire-amiral du CNB

-La 1ère flottille de torpilleurs : torpilleurs légers Genk Liège Bruxelles Zeebrugge

-2ème et 3ème flottilles de torpilleurs : huit vedettes lance-torpilles chacune, la première disposant des V-1 V-3 V-5 V-7 V-9 V-11 V-13 V-15 et la seconde des V-2 V-4 V-6 V-8 V-10 V-12 V-14 et V-16.

-4ème groupe de patrouilleurs-dragueurs : patrouilleurs-dragueurs A-1, A-2 et A-4.

-Groupe de soutien : pétrolier Wallonie cargo Flaminsch Transport côtier Yser, châlutiers réquisitionnés

-Flottillle Aéronavale : quatre Supermarine Walrus et six Latécoère Laté 298

Rappel (2) : unités terrestres alliées engagées en Belgique

En vertu de la manœuvre AUSTERLITZ, les unités alliées du Groupe d’Armées n°1 entrent en Belgique pour une toujours risquée bataille de rencontre avec les unités allemandes.

On espère que les belges vont tenir suffisamment longtemps pour éviter que les DI n’aient à combattre pour s’installer sur la ligne prévue à savoir la rivière Dyle (même si secrètement le général Villeneuve espérait atteindre pourquoi pas la frontière belge!) et attendre de pied ferme le hun/fridolin/boche.

Si la 2ème Armée reste en France, les autres unités (7ème Armée, BEF, 1ère Armée et 9ème Armée) passant en Belgique, couvert par les unités motomécaniques.

7ème Armée

Zone de responsabilité : Dunkerque-Armentières

-407ème, 417ème, 427ème et 437ème régiments de pionniers

-7ème et 17ème compagnies de garde de QG

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°507 (GBCC n°507) : 7ème BCC (45 FCM-42), 17ème BCC : (45 Renault R-40) 32ème BCC (45 FCM-42) et 43ème BCC (45 Renault R-40)

-Parc des engins blindés n°7

-Différentes unités du génie, des transmissions et du train avec trois compagnies hippomobiles et des compagnies de transport équipés de camions, d’autos et d’autocars; des unités d’intendance et de santé ainsi que des unités de gendarmerie pour maintenir l’ordre dans les arrières et gérer les éventuels prisonniers.

-7ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (7ème GAAC) organisé en un état-major, une batterie hors rang pour le soutien logistique, deux batteries de 75mm équipés de canons de 75mm contre-avions modèle 1944 et deux batteries de 37mm équipés de canons de 37mm Schneider modèle 1941

-1er Corps d’Armée (1er CA) : 601ème régiment de pionniers, 1er GRCA (douze AMX-42, seize automitrailleuses AM modèle 1940P + fusiliers motocyclistes), 101ème RALT (deux groupes de
105L modèle 1936S et un groupe de 155 GPF-T), unités du génie et de soutien

-5ème GRDI : vingt Hotchkiss H-39 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-25ème Division d’Infanterie Motorisée (25ème DIM) 

-12ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (12ème GRDI) : vingt Hotchkiss H-39 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-4ème Division d’Infanterie (4ème DI)

-27ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (27ème GRDI) : vingt FCM-42 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-21ème Division d’Infanterie (21ème DI) :

18ème Corps d’Armée (18ème CA) : 618ème régiment de pionniers, 18ème GRCA (douze AMX-42, dix-huit AM modèle 1940P et fusiliers motocyclistes), 115ème RALH (deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917S), unités du génie et de soutien.

-2ème GRDI : vingt Hotchkiss H-39 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-9ème Division d’Infanterie Motorisée (9ème DIM) 

-68ème GRDI : vingt chars légers Hotchkiss H-39 et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P

-60ème Division d’Infanterie (60ème DI) :

-59ème GRDI : vingt chars légers AMX-44 et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P

-68ème Division d’Infanterie (68ème DI) 

British Expeditionnary Force (BEF)

-Etat-major implanté à Lille

-Deux régiments d’artillerie légère

-Deux régiments d’artillerie de campagne

-Deux régiments d’artillerie lourde

-Deux brigades antiaériennes

-Trois régiments antichars

-Deux régiments de cavalerie

-1st British Corps : 1st Infantry Division, 1st Canadian (Infantry) Division et 44th «Home Counties» Division

-2nd British Corps : 2nd Infantry Division, 3rd Infantry Division et 48th «South Middland» Division

-3rd British Corps : 4th Infantry Division, 6th Infantry Division 50th «Northumberland» Division et 46th North Middland Division (en réserve)

-1st British Armoured Corps : 1st Armoured Division (UK) et 2nd Armoured Division (UK)

1ère Armée

Secteur opérationnel : Condé sur l’Escaut à Fourmies

-401ème, 411ème et 421ème régiments de pionniers

-1ère et 11ème compagnies de garde de QG

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°501 (GBCC n°501) : 1er BCC  (45 Renault R-40) 11ème BCC (45 Renault R-35 mod), 24ème BCC (45 FCM-42) et 34ème BCC (45 FCM-42)

-Parc des engins blindés n°1

-Des unités du génie, de transmissions et de soutien logistique

-1er Groupement Anti-Aérien de Campagne (1er GAAC) organisé comme les autres en un Etat-Major, une Batterie Hors-Rang pour le soutien logistique, deux batteries de 75mm équipées de canons de 75mm contre-avions modèle 1944 et deux batteries de 37mm équipés de canons de 37mm Schneider modèle 1941

-2ème Corps d’Armée (20ème CA) : 602ème régiment de pionniers, 2ème GRCA ( 20 AMX-44 et seize AM modèle 1940P), 105ème RALH (deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1918), différentes unités du génie et de soutien.

-7ème GRDI (vingt chars légers AMX-44 et et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P)

-1ère Division d’Infanterie Motorisée (1ère DIM) 

-92ème GRDI (vingt AMX-44 et vingt-huit AM modèle 1940P)

-2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (2ème DINA) 

-19ème Corps d’Armée (19ème CA) : 619ème Régiment de Pionniers, 19ème GRCA ( 20 AMX-42, 16 automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P et de fusiliers motocyclistes), 106ème RALH (deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de canons de 155L modèle 1945S) et unité du génie et de soutien

-4ème GRDI (vingt chars légers FCM-42 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P)

-15ème Division d’Infanterie Motorisée (15ème DIM) 

-80ème GRDI (vingt chars légers Hotchkiss H-39 et ving-huit AM modèle 1940P)

-1ère Division Marocaine (1ère DM) 

-20ème Corps d’Armée (20ème CA) : 620ème Régiment de Pionniers, 20ème GRCA (vingt Hotchkiss H-39 et vingt-huit AM modèle 1940P), 104ème RALT (deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm GPF-T) et unité du génie et de soutien.

-3ème GRDI (vingt chars légers AMX-42 et vingt-huit automitrailleuses modèle 1940P)

-12ème Division d’Infanterie Motorisée (12ème DIM) 

-95ème GRDI (vingt chars légers Hotchkiss H-39 et vingt-huit AMD-178B)

-5ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (5ème DINA) 

9ème Armée

NdA Secteur opérationnel : Fourmies-Sedan

-402ème 403ème 445ème et 481ème régiments de pionniers

-9ème et 19ème compagnies de garde de quartier général

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°509 (GBCC-509) : 5ème BCC  (45 légers Renault R-35 mod.), 16ème BCC  (45 Renault R-40), 29ème BCC  (45 Renault R-40) et 39ème BCC  (45 Renault R-40)

-La 3ème brigade de spahis est rattaché directement à l’état-major de la 9ème armée mais peut être mis à disposition pour emploi à l’un des trois corps d’armée.

-102ème Division d’Infanterie de Forteresse

-Unités du génie, des transmissions, de soutien

-9ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (9ème GAAC) organisé en un état-major, une batterie hors-rang pour le soutien logistique, deux batteries de 75mm équipées de canons de 75mm contre-avions modèle 1944 et deux batteries de 37mm équipés de canons de 37mm Schneider modèle 1941

-3ème Corps d’Armée (3ème CA) : 3ème GRCA (vingt Hotchkiss H-39, vingt-huit AM modèle 1940P et fusiliers motocyclistes), 102ème RALA/T (deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm GPF-T), 361ème RALP (deux groupes de 105L modèle 1936S et un groupe de 155mm GPF-T), différentes unités du génie et de soutien.

-1er GRDI : (vingt FCM-42 et vingt-huit AM modèle 1940P)

-5ème Division d’Infanterie Motorisée (5ème DIM) :

-30ème GRDI (vingt FCM-42 et vingt-huit automitrailleuses modèle 1940P)

-18ème Division d’Infanterie (18ème DI) 

-4ème Corps d’Armée (4ème CA) : 604ème Régiment de Pionniers (604ème RP), 4ème GRCA (vingt Hotchkiss H-39, vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P sans oublier des fusiliers motocyclistes), 111ème RALCH (deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 1155L modèle 1945S) et des unités du génie et de soutien.

-94ème GRDI : (vingt chars légers AMX-42 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P).

-4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (4ème DINA) 

-24ème GRDI : (vingt chars légers AMX-42 et vingt-huit automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P)

-22ème Division d’Infanterie (22ème DI) :

21ème Corps d’Armée (21ème CA) : 621ème Régiment de Pionniers, 21ème GRCA (Hotchkiss H-39 et automitrailleuses AMD-178), 109ème RALH (deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1918) plus différentes unités du génie et de soutien.

-66ème GRDI (vingt chars légers AMX-42 et vingt-huit AM modèle 1940P)

-53ème Division d’Infanterie (53ème DI) :

-9ème GRDI (vingt chars légers Hotchkiss H-39 et vingt-huit AMD-178)

-61ème Division d’Infanterie (61ème DI)

Rappel (3) : unités aériennes alliées engagées en Belgique

France

-Groupement d’Aviation de la 7ème Armée (GRAVIA-VIIA) : 8ème Escadre de Chasse  (81 Bloch MB-157 et 27 Lockheed H-322 Eclair), GBA I/35 et II/35 (Bréguet Br691 pour le premier et Bréguet Br693 pour le second), GBp I/40 (Loire-Nieuport LN-430), GBM II/12 (Lioré et Olivier Léo 451) et GR I/35 (Bloch MB-176)

-GAO n°501 (Huit Bloch MB-176, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123)

-GAO n°518 (Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123)

-Groupement d’Aviation de la 1ere Armée (GRAVIA-IA) : 2ème Escadre de Chasse (81 Arsenal VG-33 et 27 Lockheed H-322), 3ème Escadre de Chasse (81 Dewoitine D-520 et 27 Bréguet Br700C2), GBA II/35 et II/51 (équipés respectivement de Bréguet Br695 et de Bréguet Br693), GBp I/42 et GBp II/42 (Bréguet Br698), GBM II/12 (Lioré et Olivier Léo 451) et le GR II/35 (Bloch MB-176)

-GAO n°502 : (Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123)

-GAO n°519 : (Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123)

-GAO n°520 : (Huit Bloch MB-176, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123)

-Groupement d’Aviation de la 9ème Armée (GRAVIA-IXA) : 1ère Escadre de Chasse : (81 Arsenal VG-33 et 27 Bréguet Br700C2), le GBp II/40 (Loire-Nieuport LN-430), le GBA I/51 (Bréguet Br691 et 693), le GBM III/12 (Lioré et Olivier Léo 451) et le GR III/35 (Bloch MB-176)

-GAO n°503 (Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123)

-GAO n°504 (Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123)

-GAO n°521 (Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123)

Royal Air Force (RAF)

L’Armée de l’Air britannique déploie des moyens non négligeables d’abord dépendant directement de l’état-major présent en Grande-Bretagne avant de dépendre d’une force spécifique l’Advanced Air Strike Force (AASF). Cette force occasionnelle comprend les éléments suivants :

-9th Medium Bomber Wing (9th MBW) : squadrons 9, 99, 215 (Vickers Wellington) et 57 (Martin 187 Baltimore).

