Italie (44) Aéronavale (2)

Les avions de l’aéronavale italienne

Hydravion de chasse : tout ça pour ça

Les premiers hydravions sont destinées logiquement à la reconnaissance, à l’observation et au réglage du tir.

Ces appareils sont embarqués à raison de deux à quatre exemplaires à bord des croiseurs légers, des croiseurs lourds et de cuirassés avec une à deux catapulte, un hangar et tout l’équipement nécessaire pour les manœuvres.

Lire la suite

Publicités

17-Aviation navale (63)

3-Ordre de bataille de l’Aviation Navale le 5 septembre 1948

Commandement Nord de l’Aviation Navale (CNAN) (Calais-Marck)

1ère Flottille d’hydravions (1ère FH) :

-Escadrille 1T (Cherbourg-Chantereyne) : douze Latécoère Laté 299-7.

-Escadrille 3T (Cherbourg-Chantereyne) : douze Latécoère Laté 299-7.

-Escadrille 1R (Cherbourg-Querqueville) : dix Bréguet Br790

-Escadrille 5E (Cherbourg-Querqueville): huit Potez-CAMS 143.

Total : 24 Latécoère Laté 299-7,  10 Bréguet Br790 et 8 Potez-CAMS 143 soit un total de 42 hydravions

1ère flottille d’aviation navale :  

Escadrille 1C (Calais-Marck)  : douze Dewoitine D-520.

Escadrille 3C (Calais-Marck) : douze Hanriot NC-600

Escadrille 1B (Calais-Marck) : douze bimoteurs Bloch MB-175T de reconnaissance et d’attaque maritime.

-Escadrille 15T : douze Lioré et Olivier Léo 456.

Total : 12 Dewoitine D-520, 12 Hanriot NC-600, 12 Lioré et Olivier Léo 456 et 12 Bloch MB-175T soit un total de 48 avions

-Section d’Entrainement de Cherbourg : six NA-57 quatre CAO-30 et quatre Dewoitine D-720M soit un total de 14 appareils

-Section de Servitude de Calais :  deux CAO-30, de quatre Dewoitine D-720M et de quatre Morane-Saulnier MS-472 soit un total de 124 appareils

Le CNAN dispose au 05-09-48 de 124 appareils (48 hydravions et 66 avions)

Commandement Atlantique de l’Aviation Navale (CAAN) (Lanvéoc-Poulmic)

3ème flottille d’hydravions :

Escadrille 3R (Lanvéoc-Poulmic) : huit Bréguet Br790.

Escadrille 3E (Lanvéoc-Poulmic) : six Latécoère Laté 612.

Escadrille 1E (Lanvéoc-Poulmic) : douze Potez-CAMS 143.
Escadrille 7T (Lanvéoc-Poulmic) : douze Latécoère Laté 299-7.

-Escadrille 17C (Lanvéoc-Poulmic) douze Dewoitine HD-780.

Total : 8 Bréguet Br790, 6 Latécoère Laté 612, 12 Potez-CAMS 143, douze Dewoitine HD-780 et 12 Latécoère Laté 299-7 soit un total de 50 hydravions

-3ème flottille d’aviation navale :

-Escadrille 5C (Lanvéoc-Poulmic) : douze Dewoitine D-520.

Escadrille 3B (Lorient-Lann Bihoué)  : douze Lioré et Olivier Léo 456 de bombardement et de torpillage.

Escadrille 9E (Lorient-Lann Bihoué) : douze CAO-700M.

Escadrille 11E (Lanvéoc-Poulmic) douze Bloch MB-175T de reconnaissance et d’attaque maritime.

Total : douze Dewoitine D-520, douze Lioré et Olivier Léo 456, douze CAO-700M et douze Bloch MB-175T soit un total de 48 appareils

-5ème flottille d’aviation navale :

Escadrille 5T (Lorient-Lann Bihoué) : douze Bloch MB-175T.

Escadrille 7B (Lorient-Lann Bihoué) : seize Lioré et Olivier Léo 456.

Escadrille 7E (Lorient-Lann Bihoué) : douze CAO-700M de patrouille maritime.

Total : douze bloch MB-175T, seize Lioré et Olivier Léo 456 et douze CAO-700M soit un total de 40 appareils

Escadrille d’entrainement de l’Atlantique (EEA) (Hourtin) : Au 31 août 1948, l’EEA dispose de quatre Loire 130, de quatre CAO-30, deux Potez-CAMS 141 et deux Bloch MB-480.

Total : quatre Loire 130, quatre CAO-30, deux Potez CAMS-141,  deux Bloch MB-480 soit un total de 12 appareils

7ème flottille d’aviation navale (Lanvéoc-Poulmic) (porte-avions Painlevé)

-Escadrille 15R : neuf CAO-610 utilisés pour l’observation et secondairement pour l’attaque et le torpillage.

-Escadrille 7C : escadrille de chasse équipée de huit Dewoitine D-790

-Escadrille 9C : escadrille de chasse équipée de huit Dewoitine D-790

-Escadrille 9B : escadrille de bombardement équipée de neuf LN 420

-Escadrille 11T : escadrille de torpillage équipée de six Latécoère Laté 299-5

-Une Section d’Entrainement et de Servitude à terre pour entrainement et liaison avec quatre North American NA-57, deux SO-30 et deux Dewoitine D-720M

Total : neuf CAO-610, seize Dewoitine D-790, neuf LN-420, six Latécoère Laté 299-5, quatre NA-57, deux SO-30 et deux D-720M soit un total de quarante-huit appareils

11ème flottille d’aviation navale (Lann-Bihoué) (porte-avions léger Henriette de France)

-Escadrille 19C : six Dewoitine D-795.

-Escadrille 21C : six Dewoitine D-795.

-Escadrille 21T : six Latécoère Laté 299-5.

-Escadrille 13B : quatre Loire Nieuport LN-420.

-Section d’Entrainement et de Servitude : quatre NA-57 et deux Dewoitine D-720M

Total : douze Dewoitine D-795, six Latécoère Laté 299-5, quatre Loire-Nieuport LN-420, quatre NAA-57 et deux Dewoitine D-720M soit un total de 28 appareils

1ère Flottille mixte d’aviation navale (Dakar)

-Escadrille 5R  : huit Loire 130.

-Escadrille 22T : douze Bloch MB-481

-Escadrille 20C : douze Dewoitine D-551

-Escadrille 19E :  six CAO-700M et de huit Lioré et Olivier Léo 456

Total : huit Loire 130, douze Bloch MB-481, douze Dewoitine D-551, de six CAO-700M, de huit Lioré et Olivier Léo 456 soit un total de 46 appareils (vingt hydravions et vingt-six avions)

Groupement d’hydraviation de l’Atlantique (Lanvéoc-Poulmic):  

Au 31 août 1948, le GH-ATL  dispose de dix-huit HD-731.

-Section d’Entrainement et de Servitude de Brest :

Le 5 septembre 1948, la SES-Brest dispose de douze North-American NA-57, de quatre CAO-30, de deux SNCASO SO-30 et de quatre Dewoitine D-720M soit un total de 22 aéronefs (quatre hydravions et dix-huit avions)

-Ecole de pilotage et du personnel volant :

douze North American NA-57, de deux Dewoitine D-720M et de quatre CAO-30 dispose un total de dix-huit appareils

-Section de Servitude d’Hourtin : dispose de deux Loire 130

Le CAAN dispose le 05-09-48 de 332 appareils (110 hydravions et 222 avions)

17-Aviation navale (58)

G-Hydravions de chasse

Loire 210

Loire 210, tentative d'infructueuse d'hydravion de chasse

Loire 210, tentative d’infructueuse d’hydravion de chasse

Le dévellopement de l’hydraviation embarquée suscita l’émergence de l’idée d’un hydravion de chasse destiné à protéger les cuirassés et les croiseurs des hydravions de reconnaissance ennemis.

L’hydravion de chasse semblait par la même occasion être une idée intéressante pour assurer une présence de chasse sur les îles et les atolls du Pacifique.

Ce concept déboucha en France sur le Loire 210, un monoplan à flotteur central à ballonets latéraux  qui effectue son premier vol le 21 mars 1935.