-9th Tactical Air Wing (9th TAW) : squadron 35 (Hawker Typhoon), squadron 88 (De Havilland Mosquito), squadron 40 (Hawker Typhoon), squadron 616 (Bristol Beaufighter)

-17th Fighter Wing : squadron 1 (Supermarine Spitfire Mk IX) squadron 23 (Bristol Beaufighter Mk IF), le squadron 67 (Supermarine Spitfire Mk V), le squadron 85 (Supermarine Spitfire Mk V), squadron 146 (Supermarine Spitfire Mk V), le squadron 213 (Supermarine Spitfire Mk V) et le squadron 602 (Spitfire Mk V).

-Unités de coopération : squadron 59 volant (Westland Lysander) squadron 245 (De Havilland Mosquito), squadron 2 (Westland Lysander)

-1st Tactical Transport Wing : Squadron 254 (Vickers Valetta Mk I) Squadron 255 (Douglas DC-3) et Squadron 256 (Avro York)

-3rd Tactical Transport Wing : Squadron 257 (Vickers Valetta Mk I) Squadron 258 (Handley-Page Hasting) et Squadron 259 (Vickers VC-1)

Le Conflit (40) Europe Occidentale (6)

Ordre de Bataille (2) : France armée de terre

Groupe d’Armées n°1

Le Groupe d’Armées n°1 est l’aile marchante du dispositif allié. Couvrant une zone immense allant de la mer du Nord à Longwy, elle comprend quatre armées françaises (1ère, 2ème, 7ème, 9ème armées) et le Corps Expéditionnaire Britannique, la British Expeditionnary Force (BEF).

Si les 1ère, 7ème et 9ème armées pénètrent en Belgique accompagnées par le BEF pour se confronter aux unités allemandes, la 2ème armée doit tenir fermement son secteur dans les Ardennes pour faire la jonction entre l’aile marchante et le socle, le Groupe d’Armées n°2.

A ces armées s’ajoute des unités de chars, des unités de DCA, des unités aériennes (GRAVIA) et surtout deux Corps de Cavalerie avec quatre des huit Divisions Légères Mécaniques (DLM).

7ème Armée

Zone de responsabilité : Dunkerque-Armentières

-407ème, 417ème, 427ème et 437ème régiments de pionniers

-7ème et 17ème compagnies de garde de QG

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°507 (GBCC n°507)

-7ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42

-17ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40

-32ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42 (M)

-43ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 (M)

-Parc des engins blindés n°7

-Des unités du génie et de soutien

-Différentes unités du génie, des transmissions et du train avec trois compagnies hippomobiles et des compagnies de transport équipés de camions, d’autos et d’autocars; des unités d’intendance et de santé ainsi que des unités de gendarmerie pour maintenir l’ordre dans les arrières et gérer les éventuels prisonniers.

-7ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (7ème GAAC)

-Un Etat-Major

-Une Batterie Hors-Rang (soutien logistique)

-Deux batteries de 75mm équipés de canons de 75mm contre-avions modèle 1944

-Deux batteries de 37mm équipés de canons de 37mm Schneider modèle 1941

-Groupement d’Aviation de la 7ème Armée (GRAVIA-VIIA)

-8ème Escadre de Chasse : 81 Bloch MB-157 et 27 Lockheed H-322 Eclair

-Deux groupes de bombardement d’assaut, les GBA I/35 et II/35 volant respectivement sur Bréguet Br691 et Bréguet Br693.

-Un Groupe de Bombardement en Piqué, le GB I/40 volant sur Loire-Nieuport LN-430

-Un Groupe de Bombardement Median, le GBM II/12 volant sur Lioré et Olivier Léo 451

-Un Groupe de Reconnaissance, le GR I/35 volant sur Bloch MB-176

-1er Corps d’Armée (1er CA)

-L’état-major de ce corps d’armée à été mis sur pied par la 1ère région militaire (Paris)

-601ème régiment de pionniers

-1er Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (1er GRCA) : douze chars légers AMX-42, seize automitrailleuses AM modèle 1940P + fusiliers motocyclistes

-101ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (101ème RALT) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et un groupe de 155mm équipé de canons de 155 GPF-T (Grande Puissance Filloux-Touzard)

-Unités du génie et de soutien : Quatre compagnies de génie, intégré au 101ème bataillon avec les 1ère et 2ème compagnies de sapeurs mineurs, la 16ème compagnie d’équipage de pont et la 21ème compagnie de parc du génie.

81ème compagnie télégraphiste et 82ème compagnie radio, 351/1ère compagnie automobile de quartier général, 384/1ère compagnie automobile de transport, 101/1er groupe d’exploitation motorisé et 201/1ère compagnie de ravitaillement en viande

-1ère ambulance motorisée, 201ème ambulance chirurgicale légère motorisée, 1er groupe sanitaire de ravitaillement motorisé et 1ère section hygiène, lavage et désinfection.

-Groupe Aérien d’Observation n°501 (GAO n°501) : Huit Bloch MB-175, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-5ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (5ème GRDI) : cette unité est équipée de vingt chars légers Hotchkiss H-39 et de 28 automitrailleuses puissantes AM modèle 1940 P (16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC).

-25ème Division d’Infanterie Motorisée (25ème DIM) : Elle dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (38ème, 92ème et 121ème RI), de deux régiments d’artillerie (16ème RAD et 216ème RALD), de la 625ème batterie divisionnaire antichar, du 25ème bataillon de défense antiaérienne, du 21ème bataillon du génie ainsi que diverses unités logistiques et de soutien.

-12ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (12ème GRDI) : cette unité est équipée de vingt chars légers Hotchkiss H-39 et de 28 automitrailleuses puissantes AM modèle 1940 P (16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC).

-4ème Division d’Infanterie (4ème DI) : Cette division dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (45ème, 72ème et 124ème RI), , de deux régiments d’artillerie (29ème RAD et 229ème RALD), de la 604ème batterie divisionnaire antichar, du 4ème bataillon de défense antiaérienne et du 66ème bataillon du génie ainsi que diverses unités logistiques et de soutien.

-27ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (27ème GRDI) : cette unité est équipée de vingt chars légers FCM-42 et de 28 automitrailleuses puissantes AM modèle 1940 P (16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC).

-21ème Division d’Infanterie (21ème DI) : Cette division dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (48ème, 65ème et 137ème RI), de deux régiments d’artillerie (35ème RAD et 235ème RALD), de la 605ème batterie divisionnaire antichar, du 21ème bataillon de défense antiaérienne et du 29ème bataillon du génie ainsi que de diverses unités logistiques et de soutien.

18ème Corps d’Armée (18ème CA)

-L’état-major de ce corps d’armée à été mis sur pied par la 1ère région militaire (Paris)

-618ème régiment de pionniers

-18ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (18ème GRCA) : douze chars légers AMX-42 seize automitrailleuses AM modèle 1940P et des fusiliers motocyclistes.

-115ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (115ème RALH) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1917S

-Unités du génie et de soutien : 16ème parc d’artillerie avec une compagnie d’ouvriers et deux sections de munitions automobiles, 118/21ème compagnie de parc du génie, 118ème/81ème compagnie télégraphiste, 118ème/82ème compagnie radio, 268ème/6ème compagnie hippomobile de transport, 368ème/16ème compagnie automobile de transport, 118ème/18ème groupe d’exploitation, 218ème/18ème compagnie de ravitaillement en viande, 18ème ambulance médicale hippomobile, 218ème ambulance chirurgicale légère, 18ème groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile et 18ème section hygiène, lavage et désinfection.

-Groupe Aérien d’Observation n°518 : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-2ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (2ème GRDI) : vingt chars légers Hotchkiss H-39 et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P ( 16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC)

-9ème Division d’Infanterie Motorisée (9ème DIM) : Elle dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (13ème, 95ème et 131ème RI), de deux régiments d’artillerie (30ème RAD et 230ème RALD), de la 609ème batterie divisionnaire antichar, du 9ème bataillon de défense antiaérienne et du 18ème bataillon du génie ainsi que de diverses unités logistiques et de soutien.

-68ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (68ème GRDI) : vingt chars légers Hotchkiss H-39 et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P ( 16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC)

-60ème Division d’Infanterie (60ème DI) : Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (241ème, 270ème et 271ème RI), de deux régiments d’infanterie (50ème RAD et 250ème RALD), de la 660ème batterie divisionnaire antichar, du 60ème bataillon de défense antiaérienne et du 67ème bataillon du génie ainsi que de diverses unités logistiques et de soutien.

-59ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (59ème GRDI) : vingt chars légers AMX-44 (FCM-36 à titre provisoire) et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P ( 16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC)

-68ème Division d’Infanterie (68ème DI) : Cette division dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (224ème, 225ème et 341ème RI), de deux régiments d’artillerie (89ème RAD et 289ème RALD), de la 668ème batterie divisionnaire antichar, du 68ème bataillon de défense antiaérienne et du 68ème bataillon du génie ainsi que de diverses unités logistiques et de soutien.

British Expeditionnary Force (BEF)

Zone de responsabilité : Armentières-Condé sur l’Escaut

-Etat-major implanté à Lille

-Deux régiments d’artillerie légère

-Deux régiments d’artillerie de campagne

-Deux régiments d’artillerie lourde

-Deux brigades antiaériennes

-Trois régiments antichars

-Deux régiments de cavalerie

-1st British Corps

-1st Infantry Division

-1st Canadian (Infantry) Division

-44th «Home Counties» Division

-2nd British Corps

-2nd Infantry Division

-3rd Infantry Division

-48th «South Middland» Division

-3rd British Corps

-4th Infantry Division

-6th Infantry Division

-50th «Northumbrian» Division

-(En réserve) 46th North Middland Division

-1st British Armoured Corps

-1st Armoured Division (UK)

-2nd Armoured Division (UK)

1ère Armée

Secteur opérationnel : Condé sur l’Escaut à Fourmies

-401ème, 411ème et 421ème régiments de pionniers

-1ère et 11ème compagnies de garde de QG

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°501 (GBCC n°501)

-1er BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40

-11ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-35 mod.

-24ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42

-34ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42

-Parc des engins blindés n°1

-Des unités du génie et de soutien logistique

-Des unités de soutien dépendant de l’artillerie en l’occurrence le parc de réparation d’artillerie n°1 associé à la 501ème compagnie d’ouvriers, le parc de réparation des équipages et ferrures n°1 associé à la 511ème compagnie d’ouvriers, le parc de réparation auto n°1 associées à la 521ème compagnie de triage et 531ème compagnie de parc, le parc d’essence et d’ingrédients d’armée n°1 avec quatre compagnies de dépôts (561ème compagnie de dépôt principal, 571ème 581ème et 591ème compagnies de dépôt secondaire) et enfin le parc de munitions d’armée n°1 avec mes 601ème, 611ème et 621ème compagnie de munitions.

-On trouve également plusieurs unités du génie avec le 268/1ère chefferie du génie d’armée, le 269/1ère chefferie d’étapes d’armée, les 151ème et 351ème bataillons de génie d’armée, un bataillon spécial du 3ème régiment du génie, le 251ème parc du génie d’armée (251ème compagnie de parc, 251/1ère et 2ème compagnies auxiliaires du génie), 399/1ère compagnie de sapeurs forestiers, 326/2ème et 12ème compagnies de ponts lourds, 531ème compagnie de construction et la régulatrice routière n°11.