21 exemplaires sont construits et équipent les escadrilles HC1 (Dunkerque Strasbourg) et HC2 (Richelieu et Jean Bart) à partir d’août 1939 mais après la perte de 5 appareils en trois mois en raison de faiblesses structurelles à l’aile, les autres appareils sont retirés du service, le personnel de ces unités formant l’AC-3 basée à Bizerte.

Caractéristiques Techniques du Loire 210

Type : hydravion de chasse monoplace embarqué

Poids à vide 1440kg à pleine charge 2100kg

Dimensions : Envergure 11.79m Longueur : 9.51m  Hauteur : 3.80m

Motorisation : Un moteur en étoile Hispano Suiza 9Vbs de 980ch

Vitesse maximale : 315 km/h plafond 8000m autonomie : 750 km

Armement : quatre mitrailleuses Darne de 7.5mm dans les ailes

Equipage : un pilote

Dewoitine HD-780

Dewoitine HD780

Dewoitine HD780

L’échec du Loire 210 ne découragea pas la marine nationale qui croyait plus que jamais au concept d’hydravion de chasse. En 1938, le Service Technique Aéronautique (STAé) lança le programme A75 pour un hydravion de chasse pouvant être mis en œuvre depuis les croiseurs de bataille classe Dunkerque et les cuirassés de 35000 tonnes (Richelieu, Jean Bart, Clemenceau et Gascogne).

Deux constructeurs répondirent au concours : le Potez-CAMS 170 et le Dewoitine HD780 directement dérivé du D520, le meilleur chasseur français de 1940.

Le Dewoitine HD-780 effectua son premier vol le 15 mai 1940 et restait seul en piste, Potez-CAMS ayant renoncé à achever son prototype.

Le programme fût un temps menacé, le Dewoitine HD-780 ne devant plus être embarqué à bord des cuirassés et des croiseurs de bataille français. La production en série fût cependant décidé pour renforcer les capacités de la marine nationale.

36 appareils sont commandés mais devant la surcharge de son constructeur, cette commande est gelée jusqu’en septembre 1944 quand le constructeur peut lancer la production, les appareils étant livrés à la marine entre janvier et juin 1945.

Ils vont équiper trois escadrilles d’hydravions de chasse :

-L’escadrille 17C basée à Lanvéoc-Poulmic est équipée en janvier 1947 de douze Dewoitine HD-780, appareils toujours en service en septembre 1948.

-L’escadrille 23C basée à Fare-Ute près de Papeete est équipée au printemps 1947 de huit Dewoitine HD-780, cette escadrille étant la seule composante de chasse en Polynésie.

-L’escadrille 24C basée à Aspretto est équipée en juin 1947 de douze Dewoitine HD-780, cette escadrille disposant en septembre 1948 de dix appareils opérationnels, deux appareils étant aux Mureaux pour soit être remis en état ou cannibalisés.

A noter qu’aucun appareil de réserve n’est commandé ce qui en dit long sur l’intérêt du commandement pour l’hydravion de chasse même si Dewoitine travaillait de son côté sur une version hydravion du D-551.

Caractéristiques Techniques du Dewoitine HD-780

Type : Hydravion de chasse monoplace bi-flotteurs

Poids : à vide 1942kg à pleine charge 2380 à 2430kg

Dimensions : Envergure 12m Longueur (totale) 8.75m (flotteurs) 2.70m hauteur : 2.57m

Propulsion : un moteur Hispano Suiza 12Y50 développant 1050ch et entrainant une hélice tripale

Performances : vitesse maximale : 400 km/h au niveau de la mer 442 km/h à 2000m vitesse minimale à l’amerrissage : 103 km/h  Rayon d’action 650km Autonomie 2h10  

Armement : un canon de 20mm HS404 dans le moyeu de l’hélice avec 60 coups et deux mitrailleuses MAC 34 M39 de 7.5mm alimentées par bandes avec un total de 300 coups par mitrailleuse.

17-Aviation Navale (14)

Escadrille 16C

Cette escadrille est activée le 13 octobre 1946 à Cherbourg-Querqueville, base où va monter en puissance la 10ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions lourd Commandant Teste.

Ce porte-avions d’une conception nouvelle (inspirée notamment des Essex américains) doit remplacer numériquement le Béarn et donner un punch supplémentaire à la 4ème Escadre de Mers-El-Kébir.