-Les transmissions déploient sous l’autorité de la 1ère armée le 801ème bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 816ème parc de transmissions d’armée, la 952/1ère section technique de télégraphistes militaires et le 953/1er détachement d’ouvriers de lignes télégraphiques.

-Le train fournit de nombreuses unités de transport avec le 11ème groupement régional (quatre compagnies numérotés 5 à 8), sept compagnies hippomobiles, cinq compagnies automobiles six compagnies automobiles sanitaires et deux compagnies de camion citerne.

-L’intendance et le service de santé fournissent fournissent des unités de soutien en compagnie du service vétérinaire, du service des remontes.

-La gendarmerie dispose de la 4ème légion de la gendarmerie républicaine mobile.

-1er Groupement Anti-Aérien de Campagne (1er GAAC)

-Un Etat-Major

-Une Batterie Hors Rang (soutien logistique)

-Deux batteries de 75mm équipées de canons de 75mm contre avions modèle 1944

-Deux batteries de 37mm équipés de canons de 37mm Schneider modèle 1941

-Groupement d’Aviation de la 1ere Armée (GRAVIA-IA)

-2ème Escadre de Chasse : 81 Arsenal VG-33 et 27 Lockheed H-322 répartis en trois groupes de trente-six appareils

-3ème Escadre de Chasse : 81 Dewoitine D-520 et 27 Bréguet Br700C2 répartis en trois groupes de trente-six appareils

-Deux groupes de bombardement d’assaut, les GBA II/35 et II/51 volant respectivement sur Bréguet Br695 et Bréguet Br693

-Deux groupes de bombardement en piqué, les GBp I/42 et GBp II/42 volant sur Bréguet Br698

-Un groupe de bombardement moyen, le GB II/12 volant sur Lioré et Olivier Léo 451

-Un Groupe de reconnaissance, le GR II/35 volant sur Bloch MB-176

-2ème Corps d’Armée (2ème CA)

-Etat-major mis sur pied par la 2ème Région Militaire (Lille)

-602ème régiment de pionniers

-2ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (2ème GRCA) : vingt chars légers AMX-44 et seize AM modèle 1940P. Comme les chars légers ne sont pas encore disponibles, provisoirement des FCM-36 sont utilisés et ce jusqu’en avril 1949 quand les AMX-44 remplacent les FCM-36 qui vont rejoindre Gien où sont rassemblés nombre de véhicules destinés si besoin est à recompléter les unités.

-105ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (105ème RALH) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm disposant de canons de 155L modèle 1918.

-Unités du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation n°502 (GAO-502) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-7ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (7ème GRDI) équipé de vingt chars légers AMX-44 et et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P ( 16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC)

-1ère Division d’Infanterie Motorisée (1ère DIM) : Elle comprend comme principales unités trois régiments d’infanterie de ligne (1er, 43ème et 110ème RI), de deux régiments d’artillerie (15ème RAD et 215ème RALD), de la 601ème batterie divisionnaire antichar, du 1er bataillon de défense antiaérienne et du 15ème bataillon du génie ainsi que de diverses unités logistiques et de soutien.

-92ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (92ème GRDI) équipé de vingt chars légers AMX-44 et et vingt-huit automitrailleuses AM modèle 1940P ( 16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC)

-2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (2ème DINA) : Elle comprend comme principales unités trois régiments d’infanterie avec deux régiments de tirailleurs algériens, les 13ème et 22ème RTA et un régiment de zouaves, le 11ème régiment de zouaves; de deux régiments d’artillerie (40ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain et 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain), de la 602ème batterie divisionnaire antichar nord-africaine, du 2ème bataillon de défense antiaérienne nord-africain et du 36ème bataillon du génie ainsi que diverses unités logistiques et de soutien.

-19ème Corps d’Armée (19ème CA)

-Etat-major mis sur pied par la 2ème RM

-619ème Régiment de Pionniers

-19ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (19ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42, d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P et de fusiliers motocyclistes.

-106ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (106ème RALH) équipé de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1945.

-Unité du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation n°519 (GAO-519) : Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-4ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (4ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-15ème Division d’Infanterie Motorisée (15ème DIM) : Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (4ème, 27ème et 134ème RI), de deux régiments d’artillerie (1er RAD et 201ème RAD), de la 615ème batterie divisionnaire antichar, du 15ème bataillon de défense antiaérienne, du 20ème bataillon du génie ainsi que diverses unités logistiques et de soutien.

-80ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (80ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 (reçus à son arrivée en France en remplacement de ses AMR-33 et 35) et d’automitrailleuses de découverte AMD-178B à canon de 47mm remplacées à partir de novembre par des AM modèle 1940P.

-1ère Division Marocaine (1ère DM) : Elle dispose de trois régiments de tirailleurs marocains (1er, 2ème et 7ème RTM), de deux régiments d’artillerie (64ème RAD et 264ème RALD), de la 601ème batterie divisionnaire antichar marocaine, du 1er bataillon de défense antiaérienne marocain et du 43ème bataillon du génie ainsi que diverses unités logistiques et de soutien.

-20ème Corps d’Armée (20ème CA)

-Etat-major mis sur pied par la 3ème Region Militaire (Rouen)

-620ème Régiment de Pionniers

-20ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (20ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses AM modèle 1940P en différents modèles

-104ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (104ème RALT) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de canons de 155mm GPF-T (Grande Puissance Filloux-Touzard)

-Unité du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation n°520 (GAO-520) : Huit Bloch MB-176, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-3ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (3ème GRDI) : vingt chars légers AMX-42 et vingt-huit automitrailleuses modèle 1940P.

-12ème Division d’Infanterie Motorisée (12ème DIM) : Cette division dispose de de deux régiments d’infanterie de ligne (106ème et 150ème RI) et d’un régiment de zouaves (8ème régiment de zouaves); de deux régiments d’artillerie (25ème RAD et 225ème RALD), de la 612ème batterie divisionnaire antichar, du 12ème bataillon de défense antiaérienne, du 19ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-95ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (95ème GRDI) : vingt chars légers Hotchkiss H-39 et vingt-huit AMD-178B en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes modèle 1940P, ces automitrailleuses n’étant toujours pas arrivées le 10 mai 1949.

-5ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (5ème DINA) : Cette division de trois régiments d’infanterie avec le 8ème régiment de tirailleurs algériens, le 10ème et le 11ème régiment de tirailleurs marocains; deux régiments d’artillerie (22ème RAD et 222ème RALD), de la 605ème batterie divisionnaire antichar nord-africaine, du 605ème bataillon de défense antiaérienne nord-africaine, d’u 69ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

22-Armée de terre : armement et matériel (69) Ordre de bataille (3)

Groupe d’Armées n°1

La zone de responsabilité du Groupe d'Armées n°1

La zone de responsabilité du Groupe d’Armées n°1 (1) : 7ème armée BEF et 1ère Armée

Préambule

Quand éclate la guerre de Pologne, le Groupe d’Armées n°1 est déployée entre la mer du Nord et Longuyon, couvrant donc la frontière belge depuis la mer du Nord jusqu’à cette ville de Lorraine avec deux armées bien équipées et bien entrainées, les 1ère et 7ème armées, deux armées moins bien équipées et entrainées, les 2éme et 9ème armées auxquelles s’ajoutaient le corps expéditionnaire britannique (British Expeditionnary Force) composé de neuf divisions d’infanterie auxquelles s’ajoute deux divisions à l’entrainement en France et une division d’infanterie au sein du Groupe d’Armées n°2.

A ces armées s’ajoutait également un Corps de Cavalerie composé des 2ème et 3ème DLM, la 1ère DLM étant affecté à la 7ème armée pour tendre la main aux néerlandais dans le cadre de la manoeuvre Dyle-Breda.

A l’origine, il était prévu en octobre 1939 un plan Escaut, le GA n°1 devant se porter sur l’Escaut jusqu’à Gand, l’armée belge couvrant la zone comprise entre Gand et Anvers, la 7ème armée restant en réserve à Reims.

Ce plan évolue avec la volonté de tendre la main aux néerlandais. Pour cela, la 7ème armée est déployée à l’ouest du BEF entre la mer du Nord et Hazebrouck et doit dès le déclenchement de l’offensive allemande et la demande d’aide des néerlandais et des belges, pénétrer en Belgique et tendre la main aux néerlandais en couvrant les bouches de l’Escaut jusqu’à Flessingue (8 novembre).

Tout cela aboutit à un plan Dyle-Breda (validé le 17 décembre 1939) qui voit la 7ème armée devant rallier Breda pour tendre la main à des unités néerlandaises.

Les britanniques auraient du se porter sur la Dyle de Louvain à Wavre, la 1ère armée dans la trouée de Gembloux sur la ligne Wavre-Namur sous la couverture du Corps de Cavalerie, l’armée belge s’installe sur une ligne Louvain à Anvers. La 9ème armée doit pénétrer dans le sud de la Belgique, la 2ème armée tenant son secteur entre Sedan et Longwy.

Ce plan n’à bien entendu pas été exécuté car la guerre de Pologne s’est achevé avant toute attaque allemande à l’ouest. Il n’à donc été joué dans cette version que dans le cadre de wargames.

Les conclusions sont les suivantes : la 7ème armée aurait eu du mal à tendre la main à la petite armée néerlandaise et la 1ère armée même renforcée par le Corps de Cavalerie aurait du mal à affronter les divisions blindées allemandes.

Ce plan aurait aboutit à un affrontement titanesque dans les plaines belges, un affrontement aux conclusions incertaines.

Entre septembre 1940 et septembre 1948, l’évolution du Groupe d’Armées n°1 se situe à la marge puisqu’elle doit toujours comprendre de l’ouest à l’est la 7ème armée, le Corps Expéditionnaire Britannique, la 1ère armée, la 9ème armée et la 2ème armée, couvrant une zone allant de la mer du Nord aux Ardennes.

A ces différentes armées s’ajoute deux Corps de Cavalerie, le 1er Corps de Cavalerie composé des 1ère et 5ème DLM et le 2ème Corps de Cavalerie composé des 3ème et 7ème DLM sans parler du 1er Corps d’Armée Cuirassé avec les 1ère, 3ème et 5ème Divisions Cuirassées.
En terme de stratégie, le plan Dyle-Breda à été réactualisé. Les deux Corps de Cavalerie soit quatre DLM (376 chars Somua + 136 chars légers de reconnaissance) doivent pénétrer en avant des différentes armées pour repousser les pointes allemandes, gagner du temps pour permettre aux différentes armées de s’installer sur un front semblable à celui imaginé en 1939.

Ensuite les Corps de Cavalerie si ils ne sont pas trop entamés doivent appuyer les différentes armées pour repousser hors de Belgique et des Pays Bas les troupes allemandes en soutien des armées de ces deux pays.

En version offensive, le GA n°1 pourrait attaquer par les plaines belges ou le Luxembourg, le CAC n°1 appuyé par les deux Corps de Cavalerie devant être la pointe de diamant appuyés par les différentes armées, les divisions d’infanterie du GA n°1 étant parmi les meilleures de l’armée française.

7ème Armée

Neuf ans plus tard, la 7ème armée  est déployée entre Dunkerque et Armentières avec deux corps d’armée à trois divisions d’infanterie. Elle pourrait également bénéficier du renfort du 1er Corps de Cavalerie et de ses deux Divisions Légères Mécaniques, les 1ère et 5ème DLM.