Dôté d’un groupe aérien de soixante-douze appareils, elle dispose de pas moins de trois escadrilles de chasse, les 16C 18C et 22C, chacune équipée de neuf chasseurs-bombardiers Bloch MB-159M, version navalisée du redoutable Bloch MB-159 à coup sur le meilleur chasseur français en service en septembre 1948 avec une vitesse de pointe estimée à 740 km/h !

L’escadrille 16C effectue ses premiers «vrais» appontages et ses premiers catapultages du 9 au 13 octobre 1946.

Les premiers vrais exercices ont cependant lieu au large de Dakar du 15 au 30 novembre, exercices au cours desquelles, l’escadrille 16C perd un appareil qui victime d’une panne moteur doit amerrir.

Récupéré par le torpilleur d’escadre Spahi, le pilote ne peut constater que l’avion sombre sans qu’il soit possible de le récupérer. L’appareil sera cependant vite remplacé par un appareil flambant neuf.

Un autre Bloch MB-159M sera perdu lors d’un exercice contre l’armée de l’air au printemps 1948, le pilote décédant dans l’incendie de son appareil. Là encore l’appareil sera remplacé par un appareil neuf qui lui sortait des stocks de la marine de la BAN d’Orly.

Le temps fort pour la 16C est la participation du 15 mai au 20 juin 1948 à une importante série d’exercices avec le cuirassé Bretagne et du croiseur de bataille Strasbourg  mais également en compagnie de six torpilleurs d’escadre et des trois contre-torpilleurs de la 11ème DCT à savoir le Mogador, le Volta et le Hoche.

Du 7 au 18 juillet 1948, l’escadrille 16C participe à un entrainement au large d’Alger. Le 14 juillet 1948, la 9ème flottille au complet soit  27 Bloch MB-159M, 12 CAO-610, 16 Latécoère Laté 299-5, 18 Loire-Nieuport LN-420, 8 Morane-Saulnier MS-474 et 4 Dewoitine D-720M survole la ville en émettant des fumigènes bleu-blanc-rouge du plus bel effet.

La 16C sort à nouveau pour entrainement du 25 juillet au 8 août, rentrant à Mers-El-Kébir le 15 août après une escale à La Valette du 9 au 13 août 1948. Elle sort à nouveau pour entrainement du21 au 29 août 1948.

A l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark le 5 septembre, le Commandant Teste appareille en compagnie du Bretagne pour contrer une éventuelle action italienne contre l’Afrique du Nord. L’escadrille 16C va ainsi protéger le groupement Teste en maintenant en mer une patrouille de deux chasseurs.

Escadrille 17C

Dewoitine HD780

Dewoitine HD780

Le dévellopement de l’hydraviation embarquée suscita l’émergence de l’idée d’un hydravion de chasse destiné à protéger les cuirassés et les croiseurs des hydravions de reconnaissance ennemis.

L’hydravion de chasse semblait par la même occasion être une idée intéressante pour assurer une présence de chasse sur les îles et les atolls du Pacifique.

Loire 210

Loire 210

Ce concept déboucha en France sur le Loire 210, un monoplan à flotteur central à ballonnets latéraux  qui effectue son premier vol le 21 mars 1935.

21 exemplaires sont construits et équipent les escadrilles HC1 (Dunkerque Strasbourg) et HC2 (Richelieu et Jean Bart) à partir d’août 1939 mais après la perte de 5 appareils en trois mois en raison de faiblesses structurelles à l’aile, les autres appareils sont retirés du service, le personnel de ces unités formant l’AC-3 basée à Bizerte.

Cette première tentative ne dissuade pas la marine nationale de se doter d’hydravions de chasse et un nouveau concours est lancé qui aboutit au Dewoitine HD-780, la version embarquée du D-520.

Un certain temps s’écoulant entre la réalisation des prototypes et la décision d’une commande en série, la marine à abandonné l’idée d’embarquer des hydravions de chasse sur ses cuirassés, estimant l’intérêt des plus réduits.

Le Dewoitine HD-780 va cependant être commandé en série pour équiper trois escadrilles : une à Lanvéoc-Poulmic, une à Aspretto et une en Polynésie à Fare-Ute.