Une fois la mobilisation terminée, cette armée dispose de deux corps d’armée à trois divisions d’infanterie, chaque corps d’armée disposant d’une division d’infanterie motorisée et de deux divisions d’infanterie type Nord-Est.

Si les premières sont des unités d’active, les autres sont des unités mobilisées de série A, des conscrits et des réservistes jeunes voir de série B, des réservistes plus âgés mais pas moins compétents.

Outre les différents corps d’armée, on trouve des unités rattachées directement à la 7ème armée :

-4 régiments de pionniers : les 407ème, 417ème, 427ème et 437ème régiments

-7ème et 17ème compagnie de garde de quartier général

-Groupement de bataillons de chars 507 avec le 7ème BCC (45 FCM-42), le 17ème BCC (45 Renault R-40), le 32ème BCC (45 FCM-42) et le 43ème BCC (45 Renault R-40), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

On trouve également une unité de DCA en l’occurence le 7ème Groupe Anti-Aérien de Campagne (7ème GAAC) disposant d’un état-major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des véhicules tout-terrains Laffly. Et des unités de soutien dépendant de l’artillerie.

-Différentes unités du génie, des transmissions et du train avec trois compagnies hippomobiles et des compagnies de transport équipés de camions, d’autos et d’autocars; des unités d’intendance et de santé ainsi que des unités de gendarmerie pour maintenir l’ordre dans les arrières et gérer les éventuels prisonniers.

L’armée de l’air détache au profit de la 7ème Armée différentes unités pour la reconnaissance, l’observation, l’appui-feu et la couverture aérienne.

On trouve d’abord le GRAVIA VIIA (Groupement d’Aviation de la 7ème Armée) qui dispose des moyens suivants :

-8ème Escadre de chasse stationnée à Dunkerque avec 108 chasseurs répartis entre 81     monomoteurs Bloch MB-157 et 27 bimoteurs Lockeed H-322 Eclair  répartis en trois     groupes de trente-six appareils (27 monomoteurs et 9 bimoteurs).

Bréguet Br693

Bréguet Br693

-Deux groupes de bombardement d’assaut stationnés à Saint-Omer, les GBA I/35 et II/35     équipés respectivement de Bréguet 691 et de Bréguet 693

-Un groupe de bombardement en piqué, le GB I/40 stationné à Nogent-Fontes et équipé de
Loire-Nieuport LN-430

-Un groupe de bombardement moyen, le GB II/12 stationné à Lille-Lesquin avec pour équipement des Lioré et Olivier Léo 451.

-Un groupe de reconnaissance tactique, le GR I/35 stationné à Saint-Iglevert et équipé de     trente-six Bloch MB-176.

Le GRAVIA-VIIA dispose donc de 108 chasseurs (81 monomoteurs Bloch MB-157 et 27 bimoteurs Lockeed H-322 Eclair), de 54 bombardiers d’assaut (27 Bréguet Br691 et 27 Bréguet Br693), de 27 bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN-430, 27 bombardiers moyens Lioré et Olivier Léo 451 et 36 Bloch MB-176 soit un total de 252 avions de combat.

A ces moyens déjà importants s’ajoutent deux Groupes Aériens d’Observation, les GAO-501 et GAO-518 rattachés en temps normal à deux divisions d’infanterie mais qui peuvent être placés sous l’autorité du GRAVIA-VIIA pour faire masse.

-1er Corps d’Armée

Outre l’état-major du Corps d’Armée mis sur pied comme son numéro l’indique en région parisienne, on trouve des unités qui lui sont directement rattachés :

-le 601ème régiment de pionniers

-Le 1er Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (1er GRCA) mis sur pied par le CMC n°18 d’Asnières et qui dispose de douze chars légers AMX-42 et de seize automitrailleuses puissantes AM-40P sans oublier des fusiliers motocyclistes.

Canon de 105mm long modèle 1936S

Canon de 105mm long modèle 1936S

-Le 101ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (101ème RALT) disposant de deux groupes à trois batteries (24 pièces) équipés de Schneider de 105L modèle 1936 et un groupe à trois batteries (12 pièces) équipé de canons de 155 GPFT.

-Quatre compagnies de génie, intégré au 101ème bataillon avec les 1ère et 2ème compagnies de sapeurs mineurs, la 16ème compagnie d’équipage de pont et la 21ème compagnie de parc du génie.

-81ème compagnie télégraphiste et 82ème compagnie radio.

-351/1ère compagnie automobile de quartier général
-384/1ère compagnie automobile de transport

-101/1er groupe d’exploitation motorisé et 201/1ère compagnie de ravitaillement en viande

-1ère ambulance motorisée, 201ème ambulance chirurgicale légère motorisée, 1er groupe sanitaire de ravitaillement motorisé et 1ère section hygiène,lavage et désinfection.

-Groupe Aérien d’Observation (GAO) n°501 équipé de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Mureaux ANF-123 soit un total de trente-cinq appareils chargés d’éclairer les divisions de pointe et d’appuyer le GRCA et les GRDI.

On trouve ensuite les trois divisions d’infanterie, une division motorisée et deux divisions de type Nord-Est partiellement motorisée.

-25ème Division d’Infanterie Motorisée. Cette division d’active basée à Clermont-Ferrand est la division motorisée du 1er Corps d’Armée, la division en pointe, la plus apte à suivre les DLM ou les DC.

Elle dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (38ème, 92ème et 121ème RI), de deux régiments d’artillerie (16ème RAD et 216ème RALD), de la 625ème batterie divisionnaire antichar, du 25ème bataillon de défense antiaérienne, du 21ème bataillon du génie ainsi que diverses unités logistiques et de soutien.

Il bénéficie également du concours du 5ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (5ème GRDI) équipé de     chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 4ème Division d’Infanterie est une unité de série A, une unité de mobilisation composée de jeunes conscrits ou de réservistes récemment libérés. Cette division est du type Nord-Est mais elle est néanmoins plus motorisée que les divisions d’active du même type.

Cette division dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (45ème, 72ème et 124ème RI), , de deux régiments d’artillerie (29ème RAD et 229ème RALD), de la 604ème batterie divisionnaire antichar, du 4ème bataillon de défense antiaérienne et du 66ème bataillon du génie ainsi que diverses unités logistiques et de soutien.

Elle bénéficie également du concours du 12ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (12ème GRDI) équipé de vingt chars légers Hotchkiss H-39 et de 28 automitrailleuses puissantes AM modèle 1940 P (16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC).

-La 21ème Division d’Infanterie est une division d’active stationnée dans l’Ouest de la France avec un état-major implanté à Nantes.

Cette division dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (48ème, 65ème et 137ème RI), de deux régiments d’artillerie (35ème RAD et 235ème RALD), de la 605ème batterie divisionnaire antichar, du 21ème bataillon de défense antiaérienne et du 29ème bataillon du génie ainsi que de diverses unités logistiques et de soutien.

Elle bénéficie également du concours du 27ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (27ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

22-Armée de terre : armement et matériel (25)

Renault R-40

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

Le Renault R-35 était un char correct mais il était largement perfectible notamment en terme de tenue en tout terrain. La meilleure façon est de remplacer la suspension à ciseaux d’origine par une meilleure suspension.

Des tests sont menés avec plusieurs modèles. Il suffit de peu que le R-35 reçoive une suspension à poutres avec neuf galets porteurs, pas moins de huit cent exemplaires sont ainsi commandés mais aucune suspension de ce type sera construite suite au choix fait en janvier 1940 de la suspension AMX (Atelier d’Issy les Moulineaux issu de la nationalisation de l’atelier de montage des chars et chenillettes de Renault) qui verticale est moins sensible aux mines.

Les derniers R-35 sortent de chaine à la fin du mois d’avril et aussitôt, le Renault R-40 prend le relais. Cette désignation n’à été officialisée ou du moins tolérée que tardivement, la désignation officielle du nouveau char étant le char léger modèle 1940R.

Comme son ainé, le Renault R-40 va équiper des Bataillons de Chars de Combat stationnés en métropole et en Corse. Dans un premier temps, il va remplacer au sein des B.C.C le Renault FT avant de remplacer des Renault R-35.

Une première vague de production va permettre d’équiper trois Bataillons de Chars de Combat en l’occurence le 30ème BCC stationné à Bastia avec 45 chars, le 40ème BCC _dissous au cours de la démobilisation_ et ultérieurement le 16ème BCC qui reçoit ses chars fin 1941.

A cette époque, 90 chars sont en ligne et 65 stockés. La production est suspendue en septembre 1942 alors que les 12ème et 17ème BCC ont reçu 45 blindés neufs, portant le total de blindés en ligne à 180 chars plus 80 blindés en réserve et 24 utilisés pour des tests et l’écolage soit un total de  284 chars produits pour la France.

A ces 284 produits pour la France s’ajoute également des chars exportés en l’occurence 64 pour la Belgique, 16 pour les Pays Bas  et 64 pour l’armée polonaise en France (deux bataillons plus un volant de réserve) soit un total de 428 chars produits.

Quand la production est suspendue, on trouve donc quatre bataillons équipés de ce char soit un total de 180 Renault R-40 en ligne. En juin 1943, le 20ème BCC reçoit 45 Renault R-40 issus des stocks portant le nombre de chars en ligne à 225 blindés laissant «seulement» 59 blindés en stock.

Si la production du char est suspendu, celle du chassis se poursuit, le canon automoteur de 105mm des divisions cuirassées disposant de ce chassis.

En mars 1946, décision est prise de rouvrir la chaine de fabrication pour équiper trois BCC maintenu en temps de paix en l’occurence le 1er BCC équipé en septembre 1946, les 2ème et 6ème BCC recevant leurs blindés en mars 1947 soit un total de 135 chars neufs livrés directement aux unités.

Le nombre de chars en ligne atteint 360 Renault R-40 plus 239 en stock dont 180 qui vont servir à l’automne 1948 à armer quatre BCC de mobilisation créés avec des véhicules plus anciens, des R-35 et des FCM-36.

La production continue va permettre l’équipement de deux autres bataillons de Renault R-40 portant le total à quatorze BCC répartis entre différents groupements de bataillons de chars de combat.

-La 1ère armée dispose au sein du groupement de bataillons de chars 501 du 1er BCC équipé de 45 Renault R-40.

-La 2ème armée dispose au sein du groupement de bataillons de chars 502 des 2ème et 35ème BCC  équipés chacun de 45 Renault R-40.

-La 4ème armée dispose au sein du groupement de bataillons de chars 504 des 12ème et 23ème BCC équipés chacun de 45 Renault R-40.

-La 6ème armée dispose au sein du groupement de bataillons de chars 506 des 6ème et 20ème BCC équipés chacun de 45 Renault R-40.

-La 7ème armée dispose au sein du groupement de bataillons de chars 507 des 17ème et 43ème équipés chacun de 45 Renault R-40.

-La 8ème armée dispose au sein du groupement de bataillons de chars 508 du 48ème BCC qui dispose de 45 Renault R-40.

-La 9ème armée dispose au sein du groupement de bataillons 509 des 16ème, 29ème et 39ème BCC qui disposent chacun de 45 Renault R-40.

A cela s’ajoute le 30ème BCC basé en Corse et qui ne dépend que du commandement local.

Avec quatorze bataillons, on trouve donc en ligne 630 Renault R-40 plus 215 en réserve (volant de fonctionnement) et 12 pour tests et essais variés soit un total de 857 véhicules en ligne.

La ligne de production est maintenu après la mobilisation générale même si le rythme de production est notablement réduit, le R-40 étant en voie d’obsolescence rapide comme la majorité des chars légers français de l’époque du moins dans le domaine du combat char à char, la reconnaissance et l’appui de l’infanterie étant encore à leur portée.

Caractéristiques Techniques du char léger modèle 1940 R

Poids total : 11.6 tonnes

Dimensions : Longueur totale 4.30m sans la queue Largeur totale 2.01m Hauteur totale 2.15m (1.37m sans tourelle)

Motorisation : un moteur Renault 447 4 cylindres dévellopant 85ch à 2200 tours/minute alimenté par 166 litres

Vitesse maximale : 20 km/h  Pente : 75%  Autonomie : 130km  

Blindage : 40mm maximum

Armement : un canon de 37mm SA modèle 1938 alimenté à 110 obus et une mitrailleuse MAC 31 de 7.5mm approvisionnée à 2400 cartouches

Equipage : un mécanicien pilote et un chef de char, le premier en caisse et le second en tourelle

FCM-36

Char léger modèle 1936FCM dit FCM-36

Char léger modèle 1936FCM dit FCM-36

Ce char léger est issu du même programme que le Renault R-35 et le Hotchkiss H-35, le programme pour un char léger de six tonnes lancé le 2 août 1933 et modifié en mai 1934, programme destiné à remplacer le Renault FT.

Le char produit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée se distingue des autres modèles par des solutions techniques audacieuses notamment un blindage laminé-soudé et un moteur diesel lui donnant une autonomie remarquable de 16 heures. Quand à l’armement, il est identique aux autres chars en l’occurence le canon de 37mm SA modèle 1918.

Ce char est testé entre avril 1935 et mai 1936 avant que l’adoption ne soit prononcée officiellement le 25 juin 1936, le projet des FCM devenant le char léger modèle 1936 FCM.

Une première commande de 100 exemplaires est passée, les chars en question étant livrés entre le 2 mai 1938 et le 13 mars 1939, équipant le 1er bataillon du 503ème RCC de Versailles _futur 4ème BCC_ et le 1er bataillon du 502ème RCC d’Angoulême _futur 7ème BCC_ .

Le solde de dix chars est stocké en dépôts et dans les écoles, sept chars sont concernés par ce premier cas dont quatre à l’École des Chars de Combat de Versailles, les trois derniers étant disponibles à l’entrepôt de réserve générale du matériel de Gien.

Ce char aurait pu être produit à trois cents exemplaires mais quand éclate la guerre de Pologne, ces commandes sont annulées pour rationaliser la production de chars et permettent aux FCM de se concentrer sur la production du B1bis.

En dépit de ces qualités, le FCM-36 avait aussi ses défauts notamment au niveau des chenilles, des embrayages et de la boite de vitesse. De plus, les tests menés avec le canon de 37mm SA modèle 1938 avait montré un certain nombre de faiblesses au niveau des soudures.

Cela n’empêchera pas les FCM de partir de leur modèle 1936 pour développer le FCM-42, un dérivé direct du FCM-36 à canon de 47mm.

Quand au FCM-36, il restera en service jusqu’en juin 1948, manquant de peu de participer au second conflit mondial.

Ces chars vont néanmoins être utilisés par des bataillons de mobilisation avant que des chars modernes et en plein état ne les remplace, les FCM-36 retrouvant les stocks pour un éventuel réemploi par exemple pour l’instruction ou pour rééquiper en urgence des unités aguerries.

Caractéristiques Techniques du char léger modèle 1936 FCM

Poids total : 12.35 tonnes

Dimensions : Longueur totale 4.46m  Largeur totale 2.14m Hauteur totale 2.20m

Motorisation : un moteur diesel Berliet (licence Ricardo) 4 cylindres dévellopant 91ch Boite à quatre vitesses et une marche arrière

Vitesse maximale : 24 km/h  Pente : 80%  Autonomie : 225km  

Blindage : 40mm maximum
Armement : un canon de 37mm SA modèle 1918 alimenté à 102 obus et une mitrailleuse MAC 31 de 7.5mm approvisionnée à 3000 cartouches

Equipage : un mécanicien pilote et un chef de char, le premier en caisse et le second en tourelle

22-Armée de terre : armement et matériel (24)

Renault D1

Renault D1

Renault D1

Genèse

Bien qu’étant pour l’époque un excellent char, le Renault FT n’est pas exempt de défauts notamment un manque de mobilité stratégique. D’où le lancement peu après la fin du conflit de différentes études destinées à remédier à ce problème.

C’est ainsi que vingt-neuf Renault FT sont transformés en Renault NC-1 par l’installation de propulseurs Kergresse, une partie d’entre-eux participant à la pacification du Rif.

Cette expérimentation est suivie par d’autres, aboutissant notamment au NC-2 qui n’est pas commandé par l’armée française mais connait un succès d’estime à l’étranger puisqu’un exemplaire est vendu à la Suède, un deuxième à la Pologne et surtout vingt-trois exemplaires au Japon.

Ces derniers exemplaires connus sous le nom de NC-3 vont aboutir au char Renault D1 qui peut donc être considéré comme un descendant du Renault FT même si contrairement à son illustre ancêtre, il est triplace et non biplace, un troisième homme étant embarqué pour servir aux transmissions.

Ce Renault D1 est l’aboutissement d’un programme lancé par la demande du STCC (Section Technique des Chars de Combat)  de janvier-février 1927 réclamant un char dérivé du type NC mais mieux protégé et mieux armé puisqu’il doit embarquer un canon de 47mm et une mitrailleuse et non un canon ou une mitrailleuse comme le FT ou les NC.

Baptisé dans un premier temps char NC modifié 1928, il est ensuite baptisé D1. Le prototype est intensivement testé en 1928-1929, son adoption officielle datant d’octobre 1929, la production des 160 exemplaires ayant lieu entre 1931 et 1934 pour une réception s’échelonnant d’octobre 1931 à mai 1935.

Cette production ne sera pas poursuivie, un projet d’achat par la Belgique n’aboutissant pas, le plat-pays se tournant vers des modèles plus légers.

Situation de ce char en septembre 1939

Quand éclate la guerre de Pologne, le char D1 n’équipe aucune unité en métropole, seulement huit chars s’y trouvent dans les dépôts en l’occurence quatre à l’Ecole des Chars de Combat (ECC) de Versailles et trois  au Centre Pratique de Tir et d’Instruction des Chars de Combat (CPTICC).

Les seules unités équipées le sont en Tunisie en l’occurence trois bataillons de chars de combat, les 61ème, 65ème et 67ème BCC soit un total de 135 chars (45 par bataillon) plus dix-sept en école et dans les dépôts.

Ces trois bataillons ont été mis sur pied non pas la mobilisation mais en temps de paix pour permettre aux forces stationnées en Tunisie de répondre aux gesticulations italiennes, le régime mussolinien considérant la Tunisie comme une terre irrédente.

Le 61ème BCC à ainsi été créé à partir du 508ème RCC de Lunéville et envoyé en Tunisie en mars 1938, le 65ème BCC à été créé à partir du 510ème RCC de Nancy et envoyé en Tunisie en avril 1938 alors que le 67ème BCC à été créé à partir du 507ème RCC de Metz et envoyé en Tunisie en janvier 1939.

Ces chars sont remplacés entre mars et octobre 1945 par l’AMX-42, un char léger biplace à canon de 47mm SA modèle 1937. Les chars D1 retirés du service sont pour la plupart feraillés mais une poignée d’exemplaires (une vingtaine) ont été préservés pour l’instruction.

Caractéristiques Techniques du Renault D1

Poids total : 14 tonnes

Dimensions : longueur 4.706m (5.30m avec la queue passe tranchée) largeur 2.18m hauteur 2.50m (caisse 1.50m)

Motorisation : un moteur Renault 4 cylindres développant 74 ch à 2000 tours minutes. Boite à six vitesse + une marche arrière. Réservoir de 165 litres d’essence

Vitesse maximale 18.56 km/h Pente 60% Autonomie : 120km

Blindage : 30mm maximum

Armement : un canon de 47mm semi-automatique modèle 1934 en tourelle alimentée à 112 obus accompagné par une mitrailleuse MAC modèle 31 de 7.5mm. Une mitrailleuse identique est installée en caisse, ces deux armes disposant au total de 4500 cartouches.

Equipage : 3 hommes avec un chef de char en tourelle, un mécanicien pilote et un radio-télégraphiste en caisse

Renault R-35

char léger modèle 1935R dit Renault R-35

char léger modèle 1935R dit Renault R-35

Genèse

Avec plus de 3000 chars légers FT maintenus en service à l’issue du premier conflit mondial, il est évident que le dévellopement d’un char léger plus moderne est tout sauf une priorité surtout qu’un éventuel dévellopement se heurte à de nombreux écueils : budgets limités, pacifisme de l’opinion et opposition totale au char léger d’un sommité comme le général Estienne.

Au début des années trente, il devient évident que les FT sont totalement incapables de mener un conflit moderne, leur remplacement devient de plus en plus nécessaire. Un programme pour un char léger de 6 tonnes à deux hommes, 40mm de blindage et armement mixte (canon et mitrailleuses) est officiellement lancé le 2 août 1933. A ce programme répondent Renault, Batignolles-Châtillon, Hotchkiss, FCM (Forges et Chantiers de la Méditerranée), APX et Delaunay-Belville.

Entre-temps, l’inspecteur général de l’infanterie, le général Duffieux à tiré la sonnette d’alarme «[Les FT] ne peuvent plus _il faut le proclamer franchement_ être utilisés , en attendant mieux que comme chars d’accompagnement de l’infanterie, derrière des chars plus rapides, plus blindés, mieux armés, capables de reconnaître et d’attaquer. Ils ne peuvent être que très inférieurs en face d’un ennemi qui par la force des choses (NdA : il s’agit de l’Allemagne) n’aura que des chars modernes. Leur remplacement rapide s’impose à bref delai».

Le concours lancé le 2 août 1933 est modifié le 22 mai 1934 aboutissant à la construction de prototypes par tous les constructeurs sauf Delaunay-Belville.

La firme de Billancourt propose un char biplace de 11 tonnes armé d’un canon de 37mm SA modèle 1918 (le même que le FT) et une mitrailleuse. Le prototype va être testé à partir d’août 1934 et adopté le 25 juin 1936 sous le nom de char léger modèle 1935R tout comme ses concurrents FCM et Hotchkiss.

Situation en septembre 1939 et évolution ultérieure

Quand éclate la guerre de Pologne, pas moins de dix-sept bataillons de chars de combat sont équipés de Renault R-35 soit un total de 765 chars, le total étant porté à 900 chars au printemps 1940, à l’apogée de la puissance des forces armées françaises avant que la démobilisation ne soit enclenchée pour soulager une économie en souffrance.

-Le 1er BCC conserve ses Renault R-35 jusqu’en septembre 1946 quand ils sont remplacés par des Renault R-40 plus efficaces

-Le 2ème BCC conserve ses Renault R-35 jusqu’en mars 1947 quand ils sont remplacés par des Renault R-40.

-Les 3ème et 5ème BCC  eux conservent ses Renault R-35 jusqu’en août 1948, des chars qui sont néanmoins modernisés avec le canon de 47mm SA modèle 1935 en remplacement du canon de 37mm SA modèle 1918, leur donnant un punch supplémentaire et salvateur.

-Le 6ème BCC était à l’origine un bataillon de réserve qui est pérennisé après la démobilisation et qui conserve ses Renault R-35 jusqu’en mars 1947 quand ils sont remplacés par des Renault R-40.