L’escadrille 17C est officiellement créée le 27 janvier 1947 sur l’hydrobase des Mureaux, l’annexe à la BAN d’Orly où un personnel fraichement formé prend en main douze HD-780 et les conduit jusqu’à leur base de Lanvéoc-Poulmic.

Cette unité doit en cas de menace sur Brest assurer la protection du port contre les avions et hydravions ennemis, assurer la protection des hydravions de reconnaissance et de torpillage mais également sur un plan plus théorique, théorisé l’emploi de ces hydravions de chasse.

Régulièrement, ces hydravions embarquaient à bord des cuirassés de la 1ère escadre pour un entrainement au catapultage, à la récupération en haute mer, aux opérations de chasse et d’attaque…….. .

A plusieurs reprises également, quatre ou six Dewoitine HD-780 décollaient pour un plan d’eau éloigné, soutenu par le Sans Souci qui servait de base de ravitaillement et de maintenance.

En septembre 1948, les douze hydravions de la commande initiale sont toujours en service et le 5 septembre 1948, l’unité est mise en alerte, devant se préparer à un éventuel déploiement outre-mer.

Escadrille 18C

Cette escadrille est activée le 13 octobre 1946 à Cherbourg-Querqueville, base où va monter en puissance la 10ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions lourd Commandant Teste. C’est l’une des trois unités de chasse de cette flottille en compagnie de la 16C et de la 22C.

Son histoire est donc identique à la 16C sauf son taux d’attrition plus élevé puisqu’elle va perdre quatre appareils : un en mer (pilote tué), deux à terre (pilotes indemnes) et un sur le Commandant Teste, une avarie de catapultage précipitant l’avion par dessus bord, avion broyé par la proue mais par miracle, le pilote est parvenu à s’extirper du cockpit, échappant à une mort certaine.

Ces quatre appareils perdus sont promptement remplacés par des appareils neufs et le 5 septembre 1948, l’escadrille est de nouveau en pleine possessions de ses moyens, participant à la permanence aérienne au dessus du groupe de combat formé par le Commandant Teste, par le Bretagne et les torpilleurs d’escadre  L’Eveillé L’Alerte Spahi Hussard

Escadrille 19C

Cette escadrille est créée le 21 juin 1947 sur la base de Lann-Bihoué prêt de Lorient en même temps que la 11ème flottille d’aviation navale (11ème FAN), le groupe aérien du porte-avions léger Henriette de France dont la principale mission est l’appui des croiseurs et des contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère.

Elle est équipée de six Dewoitine D-795 tout comme l’escadrille 21C, l’autre composante de chasse de la 11ème FAN.

Du 25 juin au 12 août 1947, l’escadrille 19C participe avec le reste de la 11ème FAN à un entrainement aviation intensif entre Casablanca et Dakar avant de rentrer à Brest le 19 août. Après la traversée de longue durée du 24 septembre au 29 novembre, la 19C sort à nouveau pour entrainement du du 25 au 30 décembre 1947 et du 4 au 12 janvier 1948.

Du 12 au 18 février 1948, elle participe à l’exercice «Centaure» avec les croiseurs de la 3ème Escadre Légère avant de s’entrainer du 27 février au 12 mars 1948 puis du 29 avril au 8 mai dans le Golfe de Gascogne avant un entrainement au large de Dakar du 16 mai au 2 juin.

Le porte-avions Henriette de France subissant un petit carénage du 10 juin au 5 août, la 19C comme le reste de la 11ème FAN s’entraine depuis la terre avant de retrouver leur plate-forme opérationnelle à partir du 12 août pour remise en condition puis entrainement jusqu’au 4 septembre.

Suite à l’attaque allemande sur la Norvège et le Danemark, les alliés décident de riposter, voulant à tout prix éviter une Norvège sous la botte allemande.

L’Henriette de France reçoit pour mission de couvrir le convoi transformant le corps expéditionnaire franco-polonais à Rosyth pour rejoindre les troupes anglaises prévues pour cette riposte terrestre. L’escadrille 19C va assurer la protection aérienne du convoi en mer du Nord, la traversée de la Manche voyant la coopération de l’armée de l’air.

Escadrille 20C

Pour renforcer les capacités de l’aéronavale depuis Dakar, décision est prise de créer une flottille mixte regroupant hydravions et avions.