-Les 9ème et 10ème BCC conservent leurs Renault R-35 respectivement jusqu’à l’automne 1945 et au printemps 1946 quand ils sont remplacés par des FCM-42.

-Le 11ème BCC est un bataillon de réserve mis sur pied comme nous l’avons vu avec des vénérables Renault FT qui sont remplacés fin 1939 par des Renault R-35 toujours en service en août 1948 avec un canon de 47mm SA modèle 1935.

-Le 12ème BCC conserve ses Renault R-35 jusqu’en mars 1942 quand ses engins à bout de souffle sont remplacés par des Renault R-40 qui équipent encore le bataillon en août 1948.

-Le 16ème BCC est équipé de Renault R-35 jusqu’à la fin 1941 quand ils sont remplacés par des Renault R-40.

-Le 17ème BCC est équipé de Renault R-35 jusqu’en mars 1942 quand il les remplace par des Renault R-40 qui équipent toujours le bataillon en août 1948 avec un canon de 47mm SA modèle 1935.

-Le 20ème BCC équipé de Renault R-35 les remplace à partir de juin 1943 par des Renault R-40  toujours en service en août 1948 mais avec un canon de 47mm SA modèle 1935.

-Le 21ème BCC est équipé de Renault R-35 mais ce bataillon de réserve est dissous en août 1940 et son matériel stocké.

-Le 22ème BCC est équipé de Renault R-35 et ce jusqu’en septembre 1942 quand ils sont remplacés par des Hotchkiss H-39 jugés plus efficaces qui équipent toujours le bataillon en août 1948.

-Le 23ème BCC est équipé de Renault R-35 mais ce bataillon de réserve est dissous et son personnel démobilisé en août 1940, son matériel étant stocké.

-Le 24ème BCC est équipé de Renault R-35 jusqu’en mars 1944 quand ce bataillon reçoit des FCM-42 dont il dispose toujours en septembre 1948.

-Le 32ème BCC équipé à la mobilisation de Renault FT, reçoit ensuite des R-35 mais cela ne l’empêche pas d’être dissous et son personnel démobilisé en juin 1940.

-Les 34ème, 35ème, 39ème et 43ème BCC équipés de Renault R-35 sont dissous et leur personnel démobilisé en juin 1940

Un 44ème BCC est créé au printemps 1940 avec des Renault R-35 mais ces chars sont rapidement remplacés par des Hotchkiss H-39, ce bataillon intégrant à sa création la 4ème Division Cuirassée.

On trouve également des R-35 dans les dépôts avec un maximum de 98 chars à la fin du mois de septembre (dont 39 à l’ECC et 10 au CPTICC), six chars d’instruction dans les bataillons de mobilisation (40ème, 44ème et 48ème BCC, seul le 44ème étant transformé sur R-35, les deux autres l’étant sur R-40), soixante chars sont disponibles à l’ERGM (Entrepôt de réserve générale du matériel) installé à Gien dans le Loiret et six en réparation.

Le Renault R-35 équipe également des unités dans l’Empire avec deux compagnies du 62ème BCC stationné au Maroc et deux bataillons stationnés au Levant, les 63ème et 68ème BCC, un rééquipement d’opportunité avec pour le 68ème, des chars initialement destinés à la Pologne.

Un certain nombre de chars ont également été exportés essentiellement pour des raisons diplomatiques, cinquante envoyés en Pologne en juillet 1939, quarante envoyés en août-septembre 1939 en Roumanie et cent en Turquie en février et en mars 1940. Un deuxième lot aurait du être envoyé à la Pologne mais il va équiper comme nous venons le voir le 68ème BCC.

La production cesse à la fin du mois d’avril quand le R-40 prend le relais. Au total 1460 chars sont sortis des chaines de montage.

Après la démobilisation, quatorze bataillons de chars de combat restent stationnés en métropole avec ce Renault R-35 soit un total de 630 chars en service.

A ces chars s’ajoute ceux déployés dans l’Empire au sein des 62ème et 66ème BCC stationnés au Maroc et au sein du 64ème BCC stationné en Algérie soit un total de 135 chars auxquels s’ajoutent les deux BCC du Levant, portant le total à 225 chars.

Cela nous donne un total de 855 chars plus les 190 chars exportés et 120 utilisés pour l’expérimentation, les tests, l’instruction soit un total en ligne en France de 975, le reliquat soit 295 étant stockés.
Ces stocks vont servir à rééquiper la section de chars de Madagascar (huit blindés en ligne plus six en réserve soit un total de quatorze véhicules) ainsi que les deux compagnies de chars d’Indochine soit un total de trente chars en ligne plus quinze en réserve soit un total de quarante-cinq blindés sortis des stocks.

Cela nous laisse donc un total dans les stocks de 236 Renault R-35. Ce nombre va en réalité augmenter car un certain nombre de bataillons vont remplacer ces blindés par des chars plus modernes, ne laissant que trois BCC équipés de Renault R-35 soit un total en ligne de 135 chars, laissant un stock confortable de 631 exemplaires.

Du moins officiellement car en toute discrétion, un bataillon à été livré à l’armée portugaise (45 chars + 21 en réserve) et un autre à l’armée espagnole (45 chars +21 en réserve) soit un total corrigé de 599 chars disponibles plus les 120 cités soit 719 chars.

Ces chars vont participer à la mise sur pied de BCC de mobilisation, treize (sur quinze, les deux autres recevant des FCM-36)  recevant ces chars soit un total de 585 chars qui ne vont équiper ces BCC que le temps que des chars plus modernes soient disponible en l’occurence le R-40 _dont la production avait été relancée pour équiper six bataillons_, le FCM-42 pour quatre et l’AMX-44 pour cinq autres.

Cela n’empêcha pas le R-35 d’être en ligne en métropole avec trois BCC, le 11ème BCC intégré au groupement de bataillons de chars 501 et placé sous l’autorité de la 1ère Armée, le 3ème BCC intégré au groupement de bataillons de chars 503 et placé sous l’autorité de la 3ème Armée et le 5ème BCC intégré au groupement de bataillons de chars 509 et placé sous l’autorité de la 9ème Armée.

En ajoutant les BCC d’outre-mer (225 + 69 = 294) et les chars placés dans les dépôts pour l’écolage et les essais (75), on trouve un total de 504 Renault R-35 en service et 1089 disponibles.

Caractéristiques Techniques du char léger modèle 1935R

Poids total : 11 tonnes

Dimensions : Longueur totale 4.02m Largeur totale 1.85m Hauteur totale 2.13m (1.37m sans tourelle)

Motorisation : un moteur Renault 447 4 cylindres développant 85ch à 2200 tours/minute alimenté par 166 litres
Vitesse maximale : 20 km/h  Pente : 75%  Autonomie : 130km  

Blindage : 40mm maximum

Armement : (configuration initiale) un canon de 37mm SA modèle 1918 puis SA38 alimenté à 100 obus et une mitrailleuse MAC 31 de 7.5mm approvisionnée à 2400 cartouches (configuration modernisée) un canon de 47mm SA35 alimenté à 90 obus et une mitrailleuse MAC 31 de 7.5mm approvisionnée à 2400 cartouches

Equipage : un mécanicien pilote et un chef de char, le premier en caisse et le second en tourelle

21-Armée de terre (39)

Ces trente-deux bataillons doivent normalement former huit groupements tactiques de quatre bataillons placés sous l’autorité des armées déployées aux frontières. Ces groupements portent les numéros 501 à 508.

-La 1ère armée dispose du groupement de bataillons de chars 501  avec le 1er BCC (45 Renault R-40), le 11ème BCC (45 Renault R-35 mod.), le 24ème BCC (45 FCM-42) et le 34ème BCC, un bataillon de mobilisation équipé de 45 FCM-42.

-La 2ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 502 avec le 2ème BCC (45 Renault R-40), le 10ème BCC (45 FCM-42), le 18ème BCC équipé de 45 FCM-42 et le 35ème BCC équipé de 45 Renault R-40, ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

Hotchkiss H-39

Hotchkiss H-39

-La 3ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 503 avec le 3ème BCC (45 Renault R-35 modernisés), le 13ème BCC (45 Hotchkiss H-39), le 21ème BCC (45 AMX-44) et le 36ème BCC (45 AMX-44), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

-La 4ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 504 avec le 4ème BCC (45 FCM-42), le 12ème BCC (45 Renault R-40), le 23ème BCC (45 R-40) et le 38ème BCC (45 FCM-42), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

-La 6ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 506 (le n°505 est réservé à un potentiel GBCC pour l’armée des Alpes) avec le 6ème BCC (45 Renault R-40), le 20ème BCC (45 Renault R-40), le 31ème BCC (45 AMX-44) et le 40ème BCC (45 AMX-44), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

-La 7ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 507 avec le 7ème BCC (45 FCM-42), le 17ème BCC (45 Renault R-40), le 32ème BCC (45 FCM-42) et le 43ème BCC (45 Renault R-40), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

-La 8ème armée dispose du groupement de bataillons de chars 508 avec le 9ème BCC (45 FCM-42), le 22ème BCC (45 Hotchkiss H-39), le 33ème BCC (45 AMX-44) et le 48ème BCC (45 Renault R-40), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

-La 9ème armée dispose du groupement de bataillons 509 avec le 5ème BCC (45 Renault R-35 modernisés), le 16ème BCC (45 Renault R-40), le 29ème BCC (45 Renault R-40) et le 39ème BCC (Renault R-40).

Les Groupements de Reconnaissance de Division d’Infanterie (G.R.D.I.)

A la mobilisation de septembre 1939, les régiments de cavalerie indépendants sont dissous pour former des groupements de reconnaissance, des G.R.D.I ou Groupements de Reconnaissance de Division d’Infanterie et des Groupements de Reconnaissance de Corps d’Armée ou G.R.C.A.

Selon la note d’état-major du 6 août 1923, outre la «substance» des sept RC et des groupes de mitrailleuses, les centres mobilisateurs de la cavalerie mettent sur pied ces groupements tactiques chargés d’éclairer les grandes unités et si nécessaire de mener des combats retardateurs.

Plus précisément, ces unités doivent rechercher le renseignement, prendre contact avec l’ennemi et assurer la sûreté des lignes de surveillance.

Au moment de la guerre de Pologne, sont mis sur pied cinq GRDI motorisés avec des automitrailleuses, deux GRDI motorisés sans automitrailleuses et soixante-deux GRDI type monté, quarante-six pour les divisions d’infanterie métropolitaines et seize pour les divisions d’infanterie nord-africaine et les divisions coloniales.

GRDI type normal

-Un état-major et un peloton de commandement (PC,transmissions, renseignement, éclaireurs motocyclistes, pionniers sapeurs)

Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934

Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934

-Un groupe de deux canons de 25mm antichars

-Un escadron hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Un escadron de mitrailleuses et de canons antichars (quatre mitrailleuses de 8mm, deux mitrailleuses pour la DCA et deux canons de 25mm)

-Un escadron hippomobile de fusiliers avec un peloton de commandement (avec un mortier de 60mm), un groupe de deux mitrailleuses et quatre pelotons de fusiliers

-Un escadron de fusiliers motocyclistes avec un peloton de commandement (disposant d’un mortier de 60mm) et quatre pelotons de fusiliers motocyclistes

GRDI motorisé avec automitrailleuses

-Un état-major et un peloton de commandement (PC,transmissions, renseignement, éclaireurs motocyclistes, pionniers sapeurs)

-Un groupe de deux canons de 25mm antichars

-Un escadron hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Un groupe d’escadrons de découverte avec un état-major, un escadron motocycliste (un peloton de commandement et quatre pelotons motocyclistes) et un escadron de découverte (un peloton de commandement et quatre pelotons de trois AMD puis ultérieurement quatre pelotons de quatre)

-Un groupe d’escadrons de reconnaissance avec un état major, un escadron motocycliste et un escadron de reconnaissance disposant de vingt AMR, modèle 33 ou 35, armées soit d’une mitrailleuse de 7.5 ou d’une mitrailleuse de 13.2mm.

AMR modèle 1933

AMR modèle 1933

-Un escadron de mitrailleuses et canons de 25mm avec un peloton de commandement, un peloton de mitrailleurs motocyclistes équipés de quatre mitrailleuses, un peloton de 4 canons de 25mm sur voitures blindées et un groupe de canons de 25mm sur camionnettes remplacées ultérieurement par des Renault ZT2 et ZT3 à canon de 25mm et mitrailleuse de 7.5mm, le premier en tourelle et le second en casemate.

GRDI motorisés sans automitrailleuses

Ce modèle ne concerne que les 2ème et 5ème GRDI qui ayant reçut leurs automitrailleuses et leurs chars légers fait que ce modèle disparaît début 1940. Pour mémoire voici comme un Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie de ce type était organisé :

-Un état-major et un peloton de commandement (PC, transmissions, renseignement, éclaireurs motocyclistes et pionniers sapeurs)

-Un escadron hors rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Un escadron de mitrailleuses et de canons antichars (huit mitrailleuses et quatre canons de 25mm)

-Deux escadrons de fusiliers motocyclistes avec un peloton de commandement (disposant d’un mortier de 60mm) et quatre pelotons de fusiliers motocyclistes.

21-Armée de terre (38)

A l’issue de la démobilisation, sur les cinquante et un bataillons mis sur pied, les vingt-trois bataillons d’active sont maintenus, étant affectés pour certains aux DC, les autres étant affectés (mais non intégrés) aux sept divisions d’infanterie motorisées et aux dix divisions d’infanterie du Nord-Est soit un total de dix-sept BCC. Les groupements de B.C.C sont dissous.

En retirant neuf bataillons affectés aux DC, il reste quatorze BCC ce qui nécessite le maintien en ligne de quatre bataillons de réserve, les 6ème, 11ème et 13ème BCC, le 30ème BCC ralliant la Corse avec des Renault R-40 en remplacement de ses Renault FT.

Le bataillon de chars de forteresse (51ème BCF ex-BCC) remplace ses FCM F2 par des FCM F1.

Les bataillons de chars de combat déployés en Afrique du Nord (non compris dans le total de 51) restent déployés au Maroc (62ème et 66ème BCC) en Algérie (64ème BCC) et en Tunisie (61ème 65ème et 67ème) mais leur équipement évolu, les Renault FT sont remplacés par des R-35 ou des R-40, les chars D-1 sont remplacés par des AMX-42 plus légers mais plus moderne. Au Levant, les 63ème et 68ème BCC conservent leurs R-35.

Il est prévu à la mobilisation que les groupements de B.C.C soient reconstitués, huit groupements de quatre bataillons, un par armée à l’exception de la 5ème armée ou armée des Alpes qui ne disposait que comme unité de chars que de la 6ème D.L.M. .

Entre septembre 1940 et août 1948, l’équipement des Bataillons de Chars de Combat évolue de la façon suivante :

-1er BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en septembre 1946 quand ils sont remplacés par des Renault R-40 plus efficaces. Il est rattaché en temps de paix à la 10ème Division d’Infanterie.

-2ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en mars 1947 quand ils sont remplacés par des Renault R-40 plus efficaces. Il est rattaché à la 11ème DI/DIM.

-3ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en août 1948, des chars modernisés avec le canon de 47mm SA35 en remplacement du canon de 37mm SA18. Il est rattaché à la 13ème DI.

FCM-36 descendant d'un camion

FCM-36 descendant d’un camion

-4ème BCC : Il conserve ses FCM 36 jusqu’en juin 1948 quand il est remplacé par le FCM-42, une version améliorée de ce char avec notamment un canon de 47mm SA35. Il est rattaché à la 14ème DI.

-5ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en août 1948, des chars modernisés avec le canon de 47mm SA35 en remplacement du canon de 37mm SA18. Il est rattaché à la 19ème DI.

-6ème BCC : bataillon de réserve, il est pérennisé après la démobilisation et conserve ses Renault R-35 jusqu’en mars 1947 quand ils sont remplacés par des Renault R-40. Il est rattaché à la 21ème DI.

-7ème BCC : Il conserve ses FCM 36 jusqu’en juillet 1948 quand ils sont remplacés par le FCM-42, une version améliorée de ce char avec notamment un canon de 47mm SA35. Il est rattaché à la 23ème DI

-8ème BCC : Équipé de B1bis, affecté à la 2ème Division Cuirassée

-9ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’à l’automne 1945 quand il les remplace par des FCM-42. Il est affecté à la 36ème DI.

-10ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’au printemps 1946 quand ils sont remplacés par des FCM-42. Il est affecté à la 42ème DI.

-11ème BCC : bataillon de réserve, il est mis sur pied avec des vénérables Renault FT qui sont remplacés fin 1939 par des Renault R-35. Survivant à la démobilisation, il conserve ses R-35 jusqu’en août 1948, des chars modernisés avec le canon de 47mm SA35 en remplacement du canon de 37mm SA18. Il est rattaché à la 43ème DI.

-12ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en mars 1942 quand ses engins à bout de souffle sont remplacés par des Renault R-40 qui équipe encore le bataillon en août 1948. Il est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Motorisée.

-13ème BCC : régiment de réserve, mis sur pied avec des Hotchkiss H-35 de piètre qualité, il le remplace début 1942 par des Hotchkiss H-39 qui équipent encore le B.C.C quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948. Il est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Motorisée.

-14ème BCC : équipé de Hotchkiss H-39, il intègre la 2ème Division Cuirassée

-15ème BCC : équipé de B1bis, il intègre la 2ème Division Cuirassée

-16ème BCC : équipé de Renault R-35, il les remplace fin 1941 par des Renault R-40 plus modernes et plus efficaces. Il est rattaché à la 5ème Division d’Infanterie Motorisée.

-17ème BCC : équipé de Renault R-35, il les remplace en mars 1942 par des Renault R-40 qui équipent toujours le bataillon en août 1948. Il est rattaché à la 9ème DIM.

-18ème BCC : équipé de Renault FT, ce bataillon si la guerre s’était prolongé aurait été rééquipé avec un char plus moderne mais il est dissous en juin 1940

-19ème BCC : seul bataillon équipé de chars moyens D2, il intègre fin 1940 la 4ème Division Cuirassée

-20ème BCC : équipé de Renault R-35, il les remplace à partir de juin 1943 par des Renault R-40 plus modernes dont il dispose toujours en août 1948. Rattaché à la 12ème DIM.

-21ème BCC : équipé de Renault R-35, ce bataillon de réserve est dissous en août 1940, son matériel stocké.

-22ème BCC : équipé de Renault R-35, ce bataillon reçoit en septembre 1942, des Hotchkiss H-39 jugés plus efficaces qui équipent toujours le bataillon en août 1948. Il est rattaché à la 15ème DIM.

-23ème BCC : équipé de Renault R-35, ce bataillon de réserve est dissous et son personnel démobilisé en août 1940, son matériel stocké.

-24ème BCC : équipé de Renault R-35, ce bataillon reçoit en mars 1944, des FCM-42 dont il dispose toujours en septembre 1948 et avec lesquels il assure le soutien de la 25ème DIM.

-Les 25ème et 26ème BCC équipés de Hotchkiss H-39 sont intégrés à la 1ère Division Cuirassée

-Le 27ème BCC équipé de Hotchkiss H-39 intègre la 2ème Division Cuirassée

-La 28ème BCC équipé de B1bis intègre la 1ère Division Cuirassée

-Le 29ème BCC équipé de Renault FT est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 30ème BCC équipé à la mobilisation de Renault FT reçoit à l’été 1940, des Renault R-40 et rejoint Bastia et la Corse pour en renforcer la défense.

-Le 31ème BCC équipé de Renault FT est dissous et son personnel démobilisé en juillet 1940

-Le 32ème BCC équipé à la mobilisation de Renault FT, reçoit ensuite des R-35 mais cela ne l’empêche pas d’être dissous et son personnel démobilisé en juin 1940.

-Le 33ème BCC équipé de Renault FT est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 34ème BCC équipé de Renault R-35 est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 35ème BCC équipé de Renault R-35 est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 36ème BCC équipé de Renault FT est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 37ème BCC équipé de chars B1 puis B1bis intègre à sa création la 1ère Division Cuirassée

-Le 38ème BCC équipé de Hotchkiss H-35 est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 39ème BCC équipé de Renault R-35  est dissous et son personnel démobilisé en juillet 1940

-Le 40ème BCC équipé de Renault R-40  est dissous et son personnel démobilisé en septembre 1940

-Le 41ème BCC équipé de B1bis intègre la 3ème Division Cuirassée à sa création

-Le 42ème BCC équipé de Hotchkiss H-39 intègre la 3ème Division Cuirassée à sa création

-Le 43ème BCC équipé de Renault R-35  est dissous et son personnel démobilisé en juillet 1940

-Le 44ème BCC équipé de Renault R-35 puis de Hotchkiss H-39 intègre la 4ème Division Cuirassé à sa création.

-Le 45ème BCC (ex-Bataillon de Chars de la Gendarmerie) équipé de Hotchkiss H-39 intègre la 3ème Division Cuirassée à sa création

-Le 46ème BCC équipé de B1bis intègre dès sa création la 4ème Division Cuirassée

-Le 47ème BCC équipé de B1bis intègre dès sa création la 4ème Division Cuirassée

-Le 48ème BCC équipé de Renault R-40  est dissous et son personnel démobilisé en juillet 1940

-Le 49ème BCC équipé de B1bis intègre dès sa création la 3ème Division Cuirassée.

-Le 50ème BCC qui devait être créé avec des chars légers n’est finalement pas mis sur pied

-Le 51ème BCC devenu ensuite le 51ème BCF reste maintenu en ligne avec sept FCM 2C en attendant l’arrivée de FCM F1 plus modernes même si beaucoup d’officiers s’interrogent sur l’utilité de chars aussi lourds.

A l’issue de la démobilisation, on trouve donc dix-sept BCC stationnés en métropole et un en Corse, quatorze étant équipés de Renault R35, deux étant équipés de FCM 36, un équipé de H-35 et un équipé de R-40.

En Afrique du Nord et au Levant, les bataillons encore équipés de Renault FT reçoivent des R-35 (conservés par les 63ème et 68ème), nombre de R35 étant des véhicules issus des stocks de métropole.

Entre septembre 1940 et août 1948, l’équipement des BCC évolue grandement, de nouveaux modèles de chars sont mis en service. Peu avant la mobilisation, les dix-huit BCC déployés en métropole et en Corse sont équipés de Renault R-40 pour huit d’entre-eux, de FCM-42 pour cinq bataillons de chars de combat, de Renault R-35 pour trois d’entre-eux et enfin de Hotchkiss H-39 pour les deux derniers.

Huit bataillons de quartier général sont mis sur pied entre juin 1941 et juin 1943, huit bataillons de trente-quatre B1ter, version améliorée du B1bis.

Ces bataillons numérotés 70 à 77 sont encore équipés de ces chars en septembre 1948 même si le remplacement de ces chars par des ARL-44 était prévue.