L’escadrille 5R équipée de Loire 130 étant la seule unité basée en AOF, décision est prise de créer en  cette année 1947 plusieurs escadrilles dont une escadrille de chasse qui reçoit excuser du peu douze Dewoitine D-551 amenés à Dakar en caisse par bateaux, remontés, essayés et déclarés bons pour le service.

Cette unité créée officiellement le 12 septembre 1947 va assurer la protection du port de Dakar même si la menace semble peu évidente au premier abord. Il n’est donc pas impossible que cette unité rejoigne l’Afrique du Nord voir même la Métropole si le besoin s’en faisait sentir.

Le taux d’attrition pour cette unité est nul au 5 septembre 1948, tous les appareils sont opérationnels.

17-Aviation Navale (7)

Janvier à décembre 1947

Dewoitine HD-780

Dewoitine HD-780

-Création en janvier 1947 à Lanvéoc-Poulmic de l’escadrille 17C équipée de douze hydravions de chasse Dewoitine HD-780, version à flotteur du D-520. Cette escadrille appartient à la 3ème flottille d’hydravions.

-Création en juin 1947 à Lann-Bihoué de la 11ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien destiné à être embarqué sur le porte-avions léger Henriette de France qui doit couvrir et appuyer les croiseurs de la 3ème Escadre Légère. Il est composé des escadrilles suivantes :

-Escadrilles 19C et 21C équipées chacune de six Dewoitine D-795 soit douze chasseurs

Escadrille 21T équipée de six avions torpilleurs Latécoère Laté 299-5

Escadrille 13B équipée de quatre bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN-420

-Section d’Entrainement et de Servitude : quatre NA-57 et deux Dewoitine D-720M

Total : douze Dewoitine D-795, six Latécoère Laté 299-5, quatre Loire-Nieuport LN-420, quatre NA-57 et deux Dewoitine D-720M soit un total de 28 appareils

-Création en septembre 1947 à Dakar de la 1ère flottille mixte d’aviation navale qui regroupe à la fois des avions et des hydravions répartis entre les escadrilles suivantes :

-Escadrille 5R  : huit Loire 130

Bloch MB-481

Bloch MB-481

Les escadrilles suivantes sont créées dans la foulée ou peu avant la 1ère FMAN :

-Escadrille 22T équipée de douze hydravions-torpilleurs Bloch MB-481

-Escadrille 20C équipée de douze chasseurs Dewoitine D-551

-Escadrille 19E équipée de six CAO-700M et de huit Lioré et Olivier Léo 456.

-Section de servitude avec quatre NA-57, deux Loire 130 et deux Dewoitine D-720M

Total : huit Loire 130, douze Bloch MB-481, douze Dewoitine D-551, de six CAO-700M, de huit Lioré et Olivier Léo 456, de quatre NA-57, deux Loire 130 et deux Dewoitine D-720M soit vingt-deux hydravions et trente-deux avions

-Création en septembre 1947 de la 12ème flottille d’hydravions qui regroupe les hydravions basés à Aspretto prêt d’Ajaccio. Outre l’escadrille 6T existante avec douze Latécoère Laté 298, deux nouvelles escadrilles sont créées : l’escadrille 23E créée en mars 1947 équipée de douze Bréguet Br790 et l’escadrille 24C créée en juin 1947 avec douze Dewoitine HD-780.

Bréguet Br790

Bréguet Br790

-Création en mars 1947 de l’escadrille 23C qui équipée de huit Dewoitine HD-780 constitue la seule composante de chasse de la Polynésie

-Création en juin 1947 à Nouméa-Tantouta de l’escadrille 24E (huit CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456) et de l’escadrille 25C équipée de douze Dewoitine D-520 de chasse

-Création en mars 1947 de l’escadrille 23T équipée de huit hydravions-torpilleurs Bloch MB-481, escadrille basée à Cam-Ranh

-Création en avril 1947 de l’escadrille 24T basée à Haïphong et équipée de douze Lioré et Olivier Léo 456

Au 31 décembre 1947, l’Aviation Navale dispose de 1345 appareils (571 hydravions 12 autogires et 762 avions) soit une augmentation de 172 appareils