Quinze B.C.C sont mis sur pied à la mobilisation en août/septembre 1948, des bataillons sont numérotés 18ème BCC, 21ème BCC, 23ème BCC, 29ème BCC, 31ème au 36ème BCC, 38ème BCC, 39ème BCC, 40ème BCC, 43ème BCC et 48ème BCC, des bataillons équipés à la mobilisation de R-35 et de FCM-36 qui sont rapidement remplacés par des R-40 pour six bataillons, par des FCM-42 pour quatre BCC et par des AMX-44 pour les cinq derniers.

Cela nous donne un total de quatorze bataillons équipés de R-40, neuf bataillons équipés de FCM-42, de trois bataillons équipés de Renault R-35, de deux bataillons Hotchkiss H-39 et de cinq bataillons équipés d’AMX-44 soit trente-trois bataillons déployés en métropole (un en Corse et trente-deux sur le continent).

A l’issue de la démobilisation, sur les cinquante et un bataillons mis sur pied, les vingt-trois bataillons d’active sont maintenus, étant affectés pour certains aux DC, les autres étant affectés (mais non intégrés) aux sept divisions d’infanterie motorisées et aux dix divisions d’infanterie du Nord-Est soit un total de dix-sept BCC. Les groupements de B.C.C sont dissous.

En retirant neuf bataillons affectés aux DC, il reste quatorze BCC ce qui nécessite le maintien en ligne de quatre bataillons de réserve, les 6ème, 11ème et 13ème BCC, le 30ème BCC ralliant la Corse avec des Renault R-40 en remplacement de ses Renault FT.

Le bataillon de chars de forteresse (51ème BCF ex-BCC) remplace ses FCM F2 par des FCM F1.

Les bataillons de chars de combat déployés en Afrique du Nord (non compris dans le total de 51) restent déployés au Maroc (62ème et 66ème BCC) en Algérie (64ème BCC) et en Tunisie (61ème 65ème et 67ème) mais leur équipement évolu, les Renault FT sont remplacés par des R-35 ou des R-40, les chars D-1 sont remplacés par des AMX-42 plus légers mais plus moderne. Au Levant, les 63ème et 68ème BCC conservent leurs R-35.

Il est prévu à la mobilisation que les groupements de B.C.C soient reconstitués, huit groupements de quatre bataillons, un par armée à l’exception de la 5ème armée ou armée des Alpes qui ne disposait que comme unité de chars que de la 6ème D.L.M. .

Entre septembre 1940 et août 1948, l’équipement des Bataillons de Chars de Combat évolue de la façon suivante :

-1er BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en septembre 1946 quand ils sont remplacés par des Renault R-40 plus efficaces. Il est rattaché en temps de paix à la 10ème Division d’Infanterie.

-2ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en mars 1947 quand ils sont remplacés par des Renault R-40 plus efficaces. Il est rattaché à la 11ème DI/DIM.

-3ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en août 1948, des chars modernisés avec le canon de 47mm SA35 en remplacement du canon de 37mm SA18. Il est rattaché à la 13ème DI.

-4ème BCC : Il conserve ses FCM 36 jusqu’en juin 1948 quand il est remplacé par le FCM-42, une version améliorée de ce char avec notamment un canon de 47mm SA35. Il est rattaché à la 14ème DI.

-5ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en août 1948, des chars modernisés avec le canon de 47mm SA35 en remplacement du canon de 37mm SA18. Il est rattaché à la 19ème DI.

-6ème BCC : bataillon de réserve, il est pérénisé après la démobilisation et conserve ses Renault R-35 jusqu’en mars 1947 quand ils sont remplacés par des Renault R-40. Il est rattaché à la 21ème DI.

-7ème BCC : Il conserve ses FCM 36 jusqu’en juillet 1948 quand ils sont remplacés par le FCM-42, une version améliorée de ce char avec notamment un canon de 47mm SA35. Il est rattaché à la 23ème DI

-8ème BCC : Equipé de B1bis, affecté à la 2ème Division Cuirassée

-9ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’à l’automne 1945 quand il les remplace par des FCM-42. Il est affecté à la 36ème DI.

-10ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’au printemps 1946 quand ils sont remplacés par des FCM-42. Il est affecté à la 42ème DI.

-11ème BCC : bataillon de réserve, il est mis sur pied avec des vénérables Renault FT qui sont remplacés fin 1939 par des Renault R-35. Survivant à la démobilisation, il conserve ses R-35 jusqu’en août 1948, des chars modernisés avec le canon de 47mm SA35 en remplacement du canon de 37mm SA18. Il est rattaché à la 43ème DI.

-12ème BCC : Il conserve ses Renault R-35 jusqu’en mars 1942 quand ses engins à bout de souffle sont remplacés par des Renault R-40 qui équipe encore le bataillon en août 1948. Il est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Motorisée.

-13ème BCC : régiment de réserve, mis sur pied avec des Hotchkiss H-35 de piètre qualité, il le remplace début 1942 par des Hotchkiss H-39 qui équipent encore le B.C.C quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948. Il est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Motorisée.

-14ème BCC : équipé de Hotchkiss H-39, il intègre la 2ème Division Cuirassée

-15ème BCC : équipé de B1bis, il intègre la 2ème Division Cuirassée

-16ème BCC : équipé de Renault R-35, il les remplace fin 1941 par des Renault R-40 plus modernes et plus efficaces. Il est rattaché à la 5ème Division d’Infanterie Motorisée.

-17ème BCC : équipé de Renault R-35, il les remplace en mars 1942 par des Renault R-40 qui équipent toujours le bataillon en août 1948. Il est rattaché à la 9ème DIM.

-18ème BCC : équipé de Renault FT, ce bataillon si la guerre s’était prolongé aurait été rééquipé avec un char plus moderne mais il est dissous en juin 1940

-19ème BCC : seul bataillon équipé de chars moyens D2, il intègre fin 1940 la 4ème Division Cuirassée

-20ème BCC : équipé de Renault R-35, il les remplace à partir de juin 1943 par des Renault R-40 plus modernes dont il dispose toujours en août 1948. Rattaché à la 12ème DIM.

-21ème BCC : équipé de Renault R-35, ce bataillon de réserve est dissous en août 1940, son matériel stocké.

-22ème BCC : équipé de Renault R-35, ce bataillon reçoit en septembre 1942, des Hotchkiss H-39 jugés plus efficaces qui équipent toujours le bataillon en août 1948. Il est rattaché à la 15ème DIM.

-23ème BCC : équipé de Renault R-35, ce bataillon de réserve est dissous et son personnel démobilisé en août 1940, son matériel stocké.

-24ème BCC : équipé de Renault R-35, ce bataillon reçoit en mars 1944, des FCM-42 dont il dispose toujours en septembre 1948 et avec lesquels il assure le soutien de la 25ème DIM.

-Les 25ème et 26ème BCC équipés de Hotchkiss H-39 sont intégrés à la 1ère Division Cuirassée

-Le 27ème BCC équipé de Hotchkiss H-39 intègre la 2ème Division Cuirassée

-La 28ème BCC équipé de B1bis intègre la 1ère Division Cuirassée

-Le 29ème BCC équipé de Renault FT est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 30ème BCC équipé à la mobilisation de Renault FT reçoit à l’été 1940, des Renault R-40 et rejoint Bastia et la Corse pour en renforcer la défense.

-Le 31ème BCC équipé de Renault FT est dissous et son personnel démobilisé en juillet 1940

-Le 32ème BCC équipé à la mobilisation de Renault FT, reçoit ensuite des R-35 mais cela ne l’empêche pas d’être dissous et son personnel démobilisé en juin 1940.

-Le 33ème BCC équipé de Renault FT est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 34ème BCC équipé de Renault R-35 est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 35ème BCC équipé de Renault R-35 est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 36ème BCC équipé de Renault FT est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 37ème BCC équipé de chars B1 puis B1bis intègre à sa création la 1ère Division Cuirassée

-Le 38ème BCC équipé de Hotchkiss H-35 est dissous et son personnel démobilisé en juin 1940

-Le 39ème BCC équipé de Renault R-35 est dissous et son personnel démobilisé en juillet 1940

-Le 40ème BCC équipé de Renault R-40 est dissous et son personnel démobilisé en septembre 1940

-Le 41ème BCC équipé de B1bis intègre la 3ème Division Cuirassée à sa création

-Le 42ème BCC équipé de Hotchkiss H-39 intègre la 3ème Division Cuirassée à sa création

-Le 43ème BCC équipé de Renault R-35 est dissous et son personnel démobilisé en juillet 1940

-Le 44ème BCC équipé de Renault R-35 puis de Hotchkiss H-39 intègre la 4ème Division Cuirassé à sa création.

-Le 45ème BCC (ex-Bataillon de Chars de la Gendarmerie) équipé de Hotchkiss H-39 intègre la 3ème Division Cuirassée à sa création

-Le 46ème BCC équipé de B1bis intègre dès sa création la 4ème Division Cuirassée

-Le 47ème BCC équipé de B1bis intègre dès sa création la 4ème Division Cuirassée

-Le 48ème BCC équipé de Renault R-40 est dissous et son personnel démobilisé en juillet 1940

-Le 49ème BCC équipé de B1bis intègre dès sa création la 3ème Division Cuirassée.

-Le 50ème BCC qui devait être créé avec des chars légers n’est finalement pas mis sur pied

-Le 51ème BCC devenu ensuite le 51ème BCF reste maintenu en ligne avec sept FCM 2C en attendant l’arrivée de FCM F1 plus modernes même si beaucoup d’officiers s’interrogent sur l’utilité de chars aussi lourds.

A l’issue de la démobilisation, on trouve donc dix-sept BCC stationnés en métropole et un en Corse, quatorze étant équipés de Renault R35, deux étant équipés de FCM 36, un équipé de H-35 et un équipé de R-40.

En Afrique du Nord et au Levant, les bataillons encore équipés de Renault FT reçoivent des R-35 (conservés par les 63ème et 68ème), nombre de R35 étant des véhicules issus des stocks de métropole.

Entre septembre 1940 et août 1948, l’équipement des BCC évolue grandement, de nouveaux modèles de chars sont mis en service. Peu avant la mobilisation, les dix-huit BCC déployés en métropole et en Corse sont équipés de Renault R-40 pour huit d’entre-eux, de FCM-42 pour cinq bataillons de chars de combat, de Renault R-35 pour trois d’entre-eux et enfin de Hotchkiss H-39 pour les deux derniers.

Huit bataillons de quartier général sont mis sur pied entre juin 1941 et juin 1943, huit bataillons de trente-quatre B1ter, version améliorée du B1bis.

Ces bataillons numérotés 70 à 77 sont encore équipés de ces chars en septembre 1948 même si le remplacement de ces chars par des ARL-44 était prévue.

Quinze B.C.C sont mis sur pied à la mobilisation en août/septembre 1948, des bataillons sont numérotés 18ème BCC, 21ème BCC, 23ème BCC, 29ème BCC, 31ème au 36ème BCC, 38ème BCC, 39ème BCC, 40ème BCC, 43ème BCC et 48ème BCC, des bataillons équipés à la mobilisation de R-35 et de FCM-36 qui sont rapidement remplacés par des R-40 pour six bataillons, par des FCM-42 pour quatre BCC et par des AMX-44 pour les cinq derniers.

Cela nous donne un total de quatorze bataillons équipés de R-40, neuf bataillons équipés de FCM-42, de trois bataillons équipés de Renault R-35, de deux bataillons Hotchkiss H-39 et de cinq bataillons équipés d’AMX-44 soit trente-trois bataillons déployés en métropole (un en Corse et trente-deux sur le continent).